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TTT de l’acidose métabolique TTT de la surcharge hydrosodée Dialyse
§ Pas de TTT de l’acidose à la phase
aiguë car :
- Effet cytoprotecteur de
l’acidose (épargne énergétique)
- Risque de l’alcalinisation :
• Apport de bicarbonates à
la production de CO2 à
élimination par les
poumons
• Relance la glycolyse &
production de lactates par
les Ë (aggravation de
l’acidose lactique)
=> Seule indication de l’alcalinisation :
perte digestive de bicarbonates
⚠ Épuration extra-rénale indispensable
si injection de bicarbonates
impossible au cours des états de choc
avec acidose lactique ou en cas
d’intoxication
HEC :
§ Diurétiques de l’anse PO ou IV
§ En absence de réponse au TTT
diurétique ou si OAP grave :
épuration extra-rénale
⚠ L’indication des diurétiques
n’est pas « rénale » : forcer la
diurèse n’accélère pas la
récupération rénale & peut
induire une hypovolémie
HIC :
= Fréquente, modérée & sans
conséquences cliniques
§ 2ndaire à un apport excessif d’eau
alimentaire ou parfois
iatrogène (apport inapproprié
de soluté hypotonique)
§ Indication : prévenir/traiter :
- Une hyperK
- Une acidose
- Une hyperhydratation sévère
§ Hémodialyse : intermittente ou
continue
à Nécessite un TAC : héparine ou
citrate = éviter la coagulation du
sang dans le CEC
§ Dialyse péritonéale : peu utilisée
PRINCIPAUX MÉDICAMENTS NÉPHROTOXIQUES
« PAS MI CACA »
• Produits iodés : Nécrose Tubulaire Aiguë (NTA)
• Aminosides
• Sulfamides
• Méthotrexate
• Inhibiteurs des protéases
• Ciclosporine
• Amphotéricine B
• Céphalosporine / bêta-lactamine / quinine / rifampicine
• AINS
INDICATIONS À L’ÉPURATION EXTRA-RÉNALE EN URGENCE
« KASAU »
• Kaliémie hyper- sévère
• Anurie
• Surcharge avec insuffisance rénale
• Acidose sévère
• Urée : péricardite / encéphalopathie
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FICHE E-LISA N°355a
GÉNÉRALITÉS
Épidémiologie § Les hémorragies digestives hautes sont + fréquentes chez les Hommes x 1,5 avant 80 ans
§ Âge médian : 70 ans
§ Étiologie :
- 80 % sont des hémorragie digestive hautes → en amont de l'angle de Treitz = angle
duodéno-jéjunal
- 20 % sont des hémorragie digestive basses → leur incidence augmente très nettement
avec l'âge
Mortalité § Hémorragie digestive hautes → 3-10 % (patients âgés et comorbides +++) et tend à diminuer
§ Hémorragie digestive basses → 2-8% mais plus élevée lorsque l'hémorragie survient chez des
patients déjà hospitalisés (≈ 25 %) et très fortement corrélé à l'âge et aux comorbidités
Hémorragie digestive hautes (80 %)
§ Ulcère gastro-duodénal (UGD)
§ Varices œsophagiennes ou Cardiotubérositaires et Gastropathie
d'hypertension portale
§ Érosions gastro-duodénales
§ Œsophagite
§ Cancer du tractus digestif supérieur
§ Sd de Mallory-Weiss
Causes plus rares
§ Gastrites
§ Angiodysplasies
§ Ulcérations de Dieulafoy (ou Ulcératio
Simplex) = ulcération muqueuse en
regard d'une artère sous-muqueuse
dilatée
§ Hémobilies
§ Wirsungorragie
§ Fistules aorto-digestives
Hémorragie digestive basses (20 %)
Intestin grêle Colo-rectale (80 %)
§ Angiodysplasies
§ Ulcérations favorisées par les AINS
§ Diverticule de Meckel
§ Tumeurs
§ Diverticules
§ Maladie de Rendu-Osler
§ Maladie Hémorroïdaire et Fissure
anale
§ Maladie Diverticulaire
§ Tumeur colique ou rectale
§ Angiodysplasies coliques
(= angiectasies)
§ Colites ischémiques
§ Colites infectieuses
§ MICI (RCH et Crohn)
§ Rectite radique
§ Traumatisme rectale (thermomètre …)
Item 355 – HÉMORRAGIE DIGESTIVE
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FACTEURS DE RISQUES
Prises
Médicamenteuses
§ AINS
- Risque complications ulcéreuses x 3-4 et x7-8 pour les complicationsfatales
- Certaines FDR accroissent encore le risque de complications hémorragiques sous
AINS /!\
• Âge > 65 ans
• ATCD d'Ulcère compliqué ou non
• Consommation excessive d'Alcool
• Certaines spécialités d'AINS (AINS non sélectifs) → ↓ 50 %événements gastrointestinaux graves sous anti-COX2
• Forte dose d'AINS
• Association avec corticoïdes, anti-agrégants plaquettairesou anticoagulants
§ Anti-agrégants plaquettaires (aspirine et autres) et anticoagulants
- Le risque de toxicité digestive de l'aspirine augmente avec la dose
- Des doses d'aspirine < 100 mg/J induisent déjà des lésions muqueuses gastroduodénales
§ ISRS /!\
- Induit un trouble de l'hémostase primaire
- Ce risque serait essentiellement observé chez les patients âgés ou ayantdes
ATCD ulcéreux ou encore dans le cadre du co-prescription avec des AINS
H.Pylori FDR indépendant d'hémorragie digestive Haute d'origine ulcéreuse
CLINIQUE
Interrogatoire
examen clinique
§ ATCD ou FDR d'hépatopathie → bord inférieur du foie tranchant, HMG, Ictère, Angiomes
stellaires, Thrombopénie, Ascite, Circulations collatérale abdominale
§ ATCD d'UDG ou Douleurs épigastriques d'allure ulcéreuse
§ Prises médicamenteuses → AINS, anti-agrégants, anticoagulants
§ ATCD chirurgicaux sur le TD → cicatrice abdominale
§ Vomissements ayant précédé l'hémorragie digestive haute → Mallory Weiss
§ RAC → Angiodysplasies (dans le cadre du Sd d'Heyde)
§ ATCD de Prothèse aortique → masse battante
§ Diverticulose connue → surtout si prise d'AINS associée
§ Troubles du transit d'apparition récente → cancer colique
§ Intoxication éthylo-tabagique → Cancer
§ Séquence symptomatique Douleur Brutale – Diarrhée Sanglante (+/- AOMI) → colite
ischémique
Mode de révélation
§ Hématémèse = Rejet de sang au cours d'un effort de vomissements → hémorragie
digestive hauteobligatoirement
§ Méléna = Émissions par l'anus de sang digéré noir et fétide → hémorragie digestive
haute ou basse mais en amont de l'angle colique droit /!\
§ Rectorragie (ou Hématochézie) = Emission par l'anus de sang rouge vif non digéré →
hémorragie digestive basse ou hémorragie digestive hautes massives (ex : ulcère
duodénal touchant l'artère duodénale postérieure)
§ Anémie ferriprive par hémorragie occulte
§ Choc hémorragique sans extériorisation de sang → le diagnostic peut être apporté par la
mise en place d'une SNG d'aspiration, qui ramène du sang rouge (/!\ Q. L'absence de
sang dans la SNG n'élimine pas formellement une hémorragie digestive post-bulbaire)
§ Malaise = signe d'alarme
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PRISE EN CHARGE
§ Hospitalisation → en dehors des ano-rectorragies d'allure proctologique, minimes et sansretentissement
hémodynamique
§ La quantité de liquide sanglant extériorisée est un mauvais critère de jugement
§ L'évaluation du retentissement hémodynamique est le meilleur moyen d'évaluer la gravité immédiate de
l'hémorragie
§ Mise en place de 2 VVP périphériques de gros calibre (ou d'une VVC) + Monitorage
§ TR systématique en cas d'hémorragie digestive /!\ à la recherche de rectorragies et/ou de méléna
§ SNG si :
- Incertitude diagnostique
- Vomissements incoercibles et de trouble de la conscience → pour éviterl'inhalation
- Laver l'estomac afin de préparer l'EOGD (ou Érythromycine CI si allongement duQT)
§ Évaluation de la gravité immédiate de l'hémorragie (retentissement hémodynamique) :
- Tachycardie (signe le + précoce) > 120 /min
- Hypotension avec PAS < 90 mmHg
- Signes périphériques : Marbrures, ↑ TRC, Extrémités froides, Oligo-anurie
- Troubles de la Conscience
- Polypnée
- Syncope +++
- Saignement cliniquement actif → /!\ Q. l'Hb et l'Ht peuvent être sous-estimer au début
§ L'existence chez un patient couché de marbrures, de sueurs, d'une PAS < 90 mmHg et d'une Tachycardie >
120/min traduit une spoliation > 50 % de la masse sanguine ou entre 25-50 % si ces signes apparaissent
uniquement en orthostatisme (collège Réa.)
Biologie
§ NFS – Plaquettes
§ Double détermination du groupe sanguin et RAI
§ TP-TCA
§ Ionogramme sanguin
§ Créatinine – Urée *
Nb : Causes de
Dissociation Urée -
Créatinine
§ Hémorragie Digestive
§ Insuffisance Rénale Fonctionnelle
§ Corticoïdes → favorise le métabolise protéique
§ Nutrition parentérale
§ ECG systématique
§ Commande et mise en réserve de CGR compatibles (Seuil < 7 g/dL) → la vitesse de
transfusion doit être adaptée à la gravité de l'hémorragie, à sa cause et aux comorbidités
§ Remplissage vasculaire de macromolécules avec objectifs : /!\ Q.
- FC < 100 /min
- PAS > 100 mmHg
- Hb entre 7 et 9 g/dL
- Diurèse > 30 mL/h
§ En cas d'HÉMORRAGIE DIGESTIVE Haute → traitement pharmacologique présomptif
recommandés dès la phase pré-hospitalière (Domicile, SAMU)
- Analogue de la Somatostatine (Telipressine) → si Hépatopathie chronique ou
Hypertension Portale connue ou suspectée
• Durée d'action = 180 min
• CI : Choc septique, Grossesse (Somatostatine), AOMI sévère ou Coronaropathie
pour Telipressine
- IPP IVSE → chez tous les patients dès l'admission pour couvrir un UGD (argument de
fréquence)
• Signes endoscopiques de gravité → poursuite IVSE à fortes doses pendant 48-
72h avant relais PO à pleine dose
• Sans signes endoscopiques de gravité → relais précoce par IPP PO pleine dose
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CLASSIFICATION DE FORREST
Stade Description IPP %
Récidive
ttt
endoscopique Prévalence
Ia Hémorragie
active
Hémorragie en jet
= Saignement ARTÉRIEL
OUI
88 %
OUI
10 %
Ib Suitement diffus(nappe)
= Saignement VEINEUX 10 % 10 %
IIa Signes
d'hémorragies
récentes
Vaisseau visible
non
hémorragique
50 % 20 %
IIb Caillot adhérent 33 % Discuté 20%
IIc Tâches pigmentées 7 %
NON
10 %
III
Ø signes
d'hémorragie
récente
Cratère à fond propre NON 3 % 30 %
Stade IA Stade IB Stade IIa Stade IIb
Traitement
§ IPP IVSE à débuter dès que possible → Bolus 80 mg puis 8 mg/h /!\ Q.
- Traitement IVSE pendant 48-72h pour les ulcères Forrest Ia, Ib, IIa, IIb puis relai PO
- Relais IPP PO double dose autorisé pour les ulcères Forrest IIc et III
§ Traitement Endoscopique → 3 techniques d'hémostase :
- Pose de clip(s) hémostatiques
- Thermocoagulation à la sonde thermique / plasma argon
- +/ associés à la Sclérothérapie à l'adrénaline (pas en monothérapie /!\
§ En cas d'échec ou de récidive hémorragique :
- 2nd Endoscopie afin de retenter le geste d'hémostase
- 2 options thérapeutiques si nouvel échec
• Artériographie cœlio-mésentérique avec embolisation par voie radiologique
• Chirurgie (antrectomie) non conservatrice préférée
§ Traitement Préventif secondaire :
- Eviction des ttt gastrotoxiques
- Recherche et éradication de H. Pylori
- Discussion de maintien ou de modification des ttt anti-agrégants ou anticoagulants au
cas par cas
HYPERTENSION PORTALE
§ TTT vaso-actifs IV dès que le diagnostic en pré-hospitalier si hémorragie par HTPortale est suspecté →
Analogue de la somatostatine → Sandostatine ou Telipressine
§ IPP IVSE → arrêter dès que le diagnostic de Rupture de varices œsophagiennes estporté
En jet artériel En nappe Vaisseau visible Caillot adhérent
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§ Traitement endoscopique hémostatique :
- Ligature élastique ou plus rarement sclérose ou injection de colle
- Exceptionnellement mécanique → Tamponnement par une sonde hémostatique à ballonettype
Blakemore ou Linton voir par prothèse œsophagienne
§ Antibioprophylaxie systématique (Norfloxacine 400 x2/J pendant 7 jours ou C3G) après bilan infectieux pour
prévenir la surinfection de liquide d'ascite (fréquemment présente)
§ Prévention de l'Enéphalopathie hépatique par la prescription de Laxatifs osmotiques à fortes doses pour
débarrasser le TD du sang qu'il contient
§ Hémorragie non contrôlable ou rapidement récidivante sur un mode majeur → TIPS sous contrôle radiologique
à discuté
§ Le principal facteur pronostique de décès est le degré d'insuffisance hépatique apprécié par le score de ChildPugh
Prévention
Secondaire
§ Séances de ligatures jusqu'à disparition des varices œsophagiennes
§ Mise sous bêta-bloquant non séléctifs (Propanolol) à dose efficace permettant d'obtenir
une FC voisine de 55 /min ou une Diminution de 25% de la FC initiale
CAUSES ŒSOPHAGIENNES
§ Œsophagite → IPP +/- Hémostase endoscopique
§ Sd de Mallory-Weiss = déchirure longitudinale de lajonction œso-gastrique secondaire à des efforts de
vomissement
- Homme d'âge moyen, volontiers éthylique
- Efforts de vomissement
- Endoscopie :
• Perte de substance de 1-2 cm de la jonction œso-gastrique
• Hémostase endoscopique en cas de saignement actif
§ Évolution favorable
§ Mortalité quasi-nulle
AUTRES CAUSES RARES
Tumeurs
(5 %)
§ Diagnostic évident en endoscopie
§ Tumeur maligne primitive gastrique +++
§ Rarement : métastases gastriques et duodénales
Ulcérations de
Dieulafoy (5 %)
§ Ulcération de la muqueuse en regard d'une artère sous-muqueusevolumineuse et
sinueuse
§ Hémorragie souvent massive chez un homme âgé
§ Endoscopie :
- Localisation gastrique plus fréquente (fundus ++)
- Saignement actif dans 50 % des cas
- Diagnostic difficile car présence de sang en abondance dansl'estomac
§ Traitement = Clip(s) ou ligature élastique
Wirsungorragie
§ Dans la majorité des cas en rapport avec une maladie du pancréas : PC ouCancer du
pancréas
§ Clinique : Douleurs abdominales d'allure pancréatique + Méléna
§ Endoscopie : Saignement actif venant de la papille
§ Diagnostic au TDM
Hémobilie
§ Présence de sang dans les voies biliaires +/- responsable d'hémorragiedigestive
§ Diagnostic au TDM injectée
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§ Causes :
- Traumatique (90%) :
• Iatrogène → PBH, radiofréquence ou chirurgie
• AVP, Arme blanche
- Tumeur hépatique ou biliaire
Hémorragie
digestive basse
§ /!\ PCZ. En cas de rectorragies massives + état de choc → EOGD en 1ère intention pour
éliminer une origine haute
§ Sinon Coloscopie totale dans les 24h, sous AG, après préparation colique complète par PEG
(3-4L)
§ La coloscopie à un double intérêt : Diagnostique et Thérapeutique → traitement d'une
éventuelle hémorragie active et en prévenant la récidive par les mêmes méthodes
d'hémostase endoscopiques que la FOGD (clip, injection adrénaline, méthode thermique)
Causes Coliques ou Proctologiques (80%) Causes Intestinales (10%)
§ Diverticules (40%)
§ Angiodysplasies (15%)
§ CCR
§ Colite aiguës ou chroniques
§ Hémorroïdes ou fissure anale
§ Angiodysplasies
§ Ulcérations de maladie de Crohn
§ Ulcérations due(s) aux AINS
§ Tumeur du grêle
§ Diverticule du Meckel
/!\ PCZ. Le CCR est la 1ère cause à Éliminer
CAUSES COLIQUES OU PROCTOLOGIQUES
Hémorragie
Diverticulaire
(40%)
§ Rupture d'une artériole au contact d'un diverticule colique
§ Favorisées par la prise d'AINS ou d'antiagrégant plaquettaire
§ Clinique :
- Rectorragies indolores et rarement massive
- Arrêt spontané dans 80% des cas avec récidive
possible àcourt et moyen terme
§ La Coloscopie visualise l'hémorragie d'origine
diverticulaire
§ Traitement =
- Hémostase endoscopique
- En cas d'échec → Angio-scanner qui permet de
guider une embolisation artérielle par voie
radiologique
- Colectomie segmentaire (si saignement localisé) ou subtotaleen dernier recours
Angiodysplasies
Coliques (15%)
§ Ou Ectasies vasculaires
§ Anomalies vasculaires dégénératives correspondant à des dilatations anormales de veines
sous- muqueuses
§ Chez le sujet âgé
§ Statistiquement associées à un Rétrécissement aortique ou une Insuffisance Rénale
Chronique
§ Sd d'Heyde → RAC + Angiodysplasies + Sd de Willebrand acquis (IIa)
§ Clinique : Anémie par carence martiale sans hémorragie extériorisée ou parfoisrectorragies
§ Coloscopie :
- Lésions planes ou légèrement saillantes, rouges,
rondes, stellaires ou en arceau
- Mesurant qq millimètres de diamètre
- Plus souvent localisées au niveau du colon droit et du cæcum
§ Hémostase endoscopique nécessaire en cas de saignement actif voire en cas de
saignement récent supposé (méthode thermique ++)
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CAUSES INTESTINALES (10% DES HÉMORRAGIE DIGESTIVE)
§ A évoquer en cas de normalité de la FOGD et de la coloscopie → Vidéocapsule
§ Si nécessité d'un geste hémostatique (ex : Angiodyplasies) → Entéroscopie
§ 1ère cause d'hémorragie digestive d'origine intestinale = Angiodysplasies du grêle
§ Autres :
- Ulcérations du grêle → Crohn ou médicamenteuses (AINS)
- Tumeurs du grêle → ADK, Lymphome, Tumeurs endocrines, Tumeurs stromales (=GIST)
- Diverticule de Meckel
Diverticule de
Meckel
§ Anomalies congénitale correspondant à une persistance partielle du canalomphalomésentérique
§ Présent chez 2 à 4 % des individus
§ Diverticule sur le bord anti-mésentérique de l'iléon terminal (au niveau de la terminaison
de l'AMS) et qui peut être tapissé d'une muqueuse intestinale (asymptomatique) ou d'une
muqueuse « hétérotopique » (gastrique) à l'origine des complications
§ Complications plutôt dans les 2ères années de vie ou secondaires à une sécrétion acide quand
le diverticule est hétérotopique
§ 3 complications à connaître : /!\
1. Inflammation → diverticulite mimant un tableau « pseudo-appendiculaire »
2. Invagination intestinale aiguë → occlusion intestinale aiguë parstrangulation
3. Ulcération peptique de la muqueuse iléale avoisinante
§ Diagnostic : Scintigraphie au Technécium99m → objective un foyer anormal de fixation au
niveau du grêle en cas d'hétérotopie gastrique
§ Traitement = chirurgie dans les formes compliquées et IPP en attendant la chirurgie
PRINCIPALES ÉTIOLOGIES DES HÉMORRAGIES DIGESTIVES HAUTES
« Dieu Fist le CHOMAGE, les UGD et les varices »
• Dieulafoy ulcération : ulcération muqueuse en regard d’une artère sous-muqueuse dilaté
• Fistule aorto-digestive
• Cancer du tractus digestif supérieur
• Hémobilie/wirsungorragie
• Œsophagite
• Mallory-Weiss syndrome
• Angiodysplasie
• Gastrite
• Erosions gastro-duodénales
• Ulcère Gastro-Duodénal : 30-60% !!
• Varices œsophagiennes : 3-20%
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FICHE E-LISA N°355b
HEMATÉMÈSE
Définition Rejet de sang rouge ou noirâtre au cours d’un effort de vomissement
Diagnostics
différentiels
Hémoptysie = saignement de l’appareil respiratoire
Saignement ORL
Que faire ?
1. Distinguer les potentielles urgences des situations bénignes :
§ Chez le nourrisson allaité : rechercher une fissure mammaire pouvant expliquer du sang
maternel dégluti = soins mammaires et REASSURANCE
§ Chez l’enfant ayant des vomissements répétés : Syndrome de Mallory Weiss = hématémèse
de faible abondance = REASSURANCE
2. Si saignement organique, 3 éléments importants
1. Assurer l’hémodynamique
- NFS +GS + RAI à scope à la recherche d’une défaillance hémodynamique
- 2 voies de bons calibres et remplissage/transfusion si saignement grave
2. Traiter les causes les plus fréquentes
- IPP IV systématique
- Sandostatine si signe d’insuffisance hépatique (antécédent connu, hépatomégalie,)
3. Rechercher la cause
- Prévoir une endoscopie haute dès que possible
Causes
fréquentes
3 causes à évoquer selon l’âge de l’enfant :
1. Nouveau-né : Œso-gastrite néonatal
2. Nourrisson : Œsophagite peptique par RGO
3. Enfant : Ulcère ou gastrite
HÉMORRAGIE DIGESTIVE BASSE
Définition § Méléna = extériorisation de sang digéré (noir et malodorant) par l’anus. Signe un saignement
en amont de l’angle colique droit
§ Hématochésie = extériorisation de sang rouge et de selle par l’anus
§ Rectorragie = extériorisation de sang rouge isolé par l’anus
�Coups de pouce du rédacteur :
- La plupart des hématémèses en pédiatrie sont liées au syndrome de Mallory Weiss et sont bénignes.
- Cependant il faut savoir prendre en charge les hématémèses graves de causes organiques (ABCD,
IPP, +/- sandostatine si suspicion d’insuffisance hépatique)
- Les ulcères gastroduodénaux sont rares en pédiatrie, les autres causes d’hémorragie digestive basse
sont de rang C (MICI, entérocolite ulcéro-nécrosante, Diverticule de Meckel…). Pour l’externat,
penser à éliminer un SHU ou une invagination intestinale aiguë ou une APLV
Item 355 – HÉMORRAGIE DIGESTIVE DE L’ENFANT
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FICHE E-LISA N°358
GÉNÉRALITÉS
Définitions
Inflammation aiguë du pancréas par agression du parenchyme pancréatique et/ou obstacle
bloquant l’excrétion digestive du suc pancréatique.
Urgence digestive.
L'incidence est de 30 pour 100.000 chez l'homme et de 20 pour 100.000 chez la femme.
2 formes à connaître :
1. Bénigne ou œdémateuse : 80%
2. Nécrosante potentiellement grave : 20%
Mortalité = 3-5 % vs. 20 % en cas de PA sévère nécrosante
2 étiologies majeures :
1. PA alcoolique : 40% des cas, consommation > 10 ans et > 100 g/j avec le tabac comme
cofacteur. Souvent poussée inaugurale d’une pancréatite chronique.
2. PA biliaire : 40% des cas, on retrouve chez ces patients les FdR de lithiases biliaires
DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE
Diagnostic positif
Clinique :
Douleur pancréatique :
§ Douleur rapidement progressive, s’aggrave en quelques heures, prolongée dans le temps et
se terminant lentement (DD de la colique)
§ Apyrexie (+++) sinon redouter une surinfection de coulée de nécrose (SCN)
§ Épigastrique +/- HCD, peut être diffuse, transfixiante à début brutal, intensité ++ et à
irradiation dorsale avec inhibition de la respiration
§ Position antalgique en chien de fusil
§ Douleur intense qui résiste aux antalgiques de palier 1-2
§ Vomissements (dans 50 % des cas)
§ Météorisme sonore
Rappel : l’acupan (néfopam) est classé depuis 2022 en palier 1
Signes de PA nécrosantes :
§ Signe de Cullen = Hématome sous-cutané péri-ombilical
§ Signe de Grey- Turner = Infiltration hématique des flancs
Grey – Tuner Cullen
Item 358 – PANCRÉATITE AIGUË
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§ CTSI ≤ 3 : morbidité 8%, mortalité 3%.
§ CTSI 4 -6 : morbidité 35%, mortalité 6%.
§ CTSI ≥ 7 : morbidité 92%, mortalité 17%.
Diagnostics
différentiels
§ UGD perforé ou non
§ IDM inférieur
§ Péritonite
§ Infarctus mésentérique
§ Rupture d’AAA
Eléments de
gravité
Clinique Biologique Imagerie
- Choc cardiovasculaire et
défaillance multiviscérale
- Défaillance neurologique
- IRA / oligo-anurie
- DRA voire SDRA
- CIVD
- La présence d’un SRIS et sa
persistance après 48-72h.
- CRP > 150 mg/L au 2ème jour - CTSI > 4
SIRS = Association de 2 ou plus des conditions suivantes :
§ T°< 36°ou > 38°
§ FC > 90/min
§ FR > 20/min ou PaCO2 < 32 mmHg
Leucocytose > 12.000 ou Leucopénie < 4.000 présence > 10 % de cellules circulantes de formes
immatures
Autres étiologies
§ Tumorale : 1ère cause à évoquer si > 50 ans si PA non alcoolique et non biliaire.
§ Médicaments
§ Hypertriglycéridémies : si > 10 mmol/L
§ Hypercalcémie > 3 mmol/L
§ Post-CPRE
§ Virales : oreillons, CMV, EBV, échovirus, Coxscackie.
§ Parasitoses : ascardioses
§ PA ischémique : en réa ou post chirurgie abdominale ou cardiaque
§ PA post-traumatique
§ PA auto-immune : associée aux MICI ou à la maladie à IgG4
§ PA génétique
§ Idiopathique
PRISE EN CHARGE
Pancréatite aiguë
non sévère
Hospitalisation en secteur conventionnel
A jeun si DA importante => réalimentation après disparition des douleurs et vomissement
Réhydratation par des solutés cristalloïdes
Antalgiques adaptés
Anticoagulation préventive
Surveillance quotidienne : douleur, constantes, T°, diurèse
Bilan et traitement étiologique
Pancréatite aiguë
sévère
Hospitalisation en unité de soins intensifs si risque d’évolution grave : comorbidités, CRP > 150,
SRIS persistant voire réanimation si défaillance viscérale.
A jeun + SNG d’aspiration si vomissement incoercibles.
Antalgiques adaptés.
Anticoagulation préventive.
Réhydratation abondante de solutés hydroélectrolytiques.
PAS D’ATB PREVENTIVE de l’infection de coulée de nécrose.
Mise en place rapide d’une nutrition artificielle (entérale ++).
Surveillance clinique pluriquotidienne.
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Prise en charge
étiologique
PA biliaire Autres
- CPRE avec sphinctérotomie endoscopique pour
explorer la VB et extraction du calcul enclavé.
A réaliser en urgence si angiocholite associée.
- Cholécystectomie : au cours de la même
hospitalisation si PA bénigne et à distance si PA
nécrosante.
- Prise en charge de la consommation
excessive d’OH.
- Arrêt du tabac
- Traitement d’une cause métabolique
ou tumorale
Complications
infectieuses
L’infection de la nécrose est une complication grave, souvent entre 2 à 4 semaines après le début
de l’hospitalisation.
§ Germes d’origine digestive
§ Clinique : fièvre, SRIS, nouvelles défaillances viscérales, SIB
§ Imagerie : bulles d’air dans les coulées de nécrose au TDM (évocateur de germe anaérobie)
Prise en charge :
§ Coulée de nécrose non infectée : pas de drainage sauf si compression biliaire ou digestive
symptomatique.
§ Si fièvre : ponction de la coulée
§ Si infectée : ATB probabiliste à large spectre avec adaptation secondaire aux données de la
ponction et/ou des hémocultures.
Complications
tardives
Pseudokystes (collection de liquide pancréatique par fistule pancréatique) et collections
nécrotiques organisées (organisation et liquéfaction des foyers de nécroses).
Peuvent être :
§ Asymptomatique ou douloureux
§ Disparition spontanée dans < 50% des cas
§ Se compliquent de : rupture, hémorragie, compression des organes de voisinage
COMPLICATIONS DE LA PANCRÉATITE AIGUË
« PANCRÉATITE »
• Pseudo-kystes
• Anévrismes
• Nécrose
• Cholestase
• Rénale : insuffisance rénale
• Épanchement abdominal
• Adrénaline : choc / SDRA / OAP / trouble du rythme
• Transfusion : hémorragie digestive
• Infection
• Troubles neurologiques : encéphalopathie
• Embolique : thrombose porte
�Coups de pouce du rédacteur :
Les médicaments pourvoyeurs de pancréatite aiguë et source de QCM : Azathioprine, œstrogènes,
antirétroviraux, cyclines, furosémide , 6 mercato-purine, hydrochlorothiazide, cimétidine, méthyldopa,
Valproate.
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FICHE E-LISA N°359
DÉFINITIONS
�
Détresse
respiratoire
aiguë
= Ensemble des signes respiratoires cliniques témoignant de la gravité d’une affection
de l’appareil respiratoire : risque de survenue d’une défaillance de l’appareil
respiratoire
➞ arrêt cardio-circulatoire de nature hypoxique
Insuffisance
respiratoire
aiguë
= Hypoxie tissulaire, souvent marquée par une hyperlactatémie
Syndrome de
détresse
respiratoire
aigu
(SDRA)
= Œdème lésionnel du poumon : insuffisance respiratoire, opacités alvéolaires
bilatérales diffuses, hypoxémie majeure, sans argument pour une cause cardiogénique
§ Agression exogène
- Infectieuse : bactérienne, virale, parasitaire, fongique
- Toxique : inhalation de fumées ou de liquide gastrique, noyade
§ Agression endogène = réponse inflammatoire systémique : sepsis, polytraumatisé,
pancréatite, embole amniotique, CEC, transfusion massive, brûlures étendues
DIAGNOSTIC
��
Signes de lutte Polypnée
superficielle
= ⬈ FR associée à une (du volume courant : difficulté à parler,
inefficacité de la toux
➞ La bradypnée témoigne d’une défaillance neurologique et non
respiratoire : signe d’extrême gravité (arrêt respiratoire imminent)
Recrutement
des muscles
respiratoires
accessoires
§ Contraction des muscles
abdominaux expiratoires :
expiration abdominale active
§ Contraction des muscles
inspiratoires du cou (scalène, SCM) :
pouls inspiratoire
§ Raccourcissement inspiratoire de la
trachée extra-thoracique : signe de
Campbell
§ Contraction des muscles
inspiratoires intercostaux : tirage
intercostal
§ Battement des ailes du nez (facile à
identifier chez le petit enfant)
Signes de
faillite
§ Respiration abdominale paradoxale (balancement thoraco-abdominal) : risque de
défaillance rapide
§ Cyanose = coloration bleutée des téguments et muqueuses : signe un taux d’Hb
désaturé > 5 g/dl dans le sang capillaire, correspondant à une saturation à 80%,
soit une PaO2 à 45-50 mmHg pour une Hb à 14
➞ Plus précoce en cas de polyglobulie : pour une saturation à 85% ou PaO2 à 50
mmHg pour une Hb à 15
➞ Plus tardive en cas d’anémie : pour une saturation à 63% ou PaO2 à 33 mmHg
pour une Hb à 9
§ Retentissement neurologique :
- Astérixis (flapping tremor)
- Trouble du comportement et de la vigilance, jusqu’au coma hypoxique
§ Signes d’hypercapnie ++
Item 359 – DÉTRESSE RESPIRATOIRE AIGUË
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Signes
circulatoires
Cœur
pulmonaire
aigu
= HTAP brutale ➞ insuffisance cardiaque droite : turgescence jugulaire,
reflux hépato-jugulaire, hépatomégalie douloureuse, signe de Harzer
§ Évoque surtout : EP massive, pneumothorax compressif, asthme
aigu grave
Pouls
paradoxal
= Baisse de la PAS > 110 mmHg et de la FC lors de l’inspiration
§ Évoque surtout : asthme aigu grave, tamponnade cardiaque
Hypercapnie
§ Effet vasodilatateur central : céphalée, hypervascularisation
conjonctivale
§ Réaction adrénergique : tremblements, sueurs, tachycardie, HTA
§ Retentissement neurologique : astérixis, trouble du
comportement/de la vigilance
État de choc
= Hypoxie tissulaire et insuffisance circulatoire : peau froide,
marbrures, hypotension artérielle, tachycardie > 120/min, polypnée >
30/min, oligurie, confusion, altération de la vigilance
PEC EN
URGENCE
��
➞ Urgence thérapeutique : appel SAMU/réa, mise en place d’une surveillance (FC, SpO2, PA, FR) et pose
d’une VVC
§ Libération des VAS (inspection de la bouche) + position demi-assise
§ Oxygénothérapie : au masque facial, à fort débit pour SpO2 ≥ 90%
Assistance
ventilatoire
�
§ Indication :
- Respiration paradoxale
- Hypoxémie réfractaire à l’O2
- Trouble de conscience
- Acidose respiratoire (hypercapnie avec pH < 7,35)
§ VNI si possible (atteinte respiratoire isolée, patient coopérant) : OAP, EA de BPCO
§ CPAP : alternative à la VNI en cas d’OAP
Débit
(L/min) FiO2 (%) Indication
Lunettes nasales 1-6 24-40 Hypoxémie et situation
stable
Masque simple 4-8 40 -60 Hypoxémie modérée et
situation stable
Masque à haute
concentration 8-15 40-90
Insuffisance respiratoire
aiguë hypoxémique
(1ère intention)
Hypoxémie sévère
Oxygénothérapie à
haut débit nasal
10-70
(1 à 2 L/kg/mn
chez l'enfant)
21-100
(réglable)
Hypoxémie sévère, préoxygénation
Enfant : bronchiolite,
pneumopathie
Ventilation non
invasive Variable 21-100
(réglable)
Décompensation de
BPCO
OAP
Enfant : bronchiolite
Pré-oxygénation
Ventilation
invasive Variable 21-100
(réglable)
Détresse respiratoire
aiguë persistante ou
épuisement respiratoire,
arrêt cardio-respiratoire,
état de choc, coma,
Grands principes des traitements symptomatiques
§ Intubation : d’emblée si trouble de conscience, choc, polytraumatisme, IRA,
vomissements
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Laryngoscope permettant l'exposition de la
glotte et l'insertion de la sonde d'intubation
(ici replié). Sonde d'intubation raccordée à
une seringue permettant de
gonfler/dégonfler avec de l'air le ballonnet
distal (ici gonflé) qui assure l'étanchéité
(relative) dans la trachée.
Radiographie de thorax avec une sonde
d'intubation en place dans la trachée. Un liseré
radio-opaque sur la sonde permet une
meilleure visualisation.
Examens
complémentaires
�
§ RP au lit
§ ECG
§ Biologie standard : GDS, NFS, ionogramme, urée/créatinine
§ Selon le contexte :
- BNP si doute avec un OAP cardiogénique
- PCT si doute avec une pneumonie infectieuse
DIAGNOSTIC
ÉTIOLOGIQUE
�
Obstruction
des VAS
= Diagnostic à éliminer : prise en charge différente
Diagnostic
§ Patient paniqué, portant les mains au cou, gesticulant, sans
émettre de son
§ Bradypnée inspiratoire avec allongement du temps inspiratoire
§ Dysphonie/aphonie
§ Auscultation (seulement en cas d’obstruction partielle) : cornage
inspiratoire, stridor
Cause
§ Inhalation de corps étranger : petit enfant (80% < 3 ans) ou sujet
âgé (anomalie de la déglutition ou de la dentition)
§ Infection (chez l’enfant surtout) : laryngite, épiglotte (rarissime)
§ Œdème de Quincke
§ Sténose trachéale bénigne ou maligne
§ Tumeur laryngée Pneumonie infectieuse
§ Contexte : sans ATCD ou immunodéprimé
§ Début brutal, fièvre élevée, frissons, expectoration
purulente, douleur thoracique d’allure pleurale,
foyer de râles crépitants
§ RP : opacités alvéolaires, souvent systématisées
Bio : syndrome inflammatoire, antigénurie
pneumocoque et légionelle, ⬈ PCT
OAP
cardiogénique
§ Contexte : insuffisance cardiaque chronique, FdRCV
§ Début rapidement progressif, expectoration
mousseuse, parfois rosée, orthopnée, râles
crépitants bilatéraux prédominant à la partie
inférieure des champs pulmonaires, OMI,
turgescence jugulaire, reflux hépato-jugulaire
§ RP : opacités alvéolaires bilatérales, diffuses, périhilaires
"
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(%
6:
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CORPS ÉTRANGER DES VOIES AÉRIENNES �
= Ensemble des manifestations liées à l’inhalation accidentelle d’un corps étranger dans les voies aériennes
§ Le plus souvent lors d’un repas : graines d’oléagineux (cacahuètes) chez l’enfant, morceaux de viande chez l’adulte
édenté…
§ Plus rarement matériaux métalliques ou plastiques : fragments de jouet chez l’enfant, clous, punaises ou petits
objets tenus entre les lèvres lors du bricolage chez l’adulte, fragments dentaires lors de soins dentaires ou de
traumatisme facial…
Terrain
Chez l’enfant
§ Plus fréquent < 3 ans (80% des cas) quand l’enfant commence à porter des objets en bouche
(> 6 mois)
§ Cacahuète : CE le + fréquent, lors d’un apéritif familial
§ Sans prédominance de l’enclavement du CE à droite (bronches principales symétriques)
Chez le sujet
âgé
§ Généralement par défaillance des mécanismes de protection des voies aériennes : trouble
de déglutition (neurologiques…), mauvaise dentition
§ Tableau d’asphyxie aiguë lors de l’inhalation d’un morceau de viande chez un sujet de
mauvaise dentition
§ Tableau de pneumonie à répétition ou de suppuration bronchique chronique par
enclavement distal d’un CE de petite taille
Chez l’adulte
§ Accident avec traumatisme facial (inhalation de fragments dentaires)
§ Activités de bricolage (inhalation d’objet tenu entre les dents)
§ Trouble de conscience (crise convulsive, coma, intoxication éthylique aiguë…)
➞ Les CE s’enclavent + fréquemment dans la bronche souche droite chez l’adulte (+ verticale, + gros diamètre)
Physiopathologie
Obstruction
aiguë des VAS
= Au niveau du larynx, de la trachée ou d’une bronche principale
§ Possiblement transitoire, levée par les efforts de toux violents qui mobilisent le CE
§ Parfois définitive : asphyxie en cas d’enclavement laryngé ou trachéal
Expectoration = Dans > 50% des cas : peut ne pas être constaté par l’entourage (surtout si dégluti)
Enclavement
définitif
§ Chez l’enfant : le + souvent au niveau d’une bronche principale
§ Chez l’adulte : le + souvent au niveau d’une bronche lobaire segmentaire ou soussegmentaire
§ Obstruction :
- Valve unidirectionnelle : hyperinflation du poumon par piégeage
- Infection d’aval : pneumonie obstructive
- Irritation majeure de la muqueuse bronchique en quelques heures avec granulome
(surtout pour les CE huileux : cacahuètes…)
§ Peut rester asymptomatique pendant des années
§ Lésions bronchiques irréversibles à long terme : sténose bronchique, bronchectasie
Présentation aiguë
Clinique
�
Syndrome de
pénétration
= CE mobile dans les voies aériennes : tableau typique, noté dans 80% des cas
§ Début brutal : toux quinteuse, accès de suffocation (tirage, cornage,
cyanose), porte les mains à son cou, ne peut plus parler, garde la bouche
ouverte
§ Chez un individu sain, à l’occasion d’un repas/jeu
§ Habituellement résolutif en quelques secondes à plusieurs heures
Obstruction brutale des voies aériennes
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Suites
Expulsion
§ Examen clinique respiratoire normal
§ Pétéchies sous-cutanées (visages, tronc) et muqueuses (bouche,
conjonctives)
Enclavement
§ Dans les voies aériennes proximales (enfant) : ⬊ murmure vésiculaire,
wheezing
§ Dans les voies aériennes distales (adulte) : asymptomatique
§ Dans l’oropharynx, le larynx ou la trachée (CE volumineux) : asphyxie
aiguë
DD
§ Épiglottite aiguë : fièvre, modification de la voix, hypersalivation
§ Infection respiratoire basse : pneumonie aigue communautaire, bronchiolite chez le nourrisson
CAT
�
Asphyxie aiguë
§ Recherche du CE endo-buccal et retrait à la pince Magyl (ou au
doigt à défaut)
§ Manœuvre de sauvetage :
- 5 claques dorsales, sujet penché en avant
- Manœuvre de Heimlich : 5 compressions abdominales
- Poursuivre l’alternance 5 claques dorsales-5 compressions
jusqu’à désobstruction ou perte de conscience
§ Chez le patient inconscient ➞ réanimation cardio-pulmonaire
(ACR ++)
§ Appel du SAMU : transfert vers un centre de bronchoscopie pour
extraction en urgence
§ Corticoïdes IV en cas d’obstruction partielle (diminue l’œdème laryngé)
Chez le
nourrisson
< 1 an
§ Claques dorsales : nourrisson sur le ventre sur
le bras de l’opérateur, tête légèrement plus
basse que le corps, doigts de part et d’autre du
cou, claque dorsale entre les omoplates avec
le talon de l’autre main
§ Compressions thoraciques : nourrisson sur le
dos sur le bras de l’opérateur, tête légèrement
plus basse que le corps, en soutenant la tête
avec la main, compression 2 doigts en dessous
de la ligne mamelonnaire
Présentation aigu
ë
CAT
Syndrome de
pénétration régressif
En dehors de
l’asphyxie :
PAS DE MANOEUVRE
DE HEIMLICH
➞ Hospitalisation (même si enfant asymptomatique, sauf si l’expulsion a été
authentifiée par l’entourage) avec transport en position assise (�NE JAMAIS
coucher un patient en détresse respiratoire !)
§ En cas d’obstacle partiel sans signe d’épuisement respiratoire ou
d’hypoxémie : éviter toute manœuvre de désobstruction des voies
aériennes (y compris l’examen local), calmer le patient, éviter toute
mobilisation ➞risque de déplacement du CE et d’asphyxie
Clinique
§ Persistance d’une toux, dyspnée, cornage, tirage
§ ⬊ latérale du murmure vésiculaire, wheezing
Manœuvre de
Mofenson
Manœuvre de
Heimlich
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Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+® Examens complémentaire
s
� RP inspirée ± expirée
Le + souvent normale
CE radio-opaque (10%)
Distension unilatérale par piégeage : hyperclarté pulmonaire
unilatérale, majorée en expiration
Complication : atélectasie, pneumonie
➞ La RP expirée est réalisée si la RP inspirée est normale
TTT
Fibroscopie
➞ Systématique +++ tant que le CE n’a pas été expulsé
TTT
médical
§ Corticoïdes : ⬊ œdème local et pharyngé
§ Antibiothérapie : systématique si CE végétal
§ Humidification par aérosols
Extraction du CE
§ Méthode :
- Bronchoscopie souple : chez l’adulte si CE non volumineux
- Bronchoscopie rigide sous AG : si échec ou d’emblée
§ Sous AG, au bloc opératoire
§ Désenclavement et extraction du CE sous contrôle permanent de la vue
§ Contrôle endoscopique immédiatement après extraction
§ En cas d’échec (rare) : thoracotomie
�Coups de pouce du rédacteur :
- A apprendre par cœur car item très important touchant pleins de spécialités et pouvant faire l’objet
de dossier transversaux
- Connaitre par cœur la sémiologie, qui porte une part toujours plus importante au concours (les
étudiants sont très mauvais là-dessus et donc être une brute de sémiologie rapporte bcp de points
- Bien savoir interpréter une radiographie pulmonaire d’adulte comme d’enfant !! TOUS LES ANS ça
tombe !! Il s’agit du type d’imagerie qui tombe le plus au concours ! bien plus que des scanner.
CE enclavé dans le tronc souche droit. Radio normal en inspiration (haut), piégeage de l’air en expiration à droite (bas)
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FICHE E-LISA N°360
GÉNÉRALITÉS
Définition
�
Épanchement gazeux dans la cavité pleurale pouvant aboutir à :
§ Un collapsus pulmonaire partiel/complet selon l’abondance de l’épanchement
§ Une défaillance hémodynamique en cas de retentissement sur les cavités cardiaques : on parle de
tamponnade gazeuse
Physiopath
�
Plèvre = séreuse (mésothélium) comprenant en continuité :
§ Un feuillet pariétal tapissant le contenant de la cage
thoracique (plèvre costale, diaphragmatique et médiastinale)
§ Un feuillet viscéral tapissant le contenu thoracique (poumons)
Espace pleural = espace compris entre les deux feuillets pleuraux,
rendu virtuel par la pression négative (= vide pleural) qui y règne et
qui assure le maintien de l’expansion pulmonaire (poumon « collé »
à la paroi thoracique, suivant les mouvements respiratoires)
Lors d’un pneumothorax (PNO) = désolidarisation entre le poumon
et la paroi thoracique (par rupture du vide pleural) qui se rétracte
alors sur le hile (= collapsus pulmonaire)
Étiologies
�
PNO
spontané
Primaire
(PSP)
Physiopathologie :
§ Poumon en apparence sain
§ Anomalie microscopique de la plèvre viscérale la rendant poreuse
(= rupture de blebs)
Terrain :
§ Adulte < 35 ans, ♂ +++
§ Morphotype particulier
- Longiligne, grande taille
- Fumeur (75% des cas) è facteur favorisant établi (prévention Ire)
Secondaire
(PSS)
Physiopathologie :
§ Poumon pathologique
§ Rupture dans la cavité pleurale :
- D’une bulle d’emphysème (BPCO ++)
- Lésions kystiques ou nécrosantes du parenchyme
(mucoviscidose, fibroses pulmonaires, tuberculose…)
Terrain :
§ Patient BPCO +++
§ Plus rarement : asthme, mucoviscidose, PID, cancer…
⚠Æ FACTEURS FAVORISANTS DE PNO ⚠
Vols aériens ou plongée subaquatique
(mais majoration d’un PNO préexistant)
Efforts physiques ou à glotte fermée
(croyance erronée)
Item 360 – PNEUMOTHORAX
À l’état
physiologique
En cas de
pneumothorax
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PNO
traumatique
Physiopathologie : effraction de la plèvre viscérale
§ Par traumatisme direct ou indirect
§ Par geste iatrogène (ponction trans-thoracique, ponction pleurale, VVC…)
Traumatismes fermés du thorax : fracture de côte (+++), blast pulmonaire
(compression des espaces remplis de gaz è re-dilatation rapide = forces de cisaillement
et de déchirement è ruptures alvéolaires multiples)
Traumatismes ouverts du thorax : plaie par arme blanche, plaie balistique
DIAGNOSTIC
Diagnostic positif de PNO = signes cliniques + radiographie de thorax de face en inspiration
Signes
cliniques
� Signes
fonctionnels
Douleur thoracique :
§ Brutale (« coup de poignard »), latéro-thoracique ou postérieure
§ Rythmée par la respiration (ä à la toux)
§ S’estompe souvent rapidement
Dyspnée d’intensité variable, inconstante
Toux sèche irritative
Asymptomatique (parfois seul signe fonctionnel)
Signes
physiques
Hémithorax : normal ou distendu et moins mobile
Diminution ou abolition du murmure vésiculaire
Abolition des vibrations vocales
Tympanisme franc de l’hémithorax à la percussion
Orientation étiologique (trauma) : emphysème sous-cutané ++ (signe indirect)
Signes de
gravité
Hypotension artérielle (Pas ≤ 90 mmHg)
Bradycardie
Désaturation
Déplacement médiastinal (pointe du cœur)
Signes
radiologiques
�
Radiographie
(systématique)
Incidence : thorax de face en inspiration (cliché en expiration à exclure)
Signes radiographiques de PNO :
§ Hyperclarté avec disparition de la trame vasculaire
§ Ligne bordante en liseré périphérique
§ Rétraction du parenchyme pulmonaire sur son hile
§ Refoulement de la coupole diaphragmatique homolatérale
§ Refoulement médiastinal contro-latéral
§ ± Signes indirects : emphysème sous-cutané, pneumomédiastin
§ Piège des PNO incomplets avec décollement apical, inférieur ou antérieur :
chercher une ligne hyperclaire sur la silhouette cardiaque ou sur la coupole
diaphragmatique
PNO
complet
PNO
axillaire
PNO
apical
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Type de PNO : incomplet (apical, axillaire) ou complet (rétraction au hile)
Intérêt :
§ Appréciation de la taille du PNO
§ Systématique après évacuation d’un PNO
Scanner
(non
systématique)
Indication : PNO traumatique, PSS, doute diagnostique, recherche de pathologie
sous-jacente
Échographie
pleurale
(non
systématique)
Examen spécialisé réalisable au lit du patient plus difficile à interpréter
FORMES CLINIQUES PARTICULIÈRES
PNO grave
�
Définition clinique : PNO avec dyspnée sévère et/ou collapsus tensionnel quelle que soit
l’importance du décollement pleural
Étiologies :
§ PNO compressif : fistule broncho-pleurale réalisant une valve unidirectionnelle (laissant passer
l’air dans la plèvre à l’inspiration mais empêchant sa sortie à l’expiration)
- Pression intra-pleurale = refoulement médiastinal vers le côté sain
- Gêne au retour veineux (compression des VCS et VCI) = tamponnade gazeuse
- Signes cliniques : tachycardie + chute de la TA + signes d’IC droite (TJ ++)
§ PNO sur patient avec réserve ventilatoire réduite : pathologie respiratoire pré-existante, PNO
bilatéral, poumon unique…
PNO récidivant
� Environ 30% des PSP et > 50% des PSS récidivent après un 1er épisode (++ homolatéral)
PNO + pneumomédiastin
�
2 étiologies :
1. PNO développé en plèvre partiellement cloisonnée : épanchement gazeux canalisé en direction
du hile pulmonaire puis vers le médiastin
2. PNO secondaire à une brèche pleurale au niveau hilaire : emphysème sous-cutané cervical ++
En pointillé rouge les contours du parenchyme pulmonaire, délimitant l’hyperclarté de l’hémichamp
pulmonaire homolatéral avec disparition de la trame vasculaire au cours d’un PNO incomplet ou complet
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PNO sous
ventilation
mécanique
�
Terrain : patient en réanimation sous ventilation mécanique
Signe d’appel : brutale des pressions d’insufflation du respirateur, collapsus brutal sous ventilation
assistée (PNO compressif), plaie viscérale sur pose de VVC sous-clavière
DIAGNOSTICS DIFFÉRENTIELS �
Douleur thoracique « respiro-dépendante » du sujet sain (cf. item 230)
Dyspnée aiguë sans syndrome pleural typique (cf. item 203)
Décompensation aiguë d’une pathologie respiratoire chronique (BPCO ++)
Bulles géantes d’emphysème chez un patient BPCO sévère (SCANNER +++)
PRISE EN CHARGE
Exsufflation
�
Indications :
§ PNO sous pression avec signes de gravité
§ PNO complet de grande taille (= décollement > 2 cm sur toute la hauteur de la ligne axillaire)
Modalités : en cas de grande urgence (mauvaise tolérance respiratoire et/ou hémodynamique)
§ Conditions d’asepsie chirurgicale + Cathéter de gros calibre + Position semi-assise/décubitus
dorsal
§ 2ème espace intercostal par voie antérieure sur la ligne médio-claviculaire au bord supérieur de
la côte inférieure selon un trajet vertical (= évite le pédicule intercostal)
§ Aspiration manuelle par seringue de 50 mL jusqu’au « pchit » (évacuation de l’air sous pression)
et devant l’amélioration clinique immédiate du patient
§ Radiographie post-exsufflation de contrôle systématique
Tolérance : bonne, méthode ambulatoire
Taux de succès : 50% (indépendant de la taille du PNO)
Soins associés : O2, expansion volémique et antalgie
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