§ Évolution globale polymorphe à Reflet de l’interaction entre poussées et progression continue
du handicap
Rémittente-récurrente 2ndairement progressive Primaire progressive
- Composée exclusivement de
poussées
- Peuvent laisser des séquelles
(qui restent stables entre 2
épisodes)
- Début vers 30 ans
- Représente 85% des formes
de début
- Évolution naturelle tardive
de la forme rémittenterécurrente
- Peut toucher tous les
patients initialement
rémittents
- Après une période ± longue :
15-20 ans en moyenne
- Progression présente dès le
début, sans poussée
- 15%
- Début : un peu plus tard, vers
40 ans
- Se caractérise (habituellement)
par une atteinte médullaire
Symptômes
�
Poussées inaugurales
Le + souvent :
§ Myélite partielle :
- Troubles sensitifs des membres : picotements,
fourmillements, sensation d’hypoesthésie ou même
anesthésie, douleurs, décharges, des sensations de striction
ou d’étau, de ruissellement, de chaud et de froid
- Topographie médullaire
- Parfois associée à des troubles moteurs et/ou sphinctériens
- Signe de Lhermitte très évocateur : impression de décharge
électrique très brève le lg de la colonne vertébrale, parfois des
membres, se déclenchant électivement à la flexion de la tête
en avant à Reflet d’une démyélinisation des cordons
postérieurs de la moelle cervicale spinale
§ Lésions médullaire ovalaire (< 3 vertèbres de hauteur et occupant
< 1/2 de la largeur de la moelle spinale en axiale) visible sur IRM
médullaire
§ NORB (voir signes oculaires)
Moins souvent :
§ Atteinte du TC
(vertige par
syndrome
vestibulaire
central, diplopie
par paralysie
oculomotrice)
§ Atteinte du
cervelet (ataxie)
§ Atteinte
hémisphérique
(atteinte sensitive
et motrice
unilatérale)
§ Syndrome
multifocal
Poussées
ultérieures
Symptômes de la phase
progressive Autres symptômes
- Peuvent
correspondre à
n’importe quel
tableau des
poussées
inaugurales
- Dominés par les tableaux
de paraparésies spastiques
à Mode de début habituel
des formes progressives
primaires (troubles de la
marche d’apparition
insidieuse)
- Tableaux d’ataxies
progressives possibles
- Plus rares au tout début de la maladie MAIS
fréquents à la phase d’état
- Atteintes du TC (ophtalmoplégie
internucléaire, PFC ou PFP, névralgie faciale,
dysarthrie, troubles de la déglutition)
- Troubles sphinctériens (hyperactivité
vésicale responsable d’impériosités
mictionnelles, pollakiurie, hypertonie
sphinctérienne responsable de dysurie)
- Fatigue
- Troubles cognitifs
- Douleur neuro …
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ÉVOLUTION : PRONOSTIC GÉNÉRAL�
§ Maladie active = poussée (activité clinique) ou nouvelles lésions en séquences pondérées en T2 ou lésions
rehaussées par gadolinium en T1 (activité radio) dans l’année précédente
§ Pronostic global très variable + imprévisible
à Formes bénignes ou paucisymptomatiques à formes graves (entrainant rapidement état grabataire ou
dépendance complète)
§ Espérance de vie peu réduite
§ Avant l’ère des TTT à 1/3 de malades devaient un jour utiliser un fauteuil roulant alors ¼ avaient une
évolution bénigne compatible avec vie perso/pro quasi normale ; autres patients, tout en restant autonomes,
gardaient peu à peu des séquelles permanentes limitant leurs activités à Évolution – souvent sévère depuis
l’utilisation des thérapeutiques immunologiques.
§ Facteurs cliniques prédictifs de l’évolution :
- Âge de début jeune
- Mode rémittent
- Long délai entre 2 premières poussées
- Début > 40 ans
- Type primitivement progressif avec atteinte motrice initiale
- Importance charge lésionnelle en IRM au début maladie
DIAGNOSTIC �
§ PAS de test permettant de faire le DG
§ DG repose sur des critères, évoluant avec le tps + meilleure connaissance de la maladie
§ Sur un faisceau d’arguments : dissémination des symptômes et/ou des lésions dans le temps et l’espace,
inflammation du LCS, absence atteinte générale et absence meilleure explication
à Démarche DG implique 1 phase d’élimination des DD
DG
positiF
Dissémination des symptômes et/ou des lésions dans le tps et dans l’espace
Dissémination temporelle Dissémination spatiale
§ Succession d’épisodes
neurologiques dans le
temps
§ Ex : névrite optique à un
temps t puis un syndrome
cérébelleux l’année
suivante
§ A rechercher
systématiquement à
l’interrogatoire
§ MEV clinique (intervalle
minimale 1 mois entre 2
poussées) ou IRM
(apparition de nouvelles
lésions sur IRM
successives ou
association de lésions
prenant et ne prenant
pas le contraste)
§ Dans formes progressives
d’emblée : critère de
dissémination dans le
temps rempli quand
maladie évolue et
s’aggrave depuis > 1 an
§ Atteinte de plusieurs zones du SNC
§ MEV par clinique (névrite optique et syndrome pyramidal ne
peuvent pas être expliqués par une seule lésion) ou examens
paracliniques = IRM
� Devant un tableau clinique évocateur, certains exams vont
confirmer la suspicion d’atteinte inflam :
§ IRM médullaire devant myélite
§ IRM nerf optiques devant suspicion de neuropathie optique
§ IRM encéphalique = examen de choix
� Lésions :
§ Hypersignaux de la SB en T2 ou T2/FLAIR ++ (= T2 avec inversion
du signal du LCS qui apparait en hyposignal à meilleure
différenciation des lésions)
§ Hyposignal (« trous noirs ») en T1 (inconstant)
§ Ovoïdes > 3 mm
§ Loca majoritaire dans SB péri-ventriculaire (avec grand axe
perpendiculaire à l’axe des ventricules), également juxtacorticale (au contact du cortex, ne respectant pas les fibres en U)
ou médullaires
§ Lésions récentes (en pratique < 1 mois) apparaissent en hyperT1
après injection gado
� IRM médullaire :
§ Si sympto initiale évoque cette localisation
§ Ou si la localisation des hypersignaux cérébraux ne sont pas
suffisants pour poser ce diagnostics
Meilleur prono
Mauvais prono
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� Critères récents (McDonald 2017) : Autorisation du diagnostic de SEP devant un tableau clinique
typique dès la 1e poussée à condition qu’il y ait :
§ Dissémination spatiale :
- Soit cliniquement
- Soit dans 2 des 4 zones stratégiques à IRM : péri-ventriculaire, sous-tentorielle,
juxtacorticale/corticale ou médullaire
§ Dissémination temporelle : lésions d’âge ¹ objectivés par une prise de contraste pour certaines et
pas pour d’autres
§ ⚠ Le critère de dissémination temporelle peut être remplacé par la démonstration d’une inflam
du LCS (présence de bandes oligoclonales seulement)
§ Dans cas contraire à Attendre une nouvelle poussée clinique ou nouvelles lésions à IRM à
Réalisation d’une IRM 3 mois après
Critères McDonald 2017
Dissémination
spatiale
Dissémination
spatiale Régions typiques
Clinique
³ 2 poussées ³ 2 lésions cliniques Corticale ou
juxtacorticale
1 poussée+ 1 ATCD
anamnestique
convaincant
1 lésion + 1 ATCD
anamnestique
convaincant
Périventriculaire
Imagerie/LCR
Lésions simultanées
Gd+ et Gd-
³ 1 lésion T2 parmi
³ 2/4 régions
typiques
lnfratentorielle
Apparition nouvelle
lésion T2 et/ou Gd+ Moelle épinière Présence de BOC
dans le LCR
Analyse du LCS �
§ MEV de l’inflam du SNC
§ LCS considéré comme inflam : bandes oliclonales en iso-électrofocalisation (> 90% SEP) et/ou
index IgG augmenté (> 0,7) = sécrétion intrathécale d’IgG
§ Autres éléments diagnostics ont – de valeur mais doivent faire rechercher des DD :
- Protéinorachie ↑ que dans 25% cas, en restant < 1g/L
- Cytorachie (éléments mononucléés ++ = lymphocytes et plasmocytes) > 4/mm3 dans 1/3 cas
MAIS le + souvent < 50/mm3
- ↑ des gglobulines dans 70% cas (alors qu’elles sont normales dans le sang)
- Possiblement normal
§ Pas systématique si critères sont déjà remplis MAIS aide aussi à éliminer les DD
Potentiels évoqués �
§ De – en – pratiqués
§ Réalisés que dans les cas cliniquement compatibles avec le diagnostic de SEP MAIS IRM/LCS non
concluants ou lors doute sur organicité des troubles
§ Apportent 1 argument de dissémination dans l’espace MAIS ne rentrent pas en compte pour le
diagnostic ⚠
§ PEV = les + utilisés (fréquence névrite optique)
⚠ Aucun de ces examens ne constitue un marqueur spécifique de la maladie et leur perturbation
peuvent être retrouvées dans des maladies pouvant être confondues avec SEP
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DD
�
§ Principal DD : épisodes inflam du SNC isolés sans dissémination spatiale et temporelle à Névrite
optique AI idiopathique
§ Autres :
- Affection inflam limitées au SNC à Neuromyélite optique (AutoAc anti-système nerveux spé)
- Chez enfant à Encéphalite aiguë disséminée (maladie inflam multifocale mais n’évoluant pas
vers la chronicité)
- Maladies inflam systémiques à Sarcoïdose, Behçet, LED, Gougerot-Sjögren, artérites
cérébrales, infection à tropisme neuro, maladies cérébrovascu à attaques successives à
Simulation SEP rémittente
§ Recherche AEG, atteinte autre organe que SNC à l’interrogatoire ou exam clinique, présence d’un
SIB, méningite et/ou absence bandes oligoclonales ds LCS à Arguments pour évoquer ces
maladies
§ Atteinte neuro localisées (même si elles évoluent par poussées) à Rechercher une tumeur,
malformaton vasculaire ou compression médullaire à Neuro imagerie
TRAITEMENT
De la
poussée
�
à Corticoïdes forte dose
§ Permettent accélérer la récupération de la
poussée
§ Perfusion IV ou PO
§ 1 g/jour pdt 3 jours (méthylprednisolone)
⚠ Pas d’effet sur prévention
§ Utilisation pas systématique si symptômes
pas gênants
De fond Rang C
TTT
symptomatique
�
Spasticité Troubles urinaires Troubles sexuels
- Antispastiques (baclofène ou
dantrolène)
- Prescription d’abord à faible
dose à Éviter d’aggraver
l’état moteur par hypotonie
- Dans spasticité sévères :
injection locale de toxine
botulique ou implantation
pompe intrarachidienne de
baclofène
- Kiné à Lutte contre
hypotonie + déformation
- Dépistés et traités à Éviter une atteinte du
haut appareil urinaire
- BUD + Rx nécessaires (svt)
- Si hyperactivité vésicale (urgences
mictionnelles) à Anticholinergiques
- Si dysurie à abloquants
- Si résidu post-mictionnel à Autosondages
intermittents pluriquotidiens (éventuellement
associés dans un 2nd temps à l’injection
intravésicales de toxine botuliques)
- IU sympto à ATB pour éviter pyélonéphrite +
ce sont des épines irritatives pouvant
aggraver la spasticité
- Trouble érection
+++
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