(sensation d'instabilité, de dérobement en position immobile, la marche n'étant pas
touchée). Révélé par EMG des membres inférieurs qui doit être réalisé en position
debout immobile.
Troubles
moteurs
hypokinétiques
= Marche à petits pas.
Trouble de la marche le plus fréquent (2/3 des étiologies) caractérisé par une diminution de la
longueur d’enjambée à l’origine d’une perte de vitesse.
4 étiologies principales :
1. Syndromes parkinsoniens
2. Hydrocéphalie chronique de l’adulte
3. États lacunaires
4. Phobie de la chute
Syndromes
parkinsoniens
Maladie de Parkinson
Modèle le plus représentatif en début d’évolution des troubles hypokinétiques.
2 grandes périodes
1. Début : ralentissement de la marche par réduction de la longueur
d’enjambée, prédominant sur un hémicorps, dopa sensible. Possibilité de
normaliser la marche avec effort de volonté. Peu de troubles posturaux.
2. Formes tardives : réduction de longueur d’enjambée, partiellement
corrigeable par volonté. Signes peu dopa sensibles (freezing : arrêt brutal
involontaire, paroxystique, au démarrage, passage étroit ou demi-tour).
Perte progressive des réflexes posturaux avec chute en arrière.
Autres syndromes parkinsoniens
Représentés notamment par l’atrophie multisystématisée (forme parkinsonienne
ou cérébelleuse) et la paralysie supranucléaire progressive.
§ Présence de troubles posturaux et locomoteurs plus précoces et sévères que
dans la MP.
§ Chutes en début d’évolution (« red flag » devant remettre en cause le
diagnostic de MP)
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Hydrocéphalie
chronique
adulte
Hydrocéphalie communicante sans HTIC secondaire à obstruction des espaces
méningés des citernes de la base.
§ Touche sujets âgés
§ Étiologies : idiopathique, traumatisme crânien, hémorragie méningée,
méningite.
Évolution :
Évolution lentement progressive. Triade clinique caractéristique de Hakim et
Adams :
§ Troubles sphinctériens : surtout urinaires.
§ Syndrome démentiel sous cortico frontal.
§ Troubles de la marche et équilibre : atteinte des réflexes posturaux, marche
lente à petits pas, avec conservation du ballant.
Élargissement du polygone de sustentation et freezing dans 1/3 des cas.
Possible aimantation à la marche (pieds collés au sol, glissent sur le sol). Dans
les cas extrêmes, impossibilité d’avancer.
Diagnostique :
IRM cérébrale : dilatation tétraventriculaire avec peu d’atrophie corticale, plages
d'hyposignal T2 autour des ventricules, traduction de la résorption transépendymaire du LCR.
Traitement :
Dérivation ventriculopéritonéale d’efficacité inconstante sur troubles moteurs et
cognitifs.
Étape préalable :réalisation d’une PL soustractive de 40 ml qui doit améliorer de 30%
au moins les paramètres objectifs de la marche dans les 24h.
États
lacunaires
Troubles complexes de la marche et équilibre souvent associés à des troubles
cognitifs (frontaux, pyramidaux, pseudobulbaire)
§ Terrain : hypertension artérielle sévère instable.
§ Associe souvent : ataxie, anomalies sévères des réflexes posturaux, marche
hypokinétique accompagnée ou non d'un freezing, apraxie à la marche.
§ Évolue par poussées, entrecoupées de rémissions partielles.
Anxiété liée à la
marche
Marche précautionneuse
Secondaire à une sensation justifiée ou non d’instabilité.
§ Marche ralentie, prudente, sans déficit moteur avec recherche d’appuis et de
réassurance.
§ Respect de l’autonomie, présence de situations anxiogènes évitées (foules,
transports)
§ Retrouvée chez patients âgés, majoritairement les femmes.
Phobie de la chute
Étape suivante déclenchée par des chutes notamment si station au sol prolongée.
§ Peur panique de marcher, s’agrippe partout lors de la marche et réactions
anxieuses si appuis lâchés.
§ Chez sujet sain ou atteint d’une maladie responsable d’une instabilité.
§ Nécessite une rééducation intensive, peu d’effet des psychotropes.
Au maximum syndrome post chute associant : un syndrome dépressif, un syndrome
de régression psychomotrice (dépendance, clinophilie), composante psychologique
(anxiété, astasie abasie), composante motrice (rétropulsion, marche talonnante,
élargissement du polygone).
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Astasie abasie
§ Instabilité à la station debout avec rétropulsion spontanée (astasie) et
incapacité de marcher (abasie) en dehors de tout syndrome pyramidal ou
parkinsonien.
§ Étiologies : psychogène (dépressif, syndrome de glissement), secondaire (lésion
frontale, hydrocéphalie chronique de l'adulte, état lacunaire), ou sans cause
apparente (astasie-abasie pure).
Psychogène
�
Troubles de la marche et mouvements psychogènes fréquents (10% des étiologies).
§ Manifestations caricaturales d’une trouble de la marche : marche robotique, bondissante.
§ Installation brutale, rémission spontanée, évolution paroxystique.
§ Incohérences entre examen clinique et examens complémentaires
§ Disparition si distraction, augmentation si focalisation.
§ Réponse au placébo
Notions majeures à retenir : les étiologies de la marche à petits pas et leurs caractéristiques / les
particularités de la symptomatologie parkinsonienne (mieux développée dans l’item
correspondant) / les grandes caractéristiques des différentes étiologies de l’ataxie (romberg,
reflexes posturaux ...)
COMPLICATIONS D’UNE CHUTE CHEZ LE SUJET ÂGÉ
« PSA PAF PEDIATRE »
• Psychologique
• Syndrome post-chute
• Anxiété réactionnelle
• Plaie
• Anticoagulant : hématome
• Fractures
• Pneumopathie d’inhalation
• EP / TVP
• Déshydratation / insuffisance rénale
• Immobilisation
• Autonomie
• Traitement : absence de prise des traitements
• Rhabdomyolyse
• Escarres
�Coups de pouce du rédacteur :
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ÉLÉMENT DE L'ÉVALUATION DU RISQUE DE RÉCIDIVE DE CHUTE
« TITI S’OFFRE DES SOUS »
• TInetti(test)
• TIme Up and go test
• Situation antérieure
• Ostéoporose
• Facteurs vulnérabilités
• Facteurs précipitants
• REpétition chute (nombres)
• Double tache (test)
• SOl séjour prolongé (durée)
• Uni podal Station
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GÉNÉRALITÉS
Définitions
�
Apnée obstructive : arrêt du débit aérien naso-buccal ≥ 10 secondes avec persistance d’efforts
ventilatoires
Hypopnée : ß ventilation ≥ 30% pendant ≥ 10 secondes + ß SpO2 ≥ 3% et/ou micro-éveil sur
polysomnographie
Index apnées/hypopnées (IAH) : nombre d’apnées et hypopnées rapporté au temps d’enregistrement
(polygraphie ventilatoire) ou au temps de sommeil (polysomnographie)
Syndrome d’Apnées Hypopnées Obstructives du Sommeil (SAHOS) : évènements respiratoires obstructifs
ne se manifestant qu’au cours du sommeil (pathologie respiratoire du sommeil la plus fréquente +++)
Syndrome d’Apnées Hypopnées Centrales du Sommeil (SAHCS) : diminutions/abolitions répétées de la
commande ventilatoire centrale
Syndrome d’apnées du sommeil (SAS) : mécanisme des apnées/hypopnées non précisé
Physiopath
du SAHOS
État normal
�
Cycle respiratoire normal : diurne et nocturne
§ Contraction des muscles pharyngés (dilatateurs du pharynx)
§ Rigidification pharyngée luttant contre la pression négative générée lors de la
contraction des muscles inspiratoires
Passage « veille-sommeil » = perte du contrôle cortical de la respiration
§ Réduction de la ventilation
§ Diminution de la tonicité/contractilité des muscles respiratoires (muscles
respiratoires accessoires et dilatateurs du pharynx ++ dont le génioglosse)
SAHOS
�
Cycle respiratoire perturbé :
§ Diminution anatomique du volume des VAS de causes multiples :
- Épaississement des parois pharyngées par dépôts graisseux (obésité)
- Rétrognatie mandibulaire avec recul du muscle génioglosse
- Hypertrophie amygdalienne et vélaire (enfants +++)
§ Insuffisance de contraction des muscles dilatateurs du pharynx pour lutter contre
le collapsus au cours du sommeil (Ý résistances des VAS) :
1) Ronflements par vibration des structures pharyngées lors du passage de l’air
2) Obstruction pharyngée avec persistance/Ý des efforts respiratoires =
apnées/hypopnées compliquées d’hypoxémie intermittente profonde et
répétée + stimulation du système sympathique majorant le risque cardiovasculaire
3) Micro-éveils par levée d’obstruction (3-15 secondes) avec rigidification du
pharynx + reprise ventilatoire : fragmentation du sommeil devenant superficiel
et non réparateur (d’où les troubles de vigilance diurne)
Épidémio
�
Prévalence SAHOS modéré/sévère : 14% chez l’homme / 6% chez la femme
Traitement par PPC en France : > 1 million d’individus
Facteurs de
risque
Obésité : facteur de risque principal avec corrélation IAH/IMC (++ obésité androïde)
Sexe : prédominance masculine (1/2 voir 1/3 selon l’âge)
Âge
Anomalies anatomiques des VAS : rétrognatie/micromandibulie, hypertrophie
amygdalienne, macroglossie
Item 110 – TROUBLES DU SOMMEIL DE L’ENFANT
ET DE L’ADULTE
FICHE E-LISA N°110
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Comorbidité
Comorbidités neuropsychologiques : asthénie, somnolence excessive, ralentissement
intellectuel global avec altérations de la mémoire et des fonctions
exécutives/procédurales
§ Altération de la qualité de vie
§ Ý Risque d’AVP : hyper-somnolence (toute cause) = contre-indication à la conduite
automobile (arrêté du 18/12/2015) avec interruption temporaire du travail chez les
conducteurs professionnels et reprise après ≥ 1 mois de traitement bien conduit +
évaluation d’efficacité thérapeutique (clinique si véhicule léger / EEG de maintien
d’éveil si poids lourds)
§ Troubles de l’humeur/irritabilité
Comorbidités cardiovasculaires et métaboliques : favorisation du développement de
§ Facteurs de risque cardiovasculaires : HTA, diabète
§ Pathologies cardiovasculaires : coronaropathie, AVC, insuffisance cardiaque, TDR
DIAGNOSTIC DE SAHOS
Définition
�
SAHOS défini par la présence des critères (A ou B) + C :
A. Somnolence diurne excessive non expliquée par d’autres facteurs
B. ≥ 2 critères suivants non expliqués par d’autres facteurs
- Ronflement sévère et quotidien
- Sensations d’étouffement/suffocation pendant le sommeil
- Éveils répétés pendant le sommeil
- Sommeil non réparateur
- Fatigue diurne
- Difficultés de concentration
- Nycturie (≥ 1 miction par nuit)
C. Critère polysomnographique ou polygraphique : IAH ≥ 5
Clinique
�
Contexte Facteurs de risque et comorbidités (cf. ci-dessus : âge, IMC, sexe, FDR CV+++)
Symptômes
nocturnes
Ronflements
Pauses respiratoires au cours du sommeil constatées par l’entourage
Sensations d’étouffement/suffocation pendant le sommeil
Agitation nocturne/insomnie
Nycturie
Symptômes
diurnes
Somnolence diurne excessive : besoin non désiré et parfois incontrôlable de dormir en
journée, avec score sur l’échelle de somnolence d’Epworth (ESE) ≥ 11/24 (score
pathologique)
§ Seulement 50% des patients avec SAS présentent une somnolence pathologique (ESE
>10)
§ Somnolence diurne excessive est un symptôme fréquent et non spécifique
§ ESE est un outil de quantification de la somnolence (≠ outil de dépistage du SAS)
Asthénie / Troubles cognitifs / Troubles de la libido / Céphalées matinales
Diagnostics
différentiels
Dette chronique de sommeil (trouble de l’hygiène du sommeil ++)
Somnolence iatrogène (traitements psychotropes et antalgiques)
Insomnie chronique
Troubles psychiatriques (syndrome dépressif)
Hypersomnies centrales (narcolepsie, hypersomnie idiopathique)
Examen
clinique
Calcul de l’IMC (obésité si ≥ 30 kg/m2
)
Mesure du périmètre abdominal (obésité si > 94 cm chez l’homme, > 80cm chez la femme)
Examen ORL : recherche d’obstacle ou réduction de la taille des VAS
Diagnostic
positif
�
= Enregistrements nocturnes : définition de l’IAH + précision du caractère obstructif
§ Ambulatoire ou courte hospitalisation
§ Deux examens disponibles : polygraphie ventilatoire nocturne (PVN) ou polysomnographie (PSG)
§ Choix selon algorithme précis :
SÉVÉRITÉ DU SAHOS
Léger : IAH = [5-14]
Modéré : IAH = [15-29]
Sévère : IAH = [≥ 30]
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PVN
Examen de 1ère intention si suspicion clinique de SAHOS
Comprend un enregistrement :
§ Flux aérien (via canules nasales) : identification des apnées/hypopnées
§ Efforts respiratoires (via sangle thoraco-abdominale) : caractère obstructif
(mouvements) ou central (Ø mouvement)
§ Oxymètre de pouls : détection des désaturations associées ou non aux apnées
PSG
Gold-standard du diagnostic de SAHOS mais + complet, long et coûteux : 2nde intention
++
Comprend un enregistrement :
§ Données de la PGV
§ Capteurs neurophysiologiques d’analyse du sommeil (EEG, EOG, EMG mentonnier)
détectant les éveils/micro-éveils associés aux apnées/hypopnées (hypnogramme)
TRAITEMENT DU SAHOS
Mesures
générales
�
Prise en charge du surpoids/obésité :
§ Conseils alimentaires + promotion de l’activité physique systématiques
§ Si obésité importante : SAHOS constitue un argument supplémentaire à une PEC bariatrique
Éviction des médicaments/substances aggravant le SAHOS :
§ Médicaments : psychotropes (benzodiazépines), antalgiques (morphine et dérivés)
§ Prise d’alcool le soir
Dépistage + PEC des facteurs de risque CV : HTA, diabète, dyslipidémie
Traitement
spécifique
�
Pression
Positive
Continue
(PPC)
Principe : levée d’obstacle des VAS quel qu’en soit le siège par administration d’air sous
pression appliqué par un masque (nasal, narinaire ou bucco-nasal)
Indications :
§ Symptomatique + IAH ≥ 30/h
§ Symptomatique + IAH [15-30] avec somnolence sévère ou
comorbidité CV/respi grave
Effets secondaires : inconfort cutané (masque), sécheresse buccale, inconfort digestif
Modalités :
§ Mise en place, surveillance de l’observance/tolérance/efficacité par un prestataire
de santé à domicile via outils de télémédecine (suivi IAH résiduel, rapports au MT)
§ Acceptation variable de la PPC, encouragée par l’éducation thérapeutique ++
§ Demande d’entente préalable auprès de la Sécurité Sociale par médecin spécialiste
des pathologies du sommeil (renouvellement annuel par MT)
Résultats : traitement le + efficace du SAHOS ++ sur symptômes neuropsychologiques
(non confirmé sur pronostic cardiovasculaire)
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Orthèse
d’avancée
mandibulaire
(OAM)
Principe : appareil orthodontique constitué de deux gouttières, permettant le
dégagement du carrefour pharyngé par maintien d’une propulsion forcée de la
mandibule pendant le sommeil (par appui sur les structures maxillaires)
Indications :
§ Symptomatique + IAH [15-30] + Ø somnolence et Ø
comorbidité grave
§ Refus / intolérance de la PPC
Effets secondaires : douleurs temporo-maxillaire, déplacements dentaires
Modalités :
§ Mise en place par dentiste/stomatologue spécialisé
§ Suivi ++ efficacité et de l’absence d’effets secondaires
Résultats : moins efficace que la PPC sur la diminution de l’IAH mais efficacité clinique
considérée équivalente (SAHOS modéré/sévère)
Chirurgie
Chirurgie vélo-amygdalienne : si hypertrophie amygdalienne majeure (pédiatrie ++)
Chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire (indications précises) : rétro-micrognatie avec
répercussion esthétique/masticatoire + absence d’obésité + échec PPC/OAM
Traitement
positionnel
Indication : SAHOS positionnel (décubitus dorsal ++)
Principe : traitement mécanique par obstacle dorsal (sphère apposée dans le dos du
patient ou système vibrant détectant le décubitus dorsal)
Médicaments
Aucune AMM actuellement.
Solriamfetol :
§ Traitement de stimulation de la vigilance
§ Indication : somnolence persistante sur SAS non suffisamment traité par PPC
§ Prescription hospitalière exclusive (neurologues et médecins du sommeil)
�Coups de pouce du rédacteur :
Item plutôt simple et en général bien maitrisé par les étudiants. Il ne faut pas oublier de compléter
cette partie pneumologique par les versants traités dans les référentiels de psychiatrie et
neurologie. Pour faire la différence, maitrisez les critères de définition du SAHOS, les modalités
d’enregistrement du sommeil (PVN/PSG) et les indications de PPC J
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FICHE E-LISA N°118
GÉNÉRALITÉS
Définitions
�
§ Santé = « état de complet bien-être physique, mental et social »
§ Fonctionnement = ensemble de dimensions d’organe/anatomie, d’activité et de participation
§ Dysfonctionnement = ensemble des conséquences de l’altération de l’état de santé sur les
AVQ
§ Handicap = limitation d’activité + restriction de participation sociale
Développement progressif au XXe siècle du modèle bio-psycho-social du handicap (OMS) : CIF,
modèle participatif.
§ Déficience = constat objectif, médical, de dysfonction d’un tissu, organe ou appareil
§ Limitation d’activité = difficulté dans l’exécution d’une tâche de la vie quotidienne
§ Restriction de participation = restriction dans une activité sociale ou dans une situation de vie
réelle
Cadre législatif
�
Loi du 11/02/2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et citoyenneté des
personnes handicapées » :
§ Introduction du droit à la compensation pour les personnes handicapées
§ Élaboration de plan de compensation avec Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
§ Caisse nationale de la solidarité pour l’autonomie (CNSA) et Maison Départementale des
Personnes Handicapées (MDPH) à évaluation et mise en œuvre de la PCH
Partenariat avec
les usagers
�
Définitions :
§ Usager de la santé = personne qui utilise ou est susceptible d’utiliser le système de santé
§ Personne de confiance = personne désignée par l’usager pour l’accompagner et exprimer sa
volonté en cas d’impossibilité de le faire lui-même (avec accord de la personne désignée)
§ Patient-expert = patient atteint d’une maladie chronique et ayant développé des
connaissances solides sur sa maladie, ainsi qu’une expertise dans le vécu quotidien de sa
pathologie
Promouvoir l’implication du patient et de sa personne de confiance dans la PEC : engagement du
sujet = toute forme d’action, individuelle ou collective, au bénéfice de sa santé, son bien-être ou sa
qualité de vie/celle de ses paris. La HAS recommande d’encourager au maximum l’engagement des
personnes concernées : patient, proches, usagers… Associations d’usagers du système de santé
agréées et associations de patients peuvent contribuer à cet accompagnement.
Intervention de patient-expert, ETP font partie aussi du partenariat avec les usagers.
MODALITÉS D’ÉVALUATION D’UNE DÉFICIENCE
Interrogatoire
+++
�
Lors de l'évaluation, un temps important est dévolu à l'interrogatoire du patient et de son
entourage. L'évaluation sera adaptée :
§ À la situation médicale
§ À la plainte
§ Au contexte social et culturel.
La première étape est la reconstitution de l'histoire clinique, afin de préciser :
§ La nature des premiers symptômes (ex : date d’apparition d’un trouble du langage…)
§ Leurs modalités d'installation et d'évolution
§ L'existence de signes d'accompagnement somatiques, neurologiques et extra-neurologiques
§ L'existence de modifications comportementales ;
§ Le traitement suivi ainsi que les modifications thérapeutiques récentes ;
§ Les ATCD personnels et familiaux
§ Les limitations fonctionnelles, sociales et professionnelles.
Item 118 – ÉVALUATION CLINIQUE ET FONCTIONNELLE
D’UN HANDICAP COGNITIF
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Trouble de
l’attention
�
Définition L’attention va permettre la sélection et le maintien d'une information dans le
champ de la conscience.
Évaluation
L'attention s'évalue par des épreuves simples, qui imposent au patient de
produire et maintenir un effort cognitif, telles que l'énumération des mois de
l’année, l'épellation orale de mots.
Trouble
mnésique
�
Mémoire à court
terme et de
travail
§ La mémoire à court terme est une mémoire de stockage bref des
informations et de capacité limitée (ex : retenir un numéro de téléphone)
§ La mémoire de travail correspond à la capacité à manipuler les informations
maintenues en mémoire à court terme.
Mémoire à long
terme
La mémoire à long terme est une mémoire dont la capacité est en théorie
illimitée, qui se divise en deux composantes :
§ La mémoire non déclarative, dont la mémoire procédurale, qui engage des
processus inconscients (implicites) ; c'est la mémoire du « savoir-faire »
§ La mémoire déclarative, qui engage des processus d'accès conscient
(explicites) à l'information et qui comprend :
- La mémoire épisodique se référant à des expériences s'intégrant dans
un contexte spatial, temporel et affectif particulier
- La mémoire sémantique se référant à des faits, des savoirs.
Amnésie § Rétrograde à informations acquises avant l'évènement causal
§ Antérograde à restitution d'informations acquises depuis cet évènement.
Évaluation des troubles mnésiques :
L'interrogatoire évalue les plaintes et le retentissement des troubles, ainsi que différents domaines
de la mémoire rétrograde, par l'évocation d'informations personnelles datées et localisées
(mémoire épisodique) et de connaissances (mémoire sémantique) :
§ Mémoire autobiographique : mémoire des évènements personnels.
§ Mémoire sémantique : connaissances générales selon le contexte culturel du sujet,
connaissances acquises en fonction du métier, des intérêts…
§ Mémoire de l'actualité́récente
Anatomie :
§ Cortex préfrontal
Le cortex préfrontal correspond à la mémoire de travail ainsi que les stratégies
d'apprentissage et de récupération de la mémoire déclarative
§ Circuit de Papez
Le circuit de Papez est le principal réseau neural cortico-diencéphalique et qui correspond
à la mémoire déclarative. Les lésions bilatérales du circuit de Papez entrainent une
amnésie antérograde par déficit de stockage et associée à une amnésie rétrograde
variable.
Cette amnésie est pure dans les lésions temporales internes et s'accompagne parfois de
fabulations et de fausses reconnaissances (syndrome de Korsakoff) dans les localisations
diencéphaliques. Une lésion unilatérale de ce circuit cause un déficit mnésique
prédominant en modalité́verbale ou visuelle, selon sa localisation.
Étiologies selon
la topographie
§ Temporales internes (bi-hippocampiques) : Infectieuses, vasculaires, postanoxiques, dysimmunitaire, dégénératives
§ Fornix : tumeurs du troisième ventricule.
§ Corps mamillaires et thalamus : Lésions cellulaires par carence en vitamine
B1 (Korsakoff), vasculaires (uni- ou bi-thalamiques).
§ Cingulaires : tumeurs frontales internes, lésions vasculaires
§ Préfrontales dorsolatérales : Tumeurs frontales externes, vasculaires,
dégénératives.
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Étiologies selon
l’évolution
Amnésie
aiguë
§ Ictus amnésique :
- Survient entre 50 et 70ans.
- Il se caractérise par une amnésie antérograde qui
laisse une amnésie lacunaire de l'épisode et une
amnésie rétrograde limitée.
- Signes associés : perplexité́anxieuse, questions
répétitives, désorientation uniquement temporelle.
L'examen somatique est normal, le bilan étiologique
négatif, la cause inconnue.
§ Autres causes d'amnésies aigues :
- TC avec PC
- Crise d’épilepsie
- Prise de psychotrope
- Intoxication aigue
- Encéphalite
- AVC
Amnésie
chronique
§ Pathologies neurodégénératives :
- Les déficits mnésiques sont habituels dans ce cadre,
notamment par l'atteinte des structures temporales
internes ou préfrontales.
§ Iatrogénie :
- Les traitements qui fragilisent les capacités
attentionnelles de façon directe (benzodiazépines) ou
indirecte (hyponatrémie) sont susceptibles d'altérer
l'efficience mnésique.
§ Troubles du sommeil
§ Psychogènes
Trouble du
Langage
�
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