§ Varicelle
- Traitement symptomatique local avec douches ou bains quotidiens avec savon
doux, +/- antihistaminiques sédatifs (HYDROXYZINE, DEXOCHORPHENIRAMINE)
- Lutte contre le risque de surinfection cutanée : désinfection eau et savon, ongles
propres et coupés courts, CHLORHEXIDINE en solution aqueuse en cas de
surinfection
- Antibiotiques en topique : inutiles ; antibiothérapie par voie générale : uniquement
en cas de surinfection cutanée avérée
- CI à l’aspirine et aux AINS (risque de syndrome de Reye)
§ Zona
- Traitement local : douches ou bains quotidiens à l’eau tiède et savon doux,
chlorhexidine en solution aqueuse si surinfection ; pas d’antibiothérapie sauf
surinfection cutanée avérée
- Prise en charge de la douleur
- Traitement antiviral : précoce (72h), par VALACICLOVIR ou FAMCICLOVIR per os 7
jours, possible pour la prévention des douleurs post-zostériennes (âge > 50 ans,
zona étendu, douleurs intenses à la phase aiguë) ou pour prévenir les atteintes
oculaires dans le zona ophtalmique
Toxicité des
traitements
�
§ Principaux traitements : ACICLOVIR pommade, ACICLOVIR IV, VALACICLOVIR PO
(précurseur métabolique de l’aciclovir) ou FAMCICLOVIR PO
§ Risque d’insuffisance rénale aiguë par précipitation de cristaux dans les tubules
rénaux, troubles neuropsychiques (céphalées, vertiges, agitations, confusions voire
encéphalopathie...)
§ Si grossesse, privilégier l’aciclovir
Vaccins
�
§ Vaccin vivant atténué VZV
§ Varicelle : peu d’indications, car souvent immunisation dans l’enfance ; si absence
d’immunisation (sérologie négative), indiqué chez
- Rattrapage chez l’adolescent et la femme en âge de procréer (test de grossesse avant
et contraception efficace un mois après chaque injection)
- Enfants candidats à une greffe d’organe solide
- Personnes au contact de sujets à risque (immunodéprimés)
- Professionnels de santé
- Professionnels au contact de la petite enfance
- Adulte exposé à un cas de varicelle < 72 heures
§ Zona :
- Éviter une réactivation chez le sujet âgé
- Même vaccin que pour la varicelle, mais plus dosé
- Recommandé depuis 2014 par le HCSP chez les 65-74 ans, 1 injection, mais efficacité
modeste (réduction de l’incidence du zona de 50% dans les 3 ans post-vaccination,
efficacité moindre après 70 ans)
- Pour prévenir les douleurs post-zostériennes, il faut vacciner 364 personnes pour
prévenir un cas supplémentaire de névralgie
Vaccins
�
§ Vaccin vivant atténué VZV
§ Varicelle : peu d’indications, car souvent immunisation dans l’enfance ; si absence
d’immunisation (sérologie négative), indiqué chez
- Rattrapage chez l’adolescent et la femme en âge de procréer (test de grossesse avant
et contraception efficace un mois après chaque injection)
- Enfants candidats à une greffe d’organe solide
- Personnes au contact de sujets à risque (immunodéprimés)
- Professionnels de santé
- Professionnels au contact de la petite enfance
- Adulte exposé à un cas de varicelle < 72 heures
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
§ Zona :
- Éviter une réactivation chez le sujet âgé
- Même vaccin que pour la varicelle, mais plus dosé
- Recommandé depuis 2014 par le HCSP chez les 65-74 ans, 1 injection, mais efficacité
modeste (réduction de l’incidence du zona de 50% dans les 3 ans post-vaccination,
efficacité moindre après 70 ans)
- Pour prévenir les douleurs post-zostériennes, il faut vacciner 364 personnes pour
prévenir un cas supplémentaire de névralgie
- Piège (plus fréquent en ophtalmologie) des corticoïdes sur une kératite : toujours penser à la kératite
herpétiforme et à la contre-indication aux corticoïdes
FACTEURS DE RÉCURRENCE D'UN HERPÈS
« MÉRITES »
• MEnstruations
• Réinfections
• Immunodépression/ infection
• Traumatique
• Expo soleil/froid
• Stress
�Coups de pouce du rédacteur :
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
FICHE E-LISA N°169
GÉNÉRALITÉS
Épidémiologie
�
§ 150.000 personnes vivent avec le VIH en France en 2018, environ 6.400 nouvelles
contaminations par an
§ Principaux modes de contamination : rapports hétérosexuels (56%), rapports
homosexuels masculins (40%), usage de drogues par voie IV (2%)
§ Notion de groupes à risque : patients originaires de pays à forte endémie, hommes ayant
des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH), usagers de drogues intraveineuses
§ Baisse du nombre de nouveaux diagnostics annuels du VIH dans tous les groupes à risque
entre 2013 et 2018, sauf pour les HSH
§ 29% des personnes sont diagnostiquées à un stade avancé de la maladie (SIDA ou taux
de LT CD4 < 200/mm3
), taux restant stable au cours des années
Définition
�
§ VIH :
- Membre de la famille des rétrovirus = virus enveloppés à ARN avec capacité de
rétrotranscription en ADN
- Grande variabilité génomique : VIH-1 (le plus répandu) et VIH-2 (Afrique de l’Ouest)
§ Intégration de l’ADN viral double brin dans le génome cellulaire grâce à l'enzyme virale
intégrase du VIH
- Détournement de la machinerie cellulaire au profit du virus, transcription de l’ARN
messager viral
- Traduction de l’ARN messager viral en une polyprotéine virale
- Clivage de la polyprotéine virale par l’enzyme protéase du VIH
- Assemblage d’une nouvelle particule virale
- Bourgeonnement à la surface de la cellule T CD4, mort de la cellule T CD4
=> Réplication intense : environ 1 à 10 milliards de virions produits par jour par une personne
infectée non traitée
Physiopathologie
�
§ Infection chronique, évolution tout au long de la vie de l’individu infecté
§ Cellule cible du VIH = lymphocyte T CD4, cellule à longue demi-vie et capable de se diviser
donc pérennité du virus dans l’organisme (et autres cellules porteuses de récepteurs
membranaires CD4)
§ Premier temps :
- Réplication active dès la primo-infection, constitution d’un réservoir viral intracellulaire (ADN viral intégré dans le génome des cellules hôtes)
- Réponses immunes spécifiques humorales et cellulaires entraînant une réduction
légère du niveau de réplication avec installation d’un état d’équilibre entre l’hôte et le
virus (contrôle de la production virale)
§ Second temps :
- Destruction progressive des LT CD4 directe au fur et à mesure que le virus se multiplie
et indirecte avec activation immunitaire et perte de lymphocytes T CD4
§ Conséquence = SIDA, Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise : définition clinique �;
phase clinique ultime de l’infection, développement d’infections opportunistes, dès que
le taux de LT CD4 est inférieur à 200/mm3
§ Médiane d’évolution entre primo-infection et sida : 10 ans mais grande progression entre
“progresseurs rapides” (2 à 3 ans) et “non-progresseurs”
§ On ne guérit pas à l’heure actuelle du VIH
Item 169 – INFECTION À VIH
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
A RETENIR
§ Charge virale : vitesse d’évolution = plus faible sous traitement
§ Taux de CD4 : distance du terme = plus grande sous traitement
TRANSMISSION ET PRÉVENTION
Modalités de
transmission
�
§ Transmission sexuelle : sperme, sécrétions vaginales
§ Transmission par le sang et ses dérivés :
- Transfusion sanguine et transplantation
- Partage de matériel d’injection contaminé par du sang
- Accident professionnel d’exposition au sang
§ Transmission mère-enfant :
- Période périnatale primo-infection pendant la grossesse
Prévention
combinée
�
§ Méthodes comportementales :
- Campagnes d’information
- Promotion de l’utilisation du préservatif
- Mise à disposition et promotion de l’utilisation de matériel stérile à usage unique pour
les UDIV, mise à disposition et promotion des traitements de substitution aux opiacés
- Mesures de précaution universelles vis-à-vis du risque professionnel d’exposition au
sang
§ Dépistage : situations justifiant la prescription d’une sérologie VIH
- Populations à risque :
• HSH (tous les 3 mois)
• Migrants d’Afrique subsaharienne
• Population des départements français d’Amérique et des autres Caraïbes
• UDIV
• Population en situation de précarité
• Travailleurs/Travailleuses du sexe
- Dépistage ciblé : suspicion ou diagnostic d’IST ou d’infection par le VHC, suspicion ou
diagnostic de tuberculose, projet de grossesse et grossesse en cours, 1ère prescription
de contraception, viol, entrée en détention ou en cours d’incarcération, don de sang
et d’organes
- Population générale : au moins une fois dans la vie entre 15 et 70 ans
- Possible dans un parcours de soins coordonné par le médecin référent ou à l’initiative
du patient dans un CeGIDD.
§ Prophylaxie pré-exposition (PrEP) :
- Commencement du traitement juste avant l’exposition, poursuite tant qu’on est
exposé, arrêt quand on est plus exposé
- Personnes VIH négatives ayant des rapports sexuels non systématiquement
protégés par préservatif
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
§ Treatment as Prevention (TasP) :
- Une personne séropositive pour le VIH, traitée par antirétroviraux efficaces, avec une
charge virale indétectable depuis au moins 6 mois, ne transmet pas le virus à ses
partenaires sexuels, y compris en l’absence de préservatif �
§ Traitement post-exposition
§ Prévention de la transmission de la mère à l’enfant :
- Proposer une sérologie VIH à toute femme enceinte ou ayant un projet de grossesse
- Proposer une sérologie au 6ème mois de grossesse en cas de prise de risque en cours
de grossesse
- Penser à dépister le partenaire
- Surveillance mensuelle de la CV pour qu’elle soit indétectable au moment le plus
important = l’accouchement
- Traitement prophylactique systématique du nouveau-né par antirétroviraux pour 2
à 4 semaines
- Allaitement maternel proscrit
HISTOIRE NATURELLE
Évolution spontanée en 3 phases en l’absence de traitement, réplication active du virus et diminution du
nombre de LT CD4
Phase aiguë =
Primo-infection
�
§ 10 à 15 jours après la contamination, durée médiane de 2 semaines
§ Phase de réplication intense du VIH à risque de transmission secondaire très élevé :
établissement du réservoir viral, apparition de la réponse immune, présence d’anticorps
définissant la séropositivité
§ Asymptomatique (ou pauci-symptomatique) dans 50% des cas
§ Si symptomatique : syndrome pseudo-grippal
§ Quand y penser :
- Signes cliniques (50% des cas), peu spécifiques : fièvre (90%), syndrome pseudogrippal persistant > 7 jours, asthénie, polyadénopathies, pharyngite, angine, éruption
maculopapuleuse +/- généralisée, ulcérations génitales ou buccales, signes digestifs,
manifestations neurologiques (syndrome méningé avec méningite lymphocytaire,
troubles encéphalitiques, mononévrite ou polyradiculonévrite)
- Signes biologiques aspécifiques : thrombopénie (75%), leucopénie (50%),
lymphopénie ou hyperlymphocytose avec syndrome mononucléosique, cytolyse
hépatique
- Toute éruption fébrile chez un adulte jeune doit faire réaliser un dépistage VIH
- Tout tableau fébrile/altération de l’état général inexpliqués doit conduire à proposer
et réaliser un dépistage VIH
Phase
chronique
�
§ Peut durer plusieurs années, très longtemps asymptomatique
§ Risque de transmission aux partenaires en absence de diagnostic et de traitement
§ Creusement du déficit immunitaire avec diminution du taux des LT CD4 sanguins,
réplication virale plus ou moins importante
§ Après la phase strictement asymptomatique : symptômes évocateurs de début
d’immunodépression
- Manifestations cutanéo-muqueuses : herpès récidivant, voire chronique, dermite
séborrhéique, candidose buccale ou génitale...
- Manifestations générales : fièvre inexpliquée, sueurs nocturnes abondantes,
altération de l’état général, diarrhées
- Signes biologiques inconstants : leuconeutropénie, thrombopénie,
hypergammaglobulinémie polyclonale
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Stade SIDA
�
§ Ensemble des maladies opportunistes majeures apparaissant lorsque l’immunodépression
induite par le VIH progresse (habituellement lorsque LT CD4 < 200/mm3
) ; définition
clinique
§ Forte réplication virale, déficit immunitaire profond
§ Restauration immunitaire : fondamentale pour le contrôle de ces maladies, passe par le
traitement
Un patient ayant eu une infection opportuniste classant SIDA restera définitivement au
stade SIDA, même si le traitement permet la restauration de son immunité (fonctions
immunitaires des LT CD4 définitivement altérées) �
Principales
infections
�
§ Taux de CD4/µL > 200 :
- Candidose orale
- Tuberculose
- Pneumopathie à pneumocoque
- Salmonellose non typhique
- Herpes, condylomes, zona
§ De 200 à 100 : complications ci-dessus et
- Candidose œsophagienne
- Pneumocystose pulmonaire
- Toxoplasmose cérébrale
§ < 100 : complications ci-dessus et
- Rétinite à cytomégalovirus
- Cryptococcose neuroméningée
- Leucoencéphalite multifocale progressive LEMP
- Mycobactérioses atypiques
1.Toxoplasmose cérébrale à gauche sur IRM T1 injectée : Prise de contraste
périphérique et centre nécrotique (cocarde)
2. Atteinte alvéolo-interstitielle d’une pneumocytose pulmonaire
§ Ne pas oublier les tumeurs “classant SIDA” : le plus souvent viro-induites ; maladie de
Kaposi (HHV8), cancer du col utérin (HPV), lymphomes (EBV)
Histoire naturelle et
principales
infections
opportunistes selon
le taux de
lymphocytes T CD4
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
MALADIES ASSOCIÉES AU VIH HORS INFECTIONS OPPORTUNISTES
Infections
associées au
VIH
�
§ Pneumopathies bactériennes :
- Streptococcus pneumoniæ
§ Infections digestives :
- Salmonelles non typhiques
- Récurrence de bactériémie à Salmonella enteritica sérotype non typhi classe SIDA
§ Infections sexuellement transmissibles :
- Syphilis, gonococcie, Chlamydia trachomatis, HPV...
§ Co-infections par les virus des hépatites B et C
Pathologies non
infectieuses
associées au
VIH
�
§ Cancers classant SIDA
- Lymphomes malins non hodgkiniens
- Maladie de Kaposi
- Cancer du col utérin
§ Cancers non classant SIDA :
- Fréquence plus élevée que dans la population générale : Hodgkin, cancer bronchique,
cancer du canal anal, hépatocarcinome si co-infection VHB ou VHC...
- Rôle des co-facteurs, fréquemment présents : co-infection VHB/VHC, tabac, HPV...
AFFECTIONS NEUROLOGIQUES CHEZ UN PATIENT VIH
GÉNÉRALITÉS �
• Les complications neurologiques sont fréquentes touchant à la fois le SNC, le SNP et les muscles.
• Ces complications sont possibles à tous les stades de la maladie et en particulier au stade SIDA.
• Les troubles neurologiques peuvent être liés directement au VIH, à des infections opportunistes, à un
lymphome ou secondaire à une toxicité médicamenteuse.
• Atteintes neurologiques principales : toxoplasmose, tuberculose, cryptococcose.
�L’atteinte du SN peut être touché à tout moment de l’évolution, conséquence directe de l’infection ou le plus
souvent conséquence du déficit immunitaire, de lésions dégénératives ou toxiques.
ATTEINTE DU SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE
Les anomalies histologiques d’atteinte de SNP sont quasi constantes au stade SIDA.
Polyradiculonévrites aiguës
�
§ Les polyradiculonévrites peuvent se voir à des stades très variables mais
principalement au stade précoce.
§ Clinique : comparable au syndrome de Guillain Barré avec atteinte motrice bilatéral et
symétrique et aréflexie tendineuse.
§ Il existe une réaction inflammatoire dans le LCS avec hypercystose et
hyperprotéinorachie
§ TTT : corticothérapie
Polyneuropathies
axonales
distales
�
§ Les polyneuropathies axonales distales surviennent à un stade avancé du déficit
immunitaire
§ TTT : antirétroviraux
§ � Toujours rechercher une origine toxique médicamenteuse surtout si taux de CD4
élevé.
Mononeuropathies
�
§ Les mononeuropathies s’observent à un stade précoce avec une évolution favorable le
plus souvent.
§ Touchent les nerfs périphériques (ulnaire, fibulaire, tibial) et les nerfs crâniens (facial).
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Polyradiculoneuropathies et
myéloradiculopathies
�
§ Les poly-radiculopathies et les myélo-radiculopaties responsables d’une paraplégie
hyporéflexie associée à des troubles sensitifs et sphinctériens, parfois liées au CMV,
justifient un TTT en urgence, en raison des risques de nécrose des racines et de la moelle
spinale.
MYOPATHIES
§ Les myopathies peuvent être observé à tous les stades de l’infection VIH.
§ Clinique : polymyosite proximale, faiblesse musculaire, douleurs, difficultés à la marche avec chutes
possibles.
§ Diagnostic : Augmentation des enzymes musculaires, syndrome myogène à l’EMG et à la biopsie musculaire.
ATTEINTE DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL
Complications liées au VIH lui-même
Généralités
�
§ Surviennent le plus souvent dans un contexte de déficit immunitaire sévère avec taux
de CD4 < 200/mm3
.
§ Clinique évocatrice d’une atteinte du SNC :
- Céphalées
- Syndrome méningé
- Syndrome neurologique focal
- Encéphalite
- Troubles de la marche
- Troubles cognitifs
� : Une céphalée inhabituelle chez un patient VIH doit faire suspecter une complication
neurologique centrale et faire pratiquer une imagerie + analyse du LCS.
Méningite
aseptique
�
§ Clinique : céphalées, fièvre, syndrome méningé, atteinte des nerfs crâniens possibles
(atteinte des nerfs V, VI, VII +++)
§ LCS : réaction lymphocytaire et hyperalbuminorachie
Elle doit être distinguée de la méningite à cryptocoque et de la méningite tuberculeuse qui
relèvent d’un traitement spécifique.
Encéphalopathie
�
§ Survient lors d’une primo-infection mais le plus souvent en l’absence de TTT
antirétroviral chez des patients ID avec taux de CD4<200/mm3.
§ Diminution de l’incidence depuis l’introduction des TTT antirétroviraux.
§ Physiopathologie : invasion du parenchyme cérébrale par des cellules mononuclées
infectées en provenance du sang périphérique. Le VIH va alors infecter les cellules
microgliales et les astrocytes. Ni les neurones, ni les oligodendrocytes ne sont
directement infectés par le VIH.
§ Clinique : début insidieux avec syndrome dépressif, trouble mnésique, ralentissement
idéo-moteur, trouble de la concentration et de l’attention.
A un stade plus avancé : syndrome démentiel sous cortical, troubles cognitifs avec
apathie, indifférence et isolement.
§ IRM : atrophie cérébrale, signes de démyélinisation avec atteinte sous corticale de la SB.
§ LCS : le plus souvent normal.
§ TTT : antirétroviraux qui diffusent à travers le LCR.
Myélopathie
�
§ Myélite aigüe rare.
§ Myélite chronique fréquente : il s’agit d’une myélopathie vacuolaire qui survient à un
stade tardif de la maladie.
§ Clinique : déficit moteur des MI avec évolution vers une paraparésie spastique avec des
troubles sensitifs modérés et des troubles sphinctériens.
§ Diagnostic différentiel : Zona, herpès, CMV, toxoplasmose, lymphome.
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
FICHE E-LISA N°299
GÉNÉRALITÉS
Définitions
�
§ Tumeur primitive de l’encéphale = intra axiale, développée à l’intérieur de l’encéphale
(cerveau, TC, cervelet). Ex : glioblastome
§ Tumeur primitive des annexes = extra-axiale, développée à partir des méninges et PC. Ex :
méningiome et schwannome/neurinome du nerf vestibulaire
§ Tumeur secondaire = métastase, issue de la dissémination intracrânienne d’un cancer
Avec une incidence de 6.000 cas/an, on observe une prédominance Masculine (x 1,3-1,8) pour
les tumeurs primitives sauf pour les Méningiomes où la prédominance est féminine.
Neuropathologies
�
§ Le diagnostic repose sur l’analyse histologique d’un fragment tumoral obtenu par biopsie
chirurgicale ou lors d’un geste d’exérèse.
§ La classification utilisée est celle de l’OMS qui distingue les tumeurs en fonction de leur
cellule d’origine, de leur grade de malignité et la présence d’anomalies chromosomiques
ou moléculaires dans les cellules tumorales.
Particularités chez
l’enfant
�
§ Les tumeurs du SNC sont les plus fréquentes des tumeurs solides de l’enfant
§ Il s’agit du deuxième cancer (20%) derrière les leucémies (30%)
§ Les tumeurs les plus fréquentes sont :
A l’étage sous tentoriel : les gliomes diffus du TC, les astrocytomes pilocytiques
A l’étage sus-tentoriel : les gliomes et les craniopharyngiomes
Principaux types
et localisations
�
§ Tumeur bénigne, généralement bien circonscrite, d’évolution lente et de bon pronostic (ex :
méningiome)
§ Tumeur maligne = cancer, rapidement évolutive et de plus mauvais pronostic (ex :
glioblastome)
§ Topographie :
- Supra tentorielle = « au-dessus de la tente du cervelet » (environ 80% des cas chez
l’adulte)
- Infra tentorielle = « en-dessous de la tente du cervelet » (environ 20% des cas chez
l’adulte)
à Répartition hétérogène des différents types histo au sein de ces deux groupes +++
Variétés histologiques les plus fréquentes :
1. Métastases
2. Gliomes (8/100.000/an)
3. Méningiomes (5/100.000/an)
4. Adénomes hypophysaires (5/100.000 habitants/an)
DIAGNOSTIC
Signes cliniques
évocateurs d’une
TIC
�
1. Syndrome d’hypertension intracrânienne (HTIC) = conséquence de l’augmentation
d’un/plusieurs volume(s) dans une enceinte inextensible (crâne) : tumeur ± œdème
vasogénique péri-tumoral ± hydrocéphalie (obstacle à la libre circulation du LCS) ± saignement
intratumoral.
Symptômes souvent progressifs, parfois brutal si hémorragie ou poussée œdémateuse :
- Céphalées inhabituelles, diffuse en casque ou Bitemporale, d’aggravation progressive,
mal calmées par les antalgiques usuels. Dans la forme typique, aggravation en fin de
nuit/le matin ou lors d’effort glotte fermée, (Valsalva, donc augmenté à la toux et
défécation), mais soulagées par les vomissements
Item 299 – TUMEURS INTRACRÂNIENNES
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
- Vomissements « en jets », faciles, soulageant temporairement les céphalées, plutôt le
matin
- Parésie du VI, sans valeur localisatrice +++ à strabisme convergent + diplopie
horizontale
- BAV par souffrance du NO lors de l’HTIC, à risque de cécité en cas d’atteinte prolongée.
FO : œdème papillaire bilatéral de stase ; TDMc : dilatation de la gaine des nerfs optiques
- Complications évolutives :
• Ralentissement psychomoteur, troubles de la vigilance
• À terme, engagement cérébral conduisant au décès
2. Déficits neuro focaux :
§ Fonction de la localisation (lobe occipital à HLH, lobe frontal à hémiparésie contro-L…)
§ Installation progressive avec aggravation typique « en tâche d’huile »
§ Plus fréquents dans les tumeurs d’évolution rapide
3. Épilepsie :
§ Révélatrice de 20-40% des cas
§ Crises focales / partielles de sémiologie localisatrice +++, ou d’emblée généralisées
§ Plus fréquente en cas de tumeur à contact cortical et d’évolution lente : gliome de bas
grade de malignité, méningiome
§ Toute 1ère crise comitiale doit faire réaliser d’emblée IRMc + EEG
4.Troubles cognitifs :
Syndrome confusionnel ou démentiel progressif sur quelques semaines en cas de lésions multiples
(métastases) ou étendues (gliome infiltrant ou lymphome cérébral).
5.Troubles de l’équilibre et atteinte des nerfs crâniens :
§ Ataxie cérébelleuse : tumeur du cervelet
§ Atteinte multiple des nerfs crâniens : tumeur du TC
6. Troubles endocriniens :
§ Tumeur de la région sellaire : adénome hypophysaire, craniopharyngiome
§ Hypersécrétion à sd de Cushing, acromégalie, hyper-PRL avec aménorrhée/galactorrhée
§ Insuffisance anté et/ou post-hypophysaire à hypothyroïdie, diabète insipide…
Imagerie
�
La réalisation d’une IRM cérébrale sans et injection de gadolinium, est systématique en cas de
suspicion de tumeur cérébrale et a supplanté le scanner cérébrale. Elle permet :
§ Localiser le processus expansif
§ Préciser ses caractéristiques
§ Diagnostiquer les complications évolutives de la tumeur
§ Définir la qualité de l’exérèse tumorale et la suite de la stratégie thérapeutique.
Principaux types
histo et
associations
�
Méningiome :
§ Souvent bénin, grade 1 OMS
§ Développé à partir des cellules arachnoïdiennes
§ Sex ratio : prédominance féminine, pic
d’incidence = 50-70 ans
§ Genèse favorisée par la prise de certains
progestatifs (acétate de cyprotérone)
§ Possibilité de localisations multiples
(méningiomatose), en association avec
d’autres TIC (ex : schwannomes) dans le cadre
de la NF2 (phacomatose)
§ IRM : tumeur extra-parenchymateuse bien
circonscrite à base d’implantation durale avec
épaississement dural au contact = signe de la
« queue de comète » ; réhaussement
homogène en IV+ IRM T1 + Gadolinium : méningiome
pariéto-occipital gauche
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
§ TTT = chir +++ dans les formes symptomatiques ou montrant une évolutivité radiologique,
sinon simple surveillance
Adénome hypophysaire :
§ Sécrétant (prolactinome, adénome à GH, LH/FSH, ACTH ou TSH) ou non
§ Révélation clinique :
- Syndrome endocrinien, par hypersécrétion hormonale ou insuffisance de sécrétion
- Syndrome de masse, avec céphalées et compression du chiasma (hémianopsie
bitemporale typique +++)
- Apoplexie hypophysaire (rare)
§ TTT chir en 1ère intention, sauf pour le prolactinome = agonistes dopaminergiques
§ Penser à la substitution des déficits endocriniens +++ (hydrocortisone, lévothyrox…)
Gliomes :
§ Développement à partir des cellules de la glie : astrocytome, oligodendrogliome…
§ 4 grades selon la classification de l’OMS :
1. Grade 1 = bénin
2. Grade 2 = bas grade de malignité (progression inéluctable vers grade 3 et 4)
3. Grades 3 et 4 = haut grade de malignité
§ 2 sous-types de glioblastome :
1. Primaire (de novo)
2. Secondaire = transformation d’un gliome de
bas grade de malignité au cours de son
évolution : sujets plus jeunes
§ Facteurs de bon pronostic du glioblastome (grade 4) :
- Âge < 70 ans
- État général et neuro préservé (Karnofsky > 70%)
- Résection chir de bonne qualité
- Biologie moléculaire : mutation d’IDH (=
glioblastome secondaire) ; méthylation du
promoteur du gène de la MGMT à sensibilité
à la chimiothérapie
IRM sagittal T1 et coronal T2 : Adénome hypophysaire
IRM T2 : Astrocytome diffus (grade II)
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Grade Pic
incidence Topographie Sémio IRM TTT Pronostic
Gliome
de bas
grade
1 < 20 ans Infratentorielle
Mixte
kyste/solide
Réhaussement
IV+
Chir Guérison
2 20-40 ans Supratentorielle
Hyper-T2/HypoT1
Sans
réhaussement
Chir +/-
radio/chimio
Progression
à grade 3-
4
Gliome
de
haut
grade
3 30-50 ans Supratentorielle
Hyper-T2/HypoT1
Réhaussement
IV+
Chir +/-
radio/chimio
Progression
à grade 4
4 60-70 ans Supratentorielle
Nécrose
Réhaussement
IV+ hétérogène
Chir + radiochimio
(protocole
de Stupp)
Extension
rapide
Survie glob
= 15 mois
Métastases :
§ Origine principale = cancer à tropisme neuro : CBP, mammaire et mélanome +++ (puis rein
et CCR)
§ IRM : tumeur(s) unique ou multiples, localisation cortico-sous-corticale, rehaussement
hétérogène après IV+ avec aspect en cocarde (nécrose centrale et contraste périph),
œdème péri-tumoral +++, révélation hémorragique (métastases de mélanome et cancer du
rein)
§ Traitement selon le nombre, la localisation et le volume de métastase(s) : chir d’exérèse,
radiothérapie focale (conformationnelle ou stéréotaxique) ou panencéphalique, TTT
systémiques…
TDM IV-, IRM T1 + gadolinium, FLAIR : Glioblastome frontal gauche
MÉTASTASE CÉRÉBRALE : a- IRM séquence T2, b- séquence T1 + gadolinium, c- diffusion b1000, dcartographie ADC. Noter l'accélération de diffusion sous forme d'un hyposignal (c) et de valeurs hautes
de coefficient de diffusion (hypersignal, d).
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Sous-types plus
rares et
associations
�
Neurinome = schwannome :
§ Développé à partir des cellules de Schwann des nerfs crâniens/périph
§ Bénin dans l’immense majorité des cas
§ Sporadique ou dans le cadre de la NF2 (phacomatose)
§ Localisation préférentielle = nerf vestibulaire +++ (cf. ORL)
§ IRM : tumeur IV+ homogène, naissant dans le conduit auditif interne (schwannome
vestibulaire)
Épendymome :
§ Développé à partir des épendymocytes des ventricules à localisation intra-ventriculaire,
souvent supra tentorielle chez l’adulte (contrairement à l’enfant)
§ Atteinte préférentielle de l’enfant +++, parfois chez l’adulte jeune
§ IRM : morphologie poly-lobulée, IV+ intense, seule lésion dans le 4ème ventricule
§ Bénin (grade 1 ou 2 OMS) vs plus rarement malin (grade 3 OMS)
Médulloblastome :
§ Tumeur embryonnaire maligne (grade 4 OMS)
§ Localisation infra-tentorielle = vermis médian du cervelet +++
§ Atteinte préférentielle de l’enfant, parfois chez l’adulte jeune
§ IRM : IV+ hétérogène bien limitée, Nécrotique, infiltrante
§ Possible dissémination métastatique dans le LCS → IRM panmédullaire IV+
systématique +++
Hémangioblastome :
§ Tumeur vasculaire bénigne
§ Sporadique ou dans le cadre de la maladie de Von Hippel–Lindau (phacomatose)
§ Localisation préférentielle dans le cervelet +++, ou la moelle épinière
§ IRM : aspect mixte kystique/solide, avec nodule mural fortement rehaussé après IV+
§ Biologie : polyglobulie 2ndaire, rare mais très évocatrice du diagnostic (sécrétion tumorale
d’EPO)
Lymphome cérébral primitif :
§ Lymphome de type B diffus à grandes cellules (90%)
§ Primitif = en dehors de toute autre localisation systémique
• Rare, plutôt chez le sujet > 60 ans et ID (VIH, greffe d’organes…) mais le + souvent chez
l’Immunocompétent
§ IRM : tumeurs volontiers plurifocale et de localisation périventriculaire avec un aspect
« floconneux » (IV+ intense et homogène en boule de neige)
Craniopharyngiomes :
§ Tumeur hypophysaire résultant de l’épithélium pharyngé de la poche de Rathke.
§ Plus fréquent chez l’enfant que chez l’adulte
§ Lésions supra-sellaire généralement calcifiée.
Stratégie
d’utilisation de
l’imagerie
�
No comments:
Post a Comment
اكتب تعليق حول الموضوع