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11/23/25

 


Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®

� FOCUS MICROANGIPATHIE THROMBOTIQUE (MAT)

Le syndrome de MAT est un ensemble de maladies caractérisées par la constitution de thromboses microcirculatoires.

Le syndrome de MAT est défini de manière clinique et biologique par :

§ Une anémie hémolytique (élévation du taux des LDH et de la bilirubine libre, effondrement de l'haptoglobine) mécanique (présence de schizocytes et test de

Coombs négatif)

§ Une thrombopénie périphérique de consommation

§ Une défaillance d'organe de sévérité variable par ischémie microcirculatoire

Il existe plusieurs formes de MAT : le PTT, SHU typique, le SHU atypique, les microangiopathies thrombotiques secondaires (HTA maligne, cancer métastatique, VIH,

médicaments, HELPP syndrome…).

PTT § Cette maladie est caractérisée par un déficit d'activité en ADAMTS13 le plus souvent acquis, auto-immun, beaucoup plus rarement

congénital. L'ADAMTS13 est une métalloprotéase permettant le clivage du FW impliqué dans l'hémostase primaire. En l'absence de

clivage par l'ADAMTS13, le FW s'agrège avec les plaquettes. En s'accumulant, ils sont à l'origine de la formation de microthrombus au

sein des capillaires et des artérioles de la microcirculation, responsables d'une ischémie et d'une souffrance viscérale disséminée. La

présentation clinique associe une fièvre, une anémie hémolytique et une thrombopénie.

§ L'atteinte d'organe est : le plus souvent une atteinte cérébrale, parfois une atteinte cardiaque, rarement une atteinte rénale.

§ Une activité ADAMTS13 inférieure à 5–10 % signe le diagnostic.

SHU typique § Le SHU typique se manifeste classiquement par des diarrhées fébriles chez un enfant. La diarrhée est sanglante dans 70 % des cas.

L'atteinte d'organe est une IRA d'apparition brutale avec hématurie, protéinurie, HTA, parfois anurie. L'atteinte d'autres organes est

possible mais reste toutefois rare et n'évoque pas en première intention un SHU typique.

SHU atypique § Il s'agit d'une entité rare en lien avec une anomalie de la voie alterne du complément dont la protéine C5 est centrale. La défaillance

d'organe est le plus souvent une défaillance rénale.

MAT secondaires § Les MAT secondaires sont plus fréquentes que les formes primitives. Les causes sont nombreuses : HTA maligne, cancer métastatique,

VIH, médicaments, HELLP syndrome…

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RÉSUMÉ DE LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE AU COURS DU PTI DE L’ADULTE

Diagnostic de PTI

Plaquettes < 30 G/L Plaquette > 30 G/L

Traitement initial

Corticoïdes ≠ IgIV selon gravité

(Voir annexe 2a)

Abstention surveillance

- Si échec ou rechute, l’un des traitements de 2ème ligne suivants :

- Traitement personnalisé : voir annexes 5a et 6 pour les critères de choix

- Danazol (déconseillé dans les formes les plus sévères)

- Ou Dapsone (déconseillé dans les formes les plus sévères)

- Ou Rituximab

- Ou Agonistes du récepteur de la TPO (romiplostim ou eltrombopag).

Si échec avec l’un des 2 agonistes, essayer l’autre agoniste (« switch »

- Ou Splénectomie (Seulement après au moins 12 mois d’évolution)

Si malade en échec de splénectomie et des traitements de 2ème ligne

Réessayer les traitements en échec avant la splénectomie (nouvelle courte

cure de prednisone+++) sauf la dapsone (peu efficace chez le splénectomisé)

Agonistes du récepteur de la TPO et rituximab si non administrés ou si efficaces

avant la splénectomie

Si malade multiréfractaire

(Défini par échec de la splénectomie et du rituximab et des deux agonistes de la TPO)

- Immunosuppresseur (azathioprine ou mycophénolate mofetil ou ciclosporine, cyclophosphamide en derniers recours)

- Si échec d’un immunosuppresseur, association d’un agoniste du récepteur de la TPO et d’un

Immunosuppresseur. Cette association peut être privilégiée d’emblée à la prescription d’un

immunosuppresseur en monothérapie.

CRITÈRE DE GRAVITÉ

« CE Vain COMA »

• Céphalée intense ou persistante, signes neurologiques, CIVD...

• Extensif purpura, à fortiori si nécrotique

• < 20.000 : hospitalisation et avis spécialisé*

• Central : cause centrale suspecté

• Ophtalmologique : hémorragique au FO

• Muqueux : bulles hémorragiques endo buccales

• Anticoagulant et antiagrégant plaquettaire associée

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FICHE E-LISA N°215

Transversalité Médecine Interne (vascularite) ; Hématologie (insuffisance médullaire, PTI) ; Pédiatrie (rhumatoïde) ; Dermatologie ; Infectiologie (méningite)

� GÉNÉRALITÉS

Définition

Lésions cutanées rouge/violacées ; ne s’effaçant pas à la vitropression ; séparées par des intervalles de peau saine

Plusieurs aspects possibles : punctiforme (=pétéchial) ; linéaire (=vibices) ; grande taille (=ecchymotique)

La vitropression = référence à l’époque où l’on exerçait une pression sur la lésion avec une vitre (verre de montre)

Physiopathologie

L’aspect de la lésion de purpura est dû à une extravasation de sang dans le derme suite à une brèche vasculaire

Il faut savoir qu’un vaisseau optimal nécessite d’être tapissé de plaquettes + une paroi intacte ce qui le rend imperméable

On aura donc deux grands mécanismes de purpura : purpura thrombopénique et purpura vasculaire

Devenir

Il existe deux urgences vitales à évoquer devant un purpura : l’urgence infectieuse et hémorragique qui peuvent conduire au décès.

Les éléments purpuriques disparaissent sans séquelle (teintes de la biligénie) mais leur répétition peut donner des dyschromies

2 Examen clés pour éliminer les 2 Urgences :

1. NFS + Frottis Sanguin

2. T°

Purpura pétéchial Purpura en vibice Purpura ecchymotique

Item 215 – PURPURA CHEZ L’ADULTE ET L’ENFANT


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� MÉCANISMES DU PURPURA

Dès le diagnostic clinique de purpura, il faut se poser 2 questions :

1. Est-ce qu’il est fébrile ? ó Se mettre sur la voie de l’urgence infectieuse

2. Quel est son mécanisme ? ó Nous aider à orienter l’étiologie du purpura

� Ne pas confondre le mécanisme du purpura (thrombopénique vs vasculaire) et son étiologie (étiologie de la baisse de plaquette ; étiologie de l’agression vasculaire)

Mécanisme

vasculaire

= Pathologie de la paroi du vaisseau selon 2 sous-mécanismes :

Agression

directe

ó Inflammation de la paroi ó vascularite

Il s’agit d’un phénomène aigu avec une urgence diagnostique = hospitalisation souvent nécessaire chez l’adulte

Clinique

Purpura infiltré = qui se palpe, parfois nécrotique ou nodulaire

Déclive

Polymorphisme lésionnel

Touche les membres inférieurs

Aggravé par l’orthostatisme

Pas d’atteinte muqueuse

Étiologies

Infectieuses Vascularite du purpura fulminans ; endocardite

Inflammatoires

= Vascularites inflammatoires des petits et moyens vaisseaux

à Toutes les vascularites à ANCA

à Vascularite à IgA (purpura rhumatoïde) chez l’enfant

à Dysglobulinémique : cryoglobuline ; amylose AL ; gammapathie

à Périartérite noueuse

� Les vascularites des gros vaisseaux ne donnent pas de purpura

Médicaments Toujours y penser devant un purpura : antibiotiques ; AINS ; thiazidiques

Bilan

Il prend en compte le degré d’urgence :

En urgence

NFS ; CRP ; ionogramme + créatinine ; protéinurie

L’objectif est de traquer la vascularite et son atteinte rénale

� Dans les 24 h

ANCA ; cryoglobulinémie

L’objectif est de rechercher une étiologie à la vascularite

Fragilité ó Altération du tissu conjonctif collagénique de soutien du vaisseau

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Il s’agit d’un phénomène plutôt progressif sans urgence

Clinique Purpura non infiltré, non nécrotique

Non déclive mais aux présents aux zones de frottement

Étiologies

Âge Purpura sénile de Bateman

Maladie collagène Pseudo-xanthome élastique ; maladie d’Ehlers-Danlos

Hypercorticisme + Signes cliniques d’hypercorticisme associés

Scorbut Contexte de carence + gingivorragies + purpura périfolliculaire

Bilan Pas bilan systématique, fonction du contexte

Mécanisme

thrombopénique

= Trouble de l’hémostase primaire : thrombopénie (le plus fréquent) ou thrombopathie

Clinique

Purpura plan non infiltré non nécrotique

Type : macule pétéchiale ou ecchymotique

Uniforme, non augmenté par l'orthostatisme

Atteinte muqueuse et viscérale possible : conséquence de la thrombopénie

Étiologies

Médicaments Toujours y penser : thrombopathie liée aux AINS ; aux antibiotiques…

Centrales Leucémie aiguë ; aplasie médullaire

Périphériques Par consommation ; séquestration ; destruction…

Dysfonction plaquettaire

Thrombopathie constitutive (Willebrand ; Bernard-Soulier ; Glanzmann)

Thrombopathie acquise (Waldenström ; SMD ; SMP ; IRC ; myélome)

� Willebrand = purpura peu au 1er plan mais hémorragies amygdaliennes très évocatrices

Bilan

Tout purpura thrombopénique doit faire réaliser une NFS en urgence ainsi que :

Rappel : en présence d’un purpura + thrombopénie : pas besoin de recontrôler le prélèvement

Examens étiologiques Frottis ; bilan d’hémostase ; bilan hépatique

Examens pré-thérapeutiques

Groupe sanguin + RAI en cas de transfusion nécessaire

� Il s’agit bien d’un bilan pré-transfusion de GR : en cas d’anémie post-hémorragie

 Le seul purpura thrombopénique n’est pas un motif de transfusion de plaquette (CP)

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Purpura vasculaire de vascularite Purpura thrombopénique Purpura fulminans Purpura sénile de Bateman

� CAS PARTICULIERS : URGENCES THÉRAPEUTIQUES

Il existe 2 urgences thérapeutiques à prendre en charge devant un purpura :

Urgence infectieuse

= purpura fulminans

- C’est un purpura vasculaire fébrile secondaire à une infection invasive (méningocoque ++) = urgence vitale absolue

- Le pronostic vital est engagé (20% de décès sous traitement)

- Deux groupes d'âge à haut risque existent : enfants de moins de 5 ans et jeunes adultes.

Attention : les lésions purpuriques à la phase précoce peuvent être prises à tort pour une cyanose des extrémités ou des marbrures sur les

genoux. Le point majeur est qu'elles ne s'effacent pas à la pression — elles ne « blanchissent » pas lorsqu'on appuie dessus avant de

reprendre leur couleur. Autre piège, ce ne sont pas des lésions rouge vif : elles sont plutôt violacées, pâles

Caractéristiques du purpura Infiltré ; extension rapide en taille et en nombre ; > 1 élément nécrotique > 3mm

Clinique associée Fièvre et signes de sepsis +/- défaillance hémodynamique

Prise en charge

Antibiotique

En urgence ; sans réfléchir : : C3G IM (ville) ou IV (hôpital)

§ 2 g chez l'adulte

§ 100 mg/kg chez l'enfant

Alternative = Amoxicilline

Le purpura fulminans est la seule situation en maladies infectieuses où le

traitement doit précéder tout prélèvement diagnostique.

Hémoculture Seulement si ça ne retarde pas la prise en charge

Retenir : en ville = pas d’hémoculture ; à l’hôpital = hémocultures

Mesures associées

à Précaution gouttelette (jusqu’à élimination du méningocoque)

à Bilan biologique : rechercher la CIVD liée au sepsis (NFS, TP, fibrinogène)

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� si syndrome méningé : la PL est contre-indiquée jusqu’à correction des

troubles de l’hémostase (on la fera plus tard si persistance des symptômes)

Étiologies § Neisseria meningitidis (méningocoque)

§ Streptococcus pneumoniae (pneumocoque) chez les sujets aspléniques

§ D'autres espèces bactériennes peuvent être responsables mais de manière plus

anecdotique.

Urgence hémorragique

= purpura

+ thrombopénie profonde

C’est un purpura thrombopénique associé à une thrombopénie < 20 G/L : le risque hémorragique est élevé

Caractéristiques du purpura Identique à un purpura thrombopénique simple

Clinique associée Signes d’alerte hémorragique : épistaxis ; gingivorragies

Signes de gravité : bulle intrabuccale ; troubles neurologiques ; hémorragie viscérale ou rétinienne

Prise en charge

La prise en charge de la thrombopénie est conditionnée par la cause et le degré d’urgence

La transfusion de plaquette est indiquée si : cause centrale ; seuil < 10 G/L ; élément de gravité

Dans tous les cas : traitement de la cause en parallèle

� Les seuils transfusionnels sont différents selon le terrain et la pathologie !

� DIAGNOSTICS DIFFÉRENTIELS

Angiomes Tumeur vasculaire bénigne qui s’efface à la vitropression

Télangiéctasies Dilatations des petits vaisseaux de la peau qui s’effacent à la vitropression

Maladie de KAPOSI Tumeur endothéliale due à HHV8 (surtout patients immunodéprimés) d’aspect nodulaire violacée

ASPECT DU PURPURA VASCULAIRE

« PEDIA »

• Polymorphe

• Evolue par poussée

• Déclive

• Induré/ nodulaire

• Atteintes cutanées avec respect des muqueuses

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Purpura vasculaire

ÉTIOLOGIE DE PURPURA CHEZ L’ADULTE

Atteinte directe de la paroi des vaisseaux Anomalie du contenu des vaisseaux Thrombopénies

• Périphériques :

- Hyperdestruction : auto immune (PTI, syndrome

d'Evans), alloimune (immunisation maternofœtale), immuno-allergique, virus (EBV, VIH, ROR,

CMV)

- Hyperconsommation : CIVD, MAT (dont le SHU),

paludisme, dengue.

- Séquestration : hypersplénisme

• Centrales : acquises (aplasie, envahissement

médullaire) ou congénitale.

Thrombopathies

• Acquises (ex : Aspirine, AINS, insuffisance rénale

chronique)

• Constitutionnelles

Par fragilité vasculaire :

• Constitutionnelle :

- Maladie de Rendu Osier =

télangiectasie hémorragique

familiale

- Purpura sénile de Bateman

(dermatoporose)

- Maladie héréditaire du tissu

conjonctif : Marfan, Ehler

Danlos

• Acquise :

- Hypercorticisme

- Carence en vitamine C :

scorbut

- Diabète

- Insuffisance rénale chronique

- Cirrhose

- Amylose

- Dermite ocre

Chez l'enfant : penser aussi aux causes

mécaniques : sévices, contentions,

vomissements

• Étiologies bactériennes

- Purpura fulminans : lié au

méningocoque ou au

pneumocoque

- Sepsis compliqué de CIVD :

streptocoque, staphylocoque,

gonocoque, hæmophilus influenzae

- Endocardite infectieuse

bactérienne

• Thrombose du vaisseau

- CIVD

- Embols de cristaux de cholestérol

- Embolies graisseuses

- Cardiopathie emboligéne

- Thrombophilie

• Formes graves d'infection virale (VIH,

CMV, hépatites)

• Paludisme

• Syndrome d'activation

macrophagique

Par une vascularite :

• Des vaisseaux de moyen calibre :

- Périartérite noueuse

- Maladie de Kawasaki

• Des vaisseaux de petit calibre :

- Vascularites pauci-immunes associées aux ANCA :

micropolyangéite, Churg-Strauss, polyangéite

granulomateuse (Wegener)

- Vascularite à anticorps anti-membrane basale : syndrome de

Goodpasture

- Vascularites à complexes immuns : purpura rhumatoïde,

cryoglobulinémie, connectivites (lupus)...

Purpura paquettaire

à Causes hématologiques

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FICHE E-LISA N°224

GÉNÉRALITÉS

Définition

HTA = 90 % Essentielle vs. 10 % Secondaire

§ Maladie chronique la + fréquente en France → 12 Millions sont traités mais 20 % des hypertendus

ne sont pas traités et seulement 50 % des hypertendus ont un traitement efficace.

§ HTA = Le plus grave des risques CV → RR x 7 AVC, x 3 IDM, x 2 AOMI, Démence vasculaire.

Augmentation du risque de morbi-mortalité directement lié à l’élévation de la PA

HTA définie par des mesures de pression artérielle, élevées en consult :

§ PAS ≥ 140 mmHg ou PAD ≥ 90 mmHg

§ Répétées à plusieurs minutes d’intervalle dans la même consultation

§ Persistantes dans le temps, sur plusieurs consultations

§ HTA sévère = PAS > 180 mmHg et/ou PAD > 110 mmHg.

Mesures en dehors du cabinet par automesure tensionnelle (AMT) ou mesure ambulatoire de

pression artérielle sur 24 heures (MAPA) : HTA =

§ Moyenne d’au moins 18 valeurs de PA en AMT ≥ 135/85 mmHg,

§ Moyenne des mesures de PA en MAPA en période diurne ≥ 135/85 mmHg (HTA diurne)

ou moyenne des mesures de PA en MAPA en période nocturne ≥ 120/70 mmHg (HTA nocturne)

ou moyenne des mesures de PA en MAPA sur 24 heures ≥ 130/80 mmHg (HTA sur 24 heures)

Épidémio

§ HTA = FRCV majeur modifiable dont la PEC diminue la morbi-mortalité (AVC, démence, IC, IDM,

décès d’origine cardiovasculaire) et retarde la survenue d’une IRC terminale.

§ Elle concerne environ 30% de la population adulte française et une prévalence qui augmente

avec l’âge

§ Prévalence augmente avec l'âge → 20 % entre 60-69 ans et > 50 % à 80 ans. Plus fréquente chez

la femme et + chez les sujets noirs. Prédisposition génétique + environnementales

(consommation excessive de Na+ surtout dans les 1ères années de vie, alcoolisme, obésité, tabac)

§ Prise en charge à améliorer : environ 20 % des patients hypertendus ne sont pas traités et 50 %

des patients hypertendus traités sont mal contrôlés

Physiopath

Différents mécanismes endogènes impliqués dans la régulation de la TA :

§ Baroréflexe et système sympathique

§ Volémie et SRAA

§ Natriurèse et système arginine-vasopressine

HTA essentielle > 90 % des cas de l’adulte, par défaut d’excrétion du sodium et rigidification des parois

artérielles avec l’âge. Facteurs environnementaux aggravants : régime salé, surpoids, stress,

sédentarité…

DIAGNOSTIC POSITIF ET ÉTIOLOGIQUE

Mesurer la TA

En consult, chez l’adulte, la PA se mesure :

§ Chez un patient en position assise ou allongée, au repos depuis > 5 minutes

§ Avec un tensiomètre validé, électronique ++, avec un brassard adapté à la circonférence du bras

§ Au moins à 2-3 reprises, en calculant la moyenne des mesures à chaque bras

§ Aux 2 bras lors de la 1ère mesure, puis au bras montrant le niveau tensionnel le plus élevé

Item 224 – HYPERTENSION ARTÉRIELLE


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En ambulatoire, 2 types de mesures ambulatoires de PA sont actuellement validées :

AMT MAPA

Patient lui-même avec appareil électronique

(bras)

Règle des 3 : 3 mesures matin + 3 mesures soir

sur 3 jours d’affilée, en position assise au repos

Appareil de mesure automatique au bras,

prenant systématiquement la TA pendant 24h

(diurne + nocturne)

Mesures ambulatoires à différents profils d’HTA :

Forme la + commune : HTA légère. Une réduction de – 5-6 mmHg PAD et – 10 mmHg PAS pendant

5 ans permet de diminuer le risque d'AVC de 1/3, d'IDM d'I/6 et d'insuffisance cardiaque de 46 %.

PP (PAS-PAD) = reflète la artérielle et a une valeur pronostic négative si > 65 mmHg.

Définitions Pression systolique Pression diastolique

HTA Grade 1 : légère ≥ 140 mmHg ≥ 90 mmHg

HTA Grade 2 : modérée ≥ 160 mmHg ≥ 100 mHg

HTA Grade 3 : élevée ≥ 180 mmHg ≥ 110 mmHg

Mesure ambulatoire normale Mesure ambulatoire élevée

Mesure clinique normale Normotension HTA masquée

Mesure clinique élevée HTA blouse blanche = de consult HTA

Définition à connaitre :

§ Poussée hypertensive : élévation isolée de la pression artérielle sans atteinte d'organe

§ Urgence hypertensive : élévation de pression artérielle qui s'accompagne d'un retentissement

sur les organes, celle-ci est dénommée urgence hypertensive et requiert un traitement urgent

en milieu hospitalier pour limiter la progression des lésions.

Évaluation

initiale

Objectifs :

§ Rechercher une atteinte des organes cibles (œil, rein, cœur…) et des pathologies associées

§ Évaluer le risque CV global

§ Dépister une HTA 2ndaire et des facteurs aggravants

§ Rechercher une hTO

Pour ce faire, 6 examens complémentaires de 1ère intention selon la reco HAS :

1. ECG 12 dérivations à HVG, troubles du rythme/conduction…

2. Natrémie, kaliémie à HTA 2ndaire ?

3. Créat avec DFG à retentissement rénal, HTA rénovasculaire

4. Exploration d’une anomalie lipidique à jeun à bilan des FRCV

5. Glycémie à jeun à bilan des FRCV

6. Recherche de protéinurie, quelle que soit la méthode

Complications

HTA non contrôlée à atteinte d’organes cibles : cœur, vaisseaux, cerveau, rein et œil ; avec un risque

de complications déterminé par les valeurs de TA mais aussi :

§ Atteinte préalable des organes cibles

§ Présence d’une atteinte CV antérieure ou concomitante majorant le risque CV (diabète, IRC…)

§ Niveau de risque CV global du patient

HTA SECONDAIRE

Signes en faveur

d’une HTA 2ndaire

À suspecter devant :

§ HTA d’emblée sévère (PA > 180/110 mmHg)

§ HTA d’emblée modérée (PA > 160/100 mmHg) avant l’âge de 40 ans

§ HTA avant l’âge de 30 ans

§ HTA associée à une hypokaliémie

§ Situations cliniques évocatrices : HTA résistante, atteinte des organes cibles disproportionnée

au regard de l’ancienneté de l’HTA

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Principales

causes d’HTA

2ndaire

Chez l’adulte :

§ Consommation de toxiques : alcool, drogues (ex : cocaïne) …

§ Contraceptifs œstroprogestatifs oraux, AINS, Corticoïdes, EPO,

§ Vasoconstricteurs nasaux, Immuno suppresseurs → Ciclosporine/Tacrolimus

§ Toxiques → Amphétamines, Cocaïne, IMAO, sympathomimétique...

§ Prise d'alcool ou de pastis sans alcool → Glycyrrhizine = Réglisse

Iatrogénie, liste des médicaments / toxiques pourvoyeur d’HTA :

§ Contraceptif ses troprogestatifs oraux, AINS, corticoïdes, EPO,

§ Vasoconstricteurs nasaux, Immunosuppresseurs → Ciclosporine/Tacrolimus

§ Toxiques → Amphétamines, Cocaïne, IMAO, sympathomimétique…

§ Prise d'alcool ou de pastis sans alcool → Glycyrrhizine = Réglisse

§ Néphropathie

§ Sténose de l’artère rénale, d’origine athéromateuse ou sur dysplasie fibromusculaire

§ Cause endoc : hyperaldostéronisme primaire, phéochromocytome, sd .de Cushing

Démarche

diagnostique en

cas de suspicion

d’HTA 2ndaire

Rechercher d'emblée dans 4 situations évocatrices /!\ :

1. Signes cliniques et biologiques évocateurs → ex : HTA + Hypokaliémie / Triade de Ménard ...

2. HTA du sujet jeune < 30 ans

3. HTA → trithérapie incluant un diurétique thiazidique /!\

4. HTA grade III → PAS > 180 mmHg et/ou PAD > 110 mmHg

CLINIQUE

Interrogatoire

§ Céphalées + sueurs + palpitations → Triade de Ménard

(Phéochromocytome)

§ Prise de Médicaments/Toxiques : /!\

- Contraceptifs Œstroprogestatifs Oraux

- AINS

- Corticoïdes

- EPO

- Vasoconstricteurs Nasaux

- Immunosuppresseurs → Ciclosporine / Tacrolimus

- Toxiques → Amphétamines, Cocaïne, IMAO,

sympathomimétique…

§ Prise d'alcool ou de pastis sans alcool → Glycyrrhizine = Réglisse

Examen Physique

§ Recherche d'un Sd de Cushing → faciès, obésité androïde, vergetures

...

§ Recherche de signes cutanés de neurofibromatose → tâches café au

lait, lengitines(tâches de rousseur dans les aisselles, creux inguinaux ...)

§ Polykystose rénale → Contact lombaire / ATCD familiaux

§ HTA rénovasculaire → souffles abdominaux

§ Coarctation de l'aorte → Souffle cardiaque et pression fémorale ↓

Biologie

§ Polyglobulie / Hyperleucocytose → Phéochromocytome

§ Urée-Créatininémie-BU → pathologie rénale

§ Hypokaliémie → Hyperaldostéronisme

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Différentes étiologies peuvent-être à l’origine d’une HTA par conséquent secondaire. Par ordre de

fréquence, on note :

1. Hyperaldostéronisme 1ère

2. Sténose des artères rénales

3. Atteinte rénale parenchymateuse

4. Phéochromocytome

5. SAOS = 1ère cause d'HTA secondaire

6. Hypercorticisme → Cushing, Corticoïdes, Corticosurrénalome

7. Coarctation de l'aorte

8. Acromégalie

9. Hypothyroïdie / Hyperparathyroïdie

10. Blocs enzymatiques en 11 β HSD 11. Grossesse → HTA gravidique

6 Examens à demander en cas d’HTA secondaire :

1. MAPA ou Auto-mesure

2. Oxymétrie de pouls +/- Polygraphie ventilatoire nocturne

3. Rénine + Aldostérone plasmatique

4. Métanéphrine et Normétanéphrine urinaire des 24h (voir plasmatique mais non remboursé)

5. CLU + test de Freinage minute à la DXM (1 mg)

6. Angio-TDM et/ou Echo-Doppler des artères rénales

Minéralo-Corticisme = HTA + Hypokaliémie

Hyperaldostéronisme

1ère

Hyperaldostéronisme

2ndaire Autres

Aldostérone ↑ ↑ ↓

Rénine ↓ ↑ ↓

Causes

- Adénome de Conn

- Hyperplasie

bilatérale des

surrénales

- Corticosurrénalome

- HTA = Sténose

a.rénale

- HTA maligne

- Tumeurs à rénine

- HTA sous pilule

- Sd de Cushing

Phéochromocytome

- Intoxication à la

Glycyrrhizine

- Sd de Liddle

Causes rénales = Hyperaldostéronisme 2ndaire

Causes

parenchymateuse

§ 2-4 % des HTA

§ Glomérulonéphrites chroniques ou aiguës

§ Néphropathies tubulo-interstitielles chroniques

§ Polykystose rénale

§ Vascularites

§ Néphropathies diabétiques

§ HTA durant la dialyse ou après transplantation rénale → favorisés par

les immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tracrolimus

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HTA

rénovasculaire

§ Cause d'HTA modérée rare (< 1 %)

§ Cause la + fréquente des HTA maligne /!\ +++

§ Ischémie rénale par rétrécissement de l'artère rénale avec ↓ DSR et ↓

PA afférente

§ → activation SRAA → HTA

Sténoses athéromateuses +++ Dysplasie fibro-musculaire

• Homme > 50 ans

• FDR athéromateux

• Lésions proximales

• Femme jeune entre 20-45 ans

• Sans FDR athéromateux

• Lésions distales +++ en «

boules de gui » ou en « collier

de perles »

Suspecter une HTA rénovasculaire devant :

§ HTA femme jeune ou patient > 55 ans athéromateux

§ HTA + Hypokaliémie

§ HTA maligne

§ IR se majorant rapidement après introduction d'un IEC ou ARAII /!\

Biologie : Hypokaliémie par activation du SRAA (hyperaldostéronisme 2nd)

Écho-Doppler des artères rénales en 1ère intention puis confirmation en

Angio-IRM ou Angio-TDM + Artériographie rénale (examen de référence) si

angioplastie envisagée.

Traitement :

§ Médicamenteux (IEC/ARA2) en 1ère intention si Sténoses athéromateuses

§ Angioplastie rénale endoluminale percutanée pendant l'artériographie

si :

- Dysplasie fibro-musculaire (en 1ère intention)

- Sténose de l'artère rénale > 60 % symptomatique → HTA

résistante, OAP flash, IR progressive sous IEC

- Si refus → intérêt des IEC/ARAII si sténose unilatérale mais /!\ CI en

cas de sténose bilatérale

Hyperaldostéronisme 1ère

Augmentation primitive de la sécrétion d'aldostérone qui agit dans le tube collecteur et le TCD :

§ Augmentation de la réabsorption de Na+

§ Excrétion de K+ → Hypokaliémie

§ Excrétion de H+ → Alcalose métabolique

Les Diurétiques de l'anse et thiazidiques sont strictement CI dans l'HTA par hyperaldostéronisme 1er

car ils risquent d'aggraver l'hypokaliémie +++

2 étiologies :

1. Adénome de Conn → adénome unilatéral avec perte totale de sensibilité de l'angiotensine II

sur la sécrétion d'aldostérone

2. Hyperplasie bilatérale des surrénales → perte de sensibilité partielle de l'angiotensine II sur

la sécrétion d'aldostérone (Ø Adénome)

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§ CHIRURGICAL après préparation à l'Aldactone /!\ pour traiter l'HTA et l'hypokaliémie

§ Arrêt des médicaments hypokaliémiants

§ La chirurgie est souvent efficace sur l'hypokaliémie mais ne guérit l'HTA que dans 1/3 des cas /!\

§ /!\ Q. La chirurgie et le traitement médical ont une efficacité similaire

§ Les facteurs de réussite de la surrénalectomie unilatérale :

- Âge > 50 ans

- Durée de l'HTA < 5 ans

- Caractère unilatéral de l'hypersécrétion prouvé par le cathétérisme

Phéochromocytome

§ Cause très rare, associée à une HTA seulement dans 70 % des cas et peut être révélé par une

cardiomyopathie de Stress (Tako-Tsubo)

§ Tumeur développée aux dépens des c.chromatoffines

§ 90 % des cas bénignes et 10 % malignes sécrétant des Catécholamines (AD, NAD ou Dopamine)

de manière paroxystique ou permanente :

- NAD (α1 = Vasoconstriction) → HTA Systolo-diastolique + Pâleur

- AD (β1 et β2 : inotropisme + chronotropisme) → HTA Systolique, Palpitations, Sueurs,

Tachycardie, Tremblements

§ Siège :

- Médullo-Surrénale (90%)

- Paragangliome (10 %) → Ganglions sympathiques paravertébraux lombaires ou

médiastinaux, Organe de Zuckerkandl (sous la bifurcation de l'aorte abdominale), Vessie ou

Prostate, Cou (Larynx et glomus carotidien) → Recherche d'une mutation SDHB / SDHD

dans les paragangliomes cervico-thoraciques.

§ Le diagnostic est posé sur le dosage urinaires des métanéphrines et catécholamines mais si

l'augmentation est modérée, on procède à :

- TDM/IRM→pour localiser la tumeur

- Test de stimulation par glucagon et/ou test de freination par la clonidine

§ Dans 40 % des cas, elle peut rentrer dans le cadre d'une pathologie génétique (NEM 2 +++)

§ Clinique :

- HTA permanente ou paroxystique, résistante à une trithérapie avec au moins 1 thiazidique

- Triade de Ménard→ Céphalées pulsatiles + Sueurs + Palpitations/!\ PCZ.

- Hypotension orthostatique → hypovolémie par vasoconstriction chronique et

dysautonomie

- Aggravation de l'HTA sous Béta-bloquants /!\

- Signes d'hypermétabolisme (mimant une hyperthyroïdie /!\ ) → Tachycardie permanente,

- Amaigrissement avec appétit conservé, Thermophobie, Malaises mictionnelles ...

§ Biologie :

- Tendance à la POlyglobulie, à l'Hyperleucocytose et à l'hémoconcentration

- Intolérance au glucose voir diabète

- Hypercalcémie par poussées

§ Dosages hormonaux :

- Dosages urinaires des 24h des dérivés catécholamines = Métanéphrine et

Normétanéphrine

- Les dosages plasmatiques sont aussi sensibles et spécifiques mais actuellement non

remboursés

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- Dosage en faveur du phéochromocytome si la somme des 2 dosages est très élevée (> 700

μg / 24h)

- Dosage à rapporter à la créatininurie

§ Conditions de prélèvements :

- Arrêt 8 jours avant des inférants avec le métabolisme des catécholamines → α- et βBloquant

- Prélèvements sur 3 jours dans un flacon contenant de l'acide chlorydrique

§ 2 Examens Imageries :

1. Scanner (ou IRM) des surrénales

2. Scintigraphie au MIBG (Iode 123) → Tumeurs rondes, unique, hypodense, souvent

volumineuse, recherche de lésions ectopiques (paragangliome)

§ Traitement :

- Ablation de la surrénale avec risque de poussée hypertensive lors de la manipulation de la

tumeur → Préparation de l'intervention par un α-β Bloquant (Labétalol) ou anti-calcique.

PRÉSENTATIONS PARTICULIÈRES

Situations

d’urgence

HTA maligne (hospit impérative) :

§ Augmentation de la TA par rapport au niveau habituel du patient

§ Œdème papillaire au FO (Kirkendall stade III), témoin d'une atteinte microangiopathique

associant souvent des atteintes rétiniennes au FO, neuro et rénale.

Urgence hypertensive (hospit impérative)

§ Augmentation de la TA par rapport au niveau habituel du patient avec HTA grade 3

+

§ Présence de signes de souffrance viscérale : rétinopathie hypertensive, encéphalopathie

hypertensive, atteinte neuro focale, IRA, IC congestive (OAP), ischémie coronarienne, dissection

aortique, rétinopathie, hémolyse mécanique, CIVD

Crise hypertensive : à la différence des 2 autres urgences hypertensives, il y a un seuil de TA

caractérisant la crise hypertensive.

Critères diagnostiques :

§ Élévation sévère de la PA > 180/110 mmHg

§ Absence de signe de souffrance viscérale

§ Céphalées légères à modérées parfois

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Cette fois, pas d’hospit nécessaire mais mise au calme du patient, éducation à l’adhésion aux

traitements antihypertenseurs, voire adaptation des traitements avec consult de suivi rapide à

programmer.

Pathologies circonstancielles avec HTA : DRAPEAUX ROUGES

§ Dissection aortique

§ Infarctus du myocarde

§ Éclampsie et prééclampsie sévère

§ HTIC

Attention : acouphènes, épistaxis et phosphènes ne sont pas des signes de gravité.

HTA résistante

HTA résistante = HTA non contrôlée malgré une hygiène de vie adaptée et une trithérapie antihypertensive à doses optimales comprenant un thiazidique et habituellement un IEC/ARA2 et un

inhibiteur calcique.

Facteurs de résistance à rechercher :

§ Non-adhésion au TTT

§ Interactions médicamenteuses ou utilisation de substances hypertensives

§ Apports sodés excessifs

§ Conso excessive d’OH

§ SAOS

PRISE EN CHARGE

Consult

d’annonce

Impérative, nécessaire pour :

§ Explorer les connaissances du patient, son vécu et ses représentations de l’HTA/des maladies CV

§ Informer de manière loyale et pertinente sur l’HTA, les FR associés, les complications, les

modalités de traitement, les bénéfices attendus et le risque CV global

§ Fixer des objectifs de traitement

§ Obtenir une décision médicale partagée afin de favoriser l’adhésion du patient à la PEC

§ Établir un plan de soins personnalisé incluant les modifications du MDV et les traitements

Stratégie du

traitement

médicamenteux

Stratégie de PEC globale centrée sur chaque patient, en fonction ++ de son risque CV et de ses

préférences.

Prise en charge initiale :

§ Modifications du mode de vie :

- Pratique d’une AP régulière, adaptée aux possibilités du patient

- Perte de poids si surcharge pondérale

- Suppression/réduction de la conso d’OH, sevrage tabagique

- Régime moins salé, alimentation avec fruits/légumes/aliments pauvres en graisses saturées

§ Antihypertenseurs :

- Mesures médicamenteuses instaurées d’emblée en cas d’HTA modérée à sévère ou en cas

d’HTA légère persistance après 6 mois de modifications du mode de vie à il est préférable

de débuter par une bithérapie d’emblée à faible dose associant : IEC/ARA2 et/ou thiazidique

et/ou inhibiteur calcique

Objectif de traitement = PAS < 130 mmHg et PAD < 80 mmHg en mesures cliniques (140/80 chez les

sujets > 65 ans pour éviter l’hTO), confirmée par des mesures ambulatoires < 130/80 mmHg.

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Normale / limite HTA grade 1 HTA grade 2 HTA grade 3

Traitement

uniquement si patient

à haut risque CV

Traitement immédiat :

patients à très haut

risque ou haut risque

avec atteinte CV,

rénale, atteinte

organe cible

Si ne remplis pas ces

critères : après 3-6

mois de MHD

Traitement immédiat

chez tous les patients

Traitement immédiat

chez tous les patients

Suivi et adaptation de la prise en charge :

§ Objectif tensionnel atteint à poursuite du TTT initial

§ Objectif tensionnel non atteint à adaptation thérapeutique : vérifier adhésion/MDV puis

augmenter la dose de la bithérapie ou switcher pour une trithérapie avec IEC/ARA2 + inhibiteurs

calciques + thiazidique/thiazidique-like (indapamide). Autres principes actifs selon la situation :

coronaropathie, FA, IC ou grossesse à b-bloquants possibles

Objectif de traitement = PAS 130-139 mmHg et PAD < 90 mmHg en mesure clinique, confirmées par

des mesures ambulatoires (AMT ou MAPA diurne) < 135/85 mmHg.

Ensuite :

§ Objectif tensionnel atteint à poursuite du traitement

§ Objectif tensionnel non atteint, adaptation thérapeutique : trithérapie à dose optimale

Ainsi, si objectif atteint à poursuite du traitement, sinon on parle d’HTA résistante.

HTA résistante :

Quadrithérapie anti-hypertensive nécessaire, associant :

§ IEC/ARA2 + inhibiteurs calciques + thiazidique/thiazidique-like (indapamide) à dose optimale

§ Spironolactone en surveillant la kaliémie et la fonction rénale, ou un b-bloquant en 2e intention

en cas de contre-indication ou d’effets indésirables de la spironolactone

Pharmaco

Classe CI absolue CI relative EI fréquents

Thiazidiques Grossesse, hyper-Ca,

hypo-K

Hypo-K, hypo-Na

Troubles métabo

b-bloquants

Asthme

BAV2, BAV3

Asthénie, bradycardie,

acrosyndrome,

troubles libido

Inhibiteur calcique

DHP

Tachyarythmie, IC

non contrôlée

OMI, céphalées,

vertiges, flush

Inhibiteur calcique

non DHP (vérapamil)

BAV2, BAV3

IC à FEVG altérée

Constipation Bradycardie,

céphalées, vertiges,

flush, OMI

IEC

Grossesse, œdème

angioneurotique ss IEC

F en âge de procréer

Hyper-K >

5,5 mmol/L

Hyper-K, IRAF

ARA2

Grossesse F en âge de procréer

Hyper-K >

5,5 mmol/L

Hyper-K, IRAF

Antagoniste des R

aux

minéralocorticoïdes

IRC stade 4-5 ou IRA

Hyper-K

Grossesse Hyper-K,

dysménorrhée

Gynécomastie

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Situations

particulières

Choix du traitement orienté par certaines comorbidités :

§ Diabète avec microalbuminurie à IEC ou ARA2

§ IRC ou protéinurie à IEC ou ARA2

§ Post-AVC à IEC/ARA2, thiazidique ou inhibiteur calcique

§ Coronaropathie à b-bloquant, IEC/ARA2

§ IC à IEC/ARA2, b-bloquant, diurétiques (si signes congestifs)

Sujet > 80 ans

Tous les 3-6 mois : Interrogatoire, PA, examen cardiovasculaire

Tous les 1-2 ans : BU, Kaliémie, Na, Créatinine Protéinurie

/!\ IEC/ARA2 : Kaliémie à S1-2

Tous les 3 ans : EAL, GAJ

Précautions particulières :

§ Objectif tensionnel individualisé +++ avec un seuil de TA < 140/90 à adapter, en évitant l’hTO

+++++

§ Bithérapie d’emblée à éviter

§ Iatrogénie à limiter : ne pas dépasser une trithérapie

Urgence

hypertensive

Principes thérapeutiques :

§ Hospit en urgence du patient

§ Diminution progressive de la TA par des thérapeutiques anti-hypertensives IV, sauf en cas de

déficit neuro focalisé où il est nécessaire d’attendre l’imagerie cérébrale pour ne pas

méconnaître un AVC. La nicardipine est la molécule la plus souvent indiquée dans cette situation.

§ Réhydratation par SSI en cas d’HTA maligne, et introduction recommandée d’IEC/ARA2

§ Traitement des insuffisances d’organe associées

§ Surveillance rapprochée du patient

§ Recherche et PEC d’une étiologie curable

Plan de

soins/suivi

Rythme du suivi : tous les mois sur 6 mois puis tous les 3-6 mois une fois l’objectif tensionnel atteint

Points de vigilance du suivi :

§ Mesures de PA au cabinet, à confirmer par des mesures de PA ambulatoires

§ Surveillance de l’adhésion au traitement et aux modifications du mode de vie

§ Évaluation de l’efficacité et de la tolérance des thérapeutiques

§ Réévaluation du risque d’interactions médicamenteuses

§ Recherche d’une hTO

§ Adaptation du traitement antihypertenseur selon les situations :

- Allégement du traitement en cas d’hTO persistante, de perte de poids par dénutrition ou

si patient fragile

- Arrêt temporaire du traitement en cas d’hypovolémie marquée ou d’événement

intercurrent, notamment chez la personne âgée (diarrhée, déshydratation, infection...)

§ Dépistage des atteintes des organes cibles

Examens complémentaires :

§ Contrôle bio : créat + protéinurie tous les 1-2 ans, voire plus souvent selon le contexte ; GÀJ +

EAL/3 ans

§ ECG/3-5 ans, ou plus souvent en cas de symptômes cardiaques/cardiopathie sous-jacente

Prise en charge

d’une HTA 2ndaire

À adapter évidemment à l’étiologie d’HTA :

§ Arrêt d’un traitement favorisant l’HTA ou d’une consommation de toxiques

§ Appareillage d’un SAOS (PPC)

§ PEC d’une pathologie endocrinienne ou rénovasculaire

§ Hyperaldostéronisme primaire

§ Traitement de l’hyperaldostéronisme 1aire : blocage du récepteur aux minéralocorticoïdes

(spironolactone) ou chir (surrénalectomie) unilatérale si une seule glande est incriminée

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§ Phéochromocytomes/paragangliomes sécrétant des catécholamines : exérèse chir

§ Sténose d'artère rénale :

- Optimisation du traitement de prévention CV

- Angioplastie de l’artère rénale à discuter chez des patients jeunes avec dysplasie

fibromusculaire

- Patients avec sténose athéromateuse : angioplastie discutée en cas d’HTA résistante,

d’OAP flash, de dégradation de la fonction rénale sous IEC/ARA2, dégradation de la

fonction rénale sans étiologie retrouvée, de diminution de la taille du rein, sans oublier les

objectifs de LDL-cholestérol inférieurs à 1,4 mmol/L (< 0,55 g/L) et la prescription d’un

antiplaquettaire

Rappel : classification de Kirkendall

RETINOPATHIE HYPERTENSIVE ARTERIOSCLEROSE

STADE 1 Rétrécissement artériel sévère et disséminé Signe du croisement

STADE 2 Stade 1 + Exsudats secs, hémorragies, nodules cotonneux Stade 1 + Rétrécissement artériel localisé

STADE 3

Stade 2 + Œdème papillaire Stade 2 + OBVR, engainement

�Coups de pouce du rédacteur :

Les sources et les réponses aux entraînements sur cet item ne disent pas toujours la même chose, alors

je vous conseille de retenir les points suivants :

En 1ère intention, le bilan à prescrire est celui de la HAS +++ (soient 6 examens)

Si un traitement est nécessaire d’emblée, commencer par une bithérapie à faible dose (et non une

monothérapie, sauf > 80 ans)

Les modifications du mode de vie peuvent être utilisées seules pour une durée de 3 ou 6 mois selon

le profil du patient

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COMPLICATIONS DE L’HTA

« DR LEA NIES avoir FAI3M »

Neurologique : « DR LEA »

• Démence vasculaire

• Rétinopathie hypertensive

• Lacune vasculaire

• Encéphalopathie hypertensive

• AVC, AIT (+ hémorragie méningée et hémorragie intra-parenchymateuse)

Rénale : « NIES » 


• Néphro-angiosclérose

• Insuffisance rénale

• Embole de cholestérol

• Sténose des artères rénales

Cardio : « FAI3M »

• FA (1ère cause !)

• Athérosclérose (AOMI, AAA)

• Insuffisance cardiaque,

• Insuffisance coronaire et

• Insuffisance ventriculaire gauche

• Mort subite (x 3 !)

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FICHE E-LISA N°226

RAPPEL ANATOMIQUE

DÉFINITIONS �

Maladie thromboembolique veineuse (MTEV) : entité constituée de la thrombose veineuse profonde et de l’embolie

pulmonaire

Thrombose veineuse profonde (TVP) :

§ Obstruction veineuse partielle ou totale par un thrombus endoluminal

§ Localisation possible dans tout l’arbre veineux, mais le plus souvent aux membres inférieurs

§ Proximale (poplitée ou sus-poplitée) ou distale (sous-poplitée)

Embolie pulmonaire (EP) : migration d’un thrombus veineux au niveau des artères pulmonaires

Embolie pulmonaire grave : EP associée à une défaillance hémodynamique (PAS < 90 mmHg ou chute de la PAS ≥ 40 mmHg

pendant plus de 15 minutes) en l’absence d’autre cause

FACTEURS DE RISQUE DE LA MTEV �

FDR transitoires FDR persistants

FDR majeurs

Dans les 3 derniers mois :

- Chirurgie avec AG > 30 min

- Fracture d’un membre inférieur

- Immobilisation > 3 jours pour motif médical aigu

- Contraception œstroprogestative, grossesse,

postpartum, traitement hormonal de la ménopause

Cancer actif

Thrombophilie majeure :

- Déficit en antithrombine

- Syndrome des antiphospholipides

FDR mineurs

Dans les 2 derniers mois :

- Traumatisme d’un membre inférieur non plâtré avec

mobilité réduite ≥ 3 jours

- Immobilisation < 3 jours pour motif médical aigu

- Voyage > 6h

Maladie inflammatoire chronique

(intestinale ou articulaire)

Thrombophilie non majeure :

- Déficit en protéine C, protéine S

- Mutation du facteur V Leiden

- Mutation de la prothrombine

Item 226 – EMBOLIE PULMONAIRE ET

THROMBOSE VEINEUSE PROFONDE


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EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

Biologie

D-dimères :

§ Produits de dégradation de la fibrine

§ Non spécifiques mais très forte valeur prédictive négative (VPN)

Gaz du sang :

§ Non systématiques

§ Effet shunt (hypoxémie-hypocapnie), parfois normaux

§ Le dosage du lactate permet de connaitre le retentissement systémique de l’EP et d’un éventuel

bas débit cardiaque.

Troponine et BNP : utilisés pour le pronostic

ECG

Tachycardie sinusale

Signes droits (signes de gravité) : aspect S1Q3, bloc de branche droit, axe droit, onde T négative de

V1 à V3

Imagerie

Radiographie de thorax :

§ Peut-être normale

§ Signes possibles : atélectasie en bande, épanchement pleural, ascension d’une coupole,

infarctus pulmonaire, hyperclarté d’un champ pulmonaire

Échodoppler veineux des membres inférieurs : Excellent sensibilité et spécificité (> 95%)

Critères de TVP :

§ Visualisation directe d’un thrombus : Très fréquent et spécifique

§ Veine incompressible

§ Baisse ou abolition du signal doppler

§ Absence ou remplissage partiel au doppler couleur

Veine normal (élément de comparaison penser DD) :

§ Absence de matériel endoluminal

§ Possibilité de la comprimer avec la sonde

§ Perception d’un signal doppler rythmé par la respiration et par la chasse veineuse manuelle

Angioscanner thoracique :

§ Défect endoluminal artériel pulmonaire = thrombus

§ Cœur pulmonaire aigu (dilatation du VD)

Scintigraphie pulmonaire de ventilation perfusion : mismatch (ventilation normale, défect de

perfusion)

Échographie transthoracique (ETT) : utile dans l’algorithme diagnostique de l’EP grave

ALGORITHMES DIAGNOSTIQUES

TVP

PROBABILITÉ CLINIQUE

Faible : score < 2 Forte : score ≥ 2

D-dimères Échographie veineuse des MI

Négatifs

Pas de traitement

Positifs

Échographie veineuse

des MI

Pas de TVP TVP

Traitement

Répéter l’échographie 7

jours plus tard

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EP à risque intermédiaire ou faible

SUSPICION CLINIQUE

NON OUI

PROBABILITÉ CLINIQUE

Faible - Intermédiaire Forte

D-dimères Angioscanner

Négatifs

< 500 si âge ≤ 50 ans

< 10 x âge si > 50 ans

Positifs

≥ 500 si âge ≤ 50 ans

≥ 10 x âge si > 50 ans

Pas

de thrombus

Thrombus

Échographie

Et/ou

scintigraphie

Pas de traitement Négatif Positif

Traitement

Diagnostic alternatif ? Comment ? où ?

Stratification du risque

EP à haut risque

ANGIOSCANNER IMMÉDIATEMENT RÉALISABLE

NON OUI

Échographie cardiaque

Dilatation des cavités cardiaques droites

Scanner accessible

NON OUI Angioscanner

et patient stable

Pas d’autre test disponible

ou patient instable

POSITIF NÉGATIF

Recherche d’une

autre cause

thrombolyse/

embolectomie

non nécessaire

Traitement de

l’EP considérer

thrombolyse/

embolectomie

Recherche d’une

autre cause

thrombolyse/

embolectomie

non nécessaire

Clinique

2 présentations clinique d’EP à haut risque sont possibles :

1. État de choc cardiogénique à reflet de l'obstruction artérielle pulmonaire par les thrombus,

provoquant une augmentation brutale de la post-charge du ventricule avec dysfonction

ventriculaire droite puis gauche et pouvant aller jusqu'à l'arrêt cardiaque.

2. Insuffisance respiratoire aigue à mode de révélation le plus fréquent avec survenue brutale

d'une détresse respiratoire aiguë ; souvent discordante avec la normalité de l'auscultation

pulmonaire et/ou des gaz du sang et/ou de la Rx de thorax.

Signes de gravité :il existe dans le contexte de l’EP une corrélation entre la présence de signes de

gravité à la prise en charge initiale et la mortalité des patients. Il convient donc de rechercher les

signes suivants :

§ EP à haut risque de mortalité (mortalité > 25 %) :

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- Signes périphériques d'état de choc : marbrures, froideur des extrémités, TRC

allongé, diurèse effondrée < 0,5 ml/kg/h, hypotension artérielle prolongée > 15

minutes (PAS < 90 mmHg ou baisse de la PAS > 40 mmHg)

- Autres signes cliniques de gravité : TJ, tachycardie > 110 bpm, désaturation SpO2

< 90 %, insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire.

-

PRONOSTIC �

4 STADES DE SÉVÉRITÉ SCORE sPESI

Risque élevé : EP dite grave ou à haut risque

Risque intermédiaire : sPESI ≥ 1

§ Intermédiaire haut : dysfonction VD et élévation

des biomarqueurs (troponine et BNP)

§ Intermédiaire bas : dysfonction VD ou élévation

des biomarqueurs ou aucun des deux

Risque faible : sPESI = 0

Age > 80 ans 1 point

SpO2 < 90% 1 point

PAS < 100 mmHg 1 point

FC > 110/min 1 point

Cancer actif 1 point

Insuffisance cardiaque ou respiratoire chronique 1 point

PRISE EN CHARGE

EP �

EP grave

Hospitalisation en réanimation

⚠ URGENCE THÉRAPEUTIQUE qui repose sur 2 piliers :

1. TTT symptomatique : gestion de l’hypoxémie (mise en place d’une oxygénothérapie) et

maintient d’une hémodynamique (expansion volumique voir introduction de noradrénaline si

nécessaire).

2. TTT spécifique :

En 1ère intention : thrombolyse et anticoagulation curative par HNF IVSE

En 2e intention : embolectomie en cas d’échec ou de CI à la thrombolyse

Mesures de réanimation : oxygénothérapie voire ventilation mécanique, correction du choc

Repos strict au lit

EP de risque

intermédiaire

haut

⚠ Urgence thérapeutique

Hospitalisation en unité de soins intensifs

Anticoagulation curative :

§ HBPM sous-cutanée ou HNF IVSE pendant 48-72h

§ Puis relais AVK ou AOD

En 2e intention : thrombolyse si aggravation vers un état de choc

Mesures symptomatiques : oxygénothérapie

Repos au lit

EP de risque

intermédiaire bas

Hospitalisation en service de médecine conventionnel

Anticoagulation curative : AOD ou AVK

Lever précoce

EP de risque

faible

Hospitalisation courte < 24h

Anticoagulation curative : AOD ou AVK

Lever précoce

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Cas particulier :

Grossesse

Sensibilité́des D- dimères inchangée et doivent être réalisés en cas de probabilité clinique non forte.

à Si positifs ou si probabilité clinique forte : écho-Doppler veineux

à Si négatif : Scintigraphie pulmonaire planaire de perfusion en 1e intention (si disponible) ou

angioscanner thoracique

Attention : les traitements par HBPM, AVK ne sont pas recommandés aux T1 et T3.

Penser à doser les hormones thyroïdiennes à la naissance si imagerie réalisée (risque de surcharge

thyroïdienne fœtale)

TVP �

Traitement ambulatoire sauf :

§ TVP sous anticoagulant

§ Insuffisance rénale sévère

§ Comorbidité : cancer, maladie cardiorespiratoire sévère, > 75 ans

§ TVP sévère (phlébite bleue) ou TVP bilatérale

§ Hémorragie active ou risque hémorragique majeur

§ Contexte médicosocial défavorable

Anticoagulation curative

Bas de contention

DURÉE DU TRAITEMENT ANTICOAGULANT �

Traitement court

(3 à 6 mois)

1ère EP ou TVP proximale :

§ Provoquée par un facteur majeur transitoire

§ Non provoquée chez une femme < 50 ans

Traitement non

limité

EP ou TVP proximale non provoquée récidivante

EP ou TVP proximale avec facteur persistant majeur

1ère EP à haut risque non provoquée

Durée incertaine

(au moins 6 mois)

1ère EP à risque faible ou intermédiaire faible ou TVP proximale non provoquée avec ou sans facteur

mineur

Traitement

Prophylactique

En post opératoire selon le risque :

§ Risque faible : âge < 40 ans sans FDR, chirurgie mineure

à Pas de prévention

§ Risque modéré : âge > 40 ans sans FDR, chirurgie générale

à HNF, HBPM, fondaparinux à dose préventive

§ Risque élevé : âge > 40 ans + antécédents de maladie TEV, anomalie de la coagulation, chirurgie

hanche / genou / carcinologique

à HNF, HBPM, fondaparinux à dose préventive

Rappel : pour les patients ayant un antécédent de mTEV, la pilule contraceptive œstroprogestative

ainsi que les THS sont contre indiqués

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COMPLICATIONS À LONG TERME �

HYPERTENSION PULMONAIRE POST-EMBOLIQUE SYNDROME POST-THROMBOTIQUE

Complique l’EP Complique la TVP

BILAN ÉTIOLOGIQUE �

RECHERCHE D’UN CANCER BILAN DE THROMBOPHILIE

Indication : MTEV non provoquée

Interrogatoire

Examen clinique complet

NFS, plaquettes, VS, radiographie thoracique

Mise à jour des dépistages (mammographie, frottis cervicoutérin, PSA, coloscopie)

Indications :

§ MTEV non provoquée avant 50 ans et antécédent

familial de MTEV

§ MTEV récidivante dont un épisode avant 50 ans

Dosage protéine C, protéine S

Dosage antithrombine

Mutation du facteur V Leiden

Mutation de la prothrombine G20210A

Dosage des anticorps du SAPL

THROMBOSES RÉCIDIVANTES

DÉFICIT EN ANTITHROMBINE

Physiopathologie § Inhibe la coagulation en neutralisant la thrombine

§ L’héparine augmente la cinétique d’action de l’AT III avec la thrombine

Déficit

constitutionnel

en ATIII

Transmission AD, peut expliquer l’absence d’efficacité d’un traitement par héparine

Déficit

acquis en ATIII

§ Insuffisance Hépatocellulaire, rarement thrombogène du fait de la baisse concomitante

des autres facteurs de la coagulation

§ CIVD

§ Syndrome néphrotique

§ Iatrogène (œstrogène, L-asparaginase)

Traitement § Héparinothérapie avec relais précoce par AVK

§ Concentré en ATIII

DÉFICIT EN PROTÉINE C

Physiopathologie § Inhibition de la coagulation Vitamine K dépendant

§ Inactive les facteurs FV et FVIII en présence de protéine S

Déficit

constitutionnel

§ Transmission AD

§ Peut expliquer l’apparition de nécrose cutanée à l’introduction d’un traitement par AVK

Déficit acquis § IHC, CIVD, iatrogénie

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Traitement § Relais par AVK en cas de thrombose, uniquement après une héparinisation efficace de

plusieurs jours.

§ Concentré de protéine C IV dans les formes sévères ou en cas d’ATCD de nécrose

cutanée lors d’un relais héparine-AVK

DÉFICIT EN PROTÉINE S

Les déficits sont équivalents à ceux en protéine C, que ce soit pour la clinique ou le traitement

RÉSISTANCE À LA PROTÉINE C ACTIVÉE = FACTEUR V DE LEIDEN

Physiopathologie

§ La protéine S active la protéine C qui clive et inhibe à son tour le FV.

§ On parle de résistance à la protéine C activée lorsque le FV est résistant à ce clivage

§ Le plus souvent due à une mutation du FV, appelé aussi facteur V de Leiden

§ Il n’existe qu’une forme constitutionnelle de transmission AD

Étiologie la plus

fréquente

Thrombophilie constitutionnelle

Traitement Préventif dans les situations à haut risque

MUTATION DU FII G20210A

Épidémiologie 2% de la population générale et 6% des bilans de thrombophilie

FDR de MTEV

Acquis :

§ Âge, Insuffisance veineuse, IC, chirurgie orthopédique, tabac, grossesse, obésité,

immobilisation prolongée, compression veineuse, cancers, SAPL, SMP chronique,

syndrome néphrotique, myélome, HPN, maladies inflammatoires chroniques,

médicaments

Génétique :

§ Déficit en inhibiteur de la coagulation : Déficit en protéine C, S et ATIII

§ Mutations ponctuelles de gène de facteurs de la coagulation :

§ Facteur V

§ Facteur II

BILAN DE THROMBOPHILIE

Indications Thrombophilie constitutionnelle Thrombophilie acquise

- Chez un sujet de moins de

50 ans, devant une TVP ou

EP inexpliquée ou

récidivante

- Chez la femme enceinte,

devant la survenue d’une

TVP en cas d’QTCD familiaux

ou personnels de MTEV.

1ère intension CAT - Anticorps antiphospholipides par test

d’hémostase (ACC) et test

immunologique

(anticardiolipine et antibêta2GP1)

- Numération de la formule

plaquettaire

- Selon contexte : mutation

Jak2, cancer, HPN,

myélome

- Protéine C

- Protéine S

- Mutation du facteur II

- Mutation du facteur V

- ATIII

- Traitement curatif

des thromboses,

- Traitement préventif

primaire et

secondaire par

HBPM le plus

souvent

- Enquête familiale à

la recherche de

porteurs sains

- A éviter : tabac,

œstrogène et

œstroprogestatif

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• L’embolie peut revêtir toute forme de clinique : asymptomatique jusqu’au choc. A toujours

garder en hypothèse

• C’est un item qui fonctionne par score : même si ce n’est pas demandé vous devez en

connaître les composantes afin de mieux vous orienter lors de l’ECN

• Piège : en cas de risque élevé = angioscanner mais si le patient est instable penser gain de

temps et résultat => écho trans-thoracique (rapide + pas besoin de PDC)

FDR DE MTEV

« CATI CAGE le CMV et AMOCHA Son Néphro déjà Tombé »

Facteurs temporaires majeurs : « CATI »

• Chirurgie : orthopédique, neurochirurgie, abdominal lourde ou carcinologique

• Alitement > 3 jours

• Traumatisme < 3 mois

• Immobilisation prolongée par plâtre ou attelle

Facteurs temporaires mineurs : « CAGE le CMV »

• Compression veineuse : tumeur, hématome...

• Avion : voyage > 5h

• Grossesse et post-partum

• EPO

• Contraception œstro-progestative

• Situation Médicale aiguë

• Voie veineuse centrale

Facteurs permanents : « AMOCHA Son Néphro déjà Tombé »

• ATCD personnel de MTEV

• MICI : maladie inflammatoire chronique intestinale

• Obésité

• Cancer et hémopathie en cours de traitement

• Hémoglobinurie paroxystique nocturne

• Age > 60 ans

• SAPL (surtout l’anticoagulant lupique)

• Syndrome Néphrotique

• Thrombophilie : mutation des facteurs II et V, déficit en protéine C et S, déficit en

antithrombine III, élévation du facteur VIII

� Coups de pouce du rédacteur :

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FICHE E-LISA N°229

GÉNÉRALITÉS

Définitions

L’abord veineux consiste à ponctionner une veine pour y laisser un cathéter, permettant

l’administration de divers produits directement dans la circulation sanguine. Il s’agit de la voie

d’abord d’urgence.

2 types de voies veineuses :

1. VVP : sur le réseau veineux superficiel facilement accessible

2. VVC : plus longues, qui se terminent directement dans une veine centrale (veine cave

supérieure ou inférieure).

VOIES VEINEUSES PÉRIPHÉRIQUES

VVP classique

Modalités :

§ Introduction aseptique dans le système veineux superficiel d’un cathéter, par voie

transcutanée.

§ Cathéter monté sur une aiguille qui permet la ponction veineuse et qui est ensuite retiré,

permettant de laisser le cathéter en place.

§ Acte infirmier à prescription médicale

Complications :

§ Ecchymose au point de ponction

§ Perfusion extra-veineuse/ extravasation de la perfusion : œdème localisé et douleur à la

perfusion

§ Thrombophlébite

§ Infection

Prévention des complications :

§ Évaluation quotidienne de la pertinence de son maintien

§ Examen quotidien

§ Pansement occlusif

§ Maximum 96h sauf si capital veineux limité

§ Chez l'enfant, il est recommandé de changer le cathéter uniquement en cas de signe de

complication et non pas systématiquement.

On distingue plusieurs calibres de cathéters, leur diamètre étant exprimé en gauges (G). Plus le

nombre de gauges est faible, plus le diamètre est important.

MidLine

§ Cathéter veineux périphérique à insertion profonde.

§ S’insère sur une veine périphérique profonde (basilique ou céphalique) sous contrôle

échographique.

§ Risque infectieux réduit par rapport à une VVP classique, et peut se conserver plus longtemps

(7 à 28 jours).

§ Utile également chez les patients avec un capital veineux limité.

§ Indications : TTT IV de longue durée prévisible et/ou chez un patient chez qui la pose de VVP

est difficile.

Ce n’est pas une voie d’urgence

Item 229 – SURVEILLANCE ET COMPLICATIONS

DES ABORDS VEINEUX


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VOIES VEINEUSES CENTRALES

Cathéter

veineux central

Modalités :

§ Introduction d’un cathéter dont l’extrémité se situe dans une veine centrale (VCI ou VCS), à

l’entrée de l’oreillette droite.

§ Dispositif plus long et de plus gros calibre qu’une VVP.

§ Pose possible : jugulaire interne, sous clavière (CI si trouble de l’hémostase car impossible de

comprimer) ou fémorale.

§ Condition d’asepsie chirurgicale.

§ Acte médical.

§ Radiographie thoracique systématique après la pose dans le territoire cave supérieur pour

vérifier la position du KT et l’absence de pneumothorax.

Indications :

§ Traitements veinotoxiques : noradrénaline et toutes les catécholamines en général en

dehors de l’adrénaline dans le cadre de l’arrêt cardiaque ; potassium à haute dose

§ Nutrition parentérale prolongée

§ Pose de VVP difficile et besoin d’abord veineux à court terme.

Complications :

§ Précoces : blessure vasculaire, ponction artérielle, pneumothorax (surtout sous clavière),

embolie gazeuse.

§ Tardives : infection, thrombose.

PICC Line

KTc à insertion périphérique.

Ponction d’une veine périphérique profonde (basilique, humérale, céphalique) et l’extrémité du

KT rejoint la VCS.

Ce n’est pas une voie d’urgence.

Cathéter à

chambre

implantable ou

Port-A-Cath

(PAC)

Abord veineux continu de longue durée via une chambre placée sous la peau et communiquant

grâce à un cathéter avec la veine sous clavière ou jugulaire interne.

Oncologie ++.

Ce n’est pas une voie d’urgence

La voie intraosseuse

Indiquée en cas de défaillance vitale aiguë sans possibilité immédiate d’obtenir une VVP : après 2

échecs de VVP.

Administration intramédullaire après avoir percé le périoste et la corticale osseuse via un dispositif

dans tout chariot d’urgence.

Au niveau de la tête humérale ou du tibia proximal.

CHOIX D’UNE VOIE VEINEUSE

Fonction du

besoin

1. Besoin d’une expansion volémique : VVP de bon calibre, si échec de 2 VPP pose d’une voie

intra-osseuse.

2. Besoin d’un traitement intraveineux simple : VVP, MidLine ou PICC line si traitement long ou

capital veineux restreint.

3. Traitement IV par agents veino-toxiques : VVC classique si traitement urgent, sinon PAC.

SURVEILLANCE

Surveillance

d’une voie

veineuse

2 règles :

1. S’assurer de l’absence de complications.

2. Réévaluer l’indication de maintenir la voie veineuse.

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Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®

Conduite à tenir si complication :

§ Veinite : retrait de la VVP, pansements alcoolisés possibles

§ Thrombose superficielle : retrait VVP, pas d’indication à une anticoagulation curative

§ Thrombose profonde de VVC : retrait de la VVC et anticoagulation curative

§ Infection de VVC : retrait de la VVC et antibiothérapie en cas de bactériémie associée ou

signe de gravité

§ Infection sur PAC : peut parfois être traité sur PAC en place sous réserve d’une bonne

tolérance clinique et d’un micro-organisme peu pathogène

Conditions de retrait :

§ VVP = Condition d’antisepsie standard : gants simples et après désinfection cutanée

§ VVC = Condition d’asepsie avec patient en décubitus dorsal strict, position maintenue au

moins une heure après ablation du dispositif pour limiter le risque d’embolie gazeuse.

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FICHE E-LISA N°234

GÉNÉRALITÉS

Définitions

Définition physiopath = incapacité du cœur à délivrer aux organes un débit sanguin suffisant, ou

alors au prix de pressions de remplissage élevées

Définition clinique = sd clinique causé par une anomalie cardiaque structurelle et/ou fonctionnelle

associant symptômes, signes cliniques et signes paracliniques :

§ Symptômes : dyspnée, asthénie

§ Signes cliniques : crépitants, œdèmes des membres inférieurs, turgescence jugulaire, etc.

§ Signes paracliniques : taux élevé de peptide natriurétique (BNP), syndrome alvéolointerstitiel à la Rx T, pressions de remplissage ventriculaire gauche (PRVG) élevées à l’ETT

Sous-groupes

IC à FEVG altérée

≤ 40%

IC à FEVG modérément altérée :

41-49% IC à FEVG préservée ≥ 50%

- Synonyme = IC

systolique

- Troubles de la

contraction

myocardique

- Se rapproche davantage de

l’IC à FEVG altérée

- Synonyme = IC diastolique

- Trouble de la relaxation

myocardique

- Typiquement : personnes âgées

avec comorbidités (HTA,

diabète, IRC)

Épidémio

§ Prévalence : 1 à 2%, avec augmentation croissante de la prévalence car :

- Vieillissement de la population

- Meilleure prise en charge des FRCV et des événements coronariens

§ Âge moyen : 70-80 ans avec prédominance masculine

§ Mortalité importante : 10% à un an

§ Répartition entre IC à FEVG altérée et IC à FEVG préservée : 50-50%

Physiopath

Débit cardiaque (DC) = volume d’éjection systolique (VES) x fréquence cardiaque (FC)

Déterminants du VES : précharge, post-charge et inotropisme

Remodelage cardiaque :

§ Modifications d’expression génomique à changements moléculaires, cellulaires et interstitiels

à en clinique : changements de taille, de forme et de fonction du cœur

§ Activation de plusieurs mécanismes : activation neurohormonale, altération du métabolisme

calcique et mitochondrial, fibrose interstitielle, hypertrophie et mort cellulaire

Bénéfique à court terme (augmentation de l’inotropisme et donc du VES) mais délétère à long

terme (altération de la géométrie et de la fonction du cœur)

DIAGNOSTIC POSITIF

Signes

cliniques

Signes physiques Signes fonctionnels

Souffle d’insuffisance mitrale ou d’insuffisance

tricuspidienne : liée à la dilatation

Bruit de galop protodiastolique (B3)

Éclat du B2 au foyer pulmonaire : HTAP

Souffle de valvulopathie organique

Hypotension artérielle basse : facteur de gravité

Dyspnée, d’effort puis de repos, à classifier

selon la NYHA

Orthopnée

Dyspnée paroxystique nocturne

Asthénie

« Asthme cardiaque » : bradypnée au temps

expiratoire avec sibilants

Item 234 – INSUFFISANCE CARDIAQUE DE L’ADULTE

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IC gauche :

§ Congestion : crépitants bilatéraux et

symétriques, épanchement pleural

§ Hypoperfusion (cf. état de choc)

§ Choc de pointe dévié en bas et à gauche

(dilatation VG)

IC droite :

§ OMI bilatéraux, déclives, mous, godet +

§ Reflux hépatojugulaire, turgescence

jugulaire

§ Hépatomégalie/hépatalgie d’effort

§ Épanchements : pleural, ascite

A un stade très avancé :

§ Pouls alternant, oligurie, fonte musculaire

(cachexie)

§ Déconditionnement physique

§ Troubles digestifs

Toux et hémoptysie : à l’effort ou au

décubitus

Faiblesse musculaire

Palpitations

Insuffisance cardiaque droite : hépatalgie

d’effort ou de repos

(distension de la capsule hépatique) En cas

d’insuffisance cardiaque terminale

Confusion : bas débit cérébral

Possible : douleurs abdominales, nausées,

vomissements

Formes

cliniques

§ IC chronique = état stable en dehors d’une décompensation aiguë, patient +/-symptomatique

en fonction de la gravité de sa maladie et de l’efficacité du traitement

§ Décompensation globale = tableau associant signes d’ICG + ICD sans OAP franc, avec

aggravation de la dyspnée jusqu’à devenir invalidante et apparition/aggravation de signes

congestifs (OMI)

§ Choc cardiogénique = forme la plus grave avec signes d’ICG + ICD + état de choc : tachycardie,

hypotension avec différentielle pincée, troubles de la conscience, oligurie voire anurie,

marbrures

§ OAP = détresse respiratoire aiguë brutale avec dyspnée, orthopnée, expectoration saumonée,

crépitants

Examens

complémentaires

§ Bio : bilan standard avec NFS, iono, bilan hépatique, TSH, bilan martial ; BNP/NT-pro-BNP

élevés +++

§ ECG : pas de signe spécifique mais ECG rarement normal à FA, HVG, BBG

§ Rx T : cardiomégalie (index cardiothoracique > 0,5), redistribution vasculaire de la base vers

les sommets, sd interstitiel (lignes B de Kerley) voire sd alvéolaire (opacités floconneuses

symétriques péri-hilaires en ailes de papillon), épanchements pleuraux

§ ETT : �

- Dilatation ventriculaire et/ou atriale, hypertrophie ventriculaire et/ou atriale

- Pressions de remplissage VG (PRVG) élevées

- Évaluation de la FEVG (préservée ou non)

- Hypokinésie voire akinésie pariétale

- Veine cave inférieure dilatée non compliante

Diagnostic

étiologique

§ Cardiopathie ischémique : après IDM ou sur ischémique chronique, 1ère cause +++

§ Cardiopathie hypertensive : HTA chronique, ancienne et/ou mal traitée

§ Cardiopathie valvulaire : toute valvulopathie au stade avancé

§ Cardiomyopathie = atteinte du myocarde :

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Cardiomyopathie dilatée Cardiomyopathie

hypertrophique

Cardiomyopathie

restrictive

- Génétique : transmission AD

- Toxique : alcool, drogues

- Myocardites bactériennes, virales

ou parasitaires (Chagas)

- Auto-immune : LES, sarcoïdose,

sclérodermie, Churg-Strauss

- Endoc : dysthyroïdie, hypo-Ca

- Nutritionnelle : carence en

carnitine, thiamine, sélénium

- Cardiomyopathie du péripartum

- Médicamenteuse : chimio par

anthracyclines ou trastuzumab

- Idiopathique

- Génétique sarcomérique

: AD

- Maladie de Fabry

(glycogénose)

- Amylose

- Amylose

§ Cardiopathie rythmique : troubles du rythme (supra-)ventriculaires (ex : FA rapide), troubles

de conduction

§ Causes péricardiques : épanchement abondant voire tamponnade, péricardite chronique

constrictive

§ Causes d’ICD : ICG +++ (1ère cause d’ICD), pathologies pneumo (dont HTAP), infarctus du VD,

DAVD, valve tricuspide malade, péricardite chronique constrictive

§ Causes d’IC à débit augmenté : anémie chronique, FAV, hyperthyroïdie, Béri-béri (carence en

thiamine)

Facteurs déclenchants d’IC :

§ Ischémie myocardique (SCA)

§ Passage en FA

§ Poussée hypertensive

§ Infections

§ Embolie pulmonaire

§ Anémie

§ Inobservance : médicaments ou régime hyposodé (fameuses huîtres de Noël…)

COMPLICATIONS �

§ Décès : 50% à 5 ans. Secondaire soit à une mort subite, soit à une insuffisance cardiaque chronique réfractaire

§ Insuffisance cardiaque chronique réfractaire

§ Choc cardiogénique menant à la défaillance multiviscérale

§ Insuffisance rénale terminale (syndrome cardiorénal)

§ Épisodes d’insuffisance cardiaque aiguë : très fréquente on considère que l’IC est l’une des premières causes

d’hospitalisation après 65 ans

§ Troubles du rythme ventriculaires

§ Dissociation électromécanique, hypotension artérielle

§ Complications thromboemboliques

§ Troubles hydro électrolytiques (hypo- ou hyperkaliémie, hyponatrémie), insuffisance rénale

§ Autres : carence martiale, SAOS, anémie

PRISE EN CHARGE

IC chronique

à FEVG altérée

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