Ce qui importe, dans ce roman résumé ici
à grands traits, ce qui en fait l’intérêt et le
charme — en l’occurrence, s’impose évidemment le sens fort du latin carmen ! —,
c’est qu’il développe des harmoniques
transcendant le temps et l’espace. L’errance se confond avec le voyage intérieur,
l’apprentissage du monde est aussi apprentissage de soi, appréhension de sa vraie
personnalité.
Mille références se télescopent : une évasion en automitrailleuse en compagnie de
quatre soldats ardennais,
et voici les quatre fils
Aymon et Bayard, leur
cheval-fée. Des combats
sanglants, un siège désespéré, c’est la fière cité
d’Ilion tenant tête aux
Achéens. Une fracture et
apparaît aussitôt le roi
Amfortas et sa blessure.
Nerval aussi bien qu’Hölderlin apportent
leur caution à un itinéraire temporel et spirituel qu’alimente tout un réseau de correspondances et de mythes empruntés à toutes
les traditions.
Rencontres des plus fructueuses. A travers les errements et la réappropriation de
soi vécus par Maugis, c’est une voie royale
(ou impériale) qui est ici suggérée. Une
manière de conquête individuelle, de victoire sur « un inconscient gangrené par
l’utopie collectiviste ».
On ne jaugera pas ce roman, second volet
d’une œuvre ambitieuse que l’on devine
seulement en gestation, à l’aune du réalisme. Ni même de la vraisemblance. On le
prendra pour ce qu’il est, une réhabilitation
du merveilleux. Une tentative, à travers la
fiction, de réenchantement du monde.
Assez originale pour justifier que l’on y
prête attention.
_____
1. Maugis. Editions L’Age d’Homme, 183
pages, 20 €.
Maugis, le roman du merveilleux
Samedi 7 janvier à Mulhouse
Galette des Rois de la
fédération FN du Haut-Rhin
A partir de 15 h — Prix : 3 € (gratuit pour les enfants)
Invitée : Camille GALIC, directeur de RIVAROL, sur le thème :
« Des banlieues à la Turquie, la France muselée »
Rés. : Martine Binder, 03-89-06-46-43
Page conçue, imaginée et dessinée par CHARD.
3:HIKMPD=[UXUZ[:?c@h@o@q@a; M 02536 - 2746 - F: 3,05 E
Belgique, Luxembourg : 3,25 €
Canada : . . . . . . . . . . . . . 5,25 $
Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €
Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS
Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €
RIVAROL.
R I VA R O L
“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”
N° 2746 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 13/1/2006
N° 2746 du 13 JANVIER 2006
constances », ce qui « consacrera l’engagement de la France » et « témoignera avec force de notre attachement
aux valeurs de la dignité humaine ».
ON remarquera que, si “solennellement” qu’elles aient été annoncées, ces initiatives ne relèvent nullement de l’“action” promise pour
relever le pays dont, comme les
réformes de Giscard (dépénalisation
de l’avortement, abaissement de la
majorité civile) puis de Mitterrand (loi
Badinter sur l’abolition de la peine
capitale, loi Roudy sur le remboursement de I’IVG, loi Gayssot contre le
révisionnisme), elles accentueront au
contraire la dérive sociétale, facteur
de décadence nationale mais aussi
de recul économique.
On remarquera surtout qu’entre le
9 décembre 2005 et le 4 janvier
2006, Chirac s’est totalement contredit. Il y a moins d’un mois, proclamant
qu’« il n’y a pas d’histoire officielle en
France », il chargeait le président
de l’Assemblée nationale de
« constituer une mission pluraliste afin d’évaluer l’action du Parlement dans les domaines de la
mémoire et de l’histoire ». Aujourd’hui, sans attendre le délai
prévu, il somme le même JeanLouis Debré de faire “réécrire” la
loi litigieuse. Incohérence mais,
surtout, insupportable confusion
des pouvoirs, l’Exécutif se substituant au Législatif. Est-ce donc
cela, pour le premier magistrat de
France, « faire vivre la République, dans les principes et dans
les actes » ?
DE même l’inscription dans la
Constitution de l’abolition de
la peine de mort, « y compris en
temps de guerre ou de préparation d’état de guerre » comme le
stipule le Conseil de l’Europe,
n’est-elle pas qu’un inoffensif gadget. C’est un encouragement
donné à toutes les subversions,
aux criminels les plus endurcis et
les plus vils alors même que —
comme si nous avions besoin de
nouveaux Fourniret ou d’émules
de Guy Georges ! — nombre
d’entre eux sont originaires de
pays plus ou moins officiellement
régis par la Chari’â dont la férocité
s’explique justement par la sauvagerie des peuplades qu’il fallait tenter de
civiliser, et qui ne redoutent — et ne
respectent — que la force. Abolir le
châtiment suprême en 1981, alors
que la France amorçait une révolution
raciale et religieuse sans précédent
dans son histoire, était déjà un crime.
Graver cette renonciation dans l’airain
constitutionnel, en se privant de tout
retour en arrière « en toutes circonstances », est une impardonnable
faute que nos descendants, et aussi
les plus vulnérables des nouveaux
« enfants de la République », paieront
au prix du sang. Mais qu’importe si,
grâce au sacrifice de ces innocents,
Chirac s’imagine avoir une chance de
rester dans l’histoire une icône de la
gauche internationale, comme Mitterrand avant lui.
Sharon, du Mur de la honte au mur des lamentations
La “tontonmania”, un révisionnisme obligé
La France chiraquienne à “trains d’enfer”
Une fin de quinquennat à gauche toutes
ALA NOËL 1995, Jacques
Chirac avait en personne
téléphoné au chef de La
Gazelle d’Or de Taroudant, où il
avait envoyé Juppé en vacances,
pour lui enjoindre de mettre à
l’engrais son Premier ministre,
qui manquait un peu de rondeur
à son gré — et à celui des Français. Séjournant lui-même à La
Gazelle d’Or pour la Noël 2005, le
chef de l’Etat y aurait-il mangé du
lion ou se serait-il fait concocter
quelque fiole de « Viagra marocain » lui permettant de retrouver
du tonus non dans les alcôves
mais sur la scène politique ? En
tout cas, depuis son retour, et
peut-être aussi tiré de sa torpeur
par les odes à son
prédécesseur — qui assurait à
qui voulait l’entendre que Chirac
n’était “rien” —, l’Elyséen s’agite
comme un toton.
Les éditorialistes (ou adoubés
comme tels par l’Establishment)
sacrent-ils Dominique de Villepin
« homme de l’année », dont le président aurait été en revanche le
« grand perdant » (de même,
consolation pour lui, que Nicolas
Sarkozy) ? Chirac se replace aussitôt à l’avant-scène en exigeant
« l’accélération de l’action »,
« indispensable au pays ». Il
annonce ainsi que, dans vingt ans, la
SNCF ne devra plus consommer une
once de pétrole (nouvelle qui a frappé
de stupeur… et d’hilarité les ingénieurs
des chemins de fer) et que la fonction
publique doit « s’ouvrir davantage aux
femmes et aux hommes du secteur
privé ou associatif ainsi qu’aux Français issus de l’immigration » car,
affirme-t-il, « c’est ainsi que nous éviterons que le débat de la prochaine
campagne présidentielle ne soit
dominé par les extrémismes et les
populismes ». Et de préciser, mais
nous l’avions compris : « On est là au
cœur de mon combat politique. »
Axes de ce “combat”, bien digne de
l’ancien vendeur de L’HumaDimanche : d’abord, l’abrogation de l’article IV de la loi du 23 février 2005 sur
« le rôle positif » de la colonisation française car « le texte actuel divise les
Français. Il doit donc être réécrit ».
Ensuite, la révision de la Constitution en
y « inscrivant solennellement (…) que
la peine de mort est abolie en toutes cir-
(Dessin de CHARD.)
Imprimé en France/Printed in France
<galic@rivarol.com>.
FOOT : où sont
les “ultras” ?
par René Blanc (voir page 9)
2 N° 2746 — 13 JANVIER 2006 — RIVAROL
déjà eu une mauvaise expérience lors de la
guerre napoléonienne, lorsqu’il lui fut
demandé d’autoriser la traversée de l’Espagne dans le but d’atteindre le Portugal, ce
qui engendra en une occupation de l’Espagne et du Portugal.
● De Alexandre LUBRANO :
LA RECONNAISSANCE
DE LA NATION
C’est aussi le titre qui m’a été décerné pour
les services rendus à la Nation pendant la
Guerre d’Algérie. C’est celui que je conférerais, si j’en avais l’autorité, aux victimes
civiles et militaires qui l’ont payée de leur vie.
C’est en leur mémoire et par devoir que je
m’élève et m’insurge contre l’ironie du sort.
Dans les plus grands hôpitaux de France,
on a prodigué les soins les plus attentifs à
celui qui fut l’instigateur, auteur et exécuteur
du massacre de « La Saint Barthélemy » du
5 juillet 1962 à Oran (Algérie). Le sieur SiAbdelkader, nom de feu dans son milieu, de
M. Abdelaziz Bouteflika.
Celui qui, récemment encore, accusait la
France de tous les méfaits d’une néfaste colonisation et pour laquelle il réclamait repentance.
A toutes ses victimes auxquelles il n’a
accordé aucune chance, je dédie « ma Reconnaissance de la Nation ». Ce n’étaient que
des Français d’Algérie.
● De Jean-Pierre BLANDIN :
REFUSER L’HISTOIRE MUSELÉE
C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai
découvert le 23 décembre les articles de RIVAROL sur la décolonisation et le danger, par
ricochet, d’accepter qu’une loi cautionne le
rôle positif de la colonisation. Cela ne me
semble pas renforcer la position de ceux qui
défendent la liberté de débattre et de s’exprimer librement. L’accepter conduit à entériner
la loi liberticide Gayssot-Rocard — et les
autres — sur la seconde guerre mondiale qui
interdit toute contestation de la « grande et
seule vérité ». Il faut donc la refuser et c’est
cette position que j’ai soutenue dans une lettre
adressée la semaine dernière au président du
Conseil Constitutionnel.
Tous ceux qui sont persuadés que laisser la
liberté de débattre est le premier Devoir des
Elus devraient en faire autant. Encore une
fois, les articles de RIVAROL et des Ecrits de
Paris m’ont aidé à l’écrire. Merci à toute
l’équipe.
● De Jean L. (Saint-Denis) :
FOIN DES REPENTANCES !
« Foin des actes de repentance en tous
sens et en tout genre, l’histoire n’appartient
qu’à ceux qui l’ont faite ou subie de Clovis
à Napoléon, de Jeanne d’Arc à De Gaulle. »
Voilà, pour une fois, les propos raisonnables qu’on pouvait lire dans Le Figaro
(éditorial du 8 décembre).
Tant il est vrai que la
France est non seulement
ce qu’elle est, mais ce
qu’elle a été…
Il est pour le moins
incongru de vouloir faire
repentance aujourd’hui de
quoi que ce soit de sa
longue histoire, dont elle peut, tout compte
fait, se montrer au contraire assez fière.
● De Lucien Y. (Choisy) :
LA GUILLOTINE !
« Les Français s’habituent aux idées du
Front national » éructe Le Monde (RIV. 2744).
En effet, il urge de mettre au pas ces Français
qui ne lisent pas l’“Immonde” obligatoire,
insuffisamment islamophiles et xénolâtres.
Vite ! Une loi des suspects et la guillotine pour
ces mauvais patriotes.
● De Michel P. (Poitiers) :
LAÏCITÉ
Le centenaire des lois laïcisantes suscite en
France de tonitruants cocoricos. Or, certains
Etats (Angleterre, Danemark, etc.) ont une
religion officielle sans que le spirituel et le temporel y perdent pour autant leur spécificité,
d’ailleurs légitime (« Rendez à César… ») : le
Premier ministre britannique n’est pas inféodé
à l’archevêque de Cantorbéry, que je sache !
L’Allemagne, quant à elle, use d’un judicieux
système qui confère aux Eglises un statut associatif : elles sont subventionnées au même titre
que les associations humanitaires, sportives,
ou autres.
Comme vous l’avez écrit le 2 décembre, les
lois laïcisantes de notre IIIe République
n’étaient nullement inspirées par un idéal de
tolérance ; elles visaient avant tout à restreindre l’influence de l’Eglise catholique,
soupçonnée — à tort ou à raison — d’épauler
les mouvements royalistes et bonapartistes,
encore puissants à l’époque. Quoi qu’en disent
ses tenants, la laïcité à la française
n’a pas favorisé la paix civile : guéguerre scolaire entre “public” et
“privé”, querelles “clochemerlesques” dans nombre de communes… Et comment parler de la
laïcité dans la France d’aujourd’hui, où le christianisme et sa morale sont systématiquement battus en brèche, tandis que
des personnes en (bonne) place dans notre
pays voient dans l’islam la “religion-phare” ?
● De H. S. (Lyon) :
SUR LE STRUTHOF
Je suis scandalisé par les mensonges de certains media sur le Struthof. Ce camp a la
forme d’un carré de 400 m de côté établi sur
un terrain pentu. A la partie inférieure, Isabelle Nataf du Figaro a vu une chambre à gaz.
Ni en bas, ni en haut, ni au milieu, ni nulle part
à l’intérieur du Struthof il n’y a de chambre à
gaz. Comment la Direction du Figaro peut-elle
cautionner pareil bobard ? Le guide expliquant le camp aux nombreux visiteurs de l’été
dit que les 22 000 disparus du Struthof sont
morts de faim, de froid, d’épuisement dans la
carrière voisine d’où ils extrayaient le grès.
Je précise qu’aucun juif n’a été interné au
Struthof. La visite du camp est payante et, à
l’entrée, des objets souvenirs sont proposés
aux visiteurs tels des porte-clés à l’effigie du
Struthof. Comment les autorités locales et
nationales peuvent-elles tolérer ce commerce ?
● De Jean-Claude C. (courriel) :
DOUBLE DÉNI DE JUSTICE
La Fédération des Assurances a évalué à
200 millions d’euros le montant des indemnisations à verser, principalement aux communes, pour les dégâts des émeutes urbaines.
Elle a demandé à l’Etat le remboursement
des sommes dues aux assurés, en application
de la loi de 1983. Aucune réponse. L’Etat est
aux abonnés absents (voir RIV. du 1er déc.).
Pour tenter de le retrouver, plusieurs
dizaines de recours vont être déposés devant
les tribunaux administratifs. S’ils parviennent jusqu’à l’Etat, il devra payer. La loi
prévoit qu’il peut se retourner vers les casseurs et leur faire rembourser les dégâts. Si
l’Etat reste introuvable, nous aurons assisté
à un double déni de justice. Dans ce pays où,
seuls, les excès de vitesse, les délits de stationnement et les défauts de ceinture sont encore
punis, on commence à y être habitué. Mais
doit-on s’y résigner ?
LES CHANTIERS DE
L’ATLANTIQUE EN…
MER DE NORVÈGE
Le 4 janvier, alors que le chef de l’Etat
se dépensait en vœux (pieux) sur l’excellente santé recouvrée de l’économie française, Alstom annonçait la vente de sa
branche marine, comprenant notamment
les prestigieux Chantiers de l’Atlantique,
d’où sont sortis tant de magnifiques
navires, au groupe norvégien de construction navale Aker Yards, désormais propriétaire à 75 % des chantiers de SaintNazaire et de Lorient, acquis pour la
somme ridicule de 50 millions d’euros. Le
groupe les maintiendra-t-il en activité ou
faut-il s’attendre à leur fermeture après
une période décente ? Le ministre délégué
à l’Emploi Gérard Larcher a juré de
veiller “personnellement” au sort des salariés,
mais on sait ce que valent de telles promesses. Ce qu’on sait moins, c’est que la Norvège — longtemps l’une des contrées les
plus déshéritées d’Europe — a fêté l’an
dernier son premier siècle d’indépendance, arrachée en 1905 à la Suède dont
elle était depuis le XVIIIe siècle une colonie après avoir été annexée par le Danemark en 1523.
Sans doute la découverte de pétrole dans
ses eaux territoriales a-t-elle permis à Oslo
de se doter d’une économie florissante et
de très puissantes industries tandis que les Norvégiens ont l’un des
niveaux de vie les plus
élevés de la planète,
mais bien des pays du
Tiers Monde et notamment d’Afrique regorgent eux aussi de
pétrole. Ce qui ne les empêche pas de
stagner et même de régresser (voir l’Algérie) depuis leur indépendance. Un mystère sur lequel devraient s’interroger les
antiracistes…
TRAVAILLER,
MA NON TROPPO
En juin dernier, Nicolas Sarkozy avait
fait libérer quelque 257 emplois pour les
Jeunes de la cité des 4000 à La Courneuve. Or, au 31 décembre, 110 seulement de ces 257 emplois réservés avaient
trouvé preneur, annonce la préfecture de
Seine-Saint-Denis. Sans doute les postes
offerts n’étaient-ils pas assez “gratifiants”,
ou empêchaient-ils leurs éventuels titulaires de faire la grasse matinée. Plusieurs
ont en effet déclaré forfait au bout de
quelques jours de travail.
ET VOICI LA DGME
Dans un courriel à nous adressé, JeanFrançois Copé, ministre délégué au Budget et à la réforme de l’Etat, annonçait le
3 janvier la « mise en place de la direction géné- rale de la modernisation de l’Etat (DGME) » résultant de la fusion des « quatre directions
d’administration centrale antérieurement compétentes en matière de réforme de l’Etat (simplifications, administration électronique, gestion
publique et mise en œuvre de la LOLF) ». Toute simplification des bidules de l’Etat
étant bonne à prendre, on ne peut que se
réjouir de la naissance de la DGME qui,
rassemblant près de 160 agents et présidée par Frank Mordacq, ancien directeur
de la réforme budgétaire, devra piloter
« en particulier les audits de modernisation, le
plan ADELE d’administration électronique, les
lois de simplification et la politique de qualité au
sein de l’Etat » tout en animant « le réseau des
secrétaires généraux des ministères ». Mais on
voudrait être sûr qu’elle ne deviendra pas
à son tour tentaculaire, fromage idéal
pour tous les énarques sur la touche.
SELON QUE
VOUS SEREZ…
Malchance pour Hélène Castel qui, réfugiée au Mexique où elle avait refait sa vie
après avoir participé le 30 mars 1980 à un
sanglant braquage de la BNP, a été retrouvée par la police le 12 mai 2004 et extradée
vers la France quatre jours avant la prescription de son crime. D’où son procès
début janvier devant les Assises de Paris…
qui l’ont condamnée le 6 janvier à une
peine symbolique, couverte par la préventive, ce qui lui a permis de sortir libre du
palais de justice.
Glosant beaucoup sur la mésaventure de
la jeune femme, mère de famille exemplaire n’ayant plus rien à voir avec la criminelle de 1980 et l’inhumanité de la justice tout entière à sa proie attachée, les
media militaient ouvertement pour sa libération et ont unanimement dissimulé
l’identité de ses anciens complices, eux
aussi “réhabilités” après leur procès de
1984 — l’un est devenu psychiatre, un
autre dirigeant de société, etc.
Cette compassion aurait-elle été de mise
si, au lieu d’être des « desperados nés de
la mouvance post soixante-huitarde, dans
laquelle naîtra Action directe et qui
avaient confondu révolution et délinquance », Hélène et les autres braqueurs
avaient milité à l’extrême droite ? Impossible d’en être sûr.
● De Jared TAYLOR, directeur du mensuel
American Renaissance (qui a publié dans
son n° de décembre une remarquable étude,
largement illustrée de dessins de Chard, sur
nos banlieues) :
LA FRANCE APRÈS LES USA
Malheureusement, ce n’est pas très difficile
de comprendre les émeutes survenues dans
vos cités. Ce qui arrive en France est une
réédition presque parfaite de ce qui s’est précédemment produit aux Etats-Unis, et la
France fait exactement les mêmes erreurs que
les Etats-Unis. Quiconque comprend la dynamique raciale aux USA comprend aussi ce qui
arrive en France — ou en Suède, en GrandeBretagne ou en Australie. Heureusement, les
Français ont RIVAROL, aussi la vérité sur
leur propre pays leur est-elle accessible… s’ils
veulent réellement lire la vérité.
Very best wishes for a happy new year.
● De Alberto TORRESANO :
FRANCO ET HITLER (suite)
J’ ai lu avec beaucoup d’intérêt le courrier
de Henri R. sur Franco et Hitler (RIV. du
23 déc.). Tout ce qu’il dit est parfaitement
exact. Cependant, en tant qu’ami personnel,
jusqu’à son dernier jour, de Ramon Serrano
Suner, ancien ministre des Affaires étrangères de Franco, qui rencontra Hitler à plusieurs reprises, la dernière fois à Berstergarden, permettez-moi d’ajouter ce qui suit.
Au cours de cette dernière rencontre, le
Führer demanda à Serrano
Suner de permettre aux
troupes allemandes de traverser l’Espagne dans le but de
s’emparer de Gibraltar et de
l’Afrique du nord, ce qui soit
dit en passant aurait vraisemblablement modifié le cours de
l’Histoire. Mais il y avait une
contrepartie : en échange,
Franco demandait pour le
peuple espagnol des vivres, des armes, un
secours immédiat, pour nourrir, habiller et
armer un peuple laissé exsangue après une
guerre fratricide de trois ans, des pillages systématiques perpétrés par le Front populaire,
ses amis et ses alliés tels MM. Blum et Staline.
Naturellement, Hitler répondit qu’il ne lui
était pas possible de donner à l’étranger ce
dont il ne disposait pas pour son propre
peuple. A ce moment-là se déclenchait la
guerre contre le communisme et les troupes
stationnées dans les Pyrénées (opération
Felix) étaient déplacées sur le front de l’Est.
Quoi qu’ il en soit, le peuple espagnol avait
NOS JOIES
Arrivée de Robin au foyer de
nos amis Isabelle et Stéphane
TESSEREAU où, le 25 novembre,
il est venu rejoindre Emeline et
Grégoire. Toutes nos félicitations
aux heureux parents.
AGENDA
☞ 14 janvier à Hyères (permanence de « Hyères fait
front », 15 rue Soldat Ferrari, à 16 h). Galette des
Rois avec Jean-François Collin, Léonard Cauvet et
Philippe de Beauregard qui commenteront l’actualité
politique. Part. 8 €. Rens. 06-11-28-50-90.
☞ 15 janvier à Lunel (salle Vauban, 15h30). Conférence de presse de Jacques Bompard puis galette des Rois
de l’Esprit public. Part. 5 €. Rens. 06-62-47-25-18.
☞ 17 janvier à Beinheim (30 mn au nord de Strasbourg, restaurant “Au Cerf”, 76 rue principale à
20 h). Grande fête annuelle du FN-67 présidée par
Jean-Marie Le Pen. Part. 20 €. Inscr. avant le 7 janvier avec règlement à FN-67, BP 92, F-67152
Erstein. Rens. 03-88-58-14-37.
☞ 19 janvier à Paris 6e (Parloir du Colombier, 9 rue
du Vieux Colombier à 20 h. Conférence de Xavier
Tilliette, s.j, sur Paul Claudel.
☞ 20 janvier à Rosny (43/45 Côte des Chênes,
19 h 30). Dîner-débat « au fond du jardin » avec le
Dr Patrick Brocard : « Environnement et santé ».
Part. 24 €. Rens. 01-45-28-40-01.
☞ 21 janvier à Paris 5e (Centre Charlier, 70 bd StGermain, 17 h). Galette des Rois avec B. Antony qui
signera L’islam sans complaisance et Dictionnaire de
la réplique. Part. 5 €. Rens. 01-40-51-74-07.
☞ 21 janvier à Strasbourg (cathédrale NotreDame, à 16 h 30). Messe de rite romain à la mémoire
de Louis XVI. Cercle St-Louis.
☞ 21 janvier à Nice (Novotel centre, parvis de l’Europe, à 17h45). Conférence de Jeanne Smits sur « à
l’extrême pointe de la décadence, les revendications
de l’homofolie ». Dîner possible ensuite. Rens.
AGRIF : 04-93-84-12-57 ou 06-79-46-63-59.
☞ 22 janvier à Paris 10e (Place de la République à
14h30). Départ d’une marche nationale pour le respect de la vie dès la conception.
☞ 22 janvier à Paris 8e (Place de la Madeleine à
19 h). Départ de la Marche aux flambeaux vers la
Chapelle expiatoire à la mémoire de Louis XVI.
☞ 25 janvier à Tours (hôtel de l’Univers, 5 bd
Heurteloup, 20 h 30). Conférence de J.-P. Brancourt,
professeur d’histoire, sur « les massacres de septembre 1792 — la Révolution dans ses œuvres ».
Rens. Cercle Touraine, tél. 02-47-05-72-99.
☞ 25 janvier à Nice (Centre universitaire méditerranéen, 65 promenade des Anglais, 16 h). Conférence
de Georges Dillinger sur « le sacré et la violence dans
la société contemporaine ». Entrée gratuite. Rens. au
04-97-13-46-10/11.
Samedi 28 janvier
à Riec-sur-Belon.
Déjeuner-débat à 12h30 avec
Jérôme BOURBON qui
commentera l’actualité politique.
Part. 25 €. Chèques
à l’ordre de RéAgir,
BP 91415, F-29104 Quimper cedex.
Rens. 02-98-90-64-87.
N° 2746 — 13 JANVIER 2006 — RIVAROL 3
Rainbow Warrrior, affaires Luchaire,
Péchiney, Urba-Gracco.
A l’instar de Chirac, Mitterrand ne
doit son accession à la présidence de la
République qu’à de l’argent sale, à des
fonds occultes. Il avait d’ailleurs un
jour établi à la télévision un subtil distinguo entre voler pour son parti, ce qui
selon lui était absolutoire, et voler à des
fins d’enrichissement personnel —
comme si le fait d’être élu à des postes
prestigieux et rémunérateurs ne contribuait pas à une forte hausse du train de
vie ! Il est certain que dans la généralisation de la corruption morale, dans
l’affaissement de l’esprit civique, dans
l’érosion du sens du devoir et de l’esprit de responsabilité, dans le triomphe du
cynisme, les années Mitterrand sont pour
beaucoup. Que l’on songe à l’ahurissant
aveu de Georgina Dufoix, pourtant directement mêlée à l’abominable scandale du sang
contaminé : « Je me sens responsable mais
pas coupable ».
L’homme est également entouré de morts
suspectes, celles de son conseiller François
de Grossouvre retrouvé suicidé à l’Elysée,
de son Premier ministre Pierre Bérégovoy.
De même ne saura-t-on jamais pour qui son
ami Roger-Patrice Pelat, providentiellement
disparu, s’était livré à un délit d’initiés. La
mobilisation de services entiers de l’Etat,
l’activation permanente de la cellule élyséenne avec le fameux système des écoutes
pour loger, nourrir et surtout protéger des
regards indiscrets sa maîtresse Anne Pingeot
et sa fille adultérine Mazarine sont dignes
des mœurs d’une République bananière.
FOURRIER DE LA
DÉCADENCE MORALE ET DE
L’IMMIGRATION INCONTRÔLÉE
Alors que Mitterrand prétendait aimer
charnellement la France à la différence de
De Gaulle qui s’en faisait une idée confondue avec sa personne, c’est sous sa magistrature suprême que la décadence morale,
dont il n’est certes pas le seul responsable, a
atteint des profondeurs inouïes. Il livre pieds
et poings liés les honnêtes gens à la pègre
avec l’abolition de la peine de mort (octobre
1981). La vulgarité à la radio et à la télévision, encore renforcée par la création des
radios libres, la privatisation de TF1, l’apparition de chaînes privées comme Canal +, est
consécutive à l’arrivée des socialistes au
pouvoir. Tout comme la massification de la
pornographie, la prolétarisation du vice, le
remboursement de l’avortement par la Sécurité sociale dès 1982. Et que dire de la promotion d’un Jack Lang, inamovible ministre
de la Culture, inventeur en 1982 de la Gay
Pride, symbole du strass, du fric, du sexe et
des paillettes, choix d’une démagogie
outrancière de la part de l’amateur de vieux
livres que fut toute sa vie Mitterrand ? De sa
sympathie jamais démentie pour un histrion
affairiste comme Bernard Tapie dont il fera
même un éphémère ministre de la République ?
L’un des aspects certainement les plus
détestables de son héritage, c’est l’invasion
migratoire qui s’accéléra sous sa présidence
et qu’il favorisa de mille et une manières. En
supprimant la préférence nationale dès 1981.
En régularisant tous les immigrés clandestins l’année suivante. En instaurant en 1984
la carte de séjour de dix ans automatiquement renouvelable. En favorisant les naturalisations massives. En évoquant à répétition
dans ses discours et dans ses propositions
l’octroi du droit de vote pour les étrangers.
En parrainant et en soutenant SOS-Racisme
pour de basses raisons politiciennes, culpabilisant ainsi les Français, minant leurs
défenses immunitaires, les divisant (son slogan de campagne en 1988 n’était-il pourtant
pas « la France unie » ?) à une époque où il
était encore possible de juguler l’immigration extra-européenne sans drames excessifs. Alors que son affiche électorale en mai
1981, « La force tranquille », le montrait
avec en arrière-plan la campagne bourguiC’EST le retour de la tontonmania.
Pour le dixième anniversaire de la
mort de François Mitterrand, rien ne
manque. Ni les émissions de télévision qui,
de France 3 à Arte, retracent par le menu
l’itinéraire du prédécesseur de Jacques Chirac en prenant soin de donner la parole
essentiellement à ses admirateurs. Ni la surabondante production éditoriale : C’était
François Mitterrand de son ancien
conseiller spécial Jacques Attali, Une famille
au secret des journalistes Ariane Chemin et
Géraldine Catalano. Il n’est pas jusqu’à son
psychanalyste Ali Magoudi qui n’écrive luimême un “psychoroman” sobrement
intitulé : Rendez-vous — La psychanalyse de
François Mitterrand. Ni les commémorations solennelles : la Mitterrandie tout
entière, de Montebourg à Fabius, de DSK à
Hollande — mais sans Ségolène ! —, s’est
retrouvée le 8 janvier à Jarnac, ville où
naquit l’ancien président et où il fut inhumé.
A Paris, une journée portes ouvertes a même
été organisée rue de Solferino, au siège
national du PS, où fut projeté en boucle un
film à la gloire de l’ex-chef de l’Etat.
LE PLUS GRAND PRÉSIDENT DE
LA Ve POUR 35 % DES SONDÉS !
Et comme si cela ne suffisait pas, nous
avons droit à une batterie de sondages censés nous démontrer à quel point nous idolâtrons et regrettons la personne et l’œuvre de
Mitterrand. Selon CSA/Libération, 35 % de
nos compatriotes estiment qu’il fut le
meilleur président de la Ve République,
avant De Gaulle pourtant élu il y a peu
« plus grand Français de tous les temps »
qui recueille 30 % des suffrages, loin devant
Chirac (12 %), Pompidou (7 %) et Giscard
(5 %). A l’inverse, dans un sondage Sofres
pour Le Nouvel Observateur, Mitterrand
arrive en deuxième position (30 %) derrière
le fondateur de la Ve (39 %) mais écrase
Chirac (7 %), Giscard (6 %) et Pompidou
(5 %). Interrogés plus particulièrement sur la longue
présidence de l’homme de
Jarnac, 63 % des sondés
pensent que les années Mitterrand auront « une grande
place » dans l’histoire,
55 % estimant par ailleurs
que le bilan de son action,
pendant 14 ans, a été « plutôt positif », 33 % étant d’un
avis contraire (ils étaient 43 % au moment
de sa mort).
Cet engouement s’explique en partie par
l’extrême médiocrité de l’actuel personnel
politique en général et du locataire de l’Elysée en particulier. La dégénérescence intellectuelle et mentale de nos dirigeants ne cessant de s’accélérer, il est somme toute
logique que beaucoup de Français aient une
certaine nostalgie pour un passé qui n’est
finalement pas si lointain. Inutile pourtant
de compter sur nous pour participer à cette
floraison de dithyrambes sur la personne et
l’action du fondateur du parti d’Epinay. Car
il n’est pas de domaines où, tout au long de
son interminable présidence, la situation ne
se soit considérablement dégradée.
ENTRE ESCROCS ET
NOUVEAUX PAUVRES
Le président socialiste avait promis que, lui
à l’Elysée, il n’y aurait jamais deux millions
de chômeurs en France. Ils étaient 1,8 million à la veille de son accession à la magistrature suprême, ils seront officiellement
près de trois millions (bien plus en réalité)
quatorze ans plus tard. Le développement du
quart monde, l’apparition des Restos du
cœur, puis du RMI, les nouveaux pauvres,
c’est la génération Mitterrand.
Et à côté de cette misère que l’on ne
peut plus cacher triomphe impunément
sous son règne l’argent-roi. Ses deux septennats sont ceux des scandales en tous
genres, plus nauséabonds les uns que les
autres : affaires du Carrefour du développement, des Irlandais de Vincennes, du
détestable dans l’affaire Barbie dont il
favorisa la tenue du procès à Lyon et il
n’accorda pas de grâce, même médicale,
à Paul Touvier, condamné à perpétuité en
avril 1994 et atteint d’un cancer en phase
terminale.
Si, à la fin de sa vie, il sembla s’agacer
du rôle « puissant et nocif » du lobby juif
au point de s’exclamer face à un Elkabbach interloqué : « Vous voulez que je me
convertisse ? » et de refuser de condamner la France pour la déportation des juifs
(ce qui reste à son crédit), il ne fut cependant pas le dernier à favoriser le courageux petit peuple. En faisant d’un personnage aussi haïssable qu’Elie Wiesel un
confident. En engageant la France dans
la folle guerre du Golfe en 1991. En s’entourant d’une foule de personnalités
juives, ce qui explique en grande partie
le nombre impressionnant aujourd’hui de
fils de Sem au PS ! Et au contraire de ce
qu’affirme la vulgate, il participa activement à la diabolisation du Front national,
de ses dirigeants, de ses propositions, de
ses soutiens, en défilant, à la suite de la
profanation du cimetière de Carpentras, à
la tête d’une manifestation où était brandie une baudruche au nom de Le Pen
disant « Carpentras, c’est moi ! », en
jetant de manière théâtrale des fleurs à la
Seine après la mort de Brahim Bouarram
en marge d’un défilé du 1er mai du FN et
en favorisant par d’indécentes subventions toutes les officines dites antiracistes
et en fait antinationales.
UN CANCER AU SERVICE
DE LA TRAHISON NATIONALE
Mentant sur ses engagements de jeunesse
situés très à droite, homme sans convictions, persuadé d’avoir un destin et désireux dès l’enfance de se hisser à la tête de
l’Etat, abaissant la fonction présidentielle
par les cohabitations à répétition, Mitterrand aura trompé et trahi tout le monde.
Obligeant même son médecin personnel à
se déshonorer en falsifiant onze ans durant
les communiqués semestriels sur sa santé.
Le pire n’est pas tant qu’étant atteint d’un
cancer de la prostate avec métastase
osseuse, il l’ait caché au grand public et
même à ses amis les plus proches. Le pire
est d’avoir au dernier moment jeté cette
maladie dans la balance afin d’obtenir du
peuple français apitoyé, et alors que les
sondages donnaient encore le non gagnant
trois semaines avant le référendum sur
Maastricht le 20 septembre 1992, la renonciation définitive à notre monnaie nationale et la mise en place d’une Union européenne, cheval de Troie du mondialisme.
François Mitterrand, au-delà de la fascination que peuvent exercer certains aspects de
sa personnalité ambivalente, aura été objectivement le diviseur des Français et le fossoyeur de la France. En cela, il est somme
toute naturel que le Système lui tresse des
couronnes et que Jacques Chirac, en digne
héritier, l’encense, lui qui, déjà, le soir de sa
disparition, le 8 janvier 1996, avait appelé
« à méditer son message ». Car s’il y a une
communion des saints, il y a tout aussi sûrement une communion des imposteurs.
Jérôme BOURBON,
<jeromebourbon@aol.com>.
gnonne et une église villageoise, c’est précisément cette France des terroirs et des clochers, cette France rurale, chrétienne et enracinée qu’il s’acharna à faire disparaître au
profit des minarets et du turbo-capitalisme.
Le visage biologique de la France changea
en effet fortement en quatorze ans de Mitterrandie. Par ailleurs, sous son long règne, le
nombre des paysans s’évanouit. Une ferme
disparaît toutes les quinze minutes. Des
régions entières se dévitalisent et se désertifient tandis qu’une immigration du Tiers
Monde sans tri qualitatif ni seuil quantitatif
se déverse aux six coins de notre pays.
A peine élu, il est confronté au problème
des banlieues allogènes avec le soulèvement des Minguettes en 1981, puis ce sera
Vaulx-en-Velin en octobre 1990. C’est à lui
que l’on doit la création de la politique dite
de la Ville qui engloutit des sommes considérables dans un puits sans fond. C’est
sous ses deux mandats que la dette et les
déficits publics explosent, que les prélèvements obligatoires atteignent des records
tandis que, munificent, le Sphinx annule la
dette des pays africains où, en voulant par
idéologie imposer de force la démocratie à
l’occidentale, il a des responsabilités évidentes dans les massacres tribaux, au
Rwanda notamment.
LA PENSÉE ET
LA RECHERCHE ÉTOUFFÉES
Mitterrand aimait à répéter que, sous sa
présidence, jamais la liberté de la presse
n’avait été aussi grande. S’il est vrai qu’il
n’a jamais poursuivi une publication qui
disait du mal de lui, on sait comment il persécuta le journaliste Jean-Edern Hallier, et
surtout c’est à lui — qui voulait peut-être
se faire pardonner ses liens privilégiés avec
l’ancien collaborateur Bousquet — qu’on
doit l’adoption de la scélérate loi FabiusRocard-Gayssot. De même, c’est sous son
règne — qu’il avait inauguré en se rendant
sur la tombe de son intime Georges Dayan,
clin d’œil remarqué à la Communauté qui
l’avait fait élire — que fut adoptée la loi
d’exception Neiertz créant un délit d’entrave à l’IVG et qui conduisit le docteur
Dor en prison ! C’est encore sous sa présidence que la liberté de circulation, d’affichage, de réunion, de manifestation, d’expression, encore très étendue sous Giscard,
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