Comment, en effet, peut-on vouloir
défendre l’identité française tout en militant
au sein du parti de l’étranger qu’est le
RPR/UMP, crée par le traître Chirac puis
présidé par ces parangons du cosmopolitisme que sont Juppé et Sarkozy ? Une telle
naïveté confine à l’inconscience.
Haro sur le porc de Noël !
INVASION
Une mosquée — avec un minaret haut de
17 mètres — a été récemment inaugurée à
Marseille, dans le 2e arrondissement. Elle
serait la 62e mosquée construite dans
cette ville. Jamais Phocée n’aura mieux
mérité son surnom (colonial) de « Porte
de l’Orient » !
CRIMINALITÉ
Le conseil général socialiste des
Bouches-du-Rhône découvre la criminalité : son président vient de signer, avec
l’association « Aide aux victimes d’actes de
délinquance », une convention visant à faire
bénéficier le personnel départemental, victime d’une agression, des services d’un
psychologue. Le fait de passer ce type de
convention démontre l’ampleur du phénomène…
VÉRITÉ ?
La quotidien La Provence annonçait
récemment un « sondage vérité » sur la
ville de Marseille. Diantre ! En fait de
vérité, ce sondage présentait d’un côté « la
gauche », de l’autre « la droite », et pas de
Front National. Parmi les personnes sondées, aucune (aucune !) ne l’était au titre
du FN. D’ailleurs, aucun des dix tableaux
d’analyse ne mentionnait le moindre sympathisant du parti de JMLP. Rappelons
qu’à Marseille, Le Pen est arrivé en tête
au premier tour de l’élection présidentielle
en 1988, en 1995 et en 2002. La presse du
Système est toujours aussi honnête…
N° 2745 — 6 JANVIER 2006 — RIVAROL 5
I
L Y AURAIT en France quatorze millions de Gaulois
célibataires qui chercheraient femme pour un mariage
en bonne et due forme. Désormais, nombre d’esseulés tentent
de trouver leur moitié sur l’Internet dont les sites de rencontres sont en pleine expansion.
MEETIC, site des plus prisés
qui ambitionne d’entrer en
Bourse, permet de dénicher
l’âme sœur même sous de lointaines latitudes, les femmes
noires étant les plus passionnément demandées. C’est le cas
d’un jeune technicien toulousain qui, sur ce site, laissa ce
message, photo à l’appui : « JH,
22 ans, recherche une femme noire mesurant 1,50 m à 1,70 m. A bientôt… Jeannot. » Ce Français aurait « recherché une
femme blanche », les antiracistes horrifiés se seraient déchaînés contre le
déviant qu’ils auraient condamné, sans
autre forme de procès, pour discrimination raciale, flétrissure suprême aujourd’hui ! Mais en voulant exclusivement
une noire c’est la plus haute distinction
de l’Ordre national du mérite qui devrait
lui être décernée…
Ce Jeannot mélanophile avait goûté,
dans la France multiraciale, à une Sénégalaise, une Burkinabe et une Capverdienne, des femmes “réelles”. Mais déjà
contaminées par la société occidentale
dégénérée, elles avaient, selon lui, perdu
de leur authenticité ! Et c’est une femme
“virtuelle”, une jeune secrétaire togolaise
très typée, donc belle évidemment, qui
combla ses plus fols désirs. Leurs amours
“virtuelles” allèrent toujours croissant
pendant deux années, et les voici vivant
à Toulouse sur un nuage avec un enfant
tout de suite fabriqué — il y en aura
beaucoup d’autres qui, tel le Francocamerounais Dieudonné profiteront de
toute occasion pour exhaler leur haine de
la France et des Blancs… car si les races
n’existent pas, la négritude, elle, est une
réalité.
La cyber-dulcinée n’a pas (encore) disparu dans la nature, une fois la carte de
séjour dans un pays occidental délivrée.
Il est très difficile de faire venir une
épouse togolaise (comme toute autre
Africaine) sur le sol français en obtenant
un visa Schengen de courte durée, sauf
avec “piston”, en l’occurrence le père du
Toulousain énamouré, qui travaille dans
la police nationale (et oui !). Comme ce
Jeannot, ils sont des dizaines de milliers
de jeunes Français de souche ayant
trouvé la perle noire de leur rêve sur le
site en ligne MEETIC.
En France la tendance aux unions
mixtes augmente. Selon les données de
l’INSEE, il n’y en avait que 15 122
en 1955, aux pourtant « jolis temps des
colonies », mais on en recensait 24 727
en 1997 et 48 600 en 2003. Aussi beaucoup de sites se spécialisent-ils dans ce
juteux business. La fondatrice (française)
d’Eurochallenges, agence matrimoniale
lyonnaise spécialisée dans les unions
mixtes et qui a pignon sur Web, affirme :
«Nos clients sont en quête de jeunes
femmes africaines plus respectueuses de
certaines valeurs (que les Françaises). »
Ce n’était pourtant pas ce qui ressortait
d’un long reportage publié le 8 décembre
vent me tuer. » Le quotidien cite aussi
« ces Camerounaises qui se sont mal
comportées » : « Elles ont caché qu’elles
avaient des enfants, ont fait passer leur
amant pour leur petit frère ». Mais pourquoi se gêneraient-elles ? « Coucher avec
un Blanc, ce n’est rien », affirme Haman
Mana, directeur et fondateur de Mutations, que Libé présente comme « le
meilleur quotidien camerounais », mais
qui insiste : Lorsqu’une Camerounaise
couche avec un Blanc, son mari ne peut
pas considérer qu’elle l’a trompé. »
Quel abyssal mépris pour les Blancs !
Voici les pigeons prévenus, mais la vague
semble irrésistible. Depuis 1996, plus
de 1 300 couples franco-africains, dits
couples “dominos” en Afrique, se sont
formés via le seul site d’Eurochallenges
où, depuis 2004, la tendance est
à la hausse, une hausse exponentielle…
Pourquoi l’attrait des Européens pour les femmes africaines ? Pour la fondatrice
d’Eurochallenges : « C’est
d’abord une question d’attirance pour les peaux sombres.
Cette couleur incarne à leurs
yeux quelque chose de pétillant,
propre aux pays à climat
chaud ». Faut-il que les jeunes
Français, soumis à une entreprise de sidération radicale,
aient honte d’être blancs pour
vouloir peupler la France de
négrillons plus ou moins colorés ? D’ailleurs, l’inlassable faiseuse de couples “dominos”
ajoute : « En arrière-plan, prévaut aussi
la volonté de marquer sa désapprobation
vis-à-vis d’une mentalité raciste, au point
de se porter en exemple. » (sic). Ainsi,
pour bien montrer qu’on ne fait pas partie de ces Franchouillards racistes de
« l’extrême droite », on devient antiblancs, au point de renier sa propre race.
Il est vrai que pour les antiracistes,
maîtres incontestés des esprits, cet amour
exclusif des noirs n’est pas de la discrimination mais de l’Ethniquement Correct.
Grâce à l’audience mondiale de l’Internet et à la facilitation des voyages, la
France biologiquement et génétiquement
métissée n’est plus une chimère.
Noëlle SACLET.
par Libération sur « La quête du chéri
blanc » au Cameroun, « pays gangrené
par la pauvreté » où les femmes, « espèrent “ferrer” un mari » par Internet,
même vieux et obèse, à seule fin de
« quitter leur pays » et d’y revenir « en
vacances couvertes de Dior et de
Chanel ». Poussées en cela par leur
famille, telle cette élégante professeure
de comptabilité prête à prostituer sa fille
Rose, 22 ans, au premier Français venu
car, dit-elle, « si Rose fait sa vie en
Europe, elle évitera à ses frères (diplômés) de devenir vendeurs à la sauvette ».
Et une autre jeune femme, qui « n’a pas
envie d’aller en Europe », mais partira
quand même, d’avouer sans fard : « Je ne
sais pas si je saurai ramasser de l’argent.
Si je reviens sans rien, mes parents peu-
“MAISON” EN LIQUIDATION
Le conseil régional ayant voté la dissolution de la Maison de la Lorraine et désigné
un liquidateur sur trois années, le socialiste
Masseret, président de la région, souhaite
« que les opérations soient achevées d’ici
la fin de l’hiver prochain ». Quant au
contentieux opposant la Région à l’ancienne directrice pour détournement de
fonds, « les choses suivent leur cours. Une
plainte ayant été déposée auprès du procureur de la République ». Jean-Pierre
Masseret indique que le déficit de la structure, soit plus de 136 000 €, sera comblé
par un excédent de 150 000 €w qui évitera
l’engagement de nouveaux fonds, mais il
oublie que la mise de départ, elle, ne sera
jamais récupérée ! Enfin, fort du rapport
qu’il a commandé au cabinet Ernst et
Young, sur la politique à mettre en œuvre
afin d’optimiser l’arrivée du TGV-Est,
Masseret affirme : « A aucun moment (…)
la Maison de la Lorraine n’est évoquée
comme un outil pertinent ». Réplique de
Bruno Bilde, vice-président du groupe
FN : « Si on devait fermer tous les organismes dont l’objectif est décalé et/ou pas
atteint, le Conseil Régional serait aux premières loges ! ».
BATAILLE JURIDIQUE
EN VUE A VERDUN
Arsène Lux, maire (UMP) de Verdun, voit
son souhait de faire décamper le Centre
Mondial de la Paix (CMP) du palais épiscopal « en 2007 au plus tard » compromis
judiciairement par Gérard Longuet (encore
lui !), sénateur (UMP) de la Meuse, Christian Namy, président (UMP) du conseil
général de la Meuse, et Thibaut Villemin,
vice-président (PS) du conseil régional,
tous trois membres du conseil d’administration. UMPS quand tu nous tiens ! La
perte sèche de 43 890 € confirme pourtant
l’échec cuisant de cette institution réservée
aux séminaires gauchistes. D’autre part, le
centre n’accueille annuellement que 6 000
visiteurs payants sur les 300 000 initialement attendus ! Pour mémoire, de 1991 à
1998, la Ville de Verdun, le conseil général
de la Meuse et le conseil régional de Lorraine ont été ponctionnés de plus de 16 millions de francs de subventions pour la cause
intégrationniste ! Pour la seule mise en
place de ce bidule de la médiocratie univerau 1er septembre 2005 au service communication du conseil régional, avec Natacha
Masseret, fille du socialiste Masseret… dont
elle a aussi fait partie du cabinet au conseil
régional ! Enfin, pour corser cet imbroglio
économico-politique, la vice-présidente à
l’Insertion de la région, Mme Demonet, est
secrétaire du PS en Meurtheet-Moselle. On peut donc
légitimement s’interroger
sur la collusion entre le PS et
l’Irfa. Et se demander si le
directeur général adjoint à la
Formation, l’Insertion et
l’Apprentissage à la Région,
Philippe Schwartz, nommé par la gauche,
agit sur ordre pour valider de telles irrégularités ou s’il fait preuve d’une incroyable
incompétence.
Ce conflit d’intérêts nuit gravement à la
saine gestion de la chose publique, au même
titre que l’injustifiable népotisme fleurissant
au conseil régional de Lorraine.
En octobre, cette affaire avait d’ailleurs
donné lieu à une passe d’armes entre Bruno
Bilde et Masseret, le second criant au premier : « Si tu continues, j’te fous sur la
gueule ! » Stupeur dans l’hémicycle selon
Le Républicain lorrain, la “drauche” abasourdie désapprouvant son président, tandis
que la “groite” jouait la force d’interposition… Faire condamner les frontistes à de
lourdes amendes, à des peines de prison,
lever leur immunité parlementaire, mettre
fin à leurs droits civiques, soit ! Mais, de là
à les menacer dans leur intégrité physique, il
y avait un pas qui a été franchi en Lorraine.
C’est cela la démocrature, Monsieur le Président Masseret !
Jean DORVAL,
<jean-dorval@wanadoo.fr>.
selle, le contribuable a déboursé, contraint
et forcé, la bagatelle de 100 millions de
francs lourds (dont 30 millions pour la
rénovation du grand séminaire). Record
absolu de mégalomanie BoBoBo (bourgeois, bohème, bolchevique) !
EMPLOIS FICTIFS A L’IL2E
L’Institut Lorrain d’Etudes et d’Evaluation
des politiques publiques (IL2E) va être dissous, selon <infodujour.com>, pour des
« malversations du personnel relevées et
dénoncées au cabinet par le directeur de
l’IL2E » qui soutient que cette officine aurait
été « une grande machine à laver et à recycler une soixantaine de fonctionnaires que
l’on n’aurait jamais vus à la région ». Il
s’agirait donc d’une situation identique à
celle de la Maison de la Lorraine, avec malversations et emplois fictifs. Affaire à
suivre…
IRFA LA DOUCE :
VOYANTE, EXTRA ET LUCIDE !
Un autre scandale avait été évoqué par
Bruno Bilde en commission permanente : le
dossier de la subvention perçue par l’Institut
Régional de Formation pour Adultes (Irfa),
dont le siège est à Hagondange en Moselle,
et qui emploie 150 intervenants sur le
Grand-Est. Créé en 1974, l’Irfa a été placé,
le 12 juillet dernier, en redressement judiciaire par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Metz. Le déficit
dépasserait les 240 000 €. Une paille ! Au
regard de cette situation, l’article 44 du code
des marchés publics interdit à un tel organisme de toucher des subventions publiques.
Or, l’Irfa, dont la période d’observation
s’achèvera ce mois-ci, a concouru en toute
illégalité auprès de la région Lorraine pour
avoir des subventions et vu son dossier
retenu par vote lors de la commission permanente du 30 septembre 2005. Les dossiers
choisis ont une validité expirant en juin et en
juillet 2006, soit bien après la fin de ladite
période d’observation, cherchez l’erreur !
Cette décision serait donc entachée d’illégalité.
De plus, en poussant l’investigation, on se
rend compte que l’Irfa est dirigé par
Mme Christiane Brissé, dont l’époux JeanLouis Brissé est responsable de la section PS
de Metz-sud. Il est à noter au passage que la
fille de ce couple “modèle” a été embauchée
LORRAINE : soldes sur les grandes affaires
(Dessin de CHARD.)
Une France de couples “dominos”, bientôt une réalité ?
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LIVRES PROPOS
par P.-L. MOUDENC
Vingt années de chronique
littéraire dans RIVAROL,
classiques et modernes,
de Marcel Aymé à Vigny
Ed. Dualpha, 430 p., 35 €
En vente à nos bureaux (39 € fco)
chèque à Editions des Tuileries.
civile religieuse et ethnique. Le pays est
menacé de morcellement. C’est ce que va
confirmer le résultat du dernier scrutin
législatif. Les Kurdes veulent leur indépendance, les sunnites luttent pour retrouver
une place prépondérante mais la loi du
nombre favorise les chiites, notamment les
plus radicaux et les plus proches de l’Iran.
L’islamisation de l’Irak change la donne et
rapproche comme jamais les Arabes chiites
de leur grand frère iranien. Le communautarisme religieux dynamite la cohésion
entre Arabes, sans pour autant apaiser la
volonté de sécession ethnique des Kurdes.
Saddam Hussein fait de plus en plus figure
d’ailleurs, dans son procès, de « dernier
des Irakiens »
Le morcellement ethnique et religieux
revient en force également en dépit, ou à
cause, de la démocratie au Liban. Le pays
désaxé par une vague d’attentats va-t-il
retourner à ses vieux démons ? Les chiites
regardent toujours vers Damas et, confortés par le vice-président syrien démissionnaire Abdel Halim Khaddam qui, briguant
peut-être la succession de Bachar ElAssad, vient de l’impliquer dans l’assassinat de l’ancien dirigeant libanais Rafic
Hariri, les chrétiens accusent l’ancien
occupant de toutes les difficultés du nouveau Liban libre. Alors que, comme toujours, les Druzes jouent leur carte personnelle dans l’équilibre impossible du pays
du Cèdre.
Le clivage religieux, on va le retrouver à
l’occasion des très compromises élections
de janvier en Palestine, où les organisations les plus radicales viennent de rompre
la trêve conclue au Caire l’an dernier. Dans
le monde arabe, l’affrontement est de plus
en plus entre extrémistes islamistes et
régimes pro-occidentaux, souvent par intérêt économique, mais des tensions identiques sont discernables ailleurs.
Dans les élections israéliennes de mars
pèsera ainsi très lourd le choix des fondamentalistes et celui des “Russes”. Sharon
paraît devoir l’emporter d’après les sondages, malgré son « léger accident cérébral » et son opération du cœur. Mais c’est
bien la spécificité religieuse et ethnique de
l’entité sioniste implantée au cœur de l’islam qui explique en grande partie le discours du président iranien Mahmoud
Ahmadinejad, qui propose la « radiation de
l’Etat d’Israël » et un nouvel exode juif
vers cette Europe qui, en s’inclinant devant
la religion de la Shoah, serait à l’origine
selon lui de l’existence de « la tumeur
juive » et du malheur des Palestiniens.
L’EXPLOSIF DOSSIER
DU KOSSOVO
Un autre dossier religieux et ethnique est
revenu en force et va occuper une grande
place dans l’actualité de l’année 2006 : celui
du Kossovo. L’envoyé spécial de l’ONU, le
Finlandais Martti Ahtisaari, a commencé fin
novembre une navette diplomatique pour
tenter de concilier les positions de Belgrade
et des Albanais du Kossovo. Alors que plus
personne ne sait vraiment où en est le procès de Slobodan Milosevic perdu dans les
sables de la procédure, l’ancien président
serbe a demandé sa mise en liberté provisoire afin de se rendre à Moscou pour s’y
faire soigner. La demande est en cours
d’examen, le tribunal veut en savoir plus sur
l’état de santé du « dernier Yougoslave », sur
la durée de son d’absence et les garanties de
son retour. Si pour le moment c’est non, on
sent bien que le Tribunal pénal international
de La Haye ne serait pas mécontent de se
débarrasser, même provisoirement, d’un justiciable devenu aussi encombrant.
Le dossier du Kossovo risque en effet de
montrer que pour cette province, l’analyse
serbe dénonçant une offensive terroriste
musulmane sous couvert de
lutte pour la liberté, était
assez proche de la réalité. La
culpabilisation de la Serbie
est donc redevenue une priorité pour la « communauté
internationale » qui veut derrière les Américains obtenir
pour le Kossovo un statut le
plus proche possible de l’indépendance
totale pour les albanophones. C’est pourquoi, afin de faire oublier le nettoyage ethnique rampant mené actuellement entre Pristina et Pec contre les orthodoxes, on a ressorti opportunément l’implication de paramilitaires serbes dans le massacre de Srebrenica, en Bosnie, de juillet 1995.
Belgrade ne veut pas accepter l’indépendance du Kossovo, qui ne serait que la première étape vers une Grande Albanie musulmane rongeant le flanc de l’Europe mais elle
a peu de moyens pour s’y opposer. On pourrait s’orienter vers une formule hypocrite
d’« indépendance dans l’interdépendance »,
plus acceptable pour les Serbes mais limitant totalement leur souveraineté sur ce qui
fut leur foyer national.
La dernière hypothèse est celle de la séparation : un petit Kossovo serbe coexistant
aux côtés d’un Kossovaristan. Mais aucune
solution n’est satisfaisante, il est des situations où le compromis est impossible et
l’utopisme idéologique criminel. L’apartheid
est la meilleure solution en fait mais cela
exigerait une Serbie forte et… un total revirement international.
Recevant le président serbe Boris Tadic,
Jacques Chirac a « indiqué que l’enjeu, c’est
d’organiser la cohabitation des cultures et
des peuples dans le respect des intérêts légitimes de chacun » et souligné qu’il fallait
pour cela « engager cette négociation sans a
priori sur son issue ». Chirac a aussi confirmé
« l’engagement de la communauté internationale et de l’Union européenne pour aider
à la réconciliation » et déclaré « que la
France voulait apporter toute sa contribution
à un règlement pacifique et durable de cette
question ». On le voit : l’utopie démocratique
multiculturelle, malgré ses échecs répétés,
reste le credo de l’Elyséen.
Les Serbes du Kossovo ont en tout cas du
souci à se faire, ils font partie de la mauvaise
ethnie et de la mauvaise religion.
SRI LANKA :
LE RÉVEIL DES “TIGRES”
C’est aussi une guerre ethnique et religieuse qui oppose au Sri Lanka les Tamouls
dravidiens hindouïstes ou christianisés
(et/ou marxisés) aux Cinghalais bouddhistes
d’antique souche indo-européenne et ce
conflit séculaire est reparti de plus belle. La
réconciliation annoncée face au tsunami
ayant frappé Ceylan il y a un an n’aura pas
duré plus longtemps que dans l’Indonésie
voisine. Les Tamouls écartés de l’aide internationale par le gouvernement de Colombo
ont repris l’offensive. Le nouveau président
du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, qui avait
promis lors de sa campagne électorale la
reprise des pourparlers avec les Tigres
tamouls (tout en refusant toute idée de partition de l’île), s’est rendu en Inde pour tenter
d’obtenir une nouvelle médiation. La montée en puissance de l’Inde, d’où sont originaires les Tamouls venus du Dekkan, rend
6 N° 2745 — 6 JANVIE
UNE campagne captivante commence
au Pérou. En effet, l’actuel président
Alejandro Toledo a fait savoir qu’il
ne se présentera pas en juillet 2006, mais
qu’il sera candidat la prochaine fois en 2011
afin que « s’exerce le jeu démocratique ». La
vraie raison est qu’il a été l’auteur de fausses
signatures qui lui ont permis de se présenter
aux dernières élections et d’être élu, et qu’il
a d’autre part reçu des sommes considérables d’origine douteuse pour financer sa
campagne. Il a ainsi, un exemple parmi tant
d’autres, reçu 200 000 $ de Fernando Zeballos, accessoirement ex-directeur d’Aerocontinente (compagnie aérienne aujourd’hui
dissoute par décision judiciaire pour avoir
servi au blanchiment de l’argent de la
drogue), narcotrafiquant et auteur de nombreux homicides. Toledo lui avait permis
d’éviter les tracas judiciaires et la prison…
Un service pour un autre !
Toledo, issu des classes les plus défavorisées et dont le discours est toujours dirigé en
faveur des plus pauvres, aura au moins
LES « indigènes de la République »
ont retrouvé leur Coluche. Dieudonné est candidat en 2007 à l’Elysée, pour la seconde fois — mais sa tentative de 2002 avait capoté faute de parrainages en nombre suffisant. Depuis, le communautarisme n’a toutefois cessé de marquer des points en France, surtout en cette
année 2005 célébrant dans la confusion
une laïcité fondée sur la haine à l’égard des
catholiques et déstabilisée par l’islamophilie d’une grande partie de l’idéologie
dominante. Le vote Dieudonné, s’il va jusqu’au bout, sera un vote majoritairement
noir, au nom de victimisations ethniques
non juives. Les victimes autoproclamées
de l’Etat français risquent de
s’affronter avec violence
mais se retrouveront toujours
unies contre le Français
européen, ce colonialiste qui
ferait du fascisme au quotidien sans le savoir et qui,
comme a osé le prétendre
Dieudonné au Zénith le
22 décembre, « se cachait dans les tranchées pendant la guerre de 14 en chantant
La Marseillaise alors qu’étaient envoyés
au combat et sacrifiés tirailleurs nord-africains et sénégalais ». Ainsi, dans notre
pays, les races qui n’existent pas se revendiquent de plus en plus comme telles en
nous interdisant bien entendu, au nom de
l’antiracisme, de faire de même.
Ce phénomène n’est pas qu’hexagonal ;
il y a une victimisation ethnique et religieuse mondiale sauf pour les Blancs et les
chrétiens. C’est un peu comme les Restaurants du cœur : plus on lutte contre la pauvreté et plus elle se multiplie, plus on veut
éradiquer le racisme et plus il prolifère
sous des formes nouvelles.
SADDAM HUSSEIN OU
LE DERNIER DES IRAKIENS
L’Irak en est l’exemple sans doute le plus
frappant. La stratégie politique américaine
consiste à multiplier les opérations électorales pour instaurer une démocratie pluraliste. Cela se fait dans un chaos créé par
une résistance à l’occupant et une guerre
Une campa
Quand la bise fut venue, laissant « les autorités fort dépourvues », comme l’a souligné
Bruno Gollnisch en s’étonnant du chaos
provoqué par la chute de quelques centimètres de neige — phénomène inouï fin
décembre ! —, nos media se sont beaucoup
inquiétés du sort des migrants de Calais, de
plus en plus nombreux mais contraints
depuis la fermeture du centre de rétention
de Sangatte à se réfugier dans des campements de fortune. Edifiés, selon l’agence
Reuters, avec « toutes sortes de matériaux récupérés sur des chantiers voisins, des cartons, des
bâches en plastique, des morceaux de plexiglas ».
Récupérés ou volés ? Mais, que voulezvous, « étant donné la pression policière sur Calais
et les arrestations pendant les distributions de
repas », les Pakistanais, Irakiens et autres
Afghans persuadés par les passeurs (turcs
ou kurdes) qu’ils finiront bien par arriver
dans une Angleterre, qui n’en veut pas, « se
sont éloignés du centre-ville », déplorait le
30 décembre Jean-Claude Lenoir, un responsable associatif qui réclame « de l’aide
humanitaire pour des situations désespérées » et,
redoutant qu’« un migrant meure de froid »,
dénonce l’attitude de l’Etat français,
« défaillant et inhumain ».
Le même 30 septembre, l’Etat égyptien
trouvait, lui, une manière expéditive de
régler le problème de ses migrants, la police
cairote donnant l’assaut au parvis du bâtiment de l’ONU où plusieurs centaines de
Soudanais campaient depuis quelques jours.
L’intervention (musclée) s’est soldée par une
trentaine de blessés, dont « dix sont décédés »,
a indiqué le ministère de l’Intérieur qui avait
engagé plusieurs milliers de policiers antiémeutes dans l’opération et qui explique
l’hécatombe par la “panique” qu’ont provoquée les canons à eau.
Selon l’AFP, « environ 30 000 réfugiés soudanais sont enregistrés en Egypte mais des sources officieuses avancent que la population migrante est de
deux millions », qui se plaignent, parce qu’ils
sont noirs, « d’être mal considérés ». C’est le
moins qu’on puisse dire… Mais, après tout,
la vocation de l’Etat égyptien n’est-elle pas
de s’occuper du peuple égyptien, au sein
duquel les déshérités sont encore si nombreux, avant de veiller au bien-être des réfugiés ? Lesquels, après le carnage du Caire,
seront sans doute moins enclins à y demander l’asile…
BOUTEF’ GUÉRI :
QUI PAIERA ?
Retour triomphal de Bouteflika à Alger
où, le 31 décembre, des dizaines de milliers
de personnes, « venues (spontanément ?) de
toutes les régions » selon les media, l’ont
acclamé, se félicitant de la « parfaite forme
physique » de leur président. Une forme
retrouvée grâce à la France, où Abdelaziz
Bouteflika venait de passer cinq semaines
d’hospitalisation puis de convalescence —
ainsi que son ministre de l’Intérieur Yazid
Zerhouni. Mais si l’on sait que Zerhouni a
subi une greffe du rein, on ignore toujours
la nature du mal ayant obligé Boutef’ à
venir se faire soigner (et guérir) dans un
pays qu’il n’avait cessé les mois précédents
d’accuser du “génocide” du peuple algérien, et par qui vont sans honte être réglés
les frais de son hospitalisation puis de son
long séjour au très chic hôtel Meurice, surplombant le jardin des Tuileries et où la
moindre suite coûte 2 000 euros la nuit.
Peut-on du moins espérer qu’ayant recouvré la santé grâce à la France, qu’il a
d’ailleurs remerciée pour son « accueil chaleureux et affectueux », le président algérien
aura la décence de mettre une sourdine à
ses attaques ?
Un Noël 2005 très ethnique et commun
Noël 2005
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Etre migrant, de Calais au Caire
ER 2006 — RIVAROL 7
l’attaque cinq jours plus tôt d’une ville tchadienne par des rebelles de l’ethnie Tamas
opposée à celle des Zaghawas du président
Idriss Deby (que l’on dit très malade) et
venue du Soudan. Les rebelles ont été interceptés et massacrés pour la plupart. Leur
chef a déjà participé à des actions aux côtés
de l’armée soudanaise dans le Darfour et le
but du capitaine Mahamat Nour est de renverser Deby pour mettre son ethnie au pouvoir avec le soutien de Khartoum.
AMÉRIQUE DU SUD :
LE RETOUR DES “INDIOS”
S’il y a bien une race qui n’existe pas,
pour revenir à notre propos initial, c’est
résolu les problèmes de l’un d’entre eux :
lui-même ! Dès son arrivée à la présidence,
il a corrigé cette injustice en fixant son
salaire mensuel à 18 000 $. Quand on sait
que le salaire moyen mensuel d’un professeur est de 180 $, d’un officier de 240 $,
d’un infirmier de 150 $, on peut dire que ce
préjudice a été bien réparé ! La prison attend
Toledo s’il ne quitte pas le pays le dernier
jour de son mandat comme l’avait fait Alan
García (1985/1990) qui était venu aussitôt
chercher asile à Paris. Chirac pourrait sans
doute venir au Pérou à la fin de son mandat… un service pour un autre !
Les résultats des sondages de cette campagne sont des plus fantaisistes et s’accommodent aux désirs de ceux qui les financent.
Certains font carrément abstraction de la prochaine candidature de Fujimori ! Et pourtant,
si la législation péruvienne ne permet pas aux
personnes condamnées d’être candidates aux
fonctions publiques, les prévenus qui sont en
instance de jugement le peuvent. C’est ce
qu’a fort bien compris Victor
Polay qui vient de présenter sa
candidature. Ex-commandant
militaire du groupe du Mouvement Révolutionnaire Tupac
Amaru (rival du tristement
célèbre Sentier Lumineux) et
terroriste sanguinaire ayant
organisé de nombreux enlèvement et assassinats, Polay
bénéficie aujourd’hui du fait
de ne pas avoir encore été
jugé, faveur qu’il doit à ses protecteurs de la
Cour Internationale des Droits de l’Homme
et à Valentin Paniagua, président intérimaire
après le départ en exil de l’ex-président Fujimori en l’an 2000, qui annulèrent sa condamnation à perpétuité. Selon ses défenseurs,
Polay ne pouvait être condamné pour terrorisme mais et n’aurait commis que le délit de
rébellion car il portait un uniforme qui le rendait reconnaissable par les armées régulières :
c´était donc un opposant légitime contre le
système… et non un terroriste !
Ollanta Humala, un nouveau venu sur la
scène politique péruvienne, se présente
comme nationaliste et patriote indien. Les
sondages le montrent en pleine ascension
(23 % des intentions de vote). Ex-colonel de
parachutistes, il souhaite unir en son parti
PPN (Parti Nationaliste Péruvien) tous les
électeurs de gauche. Il ne cache pas son
admiration pour le Vénézuélien Hugo Chavez, et déclarait dans le journal colombien
El Tiempo en novembre 2005 : « Il y a des
coïncidences évidentes : nous sommes militaires parachutistes de formation tous les
deux, nous nous sommes rebellés contre le
pouvoir en place et avons fait de la prison,
nous sommes entrés par hasard en politique,
et nous avons des idées nationalistes. »
L’ex-président Alan Garcia, leader de
l’APRA (sensibilité de gauche) avait échoué
contre Toledo aux dernières élections, en
2002. Le peuple péruvien se souvient de ses
extravagances et particulièrement que Garcia
le précipita dans le chaos en établissant en
1986 le record mondial d’inflation à 7 658 %
(officiel), à 2 200 000 % (pourcentage réel).
Il avait refusé de payer la dette extérieure,
coupant le Pérou de tout commerce international et provoquant la plus grande crise alimentaire que le pays ait connue ; il fallait
faire des queues de plusieurs heures pour
acheter les produits de première nécessité qui
faisaient souvent défaut. Il favorisa discrètement la fuite de Victor Polay (dirigeant
MRTA) et de ses amis par un tunnel, faisant
connaître dans un discours (enregistré) à Ayacucho : « Je vous affirme que j’admire le courage et la mystique des membres du Sentier
Lumineux (groupe terroriste particulièrement
sanguinaire et célèbre pour le raffinement de
ses tortures), les membres de mon parti politique (APRA) doivent les prendre en
exemple. » Il ne pourrait logiquement sensibiliser aujourd’hui que les jeunes n’ayant pas
connu cette époque sinistre.
Une autre candidate, l’avocate Lourdes
Flores, a déjà une longue expérience politique derrière elle. Elle a été élue plusieurs
fois député et arrive en tête dans presque
tous les sondages. Elle flatte l’électorat
féminin qui lui doit une nette amélioration
de ses conditions de vie. Elle est en faveur
du libre échange commercial et de la privatisation des entreprises. Une candidature
sérieuse, qui se trouvera sans doute en difficulté avec l’arrivée éventuelle de l’ex-président Alberto Fujimori, dont la presse a unanimement décidé de ne plus parler.
Fujimori est toujours au Chili (voir RIV. du
23 déc.) et attend que la commission chargée d’étudier la demande d’extradition formulée par le Pérou se prononce. Le gouvernement péruvien s’acharne à envoyer des
« cahiers à charge » à Santiago pour tenter
d’établir sa culpabilité, sans y parvenir faute
de preuves. En fait, le gouvernement péruvien essaie de prolonger au maximum sa
détention provisoire au Chili afin qu’il ne
puisse pas participer à la prochaine présidentielle. En attendant, des mouvements populaires en faveur de Fujimori s’étendent dans
tout le pays. Des aéroports sont occupés et
d’autres mouvements sociaux sont à prévoir,
au point que certains redoutent que la situation ne dégénère en guerre civile.
Les heureux bénéficiaires de cette période
électorale sont les organisations terroristes
qui, généreusement favorisées par le gouvernement de Toledo avec la complicité de
la Cour Internationale des Droits de
l’Homme durant tout son mandat, viennent
d’annoncer que « la guerre populaire »
allait reprendre bientôt. Le Sentier Lumineux déclare ainsi que « toutes ses forces se
trouvent aujourd’hui réunies en une armée
populaire de libération » et annonce une
« guerre sanglante » pour prendre le pouvoir et libérer son leader Abimael Guzman
dit « Camarade Gonzalo ».
Le peuple gronde. Et ce n’est pas le nouveau scandale des 1 000 $ d’indemnité
(s’ajoutant aux émoluments mensuels correspondant à la fonction) qu’ont reçus les
députés en décembre qui va le calmer !
La France reste hélas un modèle en Amérique du Sud : la démocratie totalitaire y fait
des adeptes. Platon disait en son temps que
« la meilleure des Républiques est la Monarchie ». Nous connaissons aujourd’hui la pire !
Georges Eric WOLFF.
l’indienne dont l’origine se complique et
se diversifie de plus en plus, au rythme des
recherches anthropologiques. Mais l’indianité, malgré ses ambiguïtés, garde le vent
en poupe. Ainsi, ceux qui vantent la diversité et la mixité allogène aux Celto-germains de la vieille France s’extasient du
retour sur le devant de la scène d’Indiens
de souche quechua ou aymara. La reconquête de l’Amérique par les Indiens fait
fantasmer Libération, qui refuse de voir
que le monde indien authentique est mort
en tant que civilisation, qu’on le regrette
ou non, avec l’effondrement des empires
aztèque et inca, d’ailleurs victimes de leur
propre xénophobie et de leur cruauté
puisque les conquêtes espagnoles ne furent
ce pays incontournable dans la difficile
recherche d’une « paix honorable » mais la
Nouvelle-Delhi hésite à s’impliquer derechef dans le guêpier sri-lankais. En 1991, le
Premier ministre Rajiv Gandhi n’avait-il pas
été assassiné par un “Tigre” lui reprochant
l’envoi à Ceylan d’une force d’interposition
qui subit du reste de lourdes pertes (mille
tués) sans obtenir le moindre résultat ?
PAS DE TRÊVE DE NOËL
EN AFRIQUE NOIRE
Formé à Abidjan après un mois de
négociations, le nouveau gouvernement
ivoirien formé par Charles Konan Bany
avec le soutien de la communauté internationale est marqué par le retour des
représentants des ethnies rebelles du
Nord musulman, au détriment du Front
populaire ivoirien du président Laurent
Gbagbo, ce qui sera très difficile à gérer
dans la durée. Dépités, les « Jeunes
Patriotes » ne demandent qu’à en
découdre et les forces françaises de
l’opération “Licorne”, affaiblies par
l’affaire Mahé et la mise en examen de
deux de leurs généraux pour homicide,
ne semblent pas en mesure de s’opposer à des débordements dans la
capitale — ce qui inquiète les rares
expatriés encore sur place, ni aux
attaques de bases militaires loyalistes
comme celle de Cocody… dont on ne
sait encore si elle a été bombardée par
des rebelles ou par des militaires
n’ayant pas reçu leur solde !
Quant au Tchad, il se considère depuis
le 23 décembre en « état de belligérance » contre le Soudan, résultat de
agne présidentielle agitée au Pérou
rendues possibles que par le ralliement aux
conquistadores des peuples soumis. Ainsi
les Aymaras ont participé à la curée des
vaincus aux côtés des Espagnols contre
leurs maîtres incas d’ethnie quechua.
Mais c’est bien un Aymara de l’Altiplano,
Evo Morales, qui a été élu le 18 décembre
dernier président de la Bolivie, ancienne
composante avec l’Equateur de l’Empire
du Soleil. Le fait qu’il soit le candidat des
producteurs de coca et donc hostile à la
lutte menée pour éradiquer le trafic de
cocaïne ne paraît gêner personne.
Evo Morales confirme bien le virage à
gauche de l’Amérique latine. Il est vrai que
le vote indigène, qui correspond souvent
au vote pauvre, joue un grand rôle dans ce
nouvel anti-américanisme dont le
Vénézuélien Chavez est le porteparole après avoir repris le flambeau
du Cubain Castro.
Si, en Bolivie, le président est
indien, c’est que, cas unique sur tout
le continent latino, les Indiens sont
majoritaires dans ce pays à 65 % et
même plus. Ils sont encore 45 % de la
population au Pérou (où l’ex-colonel
Ollanta Humala, partisan du pouvoir
inca, est crédité de 23 % des intentions de vote) et 40 % au Guatemala
en Amérique centrale, 25 % en Equateur, 17 % au Belize, 13 % au
Mexique et 12 % en Guyane française. Ailleurs, les Indios ne comptent
plus démographiquement, ni au Venezuela ni en Colombie, encore moins
au Chili, au Brésil et en Argentine. En
fait, il n’y a pas de « mouvement indigène » dans le Cône Sud, mais des
nationalismes indiens qui sont donc
des affirmations ethniques et identitaires.
Morales hérite surtout du romantisme de Zapata et du très européen
Ernesto “Che” Guevara qui voulait
soulever les Indiens de Bolivie justement, au temps du général Banzer. Mais le
premier président de pure race indienne
des Amériques aura bien du mal à satisfaire
ses électeurs. Il sera tenté par une surenchère populiste de gauche et indigéniste.
Même en cas de création dans les Andes
d’un axe ethnique indien entre l’Aymara
Morales et le Quechua Humala, l’avenir de
l’Amérique latine ne réside pourtant pas
dans une revanche sur la colonisation. Il
n’y a pas de machine à remonter l’histoire.
On peut glorifier la celtitude et regretter sa
défaite face à la romanité sans pour autant
nier le fait gallo-romain. La revanche
imbécile sur les faits ineffaçables, ce n’est
donc pas non plus l’avenir des « indigènes
de la République » qui n’ont toujours pas
compris, eux, que les indigènes en France
ce sont les Blancs… Si l’on ose encore
l’écrire puisque bien entendu les races
n’existent pas, et la nôtre moins encore que
toutes les autres.
Pierre-Patrice BELESTA.
(Dessin de CHARD.)
autaire
CARTES DE VOEUX
AUX PRISONNIERS
Même si nous avons des doutes sur l’ardeur que mettront les différentes autorités à
distribuer aux prisonniers révisionnistes leur
courrier, nous pensons qu’il conviendrait
que les différents censeurs chargés de la
vérification du courrier et de sa distribution
soient inondés de cartes de voeux: Qui sait ?
Peut-être ces cartes seront-elles malgré tout
distribuées et pourront-elles ainsi démontrer
à ces prisonniers que nous ne les oublions
pas ? Nous indiquons donc ci-après les
adresses auxquelles il serait bon que vous
envoyiez une petite carte d’amitié et de soutien, si courte soit-elle :
Ernst Zündel
J.V.A. Mannheim
Herzogenriedstrasse 111
D-68169 MANNHEIM
Germar Rudolf
JVA Stuttgart
Asperger Str. 60
D-70439 STUTTGART
Siegfried Verbeke n° 207
J.V.A.
Oberer Fauler Felz 1
D-69117 HEIDELBERG
David Irving
Justizanstalt Josefstadt
Wickenburggasse 18-20
A-1082 VIENNE
Paris : artisan plomberie-électricité-climatisation (installation-dépannage),
rénovation appts, pose fenêtre PVC. Tél. :
01-45-75-60-21. Débarras appts, caves,
greniers. Tél. : 06-98-81-60-21. Devis et
déplacements gratuits.
mariages forcés. C’était l’Organisation qui
composait les couples en fonction de considérations politiques.
Nous n’en sommes pas encore là en France.
Si on veut aller au fond des choses, l’anonymat de la demande d’emploi, auréolé de la
flamme de l’antiracisme, de la lutte contre la
xénophobie et la ségrégation sexuelle n’est en
réalité que l’expression de la déshumanisation de l’homme qui caractérise l’idéologie
des droits de l’Homme, avec un grand H.
L’homme y perd totalement sa personnalité
propre. « Il perd ce qui fait de chacun le plus
irremplaçable des êtres », comme l’écrivait
André Gide qu’on ne lit plus depuis son
impardonnable « Retour d’URSS ».
● De Jean-Claude LAHITTE <cjclahitte@wanadoo.fr> :
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