§ Minorité (10-15%) de formes oculaires isolées après 2 ans, mais atteinte limitée aux muscles
oculomoteurs par la suite. � Distinction myasthénie oculaire vs symptômes oculaires très
fréquents(50%) au début de la maladie, suivis de la généralisation : 2 ans d’évolution pour poser
le diagnostic de forme oculaire dont la problématique est fonctionnelle +++.
§ Caractéristiques associées à cette forme :
- Plutôt H > 40 ans
- Thymome rare
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
- ENMG souvent négatif (couples nerfs-muscles oculaires non testés), AC absents dans 50%
des cas
- Mauvaise réponse au TTT par anticholinestérasiques
§ Formes avec anti-MuSK à atteinte bulbaire plus fréquente avec atrophie (muscles de la langue)
+ crises fréquentes et graves +++. Caractéristiques associées à cette forme :
- Plutôt F
- Jamais de pathologie thymique associée
- ENMG souvent négatif (couples nerfs-muscles oculaires non testés)
- Mauvaise réponse au TTT par anticholinestérasique ; mais efficacité du Rituximab +++ et
des échanges plasmatiques pour les crises (meilleurs que les Ig IV)
§ Myasthénie gravidique (au cours de la grossesse) : risque élevé d’aggravation de la myasthénie
au T1 puis dans les 1ères semaines du post-partum (30-40% des patientes)
§ Myasthénie néonatale = transitoire, ~20% des enfants de mère malade par transfert des AC à
symptômes très précoces (quelques heures – J3) et souvent légers : hypotonie, troubles de la
succion vs sévères parfois : troubles respiratoires et de la déglutition. PEC à régression
complète en 3 mois.
� Pas de corrélation entre la sévérité de la myasthénie maternelle et le risque de myasthénie
néonatale.
Risques évolutifs
�
Évolution chronique et imprévisible, émaillée de poussées/rémissions irrégulières avec 2
complications :
§ Crises myasthéniques, pouvant engager le pronostic vital (tbs respi et de déglutition) à
hospitalisation en réa pour les crises sévères. Signes de gravité : encombrement, dyspnée au
moindre effort/orthopnée, toux non efficace, fausses routes, faiblesse musculaire intense.
Facteurs déclenchants à rechercher : prise d’un TTT CI, post-partum, infection, chir…
§ Crise cholinergique (surdosage en TTT) = aggravation respi et motrice avec signes
cholinergiques : fasciculations diffuses, crampes, tbs dig (nausées, vomissements, diarrhée),
myosis, bradycardie à réa nécessaire également. � Le surdosage n’implique pas l’efficacité :
les 2 complications peuvent s’associer !
Traitement
de fond
�
TTT sympto = anticholinestérasiques en 1ère intention avec amélioration transitoire des symptômes
musculaires par de l’action de l’ACh au niveau de la membrane post-synaptique (blocage réversible
de l’ACh-estérase). 2 molécules PO :
§ Pyridostigmine (Mestinon ®) : action de 4h
§ Ambémonium : action de 4-6h
� Efficacité moindre voire intolérance dans les formes anti-MuSK.
Posologie jusqu’à dose optimale, adaptée selon l’activité et la fatigabilité du patient : 6-8 cp/j en
3 ou 4 prises. Forme LP de la pyridostigmine administrable au coucher si symptômes matinaux (tbs
de la déglutition ++).
EI muscariniques : diarrhée, DA, hypersécrétion (salive, bronche), fasciculations, crampes ; et risque
de survenue de crise cholinergique en cas de surdosage, ++ si forme décompensée avec
hypersécrétion bronchique, fasciculations, crampes et de la faiblesse musculaire.
Traitement étiologique :
§ Thymectomie toujours indiquée en cas de thymome, effet bénéfique sur l’évolutivité de la
maladie chez le sujet < 40 ans porteur d’une hyperplasie thymique mais opération à distance des
poussées. Bénéfice inconstant et retardé (> 6 mois).
§ CTC : prednisone 1 mg/kg/j 4-6 sem dans la forme généralisée avant ¯ progressive, débutée en
hospit (risque d’aggravation transitoire dans les 15j). Réponse rapide sous 1 mois de TTT. CTC
possible à 0,5 mg/kg dans la forme oculaire rebelle aux anticholinestérasiques.
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
AZA = IS le + prescrit. Effet retardé (1,5-3 mois) et EI hémato (leucopénie, risque en cas de déficit
TPMT) + dig (hépatite) à surveillance bio. Association fréquente avec les CTC au départ (3 mois) à
potentialisation des effets des 2 TTT.
MM = alternative possible d’efficacité voisine mais CI par la grossesse.
Autres IS efficaces mais avec des EI limitant leur indication aux formes CTC-résistantes : MM,
rituximab, ciclosporine, tacrolimus, éculizumab (anti-C5).
Remise d’une carte avec la liste des médicaments CI :
MÉDICAMENTS CONTRE-INDIQUÉS
CONTREINDICATION
ABSOLUE
§ Antibiotiques
- Aminosides
- Cyclines
- Bacitracine, colimycine, polymyxine...
§ Bêtabloquants
§ Anesthésiques
- Curarisants
- Dantrolène
§ D-pénicillamine
§ Antiépileptiques
- Phenytoïne
- Diphénylhydantoïne
- Triméthadione
§ Quinine et ses dérivés (chloroquine)
§ Antiarythmiques la (quinidine, procaïnamide
CONTREINDICATION
RELATIVE
§ Neuroleptiques
§ Carbamazépine
§ Benzodiazépines
§ Verapamil
§ Lithium
§ Progestérone
Vaccinations : le retentissement sur la myasthénie est mal documenté. La vaccination contre la
poliomyélite, le tétanos et la grippe n’entraine pas d’aggravation lorsque la myasthénie est bien
contrôlée.
Les vaccins vivants sont CI chez les patients sous corticoïdes ou immunosupresseur.
Traitement
de la crise
�
2 types de TTT possibles pour la crise, d’efficacité similaire et tjrs associés au TTT de fond :
1. Ig IV 1 g/kg
2. 2 ou 3 séances d’échanges plasmatiques sur 7-10 j
Stratégie
thérapeutique
�
Choisie selon l’âge, la présence de thymome, la gravité de la maladie (score myasthénique et
gravité respiratoire : CVF < 40%, dyspnée, toux inefficace…) :
§ TTT anticholinestérasique chez tous les patients en tenant compte des CI
§ Thymectomie systématique si indiquée (thymome, forme généralisée du sujet jeune)
§ CTC et/ou AZA en 1e intention (en hospit) dans les formes sévères
§ Poussée sévère à mesures de réa (SNG, assistance ventilatoire) + plasmaphérèse ou Ig IV en
plus des IS
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
FICHE E-LISA N°99a
GÉNÉRALITÉS
Définitions
�
§ Céphalée = douleur de la tête, au-dessus de la nuque et de la ligne orbito-méatale
§ Algie faciale = douleur de la tête, en dessous de la ligne orbito-méatale, en avant du pavillon de
l'oreille et au-dessus du cou
§ Céphalées et algies faciales primaires = maladies neuro liées à la mise en jeu spontanée des
systèmes nociceptifs crâniens en l'absence d'autre cause. Étiologies les plus fréquentes =
migraine, céphalée de tension et algie vasculaire de la face qui évoluent par crises, dont le
symptôme principal = douleur crânienne et/ou faciale, de diagnostic basé sur les critères ICHD.
§ Céphalées et algies faciales 2ndaires = symptomatiques de causes diverses, générales, neuro ou
locales (dents, sinus, yeux...), évoquées devant une douleur crânienne et/ou faciale récente et
inhabituelle ; cédant généralement après TTT de la cause
§ Neuropathies crâniennes douloureuses = douleurs strictement localisées au territoire sensitif
d'un nerf facial (V, VII bis, IX) ou crânien (grand nerf occipital), comprenant les névralgies (à type
de décharge électrique) et les douleurs neuropathiques (à type de brûlure continue) ; 2ndaires
(symptomatiques) ou idiopathiques.
Épidémiologie
�
Dans le monde, 50-75 % des adultes ont eu au moins une céphalée dans l’année : migraine ou
céphalée de tension dans la majorité des cas.
§ Céphalée de tension = céphalée 1aire la plus fréquente, décrite comme une pression bilatérale
sur le crâne sans signe associé, résultant du stress et d’une sensibilité accrue des muscles
crâniens et cervicaux :
- Épisodique (< 15 jours par mois) : 50-70% de la population selon les pays
- Chronique (≥ 15 jours par mois) : 1-2% des adultes
- Début fréquent à l’adolescence, sex-ratio = 3F/2H
- Aggravée par la surconsommation d'antalgiques
§ Migraine = céphalée 1aire évoluant par crises longues (> 4h) avec nausées et
photophobie. Maladie génétique des structures de contrôle de la nociception. Prévalence
mondiale de ~15 % soit 1 milliard de personnes.
- Épisodique (< 15 jours/mois) : 12% des adultes, avec un pic entre 35 et 39 ans, 30% des
femmes et 15% des hommes affectés dans cette tranche d'âge
- Chronique (≥ 15 jours/mois) : 2% des adultes en France
- Début fréquent à la puberté, sex-ratio = 2F/1H
- Caractère familial (génétique), et responsable d'un handicap considérable
§ Algie vasculaire de la face (AVF) = céphalée 1aire rare et très invalidante évoluant par crises
courtes (< 4h), très intenses, strictement unilatérales, avec signes dysautonomiques par mise
en jeu du système trigéminovasculaire et du réflexe trigémino-parasympathique
- 1 personne sur 1.000
- Début chez l'adulte jeune (vers 30 ans), sex-ratio = 4-5H/1F
- Forme épisodique et forme chronique
- À distinguer de la névralgie du trijumeau et des autres algies faciales rares
§ Céphalée par abus médicamenteux : conso excessive de TTT de crise (automédication ou PEC
inadaptée) à risque d’aggraver la céphalée 1aire initiale et favoriser le passage en migraine
chronique ou en céphalée de tension chronique. Céphalée par abus médicamenteux = 1-5% des
adultes selon les pays. Pour la prévenir, il est fortement recommandé de :
- Limiter à 8 jours par mois la prise de TTT de crise
Item 99 – MIGRAINE, NÉVRALGIE, ALGIE DE LA FACE
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
- Ne pas prescrire d’opiacés dans les céphalées et algies faciales 1aires, car exposent au double
risque de céphalée par abus médicamenteux et d'addiction
Impact important, individuel et sociétal, des céphalées primaires. Dans le monde, < 50% des
personnes souffrant de céphalées reçoivent un diagnostic précis et un TTT adéquat.
2 points-clés :
§ Selon l’OMS, les céphalées primaires sont sous-estimées, peu reconnues et insuffisamment
traitées partout dans le monde
§ Migraine = maladie neurologique la plus invalidante.
DIAGNOSTIC POSITIF
Écarter une
céphalée 2ndaire
�
À l’interrogatoire, rechercher toute céphalée « aiguë », récente et inhabituelle, à considérer comme
2ndaire et explorer rapidement. Un diagnostic de céphalée primaire ne doit pas être posé lors du
premier épisode.
Systématiquement explorer les drapeaux rouges :
§ Céphalée brutale/en coup de tonnerre à Hémorragie sous-arachnoïdienne
§ Céphalée avec aura migraineuse atypique à AIT, AVC, épilepsie…
§ Trauma crânien à HSD
§ Céphalée progressive à Processus expansif intracrânien
§ Céphalée posturale à HTIC ou hypotension intracrâniennes
§ Céphalée à la toux, l’éternuement, l’effort à Processus expansif intracrânien
§ Céphalée + amaigrissement, tbs mnésique, déficit neurologique focale, altération de la
conscience, âge > 50ans à Céphalée 2ndaire
§ Fièvre inexpliquée à Méningite
§ Raideur de nuque à Méningite, HSA
Préciser la
céphalée 1aire
�
Une fois établi que le patient consulte pour des céphalées habituelles et anciennes (> 3 mois, souvent
bien plus longtemps), leurs caractéristiques permettent le diagnostic. Profil temporel très
important :
§ Céphalée < 15 j/mois : principales causes = migraine épisodique et céphalée de tension
épisodique
§ Céphalée ≥ 15 j/mois : céphalée chronique quotidienne (CCQ). On distingue les :
- CCQ de courte durée (crises < 4h) : algie vasculaire de la face, névralgie du trijumeau
- CCQ de longue durée (> 4h) : migraine chronique ou, plus rarement, céphalée de tension
chronique, avec ou sans abus médicamenteux.
MIGRAINE
Physiopath
�
Migraine = pathologie neuro-vasculaire liée à des altérations subtiles neuronales et vasculaires,
qualifiée de « bénigne » car sans déficit neuro persistant, mais source d’un handicap très significatif,
invisible :
§ Migraine sans aura, la plus fréquente (6-10% de la population)
§ Migraine avec aura = céphalée précédée/accompagnée de symptômes neuro transitoires (3-6%
de la population). Migraine avec aura = FR indépendant d'infarctus cérébral, multiplié par
2 chez une personne atteinte de migraine avec aura et plus encore en cas de cofacteurs. §
Ainsi, maladie migraineuse = pathologie NV :
§ Héréditaire : gènes de susceptibilité dans les neurones et les vaisseaux à hyperexcitabilité
cérébrale et dysfonction des centres modulateurs de la nociception céphalique (hypothalamus,
TC). Plus l'âge de début des crises est précoce, plus la part des facteurs génétiques est
importante. La migraine affecte environ 7% des enfants prépubères, sans sex-ratio particulier
§ Liée à l'adaptation aux changements : crises favorisées par des déclencheurs internes ou
externes qui perturbent l'homéostasie : modification des repas ou du sommeil, effort physique
inhabituel…
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
§ Du sujet jeune : 90% des crises débutent < 40 ans, pic entre 30 et 50 ans. L'excitabilité cérébrale
décroissant avec l'âge, migraine rare chez les > 65 ans
§ À prédominance féminine : migraine 3 fois plus fréquente chez la femme. Après la puberté,
l'imprégnation en œstrogènes accroît l'excitabilité cérébrale et les variations du cycle exposent
aux crises cataméniales. Typiquement, amélioration lors de grossesses et après la ménopause
Évolution paroxystique et cyclique avec cinq phases :
1. Phase des prodromes = hyperactivité hypothalamique et dysfonction du SN végétatif :
§ Activation de l'hypothalamus visible en imagerie fonctionnelle, jusqu'à 72 heures avant la
céphalée et entraînant une levée d'inhibition sur le TC et le système trigéminovasculaire
§ Systèmes parasympathiques et sympathiques : noyau dans le TC + projections
artérielles/méningées au voisinage des afférences trigéminées, régulant l'adaptation du débit
sanguin cérébral à la demande
2. Aura migraineuse sous-tendue par une vague de dépression corticale envahissante (DCE) qui se
propage lentement (3-5 mm/min) d'arrière en avant à divers symptômes neuro selon les zones
traversées.
3. Céphalée migraineuse liée à l'activation du système trigéminovasculaire, en réponse une rupture
de l'homéostasie cérébrale :
§ Branche ophtalmique du trijumeau (V1) innervant les vaisseaux intracrâniens et les méninges
(dure-mère et pie-mère) : réflexe trigéminovasculaire physiologique protégeant le cerveau du
risque ischémique cérébral grâce à la libération de neuropeptides vasodilatateurs par les
afférences trigéminées, dont le CGRP.
§ CGRP et autres neuropeptides à inflammation aseptique périvasculaire et méningée avec
vaso-dilatation modérée. Migraineux = hypersensibilité au CGRP.
§ Message douloureux acheminé par la branche V1 vers le noyau caudal du V dans le TC, qui reçoit
également des afférences de C2. Convergence des afférences sensitives céphaliques (V1 pour la
partie antérieure et C2 pour la partie postérieure) et faciales (branches V2 et V3) sur le complexe
trigéminocervical à topographie de la douleur migraineuse typique = céphalée et aussi douleur
de la face et du cou
§ Activation du premier neurone à activation du deuxième neurone central, qui relie le complexe
trigéminocervical au thalamus. En cas de crises prolongées et/ou fréquentes, sensibilisation
centrale à allodynie cutanée
4. Post-dromes après la fin de la céphalée, l'homéostasie cérébrale étant rétablie progressivement.
5. Période interictale de durée variable selon l'efficacité des systèmes de contrôle du réflexe
trigémino-vasculaire et des voies de la nociception.
Diagnostic positif
�
Migraine à crises sans ou avec aura : un patient ayant les 2 types de crises doit avoir les 2 diagnostics.
Le type de crises et leurs caractéristiques peuvent changer au cours de la vie.
§ Migraine sans aura diagnostiquée chez les patients qui n'ont QUE des crises de migraine sans
aura et jamais d'aura :
- Crises : céphalée invalidante avec hypersensibilité à la lumière (photophobie) et/ou
nausées
- Durée de la céphalée : 4-72h en absence de traitement, affectant les régions frontales,
orbitaires, temporales et occipitales
- Symptômes non douloureux : photophonophobie, osmophobie, tbs digestifs, allodynie
cutanée, fatigue, bâillements, tbs de concentration et de l'humeur (tristesse), raideur de
nuque, pâleur et sensations vertigineuses. Parfois, signes dysautonomiques (larmoiement,
congestion nasale...) similaires à l’AVF mais moins importants
- Tbs digestifs parfois majeurs, empêchant toute prise alimentaire (ancienne « crise de
foie »)
- Chez l'enfant, pâleur, durée < 4h, apaisement par le sommeil
§ Migraine avec aura diagnostiquée dès qu'un patient a eu 2 crises avec aura, quel que soit le
nombre des migraines sans aura. 1/3 des migraineux a des auras, le plus souvent typiques :
- Migraine avec aura typique, la plus fréquente = tbs visuels, sensitifs ou du langage
d'installation progressive et successive :
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
• Tbs visuels les plus fréquents, intéressant les deux yeux : phénomènes positifs associés
à une tache aveugle (scotome scintillant, phosphènes, zigzags) et parfois signes
déficitaires (vision floue, HLH)
• Tbs sensitifs moins fréquents : paresthésies unilatérales avec ou sans hypoesthésie,
démarrant au bout des doigts et remontant au fil des minutes selon une « marche
migraineuse » caractéristique vers le coude puis l'hémiface
• Troubles du langage plus rares : manque du mot, dysarthrie voire aphasie totale
- Aura migraineuse suivie ou accompagnée de céphalée qui peut avoir les mêmes
caractéristiques que la céphalée des MSA, ou être moins intense/plus courte. Parfois, l'aura
survient sans céphalée = aura isolée sans céphalée
µ Migraines avec aura atypique = tbs « basilaires » (vertige, ataxie, diplopie), moteurs (migraine
hémiplégique), visuels monoculaires (migraine rétinienne) à avis neuro, examens
complémentaires systématiques
Critères ICHD3 de la migraine sans aura :
A Au moins 5 crises répondant aux critères B-D
B Crises de céphalées durant 4-72h si non ou insuffisamment traitées
C
Céphalées présentant au moins 2 des 4 caractéristiques suivantes :
1. Topographie : unilatérale
2. Type : pulsatile
3. Intensité : modérée ou sévère
4. Aggravée par/entraînant l’évitement des activités physiques de routine (marche,
escaliers)
D
Durant la céphalée, au moins 1 des symptômes suivants :
1. Nausées et/ou vomissements
2. Photophobie et phonophobie
E N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD3
Critères ICHD3 de la migraine avec aura typique :
A Au moins 2 crises répondant aux critères B et C
B Aura comprenant des tbs visuels, sensitifs et/ou de la parole, tous entièrement réversibles,
sans symptôme moteur, basilaire ou rétinien
C
Au moins 3 des 6 caractéristiques suivantes :
1. Au moins 1 symptôme de l’aura se développe progressivement en ≥ 5 min
2. Deux ou plusieurs symptômes de l’aura surviennent progressivement
3. Chaque symptôme de l’aura dure 5-60 min
4. Au moins 1 symptôme de l’aura est unilatéral
5. Au moins 1 symptôme est positif
6. L’aura est accompagnée, ou suivie dans les 60 minutes, d’une céphalée
D N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD3 ni par un AIT
Migraine
chronique
�