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11/23/25

 


= Exclusion précoce de l’anévrisme cérébral dans les 48 à 72h : prévention du

resaignement

§ Choix selon l’état du patient, la localisation de l’anévrisme et l’aspect du collet

§ Neuroradiologie interventionnelle (85%) : dépôt dans le sac anévrismal d’un

matériel d’exclusion de l’anévrisme (spire, coïls, ballonnet, micropores, colle) ➞

à privilégier en 1ère intention

§ Chirurgie (15%) : isolement du collet et exclusion de l’anévrisme par pose de clip

sur le collet

➞ Retardé > 2 semaines si troubles de conscience, trouble neurovégétatif sévère ou

spasme artériel

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PRONOSTIC

= 1/3 de décès avant l’arrivée à l’hôpital, 60% de mortalité à la phase initiale et 25% de déficit invalidant

§ FdR de mauvais pronostic : âge > 70 ans, HTIC initiale, trouble de conscience sévère, déficit focal initial,

resaignement précoce (avant exclusion de l’anévrisme), vasospasme cérébral, anévrisme non accessible

COMPLICATION AIGUË

HTIC

= Par association d’hydrocéphalie, d’hématome et/ou d’œdème cérébrale

§ Risque d’engagement sous-falcoriel, cérébelleux ou temporal

§ PEC : osmothérapie, surveillance tensionnelle et électrolytique stricte, voire

craniectomie

Hydrocéphalie

aiguë précoce

= Obstruction des voies de circulation du LCS par un caillot sanguin < 72h : 20% des cas

§ Asymptomatique ou aggravation d’une HTIC (trouble de la vigilance, coma)

§ PEC :

- Dérivation ventriculaire externe en urgence (avant tout geste d’embolisation)

- Chez le patient conscient : possible alternative par PL évacuatrice

Récidive

hémorragique

= Fréquente en cas de rupture d’anévrisme : 30% à 1 mois, risque maximal entre J7 et J11 -

Hémorragie souvent plus sévère que l’initiale : décès dans > 1/3 des cas

Lésion cérébrale

associée

§ Crise comitiale, voire état de mal épileptique

§ Hématome intraparenchymateux

§ AVC ischémique par vasospasme aigu

Décharge

catécholaminergique

§ Trouble du rythme cardiaque, cardiopathie aiguë de stress = tako-tsubo, OAP

neurogène

§ Anomalies ECG : segment ST anormal, onde T cérébral, mime IDM

§ Anomalie biologique : ⬈ troponine et BNP

§ Anomalies à l’ETT

COMPLICATION SUBAIGUË

Vasospasme

cérébral =

ischémie

cérébrale

retardée

= Vasoconstriction sévère et prolongée : survient dans 50% des cas d’anévrisme rompu

§ Délai : apparaît entre J4 et J10, dure 2 à 3 semaines

§ Survient au voisinage de l’anévrisme rompu, puis s’étend progressivement

§ FdR : importance de l’hémorragie méningée, hypovolémie, déshydratation,

hypotension, âge < 50 ans

§ Conséquences :

- Asymptomatique : objectivé aux examens complémentaires

- Symptomatique (20 à 40% des cas) : AVC ischémique

Prévention

§ Nimodipine systématique pendant 3 semaines

§ Maintien d’une PAS correcte et d’une hypervolémie

§ Surveillance quotidienne par doppler transcrânien

Diagnostic

§ À évoquer devant : ré-aggravation des céphalées, syndrome

confusionnel, aggravation des troubles de conscience, déficit

neurologique, hyperthermie

§ Doppler transcrânien : ⬈ des vitesses circulatoires au niveau de l’artère

spasmée

§ Angio-TDM ou angio-IRM selon la disponibilité : confirmation

diagnostique

§ Angiographie cérébrale seulement en cas de possibilité de traitement

endovasculaire

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Angiographie conventionnelle (temps artériel de face) : vasospasme de l’artère

carotide interne, cérébrale moyenne et cérébrale antérieur droites avant (A) et

après (B) angioplastie.

TTT

§ Sous angiographie cérébrale : angioplastie mécanique (ballonnet) ou

chimique (nimodipine intra-artériel ± papavérine) ➞ en urgence < 3h

§ Triple-H thérapie

§ Traitement par nimodipine prolongé pour une durée de 6 semaines

�Coups de pouce du rédacteur :

- Item tombé à l’ECN 2017 et qui a fait l’objet d’un DP entier du diagnostic jusqu’aux complications.

- Item très important car la sémiologie est riche et la démarche diagnostic et thérapeutique est

codifiée.

- A connaitre par cœur car c’est une urgence diagnostic et thérapeutique !!!

- ⚠ Toute céphalée en coup de tonnerre est une HSA JAPC ++

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FICHE E-LISA N°342

GÉNÉRALITÉS

Définitions

§ Malaise = indisposition, gêne, trouble ou « mal-être », sensation de tbs des fonctions

physio : terme non médical, employé par les patients comme motif de recours aux soins

§ Perte de connaissance brève (PDCB) = état réel ou apparent de perte de conscience avec

amnésie de l’épisode, perte du contrôle de la motricité, de la réactivité. 2 types de PDCB :

§ Non traumatiques : syncopes, crise d’épilepsie, PDCB psychogènes

§ Traumatiques

§ Syncopes = PDCB par hypoperfusion cérébrale, de survenue rapide et de récupération

spontanée et complète avec un état neuro normal (orientation +++). Prodromes = signes

précédant la survenue de la syncope. Lipothymie = prodromes sans syncope / syncope « à

l’emporte-pièce » = sans prodrome

Autres états de

conscience altérée

§ Causes rares de PDCB : AIT vertébrobasilaire (sur vol sous-clavier parfois : rechercher une

différence de TA entre les 2 bras), HSA à aide du contexte et des signes associés (déficit

neuro, céphalées…)

§ Coma : perte de connaissance très prolongée

§ Confusion : conscience conservée mais troubles d’attention et de concentration

§ Cataplexie = perte brusque du tonus musculaire avec chute possible mais sans PDCB ni

amnésie

§ Drop-attacks (terme à éviter) = femmes d’âge mûr rapportant des chutes dont elles se

souviennent très bien et se relèvent sans difficulté

§ Arrêt cardiaque : retour de la conscience possible seulement après réanimation

Physiopathologie

Parmi les 3 causes de PDCB vraie, différence essentielle = physiopath :

1. Syncope = hypoperfusion cérébrale par baisse de la TA : un arrêt de 6-8 sec du flux suffit. PDCB

liée au manque d’oxygène de la substance réticulée activatrice ascendante dans le TC. Baisse

de TA par :

§ Baisse du débit cardiaque : bradycardie, tachycardie trop rapide, déplétion/spoliation

veineuse, obstacle à la circulation sanguine ; et/ou

§ Baisse des RVP (vasodilatation) : syncope réflexe levant le tonus sympathique, dysautonomie,

TTT

� Myoclonies possibles dans la syncope, à ne pas confondre avec l’épilepsie : secousses brèves,

souvent des épaules, de durée < 15 sec et débutant toujours après la PDCB (souvent > 30 sec

de PDC)

2. Épilepsie = hyperactivité cérébrale : seules les crises généralisées sont des causes de PDCB

vraie

3. PDCB psychogène = phénomène de conversion, souvent prolongé et se répétant plusieurs

fois/jour.

ÉTIOLOGIES ET CLASSIFICATION DES SYNCOPES

Causes cardiaques

par obstacle

Présence d’un obstacle à la circulation systémique ou pulmonaire avec effondrement de la TA :

§ Rétrécissement aortique à syncope d’effort

§ CMH obstructive, souvent d’origine génétique (mutations AD du sarcomère) : hypertrophie

du SIV à obstacle sur la chambre de chasse du VG. Souffle systolique éjectionnel au bord

sternal gauche et syncopes à l’effort ou en post-effort immédiat

Item 342 – MALAISE, PERTE DE CONNAISSANCES,

CRISE COMITIALE

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Syncope Épilepsie

Facteur

déclenchant

Très fréquent : verticalisation (hTO),

toux, miction, effort…

Rare : stimulation lumineuse

Privation de sommeil, alcool

Prodromes

Sensation cotonneuse, tête vide,

nausées, vomi, sensation de froid,

sueurs (syncope vasovagale),

palpitations (arythmie

Aura : impression de déjà-vu,

sensation épigastrique,

hallucinations (visuelles,

olfactives, auditives, sensitives)

Mouvements

anormaux

Myoclonies inconstantes, peu

abondantes et tardives,

asymétriques/asynchrones

Mouvements synchrones,

nombreux, tonicocloniques et

symétriques

Morsure langue Bout Bord latéral

Tégument Normal ou pâle Cyanosé

Récupération

de conscience 10-30 secondes Plusieurs minutes

État

confusionnel Très bref < 10s, puis vigilance normale Amnésie de fixation plusieurs min

Orientation clinique

initiale

Interrogatoire crucial pour :

§ Confirmer la PDCB et écarter les DD

§ Préciser les éléments-clés : âge, ATCD familiaux de mort subite, ATCD perso de

cardiopathie, prises médicamenteuses (dont hypotenseurs ++), causes de dysautonomie

§ Rechercher des prodromes et les distinguer d’une aura épileptique

§ Demander la posture et l’activité au moment de la syncope, déterminer un facteur

déclenchant

§ Renseigner d’éventuels mouvements anormaux auprès des témoins

§ Connaître la durée, la présence de courbatures post-critiques

§ Prendre avec prudence auprès d’un témoin la notion d’abolition d’un pouls

§ Essayer de savoir si la PDCB a été complète ou incomplète

Examen clinique :

§ Examen neuro : signes déficitaires, altération prolongée de la conscience, morsure

profonde du bord latéral de la langue, mouvements anormaux, sd confusionnel postcritique

§ Examen CV : causes mécaniques (souffle de RA, signes de cœur pulmonaire aigu…)

§ Hypotension prolongée en faveur de : iatrogénie, syncope réflexe ou hTO

ECG :

Anomalies permettant le diagnostic Anomalies orientant le diagnostic

§ Dysfonction sinusale : bradycardie

< 40, pause > 3s

§ TV

§ Torsade de pointes

§ BAV3 ou BAV2 Mobitz II

§ Bloc de branche alternant

§ TSV rapide > 150

§ Signes de défaillance d’un

stimulateur/PM

§ Bradycardie 40-50 ou pauses < 3s

§ Sd de Wolff-Parkinson-White, sd de Brugada

§ ESV nombreuses ou en salves

§ BAV2 Mobitz 1

§ BBG, bloc bifasciculaire à BAV paroxystique

§ Signes d’HVG, anomalies de la

repolarisation, onde Q de nécrose à SCA ou

séquelle d’IDM

Au total, 1ère synthèse possible :

§ Dans > 50% des cas, cause identifiée

§ Sinon, sortie du cadre « syncopes/lipothymies » car :

- « Malaise » rapporté = douleur tho, dyspnée, vertige…

- Altération de conscience = coma, confusion… et non PDCB

- Déficit neuro constaté = urgence neurovasculaire

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Examens

complémentaires

§ ETT d’indication très large, quasi-systématique :

- Diagnostic : CMH obstructive, thrombose de valve mécanique

- Confirmation d’une hypothèse : RA, EP…

- Parfois, séquelles d’IDM ou autre cardiopathie source d’un tb du rythme/conduction

- Identification de situations à risque vital

- Recherche d’indications à la pose d’un DAI en prévention du risque de mort subite

§ Épreuve d’effort, en cas de syncope survenue pendant/juste après un effort à syncope

réflexe, BAV

§ Biomarqueurs : BNP/tropo pour identifier une cause cardiaque

§ Scope ECG obligatoire au SAU puis prolongé en Holter ambulatoire (de 24h à 3 semaines)

si une situation à risque vital est suspectée. Examen sensible pour la dysfonction sinusale

et les troubles AV nodaux mais moins performant pour les troubles du rythme ventriculaires

et le BAV (infra-) hissien paroxystique

§ Massage du sinus carotidien, couché puis debout = massage ferme unilatéral d’une

carotide puis l’autre, au bord antérieur du SCM, pendant 5 à 10 sec. Manœuvre positive =

chute de la PAS > 50s ou pause ventriculaire > 3s reproduisant les symptômes. Indication =

présomption de syncope réflexe sans cause identifiée mais CI en post-AIT/AVC ou en cas de

sténose artérielle carotidienne (chercher un souffle)

§ EEP proposée en cas de syncope non élucidée et de cardiopathie sous-jacente ou

anomalies ECG (bloc bifasciculaire ou BBG) sans diagnostic certain. EEP = analyse de la

conduction AV infranodale + tentative de déclenchement de TV par méthode de

stimulation ventriculaire programmée (SVP) à diagnostic de TSV ou sd de Wolff-ParkinsonWhite. Encadré du collège :

Étude électrophysiologique endocavitaire (EEP)

- � Examen réalisé avec asepsie après recueil

du consentement.

- Dans une salle de cathétérisme, par voie

veineuse fémorale

- Sous anesthésie locale et sédation légère

- Montée de 2 ou 3 sondes pour recueil de

l'activité électrique du faisceau de His et

mesure de l'intervalle HV (conduction

infrahissienne).

- Stimulation atriale à fréquence croissante

pour évaluer les capacités de la conduction

atrioventriculaire

- Stimulation ventriculaire programmée pour

tentative de déclenchement de TV.

- Tests pharmacologiques éventuels.

- Surveillance du point de ponction,

mobilisation du patient 4 heures plus tard.

§ MAPA : étaye le diagnostic d’hTO. Hypertension nocturne paradoxale fréquente chez ces

patients.

§ Test d’inclinaison à la recherche d’une susceptibilité hypotensive (encadré du collège) :

Test d’inclinaison

- � Examen réalisé dans un environnement

calme, patient à jeun.

- Surveillance continue de la pression

artérielle et de l’ECG.

- Période de décubitus initial d’au moins 5

minutes

- Patient incliné sur table basculante, angle de

60 à 70° tête en haut.

- Période de d’inclinaison entre 20 et 45

minutes au plus.

- Sensibilisation par l’isoprénaline ou la

trinitrine sublinguale.

- Résultat positif en cas de survenue d’une

syncope vasovagale associant hypotension

et/ou bradycardie.

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ORIENTATION DU PATIENT

Critères imposant le

maintien en hospit

§ ATCD familiaux de mort subite à un jeune âge

§ ATCD perso : cardiopathie, IC, IDM, altération connue de la FEVG…

§ Caractéristiques de la syncope : à l’effort, précédée de palpitations, survenue chez un

patient couché

§ Symptôme grave : douleur tho ou abdo, céphalées, dyspnée brutale, chute traumatique

§ Souffle systolique éjectionnel

§ Anomalie ECG ayant valeur diagnostique ou d’orientation

Situations à faible

risque

§ Diagnostic évident de syncope réflexe, avec épisodes identiques répétés depuis plusieurs

années ou en cas d’hTO correctement prise en charge

§ Examen clinique + ECG normaux

§ Absence d’ATCD ou de signe en faveur d’une cardiopathie sous-jacente

FORMES CLINIQUES TYPIQUES

Syncopes

Généralités

§ La distinction entre syncope et lipothymie repose sur l'existence ou non

d'une réelle perte de connaissance.

§ En cas de simple lipothymie, le malade garde le souvenir de ce qu'il a

entendu autour de lui pendant son malaise. Mais le fait que la perte de

connaissance soit complète (syncope), partielle ou inexistante (lipothymie)

ne doit pas modifier l'orientation diagnostique : une même affection peut

se traduire soit par une syncope, soit par une lipothymie, selon l'importance

et la durée de la baisse du débit sanguin cérébral.

Diagnostic

§ Brièveté de la perte de connaissance (qq secondes à 3min)

§ État de mort apparente durant la perte de connaissance

§ Reprise immédiate, sur place, d’une conscience claire

Avis cardio

<24h

§ Perte de connaissance au cours d’un effort physique

§ Dyspnée récente ou inexpliquée

§ Insuffisance cardiaque

§ Histoire de mort soudaine chez un membre de la famille < 40ans ou maladie

cardiaque familiale connue

§ Souffle

§ Anomalie significative à l’ECG

Drapeaux

rouges à

l’ECG

§ Anomalie de conduction

§ HVD/HVG

§ Intervalle QT court ou long

§ Onde Q pathologique

§ Pré-excitation ventriculaire

§ Arythmie ventriculaire

§ Brugada syndrom

§ Pacemaker

§ Anomalie du segment ST ou de l’onde T

§ Bradycardie persistante

§ Arythmie atriale

Syncopes

réflexes

Contexte :

§ Syncope vasovagale : station debout prolongée, confinement, lieux publics,

transports en commun, chaleur, douleur, émotion, vue du sang, stimulus

olfactif désagréable ; rare en position assise

§ Sd du sinus carotidien : rasage, mouvements du cou, col trop serré, appui

sur le cou

§ Syncope situationnelle : miction, défécation, effort intense, toux ou

stimulation pharyngée douloureuse

Facteurs favorisants communs : nuit, chaleur et période post-prandiale

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Terrain :

§ Sujet jeune anxieux, émotif ou dépressif (syncope vasovagale) avec

récidives rapprochées puis rémission

§ Homme âgé pour le syndrome du sinus carotidien

Description typique de la syncope vasovagale = syncope progressive ou brutale

(traumatisante) après des prodromes à type de nausées/vue trouble/faiblesse

des MI avec sueurs et nausées, tégument souvent pâle. Myoclonies possibles,

bradycardie parfois sévère et asystolie à allonger le patient et surélever ses MI.

Syncopes les plus fréquentes sur cœur sain et ECG normal +++.

PEC (�) = mesures non pharmaco :

§ Réassurance sur le caractère bénin, éducation pour éviter les facteurs

déclenchants/favorisants

§ Reconnaissance précoce des prodromes pour éviter la chute traumatisante

§ Activation des mesures destinées à limiter la chute de TA : contractions

musculaires isométriques, bonne hydratation et apports sodés suffisants,

limitation des hypotenseurs…

Traitements médicamenteux rare : fludrocortisone, agonistes alpha voire PM en

cas de bradycardie importante.

Syncopes

inexpliquées

En cas de diagnostic hésitant entre les différents types de syncope ou entre

syncope et autres types de malaise ou pertes de connaissance ou quand les

épisodes se reproduisent, il peut être utile de recourir à un tilt-test.

Le test est considéré comme étant positif s'il permet de reproduire la

symptomatologie, synchrone de modifications de la PA et de la FC. Il est ainsi

possible de faire la preuve d'un mécanisme neurocardiogénique (vasovagal)

quand la PA et/ou la FC chutent de manière significative.

En cas de syncopes récurrentes inexpliquées, y compris après test d'inclinaison,

massage carotidien et exploration endocavitaire, on peut être amené à proposer

l'implantation d'un enregistreur ECG (holter implantable) permettant de suivre

la fréquence cardiaque jusqu'à 18 mois si besoin.

HTO

Survenue :

§ Le plus souvent en présence de facteurs iatrogènes (psychotropes, antipakinsoniens,

antihypertenseurs)

§ Après introduction/changement de dose d’un TTT hypotenseur(vasodilatateur, diurétique)

§ À la station debout prolongée, dans un endroit chaud avec syncope lors de la verticalisation

§ En post-prandial

§ En présence d’une dysautonomie (diabète, maladie de Parkinson…)

PEC = lutte contre l’hypovolémie (hydratation/apports sodés suffisants), diminution des

hypotenseurs, croisement des jambes ou accroupissement, bas de contention, lever prudent.

Traitements médicamenteux en dernier recours : fludrocortisone ou agoniste alpha (midodrine).

Troubles du rythme

ou de la conduction

Le plus souvent une TV ou un BAV chez un patient avec ATCD d’IDM ou de CM dilatée, avec FEVG

basse le plus souvent ; ou parfois au sein d’une famille avec ATCD de mort subite (part

génétique).

§ Évoquer cette étiologie en cas de survenue à l’effort/couché ou en cas de palpitations avant

syncope

§ ECG : diagnostic de certitude ou orientation (cf. tableau supra) nécessitant d’autres

examens (ETT +++)

§ Diagnostic de certitude = EEP ou Holter-ECG

§ Sanction thérapeutique = pose d’un DAI (TV) ou d’un PM (troubles de la conduction)

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ARGUMENTS CLINIQUES JUSTIFIANT UN AVIS

CARDIOLOGIQUE DANS LES 24H

« Une syncope PERFIDES »

• PERte de connaissance à l’effort

• Familial : histoire familiale de mort subite

• Insuffisance cardiaque

• Dyspnée récente ou inexpliqué

• ECG anomalie

• Souffle cardiaque 0760554937

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FICHE E-LISA N°344

GÉNÉRALITÉS

Définition

HTA gravidique définie par :

§ PAS ≥ 140 mmHg et PAD ≥ 90 mmHg, mesurée à 2 reprises

§ Après 20 SA

 + Protéinurie ≥ 300 mg/24h

Physiopathologie

§ La prééclampsie, comme l'hypertension artérielle gravidique, est liée à un trouble précoce de

la placentation qui entraîne une insuffisance placentaire

§ Dès le premier trimestre, il existe un défaut d'implantation du placenta : les cellules

trophoblastiques n'envahissent pas les artères spiralées (branches des artères utérines) ce qui

entraîne une dysfonction endothéliale ne leur permettant pas de s'adapter progressivement

aux besoins de la grossesse

§ Ce défaut d'invasion trophoblastique entraînera, au deuxième ou au troisième trimestre, un

défaut de vascularisation placentaire et une diminution du débit sanguin utéroplacentaire

responsable d'une ischémie placentaire.

§ Ce dysfonctionnement placentaire induit la sécrétion de substances vasoactives à l'origine de

la pathologie vasculaire.

Diagnostic

§ Dépistage à chaque consultation prénatale de la grossesse par :

è La prise de la PA, en position assise, en milieu médical, après au moins 5 minutes de repos, en

utilisant un appareil électronique huméral homologué de mesure de la PA

è La réalisation d'une BU

§ La prééclampsie est dite précoce si elle survient avant 32 SA

§ Le diagnostic peut être plus délicat à affirmer, notamment lorsque la patiente a une pathologie

hypertensive ou néphrologique antérieure

è Évoquer le diagnostic devant :

§ L'apparition d'une protéinurie après 20 SA, s'ajoutant à l'HTA chronique

§ L'aggravation d'une protéinurie préexistante

§ La détérioration des chiffres de pression artérielle

§ L'apparition d'une thrombopénie ou d'une cytolyse hépatique, évocatrices d'une complication

vasculorénale

§ Du coté fœtal, un RCIU d'allure vasculaire doit faire rechercher une prééclampsie

Complications

§ Pathologie à risque élevé de complications graves, parfois à l'origine de décès maternels ou

fœtaux : première cause de mortalité maternelle dans les pays développés

§ Évolution naturelle vers la mise en jeu du pronostic vital maternel et de l'enfant à naître

§ Cause importante de mortalité maternelle évitable

§ Morbidité maternelle sévère significative : dans 10% des cas, évolution vers une forme sévère

de la PE pouvant entrainer des défaillances aiguës d'organes

Complications maternelles :

§ HTA sévère non contrôlée

§ Éclampsie : crise convulsive généralisée tonicoclonique de début brutal

- Complique 1 à 3 % des prééclampsies

- Toute crise convulsive chez une femme enceinte doit faire rechercher une prééclampsie

- La crise est souvent de début brutal mais peut être précédée de prodromes

neurosensoriels : céphalées, phosphènes, acouphènes

- Induite par la vasoconstriction et l'œdème cérébral consécutifs à l'HTA

- Des phénomènes ischémo-hémorragiques cérébraux induisent une hyperexcitabilité des

membranes neuronales favorisant la convulsion

Item 344 – PRÉ-ÉCLAMPSIE


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PRISE EN CHARGE

Bilan clinique

Examens complémentaires

Retentissement maternel :

§ Interrogatoire à la recherche de signes de sévérité :

céphalées, acouphènes, phosphènes, myodésopsies,

troubles de conscience

§ Scope : pression artérielle, fréquence cardiaque,

fréquence respiratoire en cas de dyspnée

§ Œdèmes (face, membres supérieurs et inférieurs,

ascite), prise de poids

§ Bilan entrée-sortie, quantification de la diurèse

(interrogatoire, sonde vésicale)

§ Douleur épigastrique, nausées, vomissements :

hématome sous capsulaire du foie

§ ROT (réflexes ostéotendineux) vifs et polycinétiques

traduisant une irritation pyramidale neurologique,

signe précurseur d'éclampsie

Retentissement fœtal :

§ Vitalité fœtale : appréciation des mouvements actifs

fœtaux, bruits du cœur fœtaux

§ Enregistrement du rythme cardiaque fœtal

§ Mesure de la hauteur utérine à la recherche d'un RCIU

§ Rechercher une diminution des mouvements fœtaux,

des anomalies du rythme cardiaque fœtal, une faible

hauteur utérine cliniquement, un RCIU, un oligoamnios, des indices Doppler des artères ombilicales et

sylviennes pathologiques à l’échographie : ce sont des

signes du retentissement fœtal de la pré éclampsie

§ Bilan sanguin :

- Ionogramme sanguin, urée/créatinine

- Bilan hépatique : ASAT, ALAT, bilirubine

- NFS/plaquettes : anémie, thrombopénie en faveur

d'un HELLP syndrome

- Hémostase : TP TCA Fibrinogène, D-Dimères :

- Bilan d’hémolyse : haptoglobine, schizocytes, LDH :

diminution de l'haptoglobine, augmentation des

LDH, présence de schizocytes au frottis sanguin en

faveur d'une hémolyse

§ Protéinurie des 24h et sur échantillon par bandelette

§ Échographie obstétricale : vitalité fœtale, biométries

fœtales, quantité de liquide amniotique, indices Doppler

fœtaux, indices Doppler utérins (reflet de la dysfonction

placentaire)

§ Fond d’œil si troubles visuels

§ Échographie hépatique si HELLP syndrome ou douleur

abdominale à type de barre épigastrique à la recherche

d’un hématome sous-capsulaire du foie

§ IRM/TDM cérébral en cas d’anomalie de l’examen

neurologique ou en cas de crise convulsive à la recherche

d'un diagnostic différentiel de l’éclampsie (hémorragie

méningée, hématome intracérébral) ou à la recherche de

complications (PRESS)

Signes de gravité

§ Les critères suivants définissent la prééclampsie comme sévère, un seul critère suffit pour

imposer l'hospitalisation en milieu spécialisé et une surveillance étroite :

§ Critères maternels :

- HTA sévère : PAS > 160 mmHg ou PAD > 110 mmHg

- Éclampsie

- OAP

- Céphalées persistantes ou troubles visuels

- Barre épigastrique

- Oligurie (< 500 ml/24 heures) ou élévation de la créatininémie

- Protéinurie > 5 g/24 heures

- Critères de HELLP : ASAT > 2 N, hémolyse, thrombopénie

§ Critères fœtaux :

- RCIU sévère

- Quantité de liquide amniotique diminuée (oligoamnios)

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PRISE EN CHARGE

§ Le seul traitement curatif de la prééclampsie demeure l'arrêt de la grossesse et la délivrance du placenta

§ À chaque moment de la prise en charge, il faut mettre en balance :

- Les bénéfices à poursuivre la grossesse sur le poids de naissance et la prématurité

- Les risques maternels et fœtaux à laisser la prééclampsie évoluer avec la grossesse

§ Grossesse proche du terme : prématurité modérée, risques importants liés à l'évolution de la prééclampsie à la

décision de provoquer l'accouchement est plus facile

§ Pas de poursuite de la grossesse au-delà de 37 à 38 SA en cas de prééclampsie modérée et au-delà de 34 SA en

cas de prééclampsie sévère

§ Quand la prématurité est importante, il existe un bénéfice à poursuivre la grossesse pour limiter la morbimortalité

importante des enfants grands prématurés

§ Quand la prééclampsie est sévère et très précoce (< 24 SA), une interruption médicale de grossesse pour sauvetage

maternel peut être discutée

§ Les modalités de l'accouchement (césarienne en urgence ou déclenchement d'un accouchement par voie basse)

dépendent de l'urgence de la situation, du terme et des conditions locales obstétricales

§ Le terme d'accouchement se discute au cas par cas en équipe multidisciplinaire (anesthésistes, obstétriciens,

pédiatres) en fonction du terme et des complications de la pathologie

Il existe des critères objectifs imposant l'extraction fœtale en urgence et sans délai :

§ Critères maternels :

- Crise d'éclampsie

- HTA sévère et non contrôlée par une bithérapie antihypertensive

- Céphalées ou troubles visuels

- HRP (clinique ou échographique)

- CIVD

- HELLP syndrome

§ Critères fœtaux :

- Rythme cardiaque fœtal pathologique

- RCIU important

- Arrêt de croissance

- Doppler fœtal ombilical pathologique

- Oligoamnios sévère

§ Pré-éclampsie sévère, sans critère d'urgence vitale :

- Hospitalisation dans une structure adaptée à la pathologie maternelle et fœtale

- Bilan préopératoire, consultation d'anesthésie

- VVP de gros calibre : pas de remplissage vasculaire systématique car susceptible de majorer le risque d'OAP

mais remplissage possible pour éviter les à-coups tensionnels lors de l'instauration du traitement

antihypertenseur

- Scope PA, sonde vésicale à demeure

- Antihypertenseur IVSE :

• Traitement à action rapide mais diminuant la PA progressivement : nicardipine IV

• Aussi possibles : alpha/bêtabloquant (labétalol) ou antihypertenseur central (clonidine)

• Objectifs du traitement : PAS entre 140 et 160 mmHg (protection maternelle cérébrale), PAD entre 90 et

105 mmHg (protection fœtoplacentaire), PAM entre 105 et 120 mmHg

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• Sulfate de magnésium (MgSO4) administré si terme < 32 SA et naissance imminente (prévention des

complications neurologiques de la prématurité et notamment la leucomalacie périventriculaire et les

hémorragies intraventriculaires), à discuter en prophylaxie de la crise d'éclampsie (prévention primaire

et secondaire de l’éclampsie)

• Les parents sont informés sur le pronostic maternel et pédiatrique

• On tente d'adopter une attitude conservatrice de la grossesse le temps de la prise en charge maternelle

et de mise en place des mesures préventives de la prématurité

• Corticothérapie anténatale si terme < 34 SA : 2 injections IM de 12 mg de bétaméthasone à 24 heures

d'intervalle

• Surveillance maternelle :

O Clinique : conscience, signes neurosensoriels, ROT, contrôle de la PA, poids, diurèse

O Biologique : bilans sanguins répétés à la recherche d'un HELLP syndrome ou d'une CIVD

• Surveillance fœtale : appréciation des mouvements actifs fœtaux, RCF, échographie de croissance fœtale,

estimation de la quantité de liquide amniotique

• Accouchement en cas de mise en jeu du pronostic vitale maternel ou fœtal

§ Prééclampsie modérée :

- Hospitalisation, consultation d'anesthésie

- VVP (évolution imprévisible), remplissage vasculaire non recommandé

- Antihypertenseur per os pour éviter une aggravation vers une forme sévère : inhibiteurs calciques,

alpha/bêtabloquants, antihypertenseurs centraux (α-méthyldopa)

- Les parents sont informés du risque potentiel de prématurité

- En l'absence de complication urgente, on adopte une attitude conservatrice de la grossesse

- Une corticothérapie anténatale est discutée devant le risque potentiel de prématurité

- Surveillance maternelle : PA, poids, diurèse, BU, bilans sanguins et urinaires répétés

- Surveillance fœtale : appréciation des mouvements actifs fœtaux, RCF, échographie de croissance fœtale,

estimation de la quantité de liquide amniotique

§ Éclampsie :

- Complique 1 % des prééclampsies, dans 6 à 12 % des cas, chez des patientes présentant un HELLP syndrome

-> il faut donc la rechercher dans cette population

- La survenue de la crise convulsive est imprévisible dans 60 % des cas : la surveillance clinique des patientes

prééclamptiques est primordiale

- Toute majoration importante des signes neurosensoriels (céphalées, troubles visuels, barre épigastrique) ou

modification des ROT doit alerter les praticiens et faire renforcer la surveillance !

- Prise en charge réanimatoire

- Traitement de la crise convulsive : sulfate de magnésium (MgSO4), benzodiazépines

- Intubation et ventilation peuvent s'imposer

- Une fois la crise convulsive survenue, il existe une indication de naissance urgente

- Sulfate de magnésium systématique en prévention de la récidive de la crise convulsive (prévention

secondaire) : le sulfate de magnésium est neuroprotecteur en agissant sur la lutte contre le vasospasme

cérébral. Il est discuté dans la prophylaxie systématique des patientes prééclamptiques sévères à risque

d'éclampsie.

• Dose de charge : 4 g IV sur 20 minutes

• Dose d'entretien : 1 g/h IV jusqu'à 24 heures après l'accouchement ou la dernière crise convulsive

• Contre-indications : insuffisance rénale, maladies neuromusculaires

• Surveillance clinique étroite des signes de surdosage : ROT abolis, fréquence respiratoire diminuée,

conscience altérée, hypotension artérielle, oligurie

• Toute suspicion de surdosage fait doser la magnésémie : dose toxique > 5 mmol/l

• L’antidote est le gluconate de calcium

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PRÉ ÉCLAMPSIE

1- j’en fais le Diagnostic

HTA ≥ 140/90 > 20 SA + protéinurie ≥ 300 mg/24 h

2- j’en évalue la gravité clinique

HTA > 160/110

OAP, oligoanurie

Hématome rétroplacentaire ou hématome sous capsulaire du

foie : douleur en barre épigastrique persistance

Éclampsie (crise convulsive annoncée par troubles visuels,

céphalées, réflexes ostéotendineux vifs et polycinétiques)

3- j’en évalue la gravité Biologique

Insuffisance rénale aiguë, protéinurie > 3 g/24 h

HELLP syndrome (anémie hémolytique mécanique avec

schyzocytes, élévation enzymes hépatiques, thrombopénie)

Stratégie de PeC

Surveillance clinique (examen neurologique et cardio respiratoire) et paraclinique maternelle et fœtale

pluriquotidienne

En conventionnel pour les formes peu sévères, soins intensifs pour les formes sévères

- Monitoring FC, PA, SpO2, diurèse, protéinurie, cardiotocographie , échographie obstétricale

- Bilan sanguin : BH, Urée, créatinine, iono, NFS, TCA, Fibrinogène, D-Dimères, protéinurie/24h

- Accélérer maturation pulmonaire fœtale par corticoïde entre 24 et 34 SA : Béthametasone IV 12 mg à 12 h

d’intervalle.

- Contrôle tensionnel strict par la prescription de, en 1, nicardipine ou labétalol. Si résistance alors clonidine. IV

si formes sévères

Objectif PAS 140 et < 160 et PAD 85 – 110 si poursuite de la grossesse pour maintenir perfusion placentaire. PAS <

140 et PAD < 80 en post-partum MgSO4 si éclampsie avec surveillance rénale, FR et ROT, Extraction fœtale en

urgence si éclampsie + IRM cérébrale PRES Sd ?

- Poursuivre surveillance en milieu spécialisé en post partum si extraction fœtale

Quelles précautions pour une future grossesse ?

§ Grossesses à risque à surveiller de manière rapprochée

§ Traitement préventif par acide acétylsalicylique (aspirine) à faible dose (75 à 160 mg/j le soir) à débuter au

premier trimestre de la grossesse

CAT en urgence

Hospitalisation en milieu spécialisé

Bilan clinique complet dont examen

neurologique

Bilan Biologique rénal protéinurie, hépatique,

CIVD, hémolyse

Évaluation retentissement fœtale : échodoppler et enregistrement cardiotocographique

Groupe ABO + RAI

Avis de l’obstétricien et de l’anesthésisteréanimateur

Si forme sévère : surveillance en soins

intensifs après extraction

Organiser le transfert in utero en fonction du

terme et de la gravité de la pré-éclampsie

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FICHE E-LISA N°348

DÉFINITION

§ DG : ­ de la créatinine et/ou volume de la diurèse

Créatininémie Diurèse

IRNA stade 1 - ä° > 26 μmol/L (3 mg/L) en 48 h ; ou

- ä° > 50 % en 7 jours < 0,5 mL/kg/h pendant 6 à 12 h

IRNA stade 2 Créat x 2 en 7 jours < 0,5 mL/kg/h ≥ 12 h

IRNA stade 3

- x 3 en 7 jours ; ou

- > 354 μmol/L (40 mg/L) si Æ valeur

antérieure ; ou

- Nécessité de dialyse

- < 0,3 mL/kg/h ≥ 24 h ; ou

- Anurie ≥ 12 h

⚠ En période de fonction rénale instable : pas d’estimation du DFG par formules de calcul

§ Anurie (absence de filtration glomérulaire) ≠ rétention urinaire (obstacle empêchant

l’évacuation)

- Diurèse conservée (> 500 ml/24h)

- Oligo-anurique (100-500 ml/24h ou 20 ml/h)

- Anurique (< 100 mL/24h)

PHYSIOPATHO

DFG :

§ Modélisé par la formule :

§ Kf = coeff de filtration

§ PUF = Gradient de pression transcapillaire glomérulaire (pression d’ultrafiltration)

à Dépend :

§ De la diff de pression hydrostatique entre capillaire glomérulaire (PCG = 4 5mmHg) et la

chambre urinaire du glomérule (PU = 10 mmHg)

§ De la diff de pression oncotique entre le capillaire glomérulaire (ÕCG = 25 mmHg) et la

chambre urinaire (ÕU = nulle à l’état normale)

=> PUF = (PCG – PU) – (ÕCG - ÕU)

DPR (Débit Plasmatique Rénal) :

§ N’apparait pas dans l’équation du DFG

§ Si DPR ¯ à PUF ¯ par « effet shunt capillaire glomérulaire »

Mécanisme

de l’IR

= ¯ ou annulation de la filtration glomérulaire si :

§ DPR ¯ (hypovolémie, état de choc, hypoperfusion rénale, ­ pression veineuse

rénale)

§ PCG ¯ (hypovolémie, état de choc, hypoperfusion rénale)

§ REF ¯ ( vasodilatation de l’artériole efférente glomérulaire)

§ RAF ­ (vasoconstriction pré-glomérulaire)

§ PU ­ (obstacle intra-tubulaire ou sur la voie excrétrice)

§ Kf ¯ (¯ de la surface capillaire)

Item 348 – INSUFFISANCE RÉNALE AIGUË - ANURIE


DFG = PUF x Kf

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ÉPIDÉMIO

§ Très fréquente : 25% patients hospitalisés, 4 millions en France/an

§ Prévalence mal connue en ambulatoire, mais toujours fréquente

§ FF : patients âgés > 65 ans, comorbidités (CV ++), diabète, hépatopathie, maladie rénale

ÉLIMINER UNE

SITUATION

Hyperkaliémie (mieux toléré si IRC sous-jacente)

§ Surcharge hydrosodée (OAP, hyponatrémie)

§ Ulcère de stress, gastrite

§ Surdosage en médicament paräfraction libre

§ Hypocalcémie par hyperphosphorémie

§ Acidose métabolique

§ Sd urémique : nausées, vomissement, anorexie, confusion, astérixis, ROT vifs, épilepsie

§ Anémie, thrombopathie

§ Infection

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL ENTRE IRA & IRC �

Signes IRA IRC

Anémie

Habituellement absente

§ Anémie peut-être présente si :

§ Hémolyse aiguë ou choc hémorragique

à causent l’IRA

§ Sd inflammatoire (sepsis, vascularite)

Souvent présente

Hypocalcémie

Absente

§ Si IRA 2ndaire à rhabdomyolyse :

hypocalcémie précoce & profonde

Présente

Atrophie rénale

bilatérale

+ souvent absente

Souvent présente

§ Seul critère = affirmer le caractère

chronique de l’IR

à Retrouvée que dans les IRC avancées

§ Reins de taille normale/augmentée possible

dans certaines formes d’IRC (DT, myélome

& amylose, polykystose)

Péricardite Absente Possible

Dans le doute : IR de découverte récente est aiguë à on doit :

§ Écarter 1 obstacle (IRA obstructive)

§ Considérer la possibilité d’une hypoperfusion rénale (IRA fonctionnelle)

§ Sinon aboutir au DG d’IRA organique

IRA OBSTRUCTIVES

Physio-patho

§ Mécanisme : obstacle bilatéral sur les voies excrétrices à ­ PU à PU = PCG à annulation

de la filtration glomérulaire

§ Obstacle peut être incomplet à Æ anurie

§ Polyurie hypotonique (possible) : hyperpression dans voies urinaires à blocage de la

filtration glomérulaire à redistribution du flux sanguin rénal à empêche la constitution

d’un gradient osmotique cortico-médullaire nécessaire à l’effet de l’ADH

DG

§ Évoquée devant :

- ATCD de lithiase de l’appareil urinaire

- Cancer digestif ou pelvien

- Tumeur prostatique ou vésicale

§ SF :

- Douleur lombaire uni/bilatérale

- Ou hématurie macroscopique avec

caillots

Échorénale en

1e

intention

§ Dilatation des cavités

pyélocalicielles bilatérale

ou unilatérale si rein

unique

§ Possible hypotonie ou

absence de dilatation si

installation brutale de

l’obstacle

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- Ou troubles mictionnels

§ Examen clinique :

- Globe vésical

- TV ou TR : recherche d’une HBP,

prostatite, blindage pelvien

- Recherche de contact ou sensibilité des

fosses lombaires

- Recherche de l’absence de complications :

• De l’IR : atteinte cardiaque, OAP

• De l’obstruction : sepsis urinaire

⚠ Devant toute IRA : imagerie des voies urinaire

indispensable pour visualiser les cavités

pyélocalicielles à si dilatées : rechercher un

obstacle

TDM sans

injection

§ Recherche de lithiase,

infiltration rétropéritonéale

tumorale/fibreuse

⚠ uro-TDM : CI car Æ

d’injection de produits de

contraste dans ce contexte

Causes

§ Lithiase U bilat (ou unilat sur rein fonctionnel unique) surtout oxalo-calcique à le +

fréquent chez jeune (mais migration bilat exceptionnelle)

§ Hypertrophie prostate, prostatite

§ Tum : prostate, utérus, col, vessie, ovaire, rectum ou méta rétropéritonéales (rares) à

fréquent chez vieux, mauvais prono

§ Infl : fibrose ou liposclérose rétropéritonéale

§ Endométriose

§ Bilharziose urinaire

§ Nécrose papillaire

§ Sténoses urétérales primitives

TTT

⚠Toute anurie obstructive = urgence médico-chir à car une IRA compliquée de surcharge

hydro-sodée & hyperkaliémie peut engager le pronostic vital & Urgence (++) si rétention

purulente (risque de pyonéphrose et choc septique)

§ Il faut d’abord éliminer les indications de dialyse en urgence :

- Hyperkaliémie

- OAP

- Hyperhydratation avec hyponatrémie (trouble de la conscience)

- Acidose métabolique

§ Drainage en urgence de l’urine en amont de l’obstacle

En fonction de la localisation de l’obstacle

Obstacle bas situé (vessie, urètre, prostate) Obstacle haut situé

- Dérivation par sondage vésical ou

cathétérisme vésical par voie sus-pubienne

- Précaution pour le cathé : contrôle de

l’hémostase, évacuation des urines, lente et

fractionnée = prévention de l’hémorragie a

vacuo (clampage qqmin tous 300 mL)

2 techniques de dérivation :

- Sonde endo-urétérale par voie vésicale

- Néphrostomie percutanée : sous AL

après repérage écho des cavités dilatées

⚠ + haut risque hémorragique

⚠ Risque de polyurie de levée d’obstacle après évacuation des urines = sd de levée d’obstacle

- PEC : solutés IV ou PO (comprenant une compensation volume pour volume dans 1e

heures), progressivement dégressive en qq jours

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IRA FONCTIONNELLES

Physiopatho

§ Mécanisme : ↓ du DPR et pression d’ultrafiltration par hypovolémie vraie (hémorragie, DH)

ou « efficace » (IC, IH, sepsis)

⚠ Parenchyme rénal intact

Conséquences de

l’hypoperfusion

§ Stimulation de synthèse de rénine par appareil juxta-glomérulaire à

formation d’angiotensine II à sécrétion d’aldostérone

§ Activation du système sympathique périphérique

§ Sécrétion d’ADH

Conséquences

rénales

§ Dans les glomérules :

- Vasoconstriction post-glomérulaire de l’artériole efférente à maintien

la PUF malgré la ¯ du DPR

- Si ¯ DPR trop importante à ¯ PUF à IRA fonctionnelle

§ Dans les tubules :

- ­ réabsorption proximale de Na (stimulation de NaK-ATPase) : sous

l’effet a-adrénergique & effet de l’angiotensine II

- ­ réabsorption distale de Na & excrétion urinaire de K+ : sous l’effet

de l’aldostérone

- Réabsorption d’eau : liée à la réabsorption prox de Na & effet de l’ADH

=> Urine excrétée :

- Peu abondante

- Pauvre en Na

- Riche en K+

- Acide

- Très concentrée en Osmoles (urée ++)

§ IRA fonctionnelle sévère si :

- Vasoconstriction de l’artériole efférente impossible : prise de bloqueurs du SRAA (IEC,

ARAII, inhibiteur de la rénine)

- Vasodilatation de l’artériole afférente (dépendante de la synthèse de PG) impossible :

prise d’AINS

Diagnostic

étiologique

§ Elles surviennent le + souvent au cours des DEC importantes & peuvent aussi compliquer les

hypovolémies « efficaces »

DEC importantes Hypovolémies « efficaces »

- HypoTA

- Tachycardie

- Pli cutané

- Perte de poids

- Hémoconcentration (­ Ht & protides)

- IC congestive

- Décompensation œdémato-ascitique de

cirrhose

- Sd néphrotique

DEC Hypovolémie réelle ou

« efficace »

IRA hémodynamique (IEC, ARAII, AINS,

Anticalcineurines)

§ Pertes cutanées

(sudation, brûlure) ou

digestives

(vomissement,

diarrhée, fistule)

§ Pertes rénales :

- TTT diurétique

excessif

- Polyurie osmotique

du DT décompensé

& sd de levée

d’obstacle

- Insuffisance

surrénale aiguë

§ Sd néphrotique

sévère

§ Cirrhose hépatique

décompensée

§ IC congestive (aiguë

ou chronique) = sd

cardio-rénal

§ HypoTA des états de

choc débutants

(cardiogéniques,

septiques,

anaphylactiques ou

hémorragiques)

§ Les bloqueurs du SRAA (IEC, ARAII,

inhibiteurs directs de la rénine) :

favorise IRA & oligo-anurie si

existence d’une DEC (non

néphrotoxiques en temps normal)

§ Chez les sujets âgés ayant une

néphroangiosclérose à TTT par

bloqueurs du SRAA (seuls ou avec

diurétiques/AINS) à effondrement

de la PUF à IRA hémodynamique

=> Recherche de sténose de l’artère

rénale systématique

=> Récupération de l’IRA très rapide :

24-48h après arrêt des bloqueurs du

SRAA

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Point commun : survenue d’1 bas débit sanguin rénal :

§ Si restauration du flux sanguin rénal à IRA immédiatement réversible

§ Si persistance de la ¯ de la perfusion du rein à Ischémie rénale à Lésions de nécrose

tubulaire = IRA organique

Signes

distinctifs

entre IRA F

et IRA

organique

par NTA

Insuffisance rénale aiguë Fonctionnelle Organique = NTA

FE Na < 1% > 2%

FE urée < 35% > 50%

Na urinaire < 20 mM/l > 40 mM/l

Na/K urinaire < 1 > 1

U/P Créatinine > 40 < 20

Urée plasmatique ­ ­

UréeP/CréatP (µmol/L) > 100 < 50

U/P urée > 10 < 10

U/P créat > 30 < 30

NB : ce tableau est à connaître par cœur. Non pas car il sera demandé mais car il vous aidera pour

vos orientations étiologiques dans les DP notamment.

⚠ Pièges :

§ Si la cause de l’hypovolémie (IRA F) est une perte rénale de Na (diurétiques, hypoaldostérone,

hypercalcémie, alcalose...) :

- Persistance de la natriurèse (rapport Na/KU > 1)

- FE urée ¯ (< 35%) à meilleur indicateur de l’IRA F

§ Effondrement de la natriurèse si :

- Glomérulonéphrite aiguë

- Certaines néphropathies interstitielles aiguës

- NTA 2ndaire à rhabdomyolyse ou toxicité des produits de contraste iodés

§ Nouveaux biomarqueurs en cours d’étude (KIM-1, NGAL …)

Traitement

IRA F

IRA F par DEC & hypovolémie � IRA F avec syndrome œdémateux �

= Restauration d’une volémie efficace

§ Estimation de la quantité de volume

perdu par :

- Variation du poids

- Écho cardiaque & de la VC

§ Utilisation :

- Si IRA sévère : soluté salé

isotonique (NaCl 9‰) IV

- Si IRA peu sévère : réhydratation

orale (régime salé & boisson

abondante)

§ Surveillance :

- Courbe du poids

- FC

- PA

- Reprise de diurèse

- Iono U à disparition des signes

d’hyperaldostéronisme 2ndaire

Sd hépato-rénal :

§ IRA grave & parfois irréversible

= Restaurer une volémie efficace : expansion

volémique par :

- Albumine (surtout si hypoAlb < 20 g/L)

- Vasoconstricteur = glypressine ou Nad

- Interruption des diurétiques ⚠

Sd néphrotique :

§ Si hypoAlb profonde :

- Albumine

- Diurétiques de l’anse IV

Sd cardio-rénal type 1 (retentissement rénal d’une IC

aiguë) ou type 2 (retentissement rénal d’une IC

congestive chronique) :

§ IRA F 2ndaire à :

- ¯ Qc

- Et/ou ­ des pressions dVD

=> Correct° des anomalies HD

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IRA ORGANIQUES

Physiopatho �

NTA ischémique Autres IRA organiques

§ Mécanisme :

§ Anurie (si forme très sévère) : car ¯ importante de la filtration &

obstruction intra-tubulaire & rétrodiffusion possible de l’urine à

travers l’épithélium lésé

Néphropathie tubulaire non-ischémique =

toxique

§ Précipitation intra-tubulaire de

myoglobine (rhabdomyolyse), d’Hb

(hémolyses massives), de chaines

légères d’Ig (myélome), de médocs

ou

§ Toxicité directe des médocs

(aminosides, cisplatines…) ou de

produits de contraste iodés

Glomérulonéphrite ou microangiopathie

thrombotique :

§ ¯ de la surface saine de filtrat° (¯ du Kf)

Néphrites interstitielles aiguës :

§ Œdème interstitiel à ­ P° intra-rénale

à ¯ flux sanguin & ¯ PUF

DG

syndromique

= Reconnaitre le type d’atteinte rénale & prendre en compte les signes cliniques uro-néphro et le

sd urinaire

Nécrose

tubulaire aiguë

(NTA)

Néphrite

interstitielle

aiguë (NIA)

Néphropathies

glomérulaire

a. (NGA)

Néphropathie

vasculaire

aiguë (NVA)

HTA - - + +

Œdèmes - - + -

Protéinurie < 1 g/L < 1 g/L >1 g/L +

Hématurie

micro

- ± +(toujours) -

Hématurie

macro

- ± ± +

Leucocyturie - ± - -

Lnf° urinaire - + - -

DG +

= Ponction Biopsie Rénale (PBR)

§ Indications :

- Si tableau ≠ d’une NTA (possible NGA ou atteintes vasculaires ou interstitielles)

- Si tableau de NTA mais circonstances d’apparitions pas évidentes

- Si tableau de NTA sans amélioration de la FR 3-4 semaines après apparition de l’IRA

⚠ Risque hémorragique à précaution habituelles (contrôle de HTA, Æ troubles de l’hémostase,

repérage écho des reins, expérimentateur entrainé)

État de choc ¯ Flux sg rénal Ischémie rénale :

au niveau de la

médullaire

externe (car la

PaO2 est

physiologiquement

basse @ 40mmHg)

Nécrose : au

niveau du 3e

segment du TCP

= pars recta

(vaisseaux,

glomérules &

Interstitium

normaux)

Défaut de

réabsorption au

niveau du TCP =

afflux de Na dans la

macula densa du

TCD

Activation du « feed-back »

tubulo-glomérulaire =

vasoconstriction préglomérulaire (par adénosine)

+

Vasoconstriction intrarénale & post-glomérulaire

(à Médiées par : angiotensine II,

endothéline 1, catécholamine,

­ P° intra thromboxane A2) -tubulaire

Effondrement du DFG

Accumulation de

débris Ëaires

nécrosés & Ë

entières

desquamant la MB

tubulaire ds la

lumière du tube

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Causes

NTA NIA NGA ou GNRP NVA

Ischémiques par choc :

- Septique

- Hypovolémique

- Hémorragique

- Anaphylactique

- Cardiogénique

Toxicité tubulaire directe :

- Aminosides

- Produits de contraste iodés

- AINS

- Cisplatine

- Amphotéricine B

- C1G

- Ciclosporine A & tacrolimus

Précipitation intra-tubulaire :

- Aciclovir, inhibiteur de protéase

- Méthotrexate

- Sulfamides, ARV

- Chaines légère d’Ig (myélome)

- Myoglobine (rhabdomyolyse)

- Hb (hémolyse)

- Sd de lyse tumorale

Infectieuses :

- Ascendantes (PNA

bilatérale)

- Hématogènes

- Leptospiroses,

fièvre

hémorragique

virale

- GNA postinfectieuses

- GNRP endo/extracapillaire (lupus,

cryoglobuline,

purpura

rhumatoïde)

- Glomérulonéphrite

extra-capillaire

pure : vascularite à

ANCA, maladie de

Goodpasture

- SHU

- Emboles de

cristaux de

CHL

- Thromboses et

embolies des

a. rénales

Immunoallergique :

- Sulfamides

- Ampicilline,

méthicilline

- AINS

- FQ

- IPP

- Immunothérapies

anti-néoplasiques

NTA

= 80% IRA organiques

§ Mécanisme : collapsus ou choc et/ou prise de médocs ou produits néphrotoxiques :

- NTA ischémique (= hypoperfusion rénale sévère) : collapsus/choc (hypovolémique,

cardiogénique, septique) à oligurie initiale & profil urinaire organique

- NTA toxique : profil urinaire organique (sauf toxicité de l’iode au début des IRA) mais

diurèse conservée

NIA

§ Diurèse conservée (+ souvent) avec :

- Hématurie (parfois macroscopique)

- Leucocyturie (± éosinophilurie dans les causes médicamenteuses)

- Protéinurie tubulaire (< 1 g/L)

§ Signes généraux : fonction de la cause de la NIA :

Infectieuses

= ascendantes (PNA) ou hématogènes

(septicémie avec foyers septiques extra-rénaux)

Médicamenteuses

= toxiques ou immunoallergiques

- Peu bruyantes (chez la personne âgée, alitée) ou très sévères

avec choc septique (notamment si obstacle sur la voie excrétrice)

⚠ Urgence à dérivation des urines

- Scanner (avec injection) ou IRM : foyers typiques de pyélo ou

micro-abcès voire véritable abcès ou phlegmon péri-néphrétique

- Hyperéosinophilie

- Fièvre

- Rash cutané

- Cytolyse hépatique

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Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®

GNRP

= Urgences thérapeutiques

§ Signes biologiques :

- Protéinurie de débit glomérulaire

- Hématurie abondante (> 105

/mL) parfois macroscopique

=> PBR urgente

§ Causes :

GNRP pauci-immunes

nécrosantes

GNRP avec dépôts immuns Maladie de Goodpasture

= Prolifération extra-capillaire

pure

- Vascularites à ANCA :

polyangéite micro,

granulomatose avec

polyangéite, granulomatose

éosinophilique ac

polyangéite

= Prolifération endo/extracapillaire

- Compliquent un lupus,

cyroglobulinémie mixte,

purpura rhumatoïde…

= IRA + hémoptysie

(= hémorragie intraalvéolaire)

- Glomérulonéphrite avec

prolifération extracapillaire pure + dépôts

linéaires d’IgG le lg de la

MB glomérulaire

NVA

Atteinte des artères de petit calibre

& des capillaires

Atteinte des artères ou veines rénales

principales

SHU :

= IRA + anémie hémolytique régénérative type

mécanique (schizocytes) :

§ ­ LDH

§ ¯ Haptoglobine

§ Thrombopénie sans s. de CIVD

Crise rénale sclérodermique :

= HTA sévère + IRA rapidement progressive :

§ 2ndaire à une ¯ lumière des artères (prolifération

myo-intimale & œdème pariétal)

=> Tableau de microangiopathie thrombotique

Maladie des emboles de cristaux de CHL :

= IRA + signes de nécrose distale péri-unguéale et

livédo

§ Terrain : sujet âgé après artériographie ou

manœuvre endo-vasculaire ou TTT anticoagulant

§ Causes :

- Embolies artérielles

- Thromboses artérielles

athéromateuses

- Dissection des artères rénales

- Possibles thromboses veineuses

(bilatéral ou sur rein unique

fonctionnel)

§ Signes cliniques :

- Douleur lombaire

- Hématurie macro

- Fièvre

- ­ LDH

§ DG : écho-doppler & angio-scanner

ou angio-IRM

Complications évolutives et pronostic �

Mortalité Principales complications

§ Mortalité associée à la mono-défaillance rénale =

10%

≠ Mortalité au cours de l’IRA en réa = 40%

§ Liée à :

- Maladie causale : choc septique/

hémorragique, convulsion, IRespi, grand

trauma, PA

- Terrain : âge, maladies coronariennes, IRespi,

DT, cancer

- Complications 2ndaires de la réa = infections

nosocomiales : septicémie sur cathéter,

pneumopathie, dénutrition

§ Complications métabo propres à l’IRA :

- Acidose métabo & hyperK à rapidement

contrôlées par hémodialyse

- Hypervolémie & OAP à contrôlés par

ultrafiltration

- Risque de dénutrition = défaut d’anabolisme &

hypercatabolisme azoté

§ Infections nosocomiales fréquentes

§ Hémorragies digestives à prévenues par TTT antiacide prophylactique

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Facteurs de

pronostic

Facteur de pronostic rénal Facteur de pronostic vital

§ Fonction rénale antérieure

§ Type d’IRA organique : NTA = meilleur pronostic :

- Après une IRA d’1-3 semaines : récupération

progressive par régénération de l’épith tubulaire

nécrosé à partir des Ë épith tubulaires ayant

survécu

- Séquelles possibles = IRC

à Surveillance de la fonction rénale au cours des

mois/années souvent

§ Existence d’un choc septique initial

§ Nombre de défaillances viscérales

associées à IRA

§ Complications

§ Terrain

Prévention �

Prévention de la NTA chez les sujets à risque Prévention de la tubulopathie aux pdts de contraste

Sujets

à risque

§ Infection grave

§ Collapsus ou état de choc

§ Chir lourde : cardiaque/Ao avec CEC

voire clampage de l’Ao sus-rénale

§ Sujets âgés, DT, athéromateux, IRC

Sujets

à risque

§ Âgés

§ DT

§ IR

§ IC

§ Ayant un myélome avec excrétion

en excès de chaines légères

§ PCI par voie artérielle

§ TTT préventif : maintien d’1 volémie & P° de

perfusion efficace

§ Apports hydrosodés : adaptés en fonction :

- De la courbe de poids

- De l’apparition d’œdèmes

- Du bilan entrées/sorties (diurèse, natriurèse,

perte digestive…)

§ Utilisation de cristalloïdes (NaCl isotonique)

§ Si utilisation des PCI indispensable à prévention de la

toxicité :

- Arrêt préalable des AINS & diurétiques

- Hydratation correcte :

• PO (eau de Vichy)

• Perfusion de soluté salé isotonique à 9 g/L

ou bicarbonate de sodium à 14 g‰

(1 mL/kg/h dans les 12h précédents

l’examen & 12h suivantes)

- Utilisation de PCI de faible osmolarité ou isoosmolaires & limiter le volume administré

Prévention de la néphrotoxicité médicamenteuse

(amphotéricine B, aminosides, cisplatine)

Prévention du Sd de lyse

§ Posologie journalière des aminosides adaptée à la

fonction rénale

§ Si prescription prolongée (> 48h) : dose journalière

adaptée aux concentrations résiduelles

⚠ La DH & la prise de diurétiques = aggravent la

néphrotoxicité

§ Mêmes précautions d’hydratation voire

hyperhydratation pour tous les médocs

néphrotoxiques

= Au cours des rhabdomyolyses ou lyses tumorales

importantes (spontanées ou après chimio des leucémies

aiguës, lymphomes, K anaplasiques à petites Ë)

§ Alcalinisation des urines :

- Reco lors des rhabdomyolyses : limiter la

précipitation de myoglobine & protéines de

Tamm-Horsfall

- Évitée lors des Sd de lyse tumorale : car ­ le

risque de précipitation de cristaux de Pi de Ca

à Injection précoce d’uricase : éviter l’hyperuricémie

Traitement symptomatique des IRA organiques (en dehors de l’état de choc) �

TTT préventif des complications TTT de l’hyperK

§ Adaptation de la posologie des médocs à élimination rénale

§ Prévention des hémorragies dig : IPP

§ Apport calorique & azoté suffisant :

- Éviter la dénutrition (liée au catabolisme azoté)

- ¯ le risque de certaines complications (hémorragie dig, retard de cicatrisation,

épisode infectieux)

à Apports : 20 - 40 cal/kg/j & 0,2 - 0,3 g/kg/j d’azote

Item 267

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