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FOCUS SUR LA PHYSIOPATHOLOGIE DE LA DOULEUR
Les mécanismes
périphériques de
la douleur aiguë
1. Les nocicepteurs périphériques :
§ Terminaisons nerveuses libres des fibres sensorielles primaires de fin diamètre, myélinisées
(Aδ) ou non myélinisées (C).
§ 4 classes de nocicepteurs :
1. Mécanonocicepteurs,
2. Thermonocicepteurs,
3. Chémonocicepteurs,
4. Nocicepteurs polymodaux.
2. La soupe inflammatoire activatrice des nocicepteurs :
Synthèse et libération de nombreuses molécules par les cellules des tissus périphériques,
terminaisons nerveuses et les cellules immunocompétente activées.
Les principales substances à connaitre :
§ Le NGF : facteur de synthèse de neuromédiateur comme la substance P et le CGRP
§ La substance P et le CGRP : neuromédiateurs présents dans les neurones périphériques
§ Le BDNF : famille des neurotrophines, il est activé par le NGF.
Le relais spinal de
la corne dorsale
Pour rappel, la corne dorsale de la moelle épinière est la corne sensorielle :
§ La moelle épinière est divisée en 10 couches : 6 dans la corne dorsale, 3 dans la corne
ventrale et la couche X constitue la zone péri-épendymaire.
§ Les fibres nociceptives pénètrent perpendiculairement dans la couche superficielle de la
corne dorsale pour se terminer dans les couches superficielles I et II, mais se prolongent
également dans les couches profondes (V, VI, VII et X). Elles se prolongent dans la substance
blanche dans 2 ou 3 segments spinaux de part et d’autre de leur segment d’entrée,
constituant le tractus de Lissauer.
3 classes de neurones reçoivent les afférences des fibres sensorielles :
1. Les neurones nociceptifs spécifiques : couches superficielles +++, répondent à des
stimulations périphériques de haute intensité.
2. Les neurones nociceptifs non spécifiques : couches profondes +++, répondent à des
stimulations périphériques de faible et de haute intensité.
3. Les neurones non nociceptifs spécifiques : couches intermédiaires +++, ne répondent à
des stimulations périphériques que de faible intensité et n’interviennent pas dans
l’intégration de l’information nociceptive.
Les structures
supra-spinales
mises en jeu dans
la douleur
Les sites de projection supraspinaux des neurones nociceptifs médullaires :
§ Le thalamus ventro-postéro-latéral
§ Les sites de projection bulbaire : noyau gigantocellulaire, substance grise périaqueducale
et noyau cunéiforme.
§ L’hypothalamus
§ Le complexe amygdalien
Les sites de projection corticaux :
§ Les aires somesthésique du cortex pariétal
§ Les aires corticale pré-frontales, le cortex insulaire, et le cortex cingulaire antérieur.
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Mécanismes de
contrôle de la
douleur
Contrôles
segmentaires
spinaux
Théorie du « gate control » au niveau de la corne dorsale de la moelle
épinière.
Balance entre 2 types d’activité exercée par les neurones nociceptifs
spinaux :
1. Activatrice d’origine segmentaire périphérique (véhiculées par les
fibres nociceptives Aδ et C)
2. Inhibitrices d’origine à la fois segmentaire périphérique (fibres Aδ) et
supraspinale.
Dans ce modèle : l’activation des fibres de la sensibilité tactile légère Aβ
inhibe les réponses de ces neurones nociceptifs non spécifiques à des
stimulations nociceptives. Cette inhibition s’exerce par l’intermédiaire de
l’activation d’interneurones inhibiteurs segmentaires.
Les contrôles
inhibiteurs
descendants
issus de la
médulla rostroventrale (RVM)
Contrôles sérotoninergiques ou noradrénergique.
La stimulation des neurones de ces structures est à l’origine d’effets
analgésiques résultant de la mise en jeu de voies descendantes
sérotoninergiques et /ou adrénergiques exerçant un contrôle inhibiteur
sur les neurones nociceptifs non spécifiques de la corne dorsale de la
moelle, bloquant la transmission des messages nociceptifs.
Les contrôles
facilitateurs
descendants
Issus du tronc cérébral, ils exacerbent les conséquences d’une stimulation
nociceptive au niveau spinal.
Les contrôles
inhibiteurs diffus
induits par une
stimulation
nociceptive
(CIDN)
Il s’agit d’une analgésie induite par la douleur.
Sous tendus par une boucle de rétroaction spino-bulbo-spinale
Les mécanismes
de sensibilisation
centrale associés à
la douleur
chronique et à
neuroplasticité
1. Les récepteurs NMDA glutamatergique :
§ Rôle du système de transmission glutamatergique dans la sensibilisation centrale à
l’étage médullaire, avec plusieurs données sur le récepteur NMDA qui est un récepteurcanal perméable au calcium.
§ Ce récepteur est bloqué par l’ion magnésium lorsque le potentiel membranaire du
neurone est proche de son potentiel de repos. Mais lorsqu’il est dépolarisé, l’ion
magnésium est chassé et le récepteur NMDA est activé par le glutamate colibéré avec la
substance P.
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2. Les neurotrophines NGF et BDNF par le biais de récepteurs tyrosine kinase :
§ La phosphorylation du récepteur tyrosine kinase (déclenchée par la fixation du NGF et
BDNF) déclenche l’activation du système de transduction intra-cellulaire du signal, à
l’origine de la réponse biologique de la cellule, qui passe par une cascade de
phosphorylations intra-cellulaires.
De nombreux arguments plaident en faveur de l’intervention de ces neurotrophines dans le
fonctionnement du système nerveux de la nociception.
Les mécanismes
psychologiques :
Les 4 composantes
de la douleur
1. Sensori-discriminative : mécanismes neurophysiologiques
2. Émotionnelle : confère à la sensation douloureuse sa tonalité désagréable, pénible et
insupportable et peut évoluer vers l’anxiété ou la dépression. Rôle du complexe amygdalien
++ dans cette composante
3. Cognitive : processus modulants la perception de la douleur
4. Comportementale : manifestations verbales ou non verbales du patient douloureux
DOULEURS NEUROPATHIQUES
GÉNÉRALITÉS
Définition
La douleur neuropathique :
§ Douleur secondaire à une lésion ou une maladie du système somatosensoriel.
§ Selon la localisation de la lésion : douleur neuropathie périphérique (tronc nerveux,
ganglion sensitif, plexus ou racine nerveuse) ou centrale (moelle épinière ou cerveau).
§ Isolées ou associée à une douleur nociceptive
Épidémiologie Sous estimées mais fréquentes.
7% de la population soit environ 25% des patients douloureux chroniques.
ÉTIOLOGIES DE DOULEURS NEUROPATHIQUES
Étiologies
périphériques
§ Radiculopathie : les plus fréquentes +++. Hernie discale, canal lombaire étroit …
§ Lésions nerveuses post opératoires ou post traumatiques
§ Syndromes canalaires : canal carpien +++
§ Neuropathies diabétiques et non diabétiques (alcoolique, chimioinduite …)
§ Douleurs post-zostérienne
§ Plexite radique
§ Douleurs neuropathiques associées aux cancers
Étiologies centrales
§ AVC
§ SEP
§ Syringomyélie
§ Traumatisme crânien grave
SÉMIOLOGIE ET DÉPISTAGE
Sémiologie de la
douleur
La douleur peut être continue ou paroxystique.
Description :
§ Brulures
§ Décharges électriques
§ Froid douloureux
§ Sensations anormales non douloureuses associées : fourmillement, picotements,
démangeaisons, engourdissement.
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Démarche
diagnostique et
dépistage
1. Évaluer la topographie :
Examen neurologique avec signes évocateurs dans un territoire neuroanatomique compatible
avec une atteinte du système nerveux :
§ Atteinte tronculaire : zone limitée et systématisée à un territoire nerveux
§ Atteinte de la racine : atteinte d’un dermatome
§ Atteinte du SNC : latéralisation à un hémicorps
§ Atteinte médullaire : atteinte bilatérale, surtout les membres inférieurs.
2. Association de signes négatifs et signes positifs :
§ Signe négatif : déficit le plus souvent sensitif par atteinte du système nerveux
§ Signe positif : allodynie ou hyperalgésie.
3. Questionnaire de dépistage : DN4
4. Examens complémentaires : aucun examen nécessaire pour diagnostiquer la douleur
neuropathique, mais des examens peuvent être utiles pour recherche la cause.
5. Algorithme diagnostique : basé sur le territoire neuroanatomique, une histoire clinique
évocatrice, la notion de déficit sensitif ou allodynie, et les résultats d’éventuels examens. Cet
algorithme a pour but de standardiser les critères de douleur neuropathique.
6.
Questionnaire DN4
Le seuil retenu pour le dépistage est : 4/10.
QUESTIONNAIRE DN4
Répondez aux 4 questions ci-dessous en cochant une seule case pour chaque item.
INTERROGATOIRE DU PATIENT
Question 1 : La douleur présente-t-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes ?
OUI NON
1 - Brûlure
2 - Sensation de froid douloureux
3 - Déchargesélectriques
Question2:Ladouleurest-elleassociéedanslamêmerégionàunouplusieursdes
symptômes suivants ?
OUI NON
4 - Fourmillements
5 - Picotements
6 - Engourdissement
7 - Démangeaisons
EXAMEN DU PATIENT
Question 3 : La douleur est-elle localisée dans un territoire ou l'examen met en évidence ?
OUI NON
8 - Hypoesthésie autact
9 - Hypoesthésie à la piqûre
Question 4 : La douleur est-elle provoquée ou augmentée par :
OUI NON
10 - Le frottement
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Caractéristiques § Douleurs diffuses, non systématisé avec des caractères neuropathiques possibles
§ La douleur peut être de topographie diffuse ou centrée sur un organe
§ La douleur à un rythme constant avec périodes de poussées possibles.
LES DOULEURS INFLAMMATOIRES vs MÉCANIQUES
Différences Douleurs Mécaniques Douleurs inflammatoires
Raideur matinale < 15 min
Augmente à l’effort
Pas de symptômes systémiques
Raideur matinale > 1h
Augmente au repos
Rougeur + chaleur + douleur avec signes
systémiques possibles
Soir > Matin Matin > soir
Caractère positionnel Caractère non positionnel
MÉTHODE D’ÉVALUATION DE LA DOULEUR
Généralités
La démarche diagnostique d’évaluation de la douleur repose avant tout sur la définition du type
de douleur, la connaissance des mécanismes générateurs de la douleur et l’intensité de la
douleur.
Échelles
unidimensionnelles
Échelle numérique
Il s’agit d’une règle permettant au patient de donner une note de 0 à 10
ou de 0 à 100.
C’est l’échelle à privilégier
EVA
Il s’agit d’une règle formée d’une ligne horizontale de 100mm et orientée
de gauche à droite allant de « pas de douleur » à « douleur maximale ».
Le patient répond en traçant une croix sur la ligne entre les 2 extrémités.
Échelle verbale
simple
Elle est constituée de 5 items :
0 = Absente
1 = Faible
2 = modérée
3 = Intense
4 = Extrêmement intense
DESCRIPTION CLASSIQUE DE LA PHYSIOLOGIE DE LA DOULEUR
« le TRain TRain PERmanent de la MODE »
• TRAnsduction : conversion de l’énergie apporté par un stimulus douloureux en énergie électrique
par les noci-recepteurs
• TRAnsmission : du signal vers la moelle épinière et le cerveau
• PERception : appréciation des signaux arrivant aux structures de la douleur
• MODulation : par les voies descendantes inhibitrices
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FICHE E-LISA N°134b
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