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11/23/25

 


1. Cirrhose alcoolique et hépatite alcoolique

§ Arrêt complet + définitif alcool

§ HAA = complication survenant sur foie de cirrhose à Toujours suspecter devant un ictère

d’apparition récente < 3 mois

§ Parfois fièvre

§ Bio : bilirubine totale > 50, chute TP, SIB

§ Gravité : score de Maddrey > 32 (TP, bili) => Faire PBH pour confirmation DG et justification

des CTC

§ PBH :

- Corps de Mallory

- Infiltrat à PNN

- Nécrose hépatocytaire

- Ballonisation des hépatocytes

- Stéatose

2. Cirrhose sur VHB

§ PCR virale

§ TTT : ténofovir et entécavir

§ Si cirrhose décompensée, arrêt de la réplication par TTT peut s’accompagner d’une régression

et un retour au stade de cirrhose compensée

3. Cirrhose sur VHC

§ TTT par antiviraux direct : oraux, très efficaces, bien tolérés à Éradication > 95% cas

4. Autres causes :

§ Stéathopathie non alcoolique : contrôle poids, DT, dyslipidémie

§ Cirrhose biliaire primitive : acide ursodésoxycholique (ralentit évolution)

§ ⚠ efficace dans cholangite sclérosante primitive

§ HAI : CTC + azathioprine à Pas efficace au stade de cirrhose où maladie pas active (déterminée

par ↑ TA et abondance des infiltrats inflam à BH)

§ Hémochromatose : saignées

§ Budd-Chiari : TTT anticoag

§ Wilson : chélateurs du cuivre (D-pénicillamine)

TTT

symptomatique

PEC ascite tendue : ponction évacuatrice

Possible évacuation en une fois MAIS expansion volémique par albumine humaine recombinée :

20 g/2 L d’ascite évacué, au-delà du 5e L

TTT poussées d’ascite : régime hyposodé (2-4 g/J) + diurétiques d’emblée à Spironolactone 75 mg/J

(possible ↑ dose jusqu’à 400 mg/J) +/- ajout furosémide 40 mg/J (possible ↑ 120 mg/J)

⚠ PAS de restriction hydrique malgré hyponatrémie fréquente (bien tolérée jusqu’à 125 mmol/L à

Réduire doses diurétiques en dessous ou si mauvaise tolérance)

§ Arrêt des diurétiques si plus ascite et réintroduction si ascite réapparait MAIS poursuite du

régime désodé

§ Efficacité : ↓ périmètre abdominal, gêne fonctionnelle, perte de poids, diurèse et natriurèse

§ Surveillance : iono sang (⚠ même natrémie) à espacer lorsque TTT équilibré

§ TTT œdème = le même que l’ascite

NB : si concentration de protides < 10 g/L dans ascite à Risque significatif d’infection de liquide

ascite à norfloxacine ½ dose en prophylaxie au lg cours à discuter

TTT ascite réfractaire (= ascite qui persiste ou récidive malgré TTT médical optimal ou ascite

impossible à traiter en raison de complications du TTT diurétique) à ↓ significative espérance de vie

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Options thérapeutiques :

§ Ponctions évacuatrices itératives suivies d’une expansion volumique par albumine

§ Mise en place de TIPS (contrôle ascite dans 70% cas, à préférer aux ponctions, MAIS nécessité

de pas avoir IHC avancée c’est-à-dire un score MELD < 19 et Child Pugh < 13, et pas HTAP)

§ TH si TIPS pas envisageable

Hernie ombilicale : complication fréquente à risque d’étranglement herniaire et rupture (indication

chir malgré risque de mortalité élevé)

EH chronique = complication fréquente :

§ Préférentiellement chez malades ayant déjà fait EH clinique

§ Généralement EH sous forme minimale

à Discussion pour TH

⚠ Médocs sédatifs CI chez cirrhotique : anxiolytiques et hypnotiques ++

⚠ Pas de régime pauvre en protide

PEC globale

CM fréquentes, liées à alcool, tabac, surpoids, sd métabolique, tox.

§ Si fumeur/alcool : bilan ORL, stomato, œsophagien

§ Si tabac/sd métabo : bilan CV

Transplantation

hépatique

= Seul TTT radical et définitif de cirrhose décompensée :

§ Bons résultats

§ Principales complications devant conduire à une TH :

- IH sévère avec ↓ TP < 50% (ou ↑ INR >1,7) et ictère

- Ascite réfractaire

- Infection de liquide d’ascite

- Épisodes répétés EH ou EH chronique

- CHC

- Épisodes répétés hémorragies malgré TT adapté

§ Principales CI :

- Âge > 70 ans

- Affection extra-hépatique grave, non traitable, représentant un risque opératoire

- ATCD cancers autres qu’hépatiques

- Troubles psycho ou psychiatriques

Prévention des

hémorragies

Prévention primaire

=> FOGD (voir indications plus haut)

§ Endoscopie à répéter : simple surveillance endoscopique après 1e endo pour malades qui n’ont

pas de varices ou qui ont des varices grade I

Après 3 ans - Pas de varices initialement

ET facteur causal contrôlé (ex : éradication virale, sevrage alcool)

Après 2 ans

- Varices de grade I (petite taille)

ET facteur causal contrôlé

- Pas de varices initialement

ET facteurs causal PAS contrôlé (ex : alcool non sevré, sd métabolique)

Après 1 an - Varices de grade I (petite taille)

ET facteurs causal PAS contrôlé

§ Varices grade II ou III (ne s’effaçant pas à l’insufflation ou confluentes, respectivement) :

traitement préventif

§ 1e intention : BB non cardiosélectifs (propanolol ou nadolol ou carvédilol) pour ↓ 25% FC ou

FC < 55

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Prévention secondaire :

§ BB + ligatures élastiques itératives toutes les 2 semaines jusqu’à éradication

§ Examen de contrôle à M1, M3 puis M6, M12 puis 1x/an (varices ont tendance à se

reconstituer)

§ Discussion TIPS (voir plus haut), à mettre en place si BB + ligatures élastiques pas efficaces

§ Alternative = éradication endoscopique par ligature élastique

Dépistage CHC

§ I = 1-5%/an => Écho hépatique tous 6 mois

§ AFP = plus reco pour dépistage/DG MAIS reco à visée pronostique une fois DG établi

⚠ ↑ AFP > 400 insuffisante pour poser DG CHC (possible tumeurs germinales ou autres tumeurs

digestives)

§ Pas de preuve histologique nécessaire si : ⚠ SINON TOUJOURS NÉCESSAIRE

- Lésion > 1 cm

- Avec wash-in et wash-out

- Sur cirrhose

- Avec validation du DG en RCP

MAIS preuve histologique souhaitable autant que possible a posteriori lors TTT à visée curative afin

de déterminer la bio moléculaire et cibler TTT systémique idéal

Scores

pronostiques

Calcul non à connaître mais critères oui :

§ Child-Pugh (moyen mnémotechnique = TABAC) :

Critère

Cotation

1 point 2 points 3 points

Encéphalopathie Absente Confusion ou

astérixis

Coma

Ascite Absente Discrète Abondante

Bilirubine (µmol/1.) < 35 35-50 > 50

Albumine (g/L) > 35 28-35 < 28

Tauxdeprothrombine(%) > 50 40-50 < 0

§ Score MELD (Model for End-Stage Liver Disease) :

Le score MELO est un moyen d'évaluer la gravité d'une maladie chronique du foie. Il est calculé

selon la formule suivante (des sites en ligne permettent le calcul des logarithmes) :

MELD = (3,8 x ln [bilirubine mg/dL]) + (11,2 x ln [INR]) + (9,6 x ln [créatinine mg/dl) + 6,43

À l'inverse du score de Child-Pugh, le score MELD est un score continu variant de 6 à 40 points.

L’avantage de la transplantation hépatique n'est démontré que chez les malades dont le score

excède 15 à 17 (sauf en cas de carcinome hépatocellulaire ou de complication de l'hypertension

portale).

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LES PRINCIPALES ÉTIOLOGIES DES CIRRHOSES

« 4I »

• Intoxication (alcool...)

• Iatrogène (médicaments...)

• Infectieuse (viral surtout)

• Immunologie (Anticorps auto-immun)

SIGNES D’INSUFFISANCE HÉPATO-CELLULAIRE

« L’HYPOGONADISME DE HAILEE »

• HYPOGONADISME : atrophie des organes génitaux externe, gynécomastie,

aménorrhée

• Hippocratisme digital

• Angiome stellaire (partie supérieure du tronc ++)

• Ictère

• Leuconychie

• Erythrose palmaire

• Encéphalopathie hépatique

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FICHE E-LISA N°280

GÉNÉRALITÉS

Généralités

Ascite : épanchement non sanglant dans la cavité péritonéale

2 principales causes en France : carcinose péritonéale et cirrhose

Ponction

d’ascite

Étape indispensable de l’orientation étiologique : ponction d’ascite exploratrice.

Parfois réalisée en urgence devant une cirrhose ou une suspicion d’infection du liquide d’ascite.

Technique de ponction : décubitus dorsal, après

désinfection. Piquer en fosse iliaque gauche en

pleine matité à la jonction entre le tiers externe et

les deux tiers internes de la ligne joignant l’ombilic

à l’épine iliaque antéro supérieure gauche. Envoi

du liquide en biochimie et bactériologie complété

si nécessaire par une évacuation si ascite gênante ;

ne doit pas dépasser 6 à 8 litres.

Compensation chez le cirrhotique par de

l’albumine à 20% par 1 flacon tous les deux litres.

Caractéristiques

du liquide

d’ascite

Aspect

Aspect : liquide normalement citrin. Autres possibilités : chyleux (compression

lymphatique), hémorragique (ascite néoplasique)...

è A compléter systématiquement par une analyse cytologique et biochimique.

Biochimique

Analyse du taux de protides :

Seuil retenu de 25 g/l pour différencier une ascite riche en protides (> 25 g/l) et pauvre

en protides (< 25 g/l).

Pathologie Taux

protides

Cirrhose < 25 g/l

Carcinose péritonéale > 25 g/l

Insuffisance cardiaque droite / Péricardite constrictive > 25 g/l

Syndrome néphrotique < 25 g/l

Syndrome de Budd Chiari > 25 g/l

Taux de protides bas dans 2 cas : le syndrome néphrotique par fuite des protéines via

les urines et la cirrhose où les protides sont « filtrés » par les sinusoïdes hépatiques

Analyse du gradient albumine sérum-ascite :

Différence entre le taux plasmatique d’albumine et le taux dans l’ascite. Seuil de 11 g/l

retenu : s’il est supérieur, en faveur d’une cause liée à une hypertension portale

(cirrhose, Budd Chiari par thrombose des veines sus hépatiques et causes cardiaques)

Item 280 – ASCITE


Ombilic

Épine

iliaque

antéro

sup.

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Cytologie

Indispensable pour rechercher une infection du liquide d’ascite :

§ Complication fréquente de la cirrhose, asymptomatique dans 20% des cas (seule

l’ascite secondaire à une cirrhose peut s’infecter spontanément)

§ Complication grave notamment si retard diagnostique et de traitement.

Diagnostic posé sur le décompte des PNN réalisé en urgence si ascite de novo ou

récidivante :

§ Infection du LA : définie par un taux de PNN > 250 / mm3 en l’absence d’infection

abdominale contiguë.

§ Un taux de PNN > à plusieurs milliers/mm3 doit faire rechercher une perforation

d’organe creux.

§ En cas de liquide hémorragique, dosage de l’hématocrite qui écarte un

hémopéritoine si < 1%.

Bactériologique Réalisation d’ensemencement de flacons d’hémocultures pour adaptation de

l’antibiothérapie si germe identifié (40% des cas)

DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE

Examen

clinique et

étiologique

Démarche diagnostique en 3 temps :

1. Confirmation de la présence d’ascite : clinique +/- échographique

2. Identification du mécanisme : riche ou pauvre en protides

3. Identification de la cause : selon FDR, signes cliniques, examens complémentaires …

Signes

fonctionnels

Variables selon la cause (carcinose péritonéale vs cirrhose) :

§ Douleur abdominale : carcinose péritonéale

§ Œdème des membres inférieurs : cirrhose

§ Dyspnée : témoigne d’un volume abondant ou d’un épanchement pleural

associé, plus fréquent dans la cirrhose

§ Signes obstructifs : carcinose péritonéale

§ Cloisonnement de l’ascite : carcinose péritonéale

Signes associés

Recherche de signes d’orientation étiologique :

§ FDR et signes d’hépatopathie chronique : OH, hépatite, hémochromatose /

signes d’insuffisance hépatocellulaire et d’HTP

§ FDR et signes de pathologies fréquemment associées à l’ascite : cancer solide,

hémopathie, néphropathie, cardiopathie, tuberculose …

Recherche des manifestations cliniques de l’ascite :

§ Matité déclive dans les flancs(70% des cas) témoignant d’un volume > 1.500 ml.

§ Hernie ombilicale : peut apparaitre en cas d’ascite de grande abondance avec

risque d’étranglement et de rupture.

Diagnostics

différentiels

Devant une distension abdominale, éliminer :

§ Globe vésical : matité hypogastrique à limite supérieure concave vers le bas et

non mobile

§ Kyste volumineux : ovarien, rénal ou hépatique

Imagerie

Échographie doppler abdominale :

§ Examen de 1ère intention pour exploration de l’ascite : détecte de faibles volumes, recherche signes

de cirrhose et d’HTP, guide parfois la paracentèse si faible volume ou patient obèse…

Imageries en coupe (TDM AP injecté, IRM hépatique)

§ Non indiquées en première intention.

§ A réaliser si la cause n’est pas connue malgré l’échographie.

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Explorations complémentaires orientées par les résultats (ETT si étiologie cardiaque suspectée …)

Carcinose

péritonéale

Épidémiologie

et FDR

Définition : atteinte de la séreuse péritonéale par des cellules malignes qui peut-être

soit primitive soit secondaire (cancers gynécologiques ou digestifs)

TOUT cancer peut évoluer en carcinose

En effet c’est même le 3ème mode de dissémination des cancers

NB : Une ascite apparaissant dans un contexte de post-ménopause est une carcinose

ovarienne jusqu’à preuve du contraire

FDR :

§ Cancer (ovaire, gastrique, pancréas), métastases ou tumeurs intrapéritonéale en

extension

§ Perforation tumorale en péritoine libre (spontanée ou iatrogène)

Diagnostic

Cliniquement on retrouve :

§ Douleur abdo avec augmentation du périmètre abdo, une infiltration Douglas au

TR

§ Ascite : riche en protides, citrin +/- hémorragique

§ Examens complémentaires = TDM TAP injecté + HISTOLOGIE INDISPENSABLE AU

DIAGNOSTIC

Complications

§ Ascite réfractaire

§ Syndrome compressif des organes de la cavité

§ Perforation digestive (abcès ou péritonite)

§ Dénutrition

Traitement rang C pas à connaître

SIGNES EN FAVEUR DE L’INFECTION D’ASCITE

« 3DT »

• Douleur à l’ascite

• Déclenchement circonstance : hémorragie digestive

• Diarrhée récente (TR selles molles)

• hypoThermie

�Coups de pouce du rédacteur :

- Item court avec peu de notions spécifiques hormis quelques notions clés (taux de protides selon

étiologie, définition d’infection du liquide d’ascite).

- Les explorations complémentaires sont développées dans les items correspondants.

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FICHE E-LISA N°325

RISQUES LIÉS AUX MÉDICAMENTS ET BIOMATÉRIAUX �

Définition

Toute utilisation de médicaments ou de biomatériaux comporte des risques

La gestion des risques consiste à prévenir l’ensemble des risques inhérents à l’utilisation de ces

médicaments ou dispositifs

§ Médicament : Substance ou composition ayant des propriété curative ou préventive pour

des maladies humaines ou animales ou permettant d’établir un diagnostic ou modifier une

fonction physiologique

§ Iatrogénie : Complication liée à l’effet pharmacologique d’un médicament. N’est absolument

pas un synonyme d’erreur médicale.

Attention à bien différencier iatrogénie et intoxications / toxicomanies

§ Événement indésirable médicamenteux : Dommage lié à une prise en charge

médicamenteuse avec soins inappropriés. Cela comporte les effets indésirables (attendus ou

non), les mésusages (utilisation non conforme à l’AMM) et les abus (usage excessif

intentionnel).

§ Évènement Indésirables Associés aux Soins (EIAS) : Tout acte de soin comporte un risque de

complication. La réalisation de ce risque forme un EIAS

§ Évènement indésirable Grave (EIG) : EIAS qui entraine des conséquences (soins

supplémentaires, prolongement d’une hospitalisation, séquelles, décès)

§ Biomatériaux : Matériau non vivant utilisé dans un dispositif médical en interaction avec des

tissus biologiques pour appareillage ou substitution d’un tissu ou d’un organe

§ Dispositif médical : Appareil ou produit (hors origine humaine) y compris les logiciels et

accessoires, destinés à être utilisé chez l’homme à des fins médicales et dont l’action n’est

pas obtenue par moyen pharmacologique, immunologique ou métabolique.

Épidémiologie

Entre 275.000 et 395.000 événements indésirables graves ont lieu en France et un tiers sont

évitables

La majorité des erreurs de médicaments sont liés à une mauvaise prescription du médecin, et un

tiers sont liés à une mauvaise administration par les IDE, 4% sont liés à une mauvaise dispensation

par le pharmacien

Erreur de dose > erreur d’administration > allergie connue non respectée

Plus de la moitié des EIG sont évitables

Plus de 140.000 hospitalisations sont dues à des événements indésirables liés à des médicaments.

Certains événements iatrogéniques sont inhérents aux médicaments et sont donc inévitables.

Les études épidémiologiques permettent de déterminer les associations entre médicament et

risque iatrogène ainsi que leurs fréquences.

Item 325 – RISQUES LIÉS AUX BIOMATÉRIAUX ET

MÉDICAMENTS

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Événements

indésirables

médicamenteux

Ils sont plus fréquents chez les personnes âgés (polymédication et polypathologies plus

fréquentes).

Les EIM évitables sont liés à un défaut de surveillance, d’information, d’éducation ou de

coordinations entre prescripteurs.

La conciliation médicamenteuse consiste à prendre en compte l’ensemble des traitements déjà

pris par le patient et le patient lui-même

Mécanisme des

EIM

§ Toxicité : liée à la dose et/ou la durée. Ces effets indésirables sont souvent liés à l’action

pharmacologiques et sont connus à la prescription du médicament. SI survenue, il faut

diminuer la dose ou arrêter le médicament.

§ Immuno-allergie : surviennent après un premier contact avec le médicament ou le dispositif

médical. Peut induire une réaction cutanée, un syndrome de Lyell ou Steven-Johnson, un

œdème de Quincke, un choc anaphylactique, une hépatite…

§ Idiosyncrasique : Surviennent en fonction du terrain génétique des personnes.

Surveillance des

médicaments

§ Pharmacovigilance : Surveillance, recueil, et analyse des effets indésirables secondaires à

l’utilisation de médicaments ou de produits à usage humain. Il existe deux types de

pharmacovigilance :

- Type A “ Augmented ” : Conséquence de l’effet pharmacodynamique du principe actif du

médicament ou des excipients

- Type B “ Bizarre ” : non expliqué par les propriétés pharmacologiques du médicament

Il convient de déclarer tout effet indésirable suspecté être lié à un médicament, qu’il soit survenu

suite à un usage conforme, non conforme ou une erreur.

Tout le monde peut déclarer : professionnel de santé, patients, associations de patients,

entreprises pharmaceutiques (qui ont l’obligation de déclarer les EIG).

La déclaration se fait au centre régional de pharmacovigilance (CRPV).

Il convient de déclarer l’identité du déclarant, l’identité du patient ayant subi l’événement

indésirable, le nom et le lot du produit suspecté, la nature de l’effet indésirable et la date de

survenue de manière précise. Les caractéristiques du patient (âge, sexe, comorbidité) et de

l’événement indésirable doivent être précisées

Le CRPV peut ensuite référer les informations recueillies à l’ANSM

§ Addictovigilance : Surveillance des phénomènes comportementaux, physiques et cognitifs

qui aboutissent à une situation où un produit pharmacologique devient un désir obsessionnel

d’un patient.

De la même façon, tout situation d’abus ou de dépendance doit être déclarée et ce par n’importe

qui a un centre d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIPA). Ces informations peuvent ensuite être transmises à l’ANSM

§ Matériovigilance : Surveillance des effets indésirables secondaires à l’utilisation d’un

dispositif médical.

Les professionnels de santé hospitaliers signalent les EI au correspondant local de

matériovigilance.

Les professionnels de santé libéraux et les fabricants signalent les EI à l’ANSM

§ Circuit du médicament : Processus comprenant la prescription, la dispensation,

l’administration et le suivi du patient

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§ Règle des 5 B : Lors de l’administration d’un médicament, il faut s’assurer qu’il s’agisse : du

Bon patient, du Bon médicament, de la Bonne dose, de la Bonne voie et du Bon moment.

§ Erreur médicamenteuse : Erreur involontaire d’un professionnel, d’un patient ou d’un tiers

au cours du circuit du médicament. Il s’agit d’un événement indésirable qui peut occasionner

un effet indésirable.

L’erreur peut être avérée (a eu lieu), potentielle (erreur interceptée avant sa réalisation), ou

latente (situation pouvant occasionner une erreur médicamenteuse).

Les erreurs qui ont occasionné un effet indésirable doivent être signalées selon les règles de la

pharmacovigilance.

Les autres erreurs médicamenteuses peuvent être transmises au Guichet Erreurs

médicamenteuses de l’ANSM

Responsabilité

sans faute

Aléa thérapeutique : Événement indésirable ayant entraîné un préjudice au patient mais qui

n’est pas secondaire à une faute d’un médecin

Les préjudices des aléas thérapeutiques sont indemnisés par l’Office National d’Indemnisation

des Accidents Médicaux (ONIAM) si :

§ Taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique ou psychique > 24%

§ OU arrêt temporaire des activités professionnelles pendant plus de 6 mois consécutifs ou

plus de 6 mois non consécutifs sur une période d’un an

§ OU gênes temporaires constitutives d’un déficit fonctionnel temporaire ³ 50% pendant au

moins 6 mois consécutifs ou 6 mois non consécutifs sur un an

§ OU exceptionnellement lorsque le patient ne peut plus exercer son métier ou qu’il occasion

des troubles graves

Le patient doit pour ce faire saisir la Commission de Conciliation et d'Indemnisation (CCI) qui

évaluera le préjudice et les conséquences du préjudice. Le CCI doit aussi déterminer s’il s’agit

d’une faute médicale ou d’un aléa thérapeutique. Le délai de recours est de 10 ans. Le fait doit

être survenu après le 05/09/2001. Une procédure à l’amiable est ensuite tentée pour trouver un

arrangement. Cependant les victimes d’aléa thérapeutique répondant aux critères peuvent

bénéficier d’une compensation par l’ONIAM au titre de la solidarité nationale.

En cas de désaccord entre les partis, il est possible de saisir le tribunal compétent pour instruire

davantage le dossier et demander une décision judiciaire.

Contrefaçon de

médicaments

Médicaments ou dispositifs médicaux imitant ceux qui ont l’autorisation de vente en France.

Souvent vendus sur Internet.

Ils échappent à la surveillance des autorités régulatrices.

Ils peuvent être toxiques, inefficaces, ou comportent des impuretés chimiques ou biologiques.

�Coups de pouce du rédacteur :

- Savoir que l’utilisation de médicaments ou de dispositifs médicaux comporte des risques

- Savoir les parcours de pharmacovigilance, de matériovigilance et d’addictovigilance qui surveillent

et encadrent les risques

- Savoir que les professionnels de santé doivent déclarer les événements indésirables

- Savoir la définition de l’aléa thérapeutique et qu’il existe une possibilité d’indemnisation par l’ONIAM

- Savoir qu’il existe des médicaments contrefaits et que leur utilisation comporte des risques

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FICHE E-LISA N°329

INDICATIONS ET QUALIFICATIONS DES PRODUITS SANGUINS LABILES

CGR

§ “Patient blood management” : gestion du sang centrée autour des besoins spécifiques du

patient ; approche multidisciplinaire, principes de la médecine fondée sur des preuves

- Optimisation de l’hématopoïèse (traitement spécifique d’une anémie, contexte

préopératoire)

- Minimisation des pertes de sang (gestion de l’hémostase et modalités d’épargne

sanguine pré-, per- et postopératoires)

- Optimisation de la tolérance à l’anémie (maintien d’une stabilité hémodynamique,

oxygénation adéquate, contrôle de la douleur et de la sédation, normothermie et

traitement rapide de toute infection)

§ Transfusion de CGR : objectif d’apporter une oxygénation tissulaire adéquate en cas

d’anémie symptomatique ou en deçà d’un certain seuil, en fonction du terrain et des

comorbidités ; l’indication ne doit pas reposer que sur le seuil d’hémoglobine � ; prendre

en compte la tolérance de l’anémie et le rapport bénéfice/risque pour chaque patient

§ Contexte péri-opératoire :

- 7 g/dL : tout patient sans antécédent

- 8-9 g/dL : d’antécédents cardio-vasculaires

- 10 g/dL : intolérance, d’insuffisance coronarienne aiguë ou de prise de bêtabloquants

§ Contexte de transfusion massive (TM) : transfusion massive selon l’HAS = > 10 CGR

transfusés en moins de 24 heures ou la moitié de la masse sanguine remplacée en moins

de 3 heures

- Objectif de transfusion précoce pour prévenir la coagulopathie post traumatique

- Mesures de réanimation spécifiques, volet transfusionnel avec administration rapide

de “packs” transfusionnels dont les ratios permettent d’être proches de la

composition du sang total (1 pack = 3 CGR et 3 PFC + A CP dès le 2ème pack)

§ Contexte de transfusion en urgence : prélèvements avant transfusion nécessaire, pas de

dérogation aux règles de contrôle ultime

- Urgence vitale immédiate (sans délai) et absence de résultats : CGR O, KEL :-1, PFC AB

pour tous les patients ; RH :-1 pour femmes < 50 ans, RH :1 pour les autres

- 1 détermination disponible : CGR O, RH-KEL1 compatibles, PFC AB

- Urgence vitale (< 30 min), ABO-RH1 et RH-KEL1 disponibles : CGR compatible ABORH1, RH-KEL1

- Urgence relative (2 à 3 heures) : toutes les analyses sont disponibles

§ Patient traumatisé hors TM :

- 8-9 g/dL à privilégier

§ Contexte onco-hématologique :

- 8 g/dL en cas d’hémopathie maligne, de greffe ou de tumeurs solides

- 10 g/dL en cas d’intolérance ou de pathologie cardio-vasculaire associée

Item 329 – CONNAÎTRE LES CARACTÉRISTIQUES

DES PRODUITS SANGUINS LABILES (PSL)

ET LEUR SPÉCIFICITÉ

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§ Compatibilisé :

- Hématies de la tubulure testées vis-à-vis du plasma/sérum du patient, la réaction

obtenue doit être négative --> CGR compatibilisé

- Durée de validité identique à celle de la RAI (3 jours)

- Indications :

• Obligatoire en cas de RAI positive ou d’antécédent de RAI positive et chez le

nouveau-né avec EDA positif né de mère allo-immunisé

• Recommandée chez le drépanocytaire même si la RAI est négative ou en absence

d’antécédent de RAI positive

§ � CMV négatif : la déleucocytation généralisée assure une prévention du CMV par

transfusion pour tous les patients ; plus lieu de prescrire la qualification “CMV négatif”

§ � VHE négatif : dans le cas de mélanges, le contrôle de l’absence du génome viral se fait

sur chaque don entrant dans sa composition ; indiqué si hépatite chronique, greffe de CSH,

transplantation et immunodépression

CP

§ Transfusion de plaquettes : prévenir une hémorragie en présence d’une thrombopénie

(transfusion prophylactique) ou corriger une hémorragie en présence d’une thrombopénie

(transfusion curative) = situation d’urgence transfusionnelle

§ Correction d’une thrombopénie centrale :

- Avec syndrome hémorragique : CP en urgence

- En prophylactique : seuil transfusionnel déterminé par la numération plaquettaire

(NP), modulé en fonction de facteurs hémorragiques associés et de la cinétique de

décroissance de la NP

• 10 G/L : aucun facteur de risque

• 20 G/L : fièvre, cinétique de décroissance, traitement antiplaquettaire, lésions à

potentiel hémorragique

• 50 G/L : CIVD, geste invasif, traitement anticoagulant

• 80 G/L : péridurale

• 100 G/L : neurochirurgie, chirurgie du segment postérieur de l’œil

§ Correction d’une thrombopénie périphérique :

- Uniquement si syndrome hémorragique mettant en jeu le pronostic vital

- CIVD au cours des leucémies aiguës (pro-myélocytaires) avec NP < 50 G/L

- Purpura thrombopénique auto-immun, uniquement si urgence vitale, car les

plaquettes transfusées sont détruites au même titre que les plaquettes autologues

Lors d’un saignement

§ Dose de plaquettes : dépend du poids du patient 0,5 à 0,7 x 1011/10 kg ; sur la prescription

en nombre absolu de plaquettes ou en unités (1 unité = 0,5 1011 plaquettes)

§ Bilan pré-transfusionnel : groupe ABO seul nécessaire, car les plaquettes portent des

antigènes ABO ; délivrées que sur présentation du groupe sanguin

§ Compatibilité : préférable mais non obligatoire de respecter la compatibilité ABO comme

pour les CGR ; densité d’antigènes ABO beaucoup plus faible sur les plaquettes, mais

rendement transfusionnel optimisé en respectant la compatibilité

- Certains CP contiennent des anticorps anti-A et anti-B du donneur, de type

hémolytique : conflit immunologique avec les GR du receveur, doivent être transfusés

en isogroupe

§ Choix des produits : mélanges de CP (MCP) et CP d’aphérèse (CPA) = même fonctionnalité

hémostatique

- CPA (issu d’un seul donneur, ne présentant qu’un seul phénotype HLA et/ou HPA)

réservé aux patients dont le rendement transfusionnel est diminué par la production

d’anti-HLA ou anti-HPA

§ Rendement plaquettaire :

- Curatif : évalué par l’arrêt du saignement

- Prophylactique : évalué par l’augmentation de la numération plaquettaire, > 10 G/L à

24h, ou par le “Correct Count Increment” > 7

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CCI = [NP après transfusion (G/L) - NP avant transfusion (G/L) x surface corporelle (m2

) x 100] /

Nombre de plaquettes transfusées (x 1011)

§ État réfractaire : absence de rendement transfusionnel plaquettaire objectivé 2 fois sur le

CCI ou la NP, avec des CP dont la dose est adaptée au poids du patient, compatible en ABO,

et de fraicheur < 48h

- Éliminer les causes de consommation excessive (hypersplénisme, CIVD, fièvre,

interférence médicamenteuse (amphotéricine B)), puis recherche une origine

immunologique (anti-HLA ou anti-HPA chez le receveur)

PFC

§ Transfusion de plasma frais congelé : source de facteurs de coagulation et de protéines à

activité coagulante

- Association :

• Hémorragie aiguë ou geste à risque hémorragique

• ET anomalie profonde de l’hémostase définie par : fibrinogène < 1 g/L, TP < 40%,

TCA > 1,5 à 1,8 x le témoin

=> Posologie de 10 à 15 mL/kg

- Épuration de substances ou anticorps toxiques par échanges plasmatiques (ex :

microangiopathies thrombotiques)

=> Posologie de 40 à 60 mL/kg (1 à 1,5 masse plasmatique)

- Transfusion massive

- Neurochirurgie avec TP < 50% pour TC grave ou < 60% pour pose d’un capteur

- Chirurgie cardiaque avec TP < 40%

- Au cours des CIVD si effondrement du TP (< 35-40%) associé à une hémorragie active

ou potentielle

- Enfants > 29 semaines en détresse vitale si facteurs < 20%

- Substitution V ou XI

§ En deuxième intention : surdosage grave en AVK en l’absence de CCP, TIH en absence de

CCP ne contenant pas d’héparine, hémorragie sous fibrinolytique et indisponibilité d’acide

tranexamique, SHU atypique après essai en 1ère intention de l’ECULIZUMAB, déficits en XI

et XIII

§ Contre-indiqué : si anticorps anti-IgA chez déficitaire en IgA ou si allergie à l’amotosalen ou

aux psoralènes

§ Choix des produits : plusieurs types de plasma frais congelé, peuvent être utilisés

indifféremment dans ces différentes indications

§ Compatibilité :

- Anticorps naturels anti-A et anti-B du donneur présents dans le plasma, peuvent entrer

en conflit immunologique avec les antigènes ABO des GR du receveur : règles inverses

de celles appliquées pour la transfusion de CGR

§ Qualification particulière : plasma testé négatif pour le VHE indiqué au cours des greffes

d’organes, des greffes allogéniques de CSH, des déficits immunitaires congénitaux, des

hépatopathies chroniques

PRISE EN CHARGE

Épargne

transfusionnelle

§ Épargne transfusionnelle en péri-opératoire :

- Optimiser la masse érythrocytaire : dépistage des anémies préopératoires(recherche

de carence martiale), recherche d’indication d’agents stimulants de l’érythropoïèse

(orthopédie)

- Minimiser les pertes sanguines : dépistage des troubles de l’hémostase à

l’interrogatoire, gestion des anti-coagulants et anti-agrégants plaquettaires, bonne

hémostase chirurgicale

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- Améliorer la tolérance à l’anémie : détermination du seuil transfusionnel pour

chaque patient, surveillance des signes d’intolérance, optimisation du débit cardiaque,

ventilation et oxygénation

§ Principes applicables aussi en secteur de médecine et de soins critiques ; seuils

transfusionnels en fonction des circonstances pathologiques et des comorbidités

§ Alternatives à la transfusion :

- Apport de fer : uniquement si carence martiale

- Érythropoïétine : en préopératoire orthopédique si anémie modérée (10 à 13 g/dL et

pertes de sang estimées de 90 à 1800 mL

- Acide tranexamique : en péri-opératoire d’une chirurgie hémorragique ou

polytraumatisé dans les 3 premières heures

- Récupération-retransfusion : préopératoire (cardiaque et vasculaire, CI si infection,

utilisation de colles biologiques, lavage si volume réinjecté > 1L), post-opératoire (6

premières heures maximum après l’intervention)

- Transfusion autologue programmée : contexte de phénotype rare

Étape prétransfusionnelle

§ Analyses immuno-hématologiques obligatoires pour une transfusion de CGR :

- 2 déterminations de groupages ABO-RH1 et de phénotype RH-KEL1 : en l’absence de

résultats, utilisation résultats antérieurs si concordance stricte de l’identité du

patient

- 1 recherche d’agglutinines irrégulières : avant toute nouvelle transfusion, dès lors que

le délai de validité (3 jours) est dépassé, délai porté à 21 jours si le résultat est négatif

et en l’absence de transfusion, grossesse ou transplantation dans les 6 mois

précédents ; � pour le fœtus --> RAI de la mère < 3 jours, nouveau-né avant 4 mois --

> RAI de la mère entre 72 heures avant l’accouchement et 4 mois après, nouveau-né

après 4 mois --> RAI de l’enfant < 3 jours

- Phénotype étendu : systématique en cas de transfusions itératives ou d’anticorps

dirigé contre un antigène autre que RH1 à RH5 et KEL1

- Épreuve de compatibilité : obligatoire en cas de RAI positive ou d’antécédent de RAI

positive, recommandé chez le drépanocytaire

§ Analyses immuno-hématologiques obligatoires pour une transfusion de CP :

- 2 déterminations de groupages ABO-RH1 et de phénotype RH-KEL1

- Recherche d’allo-immunisation anti-HLA 1 : chez des femmes avec antécédents

obstétricaux, sujets préalablement transfusés ou un mauvais rendement

transfusionnel, dans le cadre de situation nécessitant un support transfusionnel

répété en CP et greffe de CSH

§ Analyses immuno-hématologiques obligatoires pour une transfusion de PFC :

- 2 déterminations de groupages ABO-RH1 et de phénotype RH-KEL1

§ Information du patient de la possibilité d’une transfusion, tracé dans le dossier

transfusionnel

§ Ordonnance : identité du patient et du prescripteur, date et heure de prescription, degré

d’urgence, contexte pathologique, dose, qualifications...

§ Délivrance des PSL par le site transfusionnel de l’EFS ou un dépôt de sang conventionné

avec l’EFS

Étape per

transfusionnelle

§ Réalisée par un infirmier, sous la responsabilité d’un médecin : mise en place et

surveillance immédiate

1. Information et consentement du patient

2. Identité déclinée par le patient

3. Concordance d’identité (par rapport à la prescription, la fiche de délivrance

nominative, et celle déclarée par le patient interrogé)

4. Concordance de groupage (résultats des analyses et ceux de la fiche de délivrance)

5. Concordance de produit

6. Contrôle de compatibilité ABO pour les CGR : sang du patient et celui du CGR sur une

carte de contrôle ultime

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7. Mise en place perfuseur adapté, débit selon l’état du patient)

8. Surveillance (1 heure avant et sous observation directe les 15 premières minutes : pouls,

tension artérielle, température + fréquence respiratoire et SaO2 si > 80 ans ; toutes les 30

minutes puis 2 heures après)

9. Traçabilité (dossier transfusionnel, poche conservée deux heures après la transfusion

avant destruction, et retour de traçabilité vers le site délivreur)

Étape

post

transfusionnelle

§ Surveillance de l’efficacité de la transfusion :

- Transfusion de CGR : disparition de la symptomatologie lors d’une anémie aiguë

(normalisation du pouls et de la tension artérielle), augmentation du taux

d’hémoglobine dans les 15 minutes et à 24 heures lors d’une anémie chronique

(1 g/dL par CGR transfusé chez un patient de 70-80 kilos)

- Transfusion de plaquettes : en théorie, calcul du rendement transfusionnel

plaquettaire (RTP) et du corrected count increment (CCI), en pratique disparition du

syndrome hémorragique en cas de transfusion curative, maintien d’un taux de

plaquettes au-dessus du seuil souhaité en situation préventive

§ Absence de rendement transfusionnel : peut ne s’accompagner d’aucun signe clinique

immédiat

- Grand nombre de paramètres, inhérent au produit et/ou au malade, à commencer par

une quantité insuffisante de produit transfusé

- Si malgré une nouvelle transfusion, persistance de l’inefficacité, recherche d’incident

transfusionnel, essentiellement un conflit immunologique par incompatibilité

§ Surveillance à distance :

- A la sortie du patient : lettre d’information de l’acte transfusionnel, avec ordonnance

pour une RAI à réaliser entre 1 et 3 mois après l’épisode transfusionnel � (détection

d’une allo-immunisation, à prendre en compte pour une prochaine transfusion, car

anticorps souvent évanescent et risque de restimulation rapide)

COMPLICATIONS IMMÉDIATES

Identification

§ Surveillance rapprochée de la transfusion pour détecter des effets indésirables immédiats,

pendant ou dans les 24 premières heures

§ Augmentation de la température (≥ 38°C) :

- +1 à 2°C dans les 4 heures, isolée : hémolyse, incompatibilité HLA, TRALI, RFNH

- +1 à 2°C dans les 15 minutes +/- frissons, dyspnée, hémodynamique, digestifs, CIVD,

hémoglobinurie OU > 2°C ou ≥ 39°C : contamination bactérienne, hémolyse

§ Diminution de la TAS de 3 points (/pré-TS) : choc hémolytique, anaphylactique, septique,

hypotension du TRALI

§ Dyspnée : TRALI, œdème aigu du poumon, allergie sévère, bronchospasme de l’hémolyse

NON ISO GROUPE

INCOMPATIBLE : PATIENT A

CULOT B

NON ISO GROUPE

COMPATIBLE : PATIENT A

CULOT O

ISO GROUPE

COMPATIBLE : PATIENT A

CULOT A

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§ Hémoglobinurie : hémolyse intravasculaire, immunologique, mécanique, toxique,

thermique

§ Rash ou urticaire :

- ≤ 2/3 du corps en 2 à 3 h : allergie mineure

- > 2/3 pendant la TS : allergie sévère

- >2/3 du corps dans les 5 min associée à dyspnée/choc : anaphylaxie

Complications

immunologiques

§ Incompatibilité érythrocytaire (ABO ou autres) – hémolyse immédiate :

- Hémolyse aiguë avec fièvre (+1-2°C), douleurs abdomino-lombaires, hémoglobinurie,

dyspnée, hypotension +/- choc et CIVD

- Diagnostic : stigmates d’hémolyse (LDH, haptoglobine, bilirubine), test de Coombs

direct positif

- Prévention : respect strict des règles d’identitovigilance et de l’acte transfusionnel

§ Incompatibilité (ou activation) granulocytaire – TRALI :

- Apport d’un anticorps antigranuleux par le produit sanguin, agglutination et activation

des granulocytes au niveau pulmonaire dont le relargage enzymatique détériore la

paroi alvéolo-capillaire et crée un œdème aigu pulmonaire lésionnel = TRALI

(Transfusion Related Acute Lung Injury)

- Dans les 6 heures suivant la transfusion, dyspnée importante, fébricule (+1-2°C) et

hypotension

- Diagnostic : hypoxie biologique (SaO2 < 90%), absence de signes de surcharge

radiologiques et biologiques (BNP bas ou non augmentés) et inefficacité des

diurétiques => impose l’arrêt de la transfusion �, risque d’urgence thérapeutique

- Bilan immunologique : recherche d’une incompatibilité HLA/HNA

- Prévention : détecter et éviter l’apport d’anticorps anti-HLA dans les PSL (notamment

plasma et plaquettes) ; recherche de ces anticorps chez des donneuses non nullipares

§ Incompatibilité protéique – allergie aux protéines humaines :

- Dès les premiers millilitres transfusés et au maximum dans les 4 heures, prurit,

urticaire, œdème incluant (Quincke) voire choc anaphylactique

- Réaction sévère : arrêt immédiat de la transfusion, antihistaminiques +/- corticoïdes

+/- adrénaline ; dosage des IgA pour dépistage d’un déficit en If et anticorps à titre

élevé, dosage de la tryptase (à 30 min, 2h et 24h) et de l’histamine (30 min)

- Prévention : antihistaminiques voire corticoïdes pour les incidents mineures,

déplasmatisation des produits cellulaires pour les évènements sévères et récurrents

§ Incompatibilité plaquettaire – inefficacité/état réfractaire :

- Évaluation de la transfusion plaquettaire clinique et/ou biologique à 24 heures : non

obtention de la concentration attendue impose de retransfuser (vérification de la

posologie, de la compatibilité ABO et de la date de péremption), état réfractaire si

nouvelle inefficacité

- Calcul de rendement à 1 heure de la transfusion :

• Bon rendement : facteurs non immunologiques limitant la recirculation (fièvre,

infection, CIVD, splénomégalie...) => augmenter les doses et fractionner

l’administration

• Mauvais rendement : cause immunologique, diagnostic par recherche

d’anticorps anti-HLA ou HPA et phénotypage HLA/HPA pour sélection des CPA

phénotypés compatibles

§ Réaction fébrile non hémolytique – action de cytokines générées ou injectées :

- Pendant ou dans les 4 heures suivant la transfusion, décalage de 1°C mais < 39°C, dû

à l’injection de cytokines relarguées dans le produit sanguin durant sa conservation

- Diagnostic d’exclusion � : arrêt de la transfusion, analyse d’échantillon (éliminer une

hémolyse), antipyrétique et reprise lente sous observation si les signes ont régressé

Survenue considérablement réduite avec la déleucocytation des PSL et la préparation de

plaquettes en solution de conservation

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Complications

infectieuses

§ Pousse bactérienne dans le PSL, et notamment dans les plaquettes, conservées à

température ambiante ; processus d’atténuation des pathogènes (Amotosalen) a réduit la

fréquence de ces évènements

§ Fièvre élevée (+2°C /pré-TS, souvent > 39°C), troubles digestifs (diarrhées, vomissements),

hypotension voire choc septique => urgence médicale �

§ Diagnostic : hémocultures répétées chez le patient et ensemencement des produits

§ Prévention : tout au long de la chaine transfusionnelle (recherche de facteurs de risque lors

de l’entretien pré-don, information post-don, désinfection du point de ponction, circuit

clos, agent intercalant...)

Complications

de surcharge

§ Volémique – TACO :

- Première cause de mortalité par accident transfusionnel ; OAP hémodynamique par

transfusion trop rapide ou trop importante chez des patients à risque cardiovasculaire (âgés, nouveau-nés, insuffisants cardiaques) = TACO (Transfusion

Associated Circulatory Overload)

- Pendant ou dans les 6 heures, dyspnée, tendance à l’hypertension, œdème aigu

pulmonaire de surcharge

- Diagnostic : terrain favorisant, signes de surcharge cliniques, radiologiques,

échographiques et biologiques (BNP élevés ou augmentation de +1,5 /pré-TS),

efficacité des diurétiques => traitement d’un OAP classique en position semi-assise,

O2 et diurétiques

- Prévention : transfusion d’un CGR à la fois en dehors de l’urgence, débit lent(2 heures

pour 1 poche) chez le sujet âgé > 80 ans

Paramètres TRALI TACO

Échocardiographie (VEVG) > 40% < 40%

PCPB < 18 mmHg > 18 mmHg

Veines du cou Normales Dilatées

Auscultation pulmonaire Râles Râles

Radiographie pulmonaire RCT < 0,55 RCT > 0,55

BNP < 200 pg/mL > 1.200 pg/mL ; > 1,5 pré-TS

Réponse aux diurétiques Sans effet Amélioration

Température Fièvre Inchangée (possible)

Leucocytes Neutropénie transitoire Inchangés

§ Métabolique :

- Risque d’apport de potassium : nouveau-né +++ avec risques cardiaques ; utilisation

de CGR moins âgés dans certaines situations

- Risque lié au citrate : troubles neuromusculaires et cardiaques en situation de

transfusion massive

Prise en charge

§ Devant la survenue d’un des signes d’alerte décrits :

- Arrêt de la transfusion �

- Maintien de la voie veineuse

- Appel du médecin de proximité qui doit être joignable

- Bilan des paramètres vitaux

• Température, pouls, tension, auscultation cardio-pulmonaire

• Volume de la diurèse et couleur des urines

- Thérapeutique symptomatique (O2, diurétiques...)

- Recherche systématique d’erreur de patient ou de produit (vérification du lien

patient-produits-documents)

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- Inspection du produit (couleur, hémolyse) en faveur d’un accident infectieux

- Récupération des contrôles ultimes pour analyse et des produits injectés, en évitant

toute contamination rétrograde

§ Signalement sans délai de l’évènement indésirable receveur (EIR) au correspondant

d’hémovigilance de l’établissement de santé et de celui de l’EFS qui doit, le cas échéant,

bloquer d’autres produits incriminés �

COMPLICATIONS RETARDÉES

Alloimmunisation

§ Antigènes érythrocytaires, plaquettaires (human platelet antigens) ou antigènes HLA (sur

les GB résiduels et les plaquettes)

§ Allo-immunisation anti-érythrocytaire : production par un individu d’anticorps antiérythrocytaires au décours d’une exposition active à l’antigène qu’il n’exprime pas, via

une transfusion, grossesse ou greffe

- Immunisation primaire : l’anticorps apparaît tardivement, et ne pourra être détecté à

la RAI qu’au bout de 3 semaines-1 mois ; de type IgM, peu d’activité hémolytique

- Réintroduction de l’antigène : stimulation des B mémoires, anticorps réactivé apparaît

en 3-5 jours

- Les GR transfusés toujours en circulation sont la cible de ces anticorps réactivés,

possible destruction de l’ensemble des GR transfusés et conséquences clinicobiologiques variables d’un individu à l’autre (absence de rendement transfusionnel à

accident immuno-hémolytique gravissime)

- Conséquences d’impasse transfusionnelle, hémolyse post-transfusionnelle et

maladie hémolytique du nouveau-né

- Hémolyse retardée : entre la 34ème heure et le 28ème jour post-transfusion ;

positivation d’un test direct à l’antiglobuline (TDA), élution positive et absence

d’augmentation attendue de l’hémoglobine ou chute de celle-ci ; le plus souvent

asymptomatique, parfois à 5-10 jours fièvre, chute de l’hémoglobine, ictère avec

hyperbilirubinémie ; stigmates d’hémolyse et positivité d’un TDA

§ Antigènes du système RH (D (RH1), C (RH2), E (RH3), c (RH4), e (RH5)) et antigène K (KEL1)

= les plus immunogènes ; puis ceux des systèmes Duffy (FY) avec Fya (FY1) et Fyb (FY2), Kidd

(JK) avec Jka (JK1) et Jkb (JK2) et MNS avec S (MNS3) et s (MNS4)

§ Accident immuno-hémolytique par anticorps d’allo-immunisation plus souvent retardé que

par incompatibilité ABO où les anticorps associés sont préexistant à toute exposition

allogénique

§ Prévention :

- RAI avant toute transfusion : mettre en évidence les Ac d’allo-immunisation

préalablement développés et toujours produits, choix des CGR pour prévenir un

accident (CGR phénotypés)

- Règles de compatibilité :

• Réglementairement pour l’antigène D (RH1) du système RH

• Pour les 4 autres du système RH (C, E, c, e) et pour l’antigène K => CGR phénotypés

Rh-Kell : réglementairement chez femmes jusqu'à 50 ans pour prévenir la maladie

hémolytique du fœtus et du nouveau-né, fortement recommandé chez

polytransfusés

• Autres systèmes chez les patients ayant développé des anticorps : compatibilité

peut s’étendre aux systèmes FY, JK, MNS => CGR phénotypés étendus

- RAI post-transfusionnelle à distance (> 1 mois) : mettre en évidence une

immunisation primaire dont on devra tenir compte pour une transfusion ultérieure

§ Allo-immunisation anti-HLA :

- Incidence diminuée depuis la déleucocytation systématique des PSL, persiste chez les

femmes multipares (grossesses) et au décours des transfusions de plaquettes

porteuses d’antigène HLA de classe 1

- Extrême polymorphisme de ce système, pas de prévention possible

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- CP d’aphérèse HLA compatibles avec les anticorps anti-HLA du receveur sélectionné

lors d’un état réfractaire

§ Allo-immunisation anti-HPA :

- Via transfusion de plaquettes ou grossesse incompatible (antigène HPA-1a +++)

- Pas de prévention

- CPA HPA compatibles en cas d’état réfractaire, de même que pour un nouveau-né

souffrant d’une thrombopénie néonatale immunologique par anti-HPA de la mère

Autres

complications

immunologiques

§ Incompatibilité “lymphocytaire” – réaction du greffon contre l’hôte :

- Patient immunocompétent : les lymphocytes T du donneur présents dans les produits

sont éliminés par le système immunitaire du receveur

- Immunodépression profonde ou transfusion intra-familiale : les lymphocytes T

persistent et se greffent, s’activent et agressent les tissus du receveur = réaction du

greffon contre l’hôte (GVH)

- Rare mais souvent fatal ; 2 jours à 6 semaines après la transfusion, fièvre, rash cutané

caractéristique (érythème, éruption maculopapulaire centrale et extension

périphérique +/- bulles hémorragiques), diarrhée, hépatomégalie, pancytopénie avec

aplasie médullaire et défaillance hépatique sévère, décès dans les 3 semaines dans

90% des cas

- Diagnostic : contexte clinique et biopsie tissulaire (chimérisme moléculaire avec les

lymphocytes du donneur infiltrant les tissus)

- Prévention : irradiation des produits sanguins cellulaires obligatoire chez certains

patients

§ Incompatibilité plaquettaire – purpura post-transfusionnel :

- Survenue brutale d’un purpura thrombopénique dans un contexte d’incompatibilité

plaquettaire HPA (sujet HPA-1a négatif s’allo-immunise) ; fixation d’un anticorps sur

les antigènes HPA-1a, destruction des plaquettes transfusées et de celles du patient

- 5 à 12 jours après transfusion (CGR ou CP), saignement à type de purpura cutanéomuqueux et d’hémorragie gastro-intestinale ou urinaire ; chute de la numération

plaquettaire à moins de 10 G/L ou de 20 à 80% par rapport au pré-transfusionnel, en

12 à 24 heures

- Prévention : produits HPA compatibles

Complications

infectieuses

§ Risque de transmission par transfusion de virus(VHB, VHC, VIH, VHE, Parvovirus B19, CMV,

Zika, Chikgungunya et West Nile Virus), de bactéries (Tréponème, Rickettsi), de parasites

(Plasmodium, Trypanosome, Babesia) ou d’agents non conventionnels (variant de la

maladie de Creutzfeld-Jacob) ; développement des maladies associées à distance

§ Risques pour la plupart maîtrisés (extrêmement faible pour les virus majeurs HIV, VCV, HBV)

grâce aux mesures de prévention :

- Entretien médical pré-don : ajournement des donneurs avec situations à risque,

retour de voyage (CI temporaire ou définitive)

- Qualification biologique des dons : analyses obligatoires dont dépistage de quatre

virus (VHB, VHC, VIH, HTLV) et une bactérie (Ac anti-Treponema pallidum), analyses

sérologiques et dépistage génomique viral ; autres conditionnées par des voyages

récents en zones d’endémie du paludisme et de la maladie de Chagas ou exposition

dans des zones de circulation de virus émergents (West-Nile virus) ou d’épidémie virale

(Zika)

- Préparation des produits : déleucocytation active pour les virus intracellulaires

(CMV), techniques d’atténuation des pathogènes (solvant-détergent ou amotosalen

+ UVA pour les plaquettes et le plasma), mise en quarantaine avec libération après

contrôle lors d’un don suivant 60 jours plus tard pour le plasma sécurisé

- Information post-don par un donneur : peut signifier à l’EFS une symptomatologie

postérieure au don, blocage et destruction des produits avant mise en circulation ou

alerte du clinicien si déjà injecté

§ Cas de séroconversion hépatite E et A persistent, mais du plasma testé négatif pour

l’hépatite E est disponible pour les sujets à risque

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Complications

de surcharge

§ Surcharge en fer :

- Chaque CGR apporte 200 à 250 mg de fer, absence de mécanisme d’excrétion du fer

- Patients transfusés chroniques (ou au-delà de 20 CGR) risque de dépassement des

capacités de stockage et de surcharge

- Conséquences identiques à celles de l’hémosidérose

- Surveiller la ferritinémie chez les patients polytransfusés et prescrire une chélation

du fer au-delà de 20 CGR transfusés et/ou d’une ferritinémie > 1.000 ng/mL

HÉMOVIGILANCE

Organisation

§ Loi du 4 janvier 1993 : naissance de l’hémovigilance, but de surveillance, évaluation et

prévention des incidents et effets indésirables survenant chez les donneurs ou receveurs

de PSL

- Niveau national : ANSM, Santé Publique France, EFS services centraux

- Niveau régional : coordonnateurs régionaux d’hémovigilance et de sécurité

transfusionnelle, correspondants régionaux d’hémovigilance et de sécurité

transfusionnelle des établissements de transfusion sanguine (ETS)

- Niveau local : correspondants régionaux d’hémovigilance et de sécurité

transfusionnelle des ETS, correspondants régionaux d’hémovigilance et de sécurité

transfusionnelle des établissements de soins, tout professionnel de santé

Signalements et

déclarations

§ Tout effet indésirable survenu chez un receveur de PSL : fiche d’effet indésirable receveur

(FEIR) – hémovigilance receveur

§ Tout effet indésirable survenu chez un donneur de sang : fiche d’effet indésirable grave

donneur (FEIGD) – hémovigilance donneur

§ Toute information concernant un don de sang et pouvant affecter la qualité et la sécurité

des PSL : fiche d’information post-don (FIPD) – hémovigilance donneur

§ Tout incident affectant les différentes étapes de la chaine transfusionnelle et susceptible

de compromettre la sécurité/qualité des PSL : fiche d’incident grave (FIG) de la chaine

transfusionnelle – hémovigilance

Événements

indésirables

receveurs

(EIR)

§ Apparition au cours d’une transfusion sanguine (TS) ou immédiatement

après de manifestations cliniques inexpliquées par la pathologie du

patient

- Incident transfusionnel immédiat : dans les 8 jours suivant la TS, aigu

dans les 24 heures de la TS

- Incident transfusionnel retardé : plus de 8 jours après la TS

§ Grade de sévérité : grade 1 = non sévère, grade 2 = sévère, grade 3 =

menace vitale immédiate, grade 4 = décès

§ Niveaux d’imputabilité : imputabilité NE = non évaluable, 0 = exclueimprobable, 1 = possible, imputabilités fortes 2 = probable, 3 = certaine

§ � En 2018 : fréquence de 298,18 EIR pour 100.000 PSL cédés ; hausse

significative des déclarations (2015-2018) en partie due à une meilleure

surveillance et aux déclarations des allo-immunisations posttransfusionnelles

§ � Événements les plus fréquents, dans l’ordre : réactions allergiques,

réactions fébriles non hémolytiques, œdème de surcharge volémique et

incompatibilité immunologique ; pour les EIR retardés : allo-immunisation

isolée (119/100.000), hémosidérose (2,2/100.000) et infections virales

(7 en 2018) ; aucune séroconversion VIH, VHC ou VHB imputable à une

transfusion en 2018, 4 cas de séroconversion VHE certaine, 1 cas probable

sur transfusion de CGR, 2 cas de VHA d’imputabilité certaine sur transfusion

de MCP

Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2

Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®

§ Enquêtes transfusionnelles si constat de séroconversion :

- Séroconversion donneur : enquête descendante du donneur vers les

produits et les receveurs avec une information du ou des prescripteurs

et une enquête receveur

- Séroconversion receveur : enquête ascendante vers le donneur ; si

négative = pas d’imputabilité (recherche d’une autre cause), si positive

= information du ou des prescripteurs et enquête d’autres receveurs

RÉCAPITULATIF

Principales qualifications et transformations de CGR et leurs indications, selon l'HAS.

Types de CGR Caractéristiques Indications

QUALIFICATIONS

CGR standard Compatibilité ABO et Rhésus

D

Indication standard de transfusion de CGR

CGR phénotypé Standard et compatibilité

Rhésus C, c, E, e et Kell K

RAI positive (anti-Rh ou Kell) Femme (de la naissance à

la fin de la période procréatrice) Polytransfusion ou

transfusion au long cours Hémoglobinopathie Groupe

sanguin rare

CGR phénotypé

étendu

Phénotypé et compatibilité

d'autres groupes (Duffy,

Kidd…)

RAI positive sur systèmes autres que Rhésus et Kell

CGR compatibilisé Recherche in vitro d'une

incompatibilité (hémolyse

entre le CGR et le sérum du

patient)

RAI positive ou antécédent de RAI positive

Drépanocytose

TRANSFORMATION

CGR irradié Inhibition de la

multiplication des

lymphocytes du donneur

Déficit de l'immunité cellulaire (sauf sida) Don de CGR

intrafamilial Programme de recueil de cellules souches

hématopoïétiques en cours Greffe de moelle et

transplantation d'organe

CGR pédiatrique Séparation d'un CGR en

plusieurs sous-unités

Enfant < 10 kg

CGR déplasmatisé Élimination maximale des

protéines plasmatiques

Déficit en IgA sérique avec anticorps anti-IgA chez le

receveur Antécédents de réactions transfusionnelles

anaphylactiques majeures (mise en jeu du pronostic

vital ou accidents répétés)

- Malheureusement surtout une fiche listing… Bien connaître la prise en charge en urgence d’une

complication immédiate de la transfusion (PENSER A ARRETER LA TRANSFUSION)

�Coups de pouce du rédacteur :

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SIGNES DE MAUVAISES TOLÉRANCES

« DéTACHe ta STUPIdité »

• Douleur lombaire ou thoracique

• Transit : nausée, vomissement, diarrhée

• Agitation

• Chaleur : sensation de chaleurs ou bouffée de chaleur

• Hyperthermie ± frisson

• Saignement (aux points de ponctions++)

• Tension : hyper ou hypotension

• Urticaire/prurit

• Pâleur

• DIspnée

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FICHE E-LISA N°330a

ACCIDENTS DES ANTICOAGULANTS

Diagnostic

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