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coinad

11/18/25

 


245 pages avec bibliographie, 18 €. Ed. Pygmalion.

Stephen LEACOCQ

LE PLOMBIER KIDNAPPÉ

« Un des types les plus drôles que je connaisse ». Ainsi Groucho Marx jugeait-il Stephen Leacocq (1869-1944). Avis d’expert. Celui que

l’on surnommait le Mark Twain canadien est

en effet, aux côtés d’un James Thurber et d’un

Robert Benchley, un représentant éminent de

la grande tradition humoristique américaine.

Il faut donc rendre grâce au Dilettante de

rééditer, après L’Île de la tentation (2003), ce

recueil de nouvelles qui va encore plus loin

dans la parodie et l’humour absurde. Les

« bonnes vieilles histoires » ici réunies — histoires parapsychiques, de naufrage, des temps

modernes, d’amour récompensé, de soldats,

de maison hantée, d’amour filial — abordent,

comme on le voit, les sujets les plus divers.

Chacune est un petit joyau de nonsense.

C’est que Leacock n’a pas son pareil pour

subvertir les stéréotypes. A partir d’un canevas classique, ses intrigues franchissent allégrement les frontières de la logique pour se

retrouver sur l’autre versant, celui du délire

qui débouche sur l’absurde. Une mécanique

bien réglée mais tournant à vide. Le ton, lui,

demeure, comme il se doit, imperturbable, et

le dénouement aussi loufoque qu’imprévisible. Délectable.

P.-L. MOUDENC. _____

157 pages, 14 €. Editions Le Dilettante.

Cinéma

Dans la série cinéma et conscience politique, deux nouveautés américaines :

Good night and good luck sur le mccarthysme et Jarhead — La fin de l’innocence sur la première guerre du Golfe. L’acteur George Clooney a de la suite

dans les idées. Après son coup d’essai derrière les caméras, Confessions d’un

homme dangereux, dans lequel il se penchait sur l’étrange personnalité de Chuck

Barris, présentateur de jeux à la télé et

tueur pour la CIA, il brosse dans son

second opus, Good night and good luck,

le portrait d’un autre homme célèbre de la

AUTRES LIEUX,

AUTRES MŒURS

Le 2 janvier, TF1 annonçait triomphalement avoir monopolisé 97 des 100

meilleures audiences des programmes de

télévision diffusés en 2005. Sa meilleure

performance depuis 1990, obtenue grâce

à la retransmission du match de foot

France-Chypre (13,32 millions de téléspectateurs), à certains journaux de

Patrick Poivre d’Arvor et à la diffusion de

séries comme « Les Cordier juge et flic »,

« Julie Lescaut » ou l’indestructible

“Navarro” avec Roger Hanin.

En Russie, en revanche, c’est l’adaptation télévisée du « Maître et Marguerite »,

l’admirable roman de Mikhaïl Boulgakov,

qui fait un malheur : 55 % des Russes de

plus de 18 ans en ont suivi le premier épisode, diffusé le 19 décembre par la chaîne

publique Rossiya, et l’intérêt ne s’est pas

démenti depuis, les téléspectateurs commentant avec passion les dialogues, les

décors et l’intrigue de cette œuvre pourtant difficile et très complexe, machine de

guerre contre le stalinisme.

télévision américaine : Edward R. Murrow. Ce journaliste de la chaîne CBS qui

fut en 1953 l’un des artisans de la chute du

sénateur Joseph McCarthy, initiateur de la

« chasse aux sorcières » communistes, terminait invariablement son émission d’information See it now par la phrase, Good

night and good luck. Cet angélique journaliste, évidemment démocrate, interprété

ici par David Strathairn, coupe Volpi du

meilleur acteur à Venise, entreprit de

dénoncer dans son media , après avoir

convaincu son équipe et son producteur

(joué par Clooney) de la nécessité et de la

justesse de son combat, les méthodes

“irrégulières” pratiquées par le sénateur

du Wisconsin à partir d’une affaire banale,

celle d’un militaire chassé de l’armée de

l’air en raison des sympathies supposées

de son père et de sa sœur pour les “Commies”. Histoire de reconstituer avec le plus

de véracité possible le climat de l’époque,

Clooney a tourné Good night and good

luck (au budget dérisoire de 8 millions de

dollars) en noir et blanc, ce qui lui permet

d’intercaler aux moments clés de son film

des bandes d’actualité saisissantes avec

McCarthy himself. Lequel semble toutefois

bien bénin au regard des totalitaires “néocons” d’aujourd’hui.

Jarhead — la fin de l’innocence nous

entraîne dans une période plus récente de

l’histoire américaine, le premier assaut du

clan Bush contre « Saddam Hitler » en

1991. L’opération Tempête du désert vient

d’être lancée. Des bataillons de Marines

sont expédiés dans le désert séoudien pour

participer à la curée. Parmi eux, Anthony

Swofford, 20 ans, engagé volontaire, qui

tirera de son expérience un livre de souvenirs peu amène pour l’armée américaine, servant de base au scénario de ce

film explosif et original réalisé par l’Anglais Sam Mendes, oscarisé pour American Beauty. Dans cette guerre claironnée

“propre” par l’état-major et

le gouvernement américains,

où les frappes prétendument

“chirurgicales” de l’aviation ont remplacé les bons

vieux affrontements directs

d’antan, les naïfs Marines,

endoctrinés d’une haine

patriotique vengeresse et

brûlant d’en découdre avec

les saddamites, n’auront en

fait à tuer que… le plus clair

de leur temps. Ils ont subi un

entraînement humiliant destiné à faire d’eux d’« impitoyables ordures

dans le cruel royaume de Dieu », selon la

phraséologie pittoresque du féroce sergent

instructeur de service (on pense à Full

metal jacket de Kubrick) et ils ne font

qu’attendre dans la chaleur suffocante, les

frustrations et l’ennui, un ennemi fantôme

d’une manière beaucoup moins distinguée, on s’en doute, que la garnison du

Désert des Tartares, le chef-d’œuvre de

Dino Buzzati.

Sam Mendes brosse un portrait au vitriol

de cette US Army en pleine déliquescence

morale, embourbée dans un sur-place

éprouvant aussi pour les nerfs et la sensibilité des spectateurs lors de certaines

séquences particulièrement crues. La réalisation est un brin esthétisante mais le

scénario qui ménage quelques moments

chocs entre de longues plages de torpeur

et l’interprétation uniformément remarquable contribuent à faire de Jarhead —

la fin de l’innocence un des films marquants de ce début d’année.

Patrick LAURENT.

Hollywood s’en va-t-en guerre (suite)

LE DERNIER ALBUM DE CHARD

10 € l’exemplaire (12 € franco) ou

25 € les 3 exemplaires (29 € fco).

Dédicace sur demande.

Chèques à Editions des Tuileries,

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris.

N° 2746 — 13 JANVIER 2006 — RIVAROL 11

Il n’avait jamais disparu de nos

mémoires qui conservaient fidèlement le

souvenir de cet homme aux multiples

visages. Aventurier, romancier, nouvelliste, polémiste et par-dessus tout politiquement très incorrect, au service du

« trône et de l’autel » et autres nobles

causes jusqu’à l’Algérie française et

l’OAS.

Nos lecteurs le savent, des universitaires lui ont consacré le 4 novembre

2005, dans le cadre de la Sorbonne nouvelle, un colloque évoquant l’homme et

l’œuvre, mais les actes n’en seront

publiés que fin 2006.

D’ici là, il n’est pas interdit de se procurer le livre Chroniques (1). Plus d’une

trentaine de nouvelles extraites d’ouvrages comme Bâtons dans les roues soit

d’articles égrenés dans différentes publications disparues comme Le Rire ou

Le Crapouillot. Un festival d’humour, de

cocasserie, de gentille dérision à déguster sans modération. Du grand (il n’y

S’IL existait un Ordre de la Libération des esprits du communisme,

Simon Leys en serait au moins

commandeur, pour avoir crevé la baudruche des mensonges de Mao-TséToung. En leur temps, ses livres : Les

habits neufs du président

Mao (1971) et Ombres

chinoises (1976) ont

sauvé beaucoup de naïfs

prêts à gober les bobards

répandus en Occident par

des complices ou des

imbéciles, comme ce R.P.

dominicain qui croyait

revoir là-bas la fraternité communautaire

des premiers chrétiens, et à qui Leys dut

signaler que les camarades ouvriers chinois attachaient leurs vélos avec de

solides cadenas, par crainte des camarades voleurs.

Cette œuvre de salubrité accomplie,

Simon Leys, ou plutôt Pierre Ryckmans,

universitaire belge parfait connaisseur de

la langue et du monde chinois (il a

emprunté son pseudonyme à un roman de

Segalen qui se passe en Chine) et qui

s’est fixé en Australie, revint à ses premières amours, c’est-à-dire la littérature,

aussi bien occidentale que chinoise, à

laquelle il a consacré des livres tantôt

systématiques, tantôt de dilettante.

Pourquoi cacher que ce recueil de citations — “idiosyncratiques”, c’est-à-dire

digérées selon l’humeur de leur collecteur — déçoit un peu ? D’abord, parce

qu’elles sont toutes données sans référence, et que de nos jours on voit circuler tellement de citations approximatives, déformées ou erronées, qu’on peut

légitimement souhaiter vérifier.

Ensuite — et cela renforce la

méfiance — parce qu’ici le Russe Tchékhov, le Néerlandais Multatuli, les Allemands Lichtenberg, Gœthe, Schopenhauer, Nietzsche, Wittgenstein, Thomas

Mann, Walter Benjamin, Hermann Hesse

sont cités en anglais, moyennant traduction française ensuite. De deux choses

l’une : ou Leys voulait donner le texte

original, et dans ce cas les bibliothèques

universitaires de Sydney, sans parler

d’Internet, pouvaient le lui fournir ; ou

bien il choisissait seulement la version

française, ce que nul ne lui aurait reproché ; mais à quoi bon cet écran anglais ?

Bref, on a l’impression d’un recueil de

notes prises nonchalamment au fil de

lectures, parfois de seconde main, sans

nulle recherche ultérieure. Il manque ici

deux syllabes au vers de Voltaire « Le

secret d’ennuyer est [celui] de tout

dire ». Oui, Bainville a écrit que « tout a

toujours très mal marché », mais il

empruntait expressément ce mot à Péguy

qui, lui, disait « ça a toujours très mal

marché » (Note conjointe, p. 161 de

l’édition Pléiade des Œuvres en prose).

En somme, ce recueil, “idiosyncratique” en effet, en apprend plus sur l’auteur lui-même que sur ceux qu’il cite. On

pourrait deviner ses racines flamandes à

la place que tiennent ici les Nordiques

(Erasme, le prince de Ligne, Multatuli,

Marcel Thiry) ; on sent aussi qu’il est

chrétien, à l’abondance des citations de

Bloy (superbes), de Waugh (subtiles), de

S. Weil (souvent plates), etc. Qu’il soit

sinisant, c’est évident, à voir tout ce qu’il

emprunte à des auteurs

chinois (cités en chinois, pas en anglais !)

de textes beaux comme

les peintures anciennes

de leur pays (en

revanche, pas un Japonais, pourquoi ?) Et la

collection de maximes

iconoclastes sur le travail et la liberté fait

soupçonner, chez ce contempteur du

communisme, un (doux) anarchiste.

Bernard VIELESCAZ. _____

Les idées des autres, idiosyncratiquement

compilées par Simon Leys pour l’amusement

des lecteurs oisifs, éd. Plon, 135 pages, 14 €.

jamais eu de petit) Perret. Et, aux éditions

du Rocher, on annonce un essai de Pol

Vandromme sur l’auteur du Caporal

épinglé tandis qu’est prévue au Dilettante

une réédition de Mutinerie à bord. De plus, il existe, animé par la famille

de Jacques Perret (que l’on voit ci-contre

croqué par Aramis) et proposant des

documents inédits, un site internet

<http://www.jacques-perret.com> et

Jean-Baptiste Chaumeil, infatigable

mainteneur de la mémoire et de l’actualité “perretiennes”, vous engage à participer au Cercle des Amis de Jacques Perret intitulé “Le Caporal” — vous l’auriez

deviné (2).

2006 sera-t-elle l’ année Perret ?

J.-P. A. _____

(1) 255 pages avec index. Préface de

Cavanna. 19 €. Ed.Arcadia, 9-11 rue du

Champ de l’Alouette, 75013 Paris. Tél. 01-40-

09-79-79 ou <arcadia-éditions@wanadoofr>.

(2) Cf. J.-B. Chaumeil, 16 rue Brezin, 75014

Paris. Joindre un carnet de timbres pour frais

d’envoi.

Jacques Perret : le retour Simon Leys et les “idées des autres”

passé, ce n’est pas de répéter à la lettre,

c’est de garder la flamme qui animait les

créations et la vie des grands siècles.

Et comme « le christianisme est notre

monde », c’est sa sagesse pratique,

mais plus encore son sens spirituel,

la ressemblance divine qui nous

permet de dire “Père” à Dieu, et sa

leçon de contemplation, d’humilité,

de patience, que nous devons

retrouver. Il y a « famine du sacré »

disait Monnerot, on ne s’en guérit

pas avec des ersatz comme la

drogue, la transe, et « l’hédonisme

lourd » (Monnerot encore).

Dom Gérard rappelle ce qu’était

ce monde chrétien, ses institutions, ses

vertus, cette charité — amour actif — que

l’on trouvait partout, du mendiant au roi,

suffisamment pour l’emporter sur ceux

qui ne l’avait pas. C’est ce qui faisait la

force et la cohésion de cette forme accomplie de la civilisation. Voilà ce qu’il faut

retrouver, dit l’auteur. Il est animé d’une

espérance puissante ; il faut prendre le

mot dans son sens plein, celui de la vertu

théologale. Il ne s’agit pas de l’attente de

bienfaits qui nous tomberaient du ciel,

mais d’une volonté qui s’est donné un but.

Le mot de vertu veut dire force, il ne faut

pas l’oublier.

Il est clair que pour mettre la société en

marche, et d’abord pour qu’elle se sente

vivante, et une, il faut le désir d’atteindre

le but et l’effort de chacun. A commencer,

bien sûr, par les pasteurs, les guides naturels du troupeau et j’entends par ce mot

non seulement le clergé, mais l’ensemble

« Toute civilisation privée de mémoire

est menacée de mort », dit Dom

Gérard. Si l’on préfère sur ce point

une autorité plus laïque, je citerai Jacques

Soustelle : « La désaffection des membres

d’une société à l’égard de leur civilisation

est l’indice d’un processus profond de

désagrégation ». (Les Quatre Soleils)

Question capitale. Nous vivons une rupture — et précisément une volonté de rupture — avec le passé historique et plus

encore avec le passé spirituel de l’Europe.

Au point de refuser de reconnaître « ses

racines chrétiennes ». C. G Jung disait,

lui : « Le christianisme est notre monde »

(L’Homme à la recherche de son âme) ce

qui est plus sérieux mais sans doute audelà de la capacité intellective de nos politiques. Ce rejet du passé a tourné au masochisme. Nous sommes coupables, nous

devons avoir honte, nous repentir sur le

dos de nos anciens. C’est une sorte de

mouvement de panique, d’ailleurs artificiel, un de ces phénomènes que savent

créer les media et les perroquets qui les

écoutent.

En profondeur, dans l’arrière-pensée,

chez les vivants épargnés par la maladie,

c’est autre chose. Les murs sont ruinés

mais les fondations restent intactes. Ce qui

justifie l’auteur de lancer ce cri de défi :

Demain la Chrétienté. Le moine qui

parle ainsi est un fils de ce saint Benoît qui

a mérité le titre de Père de l’Europe. Un

constructeur qui sut « protéger et purifier

les assises de l’antique sagessse naturelle

contituée par l’héritage gréco-latin en

élevant graduellement ses disciples de la

piété et de la probité romaines, jalousement conservées par ses ancêtres montagnards sabins, jusqu’à l’imitation des

mœurs divines qui est le but de la vie

monastique ». C’est à cet exemple,

par la sueur des paysans, le sang des

chevaliers, la prière des clercs que

s’édifia la Chrétienté. Un royaume

temporel, donc imparfait, avec ses

vertus et ses crimes, ses élévations

et ses révoltes. Rien de la société

utopique planifiée par un génie systématique. Un monde bâti par des

hommes pécheurs selon la nature

des choses. Puis vinrent les félures,

l’illusion orgueilleuse que l’homme

est bon par nature, que le temps nous

mène par une évolution heureuse et fatale

à une société sans défaut.

L’ESPÉRANCE

EST UNE VOLONTÉ

Depuis deux siècles, l’illusion l’emporte

et nous aveugle, chaque fois détrompée,

chaque fois restaurée. Ça ira. Ça ne va pas

du tout mais ça ira. D’où le mépris du

passé, auquel nous sommes supérieurs par

définition. On se bouche les oreilles pour

ne pas entendre Simone Weil quand elle

dit : « La destruction du passé est peutêtre le plus grand crime. » Ou Valéry :

« La véritable tradition dans les grandes

choses n’est point de refaire ce que les

autres ont fait mais de retrouver l’esprit

qui a fait ces choses et qui en ferait de tout

autres en d’autres temps. » Maurras ne dit

pas autre chose. La tradition, la leçon du

des élites. On ne peut accepter d’eux ni

défaillance, ni équivoque. C’est sans

doute le point le plus difficile, notre système pour trier les meilleurs favorisant

l’espèce “renard” au détriment de l’espèce “lion”, comme disait Machiavel. Si

vous voulez, la ruse et la souplesse au

détriment du caractère.

Dom Gérard évoque le temps où les

évêques défendaient la cité contre les Barbares, saint Aignan à Orléans, saint Loup à

Troyes, saint Avit amenant les Wisigoths

contre Attila et sainte Geneviève défendant

Paris. On préfère aujourd’hui ouvrir les

portes à l’Autre, à tous les Autres, et livrer

des églises pour en faire des mosquées. On

refuse de convertir, parce qu’on a plus de

respect pour le sacré de l’Autre que de respect et d’amour pour la Vérité qu’on prétend représenter. Drôles d’apôtres. Dom

Gérard, lui, n’a pas l’habitude des feintes

et des masques. Il parle net : « Les évêques

ont fini par dire que l’avortement est “un

échec”… Les misérables ! N’ont-ils pas de

langue pour crier et dénoncer le monumental blasphème qui monte de la terre en

offense au Dieu créateur ? »

Ce livre, plein de sagesse et de passion

à la fois, est un appel, qui ne s’adresse pas

seulement aux baptisés mais à tous ceux

qui mesurent le désastre de notre temps,

les impostures, la manipulation des

esprits, les capitulations de tous ordres.

_____

Demain la Chrétienté, par Dom Gérard, 216

pages. 17 €. Ed. Sainte-Madeleine. F-84330

Le Barroux.

Le défi du christianisme par Georges LAFFLY

www.rivarol.com

Chaque jeudi, vous pouvez consulter

notre site Internet, pour vous assurer

que notre hebdomadaire a bien paru et

en connaître le sommaire.

Pour toutes les correspondances

administratives, utiliser l’adresse

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au courrier rédactionnel. Les lecteurs

internautes qui souhaitent faire figurer

leur adresse électronique doivent le

spécifier et les autres peuvent nous

demander de transférer leur message

au correspondant choisi.

CERTES, l’inénarrable Jack

Lang vient de comparer la

fin du mandat de Jacques

Chirac à « une dernière

vague qui vient mourir sur la

grève » mais ce n’est pas à lui, et pas davantage au rimailleur Villepin, le Saint John

Perse pour vide-greniers, que Jean-Louis

Borloo pensait en disant qu’il a la « puissance du poète, celui par qui les grandes

phrases peuvent être dites ». Non, l’aède

célébré par le ministre de la Cohésion

sociale est… son collègue Azouz Begag ! Il

faut donc l’admettre : c’est inspiré par les

Muses que, prenant sa lyre, Zouzou intimait

aux z-issus l’ordre de « traverser le périphérique » pour aller chez « les descendants de

Vercingétorix », de « casser [leurs] portes,

et si elles ne veulent pas s’ouvrir », d’« y

aller aux forceps », en « une invasion de criquets ».

UN 1er JANVIER (ET LA SUITE)

A TRAIN D’ENFER

Pendant la nuit de la Saint-Sylvestre dont

on nous avait tant vanté la sérénité après les

désordres de novembre, l’invasion a eu lieu.

Dans un train Nice-Lyon pour laquelle la

SNCF avait offert des billets à 1,20 euro.

Offre saisie au vol par une centaine de

Jeunes « des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse, descendus la veille pour réveillonner

sur la cCôte d’Azur ». Ce qui s’est traduit

pour les cinq cents autres voyageurs par trois

heures de terreur abjecte pendant lesquelles

le rezzou s’est déchaîné : passagers agonis

d’injures racistes et systématiquement rackettés, deux jeunes filles — menacées de

mort si elles se hasardaient à parler — faisant même l’objet d’une tentative de viol. Le

climat atteignit un tel paroxysme que les

quatre agents de la sûreté générale ayant pris

place à bord ne purent qu’asssister impuissants au déchaînement de violence et que le

conducteur du train ayant stoppé aux Arcs,

dans le Var, les trois gendarmes présents

attendirent prudemment l’arrivée d’importants renforts pour intervenir. Mais la plupart

des agresseurs s’étant échappés après leurs

méfaits, non sans « lancer des morceaux de

ballast sur les voitures », deux seulement —

les Marocains Aziz Ed Doubia et Ashraf

Bouzizoua, le second, en situation irrégulière sur le territoire, étant de plus en état de

récidive légale — devaient être interpellés…

dans un wagon de première totalement

dévasté, maculé de vomi et de déjections.

Présentant le 4 janvier ses vœux à la

presse, le chef de l’Etat — qui, le

31 décembre, avait juré d’« intensifier

encore la lutte contre la violence et la délinquance » — a rituellement condamné ces

actes « totalement inacceptables », promettant que « les coupables seront recherchés

et punis comme il se doit ». Mais que faisaient en France les “coupables” qui y sont

entrés illégalement et y sont restés malgré de

précédents exploits ? Et comment aurait

réagi le donneur de leçons si, au lieu de

demeurer « complètement prostrés » selon

les témoins, et de subir l’indicible, les voyageurs normaux, qui étaient tout de même

majoritaires, s’étaient ligués contre la horde

sauvage et l’avait balancée par les portières,

quitte à estourbir quelques “criquets” ? Lesquels, en tout cas, ne peuvent que se sentir

encouragés par la lâcheté ambiante —

aggravée par le désarmement moral et judiciaire décrété en haut lieu (1). Selon Azouz

Begag, « le socle du modèle républicain,

c’est de dire : bouge-toi et la France t’aidera à bouger ». Il est en effet certain que tout est fait pour

inciter les Jeunes à “bouger”. Ce qu’ils ont

d’ailleurs fait le 6 janvier, cette fois à bord

d’un RER Tournan-Paris dont trois usagers

ont été attaqués au couteau et détroussés,

puis, le lendemain, à bord d’un train MelunParis où une vingtaine de « petits frères »

maliens et sénégalais ont raflé tous les objets

de valeur des voyageurs, copieusement

abreuvés d’insultes et de gestes obscènes

d’échouer à Cachan. Car, comme son premier fiancéAli — fils d’un ambassadeur du

Maroc à Stockholm —, l’actuel compagnon de l’héritière, Mohamed UladMohand, est « de grande tente », non pas

éboueur ni même dealer mais cinéaste de

son état, et même producteur du documentaire «Le secret», diffusé le 6 janvier sur

France 3 en hommage à Mitterrand et dont

Mazarine est l’héroïne. On le voit : si

Fifille est une antiraciste convaincue, elle

garde une conscience de classe des plus

aiguës. D’ailleurs, n’a-t-elle pas donné à

son rejeton le prénom d’Ascot que portèrent paraît-il des chevaliers du

Moyen-Age ? Dont on espère

qu’ils ne périrent pas aux

Croisades, sous les coups des

Sarrasins…

Né le 17 juillet dernier, le

petit Ascot a connu le 10 janvier sa première Aïd el-Kébir commémorant l’acte de foi du patriarche Abraham

acceptant de sacrifier son propre fils à

l’Eternel qui, au dernier moment, l’arrêta

et lui fit égorger un mouton. Ses heureux

parents auront-ils eux aussi égorgé le mouton, bien entendu dans « la sérénité » et

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