Contexte :
§ Syncope vasovagale : station debout prolongée, confinement, lieux publics,
transports en commun, chaleur, douleur, émotion, vue du sang, stimulus
olfactif désagréable ; rare en position assise
§ Sd du sinus carotidien : rasage, mouvements du cou, col trop serré, appui
sur le cou
§ Syncope situationnelle : miction, défécation, effort intense, toux ou
stimulation pharyngée douloureuse
Facteurs favorisants communs : nuit, chaleur et période post-prandiale
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Terrain :
§ Sujet jeune anxieux, émotif ou dépressif (syncope vasovagale) avec
récidives rapprochées puis rémission
§ Homme âgé pour le syndrome du sinus carotidien
Description typique de la syncope vasovagale = syncope progressive ou brutale
(traumatisante) après des prodromes à type de nausées/vue trouble/faiblesse
des MI avec sueurs et nausées, tégument souvent pâle. Myoclonies possibles,
bradycardie parfois sévère et asystolie à allonger le patient et surélever ses MI.
Syncopes les plus fréquentes sur cœur sain et ECG normal +++.
PEC (�) = mesures non pharmaco :
§ Réassurance sur le caractère bénin, éducation pour éviter les facteurs
déclenchants/favorisants
§ Reconnaissance précoce des prodromes pour éviter la chute traumatisante
§ Activation des mesures destinées à limiter la chute de TA : contractions
musculaires isométriques, bonne hydratation et apports sodés suffisants,
limitation des hypotenseurs…
Traitements médicamenteux rare : fludrocortisone, agonistes alpha voire PM en
cas de bradycardie importante.
Syncopes
inexpliquées
�
En cas de diagnostic hésitant entre les différents types de syncope ou entre
syncope et autres types de malaise ou pertes de connaissance ou quand les
épisodes se reproduisent, il peut être utile de recourir à un tilt-test.
Le test est considéré comme étant positif s'il permet de reproduire la
symptomatologie, synchrone de modifications de la PA et de la FC. Il est ainsi
possible de faire la preuve d'un mécanisme neurocardiogénique (vasovagal)
quand la PA et/ou la FC chutent de manière significative.
En cas de syncopes récurrentes inexpliquées, y compris après test d'inclinaison,
massage carotidien et exploration endocavitaire, on peut être amené à proposer
l'implantation d'un enregistreur ECG (holter implantable) permettant de suivre
la fréquence cardiaque jusqu'à 18 mois si besoin.
hTO
�
Survenue :
§ Le plus souvent en présence de facteurs iatrogènes (psychotropes, antipakinsoniens,
antihypertenseurs)
§ Après introduction/changement de dose d’un TTT hypotenseur(vasodilatateur, diurétique)
§ À la station debout prolongée, dans un endroit chaud avec syncope lors de la verticalisation
§ En post-prandial
§ En présence d’une dysautonomie (diabète, maladie de Parkinson…)
PEC = lutte contre l’hypovolémie (hydratation/apports sodés suffisants), diminution des
hypotenseurs, croisement des jambes ou accroupissement, bas de contention, lever prudent.
Traitements médicamenteux en dernier recours : fludrocortisone ou agoniste alpha (midodrine).
Troubles du rythme
ou de la conduction
�
Le plus souvent une TV ou un BAV chez un patient avec ATCD d’IDM ou de CM dilatée, avec FEVG
basse le plus souvent ; ou parfois au sein d’une famille avec ATCD de mort subite (part
génétique).
§ Évoquer cette étiologie en cas de survenue à l’effort/couché ou en cas de palpitations avant
syncope
§ ECG : diagnostic de certitude ou orientation (cf. tableau supra) nécessitant d’autres
examens (ETT +++)
§ Diagnostic de certitude = EEP ou Holter-ECG
§ Sanction thérapeutique = pose d’un DAI (TV) ou d’un PM (troubles de la conduction)
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ARGUMENTS CLINIQUES JUSTIFIANT UN AVIS
CARDIOLOGIQUE DANS LES 24H
« Une syncope PERFIDES »
• PERte de connaissance à l’effort
• Familial : histoire familiale de mort subite
• Insuffisance cardiaque
• Dyspnée récente ou inexpliqué
• ECG anomalie
• Souffle cardiaque
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FICHE E-LISA N°343
GÉNÉRALITÉS
Définition
�
Confusion (confusion mentale, syndrome confusionnel) : trouble de l’attention sévère lié à
une altération modérée de la vigilance (coma et troubles de la conscience).
Temporalité : peut-être aigu ou subaigu, ou encore fluctuant (inversion du rythme
nycthéméral, avec troubles du sommeil allant de l’insomnie voir même à l’hypersomnie)
Le tout entraînant une désorganisation de la pensée et des troubles du comportement
(agitation ; apathie ; hallucinations ; idées délirantes) allant jusque-là perturbation des
fonctions intellectuelles.
Prévalence
�
L’état confusionnel est très fréquent avec une prévalence chez les plus de 70 ans, dans cette
population :
§ Prévalence comprise entre 30 et 40% chez les personnes hospitalisées
§ 50% en post-opératoires
§ 70% en réanimation
Facteurs de risques
�
Les facteurs de risque principaux de syndrome confusionnel sont :
§ Troubles neurosensoriels (anomalie de la vision ; baisse de l'audition/surdité)
§ Pathologies psychiatriques chroniques (consultation de suivi et traitement de fond d'un
patient souffrant d'un trouble psychiatrique chronique (hors dépression) ; consultation
de suivi et traitement de fond d'un patient dépressif)
§ Consommation d’alcool et de psychotropes (prévention des risques liés à l'alcool)
§ Immobilisation (hospitalisation, réanimation, phase de réveil post-opératoire) (prise en
charge d’un patient en décubitus prolongé)
§ Pathologie chronique préexistante (consultation de suivi d'un patient polymédiqué ;
consultation de suivi d'un patient polymorbide ; consultation de suivi d'une pathologie
chronique ; consultation de suivi gériatrique)
§ Trouble neurocognitif sous-jacent +++ : il est justifié de réévaluer l'état cognitif des
patients à distance (à 6 mois) de l'épisode confusionnel (troubles de mémoire/déclin
cognitif ; consultation et suivi d'un patient ayant des troubles cognitifs)
§ Personne âgées, attention aux causes cachées mais extrêmement fréquentes avec
fécalome, globe vésical, trouble neurosensoriel
Diagnostic
�
La confusion se manifeste par l'apparition brusque ou rapidement progressive (en quelques
minutes, heures ou jours) de troubles neuropsychiques. Après résolution, il existe une
amnésie lacunaire de tout l’épisode confusionnel. A l’EEG on peut retrouver un ralentissement
global de l'activité électrique qui, attention, n’est pas spécifique à une pathologie.
Le diagnostic clinique du syndrome confusionnel consiste à rassembler les éléments de la
définition, en mots clés :
TROUBLE DE LA CONSCIENCE - TEMPORALITÉ - DÉSORGANISATION DE LA PENSÉE
Item 343 – ÉTAT CONFUSIONNEL ET TROUBLE
DE CONSCIENCE CHEZ L'ADULTE
ET CHEZ L'ENFANT
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L'argument clinique majeur est la fluctuation des troubles cliniques selon le moment de la
journée, jusqu’au tableau d’inversion du cycle veille-sommeil (cycle nycthéméral), la confusion
et l'agitation s'aggravant significativement en période vespérale et dans l'obscurité, tandis
qu'une grande partie de la journée est occupée par la somnolence.
Il peut exister des signes somatiques non spécifiques d'une étiologie : un tremblement
myoclonique (secousses irrégulières) des extrémités, d'attitude et d'action, un astérixis (ou
flapping tremor : myoclonies négatives par chutes intermittentes et répétées du tonus
musculaire) (mouvements anormaux).
On nous rapporte souvent des troubles de la mémoire à court terme, une désorientation
temporospatiale constante. On peut également retrouver des signes à l’interrogatoire
: difficultés attentionnelles que l’on repère à avec des difficultés à répéter une phrase longue
ou encore une suite de chiffre dans l’ordre inversé par exemple, ou tout simplement un
langage spontané décousu/incohérent, une encore difficulté pour maintenir l'attention sur
les questions de l'examinateur.
Autres : perplexité, anxiété, hallucinations, délire onirique, labilité de l’humeur et de l’affect,
agitation/agressivité.
Le diagnostic clinique peut être aidé par l’utilisation d’outils diagnostiques comme la
Confusion Assessment Method (CAM) :
1. Début soudain et fluctuations des symptômes
- Le patient présente-t-il un changement de l’état mental de base ?
- Ce comportement fluctue-t-il au cours de la journée ?
2. Inattention
- Le patient présente-t-il des difficultés à focaliser son attention ?
- Perd-il le fil du discours ?
- Est-il facilement distrait ?
3. Désorganisation de la pensée
- Le discours du patient est-il incohérent et désorganisé ?
- La suite d’idées est-elle illogique/imprévisible ?
- Le patient passe-t-il du coq à l’âne ?
4. Trouble de la vigilance
- Comment évalueriez-vous l’état général de votre patient ?
- Alerte ? (si alerte , le critère 4 n’est pas retenu)
- Vigile ?
- Léthargique ?
- Stuporeux ?
- Comateux ?
Il faut trois critères. Les critères 1 & 2 doivent toujours être présents, en association avec les
critères 3 et/ou 4.
Les 3 formes
cliniques
�
Schématiquement, on peut distinguer trois formes cliniques de syndrome confusionnel :
§ La forme confuso-onirique dans laquelle le patient est agité en proie à un délire onirique
et des troubles végétatifs (hypersudation, tachycardie),
§ La forme stuporeuse dans laquelle la somnolence et le ralentissement psychomoteur
sont au premier plan,
§ La forme mixte alternant de façon irrégulière et imprévisible les états des deux
premières formes.
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Urgence
�
Il existe un continuum entre troubles de l’attention, confusion mentale/désorientation et
coma. La confusion mentale est une urgence médicale, diagnostique et thérapeutique.
L’évolution des symptômes dépendra de l’étiologie sous-jacente. Les situations d’urgence sont
les mêmes que celles d’un coma non traumatique à savoir :
§ Syndrome méningé, hémorragie sous-arachnoïdienne, méningite, AVC, thrombophlébite
cérébrale, abcès, ischémie/anoxie cérébrale diffuse principalement.
Diagnostic
différentiels
�
§ Aphasie de Wernicke
§ Ictus amnésique
§ Trouble psychotique aigu
§ Syndrome démentiel
Étiologies
�
On distingue deux catégories : les causes neurologiques vs non neurologiques
Chez les patients âgés, les causes non neurologiques sont bien plus fréquentes que les causes
neurologiques (cf. plus haut), mais malheureusement dans d’autres des cas la confusion
mentale peut être révélatrice d'un syndrome démentiel débutant
A noter : il est important de réévaluer l'état cognitif des patients à 6 mois de l'épisode
confusionnel
Causes neurologiques :
§ Hémorragie méningée.
§ Méningites et méningo-encéphalites (bactériennes, virales, parasitaire [neuropaludisme]
et à prions).
§ Processus expansifs intracrâniens (tumeurs, abcès cérébraux, hématomes).
§ Traumatisme crânien (hématomes sous-dural, extradural et intraparenchymateux).
§ Infarctus cérébraux (localisés dans le tronc cérébral, les ganglions de la base, et infarctus
de grandes tailles).
§ Épilepsie généralisée (phase postcritique ou état de mal non convulsivant).
En réalité la confusion peut émailler l’évolution de toute pathologie neurologique chronique
(sclérose en plaques, maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer) en présence d'un stress
physique. La pathologie neurologique sous-jacente est alors plus un facteur de risque que la
cause de la confusion.
Causes non-neurologiques :
§ Causes toxiques :
- Alcool (ivresse aiguë ou sevrage/delirium tremens)
- Drogues
- Médicaments, notamment les psychotropes (attention aux psychotropes cachés et
aux anticholinergiques), en cas de prise aiguë ou de sevrage
- Toxiques (pesticides, solvants, CO)
§ Causes métaboliques :
- Troubles hydro-électrolytiques (hyper/hyponatrémie, hypokaliémie, hypercalcémie,
déshydratation)
- Hypoglycémie
- Endocrinopathies : décompensation métabolique d'un diabète sucré, insuffisance
surrénale aiguë, hypothyroïdie, insuffisance antéhypophysaire aigüe
- Insuffisances rénale, hépatique et cardiorespiratoire chroniques décompensées ou
aigües
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- Carences vitaminiques : en thiamine (Gayet-Wernicke) et/ou en PP (pellagre) dans le
cadre de l'alcoolisme chronique (et ses conséquences : syndrome de Korsakoff) ou
de la dénutrition ; carences en B12/folates
§ Causes infectieuses : toute cause de fièvre (infections urinaires, pulmonaires), d'autant
plus qu'il existe un trouble neurocognitif sous-jacent
§ Autres causes (fécalome, rétention aiguë d’urines, douleur, constipation)
Examens
complémentaires
Examens biologiques de première intention (rang A) :
§ Ionogramme sanguin, urée, protides totaux, créatininémie avec calcul de la clairance de
la créatinine, calcémie, glycémie capillaire
§ Hémogramme, CRP
§ Bandelette urinaire (leucocytes, nitrites)
L’imagerie n’est pas recommandée de façon systématique dans la confusion, mais un scanner
ou (selon les hypothèses et la disponibilité des examens) une IRM cérébrale doit être
demandé en urgence au moindre doute de lésion neurologique sous-jacente :
§ En cas de signe de focalisation à l’examen neurologique
§ En cas d’histoire récente de traumatisme crânien ou en cas de traitement anticoagulant
(hématome sous-dural ou parenchymateux)
§ En cas de rupture avec l’état antérieur brutal
§ Avant une éventuelle ponction lombaire en cas de suspicion de méningo-encéphalite
§ Si la confusion s’est installée brutalement (suspicion d’AVC)
Prise en charge
�
La confusion mentale est une urgence médicale, diagnostique et thérapeutique, nécessitant
presque toujours une hospitalisation immédiate chez l’adulte car la cause de la confusion
comme la confusion elle-même peuvent être délétères.
§ L’urgence est d’abord d’évaluer le retentissement à court terme (constantes) et de
traiter immédiatement les troubles vitaux (état de choc, hypothermie, etc.).
§ La deuxième étape est la recherche de la cause, qui fait partie intégrante de la prise en
soins : le traitement de l'épisode confusionnel ne peut être envisagé indépendamment
de sa cause
§ Traitement non-spécifique :
- Réhydratation, si besoin par voie parentérale ; maintien de la nutrition ;
- Surveillance des constantes vitales et de la conscience fréquente et régulière ;
- Retirer tous les médicaments non indispensables ou utiliser les plus petites doses
possibles, éviction des psychotropes confusogènes (anticholinergiques +++), sauf si
risque associé au sevrage brutal (benzodiazépines)
- Psychotropes sédatifs seulement si indispensables, à petites doses et avec
précautions : préférer les benzodiazépines anxiolytiques à demi-vie courte
(oxazépam) aux neuroleptiques, qui sont réservés en cas d'agitation majeure faisant
courir un risque au patient ou à l'entourage
- Évaluation et prise en charge de la douleur aiguë
Autre : patient au calme, en chambre individuelle avec lumière tamisée et porte ouverte pour
la surveillance.
Attention à ne pas conclure trop rapidement à l’absence d’efficacité de la prise en charge, la
régression du syndrome confusionnel peut être lente.
NB : éviter, dans la mesure du possible, la contention physique, qui aggrave l’agitation et
l’angoisse.
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