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coinad

11/18/25

 


Comment, en effet, peut-on vouloir

défendre l’identité française tout en militant

au sein du parti de l’étranger qu’est le

RPR/UMP, crée par le traître Chirac puis

présidé par ces parangons du cosmopolitisme que sont Juppé et Sarkozy ? Une telle

naïveté confine à l’inconscience.

Haro sur le porc de Noël !

INVASION

Une mosquée — avec un minaret haut de

17 mètres — a été récemment inaugurée à

Marseille, dans le 2e arrondissement. Elle

serait la 62e mosquée construite dans

cette ville. Jamais Phocée n’aura mieux

mérité son surnom (colonial) de « Porte

de l’Orient » !

CRIMINALITÉ

Le conseil général socialiste des

Bouches-du-Rhône découvre la criminalité : son président vient de signer, avec

l’association « Aide aux victimes d’actes de

délinquance », une convention visant à faire

bénéficier le personnel départemental, victime d’une agression, des services d’un

psychologue. Le fait de passer ce type de

convention démontre l’ampleur du phénomène…

VÉRITÉ ?

La quotidien La Provence annonçait

récemment un « sondage vérité » sur la

ville de Marseille. Diantre ! En fait de

vérité, ce sondage présentait d’un côté « la

gauche », de l’autre « la droite », et pas de

Front National. Parmi les personnes sondées, aucune (aucune !) ne l’était au titre

du FN. D’ailleurs, aucun des dix tableaux

d’analyse ne mentionnait le moindre sympathisant du parti de JMLP. Rappelons

qu’à Marseille, Le Pen est arrivé en tête

au premier tour de l’élection présidentielle

en 1988, en 1995 et en 2002. La presse du

Système est toujours aussi honnête…

N° 2745 — 6 JANVIER 2006 — RIVAROL 5

I

L Y AURAIT en France quatorze millions de Gaulois

célibataires qui chercheraient femme pour un mariage

en bonne et due forme. Désormais, nombre d’esseulés tentent

de trouver leur moitié sur l’Internet dont les sites de rencontres sont en pleine expansion.

MEETIC, site des plus prisés

qui ambitionne d’entrer en

Bourse, permet de dénicher

l’âme sœur même sous de lointaines latitudes, les femmes

noires étant les plus passionnément demandées. C’est le cas

d’un jeune technicien toulousain qui, sur ce site, laissa ce

message, photo à l’appui : « JH,

22 ans, recherche une femme noire mesurant 1,50 m à 1,70 m. A bientôt… Jeannot. » Ce Français aurait « recherché une

femme blanche », les antiracistes horrifiés se seraient déchaînés contre le

déviant qu’ils auraient condamné, sans

autre forme de procès, pour discrimination raciale, flétrissure suprême aujourd’hui ! Mais en voulant exclusivement

une noire c’est la plus haute distinction

de l’Ordre national du mérite qui devrait

lui être décernée…

Ce Jeannot mélanophile avait goûté,

dans la France multiraciale, à une Sénégalaise, une Burkinabe et une Capverdienne, des femmes “réelles”. Mais déjà

contaminées par la société occidentale

dégénérée, elles avaient, selon lui, perdu

de leur authenticité ! Et c’est une femme

“virtuelle”, une jeune secrétaire togolaise

très typée, donc belle évidemment, qui

combla ses plus fols désirs. Leurs amours

“virtuelles” allèrent toujours croissant

pendant deux années, et les voici vivant

à Toulouse sur un nuage avec un enfant

tout de suite fabriqué — il y en aura

beaucoup d’autres qui, tel le Francocamerounais Dieudonné profiteront de

toute occasion pour exhaler leur haine de

la France et des Blancs… car si les races

n’existent pas, la négritude, elle, est une

réalité.

La cyber-dulcinée n’a pas (encore) disparu dans la nature, une fois la carte de

séjour dans un pays occidental délivrée.

Il est très difficile de faire venir une

épouse togolaise (comme toute autre

Africaine) sur le sol français en obtenant

un visa Schengen de courte durée, sauf

avec “piston”, en l’occurrence le père du

Toulousain énamouré, qui travaille dans

la police nationale (et oui !). Comme ce

Jeannot, ils sont des dizaines de milliers

de jeunes Français de souche ayant

trouvé la perle noire de leur rêve sur le

site en ligne MEETIC.

En France la tendance aux unions

mixtes augmente. Selon les données de

l’INSEE, il n’y en avait que 15 122

en 1955, aux pourtant « jolis temps des

colonies », mais on en recensait 24 727

en 1997 et 48 600 en 2003. Aussi beaucoup de sites se spécialisent-ils dans ce

juteux business. La fondatrice (française)

d’Eurochallenges, agence matrimoniale

lyonnaise spécialisée dans les unions

mixtes et qui a pignon sur Web, affirme :

«Nos clients sont en quête de jeunes

femmes africaines plus respectueuses de

certaines valeurs (que les Françaises). »

Ce n’était pourtant pas ce qui ressortait

d’un long reportage publié le 8 décembre

vent me tuer. » Le quotidien cite aussi

« ces Camerounaises qui se sont mal

comportées » : « Elles ont caché qu’elles

avaient des enfants, ont fait passer leur

amant pour leur petit frère ». Mais pourquoi se gêneraient-elles ? « Coucher avec

un Blanc, ce n’est rien », affirme Haman

Mana, directeur et fondateur de Mutations, que Libé présente comme « le

meilleur quotidien camerounais », mais

qui insiste : Lorsqu’une Camerounaise

couche avec un Blanc, son mari ne peut

pas considérer qu’elle l’a trompé. »

Quel abyssal mépris pour les Blancs !

Voici les pigeons prévenus, mais la vague

semble irrésistible. Depuis 1996, plus

de 1 300 couples franco-africains, dits

couples “dominos” en Afrique, se sont

formés via le seul site d’Eurochallenges

où, depuis 2004, la tendance est

à la hausse, une hausse exponentielle…

Pourquoi l’attrait des Européens pour les femmes africaines ? Pour la fondatrice

d’Eurochallenges : « C’est

d’abord une question d’attirance pour les peaux sombres.

Cette couleur incarne à leurs

yeux quelque chose de pétillant,

propre aux pays à climat

chaud ». Faut-il que les jeunes

Français, soumis à une entreprise de sidération radicale,

aient honte d’être blancs pour

vouloir peupler la France de

négrillons plus ou moins colorés ? D’ailleurs, l’inlassable faiseuse de couples “dominos”

ajoute : « En arrière-plan, prévaut aussi

la volonté de marquer sa désapprobation

vis-à-vis d’une mentalité raciste, au point

de se porter en exemple. » (sic). Ainsi,

pour bien montrer qu’on ne fait pas partie de ces Franchouillards racistes de

« l’extrême droite », on devient antiblancs, au point de renier sa propre race.

Il est vrai que pour les antiracistes,

maîtres incontestés des esprits, cet amour

exclusif des noirs n’est pas de la discrimination mais de l’Ethniquement Correct.

Grâce à l’audience mondiale de l’Internet et à la facilitation des voyages, la

France biologiquement et génétiquement

métissée n’est plus une chimère.

Noëlle SACLET.

par Libération sur « La quête du chéri

blanc » au Cameroun, « pays gangrené

par la pauvreté » où les femmes, « espèrent “ferrer” un mari » par Internet,

même vieux et obèse, à seule fin de

« quitter leur pays » et d’y revenir « en

vacances couvertes de Dior et de

Chanel ». Poussées en cela par leur

famille, telle cette élégante professeure

de comptabilité prête à prostituer sa fille

Rose, 22 ans, au premier Français venu

car, dit-elle, « si Rose fait sa vie en

Europe, elle évitera à ses frères (diplômés) de devenir vendeurs à la sauvette ».

Et une autre jeune femme, qui « n’a pas

envie d’aller en Europe », mais partira

quand même, d’avouer sans fard : « Je ne

sais pas si je saurai ramasser de l’argent.

Si je reviens sans rien, mes parents peu-

“MAISON” EN LIQUIDATION

Le conseil régional ayant voté la dissolution de la Maison de la Lorraine et désigné

un liquidateur sur trois années, le socialiste

Masseret, président de la région, souhaite

« que les opérations soient achevées d’ici

la fin de l’hiver prochain ». Quant au

contentieux opposant la Région à l’ancienne directrice pour détournement de

fonds, « les choses suivent leur cours. Une

plainte ayant été déposée auprès du procureur de la République ». Jean-Pierre

Masseret indique que le déficit de la structure, soit plus de 136 000 €, sera comblé

par un excédent de 150 000 €w qui évitera

l’engagement de nouveaux fonds, mais il

oublie que la mise de départ, elle, ne sera

jamais récupérée ! Enfin, fort du rapport

qu’il a commandé au cabinet Ernst et

Young, sur la politique à mettre en œuvre

afin d’optimiser l’arrivée du TGV-Est,

Masseret affirme : « A aucun moment (…)

la Maison de la Lorraine n’est évoquée

comme un outil pertinent ». Réplique de

Bruno Bilde, vice-président du groupe

FN : « Si on devait fermer tous les organismes dont l’objectif est décalé et/ou pas

atteint, le Conseil Régional serait aux premières loges ! ».

BATAILLE JURIDIQUE

EN VUE A VERDUN

Arsène Lux, maire (UMP) de Verdun, voit

son souhait de faire décamper le Centre

Mondial de la Paix (CMP) du palais épiscopal « en 2007 au plus tard » compromis

judiciairement par Gérard Longuet (encore

lui !), sénateur (UMP) de la Meuse, Christian Namy, président (UMP) du conseil

général de la Meuse, et Thibaut Villemin,

vice-président (PS) du conseil régional,

tous trois membres du conseil d’administration. UMPS quand tu nous tiens ! La

perte sèche de 43 890 € confirme pourtant

l’échec cuisant de cette institution réservée

aux séminaires gauchistes. D’autre part, le

centre n’accueille annuellement que 6 000

visiteurs payants sur les 300 000 initialement attendus ! Pour mémoire, de 1991 à

1998, la Ville de Verdun, le conseil général

de la Meuse et le conseil régional de Lorraine ont été ponctionnés de plus de 16 millions de francs de subventions pour la cause

intégrationniste ! Pour la seule mise en

place de ce bidule de la médiocratie univerau 1er septembre 2005 au service communication du conseil régional, avec Natacha

Masseret, fille du socialiste Masseret… dont

elle a aussi fait partie du cabinet au conseil

régional ! Enfin, pour corser cet imbroglio

économico-politique, la vice-présidente à

l’Insertion de la région, Mme Demonet, est

secrétaire du PS en Meurtheet-Moselle. On peut donc

légitimement s’interroger

sur la collusion entre le PS et

l’Irfa. Et se demander si le

directeur général adjoint à la

Formation, l’Insertion et

l’Apprentissage à la Région,

Philippe Schwartz, nommé par la gauche,

agit sur ordre pour valider de telles irrégularités ou s’il fait preuve d’une incroyable

incompétence.

Ce conflit d’intérêts nuit gravement à la

saine gestion de la chose publique, au même

titre que l’injustifiable népotisme fleurissant

au conseil régional de Lorraine.

En octobre, cette affaire avait d’ailleurs

donné lieu à une passe d’armes entre Bruno

Bilde et Masseret, le second criant au premier : « Si tu continues, j’te fous sur la

gueule ! » Stupeur dans l’hémicycle selon

Le Républicain lorrain, la “drauche” abasourdie désapprouvant son président, tandis

que la “groite” jouait la force d’interposition… Faire condamner les frontistes à de

lourdes amendes, à des peines de prison,

lever leur immunité parlementaire, mettre

fin à leurs droits civiques, soit ! Mais, de là

à les menacer dans leur intégrité physique, il

y avait un pas qui a été franchi en Lorraine.

C’est cela la démocrature, Monsieur le Président Masseret !

Jean DORVAL,

<jean-dorval@wanadoo.fr>.

selle, le contribuable a déboursé, contraint

et forcé, la bagatelle de 100 millions de

francs lourds (dont 30 millions pour la

rénovation du grand séminaire). Record

absolu de mégalomanie BoBoBo (bourgeois, bohème, bolchevique) !

EMPLOIS FICTIFS A L’IL2E

L’Institut Lorrain d’Etudes et d’Evaluation

des politiques publiques (IL2E) va être dissous, selon <infodujour.com>, pour des

« malversations du personnel relevées et

dénoncées au cabinet par le directeur de

l’IL2E » qui soutient que cette officine aurait

été « une grande machine à laver et à recycler une soixantaine de fonctionnaires que

l’on n’aurait jamais vus à la région ». Il

s’agirait donc d’une situation identique à

celle de la Maison de la Lorraine, avec malversations et emplois fictifs. Affaire à

suivre…

IRFA LA DOUCE :

VOYANTE, EXTRA ET LUCIDE !

Un autre scandale avait été évoqué par

Bruno Bilde en commission permanente : le

dossier de la subvention perçue par l’Institut

Régional de Formation pour Adultes (Irfa),

dont le siège est à Hagondange en Moselle,

et qui emploie 150 intervenants sur le

Grand-Est. Créé en 1974, l’Irfa a été placé,

le 12 juillet dernier, en redressement judiciaire par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Metz. Le déficit

dépasserait les 240 000 €. Une paille ! Au

regard de cette situation, l’article 44 du code

des marchés publics interdit à un tel organisme de toucher des subventions publiques.

Or, l’Irfa, dont la période d’observation

s’achèvera ce mois-ci, a concouru en toute

illégalité auprès de la région Lorraine pour

avoir des subventions et vu son dossier

retenu par vote lors de la commission permanente du 30 septembre 2005. Les dossiers

choisis ont une validité expirant en juin et en

juillet 2006, soit bien après la fin de ladite

période d’observation, cherchez l’erreur !

Cette décision serait donc entachée d’illégalité.

De plus, en poussant l’investigation, on se

rend compte que l’Irfa est dirigé par

Mme Christiane Brissé, dont l’époux JeanLouis Brissé est responsable de la section PS

de Metz-sud. Il est à noter au passage que la

fille de ce couple “modèle” a été embauchée

LORRAINE : soldes sur les grandes affaires

(Dessin de CHARD.)

Une France de couples “dominos”, bientôt une réalité ?

www.rivarol.com

Chaque jeudi, vous pouvez consulter

notre site Internet, pour vous assurer

que notre hebdomadaire a bien paru et

en connaître le sommaire.

Pour toutes les correspondances

administratives, utiliser l’adresse

<contact@rivarol.com>, l’adresse

<galic@rivarol.com> étant réservée

au courrier rédactionnel. Les lecteurs

internautes qui souhaitent faire figurer

leur adresse électronique doivent le

spécifier et les autres peuvent nous

demander de transférer leur message

au correspondant choisi.

LIVRES PROPOS

par P.-L. MOUDENC

Vingt années de chronique

littéraire dans RIVAROL,

classiques et modernes,

de Marcel Aymé à Vigny

Ed. Dualpha, 430 p., 35 €

En vente à nos bureaux (39 € fco)

chèque à Editions des Tuileries.

civile religieuse et ethnique. Le pays est

menacé de morcellement. C’est ce que va

confirmer le résultat du dernier scrutin

législatif. Les Kurdes veulent leur indépendance, les sunnites luttent pour retrouver

une place prépondérante mais la loi du

nombre favorise les chiites, notamment les

plus radicaux et les plus proches de l’Iran.

L’islamisation de l’Irak change la donne et

rapproche comme jamais les Arabes chiites

de leur grand frère iranien. Le communautarisme religieux dynamite la cohésion

entre Arabes, sans pour autant apaiser la

volonté de sécession ethnique des Kurdes.

Saddam Hussein fait de plus en plus figure

d’ailleurs, dans son procès, de « dernier

des Irakiens »

Le morcellement ethnique et religieux

revient en force également en dépit, ou à

cause, de la démocratie au Liban. Le pays

désaxé par une vague d’attentats va-t-il

retourner à ses vieux démons ? Les chiites

regardent toujours vers Damas et, confortés par le vice-président syrien démissionnaire Abdel Halim Khaddam qui, briguant

peut-être la succession de Bachar ElAssad, vient de l’impliquer dans l’assassinat de l’ancien dirigeant libanais Rafic

Hariri, les chrétiens accusent l’ancien

occupant de toutes les difficultés du nouveau Liban libre. Alors que, comme toujours, les Druzes jouent leur carte personnelle dans l’équilibre impossible du pays

du Cèdre.

Le clivage religieux, on va le retrouver à

l’occasion des très compromises élections

de janvier en Palestine, où les organisations les plus radicales viennent de rompre

la trêve conclue au Caire l’an dernier. Dans

le monde arabe, l’affrontement est de plus

en plus entre extrémistes islamistes et

régimes pro-occidentaux, souvent par intérêt économique, mais des tensions identiques sont discernables ailleurs.

Dans les élections israéliennes de mars

pèsera ainsi très lourd le choix des fondamentalistes et celui des “Russes”. Sharon

paraît devoir l’emporter d’après les sondages, malgré son « léger accident cérébral » et son opération du cœur. Mais c’est

bien la spécificité religieuse et ethnique de

l’entité sioniste implantée au cœur de l’islam qui explique en grande partie le discours du président iranien Mahmoud

Ahmadinejad, qui propose la « radiation de

l’Etat d’Israël » et un nouvel exode juif

vers cette Europe qui, en s’inclinant devant

la religion de la Shoah, serait à l’origine

selon lui de l’existence de « la tumeur

juive » et du malheur des Palestiniens.

L’EXPLOSIF DOSSIER

DU KOSSOVO

Un autre dossier religieux et ethnique est

revenu en force et va occuper une grande

place dans l’actualité de l’année 2006 : celui

du Kossovo. L’envoyé spécial de l’ONU, le

Finlandais Martti Ahtisaari, a commencé fin

novembre une navette diplomatique pour

tenter de concilier les positions de Belgrade

et des Albanais du Kossovo. Alors que plus

personne ne sait vraiment où en est le procès de Slobodan Milosevic perdu dans les

sables de la procédure, l’ancien président

serbe a demandé sa mise en liberté provisoire afin de se rendre à Moscou pour s’y

faire soigner. La demande est en cours

d’examen, le tribunal veut en savoir plus sur

l’état de santé du « dernier Yougoslave », sur

la durée de son d’absence et les garanties de

son retour. Si pour le moment c’est non, on

sent bien que le Tribunal pénal international

de La Haye ne serait pas mécontent de se

débarrasser, même provisoirement, d’un justiciable devenu aussi encombrant.

Le dossier du Kossovo risque en effet de

montrer que pour cette province, l’analyse

serbe dénonçant une offensive terroriste

musulmane sous couvert de

lutte pour la liberté, était

assez proche de la réalité. La

culpabilisation de la Serbie

est donc redevenue une priorité pour la « communauté

internationale » qui veut derrière les Américains obtenir

pour le Kossovo un statut le

plus proche possible de l’indépendance

totale pour les albanophones. C’est pourquoi, afin de faire oublier le nettoyage ethnique rampant mené actuellement entre Pristina et Pec contre les orthodoxes, on a ressorti opportunément l’implication de paramilitaires serbes dans le massacre de Srebrenica, en Bosnie, de juillet 1995.

Belgrade ne veut pas accepter l’indépendance du Kossovo, qui ne serait que la première étape vers une Grande Albanie musulmane rongeant le flanc de l’Europe mais elle

a peu de moyens pour s’y opposer. On pourrait s’orienter vers une formule hypocrite

d’« indépendance dans l’interdépendance »,

plus acceptable pour les Serbes mais limitant totalement leur souveraineté sur ce qui

fut leur foyer national.

La dernière hypothèse est celle de la séparation : un petit Kossovo serbe coexistant

aux côtés d’un Kossovaristan. Mais aucune

solution n’est satisfaisante, il est des situations où le compromis est impossible et

l’utopisme idéologique criminel. L’apartheid

est la meilleure solution en fait mais cela

exigerait une Serbie forte et… un total revirement international.

Recevant le président serbe Boris Tadic,

Jacques Chirac a « indiqué que l’enjeu, c’est

d’organiser la cohabitation des cultures et

des peuples dans le respect des intérêts légitimes de chacun » et souligné qu’il fallait

pour cela « engager cette négociation sans a

priori sur son issue ». Chirac a aussi confirmé

« l’engagement de la communauté internationale et de l’Union européenne pour aider

à la réconciliation » et déclaré « que la

France voulait apporter toute sa contribution

à un règlement pacifique et durable de cette

question ». On le voit : l’utopie démocratique

multiculturelle, malgré ses échecs répétés,

reste le credo de l’Elyséen.

Les Serbes du Kossovo ont en tout cas du

souci à se faire, ils font partie de la mauvaise

ethnie et de la mauvaise religion.

SRI LANKA :

LE RÉVEIL DES “TIGRES”

C’est aussi une guerre ethnique et religieuse qui oppose au Sri Lanka les Tamouls

dravidiens hindouïstes ou christianisés

(et/ou marxisés) aux Cinghalais bouddhistes

d’antique souche indo-européenne et ce

conflit séculaire est reparti de plus belle. La

réconciliation annoncée face au tsunami

ayant frappé Ceylan il y a un an n’aura pas

duré plus longtemps que dans l’Indonésie

voisine. Les Tamouls écartés de l’aide internationale par le gouvernement de Colombo

ont repris l’offensive. Le nouveau président

du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, qui avait

promis lors de sa campagne électorale la

reprise des pourparlers avec les Tigres

tamouls (tout en refusant toute idée de partition de l’île), s’est rendu en Inde pour tenter

d’obtenir une nouvelle médiation. La montée en puissance de l’Inde, d’où sont originaires les Tamouls venus du Dekkan, rend

6 N° 2745 — 6 JANVIE

UNE campagne captivante commence

au Pérou. En effet, l’actuel président

Alejandro Toledo a fait savoir qu’il

ne se présentera pas en juillet 2006, mais

qu’il sera candidat la prochaine fois en 2011

afin que « s’exerce le jeu démocratique ». La

vraie raison est qu’il a été l’auteur de fausses

signatures qui lui ont permis de se présenter

aux dernières élections et d’être élu, et qu’il

a d’autre part reçu des sommes considérables d’origine douteuse pour financer sa

campagne. Il a ainsi, un exemple parmi tant

d’autres, reçu 200 000 $ de Fernando Zeballos, accessoirement ex-directeur d’Aerocontinente (compagnie aérienne aujourd’hui

dissoute par décision judiciaire pour avoir

servi au blanchiment de l’argent de la

drogue), narcotrafiquant et auteur de nombreux homicides. Toledo lui avait permis

d’éviter les tracas judiciaires et la prison…

Un service pour un autre !

Toledo, issu des classes les plus défavorisées et dont le discours est toujours dirigé en

faveur des plus pauvres, aura au moins

LES « indigènes de la République »

ont retrouvé leur Coluche. Dieudonné est candidat en 2007 à l’Elysée, pour la seconde fois — mais sa tentative de 2002 avait capoté faute de parrainages en nombre suffisant. Depuis, le communautarisme n’a toutefois cessé de marquer des points en France, surtout en cette

année 2005 célébrant dans la confusion

une laïcité fondée sur la haine à l’égard des

catholiques et déstabilisée par l’islamophilie d’une grande partie de l’idéologie

dominante. Le vote Dieudonné, s’il va jusqu’au bout, sera un vote majoritairement

noir, au nom de victimisations ethniques

non juives. Les victimes autoproclamées

de l’Etat français risquent de

s’affronter avec violence

mais se retrouveront toujours

unies contre le Français

européen, ce colonialiste qui

ferait du fascisme au quotidien sans le savoir et qui,

comme a osé le prétendre

Dieudonné au Zénith le

22 décembre, « se cachait dans les tranchées pendant la guerre de 14 en chantant

La Marseillaise alors qu’étaient envoyés

au combat et sacrifiés tirailleurs nord-africains et sénégalais ». Ainsi, dans notre

pays, les races qui n’existent pas se revendiquent de plus en plus comme telles en

nous interdisant bien entendu, au nom de

l’antiracisme, de faire de même.

Ce phénomène n’est pas qu’hexagonal ;

il y a une victimisation ethnique et religieuse mondiale sauf pour les Blancs et les

chrétiens. C’est un peu comme les Restaurants du cœur : plus on lutte contre la pauvreté et plus elle se multiplie, plus on veut

éradiquer le racisme et plus il prolifère

sous des formes nouvelles.

SADDAM HUSSEIN OU

LE DERNIER DES IRAKIENS

L’Irak en est l’exemple sans doute le plus

frappant. La stratégie politique américaine

consiste à multiplier les opérations électorales pour instaurer une démocratie pluraliste. Cela se fait dans un chaos créé par

une résistance à l’occupant et une guerre

Une campa

Quand la bise fut venue, laissant « les autorités fort dépourvues », comme l’a souligné

Bruno Gollnisch en s’étonnant du chaos

provoqué par la chute de quelques centimètres de neige — phénomène inouï fin

décembre ! —, nos media se sont beaucoup

inquiétés du sort des migrants de Calais, de

plus en plus nombreux mais contraints

depuis la fermeture du centre de rétention

de Sangatte à se réfugier dans des campements de fortune. Edifiés, selon l’agence

Reuters, avec « toutes sortes de matériaux récupérés sur des chantiers voisins, des cartons, des

bâches en plastique, des morceaux de plexiglas ».

Récupérés ou volés ? Mais, que voulezvous, « étant donné la pression policière sur Calais

et les arrestations pendant les distributions de

repas », les Pakistanais, Irakiens et autres

Afghans persuadés par les passeurs (turcs

ou kurdes) qu’ils finiront bien par arriver

dans une Angleterre, qui n’en veut pas, « se

sont éloignés du centre-ville », déplorait le

30 décembre Jean-Claude Lenoir, un responsable associatif qui réclame « de l’aide

humanitaire pour des situations désespérées » et,

redoutant qu’« un migrant meure de froid »,

dénonce l’attitude de l’Etat français,

« défaillant et inhumain ».

Le même 30 septembre, l’Etat égyptien

trouvait, lui, une manière expéditive de

régler le problème de ses migrants, la police

cairote donnant l’assaut au parvis du bâtiment de l’ONU où plusieurs centaines de

Soudanais campaient depuis quelques jours.

L’intervention (musclée) s’est soldée par une

trentaine de blessés, dont « dix sont décédés »,

a indiqué le ministère de l’Intérieur qui avait

engagé plusieurs milliers de policiers antiémeutes dans l’opération et qui explique

l’hécatombe par la “panique” qu’ont provoquée les canons à eau.

Selon l’AFP, « environ 30 000 réfugiés soudanais sont enregistrés en Egypte mais des sources officieuses avancent que la population migrante est de

deux millions », qui se plaignent, parce qu’ils

sont noirs, « d’être mal considérés ». C’est le

moins qu’on puisse dire… Mais, après tout,

la vocation de l’Etat égyptien n’est-elle pas

de s’occuper du peuple égyptien, au sein

duquel les déshérités sont encore si nombreux, avant de veiller au bien-être des réfugiés ? Lesquels, après le carnage du Caire,

seront sans doute moins enclins à y demander l’asile…

BOUTEF’ GUÉRI :

QUI PAIERA ?

Retour triomphal de Bouteflika à Alger

où, le 31 décembre, des dizaines de milliers

de personnes, « venues (spontanément ?) de

toutes les régions » selon les media, l’ont

acclamé, se félicitant de la « parfaite forme

physique » de leur président. Une forme

retrouvée grâce à la France, où Abdelaziz

Bouteflika venait de passer cinq semaines

d’hospitalisation puis de convalescence —

ainsi que son ministre de l’Intérieur Yazid

Zerhouni. Mais si l’on sait que Zerhouni a

subi une greffe du rein, on ignore toujours

la nature du mal ayant obligé Boutef’ à

venir se faire soigner (et guérir) dans un

pays qu’il n’avait cessé les mois précédents

d’accuser du “génocide” du peuple algérien, et par qui vont sans honte être réglés

les frais de son hospitalisation puis de son

long séjour au très chic hôtel Meurice, surplombant le jardin des Tuileries et où la

moindre suite coûte 2 000 euros la nuit.

Peut-on du moins espérer qu’ayant recouvré la santé grâce à la France, qu’il a

d’ailleurs remerciée pour son « accueil chaleureux et affectueux », le président algérien

aura la décence de mettre une sourdine à

ses attaques ?

Un Noël 2005 très ethnique et commun

Noël 2005

Pour faire plaisir, pour nous aider,

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à prix SPÉCIAL :

● RIVAROL : 80 € (au lieu de 104 €)

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31 JANVIER 2006 aux personnes n’ayant jamais été abonnées

1 rue d’Hauteville, F-75010 Paris

Etre migrant, de Calais au Caire

ER 2006 — RIVAROL 7

l’attaque cinq jours plus tôt d’une ville tchadienne par des rebelles de l’ethnie Tamas

opposée à celle des Zaghawas du président

Idriss Deby (que l’on dit très malade) et

venue du Soudan. Les rebelles ont été interceptés et massacrés pour la plupart. Leur

chef a déjà participé à des actions aux côtés

de l’armée soudanaise dans le Darfour et le

but du capitaine Mahamat Nour est de renverser Deby pour mettre son ethnie au pouvoir avec le soutien de Khartoum.

AMÉRIQUE DU SUD :

LE RETOUR DES “INDIOS”

S’il y a bien une race qui n’existe pas,

pour revenir à notre propos initial, c’est

résolu les problèmes de l’un d’entre eux :

lui-même ! Dès son arrivée à la présidence,

il a corrigé cette injustice en fixant son

salaire mensuel à 18 000 $. Quand on sait

que le salaire moyen mensuel d’un professeur est de 180 $, d’un officier de 240 $,

d’un infirmier de 150 $, on peut dire que ce

préjudice a été bien réparé ! La prison attend

Toledo s’il ne quitte pas le pays le dernier

jour de son mandat comme l’avait fait Alan

García (1985/1990) qui était venu aussitôt

chercher asile à Paris. Chirac pourrait sans

doute venir au Pérou à la fin de son mandat… un service pour un autre !

Les résultats des sondages de cette campagne sont des plus fantaisistes et s’accommodent aux désirs de ceux qui les financent.

Certains font carrément abstraction de la prochaine candidature de Fujimori ! Et pourtant,

si la législation péruvienne ne permet pas aux

personnes condamnées d’être candidates aux

fonctions publiques, les prévenus qui sont en

instance de jugement le peuvent. C’est ce

qu’a fort bien compris Victor

Polay qui vient de présenter sa

candidature. Ex-commandant

militaire du groupe du Mouvement Révolutionnaire Tupac

Amaru (rival du tristement

célèbre Sentier Lumineux) et

terroriste sanguinaire ayant

organisé de nombreux enlèvement et assassinats, Polay

bénéficie aujourd’hui du fait

de ne pas avoir encore été

jugé, faveur qu’il doit à ses protecteurs de la

Cour Internationale des Droits de l’Homme

et à Valentin Paniagua, président intérimaire

après le départ en exil de l’ex-président Fujimori en l’an 2000, qui annulèrent sa condamnation à perpétuité. Selon ses défenseurs,

Polay ne pouvait être condamné pour terrorisme mais et n’aurait commis que le délit de

rébellion car il portait un uniforme qui le rendait reconnaissable par les armées régulières :

c´était donc un opposant légitime contre le

système… et non un terroriste !

Ollanta Humala, un nouveau venu sur la

scène politique péruvienne, se présente

comme nationaliste et patriote indien. Les

sondages le montrent en pleine ascension

(23 % des intentions de vote). Ex-colonel de

parachutistes, il souhaite unir en son parti

PPN (Parti Nationaliste Péruvien) tous les

électeurs de gauche. Il ne cache pas son

admiration pour le Vénézuélien Hugo Chavez, et déclarait dans le journal colombien

El Tiempo en novembre 2005 : « Il y a des

coïncidences évidentes : nous sommes militaires parachutistes de formation tous les

deux, nous nous sommes rebellés contre le

pouvoir en place et avons fait de la prison,

nous sommes entrés par hasard en politique,

et nous avons des idées nationalistes. »

L’ex-président Alan Garcia, leader de

l’APRA (sensibilité de gauche) avait échoué

contre Toledo aux dernières élections, en

2002. Le peuple péruvien se souvient de ses

extravagances et particulièrement que Garcia

le précipita dans le chaos en établissant en

1986 le record mondial d’inflation à 7 658 %

(officiel), à 2 200 000 % (pourcentage réel).

Il avait refusé de payer la dette extérieure,

coupant le Pérou de tout commerce international et provoquant la plus grande crise alimentaire que le pays ait connue ; il fallait

faire des queues de plusieurs heures pour

acheter les produits de première nécessité qui

faisaient souvent défaut. Il favorisa discrètement la fuite de Victor Polay (dirigeant

MRTA) et de ses amis par un tunnel, faisant

connaître dans un discours (enregistré) à Ayacucho : « Je vous affirme que j’admire le courage et la mystique des membres du Sentier

Lumineux (groupe terroriste particulièrement

sanguinaire et célèbre pour le raffinement de

ses tortures), les membres de mon parti politique (APRA) doivent les prendre en

exemple. » Il ne pourrait logiquement sensibiliser aujourd’hui que les jeunes n’ayant pas

connu cette époque sinistre.

Une autre candidate, l’avocate Lourdes

Flores, a déjà une longue expérience politique derrière elle. Elle a été élue plusieurs

fois député et arrive en tête dans presque

tous les sondages. Elle flatte l’électorat

féminin qui lui doit une nette amélioration

de ses conditions de vie. Elle est en faveur

du libre échange commercial et de la privatisation des entreprises. Une candidature

sérieuse, qui se trouvera sans doute en difficulté avec l’arrivée éventuelle de l’ex-président Alberto Fujimori, dont la presse a unanimement décidé de ne plus parler.

Fujimori est toujours au Chili (voir RIV. du

23 déc.) et attend que la commission chargée d’étudier la demande d’extradition formulée par le Pérou se prononce. Le gouvernement péruvien s’acharne à envoyer des

« cahiers à charge » à Santiago pour tenter

d’établir sa culpabilité, sans y parvenir faute

de preuves. En fait, le gouvernement péruvien essaie de prolonger au maximum sa

détention provisoire au Chili afin qu’il ne

puisse pas participer à la prochaine présidentielle. En attendant, des mouvements populaires en faveur de Fujimori s’étendent dans

tout le pays. Des aéroports sont occupés et

d’autres mouvements sociaux sont à prévoir,

au point que certains redoutent que la situation ne dégénère en guerre civile.

Les heureux bénéficiaires de cette période

électorale sont les organisations terroristes

qui, généreusement favorisées par le gouvernement de Toledo avec la complicité de

la Cour Internationale des Droits de

l’Homme durant tout son mandat, viennent

d’annoncer que « la guerre populaire »

allait reprendre bientôt. Le Sentier Lumineux déclare ainsi que « toutes ses forces se

trouvent aujourd’hui réunies en une armée

populaire de libération » et annonce une

« guerre sanglante » pour prendre le pouvoir et libérer son leader Abimael Guzman

dit « Camarade Gonzalo ».

Le peuple gronde. Et ce n’est pas le nouveau scandale des 1 000 $ d’indemnité

(s’ajoutant aux émoluments mensuels correspondant à la fonction) qu’ont reçus les

députés en décembre qui va le calmer !

La France reste hélas un modèle en Amérique du Sud : la démocratie totalitaire y fait

des adeptes. Platon disait en son temps que

« la meilleure des Républiques est la Monarchie ». Nous connaissons aujourd’hui la pire !

Georges Eric WOLFF.

l’indienne dont l’origine se complique et

se diversifie de plus en plus, au rythme des

recherches anthropologiques. Mais l’indianité, malgré ses ambiguïtés, garde le vent

en poupe. Ainsi, ceux qui vantent la diversité et la mixité allogène aux Celto-germains de la vieille France s’extasient du

retour sur le devant de la scène d’Indiens

de souche quechua ou aymara. La reconquête de l’Amérique par les Indiens fait

fantasmer Libération, qui refuse de voir

que le monde indien authentique est mort

en tant que civilisation, qu’on le regrette

ou non, avec l’effondrement des empires

aztèque et inca, d’ailleurs victimes de leur

propre xénophobie et de leur cruauté

puisque les conquêtes espagnoles ne furent

ce pays incontournable dans la difficile

recherche d’une « paix honorable » mais la

Nouvelle-Delhi hésite à s’impliquer derechef dans le guêpier sri-lankais. En 1991, le

Premier ministre Rajiv Gandhi n’avait-il pas

été assassiné par un “Tigre” lui reprochant

l’envoi à Ceylan d’une force d’interposition

qui subit du reste de lourdes pertes (mille

tués) sans obtenir le moindre résultat ?

PAS DE TRÊVE DE NOËL

EN AFRIQUE NOIRE

Formé à Abidjan après un mois de

négociations, le nouveau gouvernement

ivoirien formé par Charles Konan Bany

avec le soutien de la communauté internationale est marqué par le retour des

représentants des ethnies rebelles du

Nord musulman, au détriment du Front

populaire ivoirien du président Laurent

Gbagbo, ce qui sera très difficile à gérer

dans la durée. Dépités, les « Jeunes

Patriotes » ne demandent qu’à en

découdre et les forces françaises de

l’opération “Licorne”, affaiblies par

l’affaire Mahé et la mise en examen de

deux de leurs généraux pour homicide,

ne semblent pas en mesure de s’opposer à des débordements dans la

capitale — ce qui inquiète les rares

expatriés encore sur place, ni aux

attaques de bases militaires loyalistes

comme celle de Cocody… dont on ne

sait encore si elle a été bombardée par

des rebelles ou par des militaires

n’ayant pas reçu leur solde !

Quant au Tchad, il se considère depuis

le 23 décembre en « état de belligérance » contre le Soudan, résultat de

agne présidentielle agitée au Pérou

rendues possibles que par le ralliement aux

conquistadores des peuples soumis. Ainsi

les Aymaras ont participé à la curée des

vaincus aux côtés des Espagnols contre

leurs maîtres incas d’ethnie quechua.

Mais c’est bien un Aymara de l’Altiplano,

Evo Morales, qui a été élu le 18 décembre

dernier président de la Bolivie, ancienne

composante avec l’Equateur de l’Empire

du Soleil. Le fait qu’il soit le candidat des

producteurs de coca et donc hostile à la

lutte menée pour éradiquer le trafic de

cocaïne ne paraît gêner personne.

Evo Morales confirme bien le virage à

gauche de l’Amérique latine. Il est vrai que

le vote indigène, qui correspond souvent

au vote pauvre, joue un grand rôle dans ce

nouvel anti-américanisme dont le

Vénézuélien Chavez est le porteparole après avoir repris le flambeau

du Cubain Castro.

Si, en Bolivie, le président est

indien, c’est que, cas unique sur tout

le continent latino, les Indiens sont

majoritaires dans ce pays à 65 % et

même plus. Ils sont encore 45 % de la

population au Pérou (où l’ex-colonel

Ollanta Humala, partisan du pouvoir

inca, est crédité de 23 % des intentions de vote) et 40 % au Guatemala

en Amérique centrale, 25 % en Equateur, 17 % au Belize, 13 % au

Mexique et 12 % en Guyane française. Ailleurs, les Indios ne comptent

plus démographiquement, ni au Venezuela ni en Colombie, encore moins

au Chili, au Brésil et en Argentine. En

fait, il n’y a pas de « mouvement indigène » dans le Cône Sud, mais des

nationalismes indiens qui sont donc

des affirmations ethniques et identitaires.

Morales hérite surtout du romantisme de Zapata et du très européen

Ernesto “Che” Guevara qui voulait

soulever les Indiens de Bolivie justement, au temps du général Banzer. Mais le

premier président de pure race indienne

des Amériques aura bien du mal à satisfaire

ses électeurs. Il sera tenté par une surenchère populiste de gauche et indigéniste.

Même en cas de création dans les Andes

d’un axe ethnique indien entre l’Aymara

Morales et le Quechua Humala, l’avenir de

l’Amérique latine ne réside pourtant pas

dans une revanche sur la colonisation. Il

n’y a pas de machine à remonter l’histoire.

On peut glorifier la celtitude et regretter sa

défaite face à la romanité sans pour autant

nier le fait gallo-romain. La revanche

imbécile sur les faits ineffaçables, ce n’est

donc pas non plus l’avenir des « indigènes

de la République » qui n’ont toujours pas

compris, eux, que les indigènes en France

ce sont les Blancs… Si l’on ose encore

l’écrire puisque bien entendu les races

n’existent pas, et la nôtre moins encore que

toutes les autres.

Pierre-Patrice BELESTA.

(Dessin de CHARD.)

autaire

CARTES DE VOEUX

AUX PRISONNIERS

Même si nous avons des doutes sur l’ardeur que mettront les différentes autorités à

distribuer aux prisonniers révisionnistes leur

courrier, nous pensons qu’il conviendrait

que les différents censeurs chargés de la

vérification du courrier et de sa distribution

soient inondés de cartes de voeux: Qui sait ?

Peut-être ces cartes seront-elles malgré tout

distribuées et pourront-elles ainsi démontrer

à ces prisonniers que nous ne les oublions

pas ? Nous indiquons donc ci-après les

adresses auxquelles il serait bon que vous

envoyiez une petite carte d’amitié et de soutien, si courte soit-elle :

Ernst Zündel

J.V.A. Mannheim

Herzogenriedstrasse 111

D-68169 MANNHEIM

Germar Rudolf

JVA Stuttgart

Asperger Str. 60

D-70439 STUTTGART

Siegfried Verbeke n° 207

J.V.A.

Oberer Fauler Felz 1

D-69117 HEIDELBERG

David Irving

Justizanstalt Josefstadt

Wickenburggasse 18-20

A-1082 VIENNE

Paris : artisan plomberie-électricité-climatisation (installation-dépannage),

rénovation appts, pose fenêtre PVC. Tél. :

01-45-75-60-21. Débarras appts, caves,

greniers. Tél. : 06-98-81-60-21. Devis et

déplacements gratuits.

mariages forcés. C’était l’Organisation qui

composait les couples en fonction de considérations politiques.

Nous n’en sommes pas encore là en France.

Si on veut aller au fond des choses, l’anonymat de la demande d’emploi, auréolé de la

flamme de l’antiracisme, de la lutte contre la

xénophobie et la ségrégation sexuelle n’est en

réalité que l’expression de la déshumanisation de l’homme qui caractérise l’idéologie

des droits de l’Homme, avec un grand H.

L’homme y perd totalement sa personnalité

propre. « Il perd ce qui fait de chacun le plus

irremplaçable des êtres », comme l’écrivait

André Gide qu’on ne lit plus depuis son

impardonnable « Retour d’URSS ».

● De Jean-Claude LAHITTE <cjclahitte@wanadoo.fr> :

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