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ANATOMIE GÉNÉRALE

3 I Les lymphatiques de l'os

li existe à la surface des os un réseau lympathique

périosté.

4 I Les nerfs de l'os

À l'exception des osselets de 1' ouïe, tous les os possèdent

des nerfs.

Les nerfs sont soit satellites des artères (exemple : nerf

diaphysaire), soit isolés (exemple: nerfs du périoste).

Ils sont vaso-moteurs et sensitifs, mais aussi réguJateurs

de l'hématopoïèse.

Les affections traumatiques ou pathologiques des

os peuvent être très douloureuses.

G 1 ANATOMIE FONCTIONNELLE

L'osprésenteunestructure allianc la légèreté à la rigidité,

à la résistance et à l'élasticité.

1 I Les structures fonctionnelles de l'os

L'os est constitué de cellules anastomosées isolées dans

la matrice osseuse. Cette matrice est formée d 'une substance fondamentaleamorphe, dans laquelle sont noyées

des fibres collagènes et élastiques disposées en cordons

plus ou moins gros.

La substance fondamentale est essenciellement constituée de mucoprotéines 10 imprégnées de sels minéraux.

Ceux-ci se présentent sous forme de cristaux d'hydroxyapatite [CA10 (P04) 6 (0 H)

2) qui mesurent 20 à

40 nm 21 de longueur et 3 à 6 nm de largeur. La part

relative des substances organiques (0) et minérales (M )

varie au cours de la vie:

MIO = 1 chez l'enfant; 4 chez l'adulte et 7 chez le sujet

âgé.

t

c D

28

L'ostéodensitométrie est une technique de détermination du contenu minéral osseux. Elle vise a

dépister à un stade précoce l'ostéoporose, en particulier chez la femme ménopausée.

2 I L'os, organe mécanique

• Du point de vue statique, l'os assure le soutien du

corps et la protection de certaines viscères. F.xemple: le cerveau par le crâne.

• Du point de vue dynamique, l'os représente le bras

de levier de transmjssion des forces musculaires au

cours du mouvement.

a) Les contraintes (fig. 2.14)

L'os est soumis en permanence à de nombreuses

contraintes, compressions, tensions, cisaillements, torsion et flexion. De nombreuses techniques mettent en

évidenceccscontrajntes,en particulier: la photo-stress

utilisant l'analyse spectrale en lumière polarisée, les

jauges électriques ...

La force nécessaire à la fracture d'un os est comparable

à celle du fer. Ainsi la force de tension permettant la

fracture d'un os est d'environ 1 000 kg/cm2, soit une

valeur légèrement inférieure à celle du fer.

La résistance aux forces de compression est environ

deux fois plus grande que la résistance à la tension.

L'organisation structurale est adaptée po11r assurer une

efficacité mécanique maximale avec un minimum de

matériaux.

20. Mucopolys.1ccharides ~t protéines.

21. Nm (nanomètre)= 10-9 mètre.

E

flG. 2.14. Les contraintes

subies par les os

A. compression

B. tension

C. cisaillements

O. torsion

E. flexion

Cependant l'os peut se rompre sous l'effet de

contraintes importantes (fractures de surcharge)

ou sous l'effet d'une sommation de contrainte

(fracture de contrainte ou de fatigue). Ces fractures de contrainte intéressent surtout les membres

inférieurs.

b) Adaptation biomécanique de la matrice osse11se

L'os est un matériau composite: fibres de collagène et

cristaux d'hydroxyapatite. Ce sont des matériaux de

propriétés mécaniques différentes et l'os peut être comparé à un béton armé précontraint (Knèse).

• Les fibres collagènes confèrent au tissu osseux ses

propriétés d'élasticité, telles les barres de fer d u

béton; d'où sa résistance aux efforts de tension et de

flexion.

La diminution relative de cette substance organique avec l'âge explique l'augmentation de la fragilité de l'os du vieillard aux contraintes de flexion

et de cisaiUement.

• Les cristaux minéraux, tel le ciment, lui donnent ses

qualités de rigid ité: d'où une résistance à la

compression.

• La préco11tminte naîtrait de la croissance plus rapide

des cristaux d 'hydroxyapatite qui entrainent la traction et la tension des fibrilles de collagène.

D'où l'existence d 'une pression intra-osseuse dans certains os, supérieure à la pression atmosphérique.

Cette pression intra-osseusecontribue à annihiler cette

contrainte atmosphériq ue permanente. Ainsi, chez

l'adulte, cette pression est enviro n :

• dans les os plats, inférieure à 10 mm Hg;

• dans le tibia, de 16 mmHg dans la diaphyse, et de

27 mm Hg dans la métaphyse.

c) Adaptatio11 bioméca11ique de l'os compact

• Rôle mécanique des lamelles osseuses

Les contraintes de compression ou de flexion s'épuisent tangentiellement dans !'interphase séparant les

lamelles, comme un matériau polyphasique (exemple: plaque de contreplaqué) (fig. 2.15).

• Rôle mécanique des ostéons (fig. 2. 16 et 2.17)

- Considérés dans leur ensemble, les ostéons sont

accolés et orientés parallèlement à la diaphyse: d'où

un aspect de strncture fibrillaire comparable à un

matériau polyfibrillaire; ceci accroît la résistance

de l'os à la flexion, telle une tige en fibres de verre.

SYSTÈME SQUELETIIQUE Il

- Les fibres collagènes des ostéons sont obliques et

d'orientation opposée d 'une lamelle à une autre;

ceci accroît la résistance de l'os aux contraintes de

cisaillement.

d) Adaptation biomécanique de l'os spo11gieux

L'os spongieux est constitué de trabécules formées de

lamelles osseuses accolées (matériau polyphasique).

Ces trabécules osseuses résistantes aux contraintes de

flexion, de traction et de compression, s'appuient sur

l'os compact, auquel elles transmettent les forces.

• Au niveau des épiphyses, elles sont en arcs-boutants

selon une architecture souvent ogivale qui répartit

harmon ieusement les forces. D'où l'adaptation aux

contraintes de compression très importantes d e

l'épiphyse fémo rale proximale en particulier.

• Au niveau des os plats, la force d'impact de la table

externe est transmise par le diploé à la table interne.

Les trabéculcs du diploé réduisent les contraintes en

les d iffusant sur une surface plus large. Les lésions

de la table interne peuvent donc être plus importantes que celle de la table externe.

e) Rôle du ca11al médullaire

Le canal médullaire permet de reporter en périphérie

les contraintes et augmente ainsi la résistance de l'os

en flexion.

2

l.21..

FIG. 2.15. Rupture d'un matériau po\yphasique

1. phases du matériau

2. interphases

3. contraintes de flexion :

elles se réduisent au fur et

A mesure qu'elles s'épuisent

dans les interphases (4)

5. rupture

29

3

ANATOMIE GÉNÉRALE

FIG. 2.16. Coupe frontale de l'extrémité pretximale du fémur :

structure

1. cartilage articulaire 3. subslanc•e compacte

2. substance spongieuse 4. cavité médullaire

FIG. 2 17. Orientation longitudinale des ostéons (A)

30

f) Rôle des muscles

L'amplitude de la force muscuJaire exercée el sa direction influencent l'architecture du tissu osseux. La traction tendineuse est le meilleur stimulant de l'activité

ostéoblastique.

Ainsi, chez le coureur de marathon, la densité

minéraleosseuseestélevée,en particulier au niveau

du calcanéus et du rachis lombaire. D'où aussi

l'importance de l'activité physique chez le sujet

âgé.

Par leur tonicité, les muscles contigus forment avec l'os

un système de« poutre composite» dont la résistance

est supérieure à celle de l'os isolé (Rabischong).

g) Absence de contrainte

Au cours de l'immobilisation totale (paraplégie), ou en

apesanteur (astronautes), la perte osseuse se fait aux

dépens de l'os spongieux au début. L'os compact n'est

touché que dans un deuxième temps.

L'ostéoporose du paraplégique est plus importante

en raison de l'absence des contraintes musculaires.

3 I L'os, organe métabolique

L'os est une réserve d'éléments minéraux (99 o/o du

calcium de l'organisme). L'importance des échanges

minéraux s'explique par l'étendue de la surface des

cristaux d'hydroxyapatite (1500 à 5 000 m2 pour un

homme de 70 kg). Tl faut y ajouter les 8 m2 du périoste

et de l'endoste. La régulation de cette fonction est assurée par des hormones (parathormone, hormones thyroïdiennes,œstrogène ... ),desvitamines (vitamine D),

du fluor ...

4 I L'os, organe hématopoïétique

Les canaux médullaires et les espaces intertrabéculaires

sont remplis de moelle osseuse, rouge ou jaune.

• La moelle rouge, lieu de formation des cellules

sanguines, siège dans tous les os du fœtus et dans

l'os spongieux de l'adulte.

• La moelle jaune, localisée dans les diaphyses au

début, s'étend avec l'âge par îlots.

Il Système articulaire _____ _

Constitué des articulations, ce système est l'élément privilégié du mouvement. Une articulation

est le moyen d'union entre plusieurs pièces du squelette entre elles, ou entre une dent et un os.

En raison de leur rôle important en biomécanique, leur atteinte pathologique (arthrite, arthrose)

et traumatique (luxation, entorse) peut compromettre les postures et les mouvements. !.'.étude

des articulations est l'arthrologie.

, ' ORGANOC;ENESE

Toutes les articulations dérivent du mésenchyme. La

première trace articulaire des membres apparaît dès la

S< ~emaine du développement.

Le mésenchyme des articulations primitives se transforme:

• soit en tissu fibreux, pour les articulations fibreuses;

• soit en tissu cartilagineux, pour les articulations

cartilagineuses;

• soit en une cavité synoviale, pour les articulations

synoviales (fig. 3.1).

E __ ___.I 7 8 3

;/ ~ 1 )1( d 1

5 6 5

A

FIG. 3.1. Organogénèse des articulations

A. art. fibreuse

B. art. cartilagineuse

C. art. synoviale

1. mesenchyme

2. tissu fibreux

3. point d'ossification primaire

4. art. primitive fibreuse

5. périoste

1

'

"/

B

6. lig. interosseux

7. tissu cartilagineux

8. art. primitive mésenchymateuse

9. cartilage articulaire

JO. fibrocartilage

11. cavité synoviale

12. capsule articulaire 

maine du développement.

Le mésenchyme des articulations primitives se transforme:

• soit en tissu fibreux, pour les articulations fibreuses;

• soit en tissu cartilagineux, pour les articulations

cartilagineuses;

• soit en une cavité synoviale, pour les articulations

synoviales (fig. 3.1).

E __ ___.I 7 8 3

;/ ~ 1 )1( d 1

5 6 5

A

FIG. 3.1. Organogénèse des articulations

A. art. fibreuse

B. art. cartilagineuse

C. art. synoviale

1. mesenchyme

2. tissu fibreux

3. point d'ossification primaire

4. art. primitive fibreuse

5. périoste

1

'

"/

B

6. lig. interosseux

7. tissu cartilagineux

8. art. primitive mésenchymateuse

9. cartilage articulaire

JO. fibrocartilage

11. cavité synoviale

12. capsule articulaire

\ · Il 12 5

1

31

ANATOMIE GÉNÉRALE

CLASSIFICATION

Les arciculations simples mettent en présence deux

éléments et les articulations composées unissent plus

de deux éléments.

A 1 ARTICULATIONS FIBREUSES

L'interzone articulaire des articulations fibreuses est

occupée par du tissu fibretLx. Ce sont des articulations

sa11s mobilité et sa11s cartilage articulaire.

1 I La syndesmose (fig. 3.2)

Elle unit, chez l'adu lte, des os par du tissu fibreux.

Exemple: l'articulation tibio-fibulaire distale.

FIG. 3.2. Syndesmose tibio-fibulaire (coupe frontale)

1. ligament interosseUJt

2. prolongemenl de la membrane synoviale de l'art. talo·crurale

2 I La suture (fig. 3.3)

Le tissu fibreux qui unissait initialement les os, ouprés11t11re,se réduit puis s'ossifie. Exemple: les articulations

de la calvaria.

Les présutures des os de la calvaria permettent le

modelage du crâne au cours de l'accouchement.

On distingue:

• la suture dentelée, avec des surfaces articulaires en

dents de scie qui s'engrènent;

• la suture squameuse, avec des surfaces articulaires,

taillées en biseau;

• la suture pla11e, avec des surfaces articulaires, planes

et régulières;

• cr la schyndilèse, qui met en présence une crête s'encastrant dans une rainure (fig. 3.4).

32

FIG. l 3. SutUJes

1. périoste

2. suture plane

3. sulure squameuse

4. sulure dentelée

S. dure-mère

2

s --·

FIG. 3.4. Sthyndilêse (A) (coupe frontale du corps du sphénoïde

et de ses articulations)

1. foramen rond 6. canal palato·vaginal

2. processus clinoïde anL 7. lame verticale du palatin

3. canal optique 8. vomer

4. sinus sphénoïdal 9. processus pterygo1de

5. canal voméro-vaginal 10. processus vaginal

3 I La gomphose (fig. 3.5)

Elle unit une dent à une alvéole dentaire par du tissu

fibreux, le périodontc d'insertion.

_ ______________ sv_s_T_ÈM_E ARTICULAIRE Il

FIG. 3.5. Gomphose (coupe vestibulo-linguale schématique

d'une incisive)

1. périodonte el lig. périodontal

2. émail

3. dentine

4. gencive

S. Uvile coronale

6. os alvéolaire

7. canal dentaire

8. apex dentaire

B 1 ARTICULATIONS CARTILAGINEUSES

L'interw ne articulaire des articulai ions cari ilagineuses

est occupée par du tissu cartilagineux. Ce sont des articulations à mobilité réduite possédant un cartilage

articulaire mais dépourvues de cavité articulaire.

3

[ l

FIG. 5. Synchondrose

1. cartilage hyalin

2. os 3. périoste

1 1 La synchondrose (jig. 3.6)

Ce sont des articulations souvent transitoires dont

l'inter1011e articulaire est constituée par du cnrtilnge

'1;1nli11.

Exc111ple: les articulations de la base du crâne, l'articulation diaphyso-épiphysaire.

2 1 La symphyse (fig. 3.7)

L'interzone articulaire de la symphyse est formée d'un

fibro-cnrtilngc.

Exemple: l'articulation des corps vertébraux.

2

FIG. 3 7 Symphyse

1. périoste

2. 05

3 4

1 1

3. cartilage hyalin

4. fibro-cartilage

C 1 ARTICULATIONS SYNOVIALES

1 1 Caractères

• Elles présentent : des s111faces nrticulnires de fo rme

variable et encroûtées de cartilage hyalin, une cavité

nrtirnlnire, et u11e capsule articulaire constituée de

deux membranes, fibreuse el synoviale.

• Elles sont particulièrement mobiles (fig. 3.8).

FIG. 3 8. Articulation synoviale

1. périoste 4. surface articulaire

2. membrane fibreuse 5. cavite articulaire

de la capsule articulaire 6. métaphY5e

3. membrane synoviale

de la upsule articulaire

33

ANATOMIE GÉNÉRALE

2 1 Classification

Elle est fonction de la morphologie des surfaces articulaires en présence. Il existe une corrélation entre la

forme et le nombre de mouvements.

a) L'articulation sphéroïde (ou cotyloïdienne,

ou énarthrose) (fig. 3.9)

Elle oppose deux segments de sphère, plein et creux.

Elle présente trois axes principaux de mouvement.

Exemple: l'articulation scapulo-humérale.

b) L'articulation ellipsoïde (ou condylaire)

(fig. 3.10)

Elle oppose deux surfaces articulaires, concave et

convexe, taillées dans deux ellipsoïdes. Elle possède

deux axes principaux de mouvement.

Exemple: l'articulation radio-carpienne.

c) L'articulation en selle (ou par emboîtement

réciproque) (fig. 3.11)

Elle oppose deux surfaces dont l'une est concave dans

un sens et convexe dans l'autre sens (comme une selle)

et l'autre surface, inversement conformée (assise du

cavalier). Elle présente deux axes principaux de mouvements.

Exemple: l'articulation carpo-métacarpienne du

pouce.

..._

--

(

FIG. 3.9. Articulation sphéroïde

34

1 FIG. 3.10. Articulation ellipsoïde

d) La ging1yme 1 (fig. 3.12)

Les surfaces articulaires en présence forment une charnière.

La surface articulaire est soit cylindrique, soit en sablier

(ginglyme hyperboloïde), soit convexe, en tonneau

(ginglyrne paraboloïde).

FIG. 3.11. Articulation en selle

1. Ancien. : art. trochl enn~.

FIG. 3.12. Ging\yme

A. cylindrique B. hyperboloïde

Elle possède un axe de mouvement.

Exemple: l'articulation huméro-ulnaire.

e) L'articulation trochoïde (fig. 3.13)

B

Elle met en présence deux segments de cylindre, creux

et plein.

Elle possède un axe de mouvement.

Exemple: l'articulation radio-ulnaire.

f) L'articulation plane 2

Elle oppose deux surfaces planes. En fait ces surfaces

sont rarement véritablement planes, mais légèrement

convexes, aussi présentent-elles une infinité d'axes.

Mais l'amplitude de ses mouvements est réduite.

g) L'articulation bicondylaire

Elle oppose deux paires de condyles, la première généralement très convexe, et la seconde presque plane.

Articulation complexe, elle possède un axe principal

de mouvement et souvent deux axes accessoires.

Exemple: l'articulation du genou.

c

J

c

C. paraboloïde

FIG. 3.13. Articulation trochoïde

2. Ancien. : arthrodie.

STRUCTURES ARTICULAIRIES

A 1 STRUCTURE DE PROTECTION

Elle est représentée par la capsule articulaire qui

en forme la cavité articulaire.

Elle est constituée d'une membrane fibreuse et d'une

membrane synoviale.

1 1 La 1membrane fibreuse de la capsule

C'est un manchon fibreux très résistant et peu élastique; c'est un prolongement du périoste.

• Elle s'insère d'autant plus loin du cartilage articulaire que l'articulation est plus mobile. Parfois quelques fibres récurrentes rejoignent les surfaces arti35

ANATOMIE GÉNÉRALE

culaires: ce sont les freins capsulaires (ou frenula

capsulae).

• Ses fibres ont une orientation différente selon les

articulations: longitudinales, circulaires ou arciformes.

• Elle assure la protection mécanique de l'articulation.

2 1 La membrane synoviale de la capsule

C'est une membrane conjonctive mince et transparente

qui adhère à la face profonde de la membrane

fibreuse.

• Elle recouvre les parties osseuses, les tendons et les

ligaments intracapsulaires.

• Elle forme parfois des replis au niveau des culs-desacs: les plis synoviaux.

• Elle sécrète un liquide, la synovie. Elle est bien vascularisée et riche en cellules histiocytaires.

• Elle assure la défense de l'articulation contre les

germes. Elle entretient les tissus articulaires.

Après synovectomie, la membrane synoviale se

reconstitue en quelques mois. Les arthrites sont

dues à une inflammation de la membrane synoviale.

B 1 STRUCTURES D'AMORTISSEMENT

DES PRESSIONS

Ce sont des structures dont le rôle essentiel est de

réduire, d'amortir et de répartir les contraintes de pressions s'exerçant sur les articulations.

1 1 Le cartilage articulaire

C'est un cartilage hynli11, qui protège les surfaces articulaires contre l'usure.

Il constitue une résistance aux contraintes de pression,

grâce à l'eau séquestrée dans sa matrice extra cellulaire,

tel un coussin en plastique plein d'eau.

• Son étendue est directement fonction de l'amplitude du mouvement. Son épaisseur est proportionnelle à la pression subie par unité de surface. Elle est

pour une même pression en raison inverse de l'étendue des surfaces qui la supportent.

• Il est déformable dans tous les sens et peut perdre

50 % de son épaisseur sous pression. 11 augmente

d'épaisseur rapidement sous l'effet de la mobilisation dynamique répétée.

36

 


2 1 Le squelette appendiculaire

a) Les os du membre supérieur

• La cei11t11re du membre supérieur est formée de la

clavicule et de la scapula 9•

• Le squelette de la partie libre du membre supérieur

comprend: l'humérus, le radius, l'ulna 10, le carpe, le

métacarpe et les phalanges.

b) Les os du membre inférieur

• La ceinture du membre inférieur est formée des 2 os

coxaux. Le pelvis ou bassin osseux est formé des os

coxaux, du sacrum et du coccyx.

• Le squelette de la partie libre du membre inférieur

comprend: le fémur, le tibia, la fibula 11 , la patella 12

,

le tarse, le métatarse et les phalanges.

FIG. 2.10. Parties du crâne {coupe sagittale médiane de la tête

osseuse)

En rose : calvaria

En bleu : os de la base du crâne

En marron : os de la face

A. cavité cr3nienne

B. fosse nasale

1. pariétal

z. temporal

9. Ancien.: omoplate.

10. Ancien.: cubi1u;.

11. Ancien. : péroné.

12. Ancien. : rotule.

3. occipital

4. frontal

S. sphénofde

6. lame perpendiculaire

de l'ethmofde

7. os nasal

8. vomer

9. maxillaire

23

ANATOMIE GÉNÉRALE

B 1 NOMBRE DES OS

1 I Lesosconstantssontaunombrcde206(200+6

osselets de l'ouïe).

2 I Les os surnuméraires sont des osselets inconstants. On distingue:

• les os suturaux, situés au niveau du crâne. Exemple:

l'os lambdatique u ;

• les os sésamoïdes, localisés dans la main et le pied.

lis ont un intérêt médico-légal. Ils ne doivent pas,

en particulier, être confondus avec des fragments

de fracture sur une radiographie.

3 1 Les os doubles sont des os habituellement

uniques qui se présentent sous forme de deux parties.

Exemple: pateUa bipartite.

C 1 FORME ET DIMENSIONS

1 I La forme

a) Les os lo11gs sont des os dont la longueur est prédominante. Exemple: l'humérus. lis sont constitués:

• d'une partie intermédiaire, la diaphyse ou corps. Elle

présente des faces et des bords;

• de deux extrémités, les épiphyses proximale et distale.

Chaque épiphyse comprend des parties articulaires

et non articulaires.

La métaphyse est la jonction entre diaphyse et épiphyse.

b) Les os courts présentent trois dimensions presque

égales. Exemple: l'os trapézoïde.

c) Les os plats ont leur épaisseur nettement inférieure

aux autres dimensions. Exemple: le pariétal.

d) Les autres variétés: citons les os irréguliers (exemple: les vertèbres). les os p11e11111atiq11es (creusés d'une

cavité), les os papyracés (très minces), etc.

2 1 Dimensions

Les os ont des rapports proportionnels à la taille et entre

eux. Cc caractère biométrique, exprimé par des indices,

a une importance médico-légale et anthropologique.

Ces dimensions permettent la détermination de l'âge,

du sexe, de la taille et parfois de la race d'un sujet.

13. Ancien. : o• des Incas.

24

D 1 MORPHOLOGIE

La surface des os est souvent irrégulière, à la vue et à la

palpation (fig. 2. 11 ).

1 1 Les saillies osseuses

a) Les saillies articulaires

On distingue:

• la tête, surface articulaire nettement détachée de los

par une âme rétrécie, le col;

• et le condyle, surface articulaire saillante.

b) Les saillies 110 11 articulaires

Elles représentent souvent le point d'application de la

force musculaire ou l'insertion d'un ligament. On distingue:

• les processus '4. excroissances osseuses volumineuses,

nettement détachées de l'os. Exemple: le processus

transverse des vertèbres;

• les t11berosités, saillies étendues et moins détachées

de la surface osseuse. Exemple: la tubérosité ischiatique;

• les tubercules, saillies peu étendues. Exemple: le

tubercule du scaphoïde;

FIG. 2.11. Os long : l'humérus (vue antérieure)

A. épiphyse proximale 1. acromion

B. diaphyse 2. processus coracoide

C. épiphyse distale 3. scapula

14. Afl<ICO.; apophy)eS.

----- --------------------S_Y_ST SQUELETIIQ~

• les épines, saillies plus en relief, en forme de pointe.

Exemple: l'épine ischiatique;

• les crêtes, saillies linéaires plus ou moins rugueuses;

• et les bosses, éminences, pro111béra11ccs ... , saillies

régulièrement arrondies.

Ces saillies osseuses peuvent être sous-cutanées,

donc palpables. Elles servent alors de repères cliniques.

2 1 Les dépressions osseuses

a) Les llnes sont articulaires: ce sont les cavités artiwlaires. Exemple: cavité glénoïdale.

b) Les alltres sont non articulaires, ce sont:

• les fosses d'insertion des muscles et des tendons;

• les cavités de réception contenant des organes.

Exemple : les fosses cérébrales;

• les sillons livrant passage aux muscle , aux vaisseaux

et aux nerfs.

3 1 Les foramens

Ce sont des orifices qui livrent passage, soit à des vaisseaux et des nerfs, soit à des viscères. Exemple: foramen

magnum pour le tronc cérébral.

Au niveau des os longs, on distingue:

a) les foramens de Jn ordre, qui livrent passage à l'artère nourricière principale de l'os. Sur les os longs, ils

sont situés sur les diaphyses;

b) les forameru de 2• ordre, localisés aux niveaux des

épiphyses;

c) les foramens de Jt ordre, très nombreux et minuscules, sous-jacents au périoste.

4 1 Les incisures

Elles correspondent à des échancrures du bord d'un

os.

E 1 STRUCTURE

À la coupe, l'os frais présente de la superficie vers la

profondeur: le périoste, de l'os compact 1s et de l'os

spongieux 1

6, ou une cavité.

l 1 Le périoste

Cest une membrane fibreuse conjonctivo-élastique

constituée d'une couche externe fibreuse et d'une couche interne ostéogénique. De la couche interne partent

des fibres perforantes 17 qui traversent l'os compact.

Le périoste ne recouvre pas les surfaces cartilagineuses

et il donne insertion aux muscles et aux tendons .

Il est richement vascularisé et innervé, d'où la grande

sensibilité de l'os au choc.

Ëpais chez l'enfant, il s'oppose au déplacement des

fragments osseux des fractures: c'est la fracture

dite« en bois vert "·

2 I L'os compact

Dur et dense, l'os compact représente 80 % de la masse

osseuse totale. JI est constitué d'ostéons et de lamelles

osseuses (fig. 2.12).

a) I.:ostéon 18 est l'unité histo-physiologique constituée

par un canalicule vasculaire et les lamelles osseuses

concentriques qui l'entourent. Les canalicules des

ostéons communiquent entre em: par des canaux perforants 19•

b) Les lamelles circonférentielles externes sont situées

à la périphérie de l'os.

c) Les lamelles circonférentielles internes sont situées

sous J'cndoste du canal médullaire.

d) Les lamelles interstitielles s'interposent entre les

ostéons.

3 1 L'os spongieux

Friable, il est constitué de lamelles osseuses, ou trabéwles osseuses, épaisses de 0, là 0,5 mm et de directions

variées, délimitant de petites cavités.

Situé au niveau des épiphyses, l'os spongieux forme la

couche intermédiaire des os plats et courts.

Au niveau des os de la cal varia, il porte le nom de diploé.

Les deux couchesd'oscompact qui l'entourent constituent les tables externe et interne.

En période post-ménopausique, on constate une

ostéopénie progressive, plus marquée pour l'os

spongieux. En effet, le renouvellement de l'os

spongieux étant environ sept fois plus rapide que

celui de l'oscompact, il est plus exposé aux influences hormonales, tant privatives (hypoestrogénie)

qu'additives (corticothérapie).

15. Ou ;ub;tance compacte.

16. Ou >Ub>tancc spongieuse.

17. Ancien : fibres de Sharpey.

18. Ancien. : ~pt~mc de Ha1-ers.

19. Ancien.: canal de Volkmann.

25

ANATOMIE GÉNÉRALE

9

4 1 Les cavités osseuses

Les cavités osseuses recouvertes par l'endoste sont:

• soit vides et remplies d'air.

Exemple: les sinus paranasaux;

• soit occupées par un organe ou un tissu.

Exemple: la caisse du tympan, le canal médullaire.

a) Le ca11al médullaire

Situé dans les diaphyses, il contient la moelle, des vaisseaux et des nerfs.

L'i11dice médullaire (I) permet au médecin légiste de

distinguer les os humains de ceux des animaux.

1 = Diamètre minimum du canal

Diamètre minimum de la diaphyse

1=0,40 à 0,50 pour le fémur adulte.

Chez le fœtus, 1 :s:: 0,34.

b) L'e11 doste

C'est une couche conjonctive unicellulaire. Cette membrane vasculaire et ostéogénique assure la croissance

et la réparation de l'os fracturé.

26

FIG. 2.lZ Structure schématique de l'os compact

t. l;imetle de l'ostéon

2. ostéon

3. lamelles interstitielles

4. l;imetle circonférentielle ext.

5. canal central

6. canal perforant

7. périoste

8. trabécutes osseuses recouvertes d'endoste

9. lacunes osseuses et ostéocytes

F 1 VAISSEAUX ET NERFS

1 I Les artères de l'os (fig. 2.13)

a) Les os longs

• Les artères diaphysaires (1 à 2)

Elles pénètrent l'os par le foramen nourricier et se

divisent dans le canal médullaire en branches Jongi

tudinales. Elles irriguent les deux tiers internes de l'os

compact et la moelle jusqu'à la métaphyse.

• Les artères épipl1ysaires et métaphysmres

Elles sont à l'origine du cercle artériel péri-articulaire.

et irriguent l'os spongieux.

Leurs lésions chez l'enfant peuvent perturber la

croissance et chez l'adulte entraîner une nécrose

épiphysai re.

Après la croissance, avec la disparition du cartilage

de conjugaison, les artères diaphysaires et épiphvsaires s'anastomosent.

-

La richesse des anastomoses explique l'absence

d'infarctus systématisé dans l'os.

• Les artères pa10stées

Ce sont des branches dei, artères diaphysaires, épiphysaires. métaphysaires et musculaires. Elles sont

mul tiplcs et irriguent le tiers externe de l'os compact.

b) Les os plats

Les artères nourricières, généralement multiples, pénètrent dans les foramcns nourriciers pour se ramifier

dans l'os spongieux. Les artères pfriostées parcourent

le périoste et irriguent la superficie de l'os.

c) Les os courts

Us ne possèdent que des artères périostées.

2 I Les veines de l'os

Les veines intra -osseuses sont nombreuses et d'une

capacité ~ix à huit fois plus importante que les artères.

15

9

FIG. 2 . < Vaisseaux et nerfs d'un os long

A. coupe transversale (vascularisation

de la corticale)

B coupe longitudinale

a. veines

b. arteres

l. cartilage articulaire

2. a. et v. épiphysaires

3. a. et v. métaphys.J1res

4. metaphyse

S. n. diaphysaire

6. v. diaphysaire

7. a. diaphysaire

8. a. periostée

9. v. centro-médullaire

10. a. médullaire

11. a., v. et n. musculaires

12. périoste

13. corticale

14. canal médullaire

!S. v. pêriostêe

A

SYSTÈME SQUELETilQUE D

a) Les os lot1gs

Le drainage s'effectue:

• soit directc111e11t, par de grosses veines émissaires

non valvulécs, satellites des artères: les veines

diapliysmres, épip/iysmres et métapliysaires;

• soit i11directeme111, par l'intermédiaire d'une grosse

veine ce11tro-111éd11/le1ire. Celle-ci, tortueuse, présente

de nombreuses dilatations.

Ces sinuosités entrainent un ralentissement circulatoire favorisant les infections.

La veine cenlro-médullairc se draine surtout par les

veines diaphysaires, et accessoirement par les veines

métaphysaires.

b) Les os plars et co11rrs

Ils sont drainés par de grosses veines qui parcourent

l'os spongieux.

3

5

6

7

IO

27

 


FIG. 1.17. Principales cavités du corps (coupe sagittale)

1. cavité thoracique

2. cavité abdomino-pelvienne

3. cavité cr3nienne avec l'encéphale

4. canal vertébral avec la moelle spinale

a) Le plan superficiel est formé de la peau, doublée de

la toile sous-cutanée ou fascia superficiel, qui contient

les vaisseaux et les nerfs superficiels.

b) Le plan profond est constitué d'os, de muscles squelettiques, de vaisseaux et de nerfs profonds. Ce plan est

recouvert du fascia profond, lame conjonctive dense et

individualisée.

C 1 VARIAlrIONS ANATOMIQUES

Les variations du corps humain sont de deux types

selon le niveau d'observation des structures de chaque

individu.

1 I Les va1riations anatomiques

fondamentales

Elles sontliées aux variations biologiques qui résultent

du mélange génétique paternel et maternel.

1

Ces variations fondamentales sont quasi infinies «et

font de chaque homme un être unique ... Le sexe et la

mort le répètent à chaque génération. L'unicité de chaque homme lui confère une dignité particulière, une

raison supplémentaire de le respecter » (Jean Dausset,

prix 'obel de médecine).

Cette unicité du corps humain est mise à profit dans

les techniques d'identification quasi infaillibles d'une

personne.

Ces techniques font appel soit à la génétique

(recherche d'ADN), soit à l'étude de la structure

de certains organes (empreintes digitales, iris ... ).

2 1 Les variations anatomiques communes

Elles relèvent essentiellement de différences morphologiques. Certaines peuvent être liées à l'âge, au sexe ou

à la race. Mais ces variations peuvent être transraciales

ou intraraciales (fig. 1.18).

Exemple : certains organes peuvent manquer, être multiples ou différents.

L'étude anatomique concerne avant tout l'organe type,

c'est-à-dire celui qui, quantitativement et qualitative-

\

1 an 8 14 18

INTRODUCTION D

ment, est statistiquement le plus couramment rencontré. Mais cette étude concerne aussi les variations observées.

Une variation a11atomiq11e 9 est donc une modalité morphologique reliant des types extrêmes.

Ces variations sont importantes à connaître pour le

médecin, car elles peuvent expliquer çertains syndromes, et pour le chirurgien, qui pourr;.i contourner

les écueils opératoires liés à leur présence·.

Exemple: l'existence de côtes cervicales peut être

à l'origine de certaines névralgies par compression

du plexus brachial.

Soulignons cependant que chez l'homme aucune corrélation scientifique n'a été démontrée entre les variations morphologiques physiologiques et la valeur intellectuelle.

9. Une analogie ana1omique ~• la constquence d·un bouleversemenl

d'organogénè~. Exemple: la dex1rocardie.

30 55 75 80

FIG. 1.18 Variations du nez avec l'âge (d'après Léonard de Vinci et B. Hogarth)

15

fJ Système squelettique

le système squelettique est l'ensemble des structures rigides du corps contribuant à son

maintien.

Chez rhomme, le squelette est caché : c'est un endosquelette.

Chez certains animaux, il s'agit d'un exosquelette, c'est-à-dire un squelette superficiel et

visible.

le squelette comprend : une partie cartilagineuse et une partie osseuse.

!.'.étude du système squelettique constitue l'ostéologie.

, ' ORGANOGENESE

Le système squelettique dérive du mésoderme. Le

mésoderme para-axial se segmente en somites qui forment des bosselures sur les faces dorso-latérales de

l'embryon. Chaque somite se différencie de la superficie vers la profondeur en dermomyotome 1, myotome 1

et sclérotome.

Le sclérotome se transforme en un tissu polymorphe,

le mésenchyme, qui donne naissance au tissu conjonctif et au squelette.

DèslaS•semainedudéveloppement,lesceUulesmésenchymateuses se transforment en chondroblastes et en

fibroblastes pour former les cartilages et les membranes.

Le mésenchyme qui entoure la notochorde devient la

colonne vertébrale.

Les pièces squelettiques apparaissent initialement sous

la forme de condensation du mésenchyme (fig. 2.1

et 2.2).

FIG. 2.1. Mésoblaste (coupe transversale d'un embryon

de 3 semaines)

1. mésoblaste para-axial

2. mésoblaste intermédiaire

3. mésoblaste latéral

4. mésoderme somatique

S. mésoderme splanchnique

6. sac vitellin

1. Ou dermatome.

A 1 DÉVELOPPEMENT DES CARTILAGES

Le développement du cartilage est assuré:

• essentiellement, au début et dans les cartilages

jeunes, par une croissance interstitielle. Cette croissance s'effectue à partie des chondroblastes de l'intérieur;

• puis par la couche chondrogénique du périchondre

qui dépose des couches successives de cartilage.

C'est la croissance par appositio11.

BI DÉVELOPPEMENT DES OS

1 1 Ostéogénèse embryonnaire

Elle commence à la fin de la période embryonnaire. Elle

est précédée par une matrice membraneuse ou cartilagineuse. Dans chaque matrice apparaît d'abord un

centre d'ossification primaire, puis, selon les os, un ou

~-"=" "'\'- --2

---.::-~~-tr 3

17

ANATOMIE GÉNÉRALE

2

---~

4--

s--=----~

8 --=--·

9 ~-=->'-

FIG. 2.2. Développement du mésoblaste (embryon

de 4 semaines)

1. tube neural

2. dermomyotome

3. myotome

4. sdérotome

5. notochorde

6. aorte

7. cœlome

8. tube digestif

9. mésoderme splanchnique

10. cordon ombilical

11. bourgeon du membre inf.

12. bourgeon du membre sup.

13. mésoderme somatique

12

13

plusieurs centres d'ossification secondaires. Ces centres

sont constitués d'îlots d'ostéoblastes.

a) L'ossification intramembraneuse û'ig. 2.3)

Elle est propre aux os de la calva ria et à quelques os de

la face.

Dans le centre d'ossification prima ire apparaît le bourgeon ostéogénique primaire, formé de spicules osseuses et de vaisseaux. Les spicules osseuses s'unissent et

forment des trabécules osseuses, qui cernent les lacunes

mésenchymateuses. Ces trabécules s'étendent en tâche

d'huile dans toutes les directions.

Simultanément, le périoste forme une couche d'os

sous-périostée qui s'unit aux trabécule-s osseuses.

b) I.!ossification etrdochondrale (fig. 2.4)

Elle s'observe surtout dans les os longs et courts.

• Le centre d'ossification primaire procède de

plusieurs étapes.

18

~

• /f

FIG. 2.3. Ossification intTamembraneuse

(coupes longitudinales)

1. périoste

2. mésenchyme

3. spicules osseuses

4. trabécules osseuses

S. os périosté

6. moelle osseuse

-i1 2

__--: 3

4

t

5

6

- Initialement, le canal éruptif, manchon osseux

induit par le périchondre, enveloppe le cartilage de

la diaphyse présomptive; le périchondre devient

alors périoste.

- Secondairement, les vaisseaux pénètrent la matrice

cartilagineuse en son centre. Le bourgeon ostéogé11iq11e primaire entraîne une dégénérescence de la

matrice cartilagineuse et l'apparition d'îlots calcifiés de celle-ci. Puis les ostéoblastes construisent

autour des îlots calcifiés des couches osseuses.

• Les centres d'ossification secondaire

lis apparaissent dans les épiphyses ou à la périphérie

des os pendant la période post-natale et parfois juste

avant la naissance.

Exemple: le point épiphysaire fémoral distal est présent chez le fœtus de 36 semaines.

Chaque bourgeon ostéogénique secondaire induit la

formation de cavités centrales, puis une ossification

centrifuge.

• Le cartilage de conjugaison

fi correspond à la zone cartilagineuse intermédiaire

entre les parties d'ossification primaire et secondaire.

Son ossification constitue la ligne épiphysaire.

L'apparition des points d'ossification et leur soudure se font à des âges différents. Elles permettent

donc d'évaluer le stade de la croissance.

Exemple: lasouduredu point secondaire de la crête

iliaque avec le point primaire de !'ilium correspond

à la fin de croissance de la colonne vertébrale (c'est

le signe de Risser).

2 1 Croissance de l'os

Elle dépend de nombreux facteurs génétique, hormonal, diététique et mécanique. L'arrêt de l'activité des

points d'ossification se situe vers 25-28 ans.

a) La croissance en longueur

Elle dépend du cartilage de conjugaison qui est situé à

la jonction diaphyso-épiphysaire. li sera remplacé par

de l'os spongieux à la fin de la croissance. Le décolle1 -~

2 --

ment épiphysaire peut compromettre cette croissance.

Sur un os, le cartilage de conjugaison le plus actif est

dénommé cartilage fertile. Celui-ci siège « près du

genou et loin du coude».

L'exercice musculaire accélère l'ostéoE:énèse, d'où

l'arrêt de croissance des enfants effectuant un

entraînement musculaire trop intensif.

b) La croissa11ce en largeur

Elle résulte de l'action du périoste. Elle est stimulée par

les contraintes de pression.Ainsi, l'ablation de la fibula

entraîne l'épaississement du tibia.

c) Le modelage morphologique de l'os correspond à

une adaptation locale de l'os et du périoste sous l'action

de l'activité musculaire.

C 1 OSTÉOGÉNÈSE RÉPARATRICE

Après une fracture, l'os se consolide en formant un cal.

La persistanced'unesolution de continuité osseuse est

une pseudarthrose (fig. 2.5).

La formation du cal osseux passe par twis phases.

FIG. 2.4. Ossification endochondrale (coupes longitudinales d'un os long)

1. matrice cartilagineuse

2. périchondre

3. diaphyse présomptive

4. périoste

5. manchon osseux sous-périosté

6. a. et v. diaphysaires

7. ilots calcifiés

8. centre d'ossification primaire

9. centre d'ossification secondaire

10. a. et v. épiphysaires

l 1. cartilage de conjugaison

l2. chondrocyte dans sa lacune

19

ANATOMIE GÉNÉRALE

5

FIG. 2.5. Ostéogénèse réparatrice (d'après Spence)

1. périoste 3. hématome

2. canal médullaire 4. cal fibro-cartilagineux

1 I La phase initiale (15-20 jours)

L'hématome est entouré d'une réaction inflammatoire.

Dès les• jour, il y a prolifération des fibrocytes dans la

moelle en regard du trait de fracture.

2 1 La phase intermédiaire

Un cal fibro-carrilagineux s'organise el le périoste

s'épaissit.

S. cal osseux

6. trait de fracture guéne

3 1 La phase terminale

Dès le 20• jour, ce cal fibro-cartilagineux est recouvert

d'un tissu osseux compact duquel partent des travées

osseuses vers le 40• jour. Ainsi se constitue le cal osseux.

La reconstitution des ostéons et du canal médullaire,

par disparition du tissu spongieux, s'effectue 8 à

10 mois plus tard.

Elle est favorisée par la rigidité du foyer de fracture,

la compression du foyer de fracture (plaque sous

tension) ou des phénomènes bio-électriques.

PARTIE CARTILAGINEUSE DU SQUELETIE

La partie cartilagineuse du squelette est constituée d'un

tissu résistant mais élastique, le cartilage. Chez le fœtus,

la majeure partie du squelette est cartilagineuse.

Chez l'adulte, seules persistent quelques structures

cartilagineuses (fig. 2.6).

A 1 STRUCTURE

Le cartilage est un tissu conjonctif.

1 1 Les chondrocytes

Ces cellules cartilagineuses sont situées dans des lacunes cartilagineuses.

2 1 La matrice extraceUulaire

Elle contient :

• des fibres et fibrilles collagènes ou élastiques;

20

• et une substance fondamentale d'aspect colloïdal,

composée d'eau (75 à 80 %) et d'une mucopolysaccharide riche en acide chondroïtine-sulfurique.

3 1 Le périchondre

C'est une membrane conjonctive qui recouvre les cartilages non articulaires. Il se continue avec le périoste.

li présente une couche fibreuse, externe, et une couche

chondrogénique, interne.

B 1 CLASSIFICATION

Selon la qualité et la richesse des fibres, on distingue

trois types de cartilage.

1 1 Le cartilage hyalin

C'est un cartilage nacré, translucide et élastique.

- r--

FIG. 2.6. Partie cartilagineuse du squelette

En ro 1ge : cartilage élastique

En ve ~ : cartilage fibreux

En bll•u : cartilage hyalin

1. c rtilage auriculaire

2. tliompe auditive

3. c; rtilages du nez

4. cartilages épiglottique

et laryngé

S. trachée

6. cartilages costaux

7. disque intervertébral

8. symphyse pubienne

9. ménisque du genou

SYSTÈME SQUELETTJ~

Il contient des fibrilles collagènes invisibles en microscopie ordinaire. Il constitue la matrice embryonnaire

des os, les cartilages articulaires, costaux, trachéaux,

bronchiques, laryngés et du nez.

2 1 Le cartilage fibreux ou fibro-cartilage

C'est un cartilage blanchâtre, résistant, riche en fibres

collagènes et pauvre en chondrocytes.

Il constitue les disques, les labrums et les ménisques

articulaires.

3 1 Le cartilage élastique

C'est un cartilage jaunâtre, souple et riche en fibres

élastiques.

Il constitue le cartilage de l'au ricule, de la trompe auditive et certains éléments du larynx.

C 1 VASCULARISATION ET INNERVATION 2

Le cartilage est dépourvu de vaisseaux et de nerfs.

Il se nourrit soit par imbibition du liquide synovial à

travers les ca11awccartilagi11e11xdont les diamètres sont

d'environ 60 Â, soit grâce aux vaisseaux sanguins de

l'os sous-chondral ou du périchondre.

Cette absence de vascularisation a permis des

homotransplantations avec succès, sans rejet.

D 1 ANATOMIE FONCTIONNELLE

Le cartilage assure un rôle essentiellement mécanique.

• Il protège de l'usure les surfaces articulaires (voir

système articulaire).

• fi assure, par sa rigidité, la perméabilité permanente

de certains conduits. Exemple: la trachée.

• Il constitue l'attache de nombreux muscles.

PARTIE OSSEUSE DU SQUELETTE

Elle ~st constituée d'organes vivants et résistants, les os.

Son tude est fondamentale pour le médecin, car les os

assurent de grandes fonctions.

L s os peuvent être atteints soit par des maladies

c ncéreusesou infectieuses ( ostéomyélite),soit par

d s traumatismes (fractures).

A 1 CONSTITUTION

Le squelette est formé d'un squelette axial sur lequel se

fixe le squelette appendiculaire (fig. 2.7 et 2.8).

2. Voir cartilage articulaire.

21

ANATOMIE GÉNÉRALE

1 1 Le squelette axial

li comprend les os de la tête, l'os hyoïde, la colonne

vertébrale el le squelette thoracique.

a) Les os de la tête (ou tête osseuse) sont groupés en os

du crâne et os de la face.

3 --____ .._,...,.. ~~{=~

FIG. 2.7. Partie osseuse du squelette (vue antérieure)

En marron : squelette axial

En rouge : ceinture du membre sup.

En rose : membre sup.

En vert foncé : ceinture du membre inf.

En vert clair : membre inf.

En bleu : cartilage

1. os de la tête

2. clavicule

3. scapula

4. humérus

S. radius

6. ulna

7. carpe

8. métacarpe

22

9. phalanges de la main

10. sternum

11. côtes

12. colonne vertébrale

13. os coxal

14. sacrum

15. coccyx

16. fémur

17. patella

18. tibia

19. fibula

20. tarse

21. métatarse

22. phalanges du pied

• Les os du crâne, soudés entre eux, délimitent la cavité

crânienne. Celle-ci présente une voûte, la calva ria, et

une base, la base du crâne. lis comprennent:

- deux os pairs: le pariétal et le temporal;

- quatre os impairs: le frontal, !'ethmoïde, le sphénoïde et l'occipital.

Le sphénoïde est l'os clef du crâne car il s'articule avec

tous les os du crâne qui s'organisent autour de lui

(fig. 2.9 et 2. JO).

Dans chaque os temporal se situent les osselets de

l'ouïe,articulésentreeux. Ce sont: le malléusJ, l'incus 4

et le stapès s.

• Les os de la face sont aussi soudés entre eux et au

crâne, à l'exception de la mandibule.

Les os soudés de la face comprennent: un os impair,

le vomer, et des os pairs, le maxillaire, l'os lacrymaJ 6,

l'os paJatin, le cornet nasal inférieur, l'os nasal · et l'os

zygomatique8•

2

FIG. 2.8. Compléments du squelette (vue latérale)

Cartouche : osselets de l'ouïe situés dans la partie pétreuse de \'os

temporal

1. malléus 6. mandibule

2. incus 7. os hyoïde

3. stapès 8. cartilage thyroïde

4. os temporal 9. cartilage cricoïde

5. maxillaire

3. Ancien. : marteau.

4. Ancien. : enclume.

5. Ancien. : étrier.

6. Ancien.: unguis.

7. Ancien. : os propre du nez.

8. Ancien. : malaire.

lis délimitent les cavités orbitaires, nasales et orale,

qui logent les organes des sens et la partie crâniale des

appareils digestif et respiratoire.

• Le bloc crânio-facial désigne les os de la tête sans la

mandibule.

b) L'os hyoïde est un os situé à la limite supérieure du

cou.

c) La colo1111e vertébrale est formée de deux parties:

• la colonne mobile constituée de vertèbres indépendantes, les vertèbres vraies, qui comprennent:

sept vertèbres cervicales, doui.e vertèbres thoraciques et cinq vertèbres lombaires (ou lombales);

• la colonne fixe fo rmée des fausses vertèbres soudées

chez l'adulte sous forme de deux os: le sacrum et le

coccyx.

d) Le squelette thoracique est constitué de 12 paires

de côtes et du sternum.

Les 10 premières paires de côtes se fixent sur les bords

latéraux du sternum : ce sont les vraies côtes. Les 2 dernières paires ont une extrémité libre: ce sont les fausses

côtes.

2

3

4

5

FIG. 2.9. 0$ de la tête

En bleu : os du crâne

En rose : os de la face

1. frontal

2. elhmo1de

3. os nasal

4. os lacrymal

S. maxillaire

6. mandibule

7. pariétal

8. temporal

9. sphénoide

10. os zygomatique

7

8

9

 


C 1 AXES ANATOMIQUES DE RÉFÉRENCE

(fig. 1.10 et 1.11)

1 I L'axe du corps. Ilse définit parla verticale abaissée d'un point situé au sommet du crâne (vertex), le

sujet étant dans la position anatomique de référence.

FIG, 1 9 Position anatomique de référence (vue ventrale)

3 ,c:e de gravité L'axe du corps qui se confond avec 1

passe: . :.. ·c des processus

• par le dos de la selle à 1 cm en arric1

clinoïdcs postérieurs; Jombale Ll;

• par le corps de l'axis et de la vertè~reé d evant 52;

• par le centre de gravité du corps situ •

5 des articula-

• en avant des lignes d'union des centre

tions du genou et de la cheville.

d ;

1 j'axe longitu- 2 I L'axe de la main. ncorrespoo '

dinai passant par le 3• doigt.

)'axe horizontal

3 I L'axe du pied. JI correspond à •

passant par le 2• orteil.

FIG. 1.10. Axe du corps

1. vertex

2. centre de gravité de la tête

H • horizontale

G • centre de gravité du corps

9

ANATOMIE GÉNÉRALE

FIG. 1.11. Axes du pied et de la main

1. abduction 3. face axiale

2. adduction 4. face abaxiale

D 1 PLANS DE RÉFÉRENCE (fig. 1.12 et 1.13)

L'étude du corps humain se fait en fonction des trois

plans fondamentaux de l'espace.

1 1 Les plans sagittaux

Ce sont des plans verticaux orientés dans le sens antéropostérieur, c'est-à-dire dans le trajet d'une flèche traversanc le corps. On distingue:

a) Le plan sagittal médian qui passe pari' axe du corps

et partage le corps en deux côtés, droit et gauche. 11

définit sur le plan cutané les lignes médianes antérieure

et postérieure.

b) Les plans sagittaux paramédia11s qui sont parallèles au précédent.

2 1 Les plans frontaux

Ce sont des plans verticaux perpendiculaires aux précédents.

Le plan coronal est le plan frontal qui passe par l'axe du

corps. Il définit les faces ventrale et dorsale du corps.

3 1 Les plans horizontaux

lis sont perpendiculaires aux deux autres et coupent

tm11sversale111e11t le corps.

10

FIG. l .12. Plans fondamentaux de référence chez l'adulte

A. plan sagittal

B. plan frontal

C. plan horizontal

1

1 k"""'

I

3

!. proximal

2. distal

3. cranial

\

4. caudal

S. antérieur

6. postérieur

FIG. 1.13. Plans de référence chez l'embryon

A. plan frontal

B. plan transversal

1. direction craniale

2. direction ventrale

3. direction caudale

4. direction rostrale

S. direction dorsale

Les coupes transversales analomiques, chez un sujet

debout, en position de référence, sont des images vues

par le haut, c'e:.t·à-dire observées dans le sens crân iocaudaJ.

Les co11pcs transversales 011 axiales de/' imagerie médicale

sont des vues d'un sujet en décubitus dorsal. Ce sont

des images en vision caudo-crâniale. Ces clichés regardésen verso correspondent aux schémas classiques des

coupes transversales anatomiques (fig. 1.14).

E I TERMES DE LOCALISATION

Us permettent de définir et de situer un élément anatomique par rapport à un autre.

1 1 Axial et abaxial

a) Est axial un élément situé dans l'axe du corps, ainsi

que la partie d'une structure anatomique regardant un

axe anatomique.

b) Est abaxial un élémen t situé en dehors de l'axe du

corps, ainsi que la partie d'une structure anatomique

ne regardant pas un axe anatomique.

2 l lnterne et externe (fig. 1.15)

Une partie du corps est interne lorsqu'elle regarde l'intérieur d'une cavité ou d'un viscère. Une partie est

INTRODUCTION •

FIG. 1.15. Cavité du crâne ouverte partiellement (A)

1. face interne de l'os pariétal

2. face externe de l'os occipital

3. face interne de l'os occipital

externe lorsqu'elle regarde l'extérieur d'une cavité ou

d'un viscère. Ces me~ signifient aussi qu'une structure est respectivement plus près ou plus loin du centre

d'un organe.

f1G. 1.14. Orientation et vision des coupes transversales

en imagerie médicale

A. position du patient

B. coupe de l'abdomen

1. foie

2. estomac

4 s 4

B 3. rate

4. rein

S. rachis

11

ANATOMIE GÉNÉRALE

3 1 Crânial et caudal

Ces termes concernent essentiellement le tronc. Une

partie est crâniale lorsqu'elle est plus proche de l'extrémité supérieure du tronc, elle est caudale dans le cas

contraire.

4 1 Proximal et distal

Ces termes concernent essentiellement les membres.

Une partie est proximale lorsqu'elle est plus proche de

la racine du membre.

Elle est dite distale dans le cas contraire.

5 1 Médial et latéral

Un élément est médial lorsqu'il est situé plus près du

plan sagittal médian. li est dit latéral dans le cas

contraire.

6 1 Antérieur ou ventral, et postérieur

ou dorsal

Un élément est antérieur ou ventral lorsqu'il est situé

plus près de la paroi ventrale. Le terme antérieur

(ou rostral, au niveau de la tête) est plus spécifique pour

la tête, les membres et la moelle spinale; le terme ventral, pour le tronc. Un élément est dit postérieur ou

dorsal dans le cas contraire.

À la main, le terme palmaire signifie antérieur; le dos

de la main étant la face postérieure.

7 1 Supérieur et inférieur

Un élément est supérieur lorsqu'il est placé au-dessus

d'un autre.

Il est inférieur dans le cas contraire.

Au pied, le terme pla11taire signifie inférieur; le dos du

pied étant la face supérieure.

8 1 Superficiel et profond

Un élément est superficiel lorsqu'il est plus proche de

la surface du corps, et profond dans le cas contraire.

9 1 Homolatéral et controlatéral

Deux éléments sont homolatéraux (011 ip~il<ltéraux)

lorsqu'ils sont du même côté. Ils sont controlatéraux

lorsqu'ils appartiennent à des côtés différents.

101 Les préfixes supra, infra (ou sub)

et sous

Ils signifient respectivement qu' une structure est audessus ou au-dessous d' une autre. Le préfixe sous est

réservé à l'histologie. Exemple: sous-cutané.

11 I Termes composés

Certains éléments peuvent avoir une situation complexe, aussi utilise-t-on des termes corn posés. Exem pie :

inféro-médial.

ORGANISATION GÉNÉRALE

DU CORPS HUMAIN

A 1 ORGANISATION STRUCTURALE

Le corps est constitué de cellules différentes ayant une

spécificité définie. La cellule représente l'unité morphologique et fonctionnelle de l'organisme. Le regroupement des cellules permet de distinguer: le tissu,

l'organe, le système et l'appareil.

1 I Le tissu

Le tissu est l'association prédominante de cellules semblables du point de vue morphologique et fonctionnel.

Ces cellules sont entourées d'une matrice extracellulaire.

a) l es tissus fondamentaux

llssontaunombredequatre: nerveux,épithélial,musculaire et conjonctif.

12

• Le tissu nerveux est caractérisé par la présence de

cellules hautement différenciées et spécialisées, les

neurones, et l'absence de matrices extracellulaires.

• Le tissu épithélial recouvre les surfaces externe et

interne du corps. Il assure la sécrétion glandulaire.

• Le tissu musculaire est caractérisé par sa contractilité

et la présence d'une quantité modérée de matrice

extracellulaire.

• Le tissu conjonctif forme la charpente du corps

entier. C'est un tissu de soutien, de connexion et de

Mfense de l'organisme.

li est caractérisé par un faible nombre de cellules indigènes fixes ou de cellules migrantes libres, et d'une

quantité abondante de matrice extracellulaire et de

fibres. Ce tissu très polymorphe se divise en trois

groupes:

- les tissus conjo nctifs particuliers comprennent les

tissus adipeux, élastique, réticulé (organe hématopoïétique) et muqueux;

- les tissus conjonctifs de soutien forment les cartilages et les os;

_et les tissus conjonctifs spécifiques sont de deux

variétés, lâche et dense.

b)L'origi11edestissus (fig. l.l6)

Chez l'embryon de 15 jours environ de développement,

le disque embryonnaire présente trois couches de cellules semblables, l'ectoblaste, le mésoblaste et l'endoblaste. Ces cellules sont à l'origine des quatre groupes

de tissus fondamentaux.

• L'ectoblaste se différencie en épiblaste et plaque

neurale (voir Tome 5).

- L'épiblaste donne l'épiderme, les phanères, les

glandes cutanées et mammaires, I' adénohypophyse,

l'émail des dents, l'oreille interne et le cristallin.

-La plaque neurale est à l'origine du système nerveux, de la rétine, de la médullo-surrénale et des

mélanocytes.

• I.:endoblaste devient endoderme et donne l'épithélium des appareils respiratoire, digestif, urinaire et

5

---9

-_.:l- ----;:-- 10

li

12

13

14

FIG. 1.16. Sacs embryonnaires et tissus primordiaux

Sc:hémas correspondant à un conceptus de 5 semaines d'aménorrhée

l. vaisseaux maternels

(lacunes vasculaires)

2. cytotrophoblaste

3. syncytiotrophoblaste

4. cavité amniotique

5. cœur primordial

6. cavité vitelline

1 7 · cœlome extra-embiyonnaire

8. villosités choriales

9. pédoncule de connexion

10. disque embiyonnaire

11. ectoblaste

12. mésoblaste

13. diverticule allantoïdien

et gonocytes primordiaux

14. endoblaste

INTRODUCTION D

génital (dont l'épithélium germinatif des gonades),

l'épithélium de l'oreille moyenne, les glandes digestives, les tonsilles, la thyroïde et les parathyroïdes.

• Le mésoblaste se différencie en mésoderme et

mésenchyme.

- Le mésoderme donne les muscles squelettiques et

lisses, la dentine, le derme, les séreuses (plèvre, péricarde, péritoine), les cortico-surrénales, la rate, le

système circulatoire et le système uro-génital.

- Le mésenchyme donne le tissu conjonctif, puis disparaît au fur et à mesure que le tissu conjonctif se

différencie.

2 I L'organe

Un organe est un ensemble de tissus variés organisés

pour remplir une fonctio n spécifique. À cette fonction

principale peuvent être associées des fonctions secondaires différentes (exemple: le rein, l'os ... ).

3 1 Le système anatomique

Un système anatomique est un ensemble complexe

d'organes comparables du point de vue morphologique et fonctionnel (exemple: le système musculaire}.

4 I L'appareil anatomique

C'est un ensemble d'organes dissemblables, mais interdépendants et orientés vers une même fonction ( exemple: l'appareil locomoteur).

5 1 Le tissu conjonctif spécifique

En anatomie macroscopique, le tissu conjonctif spécifique donne des structures de morphologie et de fonction différentes.

a) Le tissu conjot1ctif lâche8 constitue :

• Les bourses et les gaines synoviales (voir Chapitre 4).

• La toile sous-cutanée ou fascia superficiel (voir

Chapitre 7).

• Les fascias internes. lis comblent les espaces fasciaux

et les espaces interviscéraux ou septums.

L'espace fascia! est une région virtuelle limitée par

des organes. Il devient réel lorsque l'on effondre le

conjonctif par la dissection chirurgicale (exemple:

fascia endo-thoracique, espace ischio-rectal).

• Les Ligaments viscéraux. Ils unissent les viscères à la

paroi et assurent leur maintien. Certains Ligaments

accompagnent les vaisseaux et les nerfs des viscères,

d'autres contiennent des fibres musculaires lisses. Ces

formations conjonctives ne sont apparentes que sous

8. Ancien.: tissu aréolaire.

13

l'effet de la traction des viscères, qui entraîne une

condensation de la trame fibrillaire du conjonctif.

b) Le tissu conjonctif dense, plus résistant, constitue

les fascias profonds, les fascias viscéraux, les ligaments

squelettiques, les tendons et les aponévroses .

• Le fascia profond est une lame fibreuse située sous le

fascia superficiel (voir Chapitre 4 ) .

• Le fascia viscéral correspond à la tunique adventice

de certains viscères. Il est présent sur les faces viscérales non recouvertes de membrane séreuse. Il porte

le nom du viscère recouvert (exemple: fascia vaginal).

• Les ligaments squelettiques, les tendons et les aponévroses sont des parties du muscle squelettique (voir

Chapitre 4).

B 1 ORGANISATION TOPOGRAPHIQUE

(fig.1.17)

Le corps comprend quatre parties: la tête, le cou, le

tronc et les membres.

1 I Organisation de la tête, du cou

et du tronc

Ces parties présentent une couverture, une paroi et des

cavités.

a) La couverture superficielle est formée de la peau,

doublée de la toile sous-cutanée qui contient les vaisseaux et les nerfs superficiels.

b) La paroi contient des os, des articulations, des muscles squelettiques, des vaisseaux et des nerfs profonds.

c) Les cavités contiennent des viscères et des organes

accompagnés de leurs vaisseaux et nerfs:

• les cavités crâniennes contiennent l'encéphale, les

organes des sens, la partie initiale des appareils

digestifs et respiratoires;

• le canal vertébral loge la moelle spinale;

• la cavité thoracique contient le cœur, les pownons,

l'œsophage;

• la cavité abdomino-pelvienne contient le tube

digestif et ses glandes annexes (foie et pancréas), la

rate, les glandes surrénales et l'appareil uro-génital.

2 1 Organisation des membres

Les membres comprennent deux plans, superficiel et

profond.

14

2 ------

 


L'anatomie, science fondamentale, uniquement morphologique à son origine, s'oriente actuellement vers

un aspect fonctionnel et clinique.

A 1 MÉTHODES D'ÉTUDE

Nombreuses, utilisées quotidiennement en clinique,

elles ne cessent de s'enrichir.

1 I Les procédés d'observation directe

a) L'inspection note les proportions, les formes, les

postures et les mouvements.

b) La mensuration permet l'étude des modifications

de taille d'un organe ou d'un segment du corps. Elle

étudie au:.:.i li::. variaùons d'angle du corp~.

c) La pesée étudie les variations de poids d'un viscère

ou de l'organisme.

d) La palpation permet, par le toucher du corps,

d'identifier les saillies osseuses, de définir la consistance

1. Du gre.: a11ato111é : couper à travers. Le terme • anatomie • a été

créé par Aristote.

2. La -..:icnce de la mort est la thanatologie.

des organes, et d'apprécier les pulsations vasculaires

(fig. 1.1).

e) La perwssion localise les viscères mats ou sonores

en frappant la surface du corps avec le doigt.

f) L'a uscultation détecte les sons émis par les organes.

nG. 1.1. Palpation du scaphoïde dans la tabatière

anatomique

3

ANATOMIE GÉNÉRALE

g) L'endoscopie examine les cavités du corps en utilisant

une instrumentation spéciale. Grâce à la vidéo, cette

exploration est devenue plus performante. Exemple: la

gastroscopie permet de voir l'intérieur de l'estomac.

Ir) La dissection 3

Technique fondamentale de l'anatomie, elle permet

d'« examiner ce véritable livre qui est le nôtre: le corps

de l'homme» (Vésale). Elle a permis, sur des bases solides, l'essor de l'anatomie et de la chirurgie. EJle est utilisée quotidiennement en chirurgie pour séparer et

isoler les structures anatomiques.

La pratique de la dissection pédagogique au cours du

cursus de l'étudiant est importante, car« tout ce qui

est mort comme fait, est vivant comme enseignement»

(Victor Hugo).

La pratique de la dissection au cours de l'histoire passe

par des hauts et des bas qui se confondent avec les progrès et les déclins de la médecine, mais surtout de la

chirurgie.

• Pendant J' Antiquité

- Aristote (384-322 avant J.-C.), premier anatomiste,

découvre par la dissection animale la fonction de

certains organes (cœur, rein ... ). L'anatomie comparée est née.

- Hérophile (340-300 avant J.-C.), à Alexandrie, dissèque de nombreux corps humains, 600 pense+on.

- Galien ( 131-201 après J.-C.), instruit à Alexandrie,

publie de nombreux ouvrages et crée la neuroanatomie.

Son influence est si grande que, pendant deux siècles,

on se contente de commenter ses œuvres sans les

vérifier par la dissection: l'anatomie se fixe, empêchant tout progrès médical.

• Pendant Je Moyen Âge, contrairement à l'opinion

généralement admise, la dissection n'a jamais été

sanctionnée d'excommunication par l'église médiévale, qui exigeait cependant une autorisation.

- La décrétale du Pape Boniface VIII, en 12994,

condamne seulement l'usage de certains Croisés,

qui, pour rapatrier les ossements de leurs compagnons, découpaient et faisaient bouillir leurs corps.

- En 1472, le Pape Sixte N, favorable aux études médicales, émet la bulle qui reconnaît l'anatomie comme

une discipline« utile à la pratique médicale et artistique».

3. Ou latin 1l1ssecare: couper en deux, séparer.

4. D«rétalt' émise le 27 septtmbre 1299: • Dett'stande feritatis •

(coutume détestablt).

4

• C'est au xv1• siècle que la dissection humaine s'impose sous l'impulsion d'artistes (Léonard de Vinci,

Michel-Ange) et de barbiers, les chirurgiens de l'époque, Vésale (1514-1564), Ambroise Paré (1510-

1592) . . .

L'anatomie moderne naît avecla publication du remarquable ouvrage de Vésale De hronani corporis fabrica.

• Le xvu• siècle est marqué par la découverte d'organes mais surtout de la fonction circulatoire par

William Harvey (circulation sanguine) et Pecquet

(circulation lymphatique).

Après la réussi.te de l'intervention de la fistule anale du

roi Louis XIV par l'anatomiste et barbier FélixdeTassy,

l'anatomie fut enseignée dans les Jardins du Roi et eut

enfin ses lettres de noblesse.

• En 1650, le Japon découvre l'anatomie occidentale

à travers une traduction hollandaise de l'œuvre d' Ambroise Paré. En l 77 l, la dissection officielle programmée d' Aocha Baba, dite la «Vieille mère du thé vert »,

condamnée à être écorchée vive, a permis de constater

que l'anatomie chinoise était erronée.

• De nos jours, la dissection est encore interdite dans

certaines religions (musulmane intégriste, hindouiste ... ).

2 I Les procédés d'observation indirecte

(imagerie médicale)

a) La radiologie

Elle fait appel aux rayons X 5 et permet d'obtenir: soit

un clic/ré standard, correspondant à une image de la

projection du corps sur un film; soit une tomographie,

donnant une image de coupe anatomique.

Elle procède de trois techniques.

• La radiographie sans préparation (fig. J .2)

Seuls les organes radio-opaques tels le squelette et les

structures gazeuses sont visualisés.

• La radiographie avec préparation (fig. 1.3)

Ici, la substance radio-opaque, ou produit de

contraste, est déposée à l'intérieur d'une cavité ou

d'un condui t. Il s'agit donc d'un« moule radiographique» dont l'interprétation exige une connaissance de l'a,natomie normale. La substance opaque

est:

5. La prem1èrt image anatomique publiée en 1895 par Rocntgtn était

la main de sa fomme.

' FIG. 1.2. Radiographie sans préparation : le thorax

- soit de la baryte ingérée.

Exemple: radiographie du tube digestif;

- soit un produit iodé: celui-ci peut être injecté localement ou absorbé et éliminé par l'organe à étudier.

Exemple: urographie intraveineuse;

-soit de l'air stérile insufflé.

Exemple: insufflation colique.

FIG. 1 3. Radiographie du côlon (lavement baJYté)

(cliché Dr Ph. Chartier)

INTRODUCTION Il

FIG. 1.4. Tomodensitométrie : coupe transversale de l'abdomen

1. rate 3. foie

2. estomac 4. aorte

• La tomodensitométrie ou sca11ographie 6

(fig. 1.4 et 1.5)

Dans cette technique, le film photographique est

remplacé par un détecteur électronique qui analyse

la différence d'absorption tissulaire des rayons X.

6. Scanner é1an1 le 1erme le plu~ couramment utilisé.

FIG. 1.5. Tomodensitométrie du rachis cervical :

image en 3D (clichê Dr F. Goubault)

5

ANATOMIE GÉNÉRALE

Cette analyse plan par plan, par un ordinateur, se

traduit par des images de coupes anatomiques, ou

des images reconstruites dans les trois dimensions de

l'espace (images en 3D).

b) La scintigraphie (fig. 1.6)

Elle étudie un organe après injection d'une substance

radioactive spécifique, captée par celui-ci. Exemple:

scintigraphie osseuse.

Si la radiographie révèle les anomalies morphologiques, l'imagerie isotopique fait apparaître surtout les

troubles fonctionnels.

c) L'échographie (fig. 1.7)

Elle utilise les ultrasons pour l'étude des organes mous.

Méthode de choix pour l'exploration du foie, du rein

et de l'utérus gravide mais aussi du cœur.

FIG. 1.7. Échographie : coupe sagittale médiane d'une tête

fœtale de 12 semaines d'aménorrhée

Elle donne de véritables images de coupes anatomiques

du corps de manière anodine et ambulatoire.

d) L'imagerie par résonance magnétique (IRM)

(fig. 1.8)

Le principe est de faire résonner ou osciller certains

noyaux du corps (particules de proton, en particulier),

le sujet étant placé dans un champ magnétique intense.

Les variations de cette résonance qui diffèrent selon les

structures anatomiques sont analysées par un ordinateur qui restitue des images anatomiques d'une précision inégalée, surtout pour les organes mous.

Elle permet par exemple la différenciation des substances grise et blanche de l'encéphale.

e) Tomographie par émission de positons

Technique d'avenir, associée à la tomodensitométrie

ou à l'i RM, elle permet l'exploration morphologique

et fonctionnelle des organes.

FIG. 1.8. Imagerie par résonance magnétique : coupe sagittale

médiane de la tête et du cou, avec une tumeur du cervelet (1)

FIG. 1.6. Scintigraphie osseuse : squelette entier (we antérieure) (document Siemens)

6

3 1 Les techniques particulières

Très variées, elles sont spécifiques aux laboratoires

d'anatomie. Citons les plus courantes.

a) La microscopie

Les progrès techniques du microscope permettent

d'étudier les structures des organes dans les trois

dimensions (stéréologie), mais aussi de mesurer ces

structures avec plus de précision (morphométrie).

b) Les mo1'1ages

Le moulage consiste à injecter un produit plastique ou

du latex, dans lesconduitsou lescavités,puisà effectuer

la corrosion de la pièce. On obtient ainsi un moulage

tridimensionnel exact.

c) La diapha11isatio11

Mise au point par Spalterholz,ce procédé rend les tissus

translucides.

d) La reconstructio11 embryologique

Elle consiste en un agrandissement tridimensionnel

d'un organe ou d'une région embryonnaire à partir de

coupes sériées d'embryon. La technique de Born s'appuie sur des reconstructions en cire. Grâce à l'informatique, des reconstitutions en 30 peuvent être envisagées.

e) La plasti11atio11

La plastination, techniquedeconservation anatomique

inventée par Gunther Von Hagens ( 1985), permet de

disposer de pièces pédagogiques sèches, sans odeur,

robustes et de manipulation facile.

La technique consiste, après fixation de la pièce au formol, à la déshydrater, puis à l'imprégner sous pression

avec un polymère.

B 1 DIFFÉRENTES ORIENTATIONS

DE L'ANATOMIE

Il faut distinguer l'anatomie (ou anatomie normale)

de l'anatomie pathologique qui étudie les structures

malades du corps. L'anatomie présente de multiples

aspects qui peuvent être regroupés en trois branches

principales.

1 I L'anatomie macroscopique

a) L'ariatomie descriptive

Elle étudie les différents organes séparés. Elle donne de

chacun unedescription,suivantun plan logique, en un

INTRODUCTION Il

style concis et dépourvu d'ambiguïté. C'est la base de

l'anatomie.

b) L'anatomie de surface

Elle étudie les formes et les reliefs superficiels du corps.

Elle est la base de l'anatomie artistique et de la typologie.

c) I.:antiitomie topographique

Elle étudie les rapports que contractent entre eux les

différen1ts organes d'une même région.

d) I.:arrn1tomie générale

Elle étudie de façon synthétique l'organisation morphologi.que et fonctionnelle des systèmes anatomiques.

e) L'anartomie comparée

Elle étudie les rapports qui existent entre les structures

homologues de tous les animaux, y compris l'espèce

humaine. L'étude de l'enchaînement des transformations chronologiques constitue la phylogénèse.

f) L'a11atomie fo11ctio1111elle

Elle étudie les relations qui unissent la morphologie et

la fonction des organes.

g) L'am,rtomie a11thropologique

Elle étudie les variations morphologiques existant

entre les humains.

h) L' ana1tomie radiologique et l'anatomie échographique étudient indirectement le corps humain à partir

d'une imagerie obtenue par leur technique spécifique.

2 I L'anatomie microscopique ou histologie

Elle étudie les structures microscopiques qui constituent le corps.

3 I L'anatomie du développement

a) I.:ontogénèse

Elle concerne la transformation morphologique de

l'individu normal de la fécondation à l'âge adulte; d'où

deux périodes, intra-utérine et postnatale.

• Période intra-utérine

- L'embryologie étudie le développement de l'embrycin, c'est-à-dire un être humain de 8 semaines

de développement maximum (soit 10 semaines

d'aménorrhée).

7

ANATOMIE GÉNÉRALE

- La fœtologie étudie le développement du fœtus. Il

fait suite à l'embryon et devient enfant à la naissance.

- L'organogénèse concerne la formation des organes.

• Période postnatale

Elle correspond au développement de l'enfant.

On distingue la première enfance ( 1 rc année), la

moyenne enfance (de 1 à 6 ans), la grande enfance

(de 6 ans à la puberté) et l'adolescence (de la puberté

à la maturité, c'est-à-dire environ 18 ans pour les filles

et 20 ans pour les garçons).

b) La tératologie

Elle étudie les malformations et les monstruosités

congénitales

Il peut s'agir soit d'une insuffisance d'organogénèse,

ou dysgénésie,soitd'un arrêt d'organogénèse, ou aplasie, soit d'une absence totale d'organogénèse, ou agénésie.

L'examen fœto-pathologique (ou anatomo-pathologique du mort-né) vise à rechercher des anomalies

d'organogénèse permettant d'éclairer un conseil génétique.

Comme toutes les sciences, l'anatomie possède son

langage propre destiné à faciliter la communication et

la compréhension. Ces termes techniques ont pour but

essentiel de définir, de situer, et d'orienter toute partie

de l'organisme.

Les termes anatomiques constituent la base d11 langage

médical.

A 1 NOMENCLATURE ANATOMIQUE

Il a été dénombré, à la fin du x1x• siècle, plus de

50 000 termes anatomiques utilisés dans la littérature

médicale pour désigner les 5 000 structures fondamentales du corps humain.

L'absence de concordance des termes utilisés dans

chaque pays a conduit la Commission Fédérative de

Terminologie Anatomique (FCTA) à proposer la« Terminologia A11atomica7 »(TA). Adoptée dans tous les

7. La terminologie anatomique ( 1998) est l'aboutis~mcnt d'un travail international commencé dè; 1895 par la No111i11n A11t1to111icn

de Bâle (NAB) et amélioré au cours de nombreux congrè> internationaux d'anatomie.

8

4 1 Remarque

La thèse de la récapitulation qui connut un grand succès au cours du x1x• siècle résume l'évolution par la

formule:« L'ontogénèse récapitule la phylogénèse. »

Selon cette idée, chaque étape de la croissance d'un

individu est un vestige d'une étape dans l'échelle animale.

En s'appuyant sur l'anatomie pour justifier cette théorie, de nombreux auteurs: G. Cuvier, Ch. Darwin,

E. Heackel, S. Freud, P. Broca, S.G. Morton, etc., ont

parfois tiré des conclusions liant l'anatomie à des aptitudes ou comportements des individus: ce qui aboutissait à une hiérarchisation incohérente et subjective

des races.

Soulignons avec Stephen Jay Gould que« les analogies

sont utiles, mais limitées; elles peuvent traduire des

contraintes communes, mais pas forcément des causes

communes». Ainsi, des crânes petits correspondent

habituellement à de petits cerveaux, mais les petits cerveaux ne correspondent pas forcément à des individus

moins intelligents. Citons par exemple le petit cerveau

du célèbre écrivain Anatole France ( 1 017 grammes),

prix Nobel de littérature en 1921.

pays, celle-ci contient environ 7 800 termes latins de

référence internationale.

Les pays francophones et le Collège Médical Français

des Professeurs d'Anatomie ont adopté la traduction

littérale de cette terminologie anatomique internationale.

Les principes de base de la terminologie anatomique

(TA) se résument en quatre points essentiels.

1. Les termes choisis constituent un repère pour la

mémoire ; ils ont donc une valeur informative et

descriptive.

Exemple: muscle long fléchisseur du pouce.

2. La TA supprime tous les épo11ymes. En effet, ces

noms propres varient d'un pays à l'autre.

3. La TA supprime les homo11ymes pour éviter les

confusions (à quelques rares exceptions près).

Exemple: muscle pyramidal et muscle piriforme

(anciennement pyramidal du bassin).

4. Dans la TA, il ya liarmo11isatio11 des termes intéressant une même région.

Exemple: artère fémorale, veine fémorale, nerf

fémoral (anciennement nerf crural).

B 1 posmoN ANATOMIQUE DE RÉFÉRENCE

(fig. J.9)

Elle est définie ainsi par une convention internationale:

«Corps humain, vivant, debout, les membres supérieurs pendant le long du corps, la paume des mains

tournée en avant, le regard droit et horizontal.»

Toutes les descriptions anatomiques se réfèrent à cette

position. , . Sur un sujet couché, le fœtus et 1 animal, la nomenclature reste la même.

 


16 1 Myologie . .. .... .... ...... ...... .... . . . .. 445

Fascias et muscles de la ceinture du membre inférieur . 445

Fascias et muscles de la cuisse. . . 453

Fascias et muscles de la jambe ............................................... 463

Structures fibreuses et synoviales de la cheville et du pied .. 473

Fascias et muscles du pied ................................................. 475

17 1 Vaisseaux (avec la participation de V. Di Marino) .................................. 483

Artères glutéales. ... . . ... ... . . ......... ... . ... ... ... . . ... . . ... . . . . .... . . . . . . . ... 483

Artère fémorale . .... ........ .... . ..... . ....... ..... ........ .... .. . ... . .... .... . .... . 485

Artère poplitée............................. . ....... .... ......... ...... .... ........... . 492

Artère tibiale antérieure. ...... ...... ...... .. . . . . . . . . . . . 496

Artère tibiale postérieure ... ........ ...... . .. . .. . . .. .... ... . .. . .... 499

Artères du pied. . ... .. .... ..... . . .. . .. . ..... . .. ...... ..... 502

Veines du membre inférieur ... . . . . . . . 508

Lymphatiques du membre inférieur . .. . . ..... . . ... 513

18 1 Nerfs (avec la participation de J.-J. Santini) ...................................... 517

Plexus lombaire......................... .. . . ... .. . . 517

Nerf fémoral. .. . ... ....... .... . . . .. .. ...... ...... . .. . . .. . . ..... ..... .... . .... . . 521

Nerf obturateur..................................... . .... ............. .... ..... .............. . 525

Plexus sacral . . .. . . .. . . ........ .. . . ... .. .. ....... . . . .. . .... . . .. .... .... .. .. .. .... . . . 529

Nerf sciatique ou ischiatique ............ .... . ..................... ...... ......... 532

Nerf tibial. ......................................... ................................................ 537

Nerf fibulaire commun (ou péronier commun) ..................... 543

Plexus pudendal et coccygien .. .. . .. . . . . . . . . . . . . . 546

Territoires sensitifs cutanés du membre inférieur ................. 547

19 1 Régions .. .. ..... .. ....... ................. ......... ... . .. . .. .... ...... .... . ... . 549

Région glutéale ... ................. ........... . . ... .. . .... ... .. . . . . 550

Cuisse .. . .. ... ....................... ...... ...... ........ ..... . .. . ... . . . . . 551

Genou . . ........ ......... ............. ..... ... . ..... .... .... .... .... ... .. .... . .... 555

J am b e 55·7 .......... .... ............. ..... ... .. . ............... .

Cheville . ................ ......................... . . .. . . . 560

Pied 562

Annexes . . .. ........ .... ...... .... . . . .. . .. . .... . . .. . .. . . . . . . 567

Références ..... ................. ...... ........ .... . .. . .. . . .. 569

Index . . . ................. ...... ...... ...... ... . .. ... . .. . . .. .. . . .. . . 571

Avant-propos

«Par fréquentes anatomies,

acquiers-toi la parfaite connaissance

de l'autre monde qui est l'Homme»

RABELAIS

«Pour bien savoir les choses, il faut en savoir le détail»

LA ROCHEFOUCAULD

Ce nouveau précis d'anatomie clinique est le reflet d'un enseignement d'anatomie de plus de

quarante années, associé à une pratique clinique.

Il est courant de dire que· l'anatomie humaine ne change pas, puisque le corps semble immuable

depuis des millénaires. Cependant, comme pour toute science, la connaissance d'un objet d'apparence invariable dépend non seulement du regard qu'on lui prête, de l'instrument dont on se sert

pour l'étudier, mais encore de l'usage que l'on en fait.

Toute activité clinique met en exergue trois aspects fondamentaux de l'anatomie, à savoir l'anatomie outil de diagnostic, +de réflexion et de communication.

Souligner l'importance de l'anatomie, outil de diagnostic pour le clinicien, est un truisme. Le

corps humain est, en effet, sa préoccupation principale et sa raison d'être. Ainsi, en pratique quotidienne, sans une pensée imprégnée d'images anatomiques, le corps du patient examiné, exploré,

soigné ou réparé serait un << non-lieu» pour le médecin.

L'anatomie, outil de réflexion, est un stimulus de l'éveil psychologique de l'étudiant en formation initiale. En effet, en rra nscendant le corps scientifique, admirable dans sa complexité, l'étudiant

peut découvrir non seulement le corps miroir du monde, puisque commun à tous les êtres humains,

mais aussi le corps messager des émotions, tant psychologiques et spirituelles, qu'artistiques.

L'anatomie, outil de communication, est fondamentaJe dans les relations entre patient et médecin, mais aussi entre méd·ecins de toutes nationalités. Rappelons que la première information

échangée concerne l'état de la structure anatomique atteinte ou supposée telle. L'efficacité de cet

échange d'informations repose donc sur l'utilisation d'un même langage anatomique simple et

intelligible pour tous. Aussi cet ouvrage n'utilise que la Terminologie Anatomique Internationale

(Terminologia Anatomica) fra ncisée.

La finalité pédagogique de ce livre repose sur la concision d'un texte limité à l'essentiel et au

choix d'une iconographie riche, moderne et plaisante.

Les photos de dissection ont été exclues en raison de leur aspect trop figé pour une première

approche de l'anatomie par le jeune étudiant. Par contre des clichés d'imagerie médicale ont été

retenus pour répondre à œtte quête constante de tout médecin: connaître l'intérieur de notre

corps afin de mieux le soig.ner.

Pour accroître le plaisir de connaissance,j'ai associé à l'exactitude scientifique un grand nombre

de figures, toutes en LOuleurs. La valeur émotionnelle, cognitive et méu1urielle Je l'image est en

effet irremplaçable.

Mon objectif sera atteint si ce précis, non seulement dépeint fidèlement le corps humain, mais

aussi le rend plus vivant.

Pierre KAMINA

Poitiers- Hiver 2006

Préface

L'étude de l'anatomie a sans doute été un pensum pour de nombreux étudiants en médecine

rebutés par la complexité et l'obscurité du langage anatomique, par l'austérité de la plupart des

manuels et l'absence d'ouverture sur la fonction et sur la clinique, rebutés donc, en fait, par le seul

effort de mémorisation que l'anatomie leur demandait.

Toutes ces données ont été prises en compte par Pierre Kamina dans la conception de ce très

beau précis d'Anatomie clinique destiné à l'étudiant du premier cycle des études médicales et à

l'étudiant des écoles paramédicales.

Le langage anatomique utilisé, exclusivement moderne, est la nomenclature anatomiqu.e issue

de la Terminologia Anatomica francisée que tous les médecins, quels qu'ils soient, doivent maintenant accepter.

Le texte est court, précis, aéré et présenté dans un souci didactique, sans détail inutile pour

l'étudiant et donc facile à mémoriser.

L'iconographie, très riche et en quadrichromie, ajoute un attrait supplémentaire. Certains schémas sont stylisés dans un but de mémorisation, mais toujours sans nuire à la réalité anatomique.

Enfin, les données essentielles de la fonction et de nombreuses applications pratiques, médicales et chirurgicales, viennent souligner dans le texte la raison d'être des structures anatomiques.

Pierre Kamina offre ainsi aujourd'hui, aux jeunes étudiants, un outil de travail précieux qui, sur

un autre registre et par sa qualité, est de la veine de sa remarquable Anatomie opératoire en1 gynécologie-obstétrique et de son magnifique Dictionnaire atlas d'anatomie.

André GOUAZ~

Ancien secrétaire

du Collège médical français

des professeurs d'anatomie

ABRÉVIATIONS UTILISÉES

a. = artère

aa. = artères

ant. = antérieur

art. = articulation(s)

ext. = externe

inf. = inférieur

int. = interne

Lig. =ligament

ligg. = ligaments

m. = muscle

mm. =muscles

n. =nerf

nn. = nerfs

post. = postérieur

r. = rameau

rr. = rameaux

sup. = supérieur

V. = veine

vv. = veines

SECTION 1

/ /

GENERAI JE:

• Introduction 3

• Système squelettique 17

• Système articulaire 31

• Système musculaire 47

• Système cardiovasculaire 63

• Système tégumentaire 87

Introduction

L'anatomie 1 est la science des structures organisées du corps humain vivant 2• L'anatomie, en

général, constitue une pédagogie d'observation combinant la décomposition minutieuse des

structures du corps et la recomposition intellectuelle du réel.

Elle prépare donc l'étudiant à l'observation méthodique des symptômes, puis à leur regroupement

intellectuel pour en formuler un diagnostic.

L'anatomie constitue un guide indispensable et fidèle auquel le médecin se réfère chaque fois

qu'il examine et explore le corps humain.

En effet, «pouvoir explorer est une grande partie de l'art médical» (Hippocrate).

DE L'ANATOMIE

La science médicale, qui s'enrichit de nouvelles techniques d'exploration du corps humain, nécessite une

connaissance plus approfondie de l'anatomie

humaine.

 De l'anato1nie ................................................... ...... ........... .... ............ 3

Terminologie anatomique.................... ...... . . .. . . ......... 8

Organisation générale du corps humain ... .. .... ..... .. . .... .. 12

2 1 Système squelettique......................... ............. . .... . .... . .... .... .... . .... . 17

Organogénèse. . . .. .. .... . .... . . . . . . . . . . . .. . . .. . . . . 17

Partie cartilagineuse du squelette .. . ...... .... . .... .... ...... .... ... 20

Partie osseuse du squelette .... ... . .......... . .. . . . ...... . . . . . .. 21

3 1 Système articulaire .. .. ..... ... . . . .. .. . ... . .. . . . . . . . . .... . . .. . . . 31

Organogénèse. ...... ................. ......... ...... .... . .... . ...... . . .. ... . .... 31

Classification . ...................... ........ ...... ................ .... .... .... . 32

Structures articulaires .................... ...... . .... . . . . . . . .. . .. . 35

Vaisseaux et nerfs...................... ........ ... . .... . .... . ... .. . .... .... 39

Mécanique articulaire ......................... . ...... ...... ...... ......... ...... .... 40

4 1 Système musculaire .................................... ............ ... .. . .. . . . .. . 47

Organogénèse............... .... ..... .... ... ......... . .. ... ...... .. . .... .... . .. . 47

Muscles squelettiques................................................................. 49

Muscles lisses............. ............... ................................. ........... .............. 62

5 1 Système cardiovasculaire ................ ....................... . .. .

Organogénèse ............................................................................ .

Cœur ........................................................................... .

Artères

Veines ......................................................... .

Vaisseaux et nœuds lymphatiques ............................... .

6 1 Système tégumentaire ............................................................... .

Organogénèse . . .. ...... .... .... .. . . ...... . . . ..... .

Peau ..................... ...................................... ..

Annexes cutanées ...................................................... ..

Toile sous-cutanée ................................................................. ..

63

63

68

71

77

82

87

87

89

94

98

OMMAIRE

SECTION Il

ORGANOGÉNÈSE DES MEMBRES 99

7 1 Développement des membres .. ... .. . . . . .. . .. ..... .... . . . 101

SECTION 111

Bourgeons des membres . . . .. . . . . ..... .. .. . . .. ..... ........ 101

Développement des os ... . .. . .. . . . . . .. . .. . . . .. . . ... . 102

Développement des muscles . . . . . ... . . . . . 104

Développement de l'innervation .. . . . . . . . .. . . .. . .. . . .. . . 105

Développement des vaisseaux ..... .. ..................................... 107

MEMBRE SUPÉRIEUR (OU MEMBRE THORACIQUE) 113

8 1 Ostéologie .. ...... . ... .... .... .. .. .... ........ ........ ...... ... . ...... . .. . . ... .... .... . ..... .. 115

Clavicule .............................. .......................................................... . 115

Scapula ..................................................................................... .

Humérus .................................... ............................. .

Radius . ............ ...... ... . . . . . ..... ...... . .. . . . ...... .

Ulna ................................................................... .

Os de la main ........................ .

9 1 Arthrologie (avec la participation de J.-P. Francke)

Articulations de la ceinture du membre supérieur

Articulation scapulo-humérale ..

Articulation du coude.. . .... ... ... . ... . . . . . . . .. . . . .

118

122

129

134

139

151

151

160

170

Articulations radio-ulnaires ........................................... 179

Articulations du poignet ........................ . ................................ 187

Articulations carpo-métacarpiennes ........................................... 194

Articulations des doigts ................................................................. 198

10 1 Myologie ........................................................................................... 205

Muscles du dos et membre supérieur.... .. .. . . .. . .. . .... ...... .. 205

Muscles du thorax et membre supérieur .. .... .... .... . .. . .. ... 210

Muscles de l'épaule ....................... .. .... .. .................... 215

Muscles du bras.................................................................... . 219

Muscles de l'avant-bras ....................................................... .

Muscles de la main ................. ..

Structures fibreuses et synoviales de la main

11 1 Vaisseaux (avec la participation de V. Di Marino)

Artère axillaire ................. ..

Artère brachiale ............................................................... .

Artère radiale ....... .. .. ................................................. .

224

239

247

257

258

265

269

Artère ulnaire ..................................................................... 273

SOMMA~

Artères de la main . . .... . . . .... . . 277

Artères des doigts .. .. . .. . . . . . .. .. . . . . 282

Veines du membre supérieur. . .. .. . . . . . 283

Lymphatiques du membre supérieur . . . . . .. ... ......... . . 289

12 1 Nerfs (avec la participation de J.-J. Santini)

Plexus brachial

293

293

Nerf musculo-cutané 300

Nerf ulnaire 302

Nerf médian 308

Nerfs cutanés médiaux de l'avant-bras et du bras.. 313

Nerf radial. ... ............. .... . .. .... ...... . ... . . 315

Nerf axillaire. . .... ......... . . .. .

Variations des nerfs de la main

Territoires sensitifs du membre supérieur .

321

323

324

13 1 Régions

Épaule

Bras

Coude

325

326

331

333

335

338

340

SECTION IV

Avant-bras

Poignet

Main

MEMBRE INFÉRIEUR !OU MEMBRE PELVIEN) 345

14 1 Ostéologie .. . . .... . ... ...... .... ... . . . . . .. . ........ . . 347

Os coxal. . . ... .... ................ ....... ...... . . .. . . ..... .................... .. .. . 347

Fémur . . ...... .... . ......... .. . .. . . . ... . . ..... .................... . .. . 355

Pa te lia . .... . . ... . .... .... ...... .. . . . . . . . . ... . .. . .. . .. . .. . 364

Fabellas 366

Tibia ..... ..... . ... . . . . . ... ... ... . . 366

Fibula . .. . .... . . . .. . .. . .. .. ........ . . 371

Os du pied . . . .. . . . ...... .. . 375

Tarse .. .... .. . . . . . . . .. . ........... ~ . . 377

Métatarse . . .. . .... .... . ... . . . . . ... .. ........ . .... .... . . 386

Phalanges .. . .. .................... . . . ... .. . . .. .. ............... .. .. 388

Os sésamoïdes du pied... .. . . . . . . .. . . .. . . .... . . ........ . . ... 388

Les arcs du pied . .. . . . .... .... 388

15 1 Arthrologie (avec la participation de J.-P. Francke) . 391

Articulations de la ceinture du membre inférieur 391

m sOMMAIRE

Articulation coxo-fémorale . . .. . . .. . . .. . . .. .. . 398

Articulation du genou.... . ..... ..... ... . .... .... ............. .. . 409

Articulations de la jambe .. ...... . 421

Articulation talc-crurale .... ..... ......... . .... . .. .... . . . . ...... . . 423

Articulations du tarse ...... .

Articulations de l'avant-pied ........... .

429

438

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