§ Lorsque le saignement est cliniquement évident (rectorragies) ou fortement symptomatique
(AVC hémorragique), poser le diagnostic d'accident des anticoagulants ne présente
généralement pas de difficulté.
§ Néanmoins, il convient de ne pas méconnaître un saignement occulte chez un patient pauci- ou
asymptomatique présentant une déglobulisation.
§ L'examen clinique doit dans un premier temps chercher un saignement actif extériorisé à
l'interrogatoire et à l’aide d’un examen clinique minutieux (plaie, hématome, TR, TV…).
§ De manière systématique, toute déglobulisation inexpliquée chez un patient sous anticoagulant
doit faire pratiquer des examens complémentaires (EOGD, coloscopie, rectosig, TDM AP injecté.)
§ Il faudra également rechercher éventuel surdosage en AC, des troubles de l’hémostase…
Héparines
�
Fréquence des accidents hémorragiques au cours d’un TTT par héparines = 1-4% en curatif et 1-2%
en préventif. Facteurs associés à la survenue d’un accident hémorragique : âge, sexe féminin, faible
poids, intensité et durée de l’anticoagulation. Comorbidités à risque augmenté d’accident
hémorragique :
§ Pathologie digestive ou cérébrale à risque hémorragique
§ IHC, IRC (pour les HBPM ++)
§ Trauma ou chirurgie récente
§ Thrombopénie, tbs congénitaux de la coag à risque hémorragique
§ Prescription associée de : anticoagulant, AAP, AINS
Tableaux cliniques :
§ Surdosage asymptomatique : TCA > 3N, INR > cible
§ Anémie, typiquement microcytaire ferriprive sans hémorragie apparente à NFS régulières
§ Hématome ou hémorragie extériorisée, grave ou non
TTT préventif = respect des règles de prescription des héparines :
§ Bien peser l’indication
§ Adapter les doses en fonction du poids pour les HBPM
§ Surveiller quotidiennement la bio (TCA) si HNF
§ Respecter la CI des HBPM en cas d’IRC sévère
§ Prescrire prudemment les HBPM chez les sujets âgés en surveillant la fonction rénale
CÀT en cas d’accident :
§ Évaluer la gravité : clinique, TA, FC, signes de choc, dosage Hb + Ht
§ Accident mineur à adaptation posologique et surveillance rapprochée clinico-biologique
§ Accident majeur à mettre en balance le risque hémorragique et le risque thrombotique (ex :
porteur de valve +++), procéder à un remplissage/transfusion si besoin, évaluer l’intérêt d’un
antidote
Thrombopénie
induite par
l’héparine
�
2 types de thrombopénie chez les patients traités par héparines :
1. TIH de type 1, précoce, bénigne, d’origine non immune et à risque hémorragique, régressant
vite même si poursuite du TTT
2. TIH de type 2, potentiellement grave d’origine immune et plutôt tardive (J7-J10) =
thrombopénie immunoallergique
TIH induite par des AC reconnaissant souvent le facteur 4 plaquettaire (anti-PF4) à activation
plaquettaire intense et activation de la coag à thromboses veineuses et/ou artérielles. Ainsi, risque
thrombotique et non hémorragique (sauf si CIVD associée).
Item 330 – ACCIDENTS DES ANTICOAGULANTS
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Véritable incidence de la TIH méconnue : 0,05-3% mais beaucoup plus fréquente sous HNF et en
milieu chirurgicale (surtout cardiaque/ortho), avec un délai de survenue de 5-8 jours après début
de l’héparinothérapie mais attention, délai plus court possible chez les patients déjà exposés à
l’héparine sous 3 mois.
Reco HAS = évoquer le diagnostic de TIH devant :
§ Plaquettes < 100 G/L et/ou chute relative des plaquettes sur 2 numérations successives
§ Apparition ou extension de thromboses
§ Résistance biologique à l’HNF : peu de variation du TCA malgré majoration des doses
§ Placards inflammatoires au site d’injection (formes SC)
§ Rarement, insuffisance surrénale aiguë sur nécrose des surrénales
� Chez 80% des patients, thrombopénie à 30-70 G/L et CIVD dans 10-20% des cas. Si thromboses :
§ Thromboses veineuses profondes plus fréquentes (80%) qu’artérielles
§ Thromboses artérielles : aorte abdo & branches avec aspect de thrombus blanc très
caractéristique
§ Complications neuro dans 10% des cas : AVC ischémique, thrombose veineuse cérébrale…
Crainte de la TIH à surveillance des plaquettes : avant TTT/24h après max, puis 2 fois/semaine
mais pas de preuve d’une efficacité dans le suivi donc à discuter. Désormais, il est recommandé de
surveiller la NFP en milieu chir/trauma uniquement, ou chez les patients à risque.
� CÀT en cas de suspicion de TIH :
§ Confirmer la thrombopénie sur tube citraté et/ou prélèvement capillaire sur lame
§ Éliminer une autre cause de thrombopénie : infection, TTT, CEC
§ Pratiquer un ELISA à la recherche d’anti-PF4 (VPN > VPP) ou autres tests fonctionnels
§ Demander un avis spécialisé avant d’arrêter l’héparine sans argument
3 principes de prévention primaire :
1. Durée d’utilisation des héparines la plus courte possible
2. Relais précoce par AOD ou AVK lorsque possible
3. Utilisation préférentielle des HBPM ou du fondaparinux si indication démontrée
AVK
�
600.000 patients (1% de la pop G !) sous AVK à 1ère cause d’hospitalisation iatrogène (13%).
1. Surdosage asymptomatique :
§ PEC ambulatoire le plus souvent, selon l’INR mesuré et l’INR cible
§ Cause du surdosage à rechercher et prendre en compte dans l’adaptation éventuelle de la
posologie
§ Contrôle de l’INR le lendemain
§ Si persistance d’un INR > cible, renouveler les mesures précédentes
INR
mesuré
INR cible
INR cible 2,5
(fenêtre entre 2 et 3)
INR cible 3
(fenêtre 2,5-3,5 ou 3-4,5)
INR < 4
§ Pas de saut de prise
§ Pas d'apport de vitamine K
§ Adaptation de la posologie
4 < INR < 6
§ Saut d'une prise
§ Pas d'apport de vitamine K
§ Adaptation de la posologie lors de
la reprise du traitement
§ Pas de saut de prise
§ Pas d'apport de vitamine K
§ Adaptation de la posologie
6 < INR < 10
§ Arrêt du traitement par AVK 1 à 2
mg de vitamine K per os
§ Adaptation de la posologie lors de
la reprise du traitement
§ Saut d'une prise
§ Avis spécialisé (ex : cardiologue si le patient
est porteur d'une prothèse valvulaire
mécanique) recommandé pour discuter un
traitement éventuel par 1 à 2 mg de
vitamine K per os
§ Adaptation de la posologie lors de la reprise
du traitement
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INR > 10
§ Arrêt du traitement par AVK 5
mgdevitamineKperos (½
ampoule buvable forme adulte)
§ Adaptation de la posologie lors
de la reprise du traitement
§ Avisspécialisé sansdélai ouhospitalisation
recommandé
2. Définition d’une hémorragie grave :
§ Hémorragie extériorisée non contrôlable par les moyens usuels
§ Instabilité HD (collapsus)
§ Nécessité d’un geste hémorragique (ou chir)
§ Nécessité de transfusion des CGR
§ Hémorragie de localisation menaçant le pronostic vital ou fonctionnel
Principes de gestion initiale d’une hémorragie :
§ Compression mécanique : suture d’une plaie vasculaire
§ Application locale d’agent hémostatique : colle à la fibrine ou à la thrombine
§ Injection locale de vasoconstricteurs (adrénaline), ++ lors des endoscopies pour hémorragie
dig
§ Embolisation par radiologie interventionnelle
� CÀT en cas d’hémorragie grave :
§ Hospit avec arrêt des AVK
§ INR en urgence mais TTT instauré sans attendre le résultat
§ Recours aux antidotes : vitamine K et PPSB
§ TTT usuel d’une hémorragie massive
§ Surveillance bio :
- INR à 30 min du CCP
- INR > 1,5 à nouvelle administration de CCP à dose adaptée à l’INR
- INR 6-8 heures plus tard, à répéter 1 fois/j pendant la période critique
3. Polytraumatisé : INR en urgence et CÀT similaire à celle d’une hémorragie grave ou non, le cas
échéant. Si TC, hospit > 24h avec scan cérébral en urgence.
Prévention de ces accidents :
§ ETP des patients
§ Vigilance avec les interactions médicamenteuses
§ Automesures de l’INR, si disponibles
AOD
�
Principes :
§ ½-vie courte : meilleur antidote = temps qu’on peut gagner
§ Idarucizumab déjà dispo dans certains hôpitaux pour antagoniser
§ Anti-Xa antagonisés actuellement par PPSB ou FEIBA (PPSB + facteur VIII) mais anti-Xa
spécifique à venir
§ Dosage possible pour tous les AOD commercialisés
Conduite à tenir lors d’un accident hémorragique lié aux AOD proposée par le GIHP (Groupe
d’Intérêt en Hémostase Périopératoire)
§ Noter : âge, poids, nom du médicament, dose, nombre de prises par jour, heure de la
dernière prise, indication
§ Prélever :
- Créatinine (clairance d’après Cockroft)
- Dosage spécifique du médicament
§ Contacter le laboratoire d’hémostase
§ Interrompre le traitement
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FICHE E-LISA N°330b
GÉNÉRALITÉS
Définitions
�
TTT antithrombotique = atout majeur dans la PEC des maladies CV, athéromateuses et thromboemboliques veineuses. Évolution considérable ces dernières années avec 3 classes disponibles :
1. Antiagrégants plaquettaires : action sur l’hémostase primaire
2. Anticoagulants : action sur la phase de coagulation
3. Fibrinolytiques : action par activation de la fibrinolyse donc par destruction d’un caillot formé
ANTIAGRÉGANTS PLAQUETTAIRES (AAP)
Aspirine
� Plus ancien des AAP, agissant par inhibition de Cox1 +++ (faible effet sur Cox2), induisant une baisse
du thromboxane A2 (pro-agrégant) à effet irréversible sur la plaquette (7-10 jours). Autres
propriétés :
§ Effets antalgique, antipyrétique et anti-inflammatoire à dose > 1 g/j
§ Effet anticancéreux possible (sur les adéno-K ++) mais débattu
� Doses faibles pour l’effet AAP, en pratique 75 mg/j le plus souvent mais une dose d’attaque
(300 mg) peut être nécessaire en aigu. Au long cours, 75-100 mg/j en cardio et 160 en post-AVC.
Indications :
§ Prévention secondaire : coronaropathie, AOMI, AVC à TTT à poursuivre à vie
§ Prévention primaire : coronaropathie et AVC chez les sujets à haut risque mais indication très
débattue en raison du risque de complications hémorragiques pour un faible risque ischémique
En routine, pas de test fiable pour suivre l’efficacité du TTT par aspirine : tolérance clinique évaluée
par la recherche d’hémorragie extériorisée + NFS annuelle a minima. EI principaux = saignements et
intolérance gastrique à penser à ajouter des IPP selon les indications ou si symptômes. Très rarement,
allergies vraies rencontrées dont le sd de Widal = asthme + polypose nasale + allergie à l’aspirine.
Grandes règles pour la gestion du TTT AAP dans les situations à risque hémorragique :
§ Après implantation d’un stent coronarien, retarder d’au moins 6 semaines (stent nu,
anecdotique) ou 3-6 mois (stent actif) tout acte invasif à risque hémorragique non urgent
§ Pour de nombreux actes à risque hémorragique modéré (chir, endoscopie…), mieux vaut
continuer l’AAP
§ Risque hémorragique important (chir ORL, uro, neuro…) à arrêt 5j avant puis reprise rapide
Thiénopyridines et
ticagrélor
�
Action par inhibition de la voie de l’ADP (blocage d’un récepteur plaquettaire P2Y12),
complémentaire de l’aspirine donc permettant un effet additif. Molécules : ticlopidine, clopidogrel.
Prasugrel et ticagrélor ont un effet AAP plus puissant et plus rapide que le clopidogrel (70-80%
d’inhibition plaquettaire vs 40-50%).
� Doses :
Molécule Dose de charge Dose d’entretien Prises/jour
Clopidogrel 300-600 mg 75 mg 1
Prasugrel 60 mg 10 mg 1
Ticagrélor 180 mg 90 mg 2
Item 330 – PRESCRIPTION DES ANTICOAGULANTS /
ANTIAGRÉGANTS
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� Durée des TTT AAP chez le coronarien :
§ Aspirine : à vie le plus souvent
§ Clopidogrel, ticagrélor : le plus souvent en associant avec l’aspirine pour 1 à 12 mois (plutôt 12,
voire >)
§ Prasugrel : le plus souvent en associant avec l’aspirine pour 1 à 12 mois
� Indications des AAP inhérentes aux études à toutes les molécules ne sont pas interchangeables :
§ Clopidogrel : indiqué dans les SCA et après angioplastie coronarienne, dans l’angor stable avec
l’aspirine pour une durée de 3 à 12 mois selon indication
§ Prasugrel : SCA (en association avec l’aspirine) avec angioplastie ; ticagrélor : SCA avec l’aspirine
§ CI :
- CI absolue : ATCD d’AVC (hémorragique ou ischémique) pour le prasugrel
- CI relatives : poids < 60 kg et âge > 75 ans pour le prasugrel ; dyspnée et bradycardie pour le
ticagrélor
ANTICOAGULANTS
Héparines
�
Différentes molécules dans cette famille :
§ Héparine non fractionnée (HNF) : héparine IV et héparine calcique SC
§ Héparines de bas poids moléculaire (HBPM) : énoxaparine, tinzaparine, nadroparine, daltéparine
§ Apparentés : fondaparinux, danaparoïde, bivalirudine
Action par activation de l’antithrombine (anticoagulant physio) ou par effet anti-Xa (fondaparinux) :
§ Après injection IV, effet immédiat de l’HNF mais ½-vie de 1h30 à perfusion continue permettant
de gérer les doses sur 24h ou injections. Seul anticoag utilisable en cas de DFG < 20 !
§ HBPM : ½-vie plus longue à 1 ou 2 injections SC/jour, CI si DFG < 30
§ Fondaparinux : 1 seule injection SC/jour, CI si DFG < 30
Sulfate de protamine = antidote efficace immédiatement sur l’HNF, d’efficacité réduite sur les HPBM
et nulle sur le fondaparinux.
Doses curatives (à connaître !) :
§ HNF : bolus de 80 UI/kg puis 18 UI/kg/h (= 500 UI/kg/j)
§ HBPM : dose-poids (ex : 0,8 mL * 2 pour l’enoxaparine chez un patient de 80 kg)
Surveillance effectuée par le TCA pour l’HNF (cible : 2-3*N) ou par l’anti-Xa (cible : 0,5-0,8) : 1er TCA à
doser à H5 de l’instauration. Sauf exception, l’activité des HBPM n’est pas surveillée.
Indications = toute situation nécessitant une anticoagulation urgente :
§ TVP et EP
§ Tbs du rythme (FA +++), le plus souvent en attente des anticoagulants oraux
§ SCA
§ Également en prévention des MTEV en situation aiguë +++
EI principaux = complications hémorragiques, mais aussi les TIH (thrombopénies induites par
l’héparine), évènement immunoallergique rare mais pouvant se compliquer d’hémorragies ou de
thromboses.
Autres EI (�) : ostéoporose, alopécie, élévation des transaminases, priapisme, insuffisance surrénale
aiguë
Héparinoïdes et
apparentés
�
Danaparoïde essentiellement utilisé chez les patients présentant/ayant présenté une TIH mais
nécessitant un anticoagulant.
Bivalirudine = anticoagulant IV utilisé lors des angioplasties coronariennes (mais très peu en France).
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Antivitamines K
�
AVK = anticoag PO utilisables au long cours :
§ Warfarine = AVK de référence
§ Fluindione très utilisée en France mais non reco depuis 2017 en raison d’un risque
immunoallergique d’IR. Cependant, il est possible de continuer la prescription de patients qui sont
bien équilibrés depuis > 6 mois
§ Acénocoumarol (2 prises/j) : non reco
Action = blocage hépatique de la synthèse des facteurs vitamino-K dépendants (X, IX, VII, II) mais
aussi des protéines C et S (anticoagulants physio) à délai d’action long, apparaissant après 3 à 5 jours
de prise d’où la nécessité de mettre sous héparine initialement. Sauf exception, introduire héparine
+ AVK à J1 puis AVK seuls une fois que 2 conditions sont réunies :
1. Durée de chevauchement > 4-5 jours
2. 2 INR dans la cible à 24h d’intervalle
INR = marqueur plasmatique de l’efficacité anticoagulante, devant se situer entre 2 et 3 dans la
grande majorité des cas. Surveillance régulière initialement puis au moins 1 fois/mois une fois l’INR
stable.
Éducation thérapeutique :
§ Patient équilibré = > 70% des INR dans la cible
§ Coprescriptions à risque (ex : miconazole), seuil d’INR, signes hémorragiques
§ Appareils d’automesure en développement
2 antidotes disponibles :
§ PPSB, d’action très rapide à dosage de l’INR à 30 minutes
§ Vitamine K, d’action lente sur plusieurs heures
Indications :
§ FA
§ TTT et prévention de la MTEV
§ Valve cardiaque mécanique
§ Certaines complications de l’IDM : anévrisme du VG, thrombus ; complications de l’IC
En dehors des valves mécaniques et de l’IRC sévère, les AOD sont de plus en plus préférés aux AVK.
Règles pour la gestion des AVK dans les situations à risque hémorragique :
§ Risque hémorragique modéré (petite chir, soins dentaires…) : pas d’arrêt si INR stable
§ Risque hémorragique important :
- Arrêt des AVK 3-4 jours pour normaliser l’INR le jour de la procédure puis reprise le soir :
TVP/EP > 3 mois, FA à faible risque
- Arrêt des AVK 3-4 jours avec relais par héparine pour couvrir toute la période d’arrêt : FA à
risque embolique élevé, TVP/EP < 3 mois
Anticoagulants
Oraux Directs
�
AOD = action par inhibition du facteur II ou du facteur X avec 3 molécules : dabigatran (anti-IIa),
apixaban (anti-Xa) et rivaroxaban (anti-Xa). Élimination partielle et variable par le rein à tenir compte
du DFG +++ : AOD contre-indiqués si DFG < 30.
Efficacité rapide (< 2h) donc pas de pré-TTT à prévoir, avec 1 ou 2 prises/j selon la ½-vie et l’indication.
Pas de test biologique pour évaluer l’efficacité thérapeutique des AOD : dosage possible de la
molécule mais réservé aux situations hémorragiques/à risque hémorragique important. Pour autant,
plupart des tests de la coag perturbés sous AOD sans être un marqueur utilisable.
Antidote spécifique dispo pour le dabigatran = idarucizumab.
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Tableau comparatif AOD vs AVK :
Avantages des AOD Inconvénients des AOD
Action rapide
Pas de surveillance bio nécessaire
Moins d’hémorragies globales (intracrâniennes
++)
Simplicité d’instauration
Accumulation en cas d’insuffisance rénale
Vérification difficile de l’observance
Plus d’hémorragies, dont dig et gynéco
Inutilisables en cas de valve cardiaque
mécanique
Indications actuelles différentes et variables selon les molécules, avec des posologies adaptées.
THROMBOLYTIQUES
Molécules et mode
d’action
�
Objectif = lyse des caillots constitués par activation de la fibrinolyse physio (plasminogène ++) :
urokinase = une des 1ères molécules mais risque allergique non négligeable à nouvelles molécules :
ténectéplase et altéplase, avec une ½-vie relativement longue permettant une administration
simplifiée un 1 bolus IV.
Indications
�
Administration IV dans des indications bien précises :
§ IDM < 6-12h sans possibilité d’angioplastie
§ AVC < 4h30 après exclusion d’une cause hémorragique et d’une CI
§ EP grave
Efficacité importante donc risque hémorragique, dont intracérébrale (risque = 0,7-2%) : surveillance
clinique essentielle car pas de test biologique.
Contre-indications
�
Très importantes à respecter, mais parfois relatives si pronostic vital engagé :
§ Allergie connue
§ Risque hémorragique : tbs de la coag, thrombopathie sévère, thrombopénie profonde, AVK…
§ Ulcère < 6 mois, chir générale < 10j, chir vasculaire < 1 mois
§ Trauma grave ou ponction récente de gros vaisseaux non compressibles
§ Réanimation cardiopulmonaire prolongée
§ Anévrisme ou malformation artérioveineuse, malformation vasculaire cérébrale
§ HTA non contrôlée > 200 mmHg
§ AVC étendu < 6 mois, ATCD d’hémorragie cérébrale à vie
§ Insuffisance hépatique sévère
§ Péricardite aiguë, endocardite aiguë
§ Grossesse
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FICHE E-LISA N°331
GÉNÉRALITÉS
§ � Le diagnostic instantané de l'arrêt cardiaque et l'application immédiate de manœuvres de réanimation
représentent les enjeux essentiels de sa prise en charge.
§ Le pronostic est lié d'une part à la cause sous-jacente, mais aussi à la rapidité et à l'efficacité des manœuvres de
réanimation.
§ La RCP est parfaitement standardisée et répond à une chaîne de survie extra- et intra hospitalière.
§ Après admission en réanimation, la stratégie de prise en charge doit comporter l'identification rapide de la cause de
l'arrêt cardiaque et la suppléance des dysfonctions d'organes provoquées par l'interruption circulatoire.
Définition
�
Arrêt cardiocirculatoire (AC) = interruption brutale de la contractilité cardiaque.
Diagnostic :
§ Non-professionnels : inconscience + respiration absente ou anormale (gasp)
§ Professionnels : inconscience + absence de pouls carotidien ou fémoral. La recherche du poul
ne doit pas excéder 10min ; si moindre doute le patient sera considéré en ACR.
Chaîne de survie = succession d’actions à réaliser pour la PEC optimale d’un AC
Épidémio
�
§ 40.000 morts subites par an en France dont 80% d’origine coronarienne et 50% des causes de
décès des coronariens.
§ Sex-ratio masculin
§ Âge moyen = 60 ans
§ Survie : 5% en France 5% vs 8% en Europe, en amélioration sur ces 20 dernières années
Physiopath
�
AC à interruption du flux :
§ No-flow = période sans aucun flux, entre l’effondrement et le début du massage cardiaque.
Marqueur pronostique important
§ Low flow = période de bas débit, entre le début du massage cardiaque et la reprise d’une
activité circulatoire ou le rétablissement d’un flux sanguin correct mécanique (ECMO)
Étiologies
�
Cause immédiate la plus fréquente = FV, d’étiologie le plus souvent ischémique soit par constitution
de la nécrose, soit par séquelle ancienne d’un IDM.
Autres causes : bradycardies extrêmes (BAV de haut grade), asystolie… `
Facteurs
pronostics
§ Délai de « no flow » bref
§ Délai de « low flow » bref
§ Rythme initial choquable
§ Présence d’un témoin
§ MCE débuté par le témoin
Item 331 – ARRÊT CARDIOCIRCULATOIRE
Reconnaissance
de l’ACR et appel
des secours
Massage
cardiaque
précoce
Choc
électrique
précoce
Réanimation spécialisée
précoce et prise en
charge hospitalière
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PRISE EN CHARGE
Chaîne de survie
pré-hospitalière
1 - Reconnaissance
précoce de l’ACC
Il est préconisé de considérer qu'un patient est en arrêt cardiaque si :
§ Inconscient et ne bouge pas
§ Ne répond pas à l'appel
§ Ne respire pas ou présente une respiration agonique ( « GASPS » )
La recherche d’un pouls n’est plus systématique /!\ → réservée aux
personnels de santé expérimentés (+++) = rechercher pouls central
(carotidien ou fémoral) sur 10 sec.
De plus, les recommandations récentes préconisent d'être particulièrement
vigilant chez les patients ayant présenté une crise comitiale et de ne pas
méconnaître un ACC chez une patient en « phase post-critique »
notamment en s'assurant que le patient respire bien.
2- Alerter les
secours
Appel immédiat du 15 (Samu), 18 (Pompiers) ou 112 (numéro d'appel
européen)
Le régulateur doit préconiser par téléphone au témoin de réaliser un MCE
→ amélioration de la survie (↓ no flow) même si le témoin est non entraîné
/!\
/!\ Cas Particuliers = Si le témoin est seul, il doit quitter le patient pour aller
prévenir les secours ET aller chercher un défibrillateur (car c'est ce qui va
sauver le patient).
3- Réanimation
cardiopulmonaire de
base
30 compressions pour 2 insufflations !
MCE :
§ /!\ Pierre angulaire de la réanimation cardio-pulmonaire → masser
avant insufflation
§ Modalités :
- Patient allongé sur le dos, sur un plan dur
- Paume de la 1ère main au milieu du sternum et 2end main sur
le dos de la 1ère
- Dépression thoracique de 5–6 cm, bras tendus
- Relâcher la pression après chaque compression (temps
compression= expansion thoracique)
- Rythme Compression Entre 100 et 120
Compressions/minutes
- Changer de masseur toutes les 2 min → inefficaces au-delà
- Les interruptions doivent être évitées au maximum
VAS :
§ Libération des VAS et Bascule de la tête en arrière /!\
§ /!\ Q. Il n'est plus recommandé de pratiquer systématiquement une
ventilation artificielle lors de la PEC précoce d'un ACR par un témoin
non médical (les réserves respiratoires étant suffisantes les 1ères
minutes)
§ Au-delà des 1ères minutes, le MCE est combiné à une ventilation
artificielle (bouche à bouche ou ventilation au ballon en contexte
médicalisé)
§ Tête en Extension
§ 2 Insufflations < 5 sec (1 sec par insufflation) → élévation visible du
thorax
§ Intubation si possible
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4- Défribillation
précoce § Objectif : restaurer le plus tôt possible une activité cardiaque efficace si
l’ACR s'inscrit dans le cadre d'un rythme « choquable » TV ou FV,
torsade de pointe. Ces derniers s'opposent aux rythmes « non
choquables » : asystolie, dissociation électromécanique et trouble de
conduction de haut degré.
§ Les DAE sont disponibles dans les bâtiments publics et lieux publics.
§ Le défibrillateur doit être mis en place dès qu'il est disponible.
§ Un DAE comprend un module d'analyse avec un bouton d'allumage et
une prise pour les électrodes. Les électrodes doivent être placées sur le
patient selon le schéma fourni avec les électrodes.
§ Si le rythme est choquable, le DAE délivre alors un choc de 150 J. Il faut
poursuivre le massage cardiaque externe pendant que le défibrillateur
est en charge. Si un choc électrique externe est délivré, il faut reprendre
et poursuivre le massage cardiaque pendant au moins 2 minutes avant
de réévaluer le patient.
Ventilation
�
Chez l’adulte, la ventilation n’est pas une priorité. Pour le citoyen elle n’est pas réalisée dans les
premières minutes. En équipe, elle doit être réalisée via un ballon à valve unidirectionnelle en assurant
l’étanchéité du masque dans l’idéal à 4 mains. Une canule de Guedel peut être utilisée. Le bouche-àbouche ne se conçoit qu’en cas d’absence de matériel réalisé avec une protection, il est interdit en
période COVID. Dans tous les cas, le volume insufflé est faible.
Algorithme
universel de PEC
�
Ordre de la prise en charge :
1. Commencer la RCP, Administrer de l’O2, réduire au min les interruptions de compression,
continuer les compressions si contrôle des VAS, réaliser un perfusion IV ou IO, adrénaline
toutes les 3-5 min, si 3 chocs réalisés et ACR non récupéré injecter de l’amiodarone
2. Identification et TTT des causes potentiellement réversibles : hypoxie, hypovolémie, EP,
pneumothorax, tamponnade…
3. Envisager les procédures suivantes : Coronarographie, ECMO…
4.
Scope et
défibrillation
�
2 types de rythme lors d’un ACR :
1. Choquables (25-30%) : fibrillation ventriculaire (FV) ou tachycardie ventriculaire (TV)
Principales étiologies : SCA (+++), hypokaliémie, toute cardiopathie.
2. Non choquables (70 - 75%) : asystolies et dissociation électro-mécanique
Analyse du rythme
Appeler le SAMU
Choc
Retour à une circulation spontanée
Reprendre immédiatement les
compressions pendant 2 min
Reprendre la RCP
pendant 2 minutes
Choquable
(FV,TV, torsade) Non choquable
(Asystolie, dissociaton EM)
Absence de réaction + respiration
absente ou anornale
A
p
p
e
l
e
r
l
e
S
A
M
U
RCP
Connection
défibrillateur/moniteur
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Rythme choquable à délivrer un choc via un défibrillateur manuel (l’utilisateur analyse le rythme,
décide de l’énergie à délivrer et délivre le choc) ou via un défibrillateur automatisé (analyse
automatique, charge automatique +/- délivrance du choc automatique)
Rythme non
chocable
�
Adrénaline utilisée en bolus de 1 mg toutes les 3 à 5 minuteslors de la réanimation cardio-pulmonaire.
Introduction recommandée immédiatement en cas de rythme initial non choquable.
Utilisation recommandée de manière différée en cas de rythme initial choquable, après la 3ème
analyse du défibrillateur.
Amiodarone recommandée en cas de rythme initial choquable, après la 3ème analyse du défibrillateur.
PEC étiologique
�
Recherche étiologique prioritaire au décours d'un retour à une circulation spontanée : stratégie =
chercher une étiologie réversible d’abord (hypothermie, toxique, métabolique, tamponnade, embolie
pulmonaire, occlusion coronaire…).
SCA = cause la plus fréquente d’AC extra-hospitalier à coro à évoquer en fonction du contexte
clinique, dès la prise en charge pré-hospitalière, pour orienter correctement le patient.
Critères d’arrêt
de la RCP
�
Décision difficile, devant considérer les circonstances de survenue, l’organisation des premiers gestes
de secours et le contexte lié au patient et à son environnement (+ si possible, une éventuelle volonté
exprimée par le patient). Habituellement, réanimation stoppée en cas d’asystolie persistante malgré
30 min de réanimation bien conduite, sauf en cas de neuroprotection (hypothermie, intoxication) ou
de persistance d’une cause favorisante et curable.
Exceptionnellement, certains patients en AC réfractaire sont transportés rapidement pour la mise en
place d’une assistance mécanique circulatoire (CEC veino-artérielle), réservée à certains centres ultraspécialisés et dans des contextes très particuliers (pronostic neurologique encore préservé).
Situations
particulières
Enfants
La PAS est maintenue normale plus longtemps que chez l'adulte, en situation
pathologique. Les causes ne sont pas les mêmes que chez l'adulte → ACC secondaire
(+++) liée à l'insuffisance respiratoire (Asphyxie +++) ou circulatoire.
Pronostic sombre → < 5 % survie à 1 an
§ Particularités de la RCP : /!\
- Commencer par 5 insufflations avant le massage /!\ Q
- Compression dans la 1⁄2 inférieures du sternum
- Dépression thoracique d'environ ⅓ de son diamètre antéro-postérieur
- Même rythme → 100 – 120 compressions/minutes
- /!\ 15 compressions pour 2 insufflations
§ Technique de massage :
- < 1 an → extrémités de 2 doigts ou au mieux par technique d'encerclement
du thorax si plusieurs sauveteurs
- > 1 an → talon d'une seule main
VVP intra-osseuse /!\ Adrénaline à 10 μg/kg et Amiodarone à 5 mg/kg → après le 3ème
CEE puis le 5ème CEE (idem adulte)
Noyades
§ Compte tenu de la physiopathologie de la noyade, la RCP doit être 5
insufflations /!\
§ Stabilisation rachidienne que si contexte de traumatisme du rachis ou
intoxication alcoolique
Remarque : La compression abdominale n'est pas indiquée en cas de noyade
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Grossesse
§ Incidence : 1 / 30.000 accouchements
§ Étiologies : EP, Éclampsie, HELLP, Hémorragie, Cardiopathie méconnue
§ Pour favoriser le retour veineux, pendant le MCE, l'utérus doit être récliné vers
la gauche de 15°, soit manuellement soit en surélevant la fesse droite de la
femme.
§ Compressions thoraciques sur le sternum mais plus haut que la femme non
enceinte et pression cricoïdienne maintenue jusqu'à l'IOT car risque maximal
de régurgitation
§ Défibrillation idem pour tous les adultes
§ Une extraction de sauvetage peut être proposée après 25 SA → peut améliorer
le pronostic de la mère et de l'enfant si réalisée dans les 5 min suivant l'ACR.
MESURES DE SURVIE UNIVERSELLE
« ABCD »
• Airways
• Breathing
• Circulation : au centre du thorax, compression de 5 cm à une fréquence de 100/min
• Défibrillation
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FICHE E-LISA N°332a
GÉNÉRALITÉS
Définition
Urgence vitale.
Insuffisance circulatoire aigue diminuant progressivement la perfusion des organes et altérant
l’oxygénation des tissus (hypoxie tissulaire).
Plusieurs acteurs :
§ Immunité innée : orage cytokinique, pro et anti-inflammatoire
§ Voies métaboliques : dysfonction mitochondriale, …
L’état de choc aboutit in fine à une défaillance multiviscérale et au décès du paient en l’absence de
prise en charge.
Types
4 grandes catégories :
§ Choc cardiogénique
§ Choc obstructif
§ Choc hypovolémique
§ Choc distributif
Caractéristiques hémodynamiques des différents types d’états de choc
Débit cardiaque Pré-charge cardiaque Post-charge cardiaque
Résistances vasculaires
systémiques
Choc cardiogénique ¯ Variable
Choc hypovolémique ¯ ¯¯
Choc distributif
(septique et
anaphylactique)
Variable ¯ ¯¯
Choc obstructif
(EP proximale) ¯ pour pré-charge du
cœur droit
COMMENT DIAGNOSTIQUER UN ÉTAT DE CHOC ?
Constantes
Hypotension artérielle :
§ PAS < 90 mmHg ou PAM < 65 mmHg
§ Variation de plus de 30% par rapport aux chiffres de PA habituels du patient hypertendu ou
présentant un PA habituellement basse.
Attention : une PA normale n’élimine pas un état de choc débutant !!
Tachycardie reflexe (> 100 bpm) : souvent sinusale, mais une arythmie peut se déclencher.
Clinique
Principaux signes cliniques d’hypoperfusion périphérique :
§ Polypnée > 22/min
§ Marbrures
§ Allongement du temps de recoloration cutanée
§ Confusion, agitation
§ Oligurie
=> Augmentation du taux de lactate artériel ou veineux > 2 mmol/L et une acidose sont des
arguments forts pour un état de choc si doute diagnostique.
Item 332a – ÉTAT DE CHOC ; PRINCIPALES ÉTIOLOGIES :
HYPOVOLÉMIQUE, SEPTIQUE,
CARDIOGÉNIQUE, ANAPHYLACTIQUE
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MESURES IMMÉDIATES
Mise en
condition
immédiate et
mesures
thérapeutiques
d’urgence
Mesures générales :
§ Scope multiparamétrique
§ Oxygénation pour SpO2 > 96%
§ VVP avec pose d’un garde veine de 500 ml de G5%
§ Remplissage vasculaire : 20 à 30 ml/kg en débit libre sur 3h maximum par du NaCl 0,9% (sauf
si choc cardiogénique avec OAP).
Mesures spécifiques :
§ Compression/garrot sur lésion hémorragique
§ Adrénaline si choc anaphylactique et arrêt des apports de l’agent incriminé
§ Injection d’une première dose d’ATB si choc septique : à faire dans l’heure.
§ Suspicion de Purpura fulminans : Céfotaxime ou Ceftriaxone 2g IVL (IM si voie IV indisponible)
dans l’immédiat.
Orientation
diagnostique
selon la clinique
Clinique Orientation
Fièvre, foyer infectieux, immunodépression Choc septique
Douleur thoracique, souffle cardiaque,
turgescence jugulaire, crépitant
Choc cardiogénique gauche
Turgescence jugulaire sans signe d’OAP avec
douleur thoracique
Choc cardiogénique droit ou obstructif (EP,
tamponnade, PNO compressif…)
Hémorragie extériorisée, pâleur, traitement
anticoagulant, hématome post opératoire,
diarrhée, coup de chaleur, jugulaires plates
Choc hypovolémique
Signes cutanés brutaux (œdème cervico-facial
ou pharyngé, urticaire, bronchospasme, piqure
d’hyménoptère)
Choc anaphylactique
PAD effondrée avec PAS peu diminuée Diminution des RVP (donc vasoplégie) => choc
distributif (septique ou anaphylactique)
Pression artérielle différentielle pincée
(diminution PAS avec PAD conservée)
Diminution du VES => choc hypovolémique ou
cardiogénique
Bilan de
retentissement
ou d’orientation
Évaluation de la gravité Diagnostique ou pré-thérapeutique
GDS – Lactates
Bilan hépatique complet
NFS – TP TCA fibrinogène
Ionogramme sanguin, créatinine
ECG
RxT
NFS
Paire d’hémocultures
Groupe ABO-Rh
PRINCIPES DE PRISE EN CHARGE
Prise en charge
symptomatique
de la défaillance
hémodynamique
Surveillance continue en réanimation.
Mesure continue de la pression artérielle par KTa.
ETT
Autres mesures : pression veineuse centrale, pression capillaire pulmonaire, mesure du débit
cardiaque…
Sur le plan
thérapeutique
Prise en charge hémodynamique :
§ Remplissage vasculaire pour optimiser le débit cardiaque : NaCl sauf choc hémorragique où on
utilise des PSL.
§ Catécholamines :
- B1-agonistes : effet inotrope et chronotrope positifs
- B2-agonistes : broncho et utéro dilatateurs
- A1-agonistes : constricteurs veineux et artériels
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Noradrénaline A1 agoniste, modérément B1
agoniste
Choc septique, choc cardiogénique
avec hypotension importante.
Adrénaline B1-B2-A1 agonistes Arrêt cardiaque, choc
anaphylactique
Dobutamine B1 agoniste Choc cardiogénique
Salbutamol B2 agoniste Asthme, BPCO
§ Assistances circulatoires extra-corporelles
Objectifs de la prise en charge hémodynamique :
§ PAM > 65 mmHg
§ Correction des signes d’hypoperfusion périphérique
§ Diminution de l’acidose métabolique et de l’hyperlactatémie
§ Reprise de la diurèse
Prise en charge
symptomatique
Défaillance respiratoire : O2, VM
Insuffisance rénale aigue : EER
CIVD : transfusion de plaquettes et de PFC si saignement ou avant si geste hémorragique.
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FICHE E-LISA N°332b
GÉNÉRALITÉS
Définition
Anaphylaxie :
§ Urgence allergologique
§ Réaction immunologique inappropriée par activation des mastocytes, le plus souvent médiée
par des IgE.
§ L'activation et la dégranulation mastocytaire entraînent la libération de nombreux médiateurs
biologiques vasoactifs (histamine, sérotonine, tryptase…) responsables des manifestations
cliniques de l'anaphylaxie, soit directement, soit par activation « en chaîne » de nombreux
médiateurs pro-inflammatoires (leucotriènes, prostaglandines, cytokines, etc.).
Épidémiologie
§ Anaphylaxie sévère : 2 cas pour 10.000
§ Mortalité : 1 à 3 décès par million
§ Principal facteur déclenchant chez l’enfant : aliments
§ Principal facteur déclenchant chez l’adulte : médicaments et venins d’hyménoptère
Physiopath
L'anaphylaxie est secondaire à une réaction immunitaire excessive (hypersensibilité) après exposition
à une substance normalement tolérée par la plupart des individus.
On distingue deux types d'hypersensibilités :
§ L'hypersensibilité allergique : conséquence de l'activation du système immunitaire adaptatif.
En réponse à un antigène, les lymphocytes B produisent des IgE. Le premier contact avec
l'allergène s'appelle la phase de sensibilisation (asymptomatique). Lors d'un deuxième contact
avec l'allergène, les IgE se fixent sur leurs récepteurs mastocytaires, entraînant une activation
et l'exocytose des granules (dégranulation), libérant en quelques minutes dans les tissus puis
dans le sang les substances vasoactives (dont l'histamine et la tryptase) responsables des
manifestations anaphylactiques.
§ L'hypersensibilité non allergique : elle n'est pas la conséquence d'une reconnaissance de
l'allergène par les cellules de l'immunité adaptative mais d'une activation et d'une dégranulation
mastocytaire directe, parfois multifactorielle.
DÉMARCHE À SUIVRE DEVANT UNE ANAPHYLAXIE
Tableau
clinique
Diagnostic clinique avec la triade : signe cutanéomuqueux + atteinte respiratoire (bronchospasme)
+ état de choc.
Installation brutale ou rapidement évolutive de symptômes, quelques minutes à quelques heures de
l’exposition à l’allergène.
Les réactions cutanéomuqueuses isolées (urticaire ++) ne constituent pas une anaphylaxie.
Classification de Ring et Meisner en 4 grades de la sémiologie anaphylactique :
§ Grade 1 : signes cutanéomuqueux (urticaire, angioœdème) qui sont généralement les premiers
signes à apparaitre
§ Grade 2 : atteinte multiviscérale modérée (cutanéomuqueux, oppression respiratoire,
tachycardie, basse de la PA de 20 mmHg)
§ Grade 3 : atteinte multiviscérale sévère (DRA, bronchospasme sévère, œdème laryngé,
collapsus, bradycardie)
§ Grade 4 : arrêt cardiaque
Choc anaphylactique :
Le choc anaphylactique associe hypotension artérielle souvent brutale + tachycardie sinusale.
Des manifestations gastro-intestinales sont également possibles : nausées, vomissements, diarrhées
…
Item 332 – ÉTAT DE CHOC ; LE CHOC ANAPHYLACTIQUE
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FICHE E-LISA N°332c
GÉNÉRALITÉS
Sepsis
§ Définition d’une infection : présence de signes inflammatoires cliniques systémiques (fièvre)
ou locaux et éventuellement biologiques et la suspicion ou la confirmation d'un agent
infectieux à l'origine de l'inflammation.
§ Définition d’un sepsis : Syndrome infectieux grave, dépendant des facteurs de virulence d’un
ou plusieurs pathogènes (bactéries +++, virus, parasite ou champignon), du site infectieux et
des facteurs de susceptibilité de l’hôte.
§ Le syndrome infectieux est associé à une dysfonction d’organe (hypotension, tachycardie,
marbrures, polypnée, trouble de la vigilance …) => diagnostic du sepsis.
Attention : Les signes de dysfonction d'organe peuvent être retrouvés dans tous les états de choc
et peuvent apparaître en l'absence complète d'hypotension ou la précéder de plusieurs heures.
Choc septique
Sepsis réfractaire à la prise en charge initiale :
§ Hypotension artérielle persistante malgré le remplissage vasculaire et nécessitant
l’administration de vasopresseurs pour obtenir une PAM > 65 mmHg
§ Persistance d’une hyperlactatémie > 2 mmol/L
Physiopathologie
de la dysfonction
d’organe
§ Activation majeure du système immunitaire inné : orage cytokinique pro et antiinflammatoire.
§ Dysfonction de plusieurs voies métaboliques (mitochondriale surtout).
§ Hypovolémie efficace ou relative, vasoplégie, atteinte cardiaque associée.
ÉTAPES DIAGNOSTIQUES
Recherche de
sepsis devant
toute infection
Connaître les 3 items du qSOFA :
§ FR ≥ 22/min
§ PAS ≤ 100 mmHg
§ Score de Glasgow < 15
=> un qSOFA ≥ 2 permet de suspecter le diagnostic de sepsis.
Le qSOFA peut être élevé dans tous les états de choc, les items relevés n'étant pas spécifiques
de l'infection, son utilisation n'est pas validée en dehors du sepsis.
Recherche d’une
porte d’entrée
La recherche d’une porte d’entrée est primordiale pour orienter le traitement antibiotique et le
contrôle éventuel de la porte d’entrée.
Ordre de fréquence : pulmonaire > digestive > urinaire > sur KT > infection des parties molles
(cutanée) ou méningée.
Éliminer un
purpura fulminans
Epidémio : Il s'agit d'un diagnostic rare (400 cas par an en France) mais rapidement mortel (40
%) qui atteint des sujets souvent jeunes. Les deux germes le plus fréquemment sont le
méningocoque et le pneumocoque. Il s'agit d'une dysfonction endothéliale majeure responsable
d'un tableau brutal de choc septique avec une CIVD intense et purpura nécrotique extensif.
Inspection de l’ensemble des téguments à la recherche d’un purpura devant tout sepsis.
Description cutanée : Élément purpurique nécrotique ou ecchymotique de plus de 3 mm =>
sepsis + lésion purpurique correspondant à la description = injection IV de 2 g de ceftriaxone
ou céfotaxime.
Item 332 – ÉTAT DE CHOC ; LE CHOC SEPTIQUE
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§ Tout purpura fébrile est un purpura
fulminans jusqu’à preuve du contraire.
§ Germe le plus fréquent : méningocoque
mais possible avec le pneumocoque.
§ Déclaration obligatoire à l’ARS de tout cas
identifié.
Purpura fulminans au niveau des MI
Examens
complémentaires
Retentissement Investigations Imagerie et autres
prélèvements
GDS, lactates
BHC
NFS – Plaquettes
Ionogramme sanguin –
créatinine
ECG
RxT
PCT en faveur d’une origine
bactérienne, CRP moins utile.
Hémocultures : 4 flacons en
une fois, avec 10ml dans
chaque flacon
Selon point d’appel :
RxT, prélèvements bactériens
et viraux respiratoires.
PL +/- imagerie cérébrale
ECBU +/- imagerie des voies
urinaires
TDM TAP si aucun point
d’appel
PRISE EN CHARGE
Prise en charge
immédiate
Mise en condition :
§ Scope multiparamétrique
§ Oxygénation
§ VVP
§ Remplissage vasculaire par du NaCl
Antibiothérapie d’urgence :
§ Débutée dans l’heure
§ Choix de l’ATB en fonction de la porte d’entrée et des résistances bactérienne aux
antibiotiques.
Exemples d’ATB thérapie en situations d’urgences :
Pneumonie
Céfotaxime 1-2 g x 3 en IV ou ceftriaxone 1-2 g/24h en IV
+
ATB actif sur les intracellulaire : macrolide IV ou FQ
antipneumococcique
Infection urinaire
grave
C3G + amikacine
Si allergie : Aztréonam + amikacine
Si nosocomiale : carbapénème + amikacine
Infection intraabdominale grave
Pipéracilline-tazobactam + gentamicine
Et : traitement antifongique type échinocandines si au moins 3
critères parmi les suivants : défaillance hémodynamique, sexe
féminin, chirurgie sus-mésocolique, antibiothérapie en cours depuis
plus de 48 heures
Infection des parties
molles
Tête et cou, membres : Augmentin
Périnée : Pipéracilline-tazobactam
Porte d’entrée non
identifiée
Céfotaxime ou ceftriaxone + gentamicine
En cas d'infection nosocomiale ou associée aux soins : carbapénème
ou
pipéracilline/tazobactam et amikacine ± vancomycine ou linézolide si
suspicion de staphylocoque (dispositif vasculaire)
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Mesures
spécialisées
Mesures de réanimation standard :
§ Surveillance continue
§ Support vasopresseur
§ Évaluation hémodynamique
§ Prise en charge des défaillances d’organes
Contrôle du foyer infectieux :
§ Drainage d’un abcès intra-abdominal, d’un épanchement pleural purulent
§ Drainage des urines infectées en amont d’un obstacle
§ Drainage d’une angiocholite
§ Chirurgie d’une péritonite
§ Excision des tissus nécrotiques d’une DHBN
§ Ablation d’un dispositif intravasculaire infecté
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FICHE E-LISA N°332d
GÉNÉRALITÉS
Définition
Choc hypovolémique en rapport avec une perte extravasculaire de sang => insuffisance circulatoire
aiguë => diminution de la perfusion des organes et altération de l’oxygénation des tissus.
Le choc hémorragique :
§ Diminution brutale de la PA : PAS < 90 mmHg, ou baisse de 30% par rapport aux chiffres
habituels.
§ Anémie brutale
DIAGNOSTIQUER UN CHOC HÉMORRAGIQUE
Le choc hémorragique peut faire suite à une hémorragique extériorisée, dont le diagnostic est immédiat, ou bien à une
hémorragie occulte de diagnostic parfois plus difficile.
Diminution du
débit cardiaque
§ Tachycardie : FC > 100 bpm => mécanisme d’adaptation physiologique du système
sympathique.
§ Hypotension artérielle : PAS < 90 mmHg, ou PAM < 65 mmHg, ou diminution de plus de 30%
par rapport aux chiffres habituels
§ Autres signes peu spécifiques : pression pulsée pincée, pouls filant, aplatissement des veines
périphériques…
§ La SpO2 est longtemps conservée sauf si atteinte pulmonaire associée.
Réduction aiguë
de la masse
sanguine =
Anémie aiguë
§ Patient souvent pâle +++
§ Diagnostic sur la biologie délocalisée (HémoCue ou GDS) ou bien sur NFS.
§ Attention : l’hémogramme peut sous-estimer l’anémie en situation aiguë car la proportion
entre les éléments figurés et le plasma n’est pas modifié. La diminution de l'hémoglobine
n'apparaît donc que secondairement, suite au remplissage vasculaire et sous l'effet de la
stimulation sympathique, après qu'une partie du liquide interstitiel sera réintégrée dans
l'espace vasculaire.
Apprécier la
gravité
Signes d’hypoperfusion
périphérique
Souffrance d’organes Estimation des pertes
sanguines
Marbrures, allongement du
TRC, extrémités froides
Neurologique (confusion,
coma), rénal (oligurie, urines
foncées), cardiaque (DT, ACR
sur asystolie).
Interrogatoire + delta Hb +
profondeur de l’anémie.
La présence d’une
hypotension reflète une
perte de 30% de la masse
sanguine.
PRISE EN CHARGE
Traitements
d’urgence
1- Monitorage des paramètres vitaux, 2 VVP, salle de déchoquage et/ou réanimation.
2- Identifier la cause de l’hémorragie et contrôler le saignement : pression directe ou garrot si
hémorragie externe des extrémité, clamp pelvien si suspicion de fracture du bassin, appel du
chirurgien de garde en fonction de l’étiologie du saignement, appel du radio interventionnel
en cas d’hématome profond.
Item 332 – ÉTAT DE CHOC ; LE CHOC HÉMORRAGIQUE
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3- Premiers traitements symptomatiques : lutte contre l’hypothermie, remplissage vasculaire
par des cristalloïdes, transfusion sanguine avec un ratio CGR-PFC de 1-1 voire 2-1, correction
des anomalies de l’hémostase (CCP + vitamine K si ttt par AVK, …). Acide tranexamique dans
tous les chocs hémorragiques SAUF l’hémorragie digestive
4- Traitement étiologique.
§ Si hémorragie digestive on discutera la réalisation première d'une EODG ; en cas de
normalité, celle-ci sera complétée par la réalisation d'une rectosigmoïdoscopie voire
d'une coloscopie à la recherche d'une hémorragie digestive basse �
§ Si contexte traumatique :
- Si le malade est stable, on discutera la réalisation d'un scanner corps entier
injecté à la recherche d'une rupture d'organe plein, d'un hémopéritoine et/ou
d'une lésion artérielle
- Si patient très instable, on réalisera en urgence extrême une radiographie du
thorax, du bassin et une FAST-échographie. Le patient sera ensuite transféré au
bloc opératoire pour chirurgie première dite de damage control, qui comprend la
trilogie suivante : – chirurgie initiale de courte durée ou laparotomie minimale ; –
réanimation intensive de la défaillance hémodynamique et de la coagulopathie ; –
réintervention chirurgicale secondaire après stabilisation (généralement après
48– 72 heures) dite second look.
Examens
complémentaires
d’urgence
§ NFS – plaquettes.
§ GDS lactates et calcémie ionisée (cofacteur indispensable à toutes les étapes de la
coagulation = monitorage +++).
§ TP – TCA – Fibrinogène.
§ Groupe ABO – rhésus
§ Bilan standard : iono – urée – créatinine - BHC
§ Autres examens selon orientation : EOGD, fast écho, RxT, Rx bassin, scanner.
Étiologie du choc hémorragique :
SUSPICION DE CHOC HÉMORRAGIQUE
HÉMORRAGIE
EXTERIORISÉE
HÉMORRAGIE NON
EXTERIORISÉE
Absence de
traumatisme
Présence d’un
traumatisme
-Fast-écho
-Rx thorax + bassin
-TDM TAP injecté
-TDM TAP injecté GEU rompue
Hématome
Rupture d’anévrysme
Hémopéritoine
Hémothorax
Fracture/ Rupture Vx
Origine
digestive
Origine
gynéco-obst
Plaie
vasculairetraumatique
-EOGD
-Rectosig
-Revision uterine
-Utérotonique
-Examen sous valve
-Compression
-Garrot
UGD
Rupture varices oeso
Gastrite
Tumeur colo-rectale
Lésion cervico-vaginale
Placenta praevia
Atonie
Fracture
Plaie ouverte d’allure
vasculaire
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Principales
étiologies de
choc
hémorragique
Digestive Traumatisme Gynécoobstétricale Vasculaire Coagulopathie
Hémorragie
digestive haute :
UGD, RVO,
gastrite aigue,
Mallory Weiss,
tumeurs
malignes
œsogastriques,
anomalie
vasculaire.
Hémorragie
digestive basse :
CCR, polype,
colite,
hémorroïdes,
angiodysplasie
Plaie externe.
Rupture
d’organe creux.
Plaie vasculaire.
PE : HRP ou sous
capsulaire du
foie.
Hémorragie du
post partum.
GEU.
Rupture
d’anévrysme
aortique
Primitive
(rare ++)
Accident des
anticoagulants.
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FICHE E-LISA N°332e
GÉNÉRALITÉS
Définition
Incapacité de la pompe ventriculaire à générer un débit sanguin suffisant permettant aux organes
périphériques de subvenir à leurs besoins métaboliques.
Forme la plus grave de l’insuffisance cardiaque aiguë.
DIAGNOSTIQUER UN CHOC CARDIOGÉNIQUE
Diagnostic § Triade : Hypotension artérielle + signes d’hypoperfusion périphériques + signes
d’insuffisance cardiaque congestive.
§ Signes d’IVG (OAP) > signes d’IVD (TJ, RHJ).
§ Les signes congestifs droits peuvent apparaître en cas de dysfonction « gauche » retentissant
sur le ventricule droit, ou du fait d'une dysfonction primitive « droite ».
DÉMARCHE DEVANT UN CHOC CARDIOGÉNIQUE
Mesures
immédiates
§ Monitoring continu
§ VVP
§ Support respiratoire si nécessaire pour SpO2 > 94%
§ Appel du réanimateur et transfert (après stabilisation !!) vers un centre d’expertise dans la
prise en charge du choc cardiogénique
§ Remplissage vasculaire contre indiqué si choc avec OAP. Si choc avec signes droits isolés, un
remplissage prudent (500 mL de NaCl) est possible.
Examens
complémentaires
§ ECG : trouble de la repolarisation, trouble de la conduction, trouble du rythme
supraventriculaire ou ventriculaire
§ ETT : mesure le débit cardiaque (affirme le diagnostic), précise le mécanisme et oriente le
traitement étiologique (dysfonction ventriculaire gauche isolée ou droite isolée, ou biventriculaire, valvulopathie, tamponnade…).
§ Biologie : ionogramme sanguin urée créatinine, troponine, lactates, GDS, BHC, bilan
d’hémostase.
§ Radiographie thoracique
Raisonnement
étiologique
Dysfonction
myocardique
Baisse majeure de la contractilité myocardique par atteinte primitive du
myocarde.
Tableau d’IVG le plus souvent (OAP) +/- IVD et parfois globale.
ETT :
§ Hypokinésie voire akinésie du VG, segmentaire ou globale
§ Dilatation avec hypokinésie du VD
§ Dysfonction bi ventriculaire
Étiologies :
§ IDM +++ :
Mécanisme de choc dans l’IDM :
- Défaillance myocardique
- Rupture de pilier mitral responsable d'une insuffisance mitrale aiguë
- Rupture septale interventriculaire, responsable d'un shunt cardiaque
- Rupture de la paroi libre d'un ventricule, entraînant un
hémopéricarde massif et une tamponnade
- Rythmique, lié à la survenue d'une TV ou d'une bradycardie sévère
dans les cas de troubles de conduction type BAV de IIe ou IIIe degré
Item 332 – ÉTAT DE CHOC ; LE CHOC CARDIOGÉNIQUE
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