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ANATOMIE GÉNÉRALE

FIG. S 19 Structure d'une veine

1. valvule

2. endothélium

3. membrane basale tunique int.

4. tunique moyenne

5. tunique ext.

a) Une tunique externe, ou adventice

Elle est conjonctive et particulièrement épaisse au

niveau de certaines veines (sous-clavière).

b) Une tunique moyenne ou média

Elle est musculaire et ne possède pas de membrane

élastique.

Elle n'est pas développée au niveau des veines de

l'encéphale, des veines osseuses, ni des veines les plus

proches des capillaires.

c) Une tunique interne ou intima qui est un endothélium.

2 1 Les valves veineuses (fig. 5.20)

C'est un système de clapet endothélial obstruant périodiquement la lumière des veines.

Sur la phlébographie, leurs sièges apparaissent

sous la forme d'images nodulaires (fig. 5.21 ).

Les valves comprennent généralement deux valvules.

Chaque vaJvule présente:

78

2 ---

3-----'

4

FIG. 5.20. Valvules veineuses

A. valvules fermées

B. valvules ouvertes

1. bord libre

A

B

2. bord adhérent

3. face pariétale

4. face axiale

• un bord adhérent à la paroi veineuse et un bord

libre. Ce bord est renforcé par une bande fibreuse

qui tend la membrane endothéliale.

• une face pariétale, concave en direction du cœur et

une face axiale, convexe.

Leur nombre augmente avec la diminution du calibre

des veines.

Au niveau de l'abouchement des branches collatérales

et terminales siègent les valvules ostiales.

Certaines veines sont avalvulaires: veines de la duremère, veine cave supérieure, veine porte, veine

rénale ...

B 1 NOMBRE

Plus nombreuses que les artères, leur développement

dépasse de loin les exigences circulatoires.

• On note en généra] deux veines par artère, sauf au

niveau des gros troncs artériels.

• Le réseau superficiel cutané est très abondant. Il ne

présente pas d'équivaJent artériel. Il en est de même

des veines azygos.

FIG. 5.21 Phlébographie des veines de la cuisse

!. valves veineuses (v. saphène accessoire}

2. v. fémorale

3. v. grande saphène

2

SYSTÈME CARDIOVASCULAI~

C 1 TOPOGRAPHIE (fig. s.22)

1 1 Les veines profondes

Elles sont situées sous le fascia profond. Elles accompagnent les gros vaisseaux.

2 1 Les veines superficielles

Elles sont situées sous le fascia superficiel et sous la peau.

Ces veines se drainent dans les veines profondes par des

veines perfom11tes. Au niveau des membres inférieurs,

seuls le 1/10 du sang est drainé par les veines superficielles. D'où la possibilité des éveinages pour varices.

3 1 Les veines viscérales

Elles sont destinées aux viscères.

D 1 DISTRIBUTION GÉNÉRALE

1 1 Origine des veines

Les veines naissent:

• soit des capillaires veineux;

• soit des vaisseaux sinusoïdes; ce sont des espaces

sanguins intraparenchymateux de certains viscères

(foie, rate);

• soit des lacunes caverneuses des corps érectiles: ce

sont des espaces veineux tapissés par un endothélium dont les cloisons contiennent des fibres musculaires lisses.

2 1 Terminaison des veines

Les veines se regroupent selon deux voies principales,

la petite et la grande circulation veineuse (fig. 5.23).

a) La petite circulation veineuse

Constituée des quatre veines pulmonaires, elle draine

du sang oxygéné venant des poumons dans l'atrium

gauche.

7 b) La grande circulation veineuse

s Elle est constituée de deux systèmes qui aboutissent

dans l'atrium droit.

FIG. 5.22 Topographie des veines

,t-_,....h-- 9 1. valvule

JO

li

2. gaine vasculaire

3. artère

4. veine

5. couche musculaire

6. fascia profond

7. fascia superficiel

8. valve ostiale

9. v. superficielle

10. anastomose

1 11. v. profonde

79

ANATOMIE GÉNÉRALE

16

,

' 1 '

' 15

' 17 - .,

\

\

'

, ' '

80

29

32

33

'-~-=-.!.1!iOl~~--4--l- 34

FIG. 5.23. Grande circulation veineuse (en bleu)

et circulation porte (en vert) (schématique)

1. sinus sagittal sup. 18. v. faciale

2. sinus sagittal inf. 19. v. jugulaire ext.

3. sinus droit 20. v. jugulaire int.

4. sinus caverneux 21. v. cave sup.

5. v. subclavière 22. v. azygos

6. v. thoracique inL 23. v. hémi-azygos accessoire

7. v. axillaire 24. v. hémi-azygos

8. vv. brachiales 25. v. cave inf.

9. v. céphalique 26. v. rénale

10. v. basilique 27. v. lombaire ascendante

11. v. intermédiaire 28. v. testiculaire (ovarique)

de l'avant-bras 29. vv. hépatiques

12. v. episgastrique profonde 30. V. porte

13. v. fémorale profonde 31. v. gastrique droite

14. v. fémorale 32. v. splénique

15. v. grande saphène 33. v. mésentérique sup.

16. Y. poplitée 34. v. mésentérique inf.

17. v. petite saphène

• Le système cave supérieur

La veine cave supérieure est constituée par la réunion

des veines brachio-céphaliques droite et gauche qui

drainent:

- la tttc et le cou par les veines vertébrales, les veines

jugulaires internes, externes et antérieures;

- les membres supérieurs par les veines subclavières.

La veine cave supérieure possède une seule veine

affluente, la veine azygos, qui draine la paroi du

tronc.

• Le système cave inférieur

La veine cave inférieure est constituée par la réunion

des veines iliaquescommunesqui drainent le membre

inférieur, par les veines iliaques externes; et les organes

du petit bassin, par Jes veines iliaques internes.

La veine cave inférieure possède de nombreuses

veines affluentes; les veines rénales: surrénale droite,

testiculaire ou ovarique droite, phréniques inférieures, et hépatiques.

Les veines hépatiques drainent le foie qui reçoit la

veine porte. Celle-ci draine toutes les veines des viscères digestifs et la rate.

E 1 ANASTOMOSES

1 I Les anastomoses veino-veineuses

Elles s'effectuent soit par inosculation, soit par canal

d'union,soit par convergence. EIJes constituent parfois

un réseau ou plexus veineux.

2 1 Les anastomoses artério-veineuses

Ce sont des canaux de dérivation entre une artériole et

uneveinuJe. C'est un système d'autorégulation qui peut

permettre, dans certains cas, la circulation du sang dans

les deux sens. Elles court-circuitent les capillaires.

3 1 Les anastomoses veino-lymphatiques

Les veinesconstituentla voie de drainage finale de vaisseaux lymphatiques.

Dans les insuffisances de la circulation veineuse, il

y a toujours production accrue de lymphe, donc

d'œdèmes.

F 1 ANATOMIE FONCTIONNELLE

1 I Les contraintes à la circulation veineuse

La contrainte gravitaire se traduit, lors du passage du

décubitus à la station debout, par un apport de 500 cc

de sang dans les veines du membre inférieur.

SYSTÈME CARDIOVASCULAI~

Les compressions externe et interne (pression

abdominale, utérus gravide, tumeur abdominale)

peuvent compromettre le retour veineux.

2 1 La veine, organe statique

La capacité du système veineux est de 4 700 ml, contre

800 ml :pour les artères.

Cette réserve vasculaire est 1OOà200 fois plus extensible

que le système artériel.

Ce rôle- de réserve est imparti surtout aux veines

splanchniques.

3 1 La veine, organe dynamique

La press ion veineuse décroît progressivement des capillaires aux veines caves où elJe est même négative.

Cette négativité explique la facilité d'embolie

gazeuse lorsqu'il y a effraction des grosses veines.

Le drainage du sang vers le cœur relève de plusieurs

mécani:smes associés.

a) Rôle des valvules

EUess'ojpposentau reflux. Elles maintiennent la direction

centripNe du courant sanguin. Elles protègent les capillaires des poussées hypertensives rétrogrades plus importantes dans les petites veines que dans les grosses.

b) Rôle de ln motricité propre de la veine

Ce rôle est faible pour les veines superficielles, mais

important pour les veines splanchniques, qui se vident

de moitié en 20 secondes.

c) Rôle des art es

li relève des artères contiguës comprises dans la même

gaine filbreuse. Les battements artériels, transmis à la

veine, lui donnent une contraction passive favorable

au retour veineux.

d) Rôle du cœur

La force- propulsive du cœur (ou vis a tergo) est efficace

puisque l'on estimeà35 mm de Hg environ la pression

au niveau des artérioles précapillaires.

La force· aspirante du cœur (ou vis a fronte) est favorisée par les pressions intrathoraciques et abdominales.

La fin de la systole et l'inspiration sont les facteurs

essentie-ls de l'aspiration du sang.

81

ANATOMIE GÉNÉRALE

e) Rôle des muscles

La contraction musculaire (exemple: « la pompe musculaire du mollet >>) et l'écrasement de la plante des

pieds (en particulier l'important réseau veineux plantaire) favorisent la propulsion du sang en amont

(fig. 5.24).

L'immobilisation prolongée ralentit la circulation

veineuse et favorise les thromboses veineuses.

G 1 VASCULARISATION ET INNERVATION

1 1 Vascularisation

Elle est semblable à celle des artères, par diffusion du

sangcirculantet pardesvasa-vasorum pour les grosses

veines.

Le système lymphatique, étroitement uni aux vaisseaux

sanguins, comprend :

• les vaisseaux et nœuds lymphatiques ou lymphonœuds;

• la rate 7, le thymus 7, les tonsilles 8 et les follicules

lymphatiques situés dans la paroi des voies aériferes

et du conduit digestif.

A 1 VAISSEAUX LYMPHATIQUES

Ils véhiculent la lymphe, sérosité jaune clair, constituée

essentiellement de sérum et de lymphocytes. Seul le

conduit thoracique draine le chyle.

Les vaisseaux lymphatiques sont absents dans le système nerveux central, les muscles squelettiques (mais

pas le conjonctif qui les recouvre), la moelle osseuse, le

cartilage hyalin, les phanères.

C'est la voie privilégiée du drainage des cellules

cancéreuses.

1 I Origine

Ils naissent dans le tissu conjonctif, par des capillaires

lymphatiques disposés en réseau serré et terminés en

7. Voir Turne 3.

8. Ancien. : amygdales.

82

2 1 Innervation

Elle est plus riche au niveau des veines viscérales et elle

est identique à celles des artères pour les veines périphériques.

FIG. 5.24. Écrasement du réseau veineux plantaire au cours

de la marche

cul-de-sac. La paroi des capillaires est formée de cellules endothéliales reposant sur une mince membrane

basale discontinue, voire absente (fig. 5.25).

2 1 Structure

a) La tunique interne (ou intima)

Elle est constituée d'un endothélium et d'une membrane basale mince. Elle forme des replis pairs, les valvules.

b) La tunique moyenne (ou média)

Elle est musculaire et son épaisseur croît avec son

calibre.

c) La tunique externe (ou adventice)

Elle est conjonctive et très mince.

3 I Forme

Cylindriques, ils prennent un aspect noueux avec des

renflements en regard des valvules.

4 I Situation

On distingue:

• les vaisseaux lymphatiques superficiels, sous-cutanés;

• les vaisseaux lymphatiques profonds, sous-fasciaux;

• les vaisseaux lymphatiques viscéraux.

FIG. 5.25. Vaisseaux

et circulation lympathique

à l'origine

1. capillaires lymphatiques

2. cellules endothéliales

3. liquide interstitiel

4. capillaire sanguin

s. plexus lymphatique collecteur

6. vaisseau lymphatique collecteur

1. capillaire artériel

a. capillaire veineux

2

5 I Anastomoses

3

Les vaisseaux lymphatiques sont peu anastomosés les

uns avec les autres. Ils font relais dans les nœuds lymphatiques. Puis de nœuds en nœuds, ils se terminent

dans deux troncs principaux.

B 1 NŒUOS9 LYMPHATIQUES

OU LYMPHONŒUDS

Les nœuds lymphatiques se présentent sous forme de

renflements échelonnés le long des vaisseaux lymphatiques (fig. 5.26).

1 1 Situation

Ils sont, soit isolés, soit groupés en lymphocentres. Les

lymphocentres sont:

• soit superficiels, au niveau de la racine des membres

et au niveau du cou (exemple: lymphocentre axillaire ... );

9. Le terme ganglion, utilisé encore en synonyme, doit être réservé

exclusivement aux structures nerveuses.

SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE Il

t i

4

• soit profonds, le long des veines en général et des

gros troncs artériels.

La connaissance de leur topographie permet leur palpation.

2 1 Forme et couleur

Ils sont de forme ovoïde le plus souvent et de couleur

grisâtre. Elle peut être noirâtres dans certaines régions

(poumon de fumeur).

3 I Volume et nombre

Très variables, ils sont plus développés chez l'enfant.

Les nœuds lymphatiques diminuent de volume

lors de malnutrition ou après irradiation. Ils

s'hypertrophient en cas d'inflammation ou de

maladie maligne.

4 1 Structure

Le lyrnphonœud est constitué d'une capsule fibreuse,

superficielle, de laquelle partent des septums qui le

83

ANATOMIE GÉNÉRALE

2

cloisonnent. Entre les septums, le tissu lymphatique

s'organise:

• en follicules dans le cortex;

• en cordons dans la médulla.

Un lymphonœud reçoit sur sa surface convexe les vaisseaux lymphatiques afférents.

De son hile s'échappent un à deux vaisseaux lymphatiques efférents et une veine.

Dans le hile pénètre l'artère du nœud accompagnée de

neurofibres sympathiques amyéliniques à destinée

vasomotrice.

Leur exérèse ou lym phadenectomie permet la stadification d'un cancer; c'est un élément d'évaluation du pronostic et de décision de traitement

complémentaire.

C 1 VAISSEAUX COLLECTEURS TERMINAUX

(fig. 5.27)

1 I Le conduit thoracique

a) Origine

Il naît de la citerne du chyle qui draine:

84

5

6

FIG S 26. Coupe

d'un nœud lymphatique

1. sinus lymphatique

2. vaisseau afférent

lymphatique

3. centre germinal

du follicule

4. trabécule conjonctive

5. zone marginale

du follicule

6. capsule

7. vaisseau efférent

lymphatique

8. hile

• l'abdomen, par les troncs intestinaux collectant les

chylifères;

• les membres inférieurs, par les troncs lombaires.

b) Trajet et terminaison

Après un trajet thoracique, il se termine dans le

confluent veineux jugulo-subclavier gauche.

c) Troncs affluents

Le conduit thoracique reçoit:

• les troncs jugulaires qui drainent la moitié gauche

de la tête et du cou;

• Je tronc subclavier gauche qui draine le membre

supérieur gauche;

• le tronc broncho-médiastinal gauche et les vaisseaux

lymphatiques intercostaux qui drainent la moitié

gauche du thorax (paroi et viscères).

2 1 Le conduit lymphatique droit

Long d'un centimètre environ, il se draine dans le

confluent veineux jugulo-subclavier droit. JI reçoit 1

0 :

10. Lorsque le conduit lrmphatique droit ôt ab~nt, ses irones d'on·

gine se drainent direclemcnl dans le conlluenl veineux jugulo·

subclavier droit.

B

1

7

1: .

SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE _D

- ------ 8

10

li

\.:r-\---t-- --------- 12

FIG. 5.27. Lymphocentres et vaisseaux

collecteurs principaux (schématique)

En cartouche : territoires des conduit.s

thoracique (A) et lymphatique droit (B)

1. lymphocentre céphalique

2. lymphocentre cervical

3. conduit lymphatique droit

4. lymphocentre axillaire

5. nœuds cubitaux

6. lymphocentre inguinal

7. nœuds poplités

8. conduit thoracique

9. citerne du chyle

10. chylifères

11. nœuds lombaires

12. nœuds iliaques

85

ANATOMIE GÉNÉRALE

• le tronc jugulaire droit quj draine la moitié droite de

la tête et du cou;

• le tronc subclavier droit qw draine le membre supérieur droit;

• le tronc broncho-médiastinal droit qui drame la

moitié droite du thorax (parois et viscères).

D 1 ANATOMIE FONffiONNELLE

Le liquide interstitiel pénètre dans le•capillafre lymphatique grâce à la pression que le liquide exerce sur les

cellules endothéliales. Celles-ci se déplacent vers l'intérieur à la manière d'une valvule.

Le collecteur initial est donc une pompe dont le fonctionnement dépend de la pression tissulaire.

La pression hydrostatique tissulaire est négative à

l'état basal.Lorsqu'elle dépasse la :pression atmosphérique, il se produit un œdème.

1 I La circulation lymphatiq1l1e

Les conduits lymphatiques déversent environ trois

litres de lymphe par 24 heures dans les veines.

86

• Elle est assurée par la contractiJité des vaisseaux.

Ainsi, Je conduit thoracique se contracte quatre fois

par minute : les valvuJes empêchant la lymphe de

refluer.

• Ce drajnage est favorisé par les mouvements du

corps (rôle des contractions musculaires) ; et par

l'augmentation des pressions dans les tissus (rôle

des massages).

• Cette circuJation est ralentie au niveau des nœuds

lymphatiques.

2 I Rôle des nœuds lymphatiques

Comme tous les organes lymphoïdes, ils participent

aux réactions immunitaires del' organisme en présence

des germes et des protéines étrangères.

Ils exercent une fonction de filtration et d'épuration de

la lymphe.

Ce sont des barrières contre les germes, les celluJes

cancéreuses et les corps étrangers.

m Systèn1e tégumentaire -

Le système tégumentaire ou tégument commun est l'ensemble des tissus recouvrant le corps qu'il

protège de son environnement. Sa richesse en corpuscules nerveux en fait l'organe du tact. Il

comprend : la peau, les annexes cutanées et la toile sous-cutanée ou fascia superficiel.

Son étude est importante pour le diagnostic de nombreuses maladies.

, '

ORGANOGENESE

Le système tégumentaire dérive de l'épiblaste, ectoderme recouvrant l'embryon, et du mésenchymesousépiblastique, d'origine mésodermique.

A 1 ÉPIBLASTE

De l'épiblaste dérivent l'épiderme et les annexes cutanées (fig. 6.1 ).

1 1 L'épiderme

Dès las• semaine du développement, I' épiblnste se différencie en périderme, stratum intermédiaire et stratum basal.

a) Le périderme desquame à la fin de la vie fœtale.

Le:. chutes de périderme et de !an ugo participent à la

formation du vernix caseosa qui enduit la peau des

fœtus.

b) Le stratum intermédiaire se différencie en stratums

cornéum, lucidum et granulosum.

c) Le stratum basal se plisse au coms de la 12• semaine

et donne les follicules pileux, les glandes sébacées et

sudoripares.

Les premiers poils fins, ou lanugo, seront remplacés

pendant la période périnatale par des poils plus

épais.

2 1 Les mélanocytes

Ils dérivent des mélanoblastes provenant des crêtes

neurales; ils se placent dans le str.atum basal.

3 I L'ongle

U commence son développement dès la 1 O• semaine à

partir de l'épiblaste de la face dorsale des doigts et des

orteils.

Les sillons unguéaux latéraux et proximal limitent la

zone unguéale.

Les cellules du sillon proximal prolifèrent au-dessus de

la zone unguéale et forment!' aire unguéale. Celle-ci se

kératinise et forme l'ongle.

Les ongles atteignent l'extrémité des doigts vers la

32• semaine et celle des orteils vers la 36• semaine.

4 I Les glandes mammaires 1

EU es apparaissent dès la 6• semaine sous la forme d'invaginations de l'épiblaste dans le mésenchyme sousépiblastique, le long des crêtes mammaires unissant la

racine des bourgeons des membres.

B 1 MÉSENCHYME SOUS-ÉPIBLASTIQUE

Il donne le derme, les vaisseaux et les muscles.

Le mésenchyme se différencie dès la 11 •semaine en

fibres collagènes et élastiques. Sous le stratum basal se

forment les papilles dermiques dans lesquelles se développent les vaisseaux. Les muscles arrecteurs des poils

et les cellules myoépithéliales des glandes sudoripares

se différencient dès la 12• semaine.

1. Voir Tome 3.

87

ANATOMIE GÉNÉRALE

A

r

3

4

B

c

FIG. 6.1. Développement de la peau

A. 5 semaines

8. 12 semaines

c. 14 semaines

o. 16 semaines

E. 18 semaines

1. épiblaste

2. mésoderme

3. périderme

88

-=1- 2

5

6

7

8

9

 


tunique

moyenne

C. capillaire 3. membrane élastique int.

1. Quelques heures aprh ta mort Jpparalt une contraction musculaire ou rigidité cadavérique. Les artères. plus musculaires, exp~nt

le sang vers les veines, aux paroi~ plus souples. D'ou l'apparition

des lJVJdites cadavenques ou post mortem dans tes parties dtdÎ\'CS

du corps.

Après la dispariuon de ta rigidité cadavérique, les grosses artères

restent vides, cc qui pcrmcl les pcrf~ions d'embaumcmc!Jlt.

71

ANATOMIE GÉNÉRALE

1 I La tunique externe (ou adventice)

Conjonctive, elle contient les vaisseaux et les nerfs de

l'artère.

2 I La tunique moyenne (ou média)

Musculo-élastique, son épaisseur est fonction de la

pression du courant sanguin.

3 I La tunique interne (ou intima, endothélium)

Endothéliale, elle réalise dans la lumière une monocouche continue qui joue un rôle fondamental dans le

contrôle de l'hémostase, du tonus vasculaire et de la

croissance des myofibres lisses. Elle est sensible aux

modifications de pression et de pH.

Dans l'artériosclérose, l'intima des grosses artères

est le siège de lésions dégénératives avec dépôts

lipidiques.

B I CLASSIFICATION

On distingue quatre variétés d'artères.

1 1 Les artères élastiques

• Elles sont de gros calibre. Leur tunique moyenne

comporte une couche musculaire comprise entre

deux membranes élastiques, interne et externe.

• Elles transforment le flux intermittent du cœur en

flux continu, mais pulsatile.

À chaque diastole, elles reprennent leur diamètre

initial.

2 1 Les artères musculaires

Elles sont de calibre moyen. Leur tunique moyenne ne

présente pas de membrane élastique externe.

3 1 Les artérioles

Elles sont de petit calibre, inférieur à 0,5 mm. Leur

tunique moyenne est pauvre en tissu élastique. En

diminuant de calibre, les fibres musculaires lisses se

raréfient {artérioles précapillaires).

4 I Les capillaires

Ils sont de très petit calibre (de 5 µà 30 µ).Ils ne présentent pas de tunique moyenne. Au niveau de l'abouchement du capillaire dans l'artériole précapillaire se

trouve le sphincter précapillaire.

72

C 1 LOCALISATION

Les artères se rencontrent dans tout le corps, excepté le

cartilage hyalin, la cornée, le cristallin,!' épiderme et les

phanères.

Les grosses et moyennes artères sont en général profondes.Au niveau des membres elles sont sous-faciales.

Au niveau de l'abdomen elles sont rétropfritonéales ou

dans les ligaments péritonéaux.

Les petites artères sont sous-cutanées ou intraviscéraJes.

D 1 RAPPORTS GÉNÉRAUX

Les artères peuvent être en rapport:

1 1 Avec les os

Elles sont soit à leur contact, soit dans des gouttières;

la fracture de l'os entraîne dans ce cas la rupture de

l'artère.

2 1 Avec les articulations

Les artères principales sont généralement situées en

regard des faces de flexion.

À ce niveau, elles donnent des collatérales qui forment

un réseau artériel périarticulaire.

3 1 Avec les muscles

Les artères sont situées soit dans les espaces celluleux

intermusculaires, soit au contact d'un muscle (muscle

satellite) .

4 I Avec les nerfs

L'artère peut être côtoyée dans son trajet par un nerf;

parfois le nerf forme une boucle nerveuse ou un plexus

autour de l'artère.

5 1 Avec les veines

Il existe une ou deux veines par artère; souvent ces veines sont anastomosées entre elles. Ces veines satellites

sont homonymes des artères.

L'artère et ses veines sont souvent enveloppées par une

gaine fibreuse commune dite gaine vasculaire.

6 1 Avec les viscères

Certaines artères traversent un viscère ou le côtoient.

El O~GANISATION ET DISTRIBUTION

GENERALE

Les artères appartiennent à deux systèmes circulatoires

qui communiquent par l'intermédiaire du cœur.

______ _________ STÈM_E_ARDIOVASCULA~

1 1 La petite circulation artérielle (fig. 5.12)

Affectée à la fonction d'hématose, elle est constituée par

les artères pulmonaires et se distribue au poumon.

Au nombre de deux, droite et gauche, les artères pulrnonafres proviennent de la division du tronc puLnonaire qui naît du ventricule droit.

2 1 La grande circulation artérielle

ou systémique (fig. 5.13)

Elle est constituée par l'aorte et assure le transport du

sMg oxygéné. Celle-ci naît de la base du ventricule gauche et se termine au niveau du corps de la 4• vertèbre

lombaire en se divisant en trois artères d'inégale import~mce :

• les artères iliaques communes droite et gauche,

volumineuses;

• l'artère sacrale médiane, grêle.

a ) Divisions de l'aorte

Elle comprend trois parties:

• l'aorte ascendante;

• l'arc de l'aorte;

• et l'aorte descendante, séparée par le diaphragme en

aorte thoracique et aorte abdominale.

b) Principales branches collatérales

• L'aorte ascendante donne les artères coronaires

droite et gauche.

• L'arc aortique donne:

- let ronc brachio-céphalique qui se divise en artères

carotide commune droite et subclavière droite;

- l'artère carotide commune gauche et l'artère subclavière gauche.

• L'aorte tlioracique donne: des rameaux péricardiques vascularisant le péricarde fibreux, des rameaux

bronchiques, œsophagiens et médiastinaux destinés

aux nœuds lymphatiques et au tissu conjonctif du

médiastin postérieur, les artères phréniques supérieures, intercostales postérieures, subcostales et des

rameaux musculaires.

• L'aorte abdominale donne:

- des branches pari étales : les artères phréniques in férieu res et les artères lombaires;

2 3 4 5

PllG. 5.12. Petite circulation

L tronc brachio·céphalique

i!. a. carotide commune

;1. a. subclavière gauche

''· aorte

!1. a. pulmonaire gauche

li. vv. pulmonaires gauches

13 12

7. circulation alvéolaire

8. poumon gauche

9. atrium gauche

10. ventricule gauche

11. ventricule droit

12. atrium droit

7

ll 10 9 8

13. v. cave inf.

14. poumon droit

15. tronc pulmonaire

16. v. cave sup.

17. vv. pulmonaires droites

18. a. pulmonaire droite

73

ANATOMIE GÉNÉRALE

74

FIG. S.13. Grande

circulation artériielle

1. a. carotide int. droite

2. a. vertébrale droite

3. a. rénale

4. a. testiculaire ( ovarique)

5. a. iliaque ext. droite

6. a. carotide ext. droite

7. a. carotide commune droite

8. a. carotide commune gauche

9. a. subclavière

10. arc aortique

11. aorte thoracique

12. a. brachiale

13. a. thoracique int.

14. a. brachiale pmfonde

15. tronc cœliaque

16. a. mésentériqu1! sup.

17. aorte abdomina1le

18. a. radiale

19. a. ulnaire

20. arcade palmaire profonde

21. arcade palmaim superficielle

22. a. mésentériqu•! inf.

23. a. iliaque comniune

24. a. épigastrique inf.

25. a. fémorale

26. a. fémorale profonde

27. a. poplitée

28. a. fibulaire

29. a. tibiale ant.

30. a. dorsale du pied

31. a. tibiale post.

32. aa. plantaires latérale

et médiale

- et des branches viscérales: le tronc cœliaque,

l'artère mésentérique supérieure, l'artère mésentérique inférieure, les artères surrénales moyennes,

les artères rénales, les artères testiculaires chez

l'homme et ovariques chez la femme.

f 1 DISTRIBUTION LOCO-RÉGIONALE

1 I Les branches collatérales (fig. 5. 14)

Ce sont des branches qui se détachent du tronc

artériel.

2 1 Les branches terminales

Ce sont des branches qui terminent une artère.

Certaines se terminent en s'anastomosant avec les

branches voisines, c'est la distribution plexiforme;

d'autres se résolvent en capillaires sans échanger des

anastomoses avec les artères voisines, c'est la distribution terminale.

L'obstruction brutale de ces artères terminales peut

entraîner l'ischémie du tissu irrigué (infarctus),

puis sa nécrose.

5. Ou ovariennes.

FIG. S.14. Branches artérielles

1. a. principale

2. branches collatérales

3. branches terminales

4. artériole terminale

S. distribution ple.xiforme

V

3

SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE Il

3 1 Les anastomoses

Ce sont des communications intervasculaires.

a) Anastomose artério-artériel/e (fig. 5.15)

Elle constitue une circulation collatérale qui régularise

la diffusion du sang.

On distingue trois types d'anastomoses:

• l'anastomose par inosculation ou à plein canal

(exemple: arcades palmaires);

• l'anastomose par canal d'union: le canal est de petit

calibre par rapport aux deux artères;

• l'anastomose par convergence. Les deux artères

fusionnent en une artère.

Exemple: l'a rtère basilaire.

B

c

1 FIG. 5. 1 S. Anastomoses artério-artérielles

A. anastomose par inosculation

B. anastomose par canal d'union

C. anastomose par convergence

75

ANATOMIE GÉNÉRALE

b) Anastomose artério-veineuse (fig. 5.16)

C'est une voie de dérivation entre une artériole et une

veinule qui court-circuite les capillaires. C'est un système d'autorégulation qui peut permettre, dans certains cas, la circulation dans les deux sens.

G I ANATOMIE FONCTIONNELLE

1 1 Adaptations locales

• Les principales artères traversent les régions de

llexion el échappent aux élongations au cours des

mouvements.

• Elles sont llexueuses au niveau des viscères dont la

morphologie varie (utérus, langue ... ). Ces flexuosités constituent des réserves d'allongement.

2 1 Adaptation aux pressions

La pression sanguine représente la contrainte essentielle

de la paroi artérielle, qui est un matériau composite:

• de I' élastine et du collagène dépendent les propriétés

mécaniques passives;

Le collagène augmente en valeur absolue dans

l'hypertension artérielle.

• des fibres 11111sc11/aires lisses principalement, et de la

couche endothéliale, dépendent les propriétés

mécaniques actives.

Toute modification de pression retentit sur la motricité

artérielle et réciproquement.

Ainsi la présence d'artère dure (athéromateuse)

chez le vieillard nécessite une tension plus élevée.

Par ailleurs, chez le sujet âgé, le calibre augmente,

la paroi s'épaissit, la compliance diminue et la

longueur augmente, d'où l'aspect tortueux des

artères.

76

3 1 Adaptation après ligature (fig. 5.17 et 5.18)

• En aval de la ligature, l'artère est le siège d'une vasoconstriction jusqu'à la première collatérale.

• En cas de ligature d'une artère principale d'un

membre, la voie de suppléance essentielle est constituée par les anastomoses profondes int ramusculaires qui se dilatent.

4 I Dispositifs de régulation

de la circulation locale

Cette régulation est assurée par:

• les sinuosités qui ralentissent le llux. Exemple: l'artère carotide interne dans la tête;

• les sphincters précapillaires;

• les constricteurs i11travasculaires 6• Ce sont des saillies

de cellules musculaires lisses situées dains la lumière

de certaines artères (exemple: artère profonde du

pénis).

H 1 VASCULARISATION

Elle est assurée par les vasa-vasorum poiur les artères

de calibre supérieur à 1 mm et le courant sanguin.

1 1 L'intima et la partie adjacente de la média sont

vascularisées par un phénomène de perméation du

sang circulant.

En effet, la dissection étendue d'une artère ne provoque pas de nécrose.

2 1 L'adventice et la couche externe de lia média sont

vascularisées par les vasa-vasorum (artériel, veineux et

lymphatique).

6. Ancien.: cou.sin; ou coussinets muscul.1ires.

6

FIG. S.16. Anast omoses artério-veineuses

1. artériole

2. artériole précapillaire

3. sphincter précapillaire 

FJG. 5 17. Vascularisation

A. avant ligature

B. aprk ligature

L ligaturt

A

La frontière enl re les deux systèmes vasculaires ou zone

neutre (d'Aschoff) esl mal vascularisée.

11 INNERVATION

L'artère présente une innervation motrice et sensitive.

Les nerfs sont situés dans l'adventice. Au niveau des

membres, ils proviennent des nerfs périphériques adjacents.

Le sympathique assure la vaso-motricité des artères; il

est vaso-constricteur.

Dans certaines régions existent des dispositifs nerveux,

pressorécepteurs ou barorécepteurs logés dans l'adventice. Exemple: le corps carotidien.

Ils sont le point de départ des réflexes régulateurs de la

pression artérielle.

VEINES

Les veines sont des conduits qui ramènent le sang vers

lecœur.

Elles présentent une grande importance physiologique

et pathologique.

Elles ne présentent pa~ de pulsations et ne saignent pas

en jet lorsqu'elles sont sectionnées.

SYSTÈME CARDIOVASCULA~

2

FIG. 5.18. Circulation

après ligature

artérielle

1. a. afférente

2. ligature

3. a. efférente

4. aa. musculaires

5. anastomoses intramusculaires

A 1 STRUCTURE

13

J

4

1 1 La paroi veineuse (fig. 5. J 9)

Elle est constituée de trois tuniques.

5

77

 


et postcardinales. Puis naissent de chaque veine postcardi nale, d'abord une veine subcardinale, puis une

veine supracardinale.

a) Le·s veines vitellines

Elles donnent le réseau veineux intrahépatique,la veine

porte et la veine mésentérique supérieure.

b) Le·s veines ombilicales

Elles entrent en connexion avec le réseau veineux intrahépa tique. Puis disparaissent la veine ombilicale droite

et la partie crâniale de la veine ombilicale gauche. À la

naissance, le reste de la veine ombilicale gauche s'oblitère pour former le ligament rond et le ligament veineux du foie.

c) Le.s veines cardinales

Les v.eines précardinales sont à l'origine du système veineux cave supérieur.

66

FIG. 5.5. Développement des lymphatiques

(embryon de 6 semaines)

1. plexus veineux cérébral post.

2. sac lymphatique cervical superficiel

3. sac jugulaire

4. sac subclavier

5. conduit thoracique primitif

6. sac rétropéritonéal

7. sac iliaque

Les veines postcardinales régressent dans leur segment

moyen; la partie distale donnant le système veineux

iliaque.

Les veines subcardinn/es et suprncardinales donnent la

majeure partie de la veine cave inférieure. Les veines

azygos dérivent essentiellemen t des veines supracardinales.

4 1 Développement des lymphatiques

(fig. 5.5)

Les conduits lymphatiques dérivent de fentes apparues

dans le mésenchyme et qui secondairement rejoignent

les veines.

a) Les sacs lympl1atiques

Vers la 6• semaine apparaissent des dilatations des

conduits lymphatiques, les sncs lymphatiques dont les

principaux sont:

• deux sacs jugulaires situés à la jonction des veines

précardinales et des veines subcardinales;

SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE_D

, Tête et cou , 12

8

Membre

su érieur

Pl~

FIG. 5.6. Circulation fœtale

1. a. pulmonaire droite 6. v. ombilicale

2. w. pulmonaires droites 7. ombilic

3. foramen ovale 8. cordon ombilical

4. v. hépatique 9. ouraque

S. conduit veineux 10. aa. ombilicales

nr

"'!!"''k-~--l~~~~~--'.,--15

., ,.,,,_...,,..,._~!:--~~~~~~16

20

11. v. porte

12. a. carotide commune gauche

13. v. jugulaire int. gauche

14. a. et v. subclavières gauches

15. arc aortique

Membre

inférieur

16. conduit artériel

17. v. cave inf.

18. aorte

19. a. iliaque el<t. gauche

20. a. iliaque int. gauche

67

ANATOMIE GÉNÉRALE

• deux sacl> iliaques situés à la jonction des veines

postcardinales et des veine!. iliaques;

• un i;ac rétropéritonéal localisé contre l'aorte primitive au niveau de la glande surrént1le primitive.

b) Le.s vaisseattx lympliatiques

lis nai1ssent des sacs lymphatiques pour s'étendre le long

des vdnes principales. Certains vaisseaux lymphatiques naissent in situ de fentes apparues dans le mésenchyme. Ces fentes s'anastomosent secondairement

pour former un réseau lymphatique et des vaisseaux

qui r<·joignent les lymphonœuds.

c) Les lympl10nœuds

Les premiers lymphonccuds profonds apparaissent

dès la 9e semaine:

• les sacs subclaviers sont remplacés par les

lymphonœuds subclaviers et axillaires;

• les sacs iliaques donnent les lymphonœuds iliaques

et inguinaux;

• le sac rétropéritonéal donne les lymphonœuds

lombaires.

C 1 MODIFICATIONS CIRCULATOIRES

EN F'ÉRIODE PÉRINATALE (fig. 5.6)

1 1 La circulation anténatale

Il exi:ste une anastomose entre l'artère pulmonaire et

la cmsse de l'aorte, le conduit artériel. Le sang ox'}'géné

Il CŒUR

Le coeur, organe contractile, constitue le moteur du

système circulatoire.

A 1 CONFIGURATION INTERNE

Situé dans le médiastin antérieur, il est enveloppé par

une séreuse, le péricarde séreux (fig. 5.7 et 5.8).

1 1 Les cavités cardiaques

Le cceur est composé de quatre cavités principales:

deux atriums et deux ventricules. lis définissent chez

l'adulte deux cœurs sans communication directe : le

cccur droit, contenant le sang hypo-oxygéné, et le cœur

gauche, contenant le sang hyper-oxygéné.

• Aux atriums aboutissent les veines: les veines caves

pour l'atrium droit et les veines pulmonaires pour

l'atrium gauche.

68

du placenta parcourt successivement: la veine ombilicale, le canal veineux3

, la veine cave inférieure (partie

suprahépatique), l'atrium droit, lefom111e11 ovale pour

l'essentiel (et un peu le ventricule droit), l'atrium

gauche, le ventricule gauche et l'aorte.

Le retour final au placenta se fait par les artères ombilicales.

Au cours de ce trajet, le sang placentaire s'appauvrit

légèrement en oxygène par les apports du sang hépatique, de la veine cave inférieure infrahépatique, de la

veine cave supérieure et des veines pulmonaires.

2 1 La circulation sanguine

à la naissance

Dès la première respiration fœtale, les poumons se dilatent cc le débit du sang pulmonaire augmente et s'enrichit d'oxygène. Le conduit anériel et le fora men ovale

se ferment.

La veine ombilicale perd son flux après ligature du cordon ombilical et devient le ligament rond du foie; le

conduit veineux s'atrésieet devient le ligament veineux

du foie. Les artères ombilicales s'obstruent dans leur

partie distale et deviennent les liga111e11ts 0111bilicaux

médiaux.

3. Ancien.: canal d'Arantius.

• Des ventricules partent les arcères: l'artère pulmonaire pour le ventricule droit et l'aorte pour le

ventricule gauche.

2 1 Les septums et les valves cardiaques

• Les cœurs droit et gauche sont séparé par une cloison constituée par:

- le septum i11teratrial, entre les atriums;

- le sept11111 atrio-ventriculaire,entre l'atrium droit et

le ventricule gauche;

-et le septum interventriculaire, entre les ventricules.

• Chaque cœur est partiellement cloisonné par les

valves a trio-ventriculaires constituées des cuspides:

- la valve tricuspide à droite possède trois cuspides;

- la valve mitrale à gauche est formée de deux

cuspides.

FIG. 5.7. Septums du cœur (coupe schématique longitudinale

et oblique)

1. atrium gauche

2. septum interatrial

3. cuspide ant.

4. cuspide post.

S. partie membranacée du septum interventriculaire

6. ventricule gauche

7. partie musculaire du septum interventriculaire

8. atrium droit

9. septum atrio·ventriculaire

10. cuspide septale

11. cuspide droite

12. ventricule droit

B 1 STRUCTURE

Le cœur est constitué de trois couches, le myocarde,

l'endocarde el !'épicarde.

1 I Le myocarde

C'est un muscle strié fixé sur une charpente fibreuse.

Il est très vascularisé et présente à la coupe environ

5 000 capillaires par mml.

2 1 L'endocarde

C'est une muqueuse qui tapisse les cavités.

3 1 L' épicarde

Il correspond à la lame viscérale du péricarde séreux.

C 1 VASCULARISATION <fig. 5.9)

Lccœurest vascularisé par les artères coronaires droite

et gauche, première branche de l'aorte.

Le drainage est assuré principalement par la grande

veine du cœur et accessoirement par les veines postéSYSTÈME CARDIOVASCULAIRE Il

6

FIG. 5.8 Cœur : constitution schématique (vue antérieure)

En bleu : cœur droit

En rouge : cœur gauche

1. tronc pulmonaire

2. w. pulmonaires gauches

3. auricule gauche

4. ventricule gauche

S. apex du cœur

6. ventricule droit

7. v. cave inf.

8. atrium droit

9. w. pulmonaires droites

10. v. cave sup.

11. aorte

rieure du ventricule gauche, oblique de l'atrium, antérieures, moyennes et mini mes du cœ u r, et la petite veine

du cœur.

D 1 INNERVATION (fig. 5.10)

Le cœur présente deux innervations, intrinsèque et

extrinsèque.

1 1 L'innervation intrinsèque ou système de

conduction du cœur

li est constitué de fibres du myocarde spécialisées dans

la conduction de l'influx nerveux. Ces fibres neuromusculaires se rassemblent en divers points du cœur

pour former les 11œ11ds si11u-a1 rial et at rio-ve11triculaire,

et le faisceau atrio-ve11triculaire.

De ces nœuds prennent naissance les contractions rythmiques qui se propagent au reste du myocarde.

69

ANATOMIE GÉNÉRALE

6

7

8

9

10

li

11

70

li

FIG. 5.9. Vaisseaux

du cœur (vue antérieure)

t. r. altial gauche ant.

2. a. coronaire gauche

3. a. circonflexe

4. grande veine du cœur

S. a. marginale gauche

6. a. intervenlticulaire ilnt.

7. a. du nœud sinu-atrial

8. r. atrial droit ant.

9. a. coronaire droite

10. r. marginal droit

li. rr. septaux

interventriculaires

FIG. !i.10 Innervation du cœur (atrium droit.

ventricules droit et gauche ouveru)

1. nn. vagues

2. tronc sympathique thoracique

3. nn. du cœur

4. v. cave sup.

5. tractus internodal ant. accessoire

6. nœud sinu-atrial

7. tractus internodal anL

8. tractus internodal intermédiaire

9. fosse ovale

10. nœud atrio-ventriculaire

11. tractus internodal post.

12. ostium de la v. cave inf.

13. ostium du sinus coronaire

14. v. cave inf.

15. aone

16. plexus cardiaque

17. ~a. pulmonaires

18. atnum gauche

19. auricule gauche

20. faisceau atno·ventriculaire

21. branche gauche du faisceau atrio-ventriculaire

22. branche droite du faisceau atrlo-ventriculaire

23. septum interventriculaire

24. trabécule septo-marqinale

L'innervation intrinsèque du cœur détermine les premières contractions embryonnaires. Son rythme est

compris entre 120 et 140 battements par minute

(rythme cardiaque fœtal).

' ARTERES

Les artères sont des conduits qui transportent le sang

loin du cœur.

L'origine de toutes les artères est l'aorte et l'artère pulmonaire. Ce sont des conduits élastiques, contractiles,

qui conservent leur forme même vides 4• Leur ligature

est indispensable pour arrêter une hémorragie. Leurs

pulsations sont synchrones des battements cardiaques.

nG. 5.11 Structure des artères (d'après Spence et Mason)

SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE 11

2 1 L'innervation extrinsèque ou nerfs cardiaques

Elle est constituée de neurofibres sympathiques et

vagales parasympathiques.

Elle assure la régulation du rythme cardiaque.

Elles sont dépourvues de valves, excepté à l'origine de

l'aorte et de l'artère pulmonaire.

A 1 STRUCTURE

Une artère comprend trois tuniques, externe, moyenne

et interne (fig. 5. II).

2 - ---llF.,-----

3 - -1..---

B c

A. a. ~stique

8. artêriole

l. endothélium }

Z. membrane bas.ale tunique interne ~- couche musculaire

S. membrane élastique ext.

6. tunique ext.

}

 


Si l'insertion proximale ne change pas, et si l'insertion

distale s'éloigne du centre de rotation, on constate que

la composante R diminue par rapport à A.

Donc un muscle A dont l'insertion mobile est proche

du centre de rotation est un muscle plus dynamique.

Inversement, un muscle B dont l'insertion mobile est

loin du centre de rotation est un muscle plus statique;

ainsi les mouvements provoqués par le muscle A seront

plus rapides et ceux du muscle B, plus lents. Le muscle A est dit muscle accélérateur et le B, muscle stabilisateur.

3 I Rôle statique

li relève de la contraction musculaire isométriq11e. lei

la force musculaire équilibre une résistance. D'où la

comparaison avec les leviers (fig. 4.20) :

• le point d'appui (A), point fixe autour duquel tourne

le levier, est l'articulation;

• la résistance (R) est la force à vaincre;

• la puissance (P) qui tend à déplacer la résistance, est

l'action du muscle.

Suivant la situation respective de ces éléments, on distingue, comme en mécanique, trois types de leviers:

• le levier du premier genre, ou inter-appui, ou levier

d'équilibre;

• le levier du second genre, ou inter-résistant, ou de

force (rare chez l'homme);

• le levier du troisième genre, ou inter-puissant, ou de

vitesse.

R

P. puissance

R. résistance

4 I Rôle dynamique

li relève de la contraction musculaire isotonique qui

provoque le mouvement de rotation du muscle ou

1110111cnt de la force musculaire (M).

a) Le moment dépend de trois facteurs

• L'intensité de la force du muscle.

Elle est fonction du nombre de fibres musculaires et

proportionnelle à la surface de sa section (soit 5 à

10 kg/cm2).

• La longueur ( l) du bras de levier osseux.

C'est la distance séparant l'axede rotation de l'insertion du tendon.

• L'angle d'application de la force du muscle.

C'est l'angle que font entre eux le bras de levier et le

muscle.

M = Fxsinax 1

b) Corollaire

• Pour une même valeur de Let de F,

- si la valeur de a avoisine 180° ou 0°, sinus a tend

vers 0; donc M est minimum;

-si <X avoisine 90°, sinus a tend vers 1 ; donc M est

maximum .

• En conclusion, le maximum d'efficacité est atteint

lorsque la direction de la force est perpendiculaire

au bras de levier. L'effet de rotation est plus important

lorsqu'il existe w1 certain degré de flexion.

5 I Conséquences anatomiques (fig. 4.21)

Selon MacConaill M.A., l'action de tous les muscles

peut se ramener à deux lois fondamentales: l'approximation et la détorsion.

A

_____ SYSTÈME MUSCU~

a) Loi d'approximation

Quand un muscle se contracte, il tend à rapprocher son

origine et sa terminaison.

b) Loi de détorsion

Quand un muscle se contracte, il tend à amener son

origine et sa terminaison dans un même plan, supprimant ou diminuant ainsi une torsion formée par ses

fibres musculaires.

Exemple: le muscle sterno-cléido-masto1dien droit

(SCM) .

Lorsque la face est dirigée en avant, la contraction du

muscle SCM droit entraine le rapprochement du côté

droit de la tête, de l'épaule (loi d'approximation). De

plus, la face se tourne vers le côté gauche de façon à ce

que les insertions crâniennes du muscle soient parallèles aux insertions sterno-claviculaires (loi de détorsion) (jig. 4.22).

6 I Notions de chaîne musculaire

Une chai ne musculaire est l' ensem bic des mus cl es associés en vue d'un mouvement commun. Exemple: les

muscles extenseurs des membres inférieurs dans le saut.

Lorsqu'un maillon de la chaîne varie, la fonction et

l'efficacité de la chaîne s'en trouvent modifiées.

La synchronisation de la chaîne est l'un des buts

de l'entraînement sportif et de la rééducation.

îlG, 4.21. Lois fondamentales de l'action des muscles (selon MacConnail)

A. loi d'approximation

8. loi de détorsion

59

ANATOMIE GÉNÉRALE

FIG. 4.22. Mouvements du muscle sterno-cléido-mastoïdien

A. position de départ B. selon la loi d'approximation C. selon la loi de détorsion

7 1 Classification fonctionnelle des muscles

a) Le muscle agoniste est un muscle qui lutte contre

des résistances et provoque le mouvement (muscle

mobilisateur principal).

b) Les muscles co11gé11ères sont des muscles qui

concourent au même mouvement. Exemple: le biceps

brachial et le brachial dans la flexion de l'avant-bras.

c) Le muscle antagoniste agit ou peut agir en s' opposant à l'action des muscles agonistes. li contrôle la

vitesse et donne plus de précision au mouvement.

d) Le muscle syr1ergique est un muscle antagoniste

partiel.

Il aide l'action d'un muscle en neutralisant ou en supprimant une action indésirable d'un muscle lors de

l'exécution d'un mouvement donné.

Exemple: il est difficile de serrer fortement le poing

quand le poignet est fléchi.

Les muscles fléchisseurs des doigts sont à la fois fléchisseurs des doigts et du poignet. Pour fléchir les doigts,

les extenseurs du poignetsecontractentdoncen même

temps et suppriment l'indésirable flexion du poignet.

Les extenseurs du poignet sont donc des synergiques

des fléchisseurs des doigts.

e) Lemusclefixateur(oustabilisateur) immobilise une

articulation.

f) Le muscle polyarticulaire est un muscle qui croise

plusieurs articulations. Il possède de ce fait de nombreuses fonctions.

60

Exemple: le biceps brachial croise les articulations de

l'épaule et du coude. Il est donc fléchisseur de l'avantbras sur le bras et fléchisseur du bras sur l'épaule.

g) Selon les mouvements 011 distingue: les muscles

fléchisseurs, extenseurs, rotateurs, adducteurs ...

J 1 ÉTUDE CLINIQUE DE LA FORCE

MUSCULAIRE

La force musculaire est évaluée en clinique par le bilan

111usculaires (fig. 4.23 ).

Le bilan musculaire est une étude subjective qui juge

la réaction d'un muscle par la palpation de ce dernier

pendant l'exécution d'un mouvement donné.

La cotation est la suivante:

0 = absence de contraction musculaire

l = contraction musculaire perceptible, sans mouvement

2 = possibilité de mouvements si l'action de la

pesanteur est compensée

3 = possibilité de mouvements contre la pesanteur

4 = possibilité de mouvements contre une résistance

5 = possibilité de mouvements et de force normale.

5. Tc51Îng des Anglo-Saxons.

FIG. 4.23 Bilan musculai.Je

1. mouvement actif

2. résistaoce

'

MUSCLES LISSES

Plus nombreux que les muscles squelettiques, les

muscles lisses sont constitués de cellules fusiformes,

non striées, à noyau unique et plus petites que celles

des fibres musculaires striées (fig. 4.24).

A 1 STRUCTURE

Les muscles lisses se composent:

• soit de cellrtles isolées, mêlées à d'autres tissus,

conjonctif en particulier.

Exemple: la capsule de certains viscères, le corps

caverneux ...

• soit de ce/111/es groupées en un muscle bien individualisé. Selon leur forme, on distingue:

- les muscles lisses plats (exemple: le dartos);

- les muscles lisses annulaires (exemple: le muscle

constricteur de l'iris);

- les muscles lisses tubulaires (exemple: la tunique

musculeuse de l'intestin);

- et les muscles lisses sacculaires (exemple: le myomètre).

SYSTÈME MUSCULA~

FIG. 4.24. Fibres musculaires Usses

1. fibre lisse (coupe longitudinale)

2. conjonctif interfibriltaire

3. noyau

4. fibre lisse (coupe

transversale)

S. conjonctif interfascicutaire

61

ANATOMIE GÉNÉRALE

B 1 VASCULARISATION

Les muscles lisses sont peu vascularisés. Certains sont

même avasculaires et se nourrissent par imbibition.

Exemple : les muscles des petits vaisseaux.

C 1 INNERVATION

Elle est assurée par des neurofibres amyéliniques appartenant au système sympathique.

li est rare que chaque fibre musculaire reçoive une neurofibre. La fibre musculaire innervée est donc directement excitée. Puis l'excitation se transmet de proche

en proche par l'intermédiaire des nexus (ou maculas

de communication).

01 ANATOMIE FONCTIONNELLE

• L'étirement soudain du muscle lisse entraîne une

tension immédiate importante mais avec un retour

au stade initial rapide, en quelques minutes. Cette

réaction te11sio11-relax11tio11 permet aux viscères

creux de gonfler rapidement sans exercer de pression sur leur contenu.

• La contraction du muscle lisse, lente, entraîne un

raccourcissement plus important que celle du

muscle squelettique. D'où la puissance contractile

importante du muscle lisse.

Ceci permet des réductions importantes des cavités

viscérales.

• Le muscle lisse est susceptible d'hypertrophie

importante. Exemple: l'utérus gravide qui passe de

50 g à près de l 500 g au terme de la grossesse.

MUSCLE CARDIAQUE

Le muscle cardiaque (fig. 4.25) est le constituant

presque exclusif du myocarde. Il est responsable de

l'action de la pompe cardiaque caractérisée par la

contraction simultanée des deux atriums, puis des deux

ventricules.

Les myofibresdu muscle cardiaque sont striées et reliées

entre elles pour former un muscle d'aspect plexiforme.

Les jonctions des myofibres cardiaques, situées à leurs

extrémités, constituent les disques intercalaires.

Chaque disque intercalaire renferme des mac11lnsadhére11tes (ou desmosomes) et de nombreuses jonctions

co111m11nicantes6 (ou nexus), qui permettent la propagation de l'influx électrique. Cet influx est engendré et

contrôlé par deux innervations intrinsèques et extrinsèques (voir Tome 3).

L'activité contractile du muscle cardiaque, qui repose

sur le métabolisme aérobique, nécessite un apport

continu et important d'oxygène. Cette exigence

explique la riche vascularisation du myocarde.

6. ~ n anglais : gap 11111Ctio11.

62

-

I

FIG. 4.25. Muscle cardiaque (coupe longitudinale

et transversale)

1. myofibre 4. noyau myofibritlaire

2. disque interulaire 5. noyau de fibroblaste

3. capillaire et hémati~ 6. tissus conjonctif

2

3

4

5

6

lil Système cardiovasculaire

Le système cardiovasculaire est l'ensemble des structures anatomiques destinées à véhiculer

le sang (vaisseaux sanguins) et la lymphe (vaisseaux, organes et nœuds lymphatiques).

Ce système fermé est constitué :

• d'un carrefour : le cœur;

• d'une voie efférente du cœur : les artères;

• d'une voie afférente au cœur : les veines. Celles-ci drainent les conduits lymphatiques

terminaux.

l'étude du système circulatoire constitue l'angiologie.

, '

ORGANOGENESE

Le système circulatoire dérive du mésoderme. C'est le

premier système à fonctionner chez l'embryon. li est

necessaire à la poursuite de son développement 1

Dans le mésenchyme, se mettent en place presque

simultanément deux réseaux vasculaires, l'un extraembryo1111aire ( 16• jour du développement), l'autre

i11tra-e111bryo1111aire ( 19< jour), et le cœur primordial

( 19< jour) (fig. 5. 1 ).

FIG. 5.1. Développement du système circulatoire

(embryon de 19 jours)

1. cavité amniotique

2. embryon

6. amas d"angioblastes

7. villosités choriales

3. cœlome pericardique 8. allanto1de 4. cœur primordial 9. chorion

5. sac vitellin

La circulation s'établit lorsque les deux réseaux et le

cœur primordial font jonction (21 •jour). Les premières

contractions du cœur apparaissent dès ce moment

(23• jour).

L'activité cardiaque est mise en évidence par

l'exploration ultrasonique habituellement vers la

8• semaine d'aménorrhée, mais elle peut être décelée dès la 6• SA.

A 1 RÉSEAU VASCULAIRE

EXTRA-EMBRYONNAIRE

Il se développe dans le mésenchyme adjacent au sac

vitellin et à l'allantoïde.

Les amas d 'angioblastcs se disposent en cordons qui se

canalisent pour former:

• Je réseau vitellin qui régresse, après avoir participé à

la formation des vaisseaux mésentériques supérieurs;

• le réseau alla11toïdie11 qui devient placentaire.

B 1 RÉSEAU VASCULAIRE

INTRA-EM BRYON NAIRE

Dans le mésoderme cardiogénique situé dans la région

crâniale sous le coelome péricardique, se forment les

deux tubes cndocardiqucs ou cœurs primordiaux.

Ceux-ci fusionnent très vite en un tube unique,le cœur

tubulaire simple (fig. 5.2).

63

ANATOMIE GÉNÉRALE

A

2

0

t

t

10

c

B

Du cœur primordial se développent dans le sens crânial, les aortes et dans le sens caudal, les veines.

1 1 Développement du cœur

Le cœur tubulaire simple est constitué dans le sens crânio-caudal:

• du bulbe cardiaque primitif, d'où partent les deux

aortes;

• du ventricule primitif;

• de la jonction atrio-ventriculaire;

• de l'atrium primitif;

• et du sinus veineux primitif, qui draine les veines

vitellines et la veine cardinale commune.

Au cours de la 4• semaine du développement, le cœur

tubulaire simple subit une plicature en Set devient le

cœ11rsigmoïde.Àla fin de la plicature, l'atrium et le sinus

veineux deviennent dorsaux par rapport au bulbe et

au ventricule.

Simultanément, le bulbe, le ventricule, l'atrium et la

jonction atrio-ventriculaire se cloisonnent pour former le cœur quadricavitaire.

64

FIG. 2. Développement du cœur (vues ventrales)

A. cœurs primordiaux (21 jours)

B. cœur tubulaire simple (22 jours)

(. cœur sigmoïde (24 jours)

1. tube cardiaque

2. 1" arc aortique

3. atriums primordiaux

4. bulbe cardiaque

S. ventricule primitif

6. atrium primitif

7. sinus veineux primitif

8. vv. vitellines

9. vv. ombilicales

10. v. cardinale commune

Le septum interatrial 2 n'est pas complet chez le fœtus;

il est traversé par le foramen ovale qui se ferme à la

naissance.

2 1 Développement des artères

Les deux aortes primitives poursuivent leur développement dans le sens crânio-caudal en effectuant une

courbure céphalique. On distingue à chaque aorte:

• une partie initiale, l'aorte ventrale primitive;

• une courbure, le premier arc aortique branchial;

• une partie terminale, l'aorte dorsale primitive.

a) Les aortes ventrales primitives (fig. 5.3)

Elles fusionnent pour former le sac aortique qui donne

naissance à cinq paires d'artères courbes, les arcs aortiq11es branchiauxqui rejoignent les aortes dorsales (soit

au total six paires d'arcs aortiques branchiaux).

Après des régressions et diverses transformations,

• le Jt arc donne les artères carotides;

2. Voir Tome 3.

A

5

18

17 -~

16 --

13 12

• le 4• arc, l'arc aortique définitif et l'artère subclavière droite;

• le 6• arc, les artères pulmonaires et le conduit artériel.

b) les aortes dorsales primitives (fig. 5.3)

les aortes dorsales fusionnent au-delà du 6• arc aortique et émettent les artères intersegmentaires.

• Les artères intersegmentaires dorsales donnent:

- les artères de la paroi du tronc et du cou (artères

vertébrales thyro-cervicales et costo-cervicales);

- l'artère subclavière gauche et l'artère subclavière

droite partiellement. Donc l'axe artériel du membre

supérieur.

• Les artères intersegmentaires latérales forment les

artères phréniques, suprarénales moyennes, rénales

et gonadiques.

7

8

9

10

Il

B

19 20 21 22

FIG. 5.3. Développement se.hématique

des artères {embryon de 5 semaines)

A. vue latérale

B. coupe transversale

1. 1" arc aortique disparu

2. 2' arc aortique disparu

3. 3• arc aortique

4. 4• arc aortique

5. aortes dorsales

6. s• arc aortique disparu

7. 6• arc aortique

8. a. pulmonaire

9. tronc cœliaque

10. a. mésentérique sup.

11. a. mésentérique inf.

12. a. iliaque commune

13. a. iliaque int.

14. aa. ombilicales

15. intestin primitif

16. estomac primitif

17. cœur sigmoïde

18. sac aortique

19. a. segmentaire ventrale

20. a. segmentaire latérale

21. aorte fusionnée

22. a. segmentaire dorsale

• Les artères intcrsegmentaires ventrales comprennent:

- les artères vitellines qui donnent le tronc cœliaque

et les artères mésentériques;

- les artères iliaques externes;

- les artères ombilicales qui donnent les artères iliaques internes et l'artère glutéale inférieure;

- l'axe artériel primitif du membre inférieur (voir

Chapitre 7).

3 1 Développement des veines (fig. 5.4)

Le développement des veines est complexe en raison

de la formation d'anastomoses multiples et de régressions veineuses partielles. L'embryon de 4 semaines de

développement présente quatre paires de veines principales: les veines vitellines, ombilicales, précardinales

65

ANAlrOMIE GÉNÉRALE

2

3

4

nG. S .4. Développement schématique des veines

(embryon de 5 semaines)

1. v. cardinale cr~niale droite

2. sinus veineux

3. v. vitelline

4. intestin primitif

5. vv. ombilicales

6. v. précardinale gauche

7. v. subclavière

8. v. cardinale commune

9. v. post-cardinale gauche

10. v. cardinale caudale droite

11. vv. subcardinates

12. anastomoses inter·

subcardinales

Il

12

 


ANATOMIE GÉNÉRALE

2 I Le tendon et l'aponévrose

lis sont constitués de volumineuses fibres collagènes

de même direction. li n'y a pas de continuité entre les

fibres collagènes et les myofibrilles car elles sont séparées par le sarcolemme. Entre les fibres se localisent les

te11dit1ocytcs.

Les fibres se groupent en faisceaux qui sont séparés par

des plans longitudinaux de tissu conjonctiflâche contenant les vaisseaux. Ce tissu conjonctif est dénommé:

• e11dotendo11, autour des faisceaux primaires;

• péri tendon autour des faisceaux secondaires;

• épi tendon, autour du tendon.

Cette structure fasciculée explique la tendance des

fi ls de sutures au lâchage. D'où la nécessité de certains artifices lcchniqucs, telle la suture en lacet

(fig. 4.6).

Au niveau de l'os, les fibres se fixent sur le périoste et

pénètrent le tissu osseux (fibres perforantes), ce qui

explique les arrachements osseux dans certaines lésions

(fig. 4.7).

Chez le vieillard, le tendon peut s'ossifier sur une certaine longueur. Le tendon présente parfois des expansions fibreuses constituant des attaches secondaires.

(

(

X

(

(

/

/

FIG. 4.6. Suture en lacet d'un tendon

52

FIG. 4. 7. rnsertion tendineuse

1. fibres perforantes 2. périoste 3. os compact

3 1 La texture du muscle (fig. 4.8)

a) Les faisceaux musctllaires

• Dans le muscle plat, ils ont la même direction parallèle que les faisceaux des tendons.

• Dans le m11sc/e fusiforme, ils convergent vers l'extrémité des tendons.

• Dans le muscle 1111ipcm1é, ils se fixent sur le côté latéral d'un tendon.

• Dans le muscle bipenné, ils se fixent sur les deux

côtés d'un tendon.

• Dans le muscle m11ltipe1111é, ils se fixent sur les côtés

des subdivisions d'un tendon.

b) L'intersection tendineuse

C'est une lame tendineuse située transversalement

da11s le ventre musculaire (fig. 4.9).

FI ANNEXES DU MUSCLE (Jig.4.IOet4.ll)

1 1 Le fascia musculaire

C'est une forma i ion conjonctive dense qui entoure un

muscle. Il est au contact de l'épirnysium et contient des

fibres élastiques et des faisceaux de fibres collagènes.

Cette lame contentive, qui se prolonge avec le périoste

ou le périchondre au niveau des insertions musculaires,

renforce ces insertions et par conséquent l'efficacité de

la contraction musculaire.

Les muscles sont recouverts en surface de la peau doublée du fascia superficiel ou toile sous-cutanée (voir

Chapitre 7) et du fascia profond qui est au contact des

fascias musculaires. Le fascia profond porte le nom de

la région, exemple : fascia brachial.

La déchirure du fascia d'un muscle favorise la hernie musculaire à travers la brèche fasciale.

- 1

2 2

A u

flG. 4.8. Texture du muscle

A. m. plat D. m. bipenné

B. m. fusiforme E. m. multipennê

C. m. unipennê

FIG .. 9. Intersections tendineuses ( 1) du muscle droit

de l'abdomen

c

2

2

3

4

2

f)

2

1. ventre

2 tendon

SYSTÈME MUSCULA ~

2

~

s

6

7

8

6

FIG. 4 10 Fascias (coupe transversale de la jambe droite)

1. fascia profond

2. sepwm intermusculaire

3. fascia superficiel

4. fibula

5. peau

6. loges musculaires

7. tibia

8. membrane interosseuse

53

ANATOMIE GÉNÉRALE

flG. 4.11 Boutses synoviales

(coupe sagittale de l'articulation

huméro-ulnaire)

1. m. brachial

2. m. biceps brachial

3. bourse bicipito-radiale

4. m. triceps brachial

5. bourse subtendineusc

du m. triceps brachial

6. bourse intratendineuse

de t'olécrane

7. bourse sous-cutanée

olécranienne

2 1 Le septum intermusculaire

li correspond à une cloison conjonctive séparant des

groupes musculaires.

3 1 Les membranes interosseuses

Ce sont les septums tendus entre des os.

4 I La bourse synoviale

C'est un sac conjonctif rempli d'une lame de synovie.

li favorise le glissement d'un muscle contre un os, un

autre muscle ou une articulation.

Elle s'enile sous l'effet de l'inflammation ou de

l'infection (bursite).

5 I Les gaines des tendons (fig. 4.12)

a) La gnine fibreuse du tendon est une lame fibreuse,

arciforrne, entourant un tendon.

54

Elle constitue avec l'os un canal ostéo-fibreux dans

lequel glisse le tendon entouré de sa gaine synoviale.

b) La gaine synoviale du tendon est une membrane

séreuse entourant certains tendons. Elle est constituée:

de deux lames séreuses, délimitant une cavité virtuelle

remplie de liquide synoviaJ et de culs-de-sac au niveau

de la réflexion des deux lames.

• La lame sére11se i11teme est unie à l'épi tendon par un

tissu conjonctif lâche.

• La lame séreuse externe est recouverte par la gaine

fibreuse du tendon.

• Un mésote11don unit, à certains niveaux, ces deux

lames séreuses.

Leur infection (phlegmon des gaines) suivie d'adhérences peut limiter la course du tendon et partant, la fonction du muscle.

flG. 4. 2. Gaine synoviale

ouverte d'un tendon

1. tendon

2. cul-de·sac proximal

3. mésotendon

4. lame séreuse ext.

!>. lame s~reuse int.

6. cul·de-sac distal

6 I La trochlée musculaire (fig. 4.13)

Elle forme un anneau fibreux ou fibro-cartilagineu.x

servant de poulie de réflexion à un tendon.

7 I Le vinculum et le mésotendon (fig. 4.14)

Ce sont des formations conjonctives indépendantes ou

en continuité l'une avec l'autre, et confondues dans ce

cas.

a) Le vit1culum est une formation unissant le tendon

à l'os sous-jacent. On distingue des vincuhuns longs et

courts.

b) Lemésote11do11 unit le tendon à la gaine synoviale. Il

contient des vaisseaux et des nerfs destinés au tendon.

Sa préservation au cours de la chirurgie du tendon

est donc souhaitable, voire indispensable.

8 I Le rétinaculum des tendons

Il correspond à une large lame fibreuse de maintien des

tendons. Ceux-ci, entourés de leurs gaines synoviales,

flG. ".13. Trochlée musculaire (3)

1. tendon musculaire

2. gaine synoviale

4. os

FIG. 4 l •· Vincutums :

tendons des muscles

llechisseurs superficiel

et profond des doigts

1. fléchisseur profond

d~ doigts

2 · fléchisseur superficiel

des doigts

3. phalange proximale

4. vincutum long

S. vincutum court

6. phalange intermédiaire

1 · phalange distale

SYSTÈME MUSCULA~

glissent sous le rétinaculum, tendu entre deux os.

Exemple: le rétinaculum des fléchisseurs.

G 1 VASCULARISATION

1 I Les anères musculaires

Nombreuses, elles proviennent des troncs artériels voisins. Les muscles ayant une même fonction sont souvent vascularisés par des artères issues d'un même

tronc.

Le point de pénétration de l'artère principaJe est souvent constant. Cette pfoétration peul se faire au même

point que le nerf (muscle polarisé) ou à un point différent (muscle non polarisé).

Les artères se divisent en multiples branches capillaires

dans le périmysium; de ces branches naissent les capillaires dont la direction est parallèle aux fibres musculaires.

On note à la section 2 000 capillaires pour 1 mm!

environ. Le ventre est plus richement vascularisé que

le tendon.

Un muscle hypovascularisé se fatigue très vite avec

des troubles (crampes ... ).

2 1 Les veines musculaires

Elles sont nombreuses et munies de nombreuses valvules.

Le massage, les exercices (course) favorisent le

retour sanguin danslemuscleel indirectement son

débit artériel qui est multiplié par 50.

3 1 Les lymphatiques musculaires

Us accompagnent les artères et les veines pour rejoindre

les lymphonœuds profonds.

5

55

ANATOMIE GÉNÉRALE

H 1 INNERVATION

L'innervation est assurée par des nerfs mixtes. De nombreux muscles ont une innervation plurisegmentaire;

ces muscles reçoivent des neurofibres provenant de

plusieurs nerfs spinaux. Les muscles ayant une fonction

similaire sont innervés par Je même nerf. Le lieu de

pénétration du nerf dans le muscle est le point

moteur.

La trophicité du muscle dépend de son innervation. La

destruction du nerf rend le muscle atrophique et flacide.

Le diagnostic d'une lésion nerveuse peut donc se

faire cliniquement par le biais de la fonction musculaire.

Exemple: le réflexe achilléen permet, en provoquant la contraction du triceps suraJ, d'explorer le

nerf sciatique (fig. 4.15 ).

1 1 Le ventre musculaire (fig. 4.16 et 4.17)

a) L'innervation motrice est assurée par des fibres

myélinisées.

Chaque neurofibre se ramifie à son extrémité distale et

chaque ramification se termine au niveau d'une fibre

muscuJaire par la plaque motrice. La cellule motrice de

la corne antérieure de la moelle et le groupe de fibres

musculairesqu'ellecommande forment l'unité motrice.

Le nombre de fibres musculaires par unité motrice est

inversement proportionnel à la précision des mouvements. Ainsi chaque unité motrice du muscle quadriceps comprend 1600 fibres tandisquecelledesmuscles

de I' œil comprend 5 fibres.

b) L'innervation sensitive est assurée par des fibres

myél inisées dont les récepteurs sont les fuseaux neuromuswlaires.

-

2 3

56

4

FIG. 4.15. Réflexe calcanéen ou acltilléen

1. triceps sural

2. tendon calcanéen

Elle renseigne les centres nerveux sur le degré de tension

et d'étirement du muscle.

c) L'fonervation vaso-motrice est assurée par des

fibres amyélinisées sympathiques destinées aux vaisseaux musculaires.

2 I Le tendon

Les corpuscules tendineux sont situés à la jonction

musculo-tendineuse.

Ils sont le point de départ des réflexes tendineux provoqués (exemple: réflexe patellaire).

5

FIG. 4.16. Unité

motrice

1. coupe de la moelle

spinale

2. corne ventrale

6 3. n. spinal

4. neurone moteur

5. fibre musculaire

6. plaque motrice

FIG. 4,17. Plaque motrice

1. gaine de myéline

2. neurolemmocyte

3. axone

4. neurofibre

5. endonèvre

6. neurolemmocyte terminal

7. plis de la membrane basale

s. terminaison axonale

9. fibre stritt

10. noyau de la plaque motrice

-

I 1 ANATOMIE FONCTIONNELLE

La principale propriété du muscle strié est de pouvoir

transformer son énergie chimique 4 en énergie mécanique ou contraction musculaire. Le muscle squelettique étant constitué de myofibres isolées, l'influx nerveux stimulateur de chaque myofibre ne se propage pas

aux myofibres contigües.

La contraction d'un muscle squelettique sera donc

graduée en fonction du nombre de myofibres stimulées. Cette contraction est responsable de la statique du

corps et des mouvements.

1 I Rôles du ventre et du tendon

a) Le ventre

ll produit la force et la puissance.

Les possibilités de raccourcissement d'un muscle sont

fonction de la longueur des fibres musculaires. Ce raccourcissement représente environ la moitié de la longueur de ses fibres musculaires (loi de Weber et Fick).

Ainsi, les muscles longs produisent des mouvements

de plus grande amplitude que les muscles cou rts.

Si l'on tient compte des tendons, la plupart des muscles

ne peuven t se raccourcir de plus de 30 % (Hoyle et

Smyth).

Inversement, la durée de contraction des muscles longs

sera plus importante que celle des muscles courts; ces

derniers seront donc des muscles rapides.

b) Le tendon

Il transmet la force au bras de levier osseux.

L'hyperactivité sportive agresse le tendon et favorise les

tendinites.

4. la rig1dite cadavérique due à un durcissement des muscles est la

con>équence de réactions enzymatiques, en particulier la dispantion de l'adénosine-triphosphate. Elle debute à la face ''ers la

4• heure el disparan en 2 ou 3 1ours. En fait, le début et la durée

dcpendent de~ conditions climatiques et étiologiques.

SYSTÈME MUSCULAIRE a

2 1 Composantes de la force musculaire

Afin de préciser les principes de la biodynamique musculo-articulaire, nous prendrons comme exemple le

cas simple du muscle brachial. La direction de la force

musculaire est en général rectiligne, et tendue entre les

insertions du muscle.

Comme le muscle aborde l'os obliquement, la force

engendrée par la contraction se décompose selon deux

composantes partant du point d'insertion (fig. 4.18).

a) Une composante longiwdinale (A), ou articulaire

Elle suit le grand axe de l'os et compense la tendance à

la dislocation due à la force centrifuge. Elle a un rôle

statique et stabilisateur.

~ L

a

. .

nG. 4.18. Composantes de la force musculaire

O. centre de rotation

A. composante longitudinale

R. composante perpendiculaire

F. force musculaire

L. longueur du bras de levier

a. angle d'application de la force

musculaire

57

ANATOMIE GÉNÉRALE

b) Et une composante perpendiculaire (R)

Elle est perpendiculaire à la précédente et provoque la

rotation du bras de levier. Elle a un rôle dynamique et

accélérateur.

A

b

c

FIG. 4.19. Action des muscles en fonction de la distance

A et a. m. accélérateur

B et b. m. stabilisateur

C. explication biomécanique

FIG. 4.20. Principaux leviers chez l'homme

l. levier de ~ genre

2. levier de 2' genre

58

2:o;li

A

3. levier de 3• genre

A. point d'appui

t

R

c) Corollaire pratique (fig. 4.19)

 


FIG 3.25. flexion (A) et extension (B)

de l'avant-bras

FIG. 3.26. Adduction (A) et abduction (B) du bras (mais flexion de l'avantbras et de la main)

FIG. 3.27. Extension (A) et flexion (B)

au niveau du pied

• Les mouvements autou r d'un axe transversal sont :

la flexion qui ferme l'articulation et l'extension qui

ouvre l'articulation.

• Les mouvements autour d'un axe sagittal sont: l'abd11ction qui écarte un segment du plan médian et

l'adductio11 qui éloigne du plan médian.

• Au niveau de la main el du pied, c'est de leur axe

respectif que se définissent l'abduction et l'adduction (fig. 3.27 et 3.28).

FIG. 3.28 Abduction (A) et adduction (B) des doigts de la main ~ A B

43

ANATOMIE GÉNÉRALE

• Les mouvements autour d'un axe vertical sont: la

rotation latérale qui tourne un segment dans le sens

de rotation des aiguilles d'une montre (pour un

membre droit) et la rotation médiale qui est la rotation en sens inverse (fig. 3.29).

b) Les mouvements complexes (jig. 3.30, 3.31et3.32)

• La circ11111ductio11

C'est ('association des mouvements simples. Au cours

du mouvement le segment mobile découpe dans l'espace un cône, dont le sommet se trouve au niveau du

centre de l'articulation.

• À la main

- La pronation correspond à une rotation médiale de

l'avant-bras, amenant la paume de la main en

arrière.

- La supination correspond à l'inverse de la pronation.

• Au pied

- L'éversion 5 correspond à l'association de l'abduction et de la rotation latérale.

"V

/

(

nG. 3.29 Rotations latérale (A) et médiale (B)

44

1 nG. 3.30. Circumduction

- I;inversio11 6 est l'association de l'adduction et de la

rotation médiale.

• Le glissement

C'est un mouvement de translation, l'une des surfaces articulaires étant fixe.

C j ADAPTATION FONCTIONNELLE

DES ARTICULATIONS

Les articulationss'adaptent aux conditions mécaniques

qui leur sont imposées par l'activité m11sc11laire. En

effet:

• une absence d'activité musculaire entraîne le

blocage progressif de l'articulation qui peut devenir

une articulation gelée;

• une mobilisation poussée jusqu'aux limites physiologiques crée une hyperlaxité articulaire, voire une

111xatio11 si les surfaces articulaires perdent leurs

rapports normaux.

5 e1 6. l'évcr>ion el 1'1nwrsion sont souvent assimilet"> rc;pcc1iwmen1

à la pronJtion el .l la supination. Il s'agn d'un ~bu; de langJge

car le pied humain n'a pas de fonction de préhension.

/

A

X X

FIG 3.31. Supination (A) et pronation (B) (membre

supérieur droit)

X. axe du mouvement

FIG. 3.32. Mouvements complexes du pied

A. inversion

B. eversion

l. extension

2. rotation médiale

3. adduction

4. abduction

5. flexion

6. rotation latérale

B

SYSTÈME ARTICULAIRE n

La mobilité articulaire varie en fonction de l'âge, du

sexe (la femme et l'enfant ont une souplesse plus grande

que l'homme), et de la pratique des sports.

L'échauffement sportif avant un exercice vigoureux

doit comprendre toutes les articulations intéressées

dans le mouvement.

D 1 CHAÎNES CINÉTIQUES

Le mouvement le plus simple de la vie courante met en

jeu plusieurs articu lations à la fois. Cet enchaînement

des mouvements de plusieurs articulations solidaires

fo rme une chaîne cinétique.

1 1 Les variétés

On distingue deux types de chaînes cinétiques, ouverte

et fermée.

• La chaîne cinétique est dite ouverte si le dernier

segment osseux est libre.

• La chaîne cinétique est dite fermée si le dernier

segment osseux est fixé.

2 1 La valeur fonctionnelle

Plus une chaine cinétique a de degrés de liberté, plus

les mouvements y sont précis et les possibilités fonctionnelles de la chaîne plus grandes. Par contre, la rançon de cette grande liberté sera la fragilité; les luxations

y seront plus fréquentes.

5

3

4

B

45

ANATOMIE GÉNÉRALE

Exemple

• La chaîne formée par le membre supérieur, sans la

prosupination et les doigts, présente 15 degrés de

liberté essentiels (2 degrés pour le poignet, 2 degrés

pour le coude, 3 degrés pour la scapulo-humérale,

3 degrés pour l'acromio-claviculaire, 3 degrés pour

la sterno-claviculaire, 2 degrés (au minimum) pour

la scapulo-thoracique).

46

• La chaîne équivalente du membre inférieur

comporte 6 degrés de liberté ( 1 degré pour la

cheville, 2 degrés pour le genou et 3 degrés pour la

hanche).

• Ainsi la chaîne cinétique du membre supérieur est

plus adaptée au mouvement, et celle du membre

inférieur, à la statique.

D Système ir ~----

Constitué des muscles, ce système forme ~élément moteur du mouvement. On distingue du point

de vue morphologique et fonctionnel :

• les muscles squelettiques : ce sont des muscles striés qui peuvent se contracter sous

l'influence de la volonté. Ils mobilisent en particulier le système squelettique;

• les muscles L;sses : ce sont des muscles non striés qui échappent à l'influence de la volonté.

Ils sont localisés dans les viscères, les vaisseaux et la peau;

• les muscles m;xtes : le muscle cardiaque et les muscles de l'ouïe. Ce sont des muscles striés,

mais indépendants de l'influence de la volonté.

, ' ORGANOGENESE

Les muscles et leurs annexes dérivent du mésoderme 1•

AI MÉSODERME PARA-AXIAL

li se segmente d'abord en somites. Chaque somite se

différencie, de la superficie vers la profondeur, en

2 ---,---

3 __ _...,.._.,....

4 -~--'

------~

6 --"':!:'-1---,,.Wtl

10

FIG. 4.1. Développement du mésoblaste

A. embryon de 4 semaines 6. aorte

B. embryon de S semaines 7. cœlome

1. tube neural 8. tube digestif

dermomyotome (ou dermatome), myotome et

sclérotome (fig. 4.1 et 4.2).

1. Les muscles lisse> de l'iris, les myoépi!héhocytes de la peau et de la

glande mammaire ~nt d'origine ectodermique.

B

111-_,....,i,;..._ ____ 16

-"- --- 17

al.IC-l--&-~-- 8

13. mésoderme somatique

14. partie épi·axiale

15. partie hypo·axiale

2. dermomyotome 9. mésoderme splanchnique 16. matrice cartilagineuse de l'os

3. myotome

4. sclérotome

S. notochorde

10. ombilic

11. bourgeon du membre inf.

12. bourgeon du membre sup.

17. masse dorsale (mm. extenseurs)

18. masse ventrale (mm. fléchisseurs)

47

ANATOMIE GÉNÉRALE

FIG. 4.2. Développement du système musculaire

1. myotomes pré-otiques

2. m~oderme branchial

2--__.. ___ _ 3. myotomes occipiUux

---=,-- 3

- --- Cl

4. myotomes cervicaux

5. myotomes thoraciques

6. myotomes lombaires

SS

C7

Tl

7. myotomes sacro·coccygieos

7 - -=----- -,.IC=-- ---- T12

Sl - - ..;:..,.......:...._

LS

1 1 Les dermomyotomes

lis donnent les muscles cutanés et le derme.

2 1 Les myotomes

a) Les myotomes précl10rdawc ou pré-optiques, situés

en avant des vésicules otiques, donnent les muscles de

l'œil.

b) Les myotomes pamcl1ordauxsont occipitaux el spinaux.

• Les myotomes occipitaux donnent les muscles de la

langue.

• Les myotomes spinaux se divisent en deux parties,

épi-axiale et hypo-axiale:

- la partie tpi-axia/e i donne les muscles extenseurs

du rachis;

- la partie hypo-axiale2 donne les muscles fléchisseurs

du racbis, les muscles antérieurs du cou, du thorax

et de l'abdomen, partiellement les diaphragmes

thoracique el pelvien.

3 1 Les sclérotomes

Des sclérotomes dérivent les fibroblastes, les chondroblastes et les ostéoblastes. ns sont à l'origine du squelette.

BI MÉSODERME INTERMÉDIAIRE

Il donne la musculature lisse des conduits uro-génitaux.

48

Ll

C 1 MÉSODERME DE LA LAME LATÉRALE

JI se différencie en mésodermes branchial, somatique

et splanchnique.

1 1 Le mésoderme branchial

Il donne:

• les muscles masticateurs ( 1 cr arc branchial);

• les muscles de la face (2e arc branchial);

• les muscles du palais, du larynx et du pharynx (3e,

4< et 6• arcs branchiaux).

2 1 Le mésoderme somatique ou pariétal

li donne:

• les muscles périnéaux;

• le diaphragme thoracique partiellement;

• les muscles des membres. Ceux-ci se développent 111

situ à partir du mésenchyme quj entoure l'ébauche

des os des membres.

3 1 Le mésoderme splanchnique ou viscéral

li donne les muscles lisses des appareils digestif, respiratoire, circulatoire et génito-urinaire.

2. Ancirrt. : ~pimèrc, hypom~rc

SYSTÈME MUSCULAIRE

MUSCLES SQUELETTIQUES

Solidaires du squelette, les muscles squelettiques représentent environ 43 % du poids du corps.

A partir de 25 ans, la diminution de la masse musculaire est progressive el continue; elle est de 5 %

entre 20 et 80 ans. Cette réduction est fonction de

l'activité physique.

Al NOMBRE

Outre les 600 muscles constants, il existe de nombreux

muscles inconstants dits accessoires.

BI FORME

Le muscle se compose en général d'un corps, épais,

rouge et contractile, le ventre, et de deux extrémités plus

étroites, blanches et résistantes, les parties tendineuses

(fig. 4.3).

l I Le muscle monogastrique

[( est formé d'un ventre Cl de deux tendons.

FIG. 4.3 Forme des muscles

A. monogastrique

8. digaslrique

C. multifide

1. lendon

2. ventre

A

2 I Le muscle polygastrique

Il possède plus de deux ventres. Ceux-ci peuvent être

successifs (exemple: le muscle digastrique) ou juxtaposés (exemple: le muscle multifide).

3 I Le muscle long

Il présente une longueur nettement supérieure à son

épaisseur et à sa largeur.

4 I Le muscle plat

Il est caractérisé par une longueur et une largeur prédominantes.

5 1 Le muscle court

li est réduit sur toutes ses dimensions.

6 I Le muscle annulaire

Il est circulaire, et cerne souvent un orifice. Exemple :

les muscles sphincter~.

7 1 Autres variétés

Les muscles carré, pyramidal. .. sont semblables à la

figure géométrique homonyme.

2

49

ANATOMIE GÉNÉRALE

C 1 NOMENCLATURE (fig. 4.4)

Le nom des muscles souligne un caractère morphologique ou fonctionnel. Ainsi, cette terminologie

relève:

• soit de la forme (exemple: le muscle trapèze);

• soit du nombre de chefs (exemple: le muscle

biceps);

• soi t du nombre de ventres (exe111ple: le muscle

digastrique);

• soit de la localisation (exemple: le muscle interosseux);

• soit de l'action (exemple: le muscle élévateur de la

scapula);

• soit de ses attaches (exemple: le muscle coracobrachial).

2

2

c

50

D 1 INSERTIONS 3 MUSCULAIRES

Les muscles se fixent par leurs extrémités sur des surfaces très diverses: os, cartilage, derme (muscles peauciers), muqueuse (langue), fascia, arcade fibreuse ...

Cette insertion peut se faire: soit par des fibres charnues

directement, soit par une lame fibreuse étroite, le te11-

do11, soit par une lame fibreuse large, l'aponévrose.

On distingue à un muscle deux insertions, l'origine et

la terminaison.

J. Dans la nomendarure internauonale (TA), l'im.eruon ~t synn·

nymc de terminaison. Conformément à la logique hngubtiquc et J

la tradition fr.Jnçaise, le terme insertion sera réservé pour désigner

toutes les attaches musculaires.

FIG. 4.4. Exemples de nomenclature musculaire

A. selon le nombre de d1ef's : m. biceps brachial

1. chef long

2. chef court

8. selon la forme : m. trapèze

1. origine

2. terminaison

C. selon les attaches : m. coraco·brachial

1. processus coracoïde

2. humérus

1 I L'origine

Elle correspond à l'insertion proximalc,ou celle qui est

proche de l'axe vertébral. Elle représente l'insertion qui

bouge le moins.

Elle est unique ou multiple: dans ce dernier cas, elle

peul donner plusieurs chefs au muscle.

F,xemp/e: le muscle biceps.

2 I La terminaison

Elle correspond à l'insertion distale ou à celle qui est

située loin de la colonne vertébrale. Elle représenlel'insertion qui bouge le plus au cours du mouvement.

E 1 STRUCTURE MACROSCOPIQUE

1 l Le ventre musculaire (fig. 4.5)

• L'unité morphologique el mécanique du muscle est

la fibre m11swlaire. Celle-ci est constituée de myofiFIG .... s. Structure d'un muscle squelettique

A. myofibrilles

B. myocyte

C. faisceau musculaire

1. myofilament.s

2. sattolemme

3. noyau

4. n. moteur

5. vaisseaux

6. epimys1um et foscia

1 · pénmysium

8. endomysium

A

SYSTÈME MUSCULAIRE Il

brilles parallèles, striées transversalement et enveloppée~ par une membrane conjonctive, le sarco-

/emme. Cette enveloppe renferme plusieurs noyaux

périphériques et le sarcoplasme contenant un

pigment rouge, la myoglobine.

• La fibre musculaire est séparée de ses congénères

par un Lissu conjonctif délicat et vascularisé, l'e11clomys111m.

La dystrophie musculaire s'accompagne d'une

dégénérescence de fibre~ musculaires et de l'augmentation du tissu conjonctif.

• Plusieurs fibres sont groupées en faisceaux entourés

par une lame conjonctive, le périmysiwn. Le muscle

est revêtu de l'épi111ysi11111 .

• L'épimysium est en continuité avec le fascia musculaire.

- - 1

B _ ,.

c --..

4

5

51

 


• Il est avasculaire et se nourrit essentiellement par

imbibition par l'intermédiaire du liquide synovial à

travers les canaux cartilagi11cux de 60 Â de diamètre.

Cette imbibition est favorisée par les mouvements

articulaires qui déterminent un phénomène de

« pompage ».

• Une fois détruit, le cartilage ne se régénère pas; l'os

sous-jacent prolifère de façon exubérante.

L'arthrose est liée à des altérations primitives des

cartilages articulaires: altérations de sénescence

ou mécaniques.

2 1 La synovie

C'est un liquide transparent, visqueux, incoagulable,

rappelant le blanc d' œuf.

• Elle est constituée grossièrement comme un dialysat

du plasma privé des plus grosses molécules protidiques, mais riche en mucine. Elle contient quelques

cellules mononucléées.

• Sa viscosité est fonction des pressions qu'elle subit,

et diminue avec la vitesse du mouvement. L'augmentation de pression entraîne sa gélification,

conformément à la loi physique " de déplacement

de l'équilibre ».

C 1 STRUCTURES D'ADAPTATION

DES SURFACES ARTICULAIRES

Ce sont des fibro-cartilagesqui assurent la congruence

des surfaces articulaires en présence.

Selon leur forme, on distingue le labrum, le ménisque

et le disque articulaires.

1 1 Le labrum ou bourrelet articulaire

C'est un anneau marginal, triangulaire à la coupe. Il

présente une face libre et deux faces adhérentes, l'une,

à la capsule articulaire, l'autre, à une surface articulaire

(fig. 3.14).

2 1 Le ménisque articulaire

C'est un anneau marginal avec deux faces libres et une

face adhérente à la capsule articulaire. Leurs extrémités

sont parfois maintenues par un ligament méniscal

(fig. 3.15 ).

3 1 Le disque articulaire

C'est une cloison intra-articulaireadhérant à la capsule

par son bord périphérique. li subdivise la cavité articulaire (fig. 3.16 et 3.17).

A

FIG. 3.1•. Labrum

2

4

5

6 _______ .____ 4

SYSTÈME ARTICULAIRE

A. coupe longitudinale d'une articulation

8. vue supérieure de la moitié du labrum

1. membrane fibreuse de la capsule 4. cartilage articulaire

2. membrane synoviale de la capsulE' 5. cavité articulaire

3. os

2

3

4

5

6

4

FIG, 3.!S. Ménisque articula.ire (coupe longitudinale

d'une articulation)

1. membrane fibreuse

de la capsule

2. metaphyse

3· membrane synoviale

de la capsule

4. cartilage articulaire

5. ménisque

6. cavité articulaire

6. labrum

FIG. 3.16. Disque articulaire (vue supérieure d'une moitié

de disque)

1. membrane fibreuse de la capsule

2. disque articulaire

3. cavité synoviale

4. cartilage articulaire

6

4

3

2

3

4

37

ANATOMIE GÉNÉRALE

2

3

4

5

6 .......---;;;;;=-..,.-.......--;.+- 5

7

FIG. 3.17. Disque articulaire (coupe longitudinale

d'une articulation)

1. membrane fibreuse

de la capsule

2. métaphyse

3. membrane synoviale

de la capsule

4 I Structure

4. 1" cavité articulaire

5. cartilage articulaire

6. disque articulaire

7. 2• cavité articulaire

Ces fibro-cartilages sont constitués de trois parties:

• une partie centrale, essentiellement cartilagineuse,

forme ses trois quarts; elle se nourrit par imbibition;

• une partie périphérique, surtout fibreuse;

• et une partie adhérente, vascularisée par contiguïté;

c'est la zone régénératrice (fig. 3.18).

Détachés de leurs allaches, ils deviennent des corps

étrangers intra-articulaires qu'il convient d'enlever.

D 1 STRUCTURES DE MAINTIEN

Elles s'opposent à la dislocation de l'articulation.

Leurs élongations et leurs ruptures sont responsables des entorses. L'élongation est une lésion bénigne mais très douloureuse. La rupture ou la déchirure ligamentaire entraînent des troubles

fonctionnels avec douleur exquise et ecchymose.

1 I La membrane fibreuse de la capsule articulaire.

Elle constitue un des moyens d'union les plus importants.

38

1

.....,,,=----"--- 2

- --3

FIG. 3.18. Anatomie schématique du ménisque

(vue supéro-interne)

1. partie périphérique fibreuse

2. partie centrale cartilagineuse

3. ligament méniscal

4. partie adhérentielle

vascularisée

5. branche méniscale

6. membrane fibreuse

de la capsule articulaire

7. membrane synoviale

de la capsule articulaire

2 I Les ligaments 3 (fig. 3.19)

Ce sont des lames fibreuses unissant les pièces constitutives d'une articulation.

a) Les ligaments capsulaires sont des épaississements

de la membrane fibreuse de la capsule.

Exemple: les ligaments gléno-huméraux.

Entre ces ligaments existent des points faibles constituant les voies de passage des luxations.

b) Les ligaments extracapsulairessont des formations

autonomes, indépendantes de la capsule articulaire, et

situées en dehors de la cavité articulaire.

c) Les ligaments intracapsulaires situés dans la cavité

articulaire sont entourés d'un manchon synovial.

Exemple: le ligament sterno-costal intra-articulaire.

3 1 Les tendons musculaires

périarticulaires

lis jouent aussi un rôle de contention très important.

L'atrophie des structures de maintien favorise les

luxations récidivantes.

3. Dénommés parfois• ligament~ passifs • par opposition aux ten·

dons musculaires ou • ligaments actifs•.

ni;. 3.1 'l . Différents types de Ugaments :

uitkutations de l'épaule (we antérieure)

A. ligarnent5 capsulaires

B. tigarnent5 extracapsulaires

c, ligament5 intracapsulaires

E I STRUCTURES DE GLISSEMENT

El les favorisent le déplacement des surfaces articulaires,

sQit directement, soit indirectement.

1 1 Le cartilage articulaire

Grâce à sa surface exceptionnellement lisse, le cartilage articulaire réduit le coefficient de friction artic ilaire.

n effet, les aspérités constatées sont extrêmement

r •duites, de 100 à 2 000 A; ce qui est près de 100 fois

i 1férieur aux meilleures performances industrielles.

VAISSEAUX ET NERFS

A 1 VAISSEAUX (fig. 3.20)

U vascularisation des articulations est très riche.

1 1 Les artères et les veines

E lies proviennent des cercles artériels et veineux périarti culaires. Certaines artères pénètrent dans l'os un peu

e l dehors de l'insertion de la capsule. D'autres appartiennent en propre aux ligaments et à la capsule.

1 Les lymphatiques 1 . . s ~e o1gnen t les nœuds lymphatiques profonds de la

r :g1on.

SYSTÈME ARTICULAIRE Il

2 1 La synovie

Elle joue le rôle d'un lubrifiant qui gomme les aspérités

des cartilages.

L'irritation mécanique ou infectieuse de la membrane synoviale augmente sa production (hydarthrose).

3 1 Le labrurn, le ménisque et le disque

articulaires

Ils favorisent l'étalement de la synoviale au cours des

mouvements.

B 1 NERFS (fig. 3.21 )

La capsule articulaire et les ligaments sont richement

innervés. Ils reçoivent deux types de nerfs: des filets

sensitifs véhiculés par les nerfs articulaires, et des filets

vasomoteurs formant des plexus nerveux péri-artériels.

• Les nerfs innervant une articulation innervent aussi

les muscles moteurs de cette articulation et la peau

recouvrant l'insertion de ces muscles (loi de

Hilton).

• Ils participent à la régulation réflexe des mouvements et des postures.

39

ANATOMIE GÉNÉRALE

La perturbation de la fonction proprioceptive des

articulations peut entraîner des troubles graves de

la statique et des mouvements.

FIG. 3.20. Artères d'une articulation

1. aa. épiphysaires

2. anastomose

3. membrane fibreuse

de la capsule

{moitié gauche réséquée)

4. a. métaphysaire

S. membrane synoviale

de la capsule

6. réseau synovial

2

3

7 10

8

FJG. 3.21. Innervation d'une articulation (d'après Gardner)

1. périoste

2. v. épiphysaire

3. a. êpiphysaire

4. fibres sensitives nociceptives

S. fibre sympathique

6. fibre sensitive proprioceptive

7. membrane fibreuse de la capsule

8. membrane synoviale de la capsule

9. pli synovial

10. cartilage articulaire

MÉCANIQUE ARTICULAIRE

A 1 STATIQUE ARTICULAIRE

1 1 Les contraintes

Les articulations subissent des contraintes très variées.

li s'agit essentiellement de tractions, de torsions ou de

pressions.

Les microtraumatismes professionnels ou sportifs

peuvent entraîner des lésions responsables d'arthrose.

a) Les pressions

Elles sont particulièrement importantes au niveau de

la colonne vertébrale et des membres inférieurs.

40

Une mauvaise répartition des pressions entraîne l'usure

du cartilage puis une condensation osseuse. La correction chirurgicale entraîne la réparation des lésions

mécaniques.

• Ces pressions peuvent être très importantes.

Exemple: a11 11ivea11 de la lw11c11e. La résultante des

forces de pression subies par chaque hanche est oblique (fig. 3.22).

En appui unipodal, le bassin reste horizontal en raison de l'action des muscles. Ce système en équilibre

peut être assimilé à un levier de premier genre. Pour

des raisons de conformation anatomique, le fléau

latéral est égal au 1/3 du fléau médial. Donc la tête

fémorale supporte environ 4 fois le poids du corps, soit

--------------- --- SYSTÈME ARTICULAIRE Il

,

,

i

3P

3 1

• p

FIG. 3.22. Pression sur la hanche en appui

unipodal {d'après Pauwels)

P. poids du corps

M. force de contrebalance (m. moyen fessier)

R. résultante des forces de pression

250 à 300 kglcm2 (voir schéma) pour un sujet de 60

à 100 kg4• Durant la marche normale, cette charge

sur la tête fémorale augmente et peut atteindre 6 fois

le poids du corps. Durant la course et lesaut,elle varie

de 8 à 10 fois.

b) Les tractions

Elles tendent à éloigner les surfaces articulaires en présence. Pour s'opposer à cette dislocation, interviennent

la capsule, les ligaments, les muscles périarticulaires et

la pression intra-articulaire. Celle-ci est légèrement

négative et de l'ordre de 3 à 20 mbar.

Elles sont marquées au niveau des membres supérieurs.

D'où la nécessité d'un appui des membres supérieurs

dans certains postes de travail pour réduire la fatigue.

~ Braune cl l'ischer ont montré que le poids du tronc + la tête +

b deux membre; supérieurs C>I d 'environ 37 kg chez un sujet de

60 kg.

c) Les torsions

Ce sont des contraintes fréquemment subies par la

colonne vertébrale.

Au niveau des membres, elles sont responsables

des fractures spiroïdes.

2 1 La position de repos

Elle est réalisée lorsque la capsule et les muscles périarticulaires sont relâchés au maximum. C'est aussi la

position antalgique des affections articulaires.

Les articulations pathologiques qui s'ankylosent

spontanément se fixent dans cette position qui

peut compromettre la fonction articulaire.

41

ANATOMIE GÉNÉRALE

3 1 La position de fonction

C'est la meilleure position d' une articulation en vue

d'une fonction donnée. C'est donc la position dans

laquelle une articulation sera immobilisée pour permettre quelques mouvements de suppléance efficaces.

Exemple: l'immobilisation du coude à 90°, avec l'avantbras en position intermédiaire entre pronation et supination, permet d'écrire ou de manger.

4 I La position de confort

C'est un compromis entre les positions de repos et de

fonction. Elle fait intervenir des facteurs socioculturels

(position assise, accroupie ... selon les races).

Son étude est importante en ergonomie pour l'amélioration des postes de travail.

B 1 DYNAMIQUE ARTICULAIRE

Les articulations sont les centres privilégiés du mouvement. Seules participent au mouvement les articulations synoviale et cartilagineuse.

1 I Classification fonctionnelle

Les articulations sont classées en fonction de leur degré

de liberté, c'est-à-dire leur possibilité de rotation autour

d'un axe principal anatomique (Steindler).

Ainsi une articulation uniaxiale possède un degré de

liberté.

Une articulation biaxiale, deux degrés de liberté.

Une articulation triaxiale, trois degrés de liberté.

3

FIG. 3.23. Centres du mouvement articulaire

1. centre de rotation simplifié

2. centres instantanés de rotation

3. détermination des centres instantanés

42

2

2 1 Le centre du mouvement articulaire

(fig. 3.23)

Les surfaces articulaires ~ont presque toujours irrégulières. Aussi un mouvement présente-t-il une succession de centres de rotation qui correspondent chacun

à un instant du mouvement. Ces centres primaires du

mouvement constituent «les centres instantanés de

rotation » (Dempster).

En pratique, on admet qu'il n'existe qu'un seul centre

de rotation par lequel passent les axes du mouvement.

3 1 Les mouvements articulaires

En clinique, on distingue les mouvements actifs et passifs.

• Le mouvement actif est effectué spontanément par

un sujet, sans aucune aide.

• Le mouvement passif est effectué avec une aide. Son

amplitude est souvent plus marquée que celle du

mouvement actif (fig. 3.24).

Son appréciation doit être exclue si l'on soupçonne

l'existence d'une lésion traumatique récente et

grave.

a) Les mouvements simples (jig. 3.25 et 3.26)

Ce sont des mouvements qui s'effectuent autour d'un

axe de rotation.

La mesure de la valeur des angles des mouvements

articulaires simples constitue le bilan articulaire.

Cette évaluation objective s'effectue grâce à un

goniomètre.

FIG. 3.24. Mouvement passif. Flexion de l'articulation

de la hanche

SYSTÈME ARTICULAIRE n

--~

j//l

A

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