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10/20/25

 


§ Minorité (10-15%) de formes oculaires isolées après 2 ans, mais atteinte limitée aux muscles

oculomoteurs par la suite. � Distinction myasthénie oculaire vs symptômes oculaires très

fréquents(50%) au début de la maladie, suivis de la généralisation : 2 ans d’évolution pour poser

le diagnostic de forme oculaire dont la problématique est fonctionnelle +++.

§ Caractéristiques associées à cette forme :

- Plutôt H > 40 ans

- Thymome rare

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Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®

- ENMG souvent négatif (couples nerfs-muscles oculaires non testés), AC absents dans 50%

des cas

- Mauvaise réponse au TTT par anticholinestérasiques

§ Formes avec anti-MuSK à atteinte bulbaire plus fréquente avec atrophie (muscles de la langue)

+ crises fréquentes et graves +++. Caractéristiques associées à cette forme :

- Plutôt F

- Jamais de pathologie thymique associée

- ENMG souvent négatif (couples nerfs-muscles oculaires non testés)

- Mauvaise réponse au TTT par anticholinestérasique ; mais efficacité du Rituximab +++ et

des échanges plasmatiques pour les crises (meilleurs que les Ig IV)

§ Myasthénie gravidique (au cours de la grossesse) : risque élevé d’aggravation de la myasthénie

au T1 puis dans les 1ères semaines du post-partum (30-40% des patientes)

§ Myasthénie néonatale = transitoire, ~20% des enfants de mère malade par transfert des AC à

symptômes très précoces (quelques heures – J3) et souvent légers : hypotonie, troubles de la

succion vs sévères parfois : troubles respiratoires et de la déglutition. PEC à régression

complète en 3 mois.

� Pas de corrélation entre la sévérité de la myasthénie maternelle et le risque de myasthénie

néonatale.

Risques évolutifs

Évolution chronique et imprévisible, émaillée de poussées/rémissions irrégulières avec 2

complications :

§ Crises myasthéniques, pouvant engager le pronostic vital (tbs respi et de déglutition) à

hospitalisation en réa pour les crises sévères. Signes de gravité : encombrement, dyspnée au

moindre effort/orthopnée, toux non efficace, fausses routes, faiblesse musculaire intense.

Facteurs déclenchants à rechercher : prise d’un TTT CI, post-partum, infection, chir…

§ Crise cholinergique (surdosage en TTT) = aggravation respi et motrice avec signes

cholinergiques : fasciculations diffuses, crampes, tbs dig (nausées, vomissements, diarrhée),

myosis, bradycardie à réa nécessaire également. � Le surdosage n’implique pas l’efficacité :

les 2 complications peuvent s’associer !

Traitement

de fond

TTT sympto = anticholinestérasiques en 1ère intention avec amélioration transitoire des symptômes

musculaires par ­ de l’action de l’ACh au niveau de la membrane post-synaptique (blocage réversible

de l’ACh-estérase). 2 molécules PO :

§ Pyridostigmine (Mestinon ®) : action de 4h

§ Ambémonium : action de 4-6h

� Efficacité moindre voire intolérance dans les formes anti-MuSK.

Posologie ­ jusqu’à dose optimale, adaptée selon l’activité et la fatigabilité du patient : 6-8 cp/j en

3 ou 4 prises. Forme LP de la pyridostigmine administrable au coucher si symptômes matinaux (tbs

de la déglutition ++).

EI muscariniques : diarrhée, DA, hypersécrétion (salive, bronche), fasciculations, crampes ; et risque

de survenue de crise cholinergique en cas de surdosage, ++ si forme décompensée avec

hypersécrétion bronchique, fasciculations, crampes et ­ de la faiblesse musculaire.

Traitement étiologique :

§ Thymectomie toujours indiquée en cas de thymome, effet bénéfique sur l’évolutivité de la

maladie chez le sujet < 40 ans porteur d’une hyperplasie thymique mais opération à distance des

poussées. Bénéfice inconstant et retardé (> 6 mois).

§ CTC : prednisone 1 mg/kg/j 4-6 sem dans la forme généralisée avant ¯ progressive, débutée en

hospit (risque d’aggravation transitoire dans les 15j). Réponse rapide sous 1 mois de TTT. CTC

possible à 0,5 mg/kg dans la forme oculaire rebelle aux anticholinestérasiques.

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AZA = IS le + prescrit. Effet retardé (1,5-3 mois) et EI hémato (leucopénie, risque ­ en cas de déficit

TPMT) + dig (hépatite) à surveillance bio. Association fréquente avec les CTC au départ (3 mois) à

potentialisation des effets des 2 TTT.

MM = alternative possible d’efficacité voisine mais CI par la grossesse.

Autres IS efficaces mais avec des EI limitant leur indication aux formes CTC-résistantes : MM,

rituximab, ciclosporine, tacrolimus, éculizumab (anti-C5).

Remise d’une carte avec la liste des médicaments CI :

MÉDICAMENTS CONTRE-INDIQUÉS

CONTREINDICATION

ABSOLUE

§ Antibiotiques

- Aminosides

- Cyclines

- Bacitracine, colimycine, polymyxine...

§ Bêtabloquants

§ Anesthésiques

- Curarisants

- Dantrolène

§ D-pénicillamine

§ Antiépileptiques

- Phenytoïne

- Diphénylhydantoïne

- Triméthadione

§ Quinine et ses dérivés (chloroquine)

§ Antiarythmiques la (quinidine, procaïnamide

CONTREINDICATION

RELATIVE

§ Neuroleptiques

§ Carbamazépine

§ Benzodiazépines

§ Verapamil

§ Lithium

§ Progestérone

Vaccinations : le retentissement sur la myasthénie est mal documenté. La vaccination contre la

poliomyélite, le tétanos et la grippe n’entraine pas d’aggravation lorsque la myasthénie est bien

contrôlée.

Les vaccins vivants sont CI chez les patients sous corticoïdes ou immunosupresseur.

Traitement

de la crise

2 types de TTT possibles pour la crise, d’efficacité similaire et tjrs associés au TTT de fond :

1. Ig IV 1 g/kg

2. 2 ou 3 séances d’échanges plasmatiques sur 7-10 j

Stratégie

thérapeutique

Choisie selon l’âge, la présence de thymome, la gravité de la maladie (score myasthénique et

gravité respiratoire : CVF < 40%, dyspnée, toux inefficace…) :

§ TTT anticholinestérasique chez tous les patients en tenant compte des CI

§ Thymectomie systématique si indiquée (thymome, forme généralisée du sujet jeune)

§ CTC et/ou AZA en 1e intention (en hospit) dans les formes sévères

§ Poussée sévère à mesures de réa (SNG, assistance ventilatoire) + plasmaphérèse ou Ig IV en

plus des IS

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FICHE E-LISA N°99a

GÉNÉRALITÉS

Définitions

§ Céphalée = douleur de la tête, au-dessus de la nuque et de la ligne orbito-méatale

§ Algie faciale = douleur de la tête, en dessous de la ligne orbito-méatale, en avant du pavillon de

l'oreille et au-dessus du cou

§ Céphalées et algies faciales primaires = maladies neuro liées à la mise en jeu spontanée des

systèmes nociceptifs crâniens en l'absence d'autre cause. Étiologies les plus fréquentes =

migraine, céphalée de tension et algie vasculaire de la face qui évoluent par crises, dont le

symptôme principal = douleur crânienne et/ou faciale, de diagnostic basé sur les critères ICHD.

§ Céphalées et algies faciales 2ndaires = symptomatiques de causes diverses, générales, neuro ou

locales (dents, sinus, yeux...), évoquées devant une douleur crânienne et/ou faciale récente et

inhabituelle ; cédant généralement après TTT de la cause

§ Neuropathies crâniennes douloureuses = douleurs strictement localisées au territoire sensitif

d'un nerf facial (V, VII bis, IX) ou crânien (grand nerf occipital), comprenant les névralgies (à type

de décharge électrique) et les douleurs neuropathiques (à type de brûlure continue) ; 2ndaires

(symptomatiques) ou idiopathiques.

Épidémiologie

Dans le monde, 50-75 % des adultes ont eu au moins une céphalée dans l’année : migraine ou

céphalée de tension dans la majorité des cas.

§ Céphalée de tension = céphalée 1aire la plus fréquente, décrite comme une pression bilatérale

sur le crâne sans signe associé, résultant du stress et d’une sensibilité accrue des muscles

crâniens et cervicaux :

- Épisodique (< 15 jours par mois) : 50-70% de la population selon les pays

- Chronique (≥ 15 jours par mois) : 1-2% des adultes

- Début fréquent à l’adolescence, sex-ratio = 3F/2H

- Aggravée par la surconsommation d'antalgiques

§ Migraine = céphalée 1aire évoluant par crises longues (> 4h) avec nausées et

photophobie. Maladie génétique des structures de contrôle de la nociception. Prévalence

mondiale de ~15 % soit 1 milliard de personnes.

- Épisodique (< 15 jours/mois) : 12% des adultes, avec un pic entre 35 et 39 ans, 30% des

femmes et 15% des hommes affectés dans cette tranche d'âge

- Chronique (≥ 15 jours/mois) : 2% des adultes en France

- Début fréquent à la puberté, sex-ratio = 2F/1H

- Caractère familial (génétique), et responsable d'un handicap considérable

§ Algie vasculaire de la face (AVF) = céphalée 1aire rare et très invalidante évoluant par crises

courtes (< 4h), très intenses, strictement unilatérales, avec signes dysautonomiques par mise

en jeu du système trigéminovasculaire et du réflexe trigémino-parasympathique

- 1 personne sur 1.000

- Début chez l'adulte jeune (vers 30 ans), sex-ratio = 4-5H/1F

- Forme épisodique et forme chronique

- À distinguer de la névralgie du trijumeau et des autres algies faciales rares

§ Céphalée par abus médicamenteux : conso excessive de TTT de crise (automédication ou PEC

inadaptée) à risque d’aggraver la céphalée 1aire initiale et favoriser le passage en migraine

chronique ou en céphalée de tension chronique. Céphalée par abus médicamenteux = 1-5% des

adultes selon les pays. Pour la prévenir, il est fortement recommandé de :

- Limiter à 8 jours par mois la prise de TTT de crise

Item 99 – MIGRAINE, NÉVRALGIE, ALGIE DE LA FACE

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- Ne pas prescrire d’opiacés dans les céphalées et algies faciales 1aires, car exposent au double

risque de céphalée par abus médicamenteux et d'addiction

Impact important, individuel et sociétal, des céphalées primaires. Dans le monde, < 50% des

personnes souffrant de céphalées reçoivent un diagnostic précis et un TTT adéquat.

2 points-clés :

§ Selon l’OMS, les céphalées primaires sont sous-estimées, peu reconnues et insuffisamment

traitées partout dans le monde

§ Migraine = maladie neurologique la plus invalidante.

DIAGNOSTIC POSITIF

Écarter une

céphalée 2ndaire

À l’interrogatoire, rechercher toute céphalée « aiguë », récente et inhabituelle, à considérer comme

2ndaire et explorer rapidement. Un diagnostic de céphalée primaire ne doit pas être posé lors du

premier épisode.

Systématiquement explorer les drapeaux rouges :

§ Céphalée brutale/en coup de tonnerre à Hémorragie sous-arachnoïdienne

§ Céphalée avec aura migraineuse atypique à AIT, AVC, épilepsie…

§ Trauma crânien à HSD

§ Céphalée progressive à Processus expansif intracrânien

§ Céphalée posturale à HTIC ou hypotension intracrâniennes

§ Céphalée à la toux, l’éternuement, l’effort à Processus expansif intracrânien

§ Céphalée + amaigrissement, tbs mnésique, déficit neurologique focale, altération de la

conscience, âge > 50ans à Céphalée 2ndaire

§ Fièvre inexpliquée à Méningite

§ Raideur de nuque à Méningite, HSA

Préciser la

céphalée 1aire

Une fois établi que le patient consulte pour des céphalées habituelles et anciennes (> 3 mois, souvent

bien plus longtemps), leurs caractéristiques permettent le diagnostic. Profil temporel très

important :

§ Céphalée < 15 j/mois : principales causes = migraine épisodique et céphalée de tension

épisodique

§ Céphalée ≥ 15 j/mois : céphalée chronique quotidienne (CCQ). On distingue les :

- CCQ de courte durée (crises < 4h) : algie vasculaire de la face, névralgie du trijumeau

- CCQ de longue durée (> 4h) : migraine chronique ou, plus rarement, céphalée de tension

chronique, avec ou sans abus médicamenteux.

MIGRAINE

Physiopath

Migraine = pathologie neuro-vasculaire liée à des altérations subtiles neuronales et vasculaires,

qualifiée de « bénigne » car sans déficit neuro persistant, mais source d’un handicap très significatif,

invisible :

§ Migraine sans aura, la plus fréquente (6-10% de la population)

§ Migraine avec aura = céphalée précédée/accompagnée de symptômes neuro transitoires (3-6%

de la population). Migraine avec aura = FR indépendant d'infarctus cérébral, multiplié par

2 chez une personne atteinte de migraine avec aura et plus encore en cas de cofacteurs. §

Ainsi, maladie migraineuse = pathologie NV :

§ Héréditaire : gènes de susceptibilité dans les neurones et les vaisseaux à hyperexcitabilité

cérébrale et dysfonction des centres modulateurs de la nociception céphalique (hypothalamus,

TC). Plus l'âge de début des crises est précoce, plus la part des facteurs génétiques est

importante. La migraine affecte environ 7% des enfants prépubères, sans sex-ratio particulier

§ Liée à l'adaptation aux changements : crises favorisées par des déclencheurs internes ou

externes qui perturbent l'homéostasie : modification des repas ou du sommeil, effort physique

inhabituel…

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§ Du sujet jeune : 90% des crises débutent < 40 ans, pic entre 30 et 50 ans. L'excitabilité cérébrale

décroissant avec l'âge, migraine rare chez les > 65 ans

§ À prédominance féminine : migraine 3 fois plus fréquente chez la femme. Après la puberté,

l'imprégnation en œstrogènes accroît l'excitabilité cérébrale et les variations du cycle exposent

aux crises cataméniales. Typiquement, amélioration lors de grossesses et après la ménopause

Évolution paroxystique et cyclique avec cinq phases :

1. Phase des prodromes = hyperactivité hypothalamique et dysfonction du SN végétatif :

§ Activation de l'hypothalamus visible en imagerie fonctionnelle, jusqu'à 72 heures avant la

céphalée et entraînant une levée d'inhibition sur le TC et le système trigéminovasculaire

§ Systèmes parasympathiques et sympathiques : noyau dans le TC + projections

artérielles/méningées au voisinage des afférences trigéminées, régulant l'adaptation du débit

sanguin cérébral à la demande

2. Aura migraineuse sous-tendue par une vague de dépression corticale envahissante (DCE) qui se

propage lentement (3-5 mm/min) d'arrière en avant à divers symptômes neuro selon les zones

traversées.

3. Céphalée migraineuse liée à l'activation du système trigéminovasculaire, en réponse une rupture

de l'homéostasie cérébrale :

§ Branche ophtalmique du trijumeau (V1) innervant les vaisseaux intracrâniens et les méninges

(dure-mère et pie-mère) : réflexe trigéminovasculaire physiologique protégeant le cerveau du

risque ischémique cérébral grâce à la libération de neuropeptides vasodilatateurs par les

afférences trigéminées, dont le CGRP.

§ CGRP et autres neuropeptides à inflammation aseptique périvasculaire et méningée avec

vaso-dilatation modérée. Migraineux = hypersensibilité au CGRP.

§ Message douloureux acheminé par la branche V1 vers le noyau caudal du V dans le TC, qui reçoit

également des afférences de C2. Convergence des afférences sensitives céphaliques (V1 pour la

partie antérieure et C2 pour la partie postérieure) et faciales (branches V2 et V3) sur le complexe

trigéminocervical à topographie de la douleur migraineuse typique = céphalée et aussi douleur

de la face et du cou

§ Activation du premier neurone à activation du deuxième neurone central, qui relie le complexe

trigéminocervical au thalamus. En cas de crises prolongées et/ou fréquentes, sensibilisation

centrale à allodynie cutanée

4. Post-dromes après la fin de la céphalée, l'homéostasie cérébrale étant rétablie progressivement.

5. Période interictale de durée variable selon l'efficacité des systèmes de contrôle du réflexe

trigémino-vasculaire et des voies de la nociception.

Diagnostic positif

Migraine à crises sans ou avec aura : un patient ayant les 2 types de crises doit avoir les 2 diagnostics.

Le type de crises et leurs caractéristiques peuvent changer au cours de la vie.

§ Migraine sans aura diagnostiquée chez les patients qui n'ont QUE des crises de migraine sans

aura et jamais d'aura :

- Crises : céphalée invalidante avec hypersensibilité à la lumière (photophobie) et/ou

nausées

- Durée de la céphalée : 4-72h en absence de traitement, affectant les régions frontales,

orbitaires, temporales et occipitales

- Symptômes non douloureux : photophonophobie, osmophobie, tbs digestifs, allodynie

cutanée, fatigue, bâillements, tbs de concentration et de l'humeur (tristesse), raideur de

nuque, pâleur et sensations vertigineuses. Parfois, signes dysautonomiques (larmoiement,

congestion nasale...) similaires à l’AVF mais moins importants

- Tbs digestifs parfois majeurs, empêchant toute prise alimentaire (ancienne « crise de

foie »)

- Chez l'enfant, pâleur, durée < 4h, apaisement par le sommeil

§ Migraine avec aura diagnostiquée dès qu'un patient a eu 2 crises avec aura, quel que soit le

nombre des migraines sans aura. 1/3 des migraineux a des auras, le plus souvent typiques :

- Migraine avec aura typique, la plus fréquente = tbs visuels, sensitifs ou du langage

d'installation progressive et successive :

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• Tbs visuels les plus fréquents, intéressant les deux yeux : phénomènes positifs associés

à une tache aveugle (scotome scintillant, phosphènes, zigzags) et parfois signes

déficitaires (vision floue, HLH)

• Tbs sensitifs moins fréquents : paresthésies unilatérales avec ou sans hypoesthésie,

démarrant au bout des doigts et remontant au fil des minutes selon une « marche

migraineuse » caractéristique vers le coude puis l'hémiface

• Troubles du langage plus rares : manque du mot, dysarthrie voire aphasie totale

- Aura migraineuse suivie ou accompagnée de céphalée qui peut avoir les mêmes

caractéristiques que la céphalée des MSA, ou être moins intense/plus courte. Parfois, l'aura

survient sans céphalée = aura isolée sans céphalée

µ Migraines avec aura atypique = tbs « basilaires » (vertige, ataxie, diplopie), moteurs (migraine

hémiplégique), visuels monoculaires (migraine rétinienne) à avis neuro, examens

complémentaires systématiques

Critères ICHD3 de la migraine sans aura :

A Au moins 5 crises répondant aux critères B-D

B Crises de céphalées durant 4-72h si non ou insuffisamment traitées

C

Céphalées présentant au moins 2 des 4 caractéristiques suivantes :

1. Topographie : unilatérale

2. Type : pulsatile

3. Intensité : modérée ou sévère

4. Aggravée par/entraînant l’évitement des activités physiques de routine (marche,

escaliers)

D

Durant la céphalée, au moins 1 des symptômes suivants :

1. Nausées et/ou vomissements

2. Photophobie et phonophobie

E N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD3

Critères ICHD3 de la migraine avec aura typique :

A Au moins 2 crises répondant aux critères B et C

B Aura comprenant des tbs visuels, sensitifs et/ou de la parole, tous entièrement réversibles,

sans symptôme moteur, basilaire ou rétinien

C

Au moins 3 des 6 caractéristiques suivantes :

1. Au moins 1 symptôme de l’aura se développe progressivement en ≥ 5 min

2. Deux ou plusieurs symptômes de l’aura surviennent progressivement

3. Chaque symptôme de l’aura dure 5-60 min

4. Au moins 1 symptôme de l’aura est unilatéral

5. Au moins 1 symptôme est positif

6. L’aura est accompagnée, ou suivie dans les 60 minutes, d’une céphalée

D N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD3 ni par un AIT

Migraine

chronique

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ÉDITIONS VERNAZOBRES-GREGO

99, boulevard de l’Hôpital – 75013 Paris

Tél. : 0144241361

www.vg-editions.com

NEUROLOGIE – NEUROCHIRURGIE

ISBN : 978-2-81832-461-5

© Janvier 2024 - Éditions Vernazobres-Grego

Illustration de couverture : ©yellow man – Adobe Stock.com

Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur, ou de ses ayants droit ou

ayants cause, est illicite (Loi du 11 mars 1957, alinéa 1er de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelque

procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.

AVERTISSEMENT

Les Éditions VG sont en perpétuelle évolution afin de réaliser des ouvrages innovants au plus proche de vos demandes. Malgré toute l’attention et le soin apportés


Présentation asymétrique aiguë, le plus souvent douloureuse et déficitaire

sur le plan moteur : diagnostic urgent, à la recherche d’une vascularite par

la biopsie nerveuse ; et TTT à initier rapidement également (CTC et/ou autres

immunosuppresseurs).

Causes :

§ Vascularites des vaisseaux moyens : périartérite noueuse

§ Vascularites des petits vaisseaux : ANCA, cryoglobulinémie essentielle

§ Vascularites associées à une maladie de système :

- Cryoglobulinémie en rapport avec une infection par le VHC

- Infection par le VIH

- Vascularite satellite d’un cancer

Autres étiologies :

§ Diabète à biopsie neuromusculaire non nécessaire

§ Lèpre, responsable de mononeuropathies multiples à grande prédominance sensitive : grande

cause de neuropathie dans le monde, mais rare en France

Examens

complémentaires

Stratégie d'utilisation des examens complémentaires :

§ ENMG toujours nécessaire

§ Bio de 1ère intention simple, dirigée vers l’existence de tbs métaboliques et d’un SIB puis à

compléter selon les hypothèses diagnostique en 2ème intention

§ Examen du LCR : infos sur le caractère proximal de l’atteinte et sur son mécanisme

(inflammation, démyélinisation, réaction paranéoplasique)

§ Enfin, biopsie nerveuse ou neuromusculaire = geste invasif à discuter de façon collégiale

1. Exploration neurophysiologique = ENMG +++, indispensable à la caractérisation de la neuropathie

et à la détermination de son mécanisme : démyélinisant, axonal ou neuronal.

EMG = examen de détection : caractère neurogène des anomalies = potentiels de fibrillation,

tracé dit pauvre et accéléré ; + indication topographique (atteinte tronculaire, radiculaire,

diffuse).

Exemples schématique d’EMG de détection :

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Mesure de la conduction nerveuse = examen de stimulodétection à mécanisme physiopath :

§ Neuropathies démyélinisantes :

- Ralentissement des vitesses de conduction motrices

- Allongement des latences des ondes F

- Allongement des latences distales motrices

- Dispersion des potentiels d'action

- Blocs de conduction motrice

§ Neuropathies axonales :

- Vitesses normales (ou modérément ralenties)

- Baisse d'amplitude du potentiel d'action de la réponse motrice

- Baisse d'amplitude du potentiel d'action de la réponse sensitive

§ Neuronopathies sensitives :

- Baisse d'amplitude ou abolition diffuse (aux quatre membres) du potentiel d'action

sensitif

- Normalité des paramètres moteurs

§ Neuronopathies motrices :

- Baisse d'amplitude du potentiel d'action moteur, de topographie variable suivant la

cause

- Normalité des paramètres sensitifs

2. Bio minimale : NFS, VS-CRP, glycémie à jeun + HGPO, iono, BH, hémostase, EPS + immunofixation

des immunoglobulines à la recherche d'une gammapathie monoclonale.

3. Examen du LCR : arguments pour le caractère proximal (radiculaire ou neuronal) de l'atteinte,

effectué dans les polyradiculonévrites et les neuronopathies sensitives principalement :

§ Hyperprotéinorachie isolée dans les polyradiculonévrites et le diabète

§ Réaction cellulaire dans certaines affections paranéoplasiques

§ Véritable méningite en cas de pathologies néoplasiques, hématologiques et infectieuses

4. Biopsie neuromusculaire : à discuter en RCP, car geste invasif à amputation nerveuse donc

jamais en 1ère intention. Le plus souvent réalisée sur un nerf sensitif de la jambe (branche

sensitive du nerf fibulaire ou nerf sural), effectuée si :

§ Suspicion de vascularite

§ Doute diagnostique devant une neuropathie périph évolutive sans cause trouvée

Arguments diagnostiques :

§ Occlusion artérielle en cas de vascularite et perte axonale fasciculaire

§ Dépôts d'amylose en cas de neuropathie amyloïde.

§ Lésions inflammatoires et démyélinisation/remyélinisation d'une polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique

Si biopsie neuromusculaire, muscle biopsié à infos sur le retentissement musculaire de la

composante motrice

SCLÉROSE LATERALE AMYOTROPHIQUE �

Généralités

La sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, ou maladie de Lou Gehrig aux ÉtatsUnis, est une affection motrice pure, liée à un processus dégénératif lésant le neurone moteur central

(NMc) et le neurone moteur périphérique (NMp) dans le territoire bulbaire et spinal.

Le pronostic est caractérisé par une évolution constamment fatale : la médiane de survie est de 36

mois en l'absence de traitement.

Cette affection se traduit par une paralysie des muscles striés (motricité volontaire) et respecte la

sensibilité et la musculature lisse innervée par le système sympathique et parasympathique.

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Diagnostic

La SLA se caractérise cliniquement par un déficit moteur pur, progressif, combinant un syndrome

du motoneurone périphérique (MNp) avec un syndrome du motoneurone central (MNc) dans le

territoire bulbaire, cervical et lombosacré.

L'âge moyen du début de la maladie est de 63 ans.

Le diagnostic de SLA repose essentiellement sur les données cliniques et l'examen neurophysiologique. Les explorations complémentaires ont plus pour finalité d'exclure les pathologies qui

peuvent mimer une SLA.

Il faut, pour le diagnostic d'une SLA, l'association :

§ D’une atteinte du neurone moteur périphérique associant :

- Déficit moteur,

- Amyotrophie,

- Crampes,

- Fasciculations,

- Et une diminution voire une abolition des réflexes tendineux ;

§ D’une atteinte du neurone moteur central associant : réflexes tendineux vifs, diffusés, polycinétiques, signe de Babinski et/ou de Hoffmann et/ou d'un réflexe massétérin exagéré,

augmentation du tonus de type spastique, élastique. Cette hypertonie est responsable de

l'attitude spontanée en flexion-pronation des membres supérieurs et de la marche en

fauchant ; d'évolution progressive ;

§ Et l'absence de troubles sensitifs, sphinctériens, cérébelleux, oculomoteurs.

La présence de troubles cognitifs n'exclut pas le diagnostic : en effet, près de 20 % des patients

atteints de SLA développent des troubles cognitifs de types fronto-temporaux. Cela se traduit par

des troubles du comportement et du langage, des changements dans la personnalité des patients. Il

n'y a pas de troubles mnésiques, à la différence de ce qui est constaté dans la maladie d'Alzheimer.

Pathologies

musculaire

et de la JNM

• Les formes bulbaires de SLA et, de façon plus rare, les formes débutant par un déficit des

extenseurs du rachis cervical peuvent conduire à suspecter une myasthénie. L'atteinte

oculomotrice caractéristique fait défaut dans cette situation. La confirmation sera apportée

par l'examen ENMG, objectivant une atteinte jonctionnelle neuromusculaire et la positivité du

titre anticorps anti-récepteurs de l'acétylcholine (++).

• La myosite à inclusions est l'une des myopathies acquises de l'adulte les plus fréquentes. Il faut

évoquer ce diagnostic devant tout tableau de SLA dont l'évolution est très lente ou nulle et

réaliser alors une biopsie musculaire. Classiquement, le déficit moteur prédomine sur les

quadriceps et les fléchisseurs du carpe.

• Les myopathies font partie des diagnostic différentiels, parmi lesquels prédominent les

dystrophies des ceintures et les dystrophies myotoniques de type II, les maladies

métaboliques comme la maladie de Pompe, le déficit en carnitine et les myopathies

inflammatoires comme la polymyosite et les maladies mitochondriales.

Distinguer une

neuropathie d’une

SLA

DIFFERENCES NEUROPATHIE SLA

Atteinte

Peut être :

§ Motrice

§ Sensitive

§ Végétative

MOTRICE PURE

§ Fasciculations

Topographie

Peut être :

§ Mononeuropathie

- Simple

- Multiple

§ Polyneuropathie

§ Polyradiculonévrite

Aux 3 étages :

§ Signes bulbaires :

- Dysphonie

- Dysarthrie

- Parésie faciale

- Parésie linguale

§ Aux membres : atteinte distale

- MS : aux mains

- Ml : steppage

Réflexes ostéotendineux Abolis Vifs

ENMG

L'atteinte eut être :

§ Axonale

- Motrice

- Sensitive

§ Démyélinisante

Atteinte AXONALE :

§ Uniquement motrice

§ Diffuse :

- 4 membres

- Face

§ Pas d'atteinte démyélinisante

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ALGORITHME DIAGNOSTIQUE �

Ataxie, aréflexie

diffuse, subaiguë ou

chronique,

symétrique ou

asymétrique,

douleurs si petites

fibres

Atteinte du système nerveux périphérique

Polyneuropathie Mononeuropathie Neuronopathie

multiple

Polyradiculoneuropathie

Sensitivomoteur,

prédominance

motrice, proximale

et distale,

symétrique,

aréflexie diffuse,

dysautonomie,

aggravation inf.

4 semaines,

protéinorachie

augmentée

Sensitivomoteur,

prédominance

motrice

proximale et

sensitive distale,

symétrique,

aggravation sup.

12 semaines,

protéinorachie

augmentée

Prédominance

sensitive,

symétrique,

distale, ataxie,

tremblement des

mains,

aggravation lente

(IgM anti-MAG)

Prédominance

motrice

symétrique

(CMT)

Sensitivomotrice

à prédominance

sensitive, distale,

symétrique,

longueurdépendante

Topographie

tronculaire, indolore

ou peu douloureux

(mécanique) ou

douloureux aigu

(vascularite)

Plusieurs troncs

nerveux :

sensitivomotrice à

prédominance

motrice,

asymétrique,

douloureuse,

subaiguë

Moteur pur,

amyotrophie,

fasciculations,

abolition de

réflexes,

crampes

Neuronal Démyélinisant Axonal

Démyélinisation segmentaire

Syndrome

SLA

lymphoprolifératif

Gougerot

Idiopathique

Plomb

Sjögren -

Paranéoplasique (anti-Hu)

NP à blocs de conduction (anti GM1) -

Infections (hépatite C, cryoglobuline, VIH)

Neuropathie génétique (Charcot

Idiopathique

Métabolique (diabète, insuffisance rénale)

Amylose

Toxique (médicaments, alcool)

Diabète

Mécanique (radiculopathies…)

Vascularite

Diabète

Vascularite

Marie - -Tooth type 1 a)

IgM anti-MAG

Guillain

Idiopathique

Gammapathie MGUS, POEMS

Rarement (lupus, autre maladie systémique)

-Barré PRNA PRNC Poly-NP Mono-NP Mono-NP NeuronoP NeuronoP

 multiple sensitive motrice

Mononeuropathie

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FICHE E-LISA N°97

GÉNÉRALITÉS

Définition

Correspond à une neuropathie périphérique

inflammatoire sensitivo-motrice touchant les racines

nerveuses et les nerfs les prolongeant.

Aussi appelée Syndrome de Guillain Barré SGB

� Rappel sur les neuropathies périphériques :

§ Mononeuropathie : correspond à l’atteinte d’un tronc nerveux

§ Mononeuropathie multiple : correspond à l’atteinte de plusieurs tronc nerveux

§ Polyneuropathie : correspond à l’atteinte de toutes les fibres nerveuses longueur dépendant

§ Neuronopathie : correspond à l’atteinte du corps cellulaire sensitif ou moteur

Différentes

formes

Il existe 2 formes de polyradiculonévrite aiguë :

1. Forme démyélinisante

2. Forme axonale motrice pure = AMAN au cours de laquelle les lésions ne se situent pas

spécifiquement aux racines mais aux nœuds de Ranvier

� Ne pas confondre les oligodendrocytes et les cellules de Schwann :

§ Les oligodendrocytes permettent la formation de myéline au niveau du SNC

§ Les cellules de Schwann permettent la formation de myéline au niveau du SNP avec entre

chaque myéline des nœuds de Ranvier

Épidémio

§ Incidence 1 /100.000 habitants/an

§ Prédominance masculine

§ Précédé par un épisode infectieux dans 50% des cas :

- Forme démyélinisante = CMV + EBV + VIH ---> risque d'intubation

- Forme axonale = diarrhée à Campylobacter jejuni ---> ø risque d'intubation

CLINIQUE DU SYNDROME DE GUILLAIN BARRÉ �

Évolution en 3 phases

Phase

d’extension

Elle dure par définition moins de 4 semaines (souvent quelques jours)

§ Elle se manifeste par :

- Douleurs = myalgie + radiculalgie des MI

- Troubles sensitifs = paresthésies + picotements distaux des 4 membres

d’évolution ascendante associée à une ataxie

- Troubles moteurs = parésie symétrique, débutant en proximal

puis d’évolution descendante touchant les extrémités. Elle débute le plus souvent au MI

(rarement les nerfs crâniens)

� Pièges fréquents : ø de troubles sphinctériens + ø d'atteinte centrale + ø de niveau sensitif

Surveillance au cours de cette phase repose sur :

§ Atteinte respiratoire = efficacité de la toux, FR, CV évalué par spiromètre portable

§ Atteinte bulbaire = troubles de déglutition (fausse route) et trouble de phonation

(dysphonie)

Item 97 – POLYRADICULONÉVRITE AIGUË


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Phase de

plateau

Correspond à une phase de stabilité des déficits

Elle a une durée variable (+ longue dans les formes sévères et dans les AMAN)

Il y’a une évolution hétérogène :

§ 1/3 peuvent marcher

§ 1/3 sont confinés au lit

§ 1/3 sont sous ventilation mécanique

Elle se manifeste par :

§ Atteinte des nerfs crâniens = diplégie faciale (nerf VII) + troubles de la déglutition (nerf IX-XXI)

§ Troubles neurovégétatifs = hypo-TA orthostatique + constipation + tachycardie + anhydrose

§ Troubles sensitifs prédominant sur la proprioception donc responsable d’une ataxie

§ Abolition des ROT

Surveillance au cours de cette phase repose sur :

§ Complications de décubitus = infections, thrombose veineuse

§ Troubles neurovégétatifs = modifications du rythme cardiaque, variation tensionnelle

Phase de

récupération

La récupération se fait dans l'ordre inverse de l'apparition des déficits et peut durer plusieurs mois.

Taux de mortalité = 5% ; Taux de séquelles définitives = 15%

L’absence de récupération après 12 à 18 mois peut être considérée comme définitive.

PARACLINIQUE DU SYNDROME DE GUILLAIN BARRÉ

Ponction

lombaire

La PL est un examen complémentaire à réaliser en urgence devant une suspicion de SGB

Le LCR d’un SGB met en évidence une dissociation albumino-cytologique

§ Hyperprotéinorachie parfois > 1 g/l retardée de 3-10 jours par rapport au début de la

clinique

§ Absence de réaction cellulaire < 10 mm3

� Une pléiocytose > 50/mm3 doit faire évoquer une méningoradiculite infectieuse (Lyme, VIH)

ENMG

� Forme

démyélinisante

Les anomalies sont habituellement retardées par rapport à la clinique

§ Détection = montre un tracé neurogène

§ Stimulodétection =

- Allongement de la latence des ondes F et des latences distales

- Dispersion de PA et bloc de conduction

� ø d’anomalie des amplitudes des PA

Forme axonale

AMAN

§ Détection = montre un tracé neurogène

§ Stimulodétection =

- Baisse de l’amplitude des PA

� ø d’anomalie démyélinisantes

� Il n’existe pas de parallélisme entre le degré de paralysie et les anomalies ENMG

PRISE EN CHARGE DU SYNDROME DE GUILLAIN BARRÉ �

Traitement

symptomatique

§ Prévention des complications du DD = HBPM à dose préventive + prévention des positions

vicieuses favorisées par les déficits

§ Contrôle de la dysautonomie

§ Rééducation précoce et mesures sociales (reprise du travail)

Traitement

spécifique

Le traitement doit être précoce, au mieux dans les deux premières semaines

Deux modalités sont possibles :

§ Immunoglobulines polyvalentes pendant 5 jours consécutifs

§ Échanges plasmatiques pendant 8 jours un jour sur deux

Ces traitements permettent une réduction de la durée de ventilation assistée, une reprise de la

marche plus précoce et une diminution de la durée d'hospitalisation

� Piège fréquent : ces traitements ne permettent pas d’améliorer le risque de séquelles

� Piège fréquent : les corticoïdes sont inutiles

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FACTEURS PRONOSTIQUES DU SGB

Facteurs de

mauvais

pronostics

§ Phase d'aggravation très rapide

§ Atteinte faciale bilatérale initiale

§ Âge > 60 ans

§ Inexcitabilité des nerfs à l'ENMG

§ Ventilation prolongée

Forme démyélinisation Forme axonale motrice pure

Germe incriminé Cytomégalovirus (CMV), Epstein-Barr virus (EBV) Diarrhée à Compylobacter jejuni

Atteinte Motrice et sensitive Motrice pure

Phase d'extension Durée plus courte

Phase de plateau Durée plus longue

Phase de

récupération

Jusqu’à plusieurs mois Durée très variable en fonction

de la levée des blocs de

conduction

ENMG Démyélinisation :

- Allongement des latences des ondes F et des

latences distales ;

- Ralentissement des vitesses de conduction ;

- Dispersion temporelle des potentiels

d'action ;

- Blocs de conduction ;

- En détection : tracés neurogènes.

Perte axonale :

- Vitesses et latences

normales ;

- Baisse d'amplitude du

potentiel d'action moteur :

- En détection : tracés

neurogènes.

Immunologie lgG anti-gangliosides (anti-GM1

et/ou antl GD1a)

Risque

d'intubation

oro-trachéale

Oui Non

�Coups de pouce du rédacteur :

- Il existe plusieurs causes à évoquer devant une dissociation albumino-cytologique à la PL =

• SGB

• Diabète

• Compression médullaire lente

• Lyme / VIH

- Ne pas confondre les 2 formes de polyradiculonévrite aiguë… Pour cela, un tableau comparatif entre

SGB et AMAN

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FICHE E-LISA N°98

GÉNÉRALITÉS

Physiopath et

épidémio

Myasthénie (ou myasthenia gravis) = MAI liée à un blocage des récepteurs de la plaque motrice par

des AC anti-récepteurs de l’acétylcholine (RAch) ou d’autres types induisant un dysfonctionnement

de la transmission neuromusculaire : bloc post-synaptique.

Responsabilité importante du thymus : source de LT helper stimulant la production de ces AC par les

LB. Survenue possible à tout âge, mais surtout chez l’adulte. Entre 20 et 40 ans, plus fréquente chez

la femme vs au-dessus de 60 ans, plus fréquente chez les hommes.

Signes cliniques

Diagnostic évoqué sur des signes exclusivement musculaires (pas de signe sensitif ni du SNC) avec :

§ Fluctuation temporelle du déficit moteur (fatigabilité = phénomène myasthénique) :

- Apparition/­ à l’effort ou en fin de journée vs correction au repos

- Dans les muscles sollicités ou à distance de ceux-ci

§ Combinaison fréquente et évocatrice de :

- Ophtalmoplégie : ptosis, diplopie

- Faiblesse musculaire des membres

- Troubles de la déglutition

1. Muscles oculo-palpébraux (­ à la lumière, la fatigue et la fixation) :

§ Ptosis unilatéral au début puis parfois bilatéral mais souvent asymétrique :

§ Ptosis à bascule quasiment pathognomonique

§ Diplopie, intermittente le plus souvent

û Musculature pupillaire indemne

2. Muscles d’innervation bulbaire (déglutition, phonation, mastication) :

§ Extinction progressive de la voix : nasonnée à inintelligible

§ Troubles de la mastication lors des repas, parfois nécessité de tenir sa mâchoire par la main

§ Fausses routes voire reflux liquidien par le nez en cas d’atteinte vélaire associée

µ Parésie faciale souvent associée à faciès atone

3. Autres atteintes :

§ Membres : muscles proximaux (ceintures) > distaux

§ Axiale : abdo à difficultés pour se relever, cervicaux à chute de la tête en avant et cervicalgies

4. Muscles respiratoires à dyspnée, toux inefficace voire IRA en cas de survenue brutale avec mise

en jeu du pronostic vital.

Examen clinique à la recherche de signes évocateurs :

§ Ptosis : ­ à la fixation vers le haut vs amélioré par le test au glaçon 2 min sur œil fermé

§ POM non systématisées

§ Hypotonie faciale, chute de la nuque et de la mâchoire

§ Fatigabilité des membres aux tests de Barré (MS)/Mingazzini (MI) (N = 2,5 min/1,25 min)

Examen parfois N (période intercritique) à difficulté diagnostique de cette maladie.

Item 98 – MYASTHÉNIE

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Bilan

paraclinique

pour le

diagnostic

1. Auto-AC (MAI) utiles au diagnostic :

§ Anti-RACh (80% des formes généralisées et 50% des formes oculaires), sans prédiction sur la

gravité mais pouvant refléter l’évolutivité. /!/ Taux ­ dans le thymome malin

§ Anti-MuSK (protéine associée à l’ACh-R) : ~10% des formes généralisées

§ Anti-LRP4 et anti-RACh de faible affinité : 5-10% des formes généralisées et oculaires mais non

mis en évidence par les techniques classiques

� Recherche initiale possiblement négative sans exclure le diagnostic, donc à savoir répéter à

3-6 mois.

2. ENMG à bloc neuromusculaire à stimulation lente (3 Hz) du nerf moteur puis enregistrement de

la réponse musculaire, avec un décrément d’amplitude > 10%. Test à effectuer en absence de TTT

anticholinestérasique au niveau de plusieurs troncs nerveux (nerfs facial, spinal, ulnaire et radial),

++ en zone symptomatique. Sensibilité diagnostique de l’ENMG = 75%. Si test N à examen sur

fibre unique, plus complexe, qui peut montrer un allongement du jitter = latence entre la

stimulation et la réponse motrice.

3. Test aux anticholinestérasiques en hospitalisation (risque de sd vagotonique ou de crise

cholinergique) = administration d’edrophonium IV ou de néostigmine IM avec 0,5 mg d’atropine

(prévention des EI intestinaux et de la bradycardie). Amélioration/Ø franche et rapide des signes

neuro (< 5 min : E ou 30 : néo) = grand intérêt diagnostique.

4. Scan/IRM T à la recherche d’une hyperplasie thymique ou d’un thymome (malin/bénin) :

§ Hyperplasie thymique associée dans 65% des cas : thymus N en macroscopie, prolifération de

follicules germinatifs à centre clair en microscopie

§ Thymome dans 15% des cas, habituellement chez les > 40 ans : indication opératoire

� Scan IV+ nécessaire pour diagnostiquer un thymome, à réaliser en dehors des poussées car l’iode

peut aggraver la myasthénie.

EMG d’un patient myasthénique montrant une diminution de l’amplitude du potentiel évoqué musculaire lors

des stimulations répétées du nerf à basse fréquence.

Autres examens

complémentaires

utiles

Recherche de pathologies associées à la myasthénie :

§ Autres MAI : dysthyroïdies dans 10% des cas, autres associations (PR, Biermer, LES…) dans ~5%

à bio avec B12, TSH/T4/AC thyroïdiens, FR, FAN ± anti-ADN/ENA

§ Scan/IRM T pour les pathologies thymiques

SUIVI ET PRISE EN CHARGE

Identifier la

forme clinique

 


Fesse

Face antérieure cuisse

Face médiale genou

Extension genou

(quadriceps fémoral) Rotulien

L4

Fesse

Face antéro-latérale cuisse

Face antérieure du genou

Face antéro-médiale jambe

Extension genou

Flexion dorsale cheville

(tibial antérieur)

Rotulien

L5

Fesse

Face latérale cuisse et

jambe

Face dorsale pied et orteils

Flexion dorsale cheville

(marche sur les talons)

Extension orteils, éversion

pied (fibulaires)

S1

Fesse

Face postérieure cuisse et

jambe

Face plantaire, bord latéral

pied et 5ème orteil

Flexion plantaire pied

(triceps sural, marche sur les

pointes)

Achilléen

S2-3-4 Périnée Détrusor, sphincter urétral

et anal

Anal

Bulbo-/clitorido-anal

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Étiologies

� �

COMMUNES SYMPTOMATIQUES

- Causes dégénératives +++ : arthrosique

et/ou discale +++ (conflit discoradiculaire par hernie discale, sans

cause déclenchante au niveau du rachis

cervical ou après un traumatisme

sportif, ++ chez sujet jeune 20-40 ans)

→ sténose progressive du canal

vertébral

- Causes tumorales : métastases +++,

hémangiome, chordome, myélome, neurinome

+++, méningiome, épendymome

- Causes infectieuses : spondylodiscite,

épidurite, abcès (zona, Lyme, VIH)

- Causes traumatiques : fracture, luxation

- Inflammatoire : polyarthrite rhumatoïde

Dg différentiel

� �

Aux membres supérieurs Aux membres inférieurs

- Pathologie de la coiffe des rotateurs,

omarthrose

- Plexopathies

- Sd canalaires : canal carpien

- Épicondylalgie

- Coxarthrose, gonarthrose

- Sd canalaires : méralgie paresthésique

(= compression du n. cutané latéral de la cuisse sous

le ligament inguinal)

- Tendinopathie/bursite du m. moyen glutéal

- Hématome ou abcès du psoas

- Anévrisme de l’aorte, AOMI (claudication

intermittente ☞ palpation des pouls)

- Envahissement tumoral par contiguïté

- Névrite infectieuse (zona, Lyme)

- Neuropathie périphérique diabétique

Examen

clinique

1. Signes rachidiens :

§ Spontanés : contracture des muscles para-vertébraux, effacement lordose lombaire, inflexion

latérale du côté opposé à la douleur

§ Limitation des mouvements : mesure distance doigts-sol ou indice de Schöber, inflexions

latérales, syndrome articulaire postérieur (douleur à l’hyperextension rachidienne)

2. Signes radiculaires :

§ S. de Lasègue : en décubitus dorsal, élévation du MI reproduit la radiculalgie L4, L5 ou S1

§ S. de Léri : en décubitus ventral, hyperextension de la cuisse sur le bassin, genou à 90° reproduit

la radiculalgie L3 ou L4

§ Déficit sensitivo-moteur du territoire atteint

Critères de

gravité

(4)

→ Urgences neurochirurgicales

1. Associée à une compression médullaire :

§ Atteinte pyramidale = syndrome sous-lésionnel

§ Troubles sensitifs et sphinctériens

§ S. de Lhermitte, en cas de myélopathie cervicale

2. Associée à un sd de la queue de cheval :

§ Douleur, déficit sensitivo-moteur pluri-radiculaires

§ Troubles urinaires (perte ou rétention d’urines), anaux (constipation, incontinence) et sexuels

(troubles de l’érection)

§ Insensibilité périnéale, hypo-/anesthésie en selle

3. Déficitaire £ 3/5, ⚠Radiculopathie PARALYSANTE : apparition d’un déficit monoradiculaire sévère

en même temps que disparaît la radiculalgie → indication opératoire en urgence pour espérer

récupération

4. Hyperalgique, résistante aux antalgiques de palier 3

Bilan

d’imagerie

⚠Pas d’exploration systématique

☞ Indications :

- Radiculalgie commune sans critère de gravité : après 6-8S d’évolution malgré TTT bien

conduit

Discordance : LiSA : 8S / CEN : 6S / CFCOT : 6 à 8S

- Radiculalgie compliquée : EN URGENCE

- Radiculalgie symptomatique (cf. drapeaux rouges, item 94 – rachialgies)

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§ IRM : en 1ère intention, séquences T1 et T2 +/- injection de gadolinium

§ Scanner : complément d’exploration, + performant pour l’analyse de l’os (lyse ? fracture

instable ? ostéophytes compressifs ?)

§ Radiographies standards : en position debout, face et profil, pour analyse de la statique

rachidienne

§ +/- ENMG : en cas de doute dg, pour préciser le niveau de l’atteinte radiculaire, pour

différencier atteinte radiculaire/plexus

Hernie

discale à

l’IRM

§ Débord du disque intervertébral

§ Plusieurs topographies :

Plan transversal Plan sagittal

- Médiane

- Postéro-latérale ou para-médiane

- Foraminale et extra-foraminale

- Migration

ascendante/crâniale

- Migration

descendante/caudale

- Hernie exclue :

migration transligamentaire, à travers

une déchirure du

ligament longitudinal

postérieur

§ Hernie : en hyposignal T1 et T2

§ Recherche compression sur une ou plusieurs racines voire tout le sac dural :

- Refoulement/déplacement de la racine par la hernie

- Effacement de la graisse épidurale péri-radiculaire

- Effacement du LCS en cas de hernie très volumineuse comprimant le sac

dural

TTT

1ère

intention

pendant

2 à 4

semaines

§ Repos : minimal, poursuite si possible des activités quotidiennes

§ TTT : antalgique palier 1 et 2 (palier 3 en 2ème intention), AINS +/- myorelaxants

☞ En cas de NCB : cure courte 10-15 jours de corticoïdes possible

§ +/- Contention orthopédique souple : minerve/ceinture lombaire

§ Kinésithérapie à visée antalgique, APRÈS régression radiculalgie pour prévenir

récidives : renforcement des muscles érecteurs du rachis, travail proprioceptif

En cas

d’échec

§ Infiltration épidurale de corticoïdes radio-guidée (si concordance radio-clinique +++)

☞ En cas de NCB : rarement pratiquée car risque neurologique

§ Chirurgie : amélioration des radiculalgies dans 80% des cas mais ⚠pas d’action sur

les lombalgies

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SYNDROMES CANALAIRES

Physiopath

et étiologies

§ Les territoires sensitifs et moteurs des troncs nerveux ne dépassent pas la main ou le pied ⚠

sauf le territoire sensitif du n. fibulaire superficiel → face latérale de jambe

§ Compression d’un nerf périphérique dans un défilé anatomique étroit et inextensible,

occasionnant des micro-traumatismes répétés

- Compressions mécaniques → inflammation chronique → adhérences cicatricielles entre

épinèvre et structures de voisinage → lésions de traction/élongation

- Compressions et tractions excessives → altération micro-circulation sanguine + lésions intraneurales (transport axonal, gaine de myéline jusqu’à dégénérescence axonale)

§ Étiologies :

- Idiopathique dans la majorité des cas +++

- Microtraumatismes répétés favorisés par certains métiers

Sd du canal carpien N. ulnaire au coude

→ mouvements répétitifs en flexion/

extension/rotation du poignet

1. Conditionnement/emballage

2. BTP (vibrations ++)

→ appui statique prolongé

3. Secrétariat

4. Conducteurs/routiers

→ mouvements répétitifs en flexion de coude

→ appui statique prolongé

- Facteurs hormonaux : grossesse (dernier trimestre), ménopause

- Cal vicieux après fracture du radius ; arthrose exubérante

- Causes infiltratives :

1. Ténosynovite inflammatoire : PR, lupus, sclérodermie, goutte

2. Chondrocalcinose

3. Endocrinopathies : hypothyroïdie, diabète, acromégalie

4. Amylose

5. Insuffisance rénale chronique sous dialyse

- Neuropathie génétique de susceptibilité à la pression par délétion du gène PMP22

Tableaux

cliniques

§ Chronique : atteinte sensitivo-motrice avec douleur et/ou amyotrophie

§ Aiguë :

- Posturale : à prédominance motrice, indolore

- Inflammatoire : atteinte sensitivo-motrice douloureuse → rechercher vascularite

⚠Si atteinte motrice pure : dg doit être remis en cause

� Sd du canal carpien Atteinte du n. ulnaire au coude

Épidémio et

terrain

- Compression n. médian par

ligament annulaire antérieure du

carpe

- Le + fréquent

- Atteinte bilatérale dans 30% des cas

- Sex ratio : 3 F / 1 H

- Âge moyen : 50 ans

- Compression n. ulnaire dans la

gouttière épitrochléo-olécrânienne

- 2ème + fréquent

- Sex ratio équilibré

- Âge moyen : 50 ans

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Symptômes

- Acroparesthésies dans les 3

premiers doigts et le bord latéral

du 4ème doigt + face palmaire de la

main

- Recrudescence nocturne ou

favorisé par des postures en

extension de poignet ; soulagement

classique en secouant la main

- Æ déficit neurologique, le + souvent

- Formes évoluées :

▪ Hypoesthésie gênant la préhension

fine

▪ Faiblesse musculaire de l’opposant

et du court abducteur du pouce,

lâchage d’objet, difficulté pour

mettre les boutons ou tourner une

clé dans une serrure

▪ Amyotrophie de l’éminence thénar

- Acroparesthésies du bord médial

du 4ème et du 5ème doigt + bord

médial de la main

- + Rarement, douleurs ascendantes

au niveau de l’avant-bras

- Recrudescence nocturne et favorisé

par des postures en flexion de

coude

- Æ déficit neurologique, le + souvent

- Formes évoluées :

▪ Hypoesthésie

▪ Faiblesse musculaire de l’adducteur

du pouce et/ou des interosseux

▪ Amyotrophie éminence hypothénar,

aspect en main de singe

- Stade ultime :

▪ Paralysie du fléchisseur commun

profond des 4ème et 5ème doigts

Tableaux

cliniques

Examen

clinique

- Test de Weber : discrimination

spatiale de 2 points séparés :

anormal si ³ 6 mm

- S. de Tinel : percussion de la face

palmaire du poignet en extension

→ acroparesthésies

- S. de Phalen : flexion forcée et

maintenue des poignets, bras et

avant-bras à l’horizontal →

acroparesthésies

- S. de Froment : le patient tient une

feuille de papier dans la 1ère

commissure et doit fléchir le pouce

pour la retenir (atteinte adducteur

pouce)

- S. du croisement : impossibilité de

positionner le majeur par dessus

l’index (atteinte interosseux)

- Griffe ulnaire : extension de P1 et

flexion de P2 et P3 (atteinte

fléchisseur commun profond)

- S. de Tinel à la gouttière

épitrochléo-olécrânienne

-

� Atteinte n. fibulaire commun au col de la

fibula

Atteinte n. radial dans la gouttière

humérale

Clinique

- Douleurs et paresthésies de la face

dorsale du pied et des 4 premiers

orteils pouvant s’étendre à la face

antéro-latérale de jambe

- S. de Tinel au col de la fibula

- Déficit loge antéro-latérale de

jambe : muscles court et long

fibulaire (éversion pied), tibial

antérieur (flexion dorsale du pied),

extenseurs des orteils et hallux

- Douleur +/- paresthésies +/-

hypoesthésies à la face dorsale de

l’avant-bras et de la main (1er

espace interosseux)

- Atteinte motrice distale, épargnant

le triceps brachial avec déficit des

muscle extenseurs du carpe, main

tombante en col de cygne

Étiologies

- Travail en position agenouillée

(carreleurs) ; jambes croisées

- Kyste synovial (écho ou IRM ++)

- Vascularite

- Fracture diaphyse humérus

- Posturale = « paralysie des

amoureux » : compression

prolongée par la tête du partenaire

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9 PRINCIPALES ÉTIOLOGIES DE SYNDROME DU CANAL CARPIEN SECONDAIRE

« MICI VITAL »

• Métabolique : hypothyroïdie / acromégalie / diabète / grossesse / ménopause / obésité

• Inflammation : polyarthrite rhumatoïde / arthropathie micro-cristalline / sarcoïdose

• Compression intra-canalaire : neurofibromatose / lipome

• Infection (tuberculose)

• Vasculaire : shunt / malformation artério-veineuse

• Infiltration : hémopathie / amylose / myélome

• Traumatique

• Algoneurodystrophie

• Lymphœdème post-curage

ÉLÉMENTS EN FAVEURS D’UNE LOMBOSCIATIQUE SYMPTOMATIQUE

« PLANIFIE des examens... »

• Pluri-radiculaire

• Lombalgie absente

• Age élevé

• Néoplasie ATCD

• Inflammatoire rythme

• Fracture suspicion

• Infection

• Effort absent : pas de facteur déclenchant

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FICHE E-LISA N°96

RAPPEL ANATOMIQUE

DIAGNOSTIC

Définition/

Classification

§ Mononeuropathie = atteinte d'un tronc nerveux

§ Mononeuropathie multiple = atteinte de plusieurs troncs nerveux (multinévrite)

§ Plexopathies = lésions des plexus nerveux : atteintes du plexus brachial les plus fréquentes

§ Polyneuropathie = atteinte longueur-dépendante de toutes les fibres nerveuses

§ Polyradiculoneuropathie = atteinte de l'ensemble des racines nerveuses sensitives et motrices

et des troncs nerveux (ex : sd de Guillain-Barré)

§ Neuronopathie : atteinte du corps cellulaire du neurone (moteur ou sensitif)

Modalités

diagnostiques

Démarche structurée comportant les étapes suivantes :

§ Localisation : caractère tronculaire, radiculaire, plexique ou neuronal (atteinte du corps

cellulaire)

§ Physiopathologie : caractère démyélinisant, axonal ou neuronal de la neuropathie (ENMG +++)

à Classement électroclinique, selon les résultats des 2 premières étapes.

§ Diagnostic étiologique, aidé par la classification électroclinique

Examen clinique : diagnostic = association +/- complète de 3 types de signes :

1. Signes moteurs, pouvant associer :

- Paralysie/parésie

- Amyotrophie

- Fasciculations

- Crampes

- Diminution/abolition des ROT

2. Signes sensitifs, souvent initiaux au diagnostic :

- Sensations anormales = paresthésies, dysesthésies, douleurs

- Troubles de la sensibilité superficielle : tact, sensibilité épicritique et proprioceptive

- Ataxie = signe en faveur d’une neuropathie démyélinisante

3. Signes neurovégétatifs : vasomoteurs, trophiques, hTO, impuissance ; signes dig/uro, motilité

pupillaire

Item 96 – NEUROPATHIES PÉRIPHÉRIQUES

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Signes cliniques

§ Polyneuropathie : atteinte de toutes les fibres nerveuses en fonction de leur longueur,

débutant en distal (MI) puis d’ascension progressive, à prédominance sensitive +++ avec

paresthésies et troubles sensitifs distaux symétriques des MI (genoux atteints à début

d’atteinte des MS). Atteinte motrice symétrique responsable d’un steppage à la marche.

Évolution souvent chronique, avec ataxie si cause démyélinisante.

§ Mononeuropathie = atteinte d’un tronc nerveux (nerf médian, ulnaire, fibulaire) avec atteinte

sensitivo-motrice ou motrice pure à signes limités à un territoire, souvent main/pied sans

dépasser poignet/cheville

§ Mononeuropathie multiple = atteinte de plusieurs troncs nerveux, simultanément ou en

rapproché

§ Polyradiculoneuropathie à atteinte relativement symétrique, sensitive et motrice avec une

composante proximale, une aréflexie diffuse, une augmentation de la protéinorachie ; aiguë

ou chronique

Neuropathie

sensitive

Différentes présentations possibles mais la plus caractéristique =

§ Troubles sensitifs asymétriques des membres, non longueur-dépendants (simultanément MS

+ MI), de la face et/ou du tronc

§ Aréflexie diffuse

§ Ataxie

§ Hyperprotéinorachie et réaction cellulaire en cas d’origine paranéoplasique

§ Masque d’une polyneuropathie sur le plan clinique : diagnostic = LCS + abolition diffuse des

potentiels sensitifs sur l’ENMG

Diagnostic

différientiel : SLA

SLA = déficit moteur pur, progressif combinant sd du motoneurone périphérique (MNp) + syndrome

du motoneurone central (MNc) dans les territoires bulbaires, cervical et lombosacré.

Âge moyen = 63 ans au début de la maladie, avec survenue inéluctable d’un décès.

Éléments clés du diagnostic :

§ Atteinte du neurone moteur périph (cf. supra) + du neurone moteur central (Babinski,

spasticité) des membres et de la face, d’évolution progressive et responsable à termes de tbs

de la parole, la déglutition, respi ; à évaluer et prendre en charge rapidement car pouvant

mener au décès

§ Absence de tout trouble sensitif, sphinctérien, cérébelleux ou oculomoteur

§ Tbs cognitifs de type fronto-temporaux dans ~20% des cas

ENMG : confirmation de l’atteinte motrice pure.

Polyneuropathie

axonale : étiologies

§ Métabo : diabète, IRC…

§ Amylose, à évoquer en cas de dysautonomie

§ Causes toxiques exogènes (OH) ou iatrogènes (chimiothérapie, antirétroviraux, cytostatiques,

izoniazide, thalidomide, amiodarone, disulfirame, chloroquine, métronidazole)

Polyneuropathie

axonale : étiologies

plus rares

§ Amylose héréditaire et primitive (gammapathie) : 2ndaire aux dépôts de substance amyloïde

(préalbumine mutée = amyloses héréditaires, ou gammapathie monoclonale = amyloses

primitives) dans le nerf.

Recherche d’amylose à effectuer devant :

§ Polyneuropathie axonale chronique

§ Expression dysautonomique riche

§ Sd du canal carpien uni- ou bilatéral

§ Systématiquement en cas de contexte familial

Preuve diagnostique = présence de substance amyloïde sur un tissu, +++ le nerf

sensitif après biopsie nerveuse ; mise en évidence d’une mutation sur le gène de la

TTR (préalbu) dans les formes familiales.

§ Causes infectieuses : SIDA à polyneuropathie sensitive à la phase tardive de l'affection

§ Autres causes : douleurs prédominantes, déficit moteur associé, début asymétrique de la

neuropathie à évoquer une vascularite évoluée et discuter une biopsie nerveuse

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Polyneuropathies

démyélinisantes :

étiologies

Étiologies soit héréditaires (prédominance motrice) soit acquises (prédominance ataxiante), en

rapport avec une gammapathie monoclonale IgM à activité anti-MAG :

§ Neuropathie en rapport avec une gammapathie monoclonale IgM à activité anti-MAG :

- Neuropathie de la personne > 50 ans

- Ataxiante, associée à un tremblement des mains

- Peu de déficit moteur au début

- Lentement progressive

- Électroneuromygramme (ENMG) : polyneuropathie démyélinisante à prédominance

distale

§ Formes héréditaires dominées par les polyneuropathies sensitivomotrices de Charcot-MarieTooth :

- Atrophie des mollets, pieds creux, atteinte sensitivomotrice à prédominance motrice

- Peu ou pas de symptomatologie sensitive (paresthésies)

- Formes démyélinisantes AD = mieux caractérisées

- Diagnostic = test génétique : duplication PMP22 sur le chromosome 17 (formes

dominantes)

Neuronopathies :

étiologies

Neuronopathies sensitives pures = dysimmunitaires (sd de Gougerot-Sjögren) ou paranéoplasiques

sur cancer bronchique à petites cellules à recherche exhaustive du cancer et dosage des anticorps

anti-neuronaux (dont anti-Hu).

Mononeuropathies

multiples :

étiologies

 


× Imagerie :

IRM +++ (T1, T2, gado) Autres

- Examen de référence, à réaliser en urgence +++ < 24h

- Très bonne sensibilité pour os, disque, ligaments, contenu intra-canalaire

- Topographie lésionnelle : épidurale ou intra-durale qui peut être intra- ou

extra-médullaire

- Signe de souffrance médullaire : hypersignal T2

- Recherche critères d’instabilité : atteinte mur postérieur, pédicule ou

fracture à oriente le geste chirurgical

- Rehaussement au gadolinium : origine tumorale ou inflammatoire, +

rarement infectieuse

- TDM injecté : très performant pour l’os, peu sensible pour contenu intracanalaire et tissus mous

- Myéloscanner = TDM rachis avec injection intra-thécale de produit de

contraste : indiqué si CI à l’IRM

- Radiographies du rachis : plus réalisées car remplacée par TDM, parfois utiles en

clichés dynamiques (flexion/extension) pour rechercher une instabilité

- Potentiels évoqués somesthésiques et moteurs : pas en 1ère intention

- Angiographie : indication exceptionnelle, pour rechercher malformation vasculaire,

localiser l’artère d’Adamkievicz avant acte invasif

§ Biologie :

- Recherche syndrome inflammatoire biologique

- Bilan pré-opératoire

- ⚠PL formellement CI

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Étiologies

CAUSES EXTRA-DURALES

TUMORALES DÉGÉNÉRATIVES

- Causes les + fréquentes

- Mécanisme : envahissement épidural ou fracture pathologique

- Métastases des cancers ostéophiles (ostéolyse ou

ostéocondensation)

� astuce : PPSTR

Poumon

Prostate

Sein

Thyroïde

Rein

- Hémopathies malignes : myélome, plasmocytome, lymphome

non hodgkinien

- Primitives : malignes (chordome, sarcome), bénignes

- Myélopathie cervicoarthrosique H > 50 ans

- Hernie discale (thoracique et

cervicale ++)

INFECTIEUSES VASCULAIRES

- Spondylodiscite avec épidurite : s. aureus le + souvent,

tuberculose = mal de Pott

- Hématome épidural (TTT

anticoagulant ou post-PL)

CAUSES INTRA-DURALES EXTRA-MÉDULLAIRES

TUMORALES BÉNGINES INFLAMMATOIRES

- Méningiome : F > 50 ans, thoracique ++, typiquement troubles

de la marche progressifs

- Neurinome ou schwannome : H et F de tout âge, cervical ++,

sd radiculaire marqué

- Sarcoïdose

- Post-méningite

CAUSES INTRA-DURALES INTRA-MÉDULLAIRES

Rares, adulte jeune

TUMORALES HYDRAULIQUES VASCULAIRES

- Épendymome

- Astrocytome

- Lipome

- Métastase

- Syringomyélie : cavité intramédullaire où circule le LCS ;

parfois associé à une

malformation d’Arnold-Chiari

- Malformation artério-veineuse

- Cavernome

- Fistule artério-veineuse durale

- Hématome sous-dural

Diagnostic

différentiel

À IRM MÉDULLAIRE ANORMALE À IRM MÉDULLAIRE NORMALE

§ Myélite inflammatoire (SEP)

§ Myélite infectieuse (neuro-syphilis)

§ Ischémie/infarctus médullaire

§ Maladie de Biermer (sclérose

combinée médullaire)

§ SLA = maladie de Charcot

§ Méningiome de la faux du cerveau à extension

bilatérale : paraparésie

§ Claudication intermittente d’origine vasculaire (AOMI)

ou radiculaire (canal lombaire étroit) à pour faire la

différence : claudication DOULOUREUSE (vs purement

motrice de la compression médullaire)

Traitement

- Urgence diagnostique +++ et urgence thérapeutique ++ (en fonction de la cinétique d’installation)

§ Aiguë : tumeur vertébro-épidurale maligne, épidurite infectieuse, hématome épidural

§ Subaiguë : tumeur intradurale intra-médullaire, fistule artério-veineuse durale

§ Chronique : myélopathie cervico-arthrosique, syringomyélie, tumeur intra-durale extra-médullaire

bénigne

Mesures générales Chirurgie : 3 objectifs Traitements complémentaires

- Éviter facteurs

d’aggravation : alitement et

immobilisation par minerve/

corset si fracture instable

- Prévention complications de

décubitus

- Sonde urinaure si troubles

vésico-sphinctériens

1. Décompression

médullaire

2. Stabilisation si fracture

instable (ostéosynthèse)

3. Prélèvements pour

confirmation diagnostique

- Radiothérapie si métastase

- ATB si épidurite infectieuse

- Rééducation +++

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SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

Clinique

SYNDROME LÉSIONNEL SYNDROME RACHIDIEN

§ Atteinte PÉRIPHÉRIQUE pluri-radiculaire +++, uni- ou bilatéral,

souvent asymétrique

§ Atteinte sensitive :

- Douleur

- Paresthésies

- Hypo-/anesthésie polymodale : MI ou « en selle » (= périnée +

OGE) caractéristique +++

• L2 : face médiale cuisse

• L3 : fesse + face antérieure cuisse

• L4 : fesse + face antéro-médiale cuisse et jambe

• L5 : fesse + face postérieure cuisse + face antéro-latérale

jambe + face dorsale pied + hallux

• S1 : fesse + face postérieure cuisse et jambe + talon +

face plantaire pieds + orteils sauf hallux

§ Atteinte motrice :

- Déficit moteur, atteinte flasque et hypotonique :

• L2 : extension cuisse

• L3-L4 : extension genou

• L5 : dorsiflexion cheville

• S1 : flexion plantaire

- Abolition ROT :

• Rotulien = L4

• Achilléen = S1

- Abolition réflexe périnéaux :

• Bulbo-caverneux ou clitorido-anal = S3

• Anal = S4

- Amyotrophie

§ Troubles génito-sphinctériens à S2-S5 :

- Souvent précoces ++

- Vessie neurologique PÉRIPHÉRIQUE (S3 +++) à

hypocontractile : dysurie, rétention d’urines (⚠miction par

regorgement), incontinence urinaire par perte de sensation

- Constipation ou incontinence anale (S4 +++) ; hypotonie au TR

- Troubles sexuels (S2 +++)

§ Douleur : spontanée

+ provoquée,

mécaniques,

inflammatoires ou

mixtes, rebelle aux

antalgiques

§ Raideur segmentaire

§ +/- Déformation

segmentaire


⚠Pas de signes centraux +++

Examens

§ Urgence diagnostique +++ : toute atteinte sensitivo-motrice des MI est un sd de la queue de

cheval JPDC +++

§ Imagerie : IDEM compression médullaire, IRM en 1ère intention et en urgence ++

Quelques différences :

- Radiculo-scanner

- ENMG : si doute avec sd de Guillain-Barré ou SLA

- PL uniquement après avoir éliminé compression : pour recherche polyradiculonévrite

§ Biologie : bilan pré-opératoire

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Étiologies

CAUSES EXTRA-DURALES CAUSES INTRA-DURALES

§ Dégénératives : hernie discale +++ (cause la +

fréquente, installation trouble neurologique souvent

brutale par exclusion de la hernie) ; canal lombaire

étroit (= sténose arthrosique du canal rachidien)

§ Tumorales : idem

§ Infectieuses avec épidurite

§ Vasculaires : hématome épidural

§ Neurinome

§ Méningiome

§ Épendydome

§ Hématome sous-dural

Diagnostic

différentiel

COMPRESSION MÉDULLAIRE LENTE ET SYNDROME DU CÔNE TERMINAL ++++

COMPRESSION

MÉDULLAIRE SD CÔNE TERMINAL SD QUEUE DE

CHEVAL

Sd rachidien OUI OUI OUI

Sd lésionnel

OUI

++ atteinte racine L1

et abolition réflexe

crémastérien

++ atteinte polyradiculaire L2 à S5

Sd sous-lésionnel OUI OUI NON +++

Vessie

neurologique Centrale Centrale ou

périphérique Périphérique

SLA POLYRADICULONÉVRITE/SD GUILLAIN-BARRÉ

§ Atteinte motrice périph ET centrale

§ Æ douleur radiculaire

§ IRM normale ; ENMG +++ pour dg

§ Extension progressive ASCENDANTE des

troubles

§ IRM normale ; PL et ENMG +++ pour dg

Traitement

IDEM compression médullaire

RÉÉDUCATION �

§ Handicap locomoteur :

- Rééducation locomotrice +++ : kinésithérapie, ergothérapie

- TTT spasticité : éviter attitudes vicieuses, déformations orthopédiques (rétractions musculo-tendineuses et

caspulaires) à mobilisations, myorelaxants, traitement focal par injections de toxine botulique...

- Aide technique à la marche (canne, déambulateur), appareillage (orthèse), fauteuil roulant

§ Troubles pelvi-périnéaux séquellaires :

- Troubles vésico-sphinctériens : anticholinergiques si hyperactivité vésicale et alpha-bloquants et/ou

autosondages si dysuries

- Troubles ano-rectaux : laxatifs, suppositoires voire irrigations trans-anales

§ Traitements douleurs neuropathiques

§ Prévention des complications de décubitus :

- Maladie thrombo-embolique : anticoagulation préventive ³3 mois, bas de contention et pressothérapie

- Prévention des escarres : bonne installation, nursing, lutte contre l’incontinence, coussins et matelas antiescarres, prise en charge de la dénutrition

- Prévention des déformations orthopédiques et enraidissements : mobilisations, postures

- Complication respiratoire : sd restrictif dans les atteintes hautes, EFR et gazométrie

- Complication cardio-vasculaire : lutte contre hypotension orthostatique, ceinture abdominale

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ICONOGRAPHIE

IRM

normale

Compression

médullaire

Sd de la

queue de

cheval

Hernie discale exclue L4-L5

IRM lombaire en coupe sagittale (T2)

1-Corps vertébral

2-Disque intervertébral

3-Canal rachidien

4-Moelle épinière

5-Apophyse épineuse

IRM lombaire en coupe axiale (T2)

1-Veine cave inférieure

2-Aorte

3-Psoas

4-Corps vertébral

5-Pédicule

6-Processus transverse

7-Lame

8-Processus épineux

IRM coupe sagittale T2

Myélopathie cervicarthrosique

(C3-C4, C5-C6, C6-C7) avec souffrance

médullaire (hypersignal centromédullaire)

IRM coupe sagittale et axiale T2

Volumineuse hernie discale L4-L5 droite

comprimant les racines de la queue de cheval

IRM coupes sagittales (gauche) et axiale (droite) T2

Hernie discale C4-C5, latéralisée à gauche,

comprimant la moelle et la racine C5 à gauche

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CLINIQUE DU SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

« DADA »

• Douleur radiculaire/pluri-radiculaire

• Abolition des ROT

• Déficit moteur

• Anesthésie en selle, incontinence

ÉTIOLOGIES DE SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

« INCOMMODE »

• Infection

• Neurinome

• Canal

• LOmbaire étroit

• Méningiome

• Métastase

• Os

• Discal hernie

• Ependymome

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FICHE E-LISA N°95

RAPPEL ANATOMIQUE

DÉFINITIONS �

§ Radiculopathie : ensemble de symptômes liés à la souffrance d’une racine spinale, entre l’émergence de la

moelle épinière et le foramen intervertébral

§ Plexopathie : ensemble de symptômes liés à la souffrance d’un plexus = anastomose complexes de plusieurs

racines spinales

§ Syndrome canalaire : ensemble de symptômes liés à la souffrance d’un nerf périphérique, dans un défilé

anatomique étroit et inextensible

à Atteinte sensitive, motrice, végétative ou mixte

RADICULALGIE

Définition

et

anatomie


§ Radiculalgie :

- Douleur +/- paresthésies sur le trajet d’un dermatome = territoire sensitif spécifique,

innervé par une racine spinale unique

Le trajet peut être tronqué

- Unilatérale, le + souvent

- Mécanique typiquement, impulsive à la toux/défécation ; inflammatoire et/ou

neuropathique

- Aiguë ou chronique

☞ Souvent au MI, lombo-radiculalgie = associée à des douleurs lombaires

☞ Douleur pluri-radiculaire des MI apparaissant à la marche = claudication intermittente

douloureuse, calmée par l’arrêt et le repos dans un contexte de lombalgies chroniques fait évoquer

une souffrance radiculaire multiple dans le cadre d’un canal lombaire étroit

§ Atteinte sensitive et/ou motrice dans le territoire de la racine spinale :

- Hypo-/anesthésie

- Déficit de force musculaire minime ou modéré (

complet et aigu en cas de lombosciatique

paralysante), amyotrophie

Item 95 – RADICULALGIE ET SYNDROME CANALAIRE

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 À coter par le « testing musculaire »

0 Déficit moteur complet, pas de contraction musculaire.

1 Contraction musculaire perceptible, pas de mouvement.

2 Mouvement si l’on compense l’effet de la pesanteur.

3 Mouvement possible contre la pesanteur, mais non contre résistance.

4 Mouvement possible contre résistance mais de force diminuée.

5 Pas de déficit moteur.

- ↓ ou abolition ROT

§ Formes topographiques :

Névralgies cervico-brachiales (NCB)

Racine Trajet douleur

Territoire sensitif Déficit moteur ROT

C5 Face latérale épaule et bras Abduction épaule (deltoïde) Bicipital

C6

Face antérieure bras

Face antéro-latérale avant-bras

Pouce

Flexion coude (biceps brachial) Stylo-radial

C7 Face postérieure bras et avant-bras

2ème et 3ème doigts

Extension coude (triceps

brachial)

Extension poignet et doigts

Tricipital

C8-T1 Face médiale bras et avant-bras

4ème et 5ème doigts

Flexion/abduction/

adduction des doigts

(fléchisseurs des

doigts/interosseux)

Ulno-pronateur

Lombocruralgie (L3-L4) / Lombosciatique (L5-S1)

Racine Trajet douleur

Territoire sensitif Déficit moteur ROT

L2 Fesse

Face interne cuisse Flexion cuisse (psoas) –

L3

 


Localisation de la lésion selon la répartition des anomalies (sd pyramidal) :

§ Déficit moteur parfois très marqué (plégie) ou plus discret (manœuvre de Barré, signe de Garcin)

§ Spasticité : raideur lors du mouvement, y compris passif ; tendance à la flexion aux MS vs

extension varus-équin aux MI. Spasticité accrue avec la vitesse d'extension de l'avant-bras sur le

bras, dans certaines positions, lors d'infection ou après effort

§ ROT vifs et diffusés, avec extension de la zone réflexogène ;

§ RCP en extension = signe de Babinski

Atteinte sensitive selon la localisation de la lésion, sur différentes modalités : épicritique et

proprioceptive (voie lemniscale des cordons postérieurs) ou nociceptive et thermique (voie

extralemniscale des faisceaux antérolatéraux). Ses voies se rejoignent dans le thalamus au niveau du

noyau ventro-postéro-latéral (VPL) avant d'être projetées sur l'aire sensitive primaire (gyrus postcentral).

1. Atteinte corticale à déficit central, habituellement sensitivomoteur et hémicorporel mais sur une

partie seulement (atteinte brachiofaciale voire atteinte isolée du MS), avec atteinte de toutes les

modalités sensitives

2. Atteinte sous-corticale à déficit central souvent purement moteur (parfois sensitivomoteur),

atteinte globale et comparable en intensité de tout l'hémicorps, y compris de la face = atteinte

proportionnelle

3. Atteinte du TC à déficit central le plus souvent moteur et sensitif touchant l'hémicorps en dessous

de la face et associé à l'atteinte d'une/plsrs paires crâniennes controlatérales = syndrome alterne.

Précision sur le niveau (mésencéphale, protubérance ou moelle allongée) possible en fonction des

PC affectées

4. Atteinte médullaire à

§ Déficit périph au niveau de la lésion = syndrome lésionnel +

§ Déficit central en dessous de la lésion = syndrome sous-lésionnel : tétra/paraplégie

§ Atteinte sensitive à tous les modes sous la lésion = niveau sensitif

Cas particuliers :

§ Sd de Brown-Séquard = sd de l’hémimoelle à déficit moteur central homolatéral + déficit sensitif

épicritique et proprioceptive homolatéral + déficit sensitif thermoalgique controlatéral

§ Sd syringomyélique = sd centromédullaire à déficit sensitif thermoalgique suspendu, « en cape »

§ Atteinte de la partie antérieure de la moelle à sd lésionnel + sd sous-lésionnel + niveau sensitif

thermo-algique sans atteinte épicritique ni proprioceptive (cordons postérieurs épargnés)

§ Sd cordonal postérieur à déficit sensitif épicritique et proprioceptif (ataxie aggravée par la

fermeture des yeux), sans trouble thermoalgique ; et parfois un signe de Lhermitte = impression

de décharge électrique très brève le long de la colonne vertébrale, parfois des membres, se

déclenchant électivement à la flexion de la tête vers l'avant

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§ Atteinte du cône terminal à déficit moteur

et sensitif semblable à celui d'une atteinte de

la queue de cheval mais présence d'un signe

de Babinski

Atteinte du SNP

Association de :

§ Déficit moteur flasque (sans spasticité)

§ Amyotrophie après plusieurs semaines

§ Fasciculations et crampes non spécifiques, mais fréquentes

§ ROT réduits ou abolis

1. Atteinte de la corne antérieure (neuronopathie motrice) à déficit moteur pur du niveau médullaire,

amyotrophie, crampes et fasciculations

2. Atteinte radiculaire à déficit moteur de la racine touchée + déficit sensitif (à tous les modes) dans

le territoire de la racine touchée, trajet douloureux spécifique (cf item dédié), abolition du ROT

associé

3. Atteinte de la queue de cheval (atteinte pluriradiculaire < L2) à déficit moteur périph des MI + déficit

sensitif des MI/petit bassin = anesthésie en selle, abolition des ROT des MI et atteinte des sphincters

(incontinence urinaire et fécale)

4. Atteinte tronculaire à déficit moteur du tronc nerveux en aval de la zone touchée + déficit sensitif

dans la zone du tronc nerveux, abolition du ROT associé

5. Atteinte pluri-tronculaire (mononeuropathie multiple ou multinévrite) à déficit moteur de plusieurs

troncs nerveux, touchés simultanément ou de façon rapprochée + déficit sensitif + abolition des ROT

6. Polyneuropathie (polynévrite) à atteinte « longueur dépendante » avec prédominance de l’atteinte

sensitive (épicritique + nociceptive), le plus souvent symétrique, abolition ascendante des ROT

7. Polyradiculoneuropathie (polyradiculonévrite) à déficit sensitivomoteur le plus souvent bilatéral et

symétrique, à la fois proximal et distal avec abolition diffuse des ROT

8. Atteinte des ganglions rachidiens(neuronopathie sensitive ou ganglionopathie) à déficit sensitif pur

sans répartition logique (anatomique) de l’atteinte, parfois très étendue et même multifocale

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Résumé de la

stratégie

(organigramme

du CEN)

DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE

Orientation

initiale

Faire préciser :

§ Le mode de survenue +++ :

- Brutal à cause vasculaire (ou traumatique, mais contexte évident)

- Progressif en jours-semaines à origine infectieuse, inflammatoire ou tumorale

- Insidieux en mois-années à origine dégénérative (voire héréditaire)

§ L’évolution : stable, lente ou rapide, rechutes, amélioration

§ Le terrain

Examens

complémentaires

À choisir selon l’orientation étiologique :

§ Imagerie du SNC : IRM = examen de référence, avec séquences/coupes/zones à préciser selon la

suspicion

§ ENMG = examen de référence pour le SNP :

SNP JNM Muscle

Détection : recherche de tracés

neuro-gènes = pauvres et

accélérés

Stimulodétection : amplitudes

motrices et sensitives, vitesses de

conduction motrices

Mécanisme :

Recherche de bloc neuromusculaire par stimulation

répétée :

- À basse fréquence (3

Hz) : décrément typique

de la myasthénie

Détection : recherche de

tracés myogènes = brefs et

polyphasiques

Stimulodétection :

amplitudes motrices basses

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Axonal = vitesse de conduction

normale mais potentiels diminués

Démyélinisant = ralentissement

voire bloc de conduction,

potentiels préservés

- À haute fréquence (6-10

Hz) : incrément des blocs

présynaptiques comme

le Lambert-Eaton

mais amplitudes sensitives

normales

§ PL, en cas d'atteinte proximale ou de suspicion d'atteinte inflammatoire ou infectieuse du SNP

(PRNA, méningoradiculite) ; ou d'atteinte inflammatoire ou infectieuse du SNC (SEP ++)

§ Bio : examens très variés selon le contexte, dont immunologiques

§ Biopsie (neuro)musculaire permettant la confirmation histo d'un sd neurogène périph ou

myogène, ou d’arguments clés pour le diagnostic étiologique. Biopsie neuromusculaire envisagée

uniquement en cas d’atteinte clinique/ENMG des fibres sensitives car risque de complications

(hypoesthésie séquellaire, difficultés de cicatrisation...) donc discutée en milieu neuro au cas par

cas en fonction de l'âge, de l'évolutivité de l'atteinte et des hypothèses diagnostiques (accessibilité

à une thérapeutique)

�Coups de pouce du rédacteur :

Item un peu fourre-tout mais qui contient des définitions à bien connaître, notamment le regroupement

syndromique des déficits qu’il faut maîtriser sur le bout des doigts +++ car les pièges en sémio neuro sont

très faciles à poser (2-3Q de sémio pure aux ECN 2022 en début de DP…). Je vous conseille de revoir cet

item en le groupant avec les autres items du SNP qui sont au début du CEN et avec la partie radiculopathies

de rhumato ; et de bien revoir votre anatomie du SN avant de vous lancer car cela vous aidera à tout

visualiser et donc à mieux retenir. Ce n’est pas facile mais c’est vraiment rentable d’y accorder du temps

car une fois compris, les réponses ne feront aucun doute pour vous ! Bon courage.

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FICHE E-LISA N°93

RAPPELS ANATOMIQUES ET PHYSIPATHOLOGIE

MOELLE ÉPINIÈRE = SPINALE

§ Fait partie du SNC : prolonge le tronc cérébral au niveau du trou occipital = foramen magnum et se termine

par le cône terminal en regard du disque L1-L2

§ Organisation :

- Voies longues de substance blanches longitudinalement

- Myélomères ou métamères : racines spinales sensitive = dermatome et motrice = myotome

transversalement, sortant à chaque étage par les trous de conjugaison (31 paires de nerfs spinaux pour

29 vertèbres)

§ Chemine dans un canal ostéo-ligamentaire inextensible, + courte que le canal rachidien à décalage entre

le métamère et le niveau de la vertèbre (ex. : métamère T12 en regard de la vertèbre T9)

§ Entourée de : pie-mère, adhérente > arachnoïde + LCS > dure-mère, épaisse et résistante > espace extradural ou épidural (graisse et réseau veineux)

§ SUBSTANCE GRISE :

- Centrale

- Divisée en 3 cornes : (antérieure = motrice ; latérale de T1 à T3 = végétative ; postérieure = sensitive)

§ SUBSTANCE BLANCHE – 3 VOIES LONGUES :

- Autour de la substance grise

FIBRES SENSITIVES FIBRES MOTRICES

VOIE SPINO-THALAMIQUE =

EXTRA-LÉMNISCALE

VOIE LÉMNISCALE VOIE CORTICO-SPINALE =

PYRAMIDALE

- Fibres ascendantes

- Sensibilité thermo-algique et

tact protopathique (grossier)

- Décussation à chaque métamère

(= croise la ligne médiane)

- Chemine dans cordon latéral du

côté opposé à l’entrée de la

racine

- Fibres ascendantes

- Sensibilité profonde, proprioceptive

(étirement, pression, vibration, perception

des formes) et tact épicritique (toucher fin)

- Décussation dans tronc cérébral (moelle

allongée = bulbe)

- Chemine dans cordon postérieur du côté

homolatéral à l’entrée de la racine

- Fibres descendantes

- Décussation dans tronc

cérébral (moelle allongée

= bulbe)

- Chemine dans cordon

latéral du côté

homolatéral à la sortie de

la racine

§ PHYSIOPATHOLOGIE : compression à atteinte mécanique d’une racine spinale + interruption d’une ou

plusieurs voies longues

Item 93 – COMPRESSION MÉDULLAIRE NON TRAUMATIQUE

ET SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

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QUEUE DE CHEVAL

§ Fait partie du SNP : racines spinales L2 à L5 aux racines sacrées, en aval

du cône terminal à après vertèbre L2, plus de moelle +++

§ PHYSIOPATHOLOGIE : atteinte neurogène périphérique, pluri-radiculaire

COMPRESSION MÉDULLAIRE SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

§ Atteinte neurogène PÉRIPHÉRIQUE ET CENTRALE

§ Syndrome RADICULAIRE par compression de la racine

§ Syndrome SOUS-LÉSIONNEL par compression de la

moelle

§ Syndrome RACHIDIEN

§ Atteinte neurogène PÉRIPHÉRIQUE

§ Syndrome RADICULAIRE par compression de

racines

§ Troubles VÉSICO-SPHINCTÉRIENS si atteinte de

racines sacrées

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COMPRESSION MÉDULLAIRE NON TRAUMATIQUE

Clinique

SYNDROME LÉSIONNEL SYNDROME SOUS-LÉSIONNEL SYNDROME RACHIDIEN

§ Atteinte radiculaire PÉRIPHÉRIQUE

§ Valeur localisatrice +++, de territoire

précis correspondant à un

dermatome/myotome

§ Atteinte sensitive :

- Douleur à type de

brûlures/picotements, en

éclairs/salves, impulsives à la

toux, ↓ avec activité

physique, ↑ au repos, ++ la

nuit, à heures fixes

- Paresthésies

- +/- hypo-/anesthésie

polymodale en bande

§ Atteinte motrice :

- Déficit moteur

- Abolition ROT

- +/- Amyotrophie

§ Atteinte médullaire CENTRALE (voies longues et fonctions végétatives) endessous de la lésion

§ Atteinte sensitive :

- Souvent incomplet avec niveau sensitif net (qui remonte progressivement

jusqu’au niveau lésionnel)

- Atteinte voie spino-thalamique : picotements, sensation de striction, de

ruissellement d’eau glacée ou de brûlure +/- S. de LHERMITTE = décharge

électrique le long du rachis et des membres à la flexion du cou

- Atteinte lemniscale = ataxie proprioceptive : impression marche sur du

coton, instable, + marquée à l’occlusion des yeux = S. de ROMBERG

§ Atteinte motrice : SD PYRAMIDAL

- Intensité variable, cotée de 0 à 5 : de la simple fatigabilité à la marche,

difficulté à la course, lâchage d’objets, cédant au repos à la gêne

douloureuse = claudication intermittente médullaire puis

progressivement, para-/tetra-parésie/plégie avec hypertonie spastique

- ROT vifs, diffus et polycinétiques :

- Abolition réflexes cutanés abdominaux

- Irritation pyramidale : s. de HOFFMAN et/ou s. de BABINSKI

⚠Si compression aiguë : choc spinal = PARAPLÉGIE FLASQUE dans un 1er

temps

§ Troubles vésico-sphinctériens :

- Tardifs, sauf si atteinte cône terminal

- Vessie neurologique CENTRALE

à hyperactivité vésicale : pollakurie, nycturie

à hyperactivité détrusorienne (atteinte cône terminal) : dysurie voire

rétention par dyssynergie vésico-sphinctérienne

- Troubles sexuels : érection, éjaculation, dyspareunies par sécheresse

vaginale

- Constipation

§ Inconstant

§ Valeur localisatrice

§ Douleur : horaires peu

spécifiques, mécaniques

et/ou inflammatoires,

permanente et fixe, à

type de tiraillement,

pesanteur, impulsive à la

toux, ↑ à la percussion

des épineuses ou des m.

paravertébraux

§ Raideur segmentaire du

rachis, très précoce

§ Déformation

segmentaire (cyphose,

scoliose, torticolis)

§ Peu ou pas sensible aux

antalgiques usuels

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FORMES TOPOGRAPHIQUES SELON LA HAUTEUR �

C1-C4 C5-T1 Dorsale Lombo-sacrée Cône terminal

Sd lésionnel

Paralysie

diaphragmatique

(ou hoquet), du SCM

et du m. trapèze

Névralgie cervicobrachiale

Névralgie intercostale,

douleur en ceinture

thoracique + anesthésie

en bande

Paralysie m. quadriceps et

abolition ROT rotulien

Paralysie m. psoas

Troubles sensitifs de niveau

T12-L1 (névralgie génitofémorale = L1)

Sd souslésionnel

Tétraplégie

spastique

Paraplégie spastique, s.

de LHERMITTE

�S. de CLAUDEBERNARD-HORNER (CBH)

homolatéral si

compression en C8-T1

Paraplégie spastique ROT achilléens vifs

S. de Babinski bilatéral

Troubles vésicosphinctériens

Abolition réflexes cutanés

abdominaux

S. de Babinski bilatéral

Troubles vésicosphinctériens constants et

sévères

FORMES TOPOGRAPHIQUES SELON LA LARGEUR �

Syndrome de BROWN-SEQUARD Syndrome CORDONAL POSTÉRIEUR Syndrome de SCHNEIDER Syndrome CENTRO-MÉDULLAIRE

= Hémisection de moelle

- Sd pyramidal + sd cordonal

postérieur HOMOLAT à la lésion

- Déficit spino-thalamique

CONTROLAT

= Atteinte voie lemniscale

- Troubles de l’équilibre par ataxie

proprioceptive

= Contusion médullaire antérieure

- Décompensation aiguë posttraumatique d’un canal lombaire

étroit

- Atteinte motrice +++ :

tétraparésie à prédominance

brachiale

- En cas de syringomyélie =

interruption segmentaire de la

décussation du faisceau spinothalamique

- Déficit bilatéral suspendu de la

sensibilité thermo-algique

- ⚠Conservation de la sensibilité au

toucher

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Examens


 


Éléments du diagnostic d’une lésion suspecte

Une dysphonie traînante doit faire évoquer une lésion maligne. Les facteurs de risque sont :

homme > 50 ans, fumeur avec consommation éventuelle d’alcool mais leur absence ne permet

pas d’éliminer ce diagnostic.

La dysphonie apparaît lentement et s’aggrave progressivement. Dyspnée inspiratoire, otalgie,

et adénopathie cervicale sont possibles.

En fibroscopie, les lésions suspectes sont :

§ Plaques blanchâtres, irrégulières, et mal limitées,

§ Polype d’une corde vocale,

§ Lésion bourgeonnante.

Dans tous les cas, une Laryngoscopie avec biopsie et/ou exérèse est nécessaire. Une biopsie

négative, « rassurante » doit être suivie d’une surveillance et de nouvelles biopsies au moindre

doute.

Éléments du diagnostic d’une lésion d’allure bénigne

L’exérèse en Laryngoscopie de lésions manifestement bénignes en consultation n’est pas

toujours nécessaire.

� Ce sont principalement :

§ Les nodules des cordes vocales : petites lésions cornées situées sur les cordes vocales

survenant après un malmenage vocal chronique (enfants, enseignants)

§ Les granulomes du tiers postérieur des cordes survenant après une intubation

§ Les papillomes laryngés juvéniles qui ont l'aspect de verrues (qui nécessitent parfois

quand même une LES)

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Une dysphonie aiguë est en général secondaire à une laryngite aiguë infectieuse : installation

rapide (< de 48 h), odynophagie +/- otalgie réflexe, fièvre et/ou une dyspnée. La

nasofibroscopie montre un œdème des structures laryngées.

ÉTIOLOGIES DE DYSPHONIE À CORDE VOCALE NORMALE ET MOBILE

« TA VOIX S’ESTOMPAS »

• Endocrinologique

• Surmenage vocale : inflammation aigu ou état pré nodulaire

• Thyroïde (hypOthyroïdie)

• Myasthénie

• Psychogène

• Androgènes ­

• Spasmodique : hyperactivité des muscles laryngés (dysphonie progressive, femme++, corde en

adduction)

Nodules des cordes vocales (« kissing

nodules ») en laryngoscopie indirecte

Papillome des cordes vocales

(en laryngoscopie directe)

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FICHE E-LISA N°91

GÉNÉRALITÉS

Définition

Un déficit neurologique est la perte d’une fonction liée à une dysfonction temporaire (déficit

transitoire) ou lésionnelle (déficit permanent) d’une région du système nerveux.

Le caractère récent est défini par une survenue < 1 mois => motif fréquent de consultation.

Il touche surtout le SNC mais peut également se retrouver dans une atteinte du SNP, de la jonction

neuro-musculaire ou musculaire.

Peut témoigner d’un problème neurologique grave et urgent ou être un mode d’entrée d’une

maladie chronique.

 Tout déficit neurologique récent d’installation brutale doit faire suspecter un AVC et nécessite

une prise en charge diagnostique et thérapeutique spécifique immédiate.

DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE

Diagnostic

syndromique et

topographique

Atteinte du SNC Atteinte du SNP

Atteinte de la jonction

neuromusculaire ou

musculaire

Lésion encéphalique ou

médullaire.

Doit être évoquée devant :

- atteinte d’un hémicorps

- signes d’atteinte corticale

(aphasie, HLH…)

- troubles de la vigilance

- crise d’épilepsie

- atteinte des paires

crâniennes

- signes pyramidaux

- niveau sensitif abdominal ou

thoracique franc

Lésion sur les racines, les plexus

ou les troncs nerveux.

Doit être évoquée devant :

- des fasciculations et une

amyotrophie

- déficit moteur ou sensitif de

topographie radiculaire ou

tronculaire

- diminution ou abolition des

ROT

- atteinte distale des MI sans

troubles vésico-sphinctériens

Doit être évoquée devant :

- une atteinte motrice pure

- un déficit à prédominance

proximale

- l’absence d’anomalie des

réflexes tendineux et

cutanés plantaires

Diagnostics

différentiels

Causes d’impotence fonctionnelles :

§ D’origine ostéoarticulaire : fracture, entorse, arthrite, rupture de coiffe …

§ D’origine vasculaire périphérique : occlusion artérielle aigue, phlébite, hématome

Causes non neurologiques de troubles de l’élocution, de l’équilibre et de la vision :

§ Causes ORL

§ Causes ophtalmologiques

 Déficit d’origine psychogène = le trouble somatoforme : y penser devant une discordance entre

l’examen clinique et les plaintes changeantes ++ et le caractère non anatomique des déficit

sensitifs/moteurs.

Item 91 – DÉFICIT NEUROLOGIQUE RÉCENT


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SITUATIONS D’URGENCE ET PRISE EN CHARGE

Accidents

vasculaire

cérébraux

Devant toute suspicion d’AVC => déterminer l’heure de début des symptômes + évaluation clinique

rapide (NIHSS), glycémie capillaire et constantes vitales :

§ Si symptômes < 24h => urgence vers une unité neurovasculaire pour thrombolyse +/-

thrombectomie

§ Tout AVC doit être transféré en unité neurovasculaire pour pouvoir bénéficier d’une prise en

charge spécifique.

 Tout déficit neurologique brutal ou aigu doit faire suspecter un AVC et nécessite une imagerie

cérébrale en urgence.

Infarctus cérébral

< 4h30 du début des symptômes :

§ Thrombolyse IV après imagerie cérébrale si pas de CI +/- thrombectomie si

occlusion proximale

§ Possible thrombolyse > 4h30 si mismatch

Entre 4h30 et 6h :

§ Thrombectomie si occlusion proximale

§ Possible jusqu’à 24h si mismatch

Dans les autres cas : aspirine

Hémorragie intraparenchymateuse

Traitement antihypertenseur en urgence si HTA

Correction d’éventuels troubles de la coagulation +/- évacuation

neurochirurgicale (rare).

AIT = sd de

menace

Traitement AAP pour prévenir l’infarctus cérébral

Thrombose

veineuse

cérébrale

Traitement anticoagulant efficace + traitement symptomatique

HSA

Se présente rarement par un déficit neurologique mais il peut s’observer si

hémorragie cérébroméningée associée ou vasospasme => prise en charge en

milieu neurochirurgical/NRI.

Traumatisme

crânien

Un déficit neurologique au cours d’un TC est un signe de gravité ++ => TDM cérébral en urgence

pour recherche d’HSD/HED => transfert SAMU en milieu neurochirurgical pour évacuer l’hématome

+/- mesures réanimatoires si besoin.

Causes

infectieuses

A évoquer devant tout déficit neurologique fébrile.

La méningo-encéphalite infectieuse : Sd méningé + sd infectieux + signes focaux => TDM cérébral

avant la PL :

§ Si LCS trouble : ATB IV probabiliste

§ Si LCS clair : traitement antiherpétique/listéria si formule lymphocytaire ou ATB si formule

panachée/hypo-glycorachie.

Les abcès cérébraux : signes focaux + signes infectieux (fièvre absente dans 50% des cas)+/- signes

d’HTIC => imagerie cérébrale avec injection montrant une prise de contraste annulaire => ATB IV

probabiliste.

Bilan systématique large : sérologie VIH, NFS, CRP, PCT, HC, RxT, prélèvements bactério…

Imagerie cérébrale en urgence devant toute suspicion de pathologie infectieuse cérébrale.

Épilepsie Traitement antiépileptique IV en urgence si état de mal partiel ou généralisé !

Encéphalopathie

carentielles

Encéphalopathie

hypoglycémique

Trouble de la vigilance ou sd confusionnel avec sueurs + crise d’épilepsie et déficit

neurologique chez un sujet diabétique.

Correction urgence de l’hypoglycémie.

Encéphalopathie

de GayetWernicke

Signes neurologiques déficitaires (cérébelleux et oculomoteurs) dans un contexte

de carence en vitamine B1.

Traitement : vit B1 IV forte dose (1g/j) avec CI à l’administration de sérum

glucosé avant recharge vitaminique

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Syndrome

médullaire aigu

IRM médullaire en urgence => rechercher une compression médullaire = urgence thérapeutique

avec avis neurochirurgical.

Un sd médullaire aigu sans compression doit faire penser à une myélite : intérêt de l’examen du LCS

et de l’IRM cérébrale pour préciser l’affection sous-jacente.

L’accident vasculaire médullaire est rare, mais penser à la dissection aortique devant un infarctus

médullaire.

Syndrome de

Guillain-Barré

À évoquer devant une atteinte sensitivo-motrice ascendante avec abolition des ROT.

Diagnostic confirmé par l’étude du LCS (dissociation albumino-cytologique) et de l’EMG.

Certains éléments imposent un transfert en réanimation :

§ Troubles de la déglutition

§ Troubles respiratoires (encombrement, dyspnée, toux inefficace)

§ Troubles neurovégétatifs (instabilité tensionnelle, anomalies du rythme cardiaque)

Le traitement repose sur les veinoglobulines (Ig Iv) ou les plasmaphérèses (échanges

plasmatiques).

Myasthénie

La crise myasthénique est une urgence vitale par atteinte des muscles respiratoires et troubles de

la déglutition.

Transfert rapide en réanimation pour traitement symptomatique (assistance ventilatoire) et

traitement par Ig IV ou échanges plasmatiques.

 �Coups de pouce du rédacteur :

Je vous mets les causes de dissociation albumino-cytologique à la PL à connaître :

- SGB

- Poliomyélite

- Etat de mal épileptique

- Diabète

- Compression médullaire

- Diphtérie

Mais PAS LA SEP.

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FICHE E-LISA N°92

RAPPEL ANATOMIQUE

GÉNÉRALITÉS

Définitions

Déficit = perte de fonction avec troubles de la mobilité et/ou sensibilité, d’un membre, motif de

consult fréquent. Qu’il soit aigu ou chronique, il faut :

§ Distinguer un déficit neuro vs une atteinte autre

§ Localiser le niveau des lésions = atteinte centrale vs périph puis :

- Centrale : lésion du cerveau, du TC ou de la moelle ?

- Périph : structure atteinte et répartition topographique

Éliminer une

autre cause

Toute douleur, y compris psychogène, peut générer une impotence à rechercher une affection :

§ Rhumato/ortho : plaie, arthrose, arthrite…

§ Vasculaire : AOMI

§ Psy : tb de conversion

§ Autres…

Item 92 – DÉFICIT MOTEUR ET/OU SENSITIF DES MEMBRES

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DIAGNOSTIC CLINIQUE

Diagnostic

syndromique

Sd pyramidal Sd neurogène

périph

Sd de la Jonction

Neuro Musculaire

Sd myogène

Type

de

déficit

Hémiplégie

Para/tétraplégie

Atteinte > sur :

- Extenseurs MS

- Fléchisseurs MI

Mononeuropathie

simple/multiple

Polyneuropathie

Polyradiculoneuropathie

Mono/polyradiculopathie

Atteinte > sur :

- Oculomoteurs

- Releveurs des

paupières

- Pharyngolaryngés

- Proximaux

- Axiaux

- Respi

Atteinte fluctuante

et fatigabilité

Atteinte >

sur :

- Proximaux

- Axiaux

- Respi

Atteinte

symétrique

ROT Vifs, diffusés,

polycinétiques

Abolis Normaux Normaux

RCP Extension = Babinski Flexion/indifférent Flexion/indifférent Flexion/indiff

Tonus Spasticité :

- Flexion MS

- Extension MI

- Flasque phase aiguë

Normal

Ou hypotonie

Normal Hypotonie

Trophicité

Normale Amyotrophie ±

fasciculations

Normale Amyotrophie

Pseudohypertrophie

Marche Fauchage, ou marche

spastique

Steppage Fatigable/fluctuante Dandinante

Pièges Abolition des ROT et

paralysie flasque en

phase aiguë d’une

atteinte centrale

Atteinte de type périph

au niveau de la lésion des

atteintes médullaires

Absence d’abolition

des ROT dans une

atteinte périph

localisée

Délai de semaines

ou mois avant

l’amyotrophie

Schéma

Syndrome pyramidal

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Syndrome neurogène périph

Atteinte du SNC

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