Arguments en faveur d’une EI :
§ Présence de végétation(s) = masse mobile, hyperéchogène, vibratile, appendue à la valve
§ Perforation valvulaire, rupture de cordage
§ Abcès péri-valvulaire ou septal, fistule
§ Désinsertion d’une prothèse valvulaire, fuite paraprothétique
Une échocardiographie normale n’élimine pas le diagnostic. En cas de forte présomption clinique
et de négativité de l’échocardiographie initiale :
§ Diagnostic positif d’EI parfois considéré et TTT ATB poursuivi
§ Échocardiographie répétée 7-10 jours plus tard, les anomalies pouvant être retardées
Stratégie
d’exploration
�
3 Examens sont à réaliser systématiquement :
1. Hémocs
2. Échocardiographie
3. ECG +++ : troubles de la conduction pouvant révéler une complication (abcès de l’anneau) ou
signes d’ischémie pouvant révéler des emboles coronariens
Autres examens complémentaires possibles :
§ Écho non contributive à bilan à compléter par un scan cardiaque, PET-Scan pour le diagnostic
positif
§ Bilan d’extension des complications emboliques
Recherche de
localisations
emboliques
�
Emboles retrouvés chez 45% des patients, pouvant concerner plusieurs organes et être responsables
de tableaux cliniques polymorphes, parfois bruyants, associés à des dysfonctions d’organe, ou au
contraire être parfaitement asymptomatiques. Lésions possibles : ischémiques (infarctus) cérébraux
ou périphériques, abcès ou anévrysmes infectieux (« mycotiques », en forme de champignon)
pouvant se compliquer d’hémorragie.
Complications à rechercher systématiquement par la clinique et les examens complémentaires.
Localisation en fonction de l’endocardite (cœur droit ou gauche) :
ETO : volumineuse végétation mitrale ETO : volumineuse végétation aortique*
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Localisation
(cœur G) Présentation Examens complémentaires
Cérébrales (25%,
2ème cause de décès)
Lésions ischémiques et/ou
hémorragiques
Abcès cérébraux
Anévrysme infectieux
IRMc IV +++, sinon TDMc
Angiographie si suspicion
d’anévrysme
Rate, rein et foie Abcès, infarctus TDM AP IV+ systématique
Cutanée Emboles, hémorragies en
flammèche
Aucun
Rachis Spondylodiscite IRM rachidienne, scan TAP
Coronaires Ischémie myocardique Coronarographie
Trajets artériels Anévrysmes infectieux Scan TAP
2 Examens systématiques en cas d’endocardite du cœur gauche :
1. IRMc
2. Scan TAP
En cas d’endocardite du cœur droit : embolies pulmonaires, souvent multiples et bilatérales,
responsables d’abcès et d’infarctus pulmonaires à angioscan thoracique systématique.
Complications
�
Principales causes de décès par ordre de fréquence :
1. Complications cardiaques
2. Localisations emboliques cérébrales
Autres complications pouvant mettre en jeu le pronostic vital et/ou fonctionnel :
1. Complications cardiaques :
§ Insuffisance cardiaque aiguë, pouvant être le retentissement d’une fuite valvulaire ou
paraprothétique sévère.
§ Tbs de la conduction pouvant compliquer un abcès intracardiaque
§ Embolie coronarienne
§ Fistule intracardiaque
3. Complications cérébrales : emboliques (AVC ou AIT), rupture d’un anévrysme infectieux
responsable d'une hémorragie intracrânienne à décès ou séquelles neuro
4. Complication ophtalmologique : tâche de Roth : exudats hémorragiques au FO
5. Complications infectieuses :
§ Sepsis et choc septique, associés à une morbi-mortalité importante
§ Abcès périphériques pouvant nécessiter un drainage chirurgical
6. Autres complications emboliques :
§ Localisations emboliques spléniques à l'origine de rupture splénique
§ Spondylodiscites pouvant se compliquer d’une compression médullaire
§ Ischémie aiguë de membre
§ Anévrysme infectieux à risque de rupture
§ EP dans le cadre d’une EI du cœur droit
§ Embolie splénique
Taches de ROTH
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Les facteurs de mauvais pronostic sont l'existence de comorbidités, l'âge, une implication de germes
à haut risque (S. aureus ++, Candida albicans) et la survenue de complications cardiaques et
neurologiques.
PRISE EN CHARGE
ATB probabiliste
�
3 Indications d’ATB probabiliste juste après la réalisation des hémocs :
1. Sepsis/choc septique
2. Forte suspicion clinique (++ si images évocatrices à l’écho)
3. Indication de chir valvulaire urgente
Sinon, retarder l’antibiothérapie et la débuter quand les hémocs sont positives, puis adapter
2ndairement.
Place des ATB
�
Objectifs de l’ATB :
§ À court terme, contrôler la bactériémie pour traiter ou prévenir un sepsis
§ Obtenir l’éradication microbienne définitive au niveau de l’endocarde/végétation et des
emboles
§ Éradiquer la porte d’entrée
Stratégie antiinfectieuse
�
Efficacité des ATB évaluée par :
§ Clinique : régression des signes infectieux, de sepsis ou de localisations 2ndaires
§ Bactério : négativation des hémocs
µ Lésions d’imagerie parfois persistantes donc écho non fiable pour le suivi
NB : Il n’existe pas de critères de guérison formel à seul l’absence de rechute permet de conclure à
la guérison
PEC de la porte
d’entrée
�
À rechercher systématiquement, de façon orientée par l’agent infectieux identifié :
Germe Examens TTT/Prévention
Staphylococcus aureus Examen dermato complet Soins locaux, drainage d’abcès…
Staphylococcus aureus
Staphylocoque blanc
ETT + ETO Ablation de matériel
endovasculaire
Avis cardio + chir
Staphylococcus aureus
Staphylocoque blanc
Candida
Ablation et mise en culture du KT
Doppler vasculaire à la recherche
d’une thrombose de KT
Ablation des voies (KT) +++
Streptocoques oraux et
bactéries HACEK
Orthopantomogramme et
examen dentaire en
systématique
Traitement de tout foyer
infectieux
Hygiène buccodentaire +++
Streptococcus
gallolyticus
Entérocoques
Coloscopie totale systématique
Imagerie abdo/voies biliaires
Ablation de polypes, de
néoplasie dig, drainage de voies
biliaires…
Entérocoques ECBU + imagerie du tractus
urinaire
Traitement d’une infection
urinaire
Embole splénique
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Éducation
thérapeutique
�
ATCD d'EI = haut risque de récidive à éducation à la prévention primordiale. Objectifs :
§ Prévenir les portes d’entrée :
- Dentaire : bon état bucco-dentaire, consult odonto 2 fois / an
- Cutanée : hygiène cutanée (désinfection des plaies, soins appropriés), éviter toute
effraction (piercing, tatouage, acupuncture…), PEC d’une toxicomanie IV, limiter les
gestes invasifs, dont endovasculaires (KT, VVC) et les VVP
§ Assurer un suivi cardio régulier
§ Connaître la CAT en cas de fièvre = consulter un médecin et explorer toute fièvre sans cause
évidente par la réalisation des hémocs et le bon usage des ATB (pas de TTT à l’aveugle)
Place de l’antibioprophylaxie
�
Rationnel :
§ EI dans les suites d’une bactériémie, pouvant faire suite à un acte à risque (certains soins
dentaires)
§ Plupart des bactéries d’origine dentaire sensibles à des ATB de spectre « étroit » comme l’amox
§ Objectif de l’antibioprophylaxie = limiter la survenue ou la durée de la bactériémie en
administrant un ATB juste avant le geste à risque, afin d’obtenir le pic de concentration au
moment de l’épisode de bactériémie
Indication = antibioprophylaxie justifiée uniquement lorsque 2 conditions sont réunies :
§ Patient à haut risque d’EI = cardiopathie du groupe A
§ Soins dentaires à haut risque = gestes nécessitant une manipulation de la gencive ou de la
région péri-apicale ou une effraction muqueuse
Dans toutes les autres situations (autres cardiopathies ou autres procédures portant sur les voies
aériennes, digestives, urinaires ou cutanées), l’antibioprophylaxie n’est pas justifiée.
Modalités :
§ Amoxicilline per os en dose unique dans l’heure précédent le geste
§ En cas d’allergie : clindamycine
§ Patients à haut risque porteurs d’une carte à présenter avant toute procédure bucco-dentaire
LÉSIONS CARACTÉRISTIQUES À L’ETT
« L’endocardite DEPRAVÉ »
• DEsinsertion de prothèse
• Perforation
• Rupture de cordage
• Abcès péri-annulaire (30% !) et abcès septal
• VÉgétation : masse mobile, finement mobile, retard de 8 jours par rapport à la fièvre
� Coups de pouce du rédacteur :
- L’endocardite revêt différentes formes cliniques qui peuvent être isolés donc à bien connaître
- Classer les patients à risque groupe A ou B + antibioprophylaxie
- Hémocultures négatives + conduite à tenir
C’est un chapitre qui tombe souvent à maîtriser +++
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FICHE E-LISA N°154
Épidémiologie
�
Bronchite aiguë : inflammation aiguë des bronches et bronchioles, le + souvent de nature
infectieuse, sans atteinte du parenchyme pulmonaire et notamment des alvéoles
10 millions/an en France, ⬈ en période hivernale, principalement virale 90% (rhinovirus, influenza,
adénovirus, VRS…)
Diagnostic
�
➞ Diagnostic uniquement clinique :
§ Parfois précédé d’une infection des VAS : rhinite, pharyngite
§ Toux initialement sèche, d’évolution prolongée (plusieurs semaines)
§ Douleur thoracique bronchique : brûlure rétro-sternale, notamment à la toux
§ Expectoration muqueuse, secondairement purulente (non synonyme d’infection bactérienne)
§ Signes généraux inconstants : Fièvre, symptômes viraux (céphalées, myalgies,
§ Auscultation : râles bronchiques ou normale, absence de foyer localisé (= signe négatif
important)
§ Aucun examen complémentaire n’est justifié !!
� Si doute sur une pneumonie, une radiographie thoracique de face doit être réalisée.
Traitement
�
§ Évolution spontanément favorable : disparition de la fièvre en 3 jours si présente, disparition
des symptômes en 10 jours
§ TTT ambulatoire, symptomatique : paracétamol ➞ ne pas utiliser de corticoïdes, AINS,
mucolytique, pas d’antibiothérapie (≠ si patient BPCO)
Bronchite trainante du fumeur = signe d’alarme d’une BPCO
PNEUMONIE AIGUË COMMUNAUTAIRE (PAC)
Définition Infection du Parenchyme pulmonaire d'acquisition communautaire
Épidémiologie
�
Pneumonie aiguë communautaire = processus infectieux aux dépens du parenchyme pulmonaire,
acquise en milieu extrahospitalier ou se déclarant < 48h après l’admission en hôpital
§ Fréquent = 500.000 cas/an en France, potentiellement grave, coût élevé (15-20%
d’hospitalisation), 1e cause de décès par infection
§ FdR principaux : tabac, âge > 65 ans, comorbidités
Potentiellement grave : 5% de mortalité moyenne = 3% ambulatoire, 7% hospitalisé, 40% sujet âgé
institutionnalisé
GÉNÉRALITÉS �
Les infections respiratoires comprennent les infections respiratoires :
§ Hautes : rhinopharyngite, otite, sinusite, angine, laryngite… (qui ne sont pas l’objet de cet item), et
§ Basses : atteinte des voies aériennes sous-glottiques.
Les infections respiratoires basses (IRB) communautaires (≠ nosocomial) de l'adulte comportent 3 entités :
§ Bronchite aiguë,
§ Exacerbation aiguë de Bronchopathie Chronique Obstructive (BPCO) et
§ Pneumonie aiguë communautaire (PAC)
Les IRB nosocomiales et de l’immunodéprimé sont particulières quant à leurs mécanismes physiopathologiques et aux
agents infectieux impliqués.
BRONCHITE AIGUË DU SUJET SAIN
Item 154 – INFECTIONS BRONCHO PULMONAIRES
COMMUNAUTAIRES
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Physiopath
�
Physiologiquement, la charge infectieuse des VAI est très faible grâce aux barrières qui forment la
défense des voies aériennes.
Ces barrières sont :
§ Mécaniques passives : VAS (nez, cornets, pharynx), films liquidiens, épithéliums
§ Mécaniques actives : tapis mucociliaire bronchique, réflexe de toux, réflexe épiglottique
§ Enzymatiques : amylase salivaire, film liquidien bronchique, film intra-alvéolaire
§ Immunologiques : Ig de surface, cytokines pro- et anti-inflammatoires, macrophages
alvéolaires, polynucléaires neutrophiles.
Les infections respiratoires sont donc liées à une dérégulation de ces barrières permettant
l'accroissement de la charge infectieuse.
FDR d’altération des barrières physiologiques :
§ Tabac
§ Trouble de la conscience
§ OH
§ Age
§ Diabète
§ ID
è En fonction du niveau de défaillance de ces barrières, l'infection va se développer, avec un
tableau clinique de bronchite dans le cas d'une infection limitée aux voies aériennes proximales et
de pneumonie dans le cas d'une infection étendue aux alvéoles, constituant la forme la plus évoluée
d'infection du système respiratoire.
Diagnostic
Clinique
�
Typiquement, s’associent :
§ Fièvre persistante > 3 jours
§ Signes respiratoires : toux, expectorations, polypnée, dyspnée, douleur thoracique
pleurale
§ Foyer auscultatoire (= syndrome de condensation pulmonaire) : râles crépitants, ⬊
MV (murmure vésiculaire), souffle tubaire au sein de la condensation, matité, ⬈ des
vibrations vocales
Signes de complications :
§ Pleurésie : syndrome pleural = diminution du murmure vésiculaire ; abolition des
vibrations vocales ; matité ; et éventuellement souffle pleurétique
§ Abcès pulmonaire : AEG importante ; expectorations abondantes (« vomique ») ;
hémoptysie possible.
ATTENTION : l’auscultation peut être normale.
Imagerie
� Radiographie Pulmonaire = Systématique : confirmation diagnostique, avec un retard
radiologique sur la clinique
§ Pneumonie alvéolaire : opacité systématisée, segmentaire ou lobaire, de densité
homogène, bien limitée ± bronchogramme aérique
§ Pneumonie interstitielle : opacités infiltratives mal ou non systématisées, uni- ou
bilatérale
§ Pneumonie micronodulaire : dissémination de nodules de 10-15 mm, non
homogènes, péri-hilaires
§ Complication : pleurésie, abcès, atélectasie �
� TDM thoracique : n’est pas indiquée en première intention dans les pneumonies
aiguës communautaires (PAC).
Elle peut être justifiée, selon la présentation, pour :
§ Confirmer le diagnostic, si la radiographie de thorax n’est pas suffisante,
§ Préciser une complication (épanchement pleural, abcès),
§ Rechercher une tumeur,
§ Éliminer un diagnostic différentiel (EP).
=> A réaliser avant l’endoscopie bronchique (création de fausses images infiltratives)
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Biologie
�
PAC ambulatoire :
§ Pas de biologie +++ �
PAC hospitalisée : Bilan minimum = NFS, ionogramme sanguin, créatininémie, bilan
hépatique, CRP, GDS si mauvaise tolérance ou hypoxémie + proposer une sérologie VIH
En secteur conventionnel :
§ Hémoculture,
§ ECBC interprétable si critères cytologiques de qualité respectés (PNN > 25/champ,
cellules épithéliales < 10/champ)
§ ± antigénurie Legionella si signes ou contexte évocateur (symptômes évocateurs,
instabilité hémodynamique, hypoxémie ou situation épidémique)
§ PCR multiplex en période épidémique (automne/hiver)
=> PAS d’antigénurie pneumocoque �
En USI/réanimation :
§ Idem + antigénurie Legionella et pneumocoque ≥ 5 ans systématique (non
contributive avant) ± prélèvement respiratoire si patient intubé
§ PCR multiplex sur prélèvement nasopharyngé systématique : pr rechercher
principaux virus respiratoires (influenza, rhinovirus, virus respiratoire syncytial,
métapneumovirus humain, parainfluenza, adénovirus, SARS-CoV-2…),
PAC patient immunodéprimé :
§ Hémocultures, PCR CMV sanguine, antigénémie aspergillaire
§ ECBC,
§ PCR multiplex sur prélèvement nasopharyngé (d'autant plus en période
épidémique)
§ Selon contexte :
§ PCR bactéries atypiques si signe ou contextes évocateurs
§ Antigénurie Legionella et antigénurie pneumocoque si signe ou contextes
évocateurs
§ Liquide pleural : si épanchement
§ Recherche de Pneumocystis sur expectoration induite ou fibroscopie bronchique
§ Antigène ß-D-glucane
§ Envisager fibroscopie bronchique pour prélèvement profond dirigé.
A réaliser de préférence avant d’initier l’antibiothérapie. La recherche d’antigènes solubles
urinaires (légionnelle & pneumocoque) n’est en revanche pas décapitée par une
antibiothérapie préalable. Les investigations microbiologiques ne doivent JAMAIS retarder
l’antibiothérapie (on ne s’acharne pas à attendre, pour débuter l’antibiothérapie, un ECBC
chez un malade qui ne crache pas !)
Signes de
gravité
�
Hospitalisation en secteur conventionnel si :
§ Altération des fonctions supérieures (= troubles de la vigilance)
§ FR > 30/mn
§ TA systolique < 90 mmHg
§ FC > 120 bpm
§ Température > 40°
§ Signes associés : cyanose, tirage, marbrures
Hospitalisation en USI/réa si :
Soit un des deux critères majeurs :
§ Choc septique nécessitant des vasopresseurs
§ Insuffisance respiratoire aiguë nécessitant une intubation
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Soit trois des 9 critères mineurs :
1. FR ≥ 30/min
2. PaO2 /FiO2 ≤ 250
3. Atteinte bilatérale ou multilobaire ou progression radiologique (augmentation > 50% en 48h)
4. Confusion/désorientation
5. ↑ Urémie
6. Leucopénie < 4.000/mm3
7. Thrombopénie < 100.000/mm3
8. Hypothermie < 36°
9. Hypotension nécessitant un remplissage
Aux urgences ➞ Aide du score CRB 65 pour évaluer rapidement le patient : uniquement clinique
Critères du score CRB 65 Conduite à tenir
C : Confusion
R : Fréquence respiratoire ³ 30 / mn
B : Pression artérielle systolique < 90 mmHg ou
Pression artérielle diastoliques £ 60 mmHg
65 : Age* ³ 65 ans
0 critère : traitement ambulatoire
possible
³ 1 critère : évaluation à l'hôpital
C pour confusion, R pour respiratoire, B pour blood pressure et 65 pour 65 ans.
* Plus que l'âge civil, l'âge physiologique - notamment chez les patients sans comorbidité - est à prendre
en compte
Outre les signes de gravité, hospitalisation recommandée si :
§ Échec d’une PEC ambulatoire
§ Décompensation de comorbidité (IC, diabète, insuffisant respiratoire …)
Situation à risque de non prise du traitement : Institution, isolement social, condition socioéconomique défavorable, inobservance prévisible
Formes
cliniques
�
Pneumonie à pneumocoque
§ Pathogène le plus fréquemment retrouvé au cours des PAC hospitalisées (50%)
§ Typiquement responsable de pneumonie franche lobaire aiguë (PFLA)
➞ PAS de contamination interhumaine
➞ Sans caractère épidémique : isolement inutile �
Évolution : Potentiellement sévère ➞ toujours considérée comme PAC grave ± compliquée d’un
épanchement pleural : para-pneumonique aseptique (réactionnel) ou pleurésie purulente
Clinique :
§ Début brutal, bruyant, T° élevée, malaise général,
§ Signe Tx +++ : douleur Tx, expectoration saumonée
§ Parfois compliquée par un épanchement pleural → ponction
§ Épanchement parapneumonique aseptique (réactionnel)
§ Pleurésie purulente → Drainage systématique /!\
Bio : Aspécifique, sd inflammatoire (hyperleucocytose à PNN, ↑ PCT)
RxT : Condensation alvéolaire systématisée avec bronchogramme aérien �
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� Diagnostic microbiologique : ECBC / hémoc ➞ au direct : CG+ en chaînettes (diplocoques), Ag
urinaire pneumocoque +
Traitement : Amoxicilline en 1ère intention
Fréquence élevée de résistance aux Macrolides (30 %)
Pneumonie atypique
§ Bactéries à développement intracellulaire : Mycoplasma pneumoniæ, Chlamydophila
Chlamydophila psittaci (pas de culture possible)
§ Diagnostic par PCR et/ou Sérologie (rétrospectif → apparition d'Ac sur 2 prélèvements sanguins
à 2 semaines d'intervalle)
§ Les plus fréquentes des PAC non sévères du sujet jeune, PEC en ville
§ Transmission interhumaine par inhalation ➞ Contexte épidémique notamment en collectivité
++
§ Sujet jeune ++ < 40 ans
§ Début progressif (2 – 3 J) Peu bruyant, non grave
Clinique : Signes ORL, Polyarthralgies, Diarrhée, Éruption
cutanée
Évolution : PAC non sévère PEC en ville
Bio : Cytolyse hépatique, anémie hémolytique (agglutinine
froide)
RxT : Opacités interstitielles multifocales, souvent
bilatérales
� Diagnostic microbiologique : PCR (sécrétion respi), virage sérologique (dosage d’Ac sur 2 plvts à
2 sem. d’intervalle, diagnostic rétrospectif)
Traitement : Non-réponse aux bêtalactamines
§ Macrolide, en 1ère intention = ATB de référence
§ Fluoroquinolones = alternative
Pneumonie à M. pneumoniæ
.
PNEUMOPATHIE FRANCHE
LOBAIRE AIGUË (opacités
alvéolaires systématisées du lobe
supérieur droit) + Bronchogramme
PFLA droite
Opacités alvéolaires
systématisées du lobe moyen
(disparition du bord droit du
cœur)
PFLA droite
Profil droit : atteinte du
lobe moyen.
Opacités antérieures
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Légionellose – MALADIE À DÉCLARATION OBLIGATOIRE ++
§ Legionella spp et Legionella pneumophila : différents sérogroupes (BGN)
§ Un des 2 germes (avec pneumocoque) les + fréquents de PAC graves en réa
§ Contamination par inhalation d’aérosol d’eau contaminée (réseaux d’eau chaude collectifs mal
entretenus, climatisations tours aéroréfrigérantes, système ttt d’air)
➞ Contexte épidémique : situation à risque : voyages, therme, exposition à l’eau/aérosol contaminé
➞ Pas de contamination interhumaine : isolement inutile �
§ Déclaration obligatoire à l’ARS : Cas nosocomiaux et cas sporadiques
➞ enquête autour du cas index (circuit de distribution d’eau)
§ FdR : sujet âgé, comorbidités, tabagisme, immunodépression
Clinique :
§ Début rapidement progressif, bruyant, dissociation pouls-température
§ PAS de signe d’ORL
§ Myalgies ++
§ Digestifs ++ : diarrhée, douleur abdo, vomissement
§ Neuro + : confusion, hallucination Bradycardie
Évolution : PAC grave
Bio : Cytolyse hépatique, Insuffisance rénale, hyponatrémie, rhabdomyolyse (CPK ↑)
RxT : Condensation systématisée ou Opacités multifocales, bilatérale
� Diagnostic microbiologique :
§ AgU légionnelle : ne détecte que L. pneumophila sérogroupe 1 (Se : 90 à 95%), positive à J2/J3
après le début des signes cliniques ➞ 2 tests négatifs à 72h d’intervalle excluent le diagnostic
(90% de certitude). Sa positivité n’est pas modifiée par l’ATB préalable et persiste ≈ 2 mois après
l’exposition.
§ Culture (pvt respi, sur milieu spécifique) : seule technique permet l’identification de la souche
(diagnostic et enquête épidémio). A faire si forte suspicion, qq soit l’AgU.
§ Autres : PCR (pvt respi), sérologie (peu utilisée, diagnostic rétrospectif) ➞ infections à L.
pneumophila d’autres sérogroupes
Traitement : macrolide et/ou fluoroquinolone en mono ou bithérapie, durant 8-21 J
➞ Non-réponse aux bêtalactamines
➞ Les modalités varient selon la gravité clinique et le terrain (immunodéprimé ou non)
Légionellose grave
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Pneumonie virale
Principaux virus :
§ Virus influenza (type A, B et plus
rarement C). Parmi les virus A,
les sous-types H1N1/H3N2 sont
actuellement prédominants
§ Paramyxovirus (VRS,
parainfluenza et
métapneumovirus humain)
§ Adénovirus
Transmission interhumaine par
inhalation
➞ Contexte épidémique : Période
automne hiver (de nov-déc à marsavril)
Clinique :
§ Début brutal, fièvre élevée
parfois le V grippal (début brutal,
↓ à la 48H, puis ↑ au J3-4)
§ Sd grippal (fièvre, asthénie,
myalgies, céphalées) ± signes
ORL (conjonctivite, rhinite) ±
digestifs (diarrhées, dl abdo) ±
éruption cutanée. Rares :
encéphalite virale, myocardite.
Évolution : généralement favorable,
plus rarement pneumonie grippale
grave (SDRA)
RxT : Opacités non systématisées,
bilatérales, ± confluentes au niveau
hilaire : aspect proche d’un OAP
cardiogénique.
� Diagnostic microbiologique : PCR
grippale (simplex ou multiplex) sur
écouvillon nasopharyngé (ou prlvt
respi profond) ➞ À réaliser largement
chez les sujets hospitalisés pour PAC
en période épidémique
Traitement :
§ Inhibiteurs de la neuraminidase
(oseltamivir, zanamivir)
§ Prévention par la vaccination
antigrippale chez les sujets à
risque
NB : il faut néanmoins une ATB
probabiliste en attendant les résultats
microbiologiques.
Cas particulier de la COVID-19
Coronavirus SARS-CoV-2
Transmission interhumaine pandémique depuis 2020.
PAS de déclaration obligatoire à l’ARS !
Clinique :
§ Sd grippale (fièvre, toux sèche, asthénie, courbatures,
maux de tête, dyspnée et douleurs thoraciques).
§ Symptômes extra-respiratoires : signes ORL (anosmie,
dysgueusie) ; digestifs (douleurs abdominales, nausées,
diarrhées) ; cutanés (pseudo-engelures) et oculaires
(conjonctivite).
Évolution : variable allant de l’absence de symptômes à la
pneumonie sévère hypoxémiante avec SDRA (cf item 359),
notamment en cas d’âge avancé, d'obésité, de diabète et
d'hypertension.
RxT : Plages de verre dépoli non systématisées à
prédominance sous-pleurale, et à un stade plus tardif,
condensations alvéolaires.
� Diagnostic microbiologique :
§ PCR multiplex sur écouvillon nasopharyngé de J0-J14,
§ Sérologie > J14
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1. Antibiothérapie probabiliste et urgente ;
2. Pneumocoque est la bactérie la + fréquente => cibler systématiquement +++ :
§ Si grave : doit aussi couvrir la légionnelle
§ Si inhalation : doit couvrir également streptocoques, anaérobies, S. aureus, entérobactéries
§ Si pneumonie en période grippale : doit couvrir également S. aureus, H. influenzae et les
streptocoques du groupe A
3. Systématiquement réévalué à ≥ 48-72h (sauf rares cas très évocateurs de pneumonie à bactérie
atypique du sujet jeune traitée en ambulatoire)
4. Durée = 7 jours (sauf légionellose sans signe de gravité = 8 jours, légionellose grave = 14 jours,
légionellose de l’immunodéprimé = 21 jours)
PAC en ambulatoire : �
PAC en hospitalisation en secteur conventionnel : �
8 CG+ à l’examen direct de l’ECBC et/ou antigénurie pneumocoque positive et antigénurie Légionnelle négative.
PAC en USI/réa : �
Cas général
C3G (cefotaxime IV ou ceftriaxone IV)
+
macrolide IV ou FQAP°
Facteurs derisquedePseudomonas æruginosa*
piperacilline/tazobactam ou C4G
(céfépime) ou carbapème (méropenème,
imipenème/cilastine)
+ amikacine ou tobramycine (max 3 jours)
+macrolide IV ouFQAP IV (lévofloxacine)
* bronchectasies, ATCD d’EA BPCO dues à P. æruginosa
° lévofloxacine
Tableau 8 : Antibiothérapie probabiliste des PAC en hospitalisation conventionnelle
1ère choix si échec à 48-72 h
Pneumocoque suspecté
ou documenté8
Tous âges Amoxicilline Réévaluation
Pas d’argument en
faveur du pneumocoque
Sujet jeune Amoxicilline
Pristinamycine
(alternative)
Association à un
macrolide ou switch par
Pristinamycine
Réévaluation
Sujet âgé (y
compris en
institution) ou
avec
comorbidité(s)
Amoxicilline/acide
clavulanique
ou
ceftriaxone
ou
FQAP
Réévaluation
Tableau 9 : Antibiothérapie probabiliste des PAC en soins intensifs / réanimation
Cas général C3G (cefotaxime IV ou ceftriaxone IV)
+
macrolide IV ou FQAP°
Facteurs de risque de Pseudomonas aeruginosa * piperacilline/tazobactam ou C4G (céfépime) ou
carbapème (méropenème, imipenème/cilastine)
+ amikacine ou tobramycine (max 3 jours)
+ macrolide IV ou FQAP IV (lévofloxacine)
* bronchectasies, antécédents d’exacerbations de BPCO dues à Pseudomonas aeruginosa
° lévofloxacine
Cas particuliers
Cifibéidliilldl’ATBdit16/21
macrolides PO6 + / − + + − − + / −
apparentés macrolides
PO(pristinamycine)
+ + + + + / − + / − +
FQAP PO (lévofloxacine à
préférer à moxifloxacine)7
+ + + + + + + / − + / −
imidazolés PO
(métronidazole)
− − − + + −
Tableau 7 : Antibiothérapie probabiliste des PAC en ambulatoire
Sujet sain sans signe de gravité AMOXICILLINE ou MACROLIDE
Pristinamycine (alternative) Pristinamycine (alternative)
si échec à 48-72 heures switch
Sujet avec comorbidité ou
Sujet âgé ambulatoire (hors institution)
Amoxicilline/acide clavulanique ou ceftriaxone ...(ou FQAP)
si échec à 48-72 heures hospitalisation
4 95% des souches de Staphylococcus aureus sécrètent une pénicillinase qui confère la résistance à l’amoxicilline; mais la méticilline
(oxacilline) reste active, ainsi que l’association amoxicilline/ac.clavulanique ou les C3G (moindre activité)
5 ceftazidime a une activité insuffisante sur les cocci Gram positif (pneumocoque, S. aureus)
6 attention aux risques d’interaction médicamenteuse avec les macrolides
7 les fluoroquinolones anti-pneumococciques (FQAP) sont à utiliser avec prudence, et seulement en l’absence d’alternative, du fait de
la progression des résistances aux fluoroquinolones et de l’impact écologique de cette classe. Les FQAP ne doivent pas être prescrites
si le malade a reçu une fluoroquinolone, quelle qu’en soit l’indication, dans les 3 derniers mois. Si la lévofloxacine a fait la preuve de
son efficacité clinique dans les légionelloses graves en réanimation, les macrolides doivent être préférés dans les légionelloses non
graves. Attention aux précautions lors de l’utilisation des fluoroquinolones [prudence chez les sujets âgés sous corticothérapie par voie
générale car risque accru de tendinopathie, pas d’exposition au soleil, prévenir le patient du risque de tendinopathie (nécessité de
stopper le traitement et consulter si douleur tendineuse)].
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Cas particuliers :
Co-infection bactérienne au cours de la
pneumonie grippale
Pneumonies abcédées
L’ATB doit nécessairement inclure S.
pneumoniæ et SAMS
➞ Augmentin ;
➞ Alternative : pristinamycine (ou FQAP).
➞ Augmentin ;
➞ Alternative : C3G (ceftriaxone ou cefotaxime) +
métronidazole
Traitements associés :
Traitement antigrippal probabiliste doit être associé en cas de suspicion clinique d’infection grippale
chez le patient hospitalisé en période épidémique :
§ Oseltamivir PO dose curative pdt 5 jours (n’exonère bien sûr pas du traitement antibiotique)
§ Kinésithérapie respiratoire de drainage bronchique systématique
Le bénéfice de la corticothérapie systémique au cours de la PAC n’est pas démontré.
Réévaluation
systématique
��
Le traitement d’une pneumonie aiguë communautaire (PAC) doit être systématiquement réévalué à
48 – 72h.
L’évolution est défavorable si les symptômes persistent ou s’aggravent.
Si évolution défavorable :
§ Chez un patient ambulatoire : switch de l’antibiothérapie (amoxicilline ↔ macrolide), et une
hospitalisation est indiquée en cas de 2ème échec.
§ Chez un patient hospitalisé : rechercher la cause d’échec de l’antibiothérapie :
- Une complication est apparue : pleurésie, abcès, pneumonie rétentionnelle ;
- Mauvaise observance ;
- Problème d’absorption ou diffusion de l’antibiotique ;
- Germe est hors du spectre de l’antibiothérapie : germe résistant, BK, pneumocystose ;
- Ce n’est pas une PAC : selon contexte penser à l’EP, une maladie systémique en poussée,
un cancer �, une infection fongique, etc.
La fièvre a une autre cause : veinite, infection urinaire, complication thrombo-embolique, néoplasie
associée, etc…
Complications
�
Complications loco-régionales :
§ Complications pleurales :
- Épanchement para-pneumonique non compliqué
- Épanchement para-pneumonique compliqué = pleurésie purulente = empyème pleural
§ Complications pulmonaires :
- Abcès
- Atélectasie
Complications générales :
§ Décompensation d’une affection chronique sous-jacente, dont insuffisance respiratoire
§ Complications septiques : méningite, abcès, choc septique, etc…
Prévention
��
La prévention individuelle et collective de la transmission des agents infectieux repose sur :
§ Pour les patients ambulatoires :
- Arrêt de travail
- Repos à domicile
- Hygiène : couverture de la bouche et du nez lors de la toux, mouchoirs à usage unique
dans une poubelle fermée, lavage des mains, préconisation de port du masque en cas de
sortie du domicile.
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§ Pour les patients hospitalisés ou institutionnalisés :
- Hospitalisation en chambre individuelle avec précautions complémentaires respiratoires
selon l’agent impliqué (par ex. précautions gouttelettes pour la grippe ; précautions air
pour la tuberculose)
- Hygiène : couverture de la bouche et du nez lors de la toux, mouchoirs à usage unique
dans une poubelle fermée, préconisation de port du masque en cas de sortie de la
chambre pour le patient, lavage des mains ou friction avec solution hydro-alcoolique,
désinfection des surfaces.
§ Si cas groupés de grippe en institution pour sujets âgés : discuter traitement prophylactique
post-exposition
Vaccination anti-pneumococcique : �
Enfant < 5 ans
§ Cas général < 2 ans : vaccin conjugué 13-valents à 2 mois et 4 mois avec
rappel à 11 mois
§ Enfant à risque :
- < 2 ans : ajout d’une injection de VC13 à l’âge de 3 mois.
- De 2 à 5 ans : vaccin 23-valent à l’âge de 24 mois
Enfant > 5 ans
Adulte
§ Immunodéprimé : asplénie, déficit immunitaire héréditaire, VIH+,
transplantation, traitement immunosuppresseur, corticothérapie
§ Syndrome néphrotique
§ Brèche ostéoméningé ou implant cochléaire
§ Insuffisance cardiaque
§ Insuffisance respiratoire chronique, BPCO, emphysème, asthme sévère
§ Insuffisance rénale
§ Hépatopathie chronique
§ Diabète non équilibré
➞ VC 13-valent puis VP 23-valent à 8 semaines �
Un rappel par le VP 23 pourra être proposé 5 ans après si le risque persiste.
§
SIGNES DE GRAVITÉ D’UNE PNEUMOPATHIE
« TITI CRI CAR il A MAL »
• Trouble de la conscience
• Inhalation pneumopathie
• Température < 35° ou > 40°
• Insuffisance rénale
• Cardiaque fréquence anormale
• Respiratoire fréquence anormale
• I : HYpotension
• Choc
• Atcd de pneumopathie
• Réduction des défenses immunitaires (ID)
• Anémie
• Multi lobaire
• Acidose
• Légionellose
� Coups de pouce du rédacteur :
- Apprendre par cœur cet item (tombé aux ECN 2017/2019/2020/2021 et 2022) !!
- Savoir parfaitement analyser une radiographie thoracique, car les rédacteurs des ECN en mettent
quasiment tous les ans, en particulier en pédiatrie.
- Dès qu’une pneumonie est grave : penser systématiquement légionelle et grippe ++
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FICHE E-LISA N°155
DÉFINITION
Mycose
superficielle
�
Mycose : infection provoquée par des champignons ou mycètes microscopiques ;
Mycose superficielle : mycoses qui touchent la peau, les phanères (ongles, cheveux et poils) et les
muqueuses, en particulier au niveau digestif et génital
Panaris
�
Infection du repli unguéal, principalement liée à Staphylococcus aureus,se manifestant par des douleurs
pulsatiles de l'extrémité d'un doigt.
Abcès
�
Collection purulente localisée dans le derme et/ou l’hypoderme
Dermohypodermite
bactérienne non
nécrosante et
nécrosante
�
Définition
�
Dermohypodermite bactérienne non nécrosante (DHBNN) : infection aiguë non
nécrosante d’origine bactérienne, intéressant le tissu cutané, principalement due au
streptocoque β-hémolytique du groupe A (Streptococcus pyogenes). Leur extension est
limitée à la peau (derme et hypoderme).
Dermohypodermite bactérienne nécrosante (DHBN) et fasciites nécrosantes (FN) :
infections nécrosantes du derme et de l’hypoderme pouvant atteindre le muscle, avec
production d’endo- et d’exotoxines, mettant en jeu le pronostic vital. Il s’agit d’une
urgence médicochirurgicale. (L’atteinte musculaire peut survenir tardivement).
Épidémiologie
�
Dermohypodermite bactérienne
non nécrosante
Dermohypodermite
bactérienne nécrosante
Épidémiologie
Chez l'adulte,
Incidence estimée en France entre
10 et 100 cas pour 100.000
habitants
Prédominance féminine
Age moyen de 60-65 ans
Chez l'enfant,
Survient chez des enfants
antérieurement sains et plutôt
jeunes, âgés de moins de 3 ans
Chez l'adulte,
Incidence estimée à de
0,4/100.000/hab, avec une
augmentation après 50 ans.
Chez l'enfant,
Prévalence estimée à 0,8 par
million de patients par an
Facteurs de
risque
Chez l'adulte,
Locaux : ulcère de jambe,
Intertrigo inter-orteils, plaie,
lymphœdème (insuffisance
lymphatique), insuffisance
veineuse, antécédent d'érysipèle
Généraux
Obésité
Chez l'adulte,
Âge élevé
Comorbidités associées :
diabète, insuffisance
cardiaque, insuffisance
hépatocellulaire, insuffisance
rénale, obésité, homme
Chez l'enfant,
- porte d'entrée cutanée :
traumatisme, morsure
- la varicelle
- une immunodépression
Item 155 – INFECTIONS CUTANÉO-MUQUEUSES ET DES
PHANÈRES, BACTÉRIENNES ET
MYCOSIQUES DE L’ADULTE ET DE L’ENFANT
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Impétignisation
�
Définition
Impétigo : lésions cutanées vésiculopustuleuses secondairement croûteuses dues à
une infection superficielle non folliculaire de la
peau à Staphylococcus aureus et/ou à
Streptococcus pyogenes.
Le terme « impétiginisation » désigne
l’infection d’une dermatose préexistante par
Staphylococcus aureus et/ou à Streptococcus
pyogenes.
Pathologie pédiatrique (pic de prévalence entre
0 et 10 ans), prédominance estivale.
Folliculite
�
Folliculite : Infection superficielle du follicule pilosébacé secondaire à Staphylococcus aureus
Myonécrose
�
§ Définition : les myonécroses correspondent à une atteinte primitive du muscle.
Leur extension se fait bien souvent vers les couches superficielles, ce qui permet de faire le
diagnostic.
§ Physiopath : Les myonécroses surviennent après un traumatisme (plaie mal désinfectée ou
souillée, notamment après ensemencement tellurique, présence d'un corps étranger) ou en
postopératoire (chirurgie de membre chez un patient vasculaire ou diabétique). Certaines
pyomyosites apparaissent sur un muscle lésé (traumatisme ou blessure) sans porte d'entrée
évidente ni effraction en regard.
PHYSIOPATHOLOGIE
Fdr Candida et
mycoses
�
DERMATOPHYTES LEVURE
Facteurs
favorisants
locaux
Contamination par contact avec des
squames sur le sol (intertrigo petits plis),
par contact avec animaux (dermatophytie
cutanée, teigne)
Utilisation de peignes, brosses
contaminées par des squames (teignes à
transmission interhumaine) Effraction
épidermique
Contamination favorisée par la
macération (plis chez les obèses, séchage
insuffisant, chaussure fermée ou de
sécurité, contact répété avec l'eau...)
- Humidité, macération (contacts
répétés avec l'eau, occlusion,
obésité, port de gants,
transpiration...)
- pH acide
- Irritations chroniques
- Xérostomie
Facteurs
favorisants
généraux
- Terrain (immunosuppression,
âges extrêmes de la vie et
grossesse)
- Médicaments
(immunosuppresseurs,
antibiotiques)
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Anthrax et
furoncle
�
Furoncle : infection profonde et nécrosante du follicule pilosébacé due à Staphylococcus aureus, excréteur d’une toxine le
plus souvent (leucocodine de Panton-Valentine)
Anthrax : conglomérat de furoncles
Cellulites
faciales
�
Définition
Cellulite faciale : infection grave pouvant engager le
pronostic vital.
Infection des espaces aponévrotiques profonds de la
face et du cou : l’absence de barrière anatomique
permet la diffusion de l’infection de manière rapide,
de la base du crâne au diaphragme.
Étiologie
Porte d’entrée dentaire ou péri-dentaire (80% des cas) : DHB d'origine buccodentaire
(stade séreux ou collecté)
DHB d'origine cutanée : Effraction cutanée souvent non retrouvée (DHBNN de la face),
manipulation de furoncle (staphylococcie maligne de la face)
DIAGNOSTIC POSITIF
Signes cliniques
dermatophytescandidosique
�
DERMATOPHYTES LEVURES
Orale
!! Pas de dermatophytes dans les
muqueuses !!
Perlèche (intertrigo de la commissure
labiale, uni- ou bilatéral, où le fond du pli
est érythémateux, fissuraire, voire
macéré)
Glossite (langue rouge dépapillée)
Stomatite (xérostomie ; dysgueusie ;
muqueuse brillante, rouge, vernissée et
douloureuse)
Muguet (érythème diffus de la
muqueuse buccale, petits dépôts
blanchâtres adhérents)
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Orientation
devant grosse
jambe rouge
�
Peau
Plaques arrondies ou polycycliques
(coalescentes), bordure très évocatrice
érythémateuse vésiculeuse et/ou
squameuse ; évolution centrifuge avec
guérison centrale
Exceptionnel (chez le nouveau-né ou
l’immunodéprimé)
Cuir
chevelu
Teignes microsporiques
Plaques alopéciques squameuses de
grande taille, uniques ou peu
nombreuses, arrondies, d'extension
centrifuge
Cheveux cassés régulièrement à quelques
millimètres de la peau
Teignes trichophytiques
Multiples petites plaques alopéciques
éparses, squameuses ou squamocroûteuses, parfois pustuleuses, engluant
des cheveux cassés à leur émergence
Folliculites candidosiques ou à
Malassezia du cuir chevelu
(inflammation et suppuration
douloureuse du follicule pilo-sébacé)
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Génitale
!! Pas d'atteintes à dermatophytes !! Vulvovaginite candidosique : lésions
érythémateuses et œdémateuses, puis
enduit blanchâtre et leucorrhées
abondantes, blanc jaunâtre, qui stagnent
dans les plis de la muqueuse
vulvovaginale, prurit intense ±
dyspareunie ; extension aux plis
inguinaux et au pli interfessier
Balanite et balano-posthite lésions
érythémateuses peu spécifiques,
rarement pustuleuses du gland, du sillon
balano-préputial et/ou du prépuce
Unguéale
Orteils +++
Leuconychie inconstante, puis
hyperkératose sous-unguéale, puis
onycholyse par décollement distal de la
tablette unguéale
Péri-onyxis (mains+++) :
Tuméfaction douloureuse de la zone
matricielle et du repli sus-unguéal ± pus ;
envahissement secondaire de la tablette
unguéale (onyxis), prenant une teinte
marron verdâtre dans les régions
proximales et latérales
Intertrigo
des grands
plis
Placard bistre, évolution centrifuge,
guérison centrale et bordure active
érythémato-squameuse ± vésiculeuse
avec fin décollement épidermique
Fond du pli ni érythémateux, ni fissuré
Pli inguinal chez l'homme +++ (souvent
associé à une atteinte des pieds)
Intertrigo à fond érythémateux
recouvert d'un enduit crémeux
malodorant, fissure fréquente du fond
du pli, bordure pustuleuse ou collerette
desquamative
Mycose du siège du nourrisson
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Intertrigo
des petits
plis
Inter-orteils
Desquamation sèche ou suintante, ±
fissuraire, parfois vésiculo-bulles sur la
face interne des orteils, espace
4 et 5ème orteils le plus souvent
Mains +++ (contact avec l’eau, port
fréquent de gants de ménage), pieds
Orientations diagnostiques devant une grosse jambe rouge aiguë
Étiologies infectieuses Diagnostics différentiels
- Matériel
d'ostéosynthèse
- Prothèse
- Pied diabétique
Morsure, griffure Dermo-hypodermite
Dermite de stase :
- Dermite de stase
- Thrombose veineuse
profonde
- Eczéma
- Syndrome des loges
- Hématome
- Lymphœdème
chronique
- Pied de Charcot
- Algodystrophie
- Dermites
inflammatoires
- …
- Infections staphylococcique ou
streptococciques
- Maladies
d'inoculation
(pasteurellose
souvent
plurimicrobienne
avec anaérobie
Évoquer :
- Infection ostéoarticulaire
Érysipèle Forme
nécrosante :
- Douleur
- Sepsis
- Nécrose
Avis chirurgical
en urgence
- Évaluer profondeur et
risque d'atteinte des
structures « nobles »
- Parage chirurgical si
nécessaire
- Évaluer risque rabique
Urgence
médicochirurgicale
Signes
évocateurs
de dermohypodermite
bactérienne
�
Chez l’adulte et l’enfant :
§ Le diagnostic est clinique +++++
§ Survenue brutale d’un placard inflammatoire associé à des signes généraux.
§ Signes locaux : apparition aiguë d’un placard inflammatoire (érythème, chaleur, œdème, douleur),
d’extension progressive sur quelques jours, et bien limité ; présence de bulles non hémorragiques
ou d’un purpura également rapporté ; adénopathie locorégionale ou lymphangite (Figure 10).
§ Signes généraux : fièvre élevée (38,5° à 40°C), frissons, sensation de malaise
Localisation des
dermohypodermites
�
Dermohypodermite bactérienne non nécrosante, chez l’adulte
§ Localisée le plus souvent aux membres inférieurs (70 à 90 % des cas)
§ Autres localisations : membre supérieur dans 5-10 % (contexte de néoplasie du sein chez la
femme), face (5 % des cas)
La localisation chez l’enfant est différente avec une prédominance moins nette des localisations aux
membres inférieurs (porte d’entrée cutanée : surinfection de lésions de varicelle)
Dermohypodermite bactérienne nécrosante, les localisations les plus fréquentes sont celles-citées
précédemment.
Signes clinique
d’un Furoncle
�
Lésion papulo-nodulaire très inflammatoire qui évolue en 5 à 10 jours vers la nécrose folliculaire avec
élimination du follicule pileux (bourbillon).
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Signes évocateur
d’un
impétigo
�
§ Le diagnostic est clinique +++
§ Lésion élémentaire : vésiculo-bulle qui se rompt rapidement avec évolution vers une érosion
croûteuse mélicérique (couleur miel :70% des formes cliniques) ;
§ Pourtour de la bouche, mais toutes les zones de la peau peuvent être touchées
Signes cliniques
d’une folliculite
�
§ Pustule (lésion liquidienne à liquide purulent), centrée par un poil, avec érythème péri-folliculaire ;
§ Lésions en nombre variable, siégeant sur les régions pileuses (cuisses, périnée, bras, thorax et dos)
Signes cliniques
d’une cellulite
faciale collectée
et séreuse
�
Dermohypodermite bactérienne non nécrosante de la face
(infection au Streptococcus pyogenes) : placard inflammatoire unilatéral, très bien limité, avec parfois
un bourrelet périphérique
Cellulite faciale d’origine dentaire :
1. Stade séreux : placard inflammatoire érythémateux œdématié (non fluctuant), inflammation
gingivale, et présence d’une dent porteuse d’une carie profonde.
2. Stade collecté : après 3-4 jours d’évolution : aggravation des signes inflammatoires locaux, douleur
permanente et pulsatile, insomniante et la présence d’une fluctuation à la palpation. Présence
d’un trismus (s’il s’agit d’une atteinte dentaire postérieure).
3. Stade gangréneux : signes généraux marqués (fièvre à 40 °C, choc septique), diffusion rapide des
signes cutanés, possibles crépitants à la palpation.
Staphylococcie maligne de la face :
§ Très rare.
§ Furoncle manipulé, topographie centro-faciale, placard inflammatoire à bords mal limités, et
importance des signes généraux. Doit faire rechercher des signes de thrombophlébite du sinus
caverneux (céphalées, cordon veineux facial, exophtalmie, ophtalmoplégie, œdème papillaire,
baisse unilatérale de l’acuité visuelle).
CONTENU MULTIMÉDIA
Mycoses
�
Légendes : (de gauche à droite)
1- Vulvovaginite candidosique
2- Muguet candidosique
3- Intertrigo dermatophytique de grands plis
4- Intertrigo dermatophytique inter orteils
5- Dermatophytie de la peau glabre
Folliculite
�
Furoncle
�
Érésipèle = DBNN
�
� �
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IDENTIFICATION DE L’URGENCE
Signes de gravité
d’une cellulite
faciale et
complications
graves
�
Signes locaux
§ Douleur intense
§ Collection
§ Crépitation, zones cyaniques livédoïdes, nécrose cutanée, hypoesthésie ou anesthésie
§ Trismus
Signes généraux
§ Signes de sepsis : hypotension, tachycardie, confusion, polypnée.
EXAMENS COMPLÉMENTAIRES
Indications du
prélèvement
mycologique de
la peau et des
phanères
�
DERMATOPHYTES LEVURES
Indications du
prélèvement
mycologique
§ Indispensable avant tout
traitement topique ou
systémique pour les atteintes
unguéales et du cuir chevelu
Pas de prélèvement systématique Prélever
devant :
§ Une atypie clinique, un doute
diagnostique ou diagnostic alternatif
fréquent (périonyxis)
§ Des lésions chroniques, récidivantes
§ Une résistance à un traitement
adapté et bien observé
Examen de 1er
intention pour
une infection
cutanéomuqueuse
�
§ Ne doivent pas retarder la prise en charge
§ Bilan infectieux dont les hémocultures
§ Scanner cervico-facial injecté en cas de doute diagnostique (permet, au stade collecté, de
visualiser la taille de la collection, et son impact sur les VADS), éliminer une thrombophlébite du
sinus caverneux en cas de suspicion de staphylococcie maligne de la face
Ci-dessous aspect clinique évocateur d’une thrombophlébite du sinus caverneux droit chez un enfant
DBNN
�
Devant une dermohypodermite bactérienne non nécrosante, aucun examen biologique,
microbiologique ou d’imagerie n’est à réaliser.
PRISE EN CHARGE
DBNN
�
TTT
ambu
SAUF :
§ Présence de signes de gravité locaux ou généraux,
§ Existence d’une maladie associée à risque de décompensation :
immunosuppression, diabète, insuffisance cardiaque, insuffisance
rénale, obésité.
§ Âges extrêmes (nouveau-né ou sujet très âgé)
§ Absence d’une réponse satisfaisante au traitement dans les 72 heures
suivant son instauration
§ Et également pour l'enfant : difficultés de compréhension ou de
communication de l'entourage laissant envisager des difficultés de
surveillance à domicile
Chez
l’adulte
�
§ Antibiothérapie orale pour une durée de 7 jours, anti Streptococcus
pyogene
!!! amoxicilline !!! : 50 mg/kg/jour en 3 prises avec un maximum de 6 g/j ; si
allergie à la pénicilline : pristinamycine (1 g x 3/jour) ou clindamycine (600
mg x 3/jour, et jusqu’à 600 mg x 4/jour si poids > 100 kg).
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Chez
l’enfant
�
§ Antibiothérapie orale pour une durée de 7 jours, anti Staphylococcus
aureus et Streptococcus pyogenes
§ Amoxicilline-acide clavulanique : 80 mg/kg/jour d’amoxicilline en 3
prises par jour (sans dépasser 3g/jour) ; si allergie aux ß-lactamines :
clindamycine : 40 mg/kg/jour en 3 prises par jour (enfants > 6 ans) ; ou
sulfaméthoxazole-triméthoprime : 30 mg/kg/jour (exprimé en
sulfaméthoxazole) en 3 prises par jour (forme suspension buvable pour
enfants < 6 ans).
Mesures
associées
§ Pas d’antibiothérapie locale
§ Ne pas prescrire d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
§ Repos avec surélévation du membre atteint
§ Anticoagulation à dose prophylactique à discuter en fonction des
facteurs de risque thrombo-emboliques du patient
§ Port d'une contention veineuse efficace dès amélioration des douleurs
§ Traitement de la porte d'entrée (intertrigo)
§ Mise à jour de la vaccination anti-tétanique si nécessaire
DBN
�
!! Urgence vitale !! qui impose une prise en
charge médico-chirurgicale très rapide en
unité de soins intensifs avec une
antibiothérapie large spectre et un
débridement chirurgical précoce. �
Porte
d’entrée
�
§ Prise en charge de la porte d’entrée pour prévenir une récidive de la dermohypodermite
bactérienne (première complication)
§ Atteinte mycologique à rechercher, peut être multifocale, c’est-à-dire intertrigo + plante + ongle
§ Prise en charge spécialisée
TTT
Impétigo
�
Impétigo localisé ou peu étendu :
§ Antibiothérapie locale par mupirocine : 2 à 3 fois par jour durant 5 jours.
Formes étendues ou graves d’impétigo :
§ Antibiothérapie orale durant 7 jours, sans attendre les résultats microbiologiques (enfant :
amoxicilline/acide clavulanique ou cefadroxil ou si allergie pénicillines, josamycine
§ Adulte : pristinamycine ou cefalexine)
Mesures associées
§ Soins de toilette quotidiens ou biquotidiens, avec nettoyage à l’eau et au savon suivi d’un rinçage
soigneux.
§ Pas d’application d’antiseptiques locaux, pas d’antibiothérapie locale ;
§ Éviction de collectivité : si lésions non couvrables par pansement : 3 jours d’éviction après le début
du traitement.
TTT folliculite
�
§ Guérison spontanée.
§ Soins locaux : ne pas manipuler la lésions, lavage à l’eau et au savon ; protéger la lésion avec un
pansement. Pas d’antibiothérapie (locale ou générale)
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TTT cellulite
faciale
�
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