FIG 3.25. flexion (A) et extension (B)
de l'avant-bras
FIG. 3.26. Adduction (A) et abduction (B) du bras (mais flexion de l'avantbras et de la main)
FIG. 3.27. Extension (A) et flexion (B)
au niveau du pied
• Les mouvements autou r d'un axe transversal sont :
la flexion qui ferme l'articulation et l'extension qui
ouvre l'articulation.
• Les mouvements autour d'un axe sagittal sont: l'abd11ction qui écarte un segment du plan médian et
l'adductio11 qui éloigne du plan médian.
• Au niveau de la main el du pied, c'est de leur axe
respectif que se définissent l'abduction et l'adduction (fig. 3.27 et 3.28).
FIG. 3.28 Abduction (A) et adduction (B) des doigts de la main ~ A B
43
ANATOMIE GÉNÉRALE
• Les mouvements autour d'un axe vertical sont: la
rotation latérale qui tourne un segment dans le sens
de rotation des aiguilles d'une montre (pour un
membre droit) et la rotation médiale qui est la rotation en sens inverse (fig. 3.29).
b) Les mouvements complexes (jig. 3.30, 3.31et3.32)
• La circ11111ductio11
C'est ('association des mouvements simples. Au cours
du mouvement le segment mobile découpe dans l'espace un cône, dont le sommet se trouve au niveau du
centre de l'articulation.
• À la main
- La pronation correspond à une rotation médiale de
l'avant-bras, amenant la paume de la main en
arrière.
- La supination correspond à l'inverse de la pronation.
• Au pied
- L'éversion 5 correspond à l'association de l'abduction et de la rotation latérale.
"V
/
(
nG. 3.29 Rotations latérale (A) et médiale (B)
44
1 nG. 3.30. Circumduction
- I;inversio11 6 est l'association de l'adduction et de la
rotation médiale.
• Le glissement
C'est un mouvement de translation, l'une des surfaces articulaires étant fixe.
C j ADAPTATION FONCTIONNELLE
DES ARTICULATIONS
Les articulationss'adaptent aux conditions mécaniques
qui leur sont imposées par l'activité m11sc11laire. En
effet:
• une absence d'activité musculaire entraîne le
blocage progressif de l'articulation qui peut devenir
une articulation gelée;
• une mobilisation poussée jusqu'aux limites physiologiques crée une hyperlaxité articulaire, voire une
111xatio11 si les surfaces articulaires perdent leurs
rapports normaux.
5 e1 6. l'évcr>ion el 1'1nwrsion sont souvent assimilet"> rc;pcc1iwmen1
à la pronJtion el .l la supination. Il s'agn d'un ~bu; de langJge
car le pied humain n'a pas de fonction de préhension.
/
A
X X
FIG 3.31. Supination (A) et pronation (B) (membre
supérieur droit)
X. axe du mouvement
FIG. 3.32. Mouvements complexes du pied
A. inversion
B. eversion
l. extension
2. rotation médiale
3. adduction
4. abduction
5. flexion
6. rotation latérale
B
SYSTÈME ARTICULAIRE n
La mobilité articulaire varie en fonction de l'âge, du
sexe (la femme et l'enfant ont une souplesse plus grande
que l'homme), et de la pratique des sports.
L'échauffement sportif avant un exercice vigoureux
doit comprendre toutes les articulations intéressées
dans le mouvement.
D 1 CHAÎNES CINÉTIQUES
Le mouvement le plus simple de la vie courante met en
jeu plusieurs articu lations à la fois. Cet enchaînement
des mouvements de plusieurs articulations solidaires
fo rme une chaîne cinétique.
1 1 Les variétés
On distingue deux types de chaînes cinétiques, ouverte
et fermée.
• La chaîne cinétique est dite ouverte si le dernier
segment osseux est libre.
• La chaîne cinétique est dite fermée si le dernier
segment osseux est fixé.
2 1 La valeur fonctionnelle
Plus une chaine cinétique a de degrés de liberté, plus
les mouvements y sont précis et les possibilités fonctionnelles de la chaîne plus grandes. Par contre, la rançon de cette grande liberté sera la fragilité; les luxations
y seront plus fréquentes.
5
3
4
B
45
ANATOMIE GÉNÉRALE
Exemple
• La chaîne formée par le membre supérieur, sans la
prosupination et les doigts, présente 15 degrés de
liberté essentiels (2 degrés pour le poignet, 2 degrés
pour le coude, 3 degrés pour la scapulo-humérale,
3 degrés pour l'acromio-claviculaire, 3 degrés pour
la sterno-claviculaire, 2 degrés (au minimum) pour
la scapulo-thoracique).
46
• La chaîne équivalente du membre inférieur
comporte 6 degrés de liberté ( 1 degré pour la
cheville, 2 degrés pour le genou et 3 degrés pour la
hanche).
• Ainsi la chaîne cinétique du membre supérieur est
plus adaptée au mouvement, et celle du membre
inférieur, à la statique.
D Système ir ~----
Constitué des muscles, ce système forme ~élément moteur du mouvement. On distingue du point
de vue morphologique et fonctionnel :
• les muscles squelettiques : ce sont des muscles striés qui peuvent se contracter sous
l'influence de la volonté. Ils mobilisent en particulier le système squelettique;
• les muscles L;sses : ce sont des muscles non striés qui échappent à l'influence de la volonté.
Ils sont localisés dans les viscères, les vaisseaux et la peau;
• les muscles m;xtes : le muscle cardiaque et les muscles de l'ouïe. Ce sont des muscles striés,
mais indépendants de l'influence de la volonté.
, ' ORGANOGENESE
Les muscles et leurs annexes dérivent du mésoderme 1•
AI MÉSODERME PARA-AXIAL
li se segmente d'abord en somites. Chaque somite se
différencie, de la superficie vers la profondeur, en
2 ---,---
3 __ _...,.._.,....
4 -~--'
------~
6 --"':!:'-1---,,.Wtl
10
FIG. 4.1. Développement du mésoblaste
A. embryon de 4 semaines 6. aorte
B. embryon de S semaines 7. cœlome
1. tube neural 8. tube digestif
dermomyotome (ou dermatome), myotome et
sclérotome (fig. 4.1 et 4.2).
1. Les muscles lisse> de l'iris, les myoépi!héhocytes de la peau et de la
glande mammaire ~nt d'origine ectodermique.
B
111-_,....,i,;..._ ____ 16
-"- --- 17
al.IC-l--&-~-- 8
13. mésoderme somatique
14. partie épi·axiale
15. partie hypo·axiale
2. dermomyotome 9. mésoderme splanchnique 16. matrice cartilagineuse de l'os
3. myotome
4. sclérotome
S. notochorde
10. ombilic
11. bourgeon du membre inf.
12. bourgeon du membre sup.
17. masse dorsale (mm. extenseurs)
18. masse ventrale (mm. fléchisseurs)
47
ANATOMIE GÉNÉRALE
FIG. 4.2. Développement du système musculaire
1. myotomes pré-otiques
2. m~oderme branchial
2--__.. ___ _ 3. myotomes occipiUux
---=,-- 3
- --- Cl
4. myotomes cervicaux
5. myotomes thoraciques
6. myotomes lombaires
SS
C7
Tl
7. myotomes sacro·coccygieos
7 - -=----- -,.IC=-- ---- T12
Sl - - ..;:..,.......:...._
LS
1 1 Les dermomyotomes
lis donnent les muscles cutanés et le derme.
2 1 Les myotomes
a) Les myotomes précl10rdawc ou pré-optiques, situés
en avant des vésicules otiques, donnent les muscles de
l'œil.
b) Les myotomes pamcl1ordauxsont occipitaux el spinaux.
• Les myotomes occipitaux donnent les muscles de la
langue.
• Les myotomes spinaux se divisent en deux parties,
épi-axiale et hypo-axiale:
- la partie tpi-axia/e i donne les muscles extenseurs
du rachis;
- la partie hypo-axiale2 donne les muscles fléchisseurs
du racbis, les muscles antérieurs du cou, du thorax
et de l'abdomen, partiellement les diaphragmes
thoracique el pelvien.
3 1 Les sclérotomes
Des sclérotomes dérivent les fibroblastes, les chondroblastes et les ostéoblastes. ns sont à l'origine du squelette.
BI MÉSODERME INTERMÉDIAIRE
Il donne la musculature lisse des conduits uro-génitaux.
48
Ll
C 1 MÉSODERME DE LA LAME LATÉRALE
JI se différencie en mésodermes branchial, somatique
et splanchnique.
1 1 Le mésoderme branchial
Il donne:
• les muscles masticateurs ( 1 cr arc branchial);
• les muscles de la face (2e arc branchial);
• les muscles du palais, du larynx et du pharynx (3e,
4< et 6• arcs branchiaux).
2 1 Le mésoderme somatique ou pariétal
li donne:
• les muscles périnéaux;
• le diaphragme thoracique partiellement;
• les muscles des membres. Ceux-ci se développent 111
situ à partir du mésenchyme quj entoure l'ébauche
des os des membres.
3 1 Le mésoderme splanchnique ou viscéral
li donne les muscles lisses des appareils digestif, respiratoire, circulatoire et génito-urinaire.
2. Ancirrt. : ~pimèrc, hypom~rc
SYSTÈME MUSCULAIRE
MUSCLES SQUELETTIQUES
Solidaires du squelette, les muscles squelettiques représentent environ 43 % du poids du corps.
A partir de 25 ans, la diminution de la masse musculaire est progressive el continue; elle est de 5 %
entre 20 et 80 ans. Cette réduction est fonction de
l'activité physique.
Al NOMBRE
Outre les 600 muscles constants, il existe de nombreux
muscles inconstants dits accessoires.
BI FORME
Le muscle se compose en général d'un corps, épais,
rouge et contractile, le ventre, et de deux extrémités plus
étroites, blanches et résistantes, les parties tendineuses
(fig. 4.3).
l I Le muscle monogastrique
[( est formé d'un ventre Cl de deux tendons.
FIG. 4.3 Forme des muscles
A. monogastrique
8. digaslrique
C. multifide
1. lendon
2. ventre
A
2 I Le muscle polygastrique
Il possède plus de deux ventres. Ceux-ci peuvent être
successifs (exemple: le muscle digastrique) ou juxtaposés (exemple: le muscle multifide).
3 I Le muscle long
Il présente une longueur nettement supérieure à son
épaisseur et à sa largeur.
4 I Le muscle plat
Il est caractérisé par une longueur et une largeur prédominantes.
5 1 Le muscle court
li est réduit sur toutes ses dimensions.
6 I Le muscle annulaire
Il est circulaire, et cerne souvent un orifice. Exemple :
les muscles sphincter~.
7 1 Autres variétés
Les muscles carré, pyramidal. .. sont semblables à la
figure géométrique homonyme.
2
49
ANATOMIE GÉNÉRALE
C 1 NOMENCLATURE (fig. 4.4)
Le nom des muscles souligne un caractère morphologique ou fonctionnel. Ainsi, cette terminologie
relève:
• soit de la forme (exemple: le muscle trapèze);
• soit du nombre de chefs (exemple: le muscle
biceps);
• soi t du nombre de ventres (exe111ple: le muscle
digastrique);
• soit de la localisation (exemple: le muscle interosseux);
• soit de l'action (exemple: le muscle élévateur de la
scapula);
• soit de ses attaches (exemple: le muscle coracobrachial).
2
2
c
50
D 1 INSERTIONS 3 MUSCULAIRES
Les muscles se fixent par leurs extrémités sur des surfaces très diverses: os, cartilage, derme (muscles peauciers), muqueuse (langue), fascia, arcade fibreuse ...
Cette insertion peut se faire: soit par des fibres charnues
directement, soit par une lame fibreuse étroite, le te11-
do11, soit par une lame fibreuse large, l'aponévrose.
On distingue à un muscle deux insertions, l'origine et
la terminaison.
J. Dans la nomendarure internauonale (TA), l'im.eruon ~t synn·
nymc de terminaison. Conformément à la logique hngubtiquc et J
la tradition fr.Jnçaise, le terme insertion sera réservé pour désigner
toutes les attaches musculaires.
FIG. 4.4. Exemples de nomenclature musculaire
A. selon le nombre de d1ef's : m. biceps brachial
1. chef long
2. chef court
8. selon la forme : m. trapèze
1. origine
2. terminaison
C. selon les attaches : m. coraco·brachial
1. processus coracoïde
2. humérus
1 I L'origine
Elle correspond à l'insertion proximalc,ou celle qui est
proche de l'axe vertébral. Elle représente l'insertion qui
bouge le moins.
Elle est unique ou multiple: dans ce dernier cas, elle
peul donner plusieurs chefs au muscle.
F,xemp/e: le muscle biceps.
2 I La terminaison
Elle correspond à l'insertion distale ou à celle qui est
située loin de la colonne vertébrale. Elle représenlel'insertion qui bouge le plus au cours du mouvement.
E 1 STRUCTURE MACROSCOPIQUE
1 l Le ventre musculaire (fig. 4.5)
• L'unité morphologique el mécanique du muscle est
la fibre m11swlaire. Celle-ci est constituée de myofiFIG .... s. Structure d'un muscle squelettique
A. myofibrilles
B. myocyte
C. faisceau musculaire
1. myofilament.s
2. sattolemme
3. noyau
4. n. moteur
5. vaisseaux
6. epimys1um et foscia
1 · pénmysium
8. endomysium
A
SYSTÈME MUSCULAIRE Il
brilles parallèles, striées transversalement et enveloppée~ par une membrane conjonctive, le sarco-
/emme. Cette enveloppe renferme plusieurs noyaux
périphériques et le sarcoplasme contenant un
pigment rouge, la myoglobine.
• La fibre musculaire est séparée de ses congénères
par un Lissu conjonctif délicat et vascularisé, l'e11clomys111m.
La dystrophie musculaire s'accompagne d'une
dégénérescence de fibre~ musculaires et de l'augmentation du tissu conjonctif.
• Plusieurs fibres sont groupées en faisceaux entourés
par une lame conjonctive, le périmysiwn. Le muscle
est revêtu de l'épi111ysi11111 .
• L'épimysium est en continuité avec le fascia musculaire.
- - 1
B _ ,.
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4
5
51
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