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11/23/25

 


Vaccins

§ Nourrissons : obligatoire, vaccin hexavalents avec inj à M2, M4 et M11, dès la

naissance si mère séropositive (M0, M1, M2 et M12) + tous les cas contact non

infectés et non vaccinés

§ Enfants : rattrapage possible en 2 inj séparées de 6 mois

§ Professionnels de santé

§ Sujet à risque : toxicomanie IV ou per-nasale, tatouage ou piercing, personne

en contact avec un sujet porteur de l’Ag HBs, infection VIH / VHC, hémodialyse

chronique, transfusions itératives, structure accueillant des handicapés

mentaux, partenaires sexuels multiples, IST récente, voyageur en pays de forte

endémie, détenus, candidats à une greffe

Autres

§ Dépistage systématique du portage de l’Ag HBs chez les femmes enceintes

+++

§ Sérothérapie anti-VHB (IgG anti-HBs) + vaccination : contage chez un sujet nonvacciné (entourage familial, nouveau-né d’une mère porteuse, AES) ou

sérothérapie seule si vacciné et non répondeur

HÉPATITE D �

Virus delta : virus à ARN circulaire simple brin : défectif, dépendant du VHB pour sa multiplication

§ Population à risque : toxicomanie IV ou bassin méditerranéen, en Europe de l’Est, en Afrique noire et en Amérique

du Sud

§ Recherche systématique d’infection VHD chez les patients VHB+

§ Incubation : 30-45j

Infection

§ Co-infection (infection simultanée avec le VHB) : ⬈ le risque d’hépatite fulminante (5%) et de

passage à la chronicité

§ Surinfection (infection VHD chez un patient VHB chronique) : ⬈ le risque de cirrhose

§ Marqueurs (systématique si VHB+) : Ac anti-delta (diagnostic), ARN VHD (persistance virale)

➞ Guérison quasi-systématique en cas de co-infection VHB-VHD, rare en cas de surinfection

HÉPATITE C

VHC : 20% des hépatites aiguës, 70% des hépatites chroniques, infection chronique chez 3% de la population mondiale

Virologie

Virus enveloppé à ARN simple brin, famille des Flavivirus : forte variabilité génomique

Contamination

§ Transmission parentérale +++ : transfusion sanguine < 1992, drogue IV ou sniffée,

tatouage, acupuncture, ATCD de soins hospitaliers lourds (dialyse,

transplantation…), personnes exposées au sang, proche porteur

§ Transmission maternofœtale

§ Transmission exceptionnellement sexuelle (rapport pdt les règles, co-infection

VIH/VHC, viol)

Évolution

§ Infection : chronique dans 80% des cas vs clairance de l’ARN VHC dans 20 % des cas

§ Cirrhose : dans 10 à 20% des cas en 20 ans

§ Carcinome hépato-cellulaire : 1-3% / an au stade de cirrhose uniquement

Hépatite aiguë

§ Incubation : 7 à 8 semaines en moyenne

§ Asymptomatique dans la majorité des cas (80%) ou symptômes non spécifiques : fatigue,

nausées, douleur de l’hypochondre droit, puis ictère, exceptionnellement hépatite aiguë sévère

§ Marqueurs :

- 1er marqueur : ARN viral (détectable dès la 1ère semaine de contamination)

- Ac anti-VHC détectables au stade aigu de l’hépatite dès 12 semaines après contage

- Pic d’élévation des transaminases (souvent > 10N) avant l’apparition des symptômes

§ Guérison (20%) : normalisation des transaminases, ARN viral indétectable, Ac anti-VHC+

§ Chronicité (80%) = ARN viral détectable avec transaminases normales ou ⬈ modérée

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Hépatite

chronique

= Définition biologique : Ac anti-VHC+ et ARN VHC détectable > 6 mois

§ Asymptomatique dans la grande majorité des cas, ou asthénie chronique

§ Transaminases : normales ou augmentées, avec fluctuation dans le temps

Sévérité

Tests non

invasifs

§ Fibroscan : mesure de l’élasticité : cirrhose si > 9 kPa et transa

N, > 12 kPa si transa > 5N

§ Fibrotest / Fibromètre : tests sériques

Méthode

invasive

= PBH ssi comorbidité (alcoolisme, VHB…) ou de résultat

intermédiaire ou non concordant des marqueurs non invasifs :

inflammation des canaux biliaires + granulomes épithélioïdes +

nodules lymphoïdes dans les espaces portes + stéatose associée

➞ Score Métavir

Complications

§ Cirrhose, avec risque de carcinome hépatocellulaire (jamais sans cirrhose)

§ A tout stade :

Manifestations

extrahépatiques

A tout stade :

§ Cryoglobulinémie

§ Maladie auto-immune : vascularite, hépatite auto-immune,

dysthyroïdie

§ Glomérulonéphrite membrano-proliférative type II

§ Cutanée : porphyrie cutanée tardive, lichen plan

§ Risque augmenté de lymphome non hodgkinien

TTT

Mesures

générales

§ Réduire les facteurs aggravants : médicaments, sd métabolique,

alcool

-� PAS de déclaration obligatoire

§ Bilan d’hépatopathie chronique : FOGD (HTP ?), écho abdo /

6 mois

§ Vaccination anti-VHB recommandée

Indications

§ TOUT patient avec ARN VHC positif

HÉPATITE E �

VHE = virus à ARN : responsable d’hépatites aiguës épidémiques ou sporadiques

§ Transmission par voie féco-orale (eau contaminée surtout), principalement dans les pays en voie de développement

§ Transmission par ingestion de viande contaminée (zoonose) dans les pays industrialisés

§ Réservoir : environnement, homme porteur asymptomatique, animal (élevage de porcs, sangliers, cervidés…)

Infection

§ Incubation : 3 à 8 semaines

§ Hépatite aiguë : fréquemment asymptomatique ou paucisymptomatique, sans risque d’hépatite

fulminante (sauf chez la femme enceinte, surtout au 3ème trimestre = 20%)

§ Diagnostic :

- ARN VHE = méthode de référence : dans le sérum ou dans les selles

- Ac anti-VHE : IgM (peu sensibles, très spécifiques) et IgG

§ Guérison sans séquelle en 1 mois

§ Forme chronique avec virémie persistante (exceptionnelle) : uniquement chez le malade

immunodéprimé +++

HÉPATITE FULMINANTE

Définition = encéphalopathie hépatique apparaissant dans un délai < 2 semaines après l'apparition de l'ictère (subFulminante si entre 2 semaines et 3 mois)

Risque d'évolution vers une hépatite fulminante des virus héptatotropes :

§ Hépatite A (0,1%)

§ Hépatite B (1%)

§ Hépatite E que chez la femme enceinte

§ ØHépatite fulminante dans le VHC /!\

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Facteurs favorisants =

§ Sujet âgé

§ Alcool et Médicaments hépatotoxiques (paracétamol,AINS)

§ Immunodépréssion

§ Co-infection VHB – VHD (et non surinfection)

Évolution = Insuffisance hépatique terminale → syndrome Hémorragique + Coma

Traitement = Transplantation hépatique en urgence sauf VHB → Anti-viral (entécavir, ténofovir)

� � Résumé modes de transmission des virus hépatotropes :

VHA VHB VHC VHD VHE

Oro-fécale +++

Parentérale

Sexuelle (rapports

oro- anaux)

Parentérale +++

Sexuelle +++

Materno-fœtale1

+++

Parentérale +++

Sexuelle2 +

Materno-fœtale 3

+

Parentérale +++

Sexuelle++

Materno-fœtale

+

Oro-fécale4 +++

Parentérale

INCUBATIONS DES HÉPATITES VIRALES

« Le VHA de thomas est Banni 1 mois, C’est 2 semaines à Troyes inclut, Déjà

que Moi je reste Assis, En Dit quarantaine »

• VHA : « de » : 2 lettres et « thomas » : 6 lettres : 2-6 semaines

• B : 1-4 mois (« mois » = 4 lettres)

• C : 2 semaines à 3 mois

• D : 1 mois à 6 semaines (« assis » : 6)

• E :10 – 40 jours (« dit » =10 jours)

�Coups de pouce du rédacteur :

- Item incontournable, tombé Item tombé aux ECN 2016 et 2018, et qui tombe régulièrement en QI !

- Item très très transversal (Début de DP sur IST avec interprétation de sérologie, évolution vers DP de

cirrhose, complications de cirrhose et de transplantation, etc…)

- Apprendre par cœur les modes de transmission des virus hépatotropes, l’interprétation d’une

sérologie VHB ++++, la prévention par la vaccination +++

- Devant une hépatite aiguë, les principaux diagnostics à évoquer sont le VHA et le VHB. Le VHC et le

VHE seront évoqués en 2nd intention ou en cas de facteurs de risque ou de situation à risque.

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FICHE E-LISA N°170

GÉNÉRALITÉS

Épidémiologie

§ Le paludisme sévit en zone intertropicale

§ Afrique : > 95% des cas mondiaux surviennent en Afrique subsaharienne (P. falciparum dans

> 90% des cas)

§ France métropolitaine : environ 4.000 cas de paludisme d’importation dont 10 à 20 mortels

§ Première cause de décès par infection parasitaire dans le monde

Agents

pathogènes

§ Hématozoaires du genre Plasmodium

§ 5 espèces sont retrouvées en pathologie humaine :

1. P.Falciparum à espèce responsable de forme grave et prépondérante en Afrique en dans

les zones intertropicales.

2. P.Vivax à Espèce à l’origine d’accès de reviviscence, présente en Amérique centrale,

Amérique du Sud, Asie et Afrique de l’est.

3. P.Ovale à Espèce à l’origine d’accès de reviviscence comme le P.vivax et présente en

Afrique.

4. P.Malarie à Espèce prédominante en zone intertropicale

5. P.Knowlesi à Il s’agit d’une espèce zoonotique et responsable de formes grave. Elle est

présente en Asie du Sud Est.

Cycle parasitaire

Item 170 – PALUDISME

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Infection par des sporozoïtes lors d’une piqûre par anophèle femelle

1. Schizogonies hépatiques = asymptomatique : multiplication en 1 à 2 semaines, puis éclatement

des hépatocytes et libération dans la circulation sanguine de mérozoïtes infestant les

érythrocytes

2. Schizogonies érythrocytaires = symptomatique : multiplication de trophozoïtes avec formation

de schizontes, puis éclatement de l’érythrocytes par cycles de 48-72h et libération de

gamétocytes

IDENTIFIER UNE URGENCE

Critères de gravité

du paludisme

Tout accès palustre peut évoluer vers un accès grave et le décès du patient

Plasmodium falciparum est responsable de la quasi-totalité des accès palustres graves

Les terrains à risque d’accès grave sont les patients d’âges extrêmes (enfants, personnes âgées), les

femmes enceintes et les patients splénectomisés ou avec rate non fonctionnelle, avec comorbidités,

ou immunodéprimés.

CRITÈRES CLINICO-BIOLOGIQUES DE GRAVITÉ

Hémorragie Définition clinique

Acidose pH < 7,35 ou bicarbonates < 15 mmol/1.

Coma Toute défaillance neurologique : Glasgow < 11, obnubilation, confusion,

prostration, somnolence.

Hémoglobinurie

macroscopique

-

Ictère Clinique ou bilirubine total > 50 µmol/l.

Convulsions > 2 / 24h.

Hypoglycémie < 2,2 mmol/l.

Hyperlactatétémie > 2,0 mmol/l ; a fortiori > 5 mM

Anémie Hb < 7 g/dl ou hématocrite < 20%.

Choc PAS < 80 mmHg avec signes de choc ou nécessité de drogue vasoactive.

Hyperparasitémie > 4% (chez le non-immun) (Peut varier jusqu'à 20% chez l'immun}

OAP lésionnel = SDRA

PaO2 / FiO2< 300 mmHg si ventilation mécanique

PaO2 < 60 mmHg, SpO2 < 90% en AA ou FR > 32 / min si non ventilé, signes

radiologiques (images interstitielles +/- alvéolaires)

Insuffisance rénale Créatinémie > 265 µmol/l ou urée > 17 mmol/l, diurèse < 400 ml/24h

malgré réhydratation.

DIAGNOSTIC POSITIF �

Qd rechercher

un palu ?

« Toute fièvre au retour (jours à mois) d’une zone d’endémie est un paludisme jusqu’à preuve du

contraire et même lorsqu’une autre infection est identifiée » �

§ Le risque existe même en cas de prise correcte d’une prophylaxie anti-palustre adaptée

§ Toute fièvre doit faire rechercher un séjour en zone d’endémie palustre

§ Une thrombopénie doit faire rechercher un séjour en zone d’endémie palustre et un paludisme

Délai d’apparition

des symptomes

Primo-invasion (toutes les espèces)

§ Incubation de 1 à 3 semaines en moyenne

§ Survenue des accès palustres à P. falciparum : très majoritairement dans les 3 mois qui suivent

le début du séjour en zone d’endémie

Clinique de l’accès

palustre simple

§ Fièvre, frissons, sueurs évoluant par accès avec des intervalles libres

§ ± Troubles digestifs (nausée, vomissements, diarrhée)

§ ± Céphalée

§ ± Splénomégalie

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Signes bio

d’orientation

� Bio

NFS

§ Thrombopénie (très fréquente)

§ Anémie

§ Absence d’hyperleucocytose ou lymphopénie

Bilan

biochimique

§ Syndrome inflammatoire biologique (CRP élevée)

§ Syndrome hémolytique : LDH (augmentée), Bilirubine libre

(augmentée), Haptoglobine (diminuée, examen le plus sensible

pour diagnostiquer une hémolyse)

§ Cytolyse hépatique, < 10N (ALAT surtout)

Diagnostic de

certitude

Le diagnostic du Paludisme est une URGENCE dès lors que le diagnostic est suspecté, même en

l’absence de pic fébrile. Le résultat doit être rendu dans les 4h suivant le prélèvement et dans les 2h

suivant sa réception.

Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence de formes asexuées intra-érythrocytaires de

Plasmodium.

Techniques

diagnostiques

§ Frottis sanguin : permet d’identifier l’espèce et de déterminer la parasitémie (Nombre de

globules rouges parasités/100)

§ Goutte épaisse (GE), technique de concentration : plus sensible que le frottis sanguin. En cas de

parasitémie non détectable au frottis permet le diagnostic positif

§ Biologie moléculaire (détection d’ADN plasmodial) : très sensible (au moins autant que la GE)

§ Recherche d’antigènes : tests de diagnostic rapide (< 30min après réception du prélèvement,

utilisation facile (laboratoire non spécialisé), sans accès à la biologie moléculaire)

- Détection au minimum d’un antigène de P. falciparum

- Sensibilité variable (inférieure à celle de la goutte épaisse et de la biologie moléculaire),

fonction de l’espèce (modeste sur non falciparum) et de la parasitémie

Algorithme

diagnostique

Examens

complémentaires

§ NFS

§ Bilan hépatique complet

§ Créatinine, urée

§ Glycémie

§ Gaz du sang

§ Lactatémie

§ Bilirubine, LDH, haptoglobine

Attention aux diagnostics différentiels :

§ Des hémocultures aérobies et anaérobies seront systématiquement réalisées.

§ Tout autre point d'appel infectieux clinique sera exploré. Des coinfections bactériennes

communautaires peuvent s'associer aux accès palustres, notamment des pneumonies ou des

bactériémies par translocation digestive.

§ Une hospitalisation pour un paludisme doit aussi être l'occasion d'interroger le patient sur

d'éventuelles expositions au VIH, et peut amener à proposer une sérologie de dépistage.

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PRISE EN CHARGE

PEC

thérapeutique

§ Le traitement d’un paludisme, quelle que soit sa forme est une urgence thérapeutique.

Critères d’hospitalisation :

!! Les critères d'hospitalisation ne doivent pas être confondus avec les critères de gravité !!

La présence d’au moins un critère nécessite une hospitalisation initiale :

§ Terrain :

- Enfant

- Risque de complications : comorbidités, splénectomie, immunodépression, grossesse…

PEC

thérapeutique

§ Clinique/paraclinique :

- Signe de gravité

- Plaquettes < 50 à G/L

- Hémoglobine < 100 g/L

- Créatinine > 150 µmol/L

- Parasitémie > 2%

§ Doute diagnostique

§ Thérapeutique :

- Troubles digestifs / intolérance digestive (efficacité du traitement PO compromise)

- Risque de mauvaise observance

• Isolement, facteurs socio-culturels

• Accès difficile au traitement et au suivi : difficultés d’approvisionnement de

l’antipaludique, domicile distant des services de soin

• Échec d’un premier traitement

Principe généraux

de la PEC du

paludisme �

Ttt d’un accès

palustre simple

Traitement d'un accès simple à P. falciparum :

1ère intention : Association thérapeutique à base d’artémisinine (ACT : Artemisinine-based

combination therapy)

§ Artéméther – luméfantrine

§ Dihydroartémisinine – pipéraquine

2ème intention : Atovaquone – proguanil ou méfloquine chez l’enfant

3ème intention : Quinine

Traitement d'un accès simple à non falciparum :

1ère intention

§ Combinaison à base d’artémisinine – 3 jours

§ OU Chloroquine – 3 jours

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Prévention des accès de reviviscence (suite à un accès à P. vivax ou P. ovale)

§ Primaquine – 14 jours

L’absence de déficit en G6PD devra être vérifiée au préalable.

Accès palustre

grave

§ Prise en charge en réanimation ou USC

§ Traitement par artésunate IV en première intention :

- 2,4 mg/kg (3 mg/kg chez l'enfant < 20 kg) à H0, H12 et H24. Les 3 premières doses IV

sont obligatoires et le traitement sera poursuivi par voie IV selon l'état clinique et

biologique du patient. Le nombre moyen de doses IV est de l'ordre de 3 à 4 soit 48 heures

de traitement complet.

- Toute persistance de critères de gravité doit faire prolonger le traitement par artésunate

IV à concurrence de 7 jours complets.

- Effets secondaires : Hémolyse retardée, pouvant survenir entre J8 et J30 suivant le début

du traitement.

- Surveillance : NFS, réticulocytes, haptoglobine à J3, J7, J14, J21 et J28, Frottis-goutte

épaisse à J3, J7 et J28, ECG quotidien

§ Le relais per os ne s'envisagera que chez un patient conscient, sans critère persistant de gravité,

avec un transit fonctionnel. Le relais doit être systématique par un TTT complet de première

intention du paludisme simple (3 jours) : arténimol-pipéraquine ou artémétherluméfantine.

§ Selon la gravité initiale et l'évolution, le TTT durera au minimum 4 jours et au maximum 10

jours. L'artésunate IV est une molécule n'ayant pas encore obtenu son autorisation de mise sur

le marché en France et est donc disponible sous forme d’ATU nominative différée permettant

d'avoir le TTT en avance.

§ Bonne tolérance dans la majorité des cas

§ En cas d'indisponibilité de l'artésunate IV, le traitement par quinine IV reste un traitement

efficace de l'accès palustre grave. Les patients doivent avoir un ECG avant la perfusion, du fait

d'un risque d'allongement du QT. La quinine est administrée en IV à raison de 8 mg/kg sur 4

heures dans du G5 % ou du G10 %, toutes les 8 heures, sous surveillance scopée et contrôle

de la glycémie, après une dose de charge de 16 mg/kg sur 4 heures suivie par un arrêt de 4

heures. La dose de charge est réalisée si le QT est normal et si le patient n'a pas déjà reçu de la

quinine.

Prise en charge symptomatique :

§ Correction d'une hypoglycémie, par perfusion de soluté glucosé (G10 %, G30 %)

§ Transfusion de CGR en cas d'anémie mal tolérée

§ Transfusion plaquettaire en cas de thrombopénie profonde associée à des manifestations

hémorragiques

§ Antibiothérapie en cas d'argument pour un sepsis/choc septique associé.

Prévention

= Pour les voyageurs (touristes, professionnels, migrants retournant en zone d’endémie) et les

expatriés

Protection

antivectorielle

La protection personnelle antivectorielle (PPAV) consiste à se protéger des piqûres

du vecteur anophèle femelle, qui pique essentiellement la nuit. La PPAV est

systématiquement recommandée en cas de séjour en zone d’endémie. Elle doit être

appliquée systématiquement à la tombée de la nuit et toute la nuit.

Les moyens de protection les plus efficaces sont :

§ La moustiquaire imprégnée d’insecticide (usage recommandé la nuit)

§ Le port de vêtements couvrants si possible imprégnés d’insecticide

§ L’usage de répulsif sur les zones découvertes

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�Coups de pouce du rédacteur :

Chimioprophylaxie

SUIVI ET ÉVOLUTION

Accès palustre

simple

§ Surveillance clinique : apyrexie, amélioration clinique, absence de vomissements

§ Surveillance biologique :

- Normalisation des bilans hématologique et biochimique si initialement anormaux

- Parasitémie de contrôle à J3, J7 et J28 (frottis et goutte épaisse)

Accès palustre

grave

Surveillance

§ Amélioration clinique et recherche de signes d’anémie hémolytique (traitement par artésunate)

§ ECG avant traitement puis quotidiennement

§ Normalisation bilan hématologique et biochimique, en particulier

§ NFS, haptoglobine, LDH (anémie hémolytique retardée 14 à 21 jours après traitement

par artésunate)

§ Glycémie (traitement par quinine)

§ Parasitémie de contrôle à J3, J7, et J28

Item INDISPENSABLE à connaitre sur le bout des doigts. Il tombe tout le temps !!!

Bon courage !

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FICHE E-LISA N°177

RAPPEL SUR LA CLASSIFICATION DES BACTÉRIES

Groupe HACCEK : BGN à croissance lente (EI) :

- Haemophilus

- Agg. actinomycete

- Cardiobacterium hominis

- Capnocytophaga

- Eikenella corrodens

- Kingella kingae

Anaérobies

Bacilles Gram

+

§ Clostridium : perfringens, tetani, botulinum, difficile

§ Propionibacterium acnes

§ Actinomyces

Bacilles Gram

-

§ Bacteroides fragilis

§ Fusobacterium necrophorum

§ Prevotella

Atypiques

Intracellulaire

Chlamydia

1. Trachomatis

2. Pneumoniae

3. Psittaci

Rickettsiales

1. Rickettsia (Typhus, fièvre boutonneuse

méditerranéenne)

2. Bartonella H. (Griffe du chat)

3. Coxiella Burnetti (Fièvre Q)

Intracellulaire

sans paroi Mycoplasmes

1. Mycoplasma Pneumoniae (PAC)

2. Mycoplasma Genitalium (IST)

3. Mycoplasma Hominis

Item 177 – PRESCRIPTION ET SURVEILLANCE DES ANTIINFECTIEUX CHEZ L’ADULTE ET L’ENFANT



Gram + Gram -

Cocci Bacilles Cocci Bacilles

Entérobactéries Autres

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Spirochètes 1. Treponema pallidum (Syphilis)

2. Borellia Burgdferi (Lyme)

3. Leptospira (Leptospirose)

Mycobactéries 1. Mycobacterium Tuberculosis (Tuberculose)

2. Mycobacterium Bovis (Tuberculose bovine)

3. Mycobacterium Leprae (Lèpre)

DIFFERENTS TYPES D’INFECTION

Infections

communautaires

§ Infections que les patients contractent « en ville », sans notion de soins au préalable.

§ Elles sont le plus souvent dues à des micro-organismes classiques, généralement sensibles aux

antibiotiques usuels dits de « première ligne ».

Infections

associées aux

soins

§ Elle survient au cours ou au décours d’une prise en charge réalisée en ville, en établissement

de santé ou médico-social, si elle n’était ni présente ni en incubation au début de la prise en

charge.

§ Lorsque la situation précise à l’admission n’est pas connue, un délai d’au moins 48 heures

après le début de la prise en charge est communément accepté pour distinguer une infection

liée aux soins d'une infection communautaire.

§ Pour les infections du site opératoire, on considère un délai de 30 jours suivant l'intervention

Infections

nosocomiales

§ Elles surviennent après un séjour d'au moins 48 heures dans un établissement de santé.

§ La survenue d'une infection liée aux soins, d'autant qu'elle survient à l'hôpital et tardivement,

implique la présence de bactéries potentiellement résistantes aux antibiotiques. Cette

résistance est liée à la pression de sélection exercée par l'usage des antibiotiques. Il faut

comprendre que cette pression s'exerce sur l'ensemble de la flore des patients traités,

notamment sur le microbiote digestif.

§ Deux situations sont possibles : soit le patient est porteur (colonisé) par des bactéries

naturellement résistantes aux antibiotiques utilisés, soit les bactéries par lesquelles il est

colonisé vont acquérir de façon spontanée lors de leur réplication des mutations leur conférant

des mécanismes de résistance. Ces bactéries résistantes à l'antibiotique prescrit vont donc

avoir un avantage par rapport à la pression de sélection exercée sur le microbiote.

DÉFINITIONS

ATB

Les antibiotiques sont des substances capables de détruire les bactéries (antibiotiques bactéricides),

ou d'en inhiber la croissance (antibiotiques bactériostatiques).

Spectre ATB

Le spectre antibactérien est l'ensemble des bactéries sur lesquelles l'antibiotique est actif.

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Les différentes

classes d’ATB

A- Inhibiteurs de la synthèse des parois bactériennes :

§ Bêta-Lactamines : Pénicillines, carbapénèmes, monobactame, céphalosporines (bactéricidie

temps dépendante)

§ Fosfomycine

§ Glycopeptides

§ Lipopeptide

§ Polymyxines

B- Inhibiteurs de la synthèse protéique :

§ Aminosides

§ Macrolides et apparentés

§ Phénicolés

§ Cyclines

§ Oxazolidinones

§ Acide fusidique

C- Inhibiteurs de la synthèse des acides nucléiques :

§ Quinolones

§ Mupirocine

§ Rifamycine

D- Inhibiteurs de la synthèse de l'acide folique :

§ Sulfamides

E- Autres mécanismes :

§ Nitrofuranes

§ Nitro-imidazolés

§ Antituberculeux

Conséquences :

- Inhibiteurs paroi à inactifs sur intracellulaires

- b-L à inactifs sur mycoplasmes (car Æ paroi)

- Glycopeptides à inactifs sur Gram- (car paroi trop épaisse pour laisser gros ATB)

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Connaître les

principales molécules

appartenant aux

différents ATB

Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Pénicillines G/V

§ Pénicillines retard : Syphilis

primaire, secondaire ou

latente (hors

neurosyphilis),

antibioprophylaxie des

DHBN

§ Pénicilline V orale :

Prophylaxie des infections

pneumococciques chez le

splénectomisé

§ Pénicilline G IV :

Neurosyphilis

-Hyper-sensibilité aux

pénicillines ou à l’un des

excipients

-Streptocoques,

-Corynebacterium

diphteriæ,

-Fusobacterium

-Treponema

§ Réactions allergiques

Interactions :

méthotrexate

Pénicillines A (molécule :

amoxicilline)

§ Angine et pharyngite aiguë

streptococcique,

§ Otite moyenne aiguë,

§ Sinusite maxillaire aiguë,

§ Pneumonie à

pneumocoque,

§ Exacerbation aiguë de

bronchite chronique

obstructive,

§ Infections à L.

monocytogenes,

§ Méningite à méningocoque

péni-S, méningite à

pneumocoque péni-S,

§ Endocardite à

streptocoques et

entérocoques péni-S,

prophylaxie de

l’endocardite infectieuse,

§ DHBN

-Hyper-sensibilité aux

pénicillines ou à l’un des

excipients,

-Antécédent de réaction

d’hyper-sensibilité

immédiate sévère à une

autre bêta-lactamine

Idem pénicilline G et :

-pneumocoques péniS,

-streptocoques bêtahémolytiques,

-Enterococcus fæcalis,

-Listeria

monocytogenes,

-N. meningitidis,

-Borrelia spp.,

-Entérobactéries des

groupes 0 et 1

§ Réactions allergiques

§ Diarrhées, Nausées

Interactions :

probénécide, allopurinol,

méthotrexate

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Pénicillines A + inhibiteur

de bêta-lactamases

(molécule : amoxicilline +

acide clavulanique)

§ Exacerbation aiguë de

bronchite chronique

obstructive,

§ Pneumonie communautaire

non grave du sujet âgé ou

avec comorbidité(s),

§ Infections stomatologiques,

§ Sinusite bactérienne aiguë,

§ OMA,

§ Infections gynécologiques,

§ DHBN après morsure ou

plaie traumatique

-Hyper-sensibilité aux

pénicillines ou à l’un des

excipients,

-Antécédent de réaction

d’hyper-sensibilité

immédiate sévère à une

autre bêta-lactamine

Idem pénicilline A et :

-staphylocoque méti-S,

H. influenzæ

producteur de

pénicillinase,

-M. catarrhalis,

-E. coli et autres

entérobactéries

produisant une

pénicillinase (groupe

2),

-bacilles à Gram

négatif anaérobies

(Bacteroides fragilis)

§ Réactions allergiques,

§ Diarrhées, nausées,

vomissements

Interactions :

méthotrexate,

probébécide,

mycophénolate mofétil

Pénicillines M

(molécules : oxacilline,

cloxacilline)

Infections systémiques

(bactériémies, endocardites,

ostéoarticulaires, respiratoires,

ORL, rénales, urogénitales) ou

cutanées à SAMS

-Hyper-sensibilité à la

pénicilline M ou à une

autre bêta-lactamine ou

l’un des excipients

-Staphylocoques (S.

aureus et autres)

méti-S

§ Réactions allergiques,

§ Diarrhées, nausées,

vomissements

Interactions :

méthotrexate

DHBN, demohypodermites bactériennes non nécrosantes ; PSDP, pneumocoque à sensibilité diminuée à la pénicilline ; SARM, Staphylococcus

aureus résistant à la méthicilline ; SASM, Staphylococcus aureus sensible à la méthicilline ; PAVM, pneumonies acquises sous ventilation

mécanique.

Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Céphalosporines de 2ème

génération (molécules :

céfuroxime, céfoxitine)

Antibio-prophylaxie en

chirurgie

Infections ORL bénignes (en cas

d’allergie à l’amoxicilline)

Hypersensibilité aux

céphalosporines ou à l’un

des excipients,

antécédents

d’hypersensibilité

immédiate sévère à une

autre bêta-lactamine

Cocci à Gram positif

(streptocoques,

SAMS),

entérobactéries du

groupe 0 et 1

Réactions allergiques

Interactions :

probénécide,

contraceptifs oraux

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SASM, Staphylococcus aureus sensible à la méthicilline

Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Céphalosporines de 3ème

génération orales

(Molécules :

cefpodoxime, céfixime)

Attention à leur impact

écologique important

Pyélonéphrite aiguë (en relais

d’une forme injectable),

sinusite aiguë bactérienne de

l’adulte, angine à streptocoque

du groupe A, suppurations

bronchiques aiguë des sujets à

risque, exacerbations des

bronchites chroniques

obstructives, otite moyenne

aiguë de l’enfant

Hypersensibilité à la

substance active ou à l’un

des excipients

Cocci à Gram positif

(streptocoques),

entérobactéries du

groupe 0, 1 et 2

Réactions allergiques,

douleurs abdominales,

diarrhées, nausées,

vomissements,

acouphènes, céphalées,

vertiges, élévation des

AST et ALAT

Interactions : anti-H2 et

anti-acides

Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Cépha-losporines de 3ème

génération injectables

(molécules : ceftriaxone,

céfotaxime, ceftazidime,

céfépime)

Méningite purulente (en

probabiliste), formes graves des

infections localisées ou

systémiques à bacilles à Gram

négatif, infections extrapulmonaires à pneumocoque

(méningites) de sensibilité

diminuée à la pénicilline, fièvre

chez le neutropénique,

pyélonéphrites et infections

urinaires masculines, infections

nosocomiales, maladie de Lyme

aux phases secondaire et

tertiaire, Fièvre typhoïde

Hyper-sensibilité à la

substance active ou à l’un

des excipients,

antécédents

d’hypersensibilité grave à

tout antibactérien de la

famille des bêtalactamines

-Ceftriaxone,

cefotaxime :

Streptocoques (dont

pneumocoques),

Neisseria spp.,

entérobactéries (sauf

résistance acquise),

Hæmophilus spp.

-Ceftazidime et

céfépime : P.

æruginosa,

entérobactéries ayant

certaines résistances

(cépha-losporinases)

Réactions allergiques,

Plus rarement :

leucopénie, neutropénie,

éosinophilie,

neurotoxicité, diarrhée,

augmentation des

enzymes hépatiques

Interactions :

probénécide, aminosides,

furosémide

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Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Aminosides

(Molécules : gentamicine,

amikacine)

Antibiotiques à utiliser en

association

Infections graves à bacilles à

Gram négatif aérobies,

infections graves à P.

æruginosa, endocardites)

streptocoques/entérocoque,

méningite à Listeria

monocytogenes

Hyper-sensibilité à la

substance active ou à l’un

des excipients, cirrhose

de grades B et C,

myasthénie

Staphylocoques métiS, L. mono-cytogenes,

bactéries à Gram

négatif aérobies

Résistance de bas

niveau des

streptocoques et

entérocoques :

efficacité de la

bithérapie

Néphrotoxicité, toxicité

cochléovestibulaire

(irréversible)

Interactions :

médicaments

néphrotoxiques,

ototoxiques, ataluren,

polymyxine B

Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Fluoro-quinolones

systémiques (Molécules :

ofloxacine, ciprofloxacine, lévofloxacine,

moxi-floxacine)

Antibiotiques utilisés

préférentiellement après

documentation

Infections urinaires

(pyélonéphrites, infections

urinaires masculines) (seule

exception d’utilisation en

probabiliste)

Infections génitales hautes,

infections digestives, infections

ORL en dernier recours,

légionellose

Hypersensibilité à la

substance active ou à l’un

des excipients, patients

épileptiques, antécédents

de tendinopathie liée à

l’administration des

quinolones, enfants et

adolescents en période

de croissance, femmes

enceintes ou allaitantes

Entéro-bactéries,

bactéries

intracellulaires,

Staphylo-coques métiS, H. influenzæ, M.

catarrhalis, P.

æruginosa,

pneumocoque

Neuropsychiques

(convulsions, confusion

chez le sujet âgé),

Hépatites, Phototoxicité,

Tendinopathies avec

risque de rupture

tendineuse, allongement

de l’intervalle QTc

Interactions :

glucocorticoïdes,

mycophénolate mofetil

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Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Sulfa-méthoxazole et

trimé-thoprime

Antibiothérapie documentée

des infections urinaires, otites

et sinusites, prévention et

traitement de la

pneumocystose, alternative à la

pénicilline A pour le traitement

des infections à L.

monocytogenes

Nourrissons (6

premières semaines de

vie), allaitement,

hypersensibilité à la

substance active ou à l’un

des excipients, en cas de

déficit en G6PD, atteinte

sévère hépatique,

insuffisance rénale sévère

Entéro-bactéries, L.

mono-cytogenes,

staphylo-coques,

Pneumocystis jirovecii

Allergies, cytopénies,

insuffisance rénale

Interactions :

méthotrexate,

phénytoïne,

hyperkaliémiants,

répaglinide, letformine,

paclitaxel, ciclospori

Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Lincosamides

(Molécule : clindamycine)

Angines à streptocoque chez

les patients allergiques aux

bêta-lactamines, pneumonies

à bactéries intracellulaires

(dont légionellose) et

atypiques, coqueluche,

infections cutanées, infections

génitales à Chlamydia

trachomatis, certaines

infections à bacilles à Gram

négatif (Salmonella, Shigella,

Campylobacter), maladie des

griffes du chat, Toxoplasmose

du sujet immunocompétent

Hypersensibilité à la

substance active, aux

autres macrolides ou à l’un

des excipients, antécédents

d’allongement de

l’intervalle QT ou arythmie

ventriculaire, patients

ayant des troubles

électrolytiques

Bactéries intracellulaires,

streptocoques,

staphylo-coques

méti-S, Toxoplasma

gondii, H. influenzæ

(espèce inconstamment sensible)

Inhibiteurs enzymatiques,

nausées, vomissements,

douleurs abdominales,

réactions allergiques, hépatites

immuno-allergiques,

allongement de l’intervalle QT

Interactions : très

nombreuses ; inhibiteurs du

CYP3A4, alcaloïdes de l’ergot

de seigle vasocontricteurs,

alfuzosine, astémizole,

terfénadine, dompéridone,

cisapride, pimozide, colchicine,

dapoxetine, …

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Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Imidazolés

(Molécule :

métronidazole)

Infections à bactéries

anaérobies sensibles,

prévention des infections

postopératoires dues à des

bactéries anaérobies,

amibiases, trichomonases

urogénitales, vaginites non

spécifiques, giardioses,

traitement des colites à

Clostridoïdes difficile non

compliquées

Hypersensibilité à la

substance active, à

d’autres nitro-5-imidazolés

ou à l’un des excipients

Anaérobies (sauf

Actinomyces et

Cutibacterium),

activité

antiparasitaire

(Entamœba

histolytica, Giardia

intestinalis,

Trichomonas

vaginalis)

Effet antabuse avec l’alcool,

nausées, vomissements,

douleurs abdominales, glossite,

stomatite, goût métallique,

céphalées, neuropathie

Interactions : amiodarone,

barbituriques, busulfan,

carbamazépine, cimétidine,

dérivés de la coumarine,

ciclosporine, lithium,

phénytoïne

Antibiotiques Indications Contre-Indications Spectre Effets secondaires et

interactions

Glycopeptides

(Molécules :

vancomycine,

teicoplanine)

Infections graves à SARM,

infections graves à

staphylocoques méti-S chez les

patients allergiques aux

pénicillines M, infections graves

à streptocoque, entérocoque et

pneumocoque chez les patients

allergiques aux bêta-lactamines

de 1ère intention, épisodes

fébriles chez les patients

neutropéniques, traitement des

infections à C. difficile

Hypersensibilité à la

vancomycine, allaitement

Bactéries à Gram

positif : streptocoques,

pneumocoques,

entérocoques, SASM,

SARM, autres

staphylocoques,

Listeria, C. difficile

Intolérance veineuse

(phlébite, endoveinite),

érythrodermie en cas de

perfusion trop rapide (red

man syndrome),

néphrotoxicité,

ototoxicité

Interactions :

anticoagulants oraux

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Virus pour lesquels existent un traitement antiviral �

§ Virus de la grippe

§ Virus respiratoire syncytial (VRS)

§ Virus des hépatites : Hépatite B (VHB), Hépatite C (VHC)

§ Virus du groupe herpès : Virus Herpès Simplex (HSV-1, HSV-2), Virus de la Varicelle et du Zona (VZV),

Cytomégalovirus (CMV), l’herpès virus humain 6 (HHV-6)

§ Virus de l’immunodéficience humaine : VIH-1, VIH-2

Certains antibiotiques sont particulièrement générateurs de résistances bactériennes �

§ Association amoxicilline-acide clavulanique

§ Céphalosporines : plus grande préoccupation pour les spécialités administrées par voie orale que

par voie injectable ; plus grande préoccupation pour les céphalosporines de troisièmes et

quatrièmes générations, et pour la catégorie « autres céphalosporines » ; préoccupation pour la

ceftriaxone

§ Fluoroquinolones

§ Témocilline

PHYSIOPATHOLOGIE

Mode

d’action d’un

ATB

Les antibiotiques agissent en inhibant :

§ La synthèse de la paroi bactérienne (ex. beta-lactamines, glycopeptides)

§ La synthèse de l'ADN bactérien (ex. quinolones)

§ La synthèse de l'ARN bactérien (ex. rifamycine)

§ La synthèse des protéines bactériennes (ex. aminosides, cyclines, macrolides)

§ La synthèse de l'acide folique (ex. sulfamides)

Mode

d’évaluation

de l’activité

ATB

1- Détermination de diamètres d’inhibition par méthode de diffusion en gélose avec utilisation de disques

imprégnés d’antibiotiques et placés sur la gélose

2- Détermination de la CMI (concentration minimale inhibitrice, c'est à dire la concentration la plus basse

permettant d'inhiber la croissance bactérienne)

3- Recherche spécifique d’un mécanisme de résistance

ÉPIDÉMIOLOGIE

Connaitre les

bactéries les

plus

fréquentes

chez l’enfant

§ Infections urinaires : Escherichia coli

§ Infections cutanées : Staphylococcus aureus et Streptococcus pyogenes

§ Infections ORL : Streptocoques du Groupe A ou Streptococcus pyogenes (angines), Streptococcus

pneumoniæ, Hæmophilus influenzæ (Otites Moyennes Aiguës), anaérobies (notamment

Fusobacterium dans les mastoidites sévères)

§ Méningites : néonatales (E. coli K1, Streptococcus agalactiæ, et beaucoup plus rarement Listeria

monocytogenes), du nourrisson et de l’enfant (Neisseria meningitidis, S. pneumoniæ)

PRISE EN CHARGE

Connaitre les

principaux

antifongiques

Molécules Indications

Antiprotozoaires

§ Quinine, chloroquine,

méfloquine

§ Atovaquone-proguanil

§ Dérivés de l’artémisinine

§ Doxycycline

Paludisme

§ Antibiotiques : macrolides,

sulfamides, clindamycine

§ Pyriméthamine

Toxoplamose

§ Métronidazole Amibiase, Giardiase, Trichomonose

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Antihelminthes

§ Flubendazole Oxyurose, ankylostomose, ascaridiose

§ Albendazole Oxyurose, ankylostomose, ascaridiose,

anguillulose, tæniose, hydatidose et

écchinococcose, trichinose, cysticercose

§ Praziquantel Schistosomiose, distomatose, tæniose,

cysticercose

§ Ivermectine Anguillulose, Larva migrans, filariose

§ Diéthylcarbamazine Filariose

SUIVI ET PRONOSTIC

Modalité de

surveillance

de l’enfant

sous ATB

§ Les principes de surveillance de l'enfant sous antibiothérapie sont les mêmes que chez les adultes

avec quelques particularités liées à l'enfant :

- Surveillance de l'efficacité : réponse clinique en premier lieu

- Tolérance : effets secondaires cliniques ou biologiques

- Dosage de certains antibiotiques (vancomycine, aminosides) ou dans certaines indications

d'infection sévère ou d'échec thérapeutique

- Réévaluation de l'indication = systématique : l'antibiothérapie est-elle toujours nécessaire au

vus des nouveaux éléments d'évolution ? adaptation à l'antibiogramme

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FICHE E-LISA N°188





GÉNÉRALITÉS

Prévalence chez l’adulte en France : Asthme = 6% / Rhinite allergique (RA) = 24% / RA chez l’asthmatique = 80%

Définitions

Asthme

Maladie inflammatoire chronique conduisant à des modifications de la structure

des voies aériennes inférieures (VAI) associant de manière variable au cours du

temps :

§ Symptômes respiratoires

§ ET obstruction des voies aériennes ± totalement réversible

Symptômes d’asthme (attention : ≠ « crise d’asthme »)

§ Gêne respiratoire, dyspnée, sifflements, oppression thoracique et/ou toux

§ De brève durée (plusieurs minutes, cédant < 20 minutes)

§ Variables et réversibles

Exacerbations : ≠ symptômes d’asthme (ci-dessus)

§ Augmentation progressive des symptômes durant ≥ 2 jours

§ Nécessitant une modification du traitement car non calmée par les

bronchodilatateurs d’action rapide

§ Sans retour à l’état habituel

Hyper-réactivité

bronchique (HRB)

Bronchoconstriction exagérée lors de l’exposition à divers stimuli :

§ Pharmacologique : métacholine (activation des récepteurs muscariniques)

§ Physique : air froid et sec

Atopie, Allergie,

Sensibilisation Cf. fiche sur l’item 186

Rhinite allergique

(RA)

Maladie inflammatoire chronique des VAS définie par la présence de symptômes

« PARÉO » (Prurit, Anosmie, Rhinorrhée, Éternuements, Obstruction nasale) ±

Signes de conjonctivite (symptômes oculaires)

RA = expression clinique d’une rhinite + constat immuno-allergique

ASTHME

Physiopath

= Inflammation bronchique chronique + modifications de la structure des VAI + HRB

Asthme T2 : via lymphocytes Th2 + éosinophiles (asthme allergique ++ / à éosinophiles non allergiques)

Asthme non-T2 : via neutrophiles (Ø lymphocytes Th2 ni éosinophiles)

Rappel (cf. item 186) : Réaction inflammatoire au niveau des voies aériennes se manifestant par

§ Hyperplasie des glandes muqueuses

§ Épaississement de la membrane basale

§ Hyperperméabilité vasculaire provoquant un œdème de la muqueuse

§ Hyperplasie et hypertrophie des cellules musculaires lisses (pour l’asthme essentiellement)

§ Hyperréactivité + remodelage bronchique (pour l’asthme)

= Obstruction de la paroi bronchique + obstruction des VAS + hypersécrétion de mucus

Item 188 – ASTHME ET RHINITE ALLERGIQUE


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Diagnostic

= symptômes caractéristiques ET obstruction des voies aériennes réversible (sur spirométrie) �

Arguments

cliniques

§ Association de plusieurs symptômes respiratoires

§ Variable au cours du temps + réversible

§ Déclenchement des symptômes par les infections virales, l’exercice, l’exposition

aux allergènes/irritants, le rire, les pleurs (enfants)…

§ Aggravation des symptômes la nuit ou au petit matin

§ Sibilants à l’auscultation (présente ou passée)

Épreuves

fonctionnelles

respiratoires

(EFR)

= Démontrent l’obstruction bronchique variable et réversible (TVO réversible ± HRB)

Trouble

Ventilatoire

Obstructif

(TVO)

Rapport VEMSmesuré/CVFmesurée < 0,7 (ou < 70%)

⚠% correspond au rapport de valeurs mesurées (et non théoriques)

Ex : VEMSmesuré= 1,2 L et CVF mesurée = 2,1 L è VEMS/CVF = 0,57 (57%)

Réversibilité

du TVO

Augmentation du VEMS après inhalation d’un broncho-dilatateur à

courte durée d’action (BDCA) :

§ > 200 ml par rapport à la valeur initiale

§ ET > 12% par rapport à la valeur initiale

(VEMS post – VEMSpré)/VEMSpré > 0,12

Réversibilité dite complète quand :

§ Normalisation du rapport VEMS/CVF (> 0,7)

§ ET normalisation du VEMS (VEMS > 80 % de la valeur prédite)

Hyperréactivité

bronchique

(HRB)

Indication : forte suspicion d'asthme + Ø TVO à l'état basal

Technique : inhalation d’une dose standard d’agoniste cholinergique

(métacholine) ou stimulation physique (air sec)

Résultat : ß VEMS > 20% par rapport à sa valeur initiale

§ Test positif : plusieurs diagnostics possibles (dont asthme)

§ Test négatif : asthme éliminé

Courbe débit-volume normale et test de bronchodilatation

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Palier 1 Palier 2

CSI faible dose

Palier 3

CSI faible dose

+ BDLA

Palier 4

CSI dose

modérée à

forte + BDLA

Palier 5

Adresser à un

centre

d’asthme

sévère pour

TTT

complémentaire (anti-IgE,

anti-IL 5)

Autres

options

Envisager CSI

faible dose

Antileucotriènes

(ALT)

CSI dose

modérée à

forte

Ou

CSI faible dose

+ ALT

Tiotropium

Ou

CSI forte +ALT

CSI faible dose

TTT de

secours

BDCA à la demande

Plan d'action

Écrit et expliqué au patient concernant la conduite à tenir en cas d'exacerbation

Comprend :

§ Identification de la sévérité de l'exacerbation par le patient (symptômes + DEP)

§ Traitement à début si symptômes

§ Modalités d'accès aux soins médicaux si signes de gravité/échec du traitement

Suivi du patient

Vérification du contrôle de l'asthme :

§ Évaluée 1-3 mois après instauration/modification du TTT de fond, de manière

systématique à chaque consultation (au moins 1 consultation/an)

§ Définition d'un asthme contrôlé

- Symptômes d'asthme contrôlés (questionnaire ACT ≥ 20/25 sur dernier mois)

- Exacerbations rares (< 2 cures de CTC systémique sur l'année précédente)

- Ø Obstruction bronchique (VEMS/CVF > 0,7% et VEMS ≥ 80%)

Ajustement du TTT de l'asthme :

§ Asthme contrôlé : poursuite du TTT de fond avec recherche de dose minimale

efficace permettant le maintien du contrôle de l'asthme (minimum 1 CSI faible

dose chez adolescent/adulte)

§ Asthme non contrôlé : majoration du TTT de fond avec passage au palier

supérieur (cf. ci-dessus) après vérification de l'absence de cause de non contrôle

de l'asthme (observance, technique de prise du TTT inhalé, facteurs favorisants

Cas particuliers :

§ Suivi mensuel si grossesse

§ Indications de suivi spécialisé par un pneumologue (et non par MT) :

- Diagnostic différentiel ou associé (maladie chronique bronchique ++)

- Mesure de la fonction respiratoire si impossible à évaluer par MT

- Obstruction bronchique avec VEMS < 80%

- ≥ 2 exacerbations dans l'année malgré un bon suivi

- Recours à un TTT de fond par CSI à dose moyenne/forte

- Ø Contrôle de l'asthme malgré PEC adaptée (CTC générale fréquente)

- Asthme sévère (palier 4-5)

Exacerbation

asthmatique

Physiopath

§ Un asthme aigu grave est une exacerbation sévère d'asthme, cad une

obstruction bronchique majeure, résultant à la fois d'un épaississement

inflammatoire de l'épithélium au détriment de la lumière bronchique et d'une

constriction de la bronche résultant de la contraction du muscle lisse

bronchique, responsable d'un syndrome obstructif sévère,

§ Il s’agit d’une situation médicale grave mettant en jeu le pronostic vital et

nécessitant une prise en charge urgente.

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Diagnostic

d’exacerbation

Définition clinique (cf. page 1 de cette fiche)

Contexte de survenue propice : même si asthme léger bien contrôlé

§ Agent extérieur (infection virale des VA, exposition allergénique, pollution)

§ Absence/inobservance d’un traitement de fond par CSI

Gravité de

l’exacerbation

Degré variable :

§ Modérée : nécessite une modification thérapeutique (ambulatoire)

§ Sévère : mise en jeu du pronostic vital + PEC hospitalière (asthme aigu grave)

§ Quasi-mortelle (near fatal asthma) : insuffisance respiratoire suraigüe

Repose sur :

§ Présentation clinique de l’exacerbation

Critères de sévérité initiaux / signe de lutte Critères de sévérité initiaux / signes de

défaillance

- Parle avec des phrases

- Préfère une position assise qu’allongée

- Non agité

- k° FR

- FC > 100/min

- SpO2 < 95% en AA

- DEP > 50% de la meilleure valeur

- Parle avec des mots

- Assis penché en avant

- Agité

- FR > 30/min ; utilisation des muscles

respiratoires accessoires

- FC > 120/min

- SpO2 < 90% en AA

- DEP £ 50% de la meilleure valeur

- Silence auscultatoire, respiration

paradoxale

- Tb cs, bradycardie, collapsus

§ Facteurs de risque de décès par asthme

- ATCD d'exacerbation sévère ayant nécessité un passage en réanimation ou ayant

nécessité une intubation et ventilation mécanique

- Hospitalisationou visiteauxurgencespourasthmedansl'annéeprécédente

- Prise actuelle ou arrêtrécent d'une corticothérapieorale

- Mauvaise observance thérapeutique :

• Arrêt ou absence de CSI

• Utilisation inadéquate de bronchodilatateurs à courte durée d'action (BDCA)

• Absence de suivi codifié pour l'asthme

- Maladie psychiatrique ou problèmes psycho-sociaux

- Allergie alimentaire

- Hypersensibilité à l'aspirine et aux AINS (Syndrome de Widal associant asthme,

polypose naso-sinusienne et intolérance aux AINS et à l'aspirine)

- Tabagisme actif et toxicomanie (Cannabis+++)

Bilan

Radio de thorax : diagnostic différentiel ? conséquence (PNO, pneumomédiastin) ?

Gazométrie artérielle (si critères de gravité) : hypercapnie ? acidose lactique ?

hypoxémie ?

Attention : un pH et une capnie normaux au cours d'une exacerbation d'asthme

constituent des éléments de gravité majeurs signant l'épuisement respiratoire du

patient.

Traitement de l’exacerbation modérée

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Traitement de l’exacerbation sévère

Indispensable de la PEC d’une exacerbation sévère : (RECAP)

Il faut dans l'urgence :

§ Mettre en place une oxygénothérapie adaptée, initialement à débit élevé puis titrer pour une

SpO2 entre 94 % et 98 %

§ Mettre en place une surveillance CV et respiratoire et assurer un accès veineux

§ Débuter au plus vite les aérosols bronchodilatateurs (association agoniste β2-adrénergique et

anticholinergique)

§ Initier dans la première heure une corticothérapie systémique qui mettra quelques heures à agir.

Réévaluation

clinique

Réévaluation de la dyspnée + FR + auscultation + FC + PA + SpO2

Mesure répétée du DEP

Majoration ou initiation d’un traitement à l’occasion d’une exacerbation

Algorithme

de PEC d’une

exacerbation

ÉVALUATION DE L’EXACERBATION

Facteurs de risque

Clinique + DEP + SpO2

ADULTE

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Glossaire des

traitements

de l’asthme

Médicament Galénique Mécanisme d’action/Indications

Traitement de fond

Corticoïdes inhalés (CSI)

Béclométhasone budésonide

Fluticasone

Ciclésonide

Aérosol doseur

Inhalateur de poudre sèche

Traitement anti-inflammatoire le +

efficace de l’asthme (dose en µg/j)

Bronchodilatateurs ß2-mimétiques

à longue durée d’action (BDLA)

Salmétérol

Formotérol

Aérosol doseur

Inhalateur de poudre sèche

Toujours en association avec un CSI

(idéalement les deux médicaments

dans le même dispositif)

Anti-leucotriène

Montelukast Voie orale

Alternative à l’utilisation des BDLA

en association avec les CSI

(moins efficace)

Traitement de l’urgence

Corticoïdes systémiques

Prednisone/Prednisolone

Voie orale ++ >> IM/IV

Si état de conscience compatible

TTT précoce dans les exacerbations

(efficace en 4-6h)

Asthme sévère (rare)

Bronchodilatateurs ß2-mimétiques

à courte durée d’action (BDCA)

Salbutamol

Terbutaline

Aérosol doseur + chambre

d’inhalation

Inhalateur de poudre sèche

Nébulisation

IV/IM (rare)

TTT symptomatique de choix +

préventif (asthme d’effort)

Rq : 1 nébulisation = 50 bouffées

d’aérosol doseur

Anticholinergiques

Ipratropium Nébulisation En association avec BDCA (si AAG)

RHINITE ALLERGIQUE

Physiopath

� Cf. item 186

Diagnostic

Symptomatologie classique : PAREO (Prurit, Anosmie, Rhinorrhée, Éternuements, Obstruction nasale)

± Symptômes oculaires (si conjonctivite) : larmoiements, rougeur, sensations de brûlures, sensibilité à

la lumière, prurit oculaire

Examen des fosses nasales au spéculum nasal : muqueuse inflammatoire ± polypes

Argumentation du caractère allergique (cf. item 186) : nombreuses causes de rhinites chroniques non

allergiques (diagnostics différentiels)

Pas de bilan radiologique nécessaire

Classification

Traitement

Prise en charge du facteur allergique (cf. item 186)

Lavage nasal au sérum physiologique

Traitement médicamenteux (± associés) : antihistaminiques PO/locaux, corticoïdes nasaux

(Ø vasoconstricteurs nasaux = risque de rhinite iatrogène et de coronospasme chez les coronariens)

Traitement non médicamenteux : sevrage tabagique, prise en charge du stress/anxiété

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RECHERCHE DE L’ALLERGÈNE PAR UN INTERROGATOIRE POLICIER

« PALATRE »

• Périodicité : rythme repas, saison, travail, médicament

• Age de début

• Localisation : cutanée, respiratoire, ophtalmologique, alimentaire...

• Atteinte

• Typique

• Retentissement scolaire, professionnel et social

• Evolution

�Coups de pouce du rédacteur :

L’asthme est un grand classique aux EDN. En effet, devant la fréquence élevée de cette pathologie dans la

population, son traitement bien codifié et son pronostique potentiellement désastreux (AAG), il peut être

source de dossiers transversaux diverses ! Assurez-vous de bien maitriser les modalités diagnostiques (EFR

+++), les critères de gravité et les modalités de traitement (chronique et d’exacerbation) pour faire face

sereinement à la plupart des dossiers. J

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FICHE E-LISA N°191

GÉNÉRALITÉS �

Immunodépression :

§ Impossibilité de mettre en place une réponse immunitaire adaptée vis-à-vis d’agents infectieux endogènes ou

exogènes

§ Signes cliniques minorés, rendant difficile l’appréciation de la gravité clinique, sous-estimée

§ Possibilité de multiplication rapide de l’agent infectieux en cause

§ Potentielles infections à germes opportunistes

➞ Toute fièvre aiguë chez un immunodéprimé, est d’origine infectieuse jusqu’à preuve du contraire ➞ urgence

diagnostique

TYPE D’IMMUNODÉPRESSION ET LEURS AGENTS �

Immunosuppression Circonstance de survenue Complications infectieuses Atteinte d’organe

Neutropénie

(déficit de l’immunité

innée)

§ Congénitale (rares)

§ Chimiothérapie/Radiothérapie

§ Neutropénie immunoallergique

§ Leucémie

§ Greffe de CSH

§ Aplasie médullaire

1. Neutropénie courte :

Infections bactériennes :

Bacilles Gram négatif (porte

d’entrée digestive) : E. coli,

P. æruginosa

Cocci Gram positif (porte

d’entrée cutanée) :

Staphylocoque, streptocoque

2. Neutropénie longue : idem +

fongique :

Candidose, aspergillose

Poumons

Périnée

Peau

Cavité buccale

ORL

Tube digestif

Asplénie

(trouble de la

production d’Ac)

§ Asplénie congénitale

§ Splénectomie

§ Asplénie fonctionnelle

(drépanocytose.)

Bactéries encapsulées :

§ Pneumocoque

§ H. influenzæ

§ Méningocoque

Poumon

Sang

Immunodépression

cellulaire

(trouble des LT)

§ VIH

§ Traitements

immunosuppresseurs

(corticoïdes,

cyclosporine…)

§ Hémopathie

§ Déficit congénital

§ Bactéries intracellulaires :

tuberculose

§ Virus : cytomégalovirus

§ Fongique : pneumocystose,

cryptococcose

§ Parasitaire : toxoplasmose

Méninge, SNC,Œil

Poumons, Sang …

Immunodépression

humorale

(trouble des LB)

§ Hémopathie lymphoïde

(LLC…)

§ Déficits immunitaires

congénitaux

§ Bactéries encapsulées :

- Pneumocoque

- H. influenzæ

- Méningocoque

§ Parasites : Giardia

§ Virale : entérovirus

Poumons

Sang

Item 191 – FIÈVRE CHEZ L’IMMUNODÉPRIMÉ


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§ Intolérance médicamenteuse : toxicité directe ou mécanisme immuno-allergique

§ Cause congénitale

§ Neutropénie cyclique

Porte d’entrée

��

§ Tube digestif (de la cavité buccale au périnée) : le plus fréquent (lésions buccales induites,

translocationsinfectieuses, modification du microbiote)

§ Cutanée ou sur cathéter veineux central

§ Pulmonaire

Agents infectieux

� Bactérie

➞ Gram positif dans 2/3 des cas ou Gram négatif dans 1/3 des cas

§ Staphylocoque coagulase négative (très fréquent) : souvent multirésistant, entrée parcathéter veineux central le plus souvent, bactériémie

de bon pronostic

§ S. aureus : origine cutanée ou sur cathéter central veineux

§ Autre CGP : streptocoque, pneumocoque

Mycose

§ Entérobactérie = E. coli, Klebsiella (fréquent) : origine digestive ou urinaire,

rarement respiratoire, souvent multi-résistante (après antibiothérapies

itératives et transmissionscroisées)

§ Pseudomonas æruginosa (5%, mais 1ère cause de mortalité par infection) :

colonisationdu tube digestif ou des voies respiratoires

Virus

➞ En cas de neutropénie prolongée > 1 semaine

§ Candida : candidose buccale quasi-systématique, colonisation digestive

fréquente, candidémie et localisation profonde (foie, rate) chez les

patients traités pour leucémieaiguë ou par allogreffe de cellules souches

hématopoïétiques

§ Aspergillus, zygomycète (Mucor) : contamination aérienne, atteinte

pulmonaire etsinusienne.

Particularités

diagnostiques

Clinique

§ Examen clinique souvent pauvre (absence d’inflammation), fièvre souvent

isolée

§ Signes cliniques mineurs pour des infections évoluées

Paraclinique

§ Pneumopathie débutante : auscultation souvent normale, RP normale dans

40% des cas

§ Méningite : LCR possiblement sans pléiocytose

§ Infection urinaire : leucocyturie souvent absente

Interrogatoire

§ Courbe thermique

§ Signes associés

§ Traitements en cours et récents (date de la dernière chimiothérapie, antibiotiques,

immunosuppresseur,G-CSF), allergie

§ ATCD infectieux, notamment colonisation connue par BMR

§ Apparition d’une douleur (thoracique, abdominale), signes fonctionnels urinaires ou

digestifs, signesfonctionnels respiratoires (toux, expectoration …), etc.

Clinique

§ Initialement peu informatif ➞ minutieux, complet et répété.

§ Examen attentif des points suivants, chez un patient déshabillé :

- Constantes : PA, FC, FR, température, score de Glasgow, Dextro, diurèse : dépister

rapidementdes signes de gravité

- Auscultation pulmonaire (apparition d’un foyer de crépitant ?)

- Auscultation cardiaque (apparition d’un souffle ?)

- Examen des téguments : l’ensemble du revêtement cutané et muqueuse (buccale et

génitale)

- Examen des points d’insertion de cathéter intraveineux

- Examen de la sonde urinaire

- Palpation abdominale (douleur/défense/contracture, météorisme, tympanisme)

- Examen minutieux du périnée

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Examens

complémentaires

Bio § NFS-plaquettes, CRP ± PCT

§ Bilan de coagulation (TP, TCA, fibrinogène), bilan rénal, bilan hépatique

Microbio

§ Hémocultures systématiques avant toute antibiothérapie : 2 paires à

intervalle bref (10minutes) = � seul examen indispensable avant

l’antibiothérapie

➞ En cas de voie centrale : hémocultures couplées simultanées en

périphérie et en central avec mesure du temps différentiel de pousse

(infection de cathéter central sidifférentiel de pousse > 2h)

§ BU + ECBU systématique (même en l’absence de leucocyturie : neutropénie

= PAS dePNN)

± Coproculture +- recherche de Clostridium difficile si diarrhée

± Prélèvement de gorge

Imagerie

§ RP indiquée, mais peu sensible

§ TDM thoracique non injecté : quasi-systématique si neutropénie ≥ 1

semaine ou signesrespiratoires

§ Examen guidé : PL, ponction pleurale, endoscopie bronchique avec LBA,

culture decathéter…

Orientation

� Neutropénie

fébrile à faible

risque

= Non profonde (PNN > 100/mm3

), de durée prévisible < 7 jours, sans signe de

graviténi intolérance digestive chez un malade sans comorbidité ➞ PEC

ambulatoire possible

± Utilisation du score MASCC : à bas risque si ≥ 21

§ Antibiothérapie orale par Augmentin® + ciprofloxacine pendant 5 jours

§ Sous étroite surveillance clinique à 24-48h

Autres cas

= En l’absence d’élément favorable, ou si la fièvre persiste > 24-48h

§ Hospitalisation en service spécialisé, voire en réanimation si sepsis/choc

septique

TTT

��

Antibiothérapie

�= Probabiliste, urgente, débutée après les prélèvements (sans attendre les

résultats, ni retarder l’antibiothérapie), à large spectre (entérobactérie +

streptocoque

± Pseudomonas si prévue de longue durée), bactéricide

§ Réévaluation systématique à 48-72h, ou avant si aggravation clinique

§ Durée : toute la période de neutropénie. Arrêt quand PNN > 0,5, apyrexie

depuis > 48h si aucun agent infectieux n’est identifié

➞ Risque d’aggravation lors de la sorte d’aplasie par afflux de polynucléaires

(notamment en cas d’infection pulmonaire)

Aplasie de

durée

prévisible

< 7 jours et sans

hospitalisation

§ Augmentin® + Ciprofloxacine

≥ 7 jours ou avec

hospitalisation

§ β-lactamine large spectre

antipyocyanique :

- Pipéracilline-tazobactam ou

- C3G : ceftazidime, céfépime

- Carbapénème (ATCD ou FdR de

BLSE) : Imipenème,

méropénème

- ± Amikacine

- ± Vancomycine

§ β-lactamine en monothérapie initialement

§ Aminoside (amikacine) si :

- Sepsis/choc septique

- Suspicion de BGN multi-résistant : Pseudomonas…

§ Vancomycine si :

- Infection cutanée ou suspicion clinique d’infection sur

voieveineuse centrale (pus à l’orifice d’entrée,

tunnellite, dermohypodermite)

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�Coups de pouce du rédacteur :

- Sepsis/choc septique

- Colonisation connue à SARM

- CGP à l’hémoculture (en attendant l’identification)

Persistance

de la fièvre

> 72h

Infection

fongique

invasive

§ Bilan :

- Antigénémie aspergillaire

- TDM thoracique + sinus

- Voire fibroscopie bronchique avec

LBA

§ Ajout systématique d’un antifongique

Autre

§ Foyer infectieux profond : TDM

abdomino-pelvien

§ Endocardite infectieuse : échographie

cardiaque

§ Thrombophlébite septique (notamment

surcathéter) : Doppler veineux

Mesures

associées

§ Isolement protecteur = chambre en Surpression (on empêche les germes de

rentrer) : précautions complémentaires « contact » + « gouttelettes »

(= masque FFP2 pour lepatient et masque chirurgical pour les soignants =

inverse du BK)

§ G-CSF utile dans certaines indications

§ Prendre contact avec le service de prise en charge habituelle

§

ASPLÉNIE �

Généralité

§ Causes :

- Anatomique : splénectomie, ou même asplénie partielle = hyposplénie

- Fonctionnelle : drépanocytose, lupus, polyarthrite rhumatoïde, amylose

§ Risque de bactériémie foudroyante à bactérie encapsulée : pneumocoque (dans 95% des cas,

malgré vaccination), méningocoque, Hæmophilus influenzæ (± Klebsiella, Salmonella et E.

coli (K1) : encapsuléou non selon le sérotype)

§ Gravité majorée en cas d’infection par protozoaires intracellulaires : Plasmodium, Babesia…

CAT en cas de

fièvre

§ Prélèvements : hémocultures ++

§ Antibiothérapie probabiliste urgente, active sur les bactéries encapsulées (pneumocoque

surtout) : C3Ginjectable (céfotaxime, ceftriaxone) en cas de fièvre inexpliquée (ex : si le patient

a une angine, on met del’amoxicilline => la fièvre est expliquée)

§ En l’absence de contact médical : prise d’amoxicilline par le patient

Prévention

§ Vaccins conjugués : pneumocoque, Hæmophilusinfluenzæ, méningocoque

§ Vaccination antigrippale annuelle

§ Antibioprophylaxie orale par pénicilline V (oracilline) : 2 ans chez l’adulte ou 5 ans chez

l’enfant

§ En cas d’allergie à la pénicilline : macrolide

- Item archi tombant qui tombe souvent aux ECN que ça soit en DP ou en QI ! => à apprendre par cœur +++

: agents infectieux, examens complémentaires, PEC en urgences, prévention et mesures associées !

- 3 urgences thérapeutiques : neutropénie fébrile, fièvre chez l’asplénique, sepsis/choc septique.

- Toute neutropénie fébrile nécessite une antibiothérapie en urgence.

- Toute fièvre inexpliquée chez un asplénique doit être traitée par une ATB probabiliste par C3G (après

hémocultures) du fait du risque d’infection fulminante à pneumocoque.

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CRITÈRES D’HOSPITALISATIONS

« Les CONs d’ADOs Sont Graves Inobservants »

• COMorbidités : grossesse, décompensation tare, immunodépression

• Algique

• Doute diagnostic ou absence d’amélioration au bout de 48-72h

• Oral impossible (trouble de déglutition)

• Socio-économique difficile

• Graves : sepsis sévère ou choc septique

• Inobservance prévisible

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FICHE E-LISA N°201

DÉFINITION �

§ La transplantation d'organe et la greffe de tissus sont les thérapeutiques curatives des insuffisances

fonctionnelles terminales permettant une amélioration de la qualité de vie et de la survie.

§ Transplantation = si défaillance d’organe

§ Principales indications :

Rein Foie Cœur Poumons Pancréas Intestins

IRN T : DFG <

15 ml/min

- 1er : CHC (selon

taille, nb)

- Cirrhose avec

IHC (Child C)

- Hépatite

fulminante

- Déficit

enzymatique

- Cardiopathie

sévère

Cardiopathie avec

I♡ stade NYHA 4

- Muco

- Fibrose

- HTP primitive

BPCO,

emphysème

DT1 (souvent

rein + pancréas)

Insuff

intestinale :

congénitale,

grêle court,

MICI…

§ Greffes de cellules et de tissus peuvent concerner :

- Cellules souches hématopoïétiques

- Cornée

- Membranes amniotiques

- Os, tendons, ligaments, ménisques

- Peau

- Valves cardiaques, artères et veines

ÉPIDÉMIOLOGIE �

§ Pénurie d’organes en France : 1 patient/4 peut espérer être transplanté dans l’année

§ 5.805 transplantations d’organe/an en France, pour 21.000 patients inscrits sur liste d’attente

§ 10.000 patients en attente de greffe, et 4.000 nouveaux inscrits/an

Organe Rein Foie Cœur Pancréas Poumon Cœurpoumon

Intestin Total

Nombre de patients transplantés 3 567 1 325 450 78 373 9 3 5 805

Donneurs vivants 541 14 555

Nombre de patients en attente 14 356 1 423 315 236 126 9 4 16 469

Survie du greffon

A 1 an 90% 80% 75% 80% 70% 60%

A 10 ans 60% 55% 55% 55% 35%

Item 201 – TRANSPLANTATION


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Principes = loi de bioéthique :

§ Consentement présumé (inviolabilité du corps humain)

§ Gratuité du don (non-patrimonialité du corps humain)

§ Anonymat du don

§ Interdiction de publicité

En pratique : La non-opposition est recherchée dans le Registre des refus mais également auprès de la famille.

L'expression de la volonté du vivant du patient est recherchée. En absence d'information à ce sujet, l'avis de la

famille n'est que consultatif. Le taux d'opposition en France est d'environ de 30 %.

ASPECT MÉDICO-LÉGAL �

Registre national du

refus

Géré par l'Agence de biomédecine :

§ Toute personne > 13 ans :

- Peut s'inscrire directement sur le RNR, sans passer par l'intermédiaire d'un tiers

- Formulaires d'inscription mis à disposition du public

- Peut se faire sur papier libre

§ Refus peut concerner les prélèvements soit :

- A des fins thérapeutiques

- Autopsie scientifique : pratiquée par un médecin anatomopathologiste non

réquisitionné, qui doit donc donner son accord pour la réaliser

- Prélèvement d'organe

➞�Ne peut concerner les expertises médico-légales.

➞� ne peut PAS préciser la ou les parties du corps humain sur lequel il s'applique

=> une demande d'inscription pour un refus de prélèvement de cornée équivaut à un refus

de tout prélèvement.

§ Refus révocable dans les mêmes formes que l'inscription au RNR. Il en résulte qu'un

témoignage de la famille faisant part d'un accord du décédé au prélèvement intervenu

ultérieurement à son inscription sur le registre des refus ne saurait être pris en

considération.

Absence d'inscription au RNR :

§ Accord de la famille se fondant sur la volonté du patient de son vivant dans le cadre

d'un prélèvement d'organe est systématiquement recueilli

§ Signature d'un document officiel certifiant le refus du défunt

➞ Concerne toute manipulation du corps : autopsie scientifique compris SAUF l’autopsie

médicolégale (� ECN 2020)

Lois

Circulaire Jeanneney (1968)

Loi Caillavet (1976)

Loi de bioéthique (1994)

1ère révision de la loi de bioéthique (2004)

2e révision de la loi de bioéthique (2011)

ORGANISATION �

Agence de Biomédecine :

§ Gère la liste nationale des malades en attente de greffe

§ Coordonne le prélèvement d’organes, la répartition et l’attribution des organes prélevés

§ Évalue l’activité médicale des équipes de transplantation

§ Gère le registre national des refus de prélèvement

§ Gère le Système national d'information (CRISTAL) où sont colligées de façon anonyme, par un système de

numérotation, toutes les données des receveurs et des donneurs d'organes

§ Promotion de la recherche en transplantation et du don d’organe

§ S’occupe aussi des embryons congelés et des cellules souches embryonnaires

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Règles d’attribution :

§ Critères médicaux (ex : groupe sanguin ABO, compatibilité HLA, temps d’ischémie froide le plus court possible)

§ Critères d’équité (exemple : durée d’attente)

§ Critères de priorités : dépendent de l’urgence (ex : hépatite fulminante) et de la difficulté à trouver un

receveur compatible (ex : receveur hyperimmunisé = Ac anti-HLA dirigés contre de très nombreux types HLA)

3 catégories de donneurs d’organe :

1. Donneurs en état de mort encéphalique

2. Donneurs décédés après arrêt circulatoire (DDAC)

3. Donneurs vivants

Donneur en état de

mort encéphalique

= Destruction définitive et irréversible de l’encéphale : < 1% des décès, �majorité des

organes prélevés, en moyenne 3,4 organes/personne décédée

§ Cause de décès : AVC (> 50%), anoxie, traumatisme, AVP

Diagnostic

§ Clinique :

- Absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée

- Abolition de tous les réflexes du tronc cérébral

- Abolition de la ventilation spontanée avec épreuve

d’hypercapnie

§ Paraclinique :

- 2 EEG nuls et aréactifs pendant 30 minutes à 4h d’intervalle

- Angiographie objectivant l’arrêt de la circulation encéphalique (= GOLD standard)

Donneur à

critères

élargies

(ECD)

= Age > 60 ans ou âge > 50 ans décédé de cause vasculaire, antécédents

d’HTA, de diabète ou de créatininémie > 130 µmol/L au moment du

prélèvement

➞ Programme de perfusion continue des greffons rénaux issus de ces

donneurs : encouragé pour diminuer le risque de lésions d’ischémiereperfusion

Bilan

§ Absence de maladie infectieuse : VIH, hépatite B/C, hémoculture,

ECBU

§ Absence de cancer : antécédents, clinique, échographie ou scanner

complet

§ Évaluation de la qualité des organes : biologique, morphologique

voire biopsie

§ Compatibilité : groupage sanguin, typage HLA (A, B et DR)

➞ Une infection bactérienne identifiée (méningite…) n’est pas une

contre- indication mais nécessite un traitement préventif chez le

receveur

➞ Une protéinurie (fréquente en cas de lésion intracrânienne) ne contreindique pas un prélèvement rénal

Prélèvement

= Organe ou multi-organe : urgence chirurgicale, réalisé par l’équipe

chirurgicale de l’hôpital dans lequel sera réalisé la greffe

Conservation

= Sous perfusion, dans une solution de conservation à 4°C permettant le

transport

Durée

maximale

§ Cœur, poumons : 4h

§ Foie : 12h

§ Rein : 36h

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Classification de

Maastricht

Cette classification différencie 4 catégories de donneurs décédés après arrêt circulatoire :

I à Patient décédé dès l’admission hospitalière

II à Échec de RCP

III à Patient en attente d’arrêt cardiaque (décision de limitation ou d’arrêt thérapeutique)

IV à Arrêt cardiaque chez un patient en état de mort encéphalique

CI

Voici les différentes CI au don chez un donneur potentiel :

§ Maladie infectieuse transmissible aux receveurs (infection non contrôlée ou

évolutive, tuberculose active, rage, VIH, VHC, HTLV)

§ Suspicion d'encéphalopathie spongiforme subaiguë (Creutzfeld-Jakob)

§ Cancer ou hémopathie (sauf certains cancers anciens guéris).

ORGANISATION �

Donneur décédé

après arrêt cardiaque

= Absence de reprise circulatoire après 5 minutes d’arrêt des manœuvres de réanimation,

confirmé par une asystolie complète ou un rythme agonique à l’ECG

§ Seuls les reins et le foie peuvent être prélevé (depuis 2005)

§ Protocole spécifique : sélection des donneurs et conditions de prélèvement (délai)

strictes, sélection des receveurs (< 65 ans, ø immunisation anti-HLA, consentement

signé préalable), inscrit sur une liste d’attente particulière en parallèle

§ Autorisation pour :

- Donneurs ayant présenté un arrêt cardiaque extra-hospitalier dit « noncontrôlé »

- Donneurs ayant présenté un arrêt circulatoire survenant en réanimation dans

les suites d’une décision d’arrêt des thérapeutiques actives.

Donneur vivant

= Personne majeur, apparenté au receveur, conjoint ou toute personne apportant la

preuve d’une vie commune depuis ≥ 2 ans ou d’un lien affectif étroit et stable depuis

≥ 2 ans

§ Nombre insuffisant (15,2% en 2018), en augmentation

§ Meilleurs résultats à long terme (donneur idéal, absence d’ischémie froide…) : 76% de

survie du greffon à 10 ans (contre 60% des greffons prélevés sur donneur décédé)

§ Permet des préparations spécifiques :

- Transplantation ABO-incompatible

- Désensibilisation du receveur portant un Ac anti-HLA dirigé contre un Ag HLA

du donneur

§ Comité donneurs vivants : autorise le prélèvement, s’assure de la liberté de décision

du donneur

§ Président du Tribunal de Grande Instance : vérifie le consentement libre et éclairé

§ Dons croisés d’organes (limité à 2 couples donneurs-receveurs) en cas

d’incompatibilité ABO/HLA

§ Suivi annuel et protection sociale des donneurs vivants

PEC �

Annonce

Procédure d’annonce chez un patient décédé et potentiellement donneur :

Lors de la prise en charge d'un patient présentant les caractéristiques d'un donneur

potentiel, l'entretien avec les proches doit être l'occasion d'aborder la question du don

d'organes.

Cet entretien doit se dérouler en deux temps, dans un lieu adapté :

§ 1er temps est celui de l'annonce de la mort encéphalique par le réanimateur. Le

médecin peut aborder le don d'organe et rechercher le souhait du patient

§ Second temps est abordé par l'équipe de coordination des prélèvements d'organes

de l'hôpital et concerne la recherche de la non-opposition du défunt. Cette

recherche ne doit pas être faite avant la prise de conscience du décès par les

proches. Au cours de cet entretien, il faudra uniquement rechercher la « nonopposition du défunt », l'avis de la famille n'étant que consultatif.

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§ En cas d'opposition du patient retrouvé, l'équipe en charge du patient

l'accompagnera vers le décès.

§ En absence d'opposition, les explorations visant à évaluer la qualité des greffons et

la procédure de répartition des organes peuvent alors débuter.

Physiopathologie

Les transplantations d’organes sont faites en tenant compte de :

§ La compatibilité dans le système des groupes sanguins ABO (des transplantations

dites ABO-incompatibles sont néanmoins envisageables dans certaines

circonstances) ;

§ La compatibilité dans le système des groupes tissulaires HLA ;

§ �Le groupe rhésus n’est quant à lui pas pris en compte)

La compatibilité tissulaire s’évalue par :

§ Le typage HLA du donneur et du receveur ;

§ La recherche d’anticorps anti-HLA chez le receveur dont la présence peut limiter

l’accès à un greffon compatible, augmenter le risque de rejet en post-transplantation

et réduire la durée de vie du greffon ;

§ Le test du cross-match juste avant la transplantation, qui identifie dans le sérum du

receveur la présence d’anticorps cytotoxiques dirigés contre les antigènes du

donneur.

Immunosupresseurs

Immunosuppression vise à :

§ Prévenir le rejet aigu à la phase initiale (traitement d’induction) ;

§ Prévenir les rejets après la phase initiale (traitement d’entretien) ;

§ Traiter les rejets aigus (traitement curatif).

Traitement d’induction :

§ Instaurer une immunosuppression forte au cours des 1er jours de la transplantation

où le risque de rejet est le + élevé.

§ Molécules utilisées : Anticorps polyclonaux déplétant les LT ou un anticorps

monoclonal non déplétant.

Traitement d’entretien :

§ Objectif : prévenir sur le long terme la survenue du rejet aigu avec la plus faible

iatrogénie possible.

§ TTT d’entretien : association de 2 ou 3 immunosuppresseurs de familles différentes

➞ Traitement immunosuppresseur augmente risque de complications infectieuses et

tumorales justifiant un suivi spécialisé.

Principales classes d’immunosuppresseurs ciblant les LT :

Molécules Mécanisme Indications

Corticoïdes

- Prednisone

(Cortancyl)

- Méthylprednisolone

(Solumedrol)

- Anti-infl + IS : action

sur présentation Ag à

LT

- Prévention rejet à

Prednisone faible

dose

Inhibiteurs de la

calcineurine

- Tacrolimus

- Ciclosporine

- Inhibition activation

lymphocytaire par

inhibition signal 1

- Début

- Entretien

Inhibiteurs de

mTOR

- Sirolimus

- Evérolimus

- Inhibiteurs de

tyrosine kinase (ITK)

à inhibition signal

prolifération LT

Inhibiteurs signal

de co-prolifération - Bêlatacept - Inhibition signal 2

- Début + entretien

seulement transplant

rénale chez EBV+. IV

mensuel

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Antimétabolites

- Mycophénolate

mofétil (Cellcept)

- Azathioprine

(Imurel)

- Inhibition

prolifération LT par

inhibition bases

puriques.

- Début

Ac monoclonal

anti-CD25 - Basiliximab

- Fixation chaîne CD25

=> saturation

interleukine 2 =>

inhibe prolifération

LT

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