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11/23/25

 


§ Traitement cardioprotecteur :

- Bêtabloquant

- IEC/ARA2 ou sacubitril/valsartan (entresto®)

- Anti-aldostérone : spironolactone ou éplérénone

- Inhibiteur des SGLT2 : dapagliflozine ou empagliflozine

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Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®

§ Traitement symptomatique anti-congestif : diurétiques

- Diurétiques de l’anse (furosémide) :

• En 1ère intention

• Dose minimale efficace

- Diurétiques thiazidiques (hydrochlorothiazide), en association au furosémide en cas de

signes congestifs persistants

§ Mesures non médicamenteuses :

- Régime hyposodé (< 6 g/j de sel)

- Activité physique régulière et adaptée

- Surveillance du poids et des symptômes

- Vaccinations : antigrippale tous les ans et anti-pneumococcique

- Éducation thérapeutique

- Réadaptation cardiaque

- Resynchronisation en cas de QRS > 130 ms et FEVG < 35%

- Transplantation cardiaque : traitement de dernier recours pour les patients éligibles

§ Traitement étiologique : traitement d’une cardiopathie ischémique, d’une valvulopathie, etc.

OAP

cardiogénique

§ Clinique :

- Dyspnée de repos, polypnée, orthopnée

- Toux avec expectorations mousseuses

- Râles crépitants

- Signes de détresse : sueurs, cyanose, anxiété

§ Hospitalisation en USC (USIP ++)

§ Position semi-assise

§ Oxygénothérapie voire VNI si nécessaire

§ Diurétique : furosémide IV

§ Dérivés nitrés IV (� Contre-indiqués si PAS < 100 mmHg)

§ Traitement étiologique : traitement d’un IDM, d’une fibrillation atriale, etc.

Choc

cardiogénique

§ Clinique :

- PAS < 90 mmHg

- Signes cutanés : froideur des extrémités, marbrures

- Oligurie voire anurie

§ Mise en place immédiate :

- Sonde urinaire systématique

- Monitorage invasif (KT)

§ Hospit en SI ou en réa med

§ Arrêt de tout traitement hypotenseur

§ Traitement de la cause + O2

§ Traitement inotrope : dobutamine IV

§ Traitement diurétique : furosémide IV

Focus sur l’OAP

Généralités

L’OAP cardiogénique, manifestation la plus fréquente de IC gauche aiguë, correspond à la survenue

de signes d’IC congestive mettant en jeu le pronostic vital.

Celle-ci peut survenir en raison d'une pathologie cardiaque de novo ou alors décompenser une IC

chronique, nécessitant alors la recherche de facteurs précipitants.

Clinique

Le diagnostic d’OAP repose sur l'apparition brutale des signes suivants :

§ Signes respiratoires : toux sèche, dyspnée, orthopnée

§ Signes objectifs d'insuffisance respiratoire aiguë : dyspnée, tachypnée, tirage susclaviculaire

et sus-sternal, baisse de la SpO2…

§ Signes cliniques d’IC aiguë : râles crépitants bilatéraux, envahissant les champs pulmonaires

« en marée montante », grésillement laryngé, freinage expiratoire, râles sibilants diffus,

expectorations mousseuses roses saumonées, TJ, RHJ voire hépatomégalie régulière, ferme

et douloureuse, en cas d’IC droite associée

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§ Signes d’IC chronique : OMI, pleurésie

§ Signes associés : tachycardie sinusale, HTA, due à la réaction adrénergique, à l'anxiété et à

une éventuelle hypercapnie.

Attention : l’OAP aigu pulmonaire hydrostatique ne doit pas être confondu avec l'OAP lésionnel,

réalisant un tableau de syndrome de détresse respiratoire aiguë et dû à une lésion de la barrière

alvéolocapillaire

Signes de gravité :

§ Fréquence respiratoire ≥ 30 cycles/min

§ SaO2 < 90 % sous oxygénothérapie à haut débit au masque à haute concentration

§ Signes de lutte respiratoire

§ Troubles de la vigilance témoignant d'un épuisement respiratoire, qui sera confirmé par

l'hypercapnie sur les gaz du sang.

§ Signes d'état de choc cardiogénique :

- PAS < 100 mmHg

- Signes d'hypoperfusion périphérique : marbrures cutanées, TRC augmenté, froideur

des extrémités.

§ Évolution : Un élément caractéristique de l'OAP cardiogénique est classiquement

l'amélioration rapide (20 à 30 minutes) du patient sous TTT. En absence d'amélioration, il

faut revoir le diagnostic et obtenir un avis spécialisé (réanimateur, cardiologue).

Examens

complémentaires

§ Rx de thorax :

- Aucune anomalie au début

- Redistribution vasculaire

- Lignes B de Kerley bilatérales

- Flou périvasculaire

- Opacités alvéolaires symétriques, bilatérales, floues, cotonneuses, à prédominance

péri-hilaire dessinant un contour en « ailes de papillon » respectant bases et

sommets

- Pleurésie de la grande cavité uni- ou bilatérale, peu abondante

- Cardiomégalie

§ Urée sanguine, créatininémie

§ BNP ou NT-proBNP en cas de doute diagnostique

§ Gaz du sang : hypoxémie avec effet shunt, hypocapnie pouvant induire une alcalose

respiratoire ou hypercapnie à l’origine d’une acidose respiratoire, acidose métabolique

§ ECG : trouble de repolarisation, du rythme ou de conduction, signes d’hypertrophie du

ventricule gaucche

§ Troponine : à la recherche d’un SCA

§ Écho cardiaque : recherche d’une cardiopathie sous-jacente, valvulopathie…

§ Iono, NFS, BHC, TP, TCA

Prise en charge

Objectif : assurer l'oxygénation du patient et réduire la pression hydrostatique capillaire pulmonaire

en faisant baisser précharge et postcharge cardiaque.

Beaucoup d'OAP sont pris en charge initialement au domicile.

Le TTT initial doit être démarré sur place, et le plus rapidement possible :

§ Position demi-assise

§ Perfusion de soluté glucosé à 5 % ou de soluté salé isotonique

§ Scope multiparamétrique.

§ Oxygénothérapie : à un débit permettant d'obtenir une SpO2 ≥ 90 %, sauf en cas

d'hypercapnie.

- Aux lunettes ou au masque à haute concentration.

- VNI

- CPAP

§ Diurétiques : Fuurosémide 80 mg (en l'absence d'IR) en IV direct.

§ Dérivés nitrés : isorbide dinitrate, en IVC (CI si la PA systolique est < 110 mmHg)

§ Surveillance continue

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Etiologies

§ IC aiguë : SCA, valvulopathie aiguë, crise aiguë hypertensive, surdosage en médicament

inotrope négatif, myocardite. •

§ Décompensation d'une IC gauche chronique : cardiopathie ischémique, cardiopathie

hypertensive, cardiomyopathie dilatée, hypertrophique ou restrictive, valvulopathie,

cardiopathie rythmique, maladie chronique du péricarde, troubles de la relaxation liés à

l'âge.

§ Il faut dans ce cas rechercher un facteur déclenchant :poussée hypertensive,

fibrillation/flutter auriculaire et TV, trouble de la conduction aigu, SCA, introduction de

médicament inotrope négatif, rupture du traitement chronique de l’IC…

LES TROIS CAUSES CARDINALES D'UNE IVD AIGUË

« 3E »

• Embolie pulmonaire

• Epanchement péricardique

• Extension d'une nécrose myocardique du ventricule droit

CLASSIFICATION DE L’INSUFFISANCE CARDIAQUE SELON LA NYHA

(NEW YORK HEART ASSOCIATION)

« NIMA »

• Non : pas de gène fonctionnelle (stade 1)

• Importantes activités : gène apparaissant pour un effort important (stade 2)

• Modérées activités : gène apparaissant pour un effort modéré (stade 3)

• Absence d’activités : gène apparaissant au repos (stade 4)

INSUFFISANCE VENTRICULAIRE GAUCHE IVG

Les signes à rechercher « 2IVG »

• Insuffisance respiratoire (dyspnée) avec crépitant

• Insuffisance mitrale fonctionnelle : souffle systolique

• Vitesse cardiaque accélérée : tachycardie

• Galop gauche avec choc de pointe dévié à gauche

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FICHE E-LISA N°245

INSUFFISANCE SURRÉNALE

Définition

§ Insuffisance surrénale entraîne une carence en cortisol et/ou aldostérone

Insuffisance surrénale primaire = maladie

d’Addison

Insuffisance surrénale 2ndaire = centrale =

insuffisance corticotrope

- Atteinte primitive de la glande

surrénale

- Déficit en cortisol + aldostérone

- ACTH élevée

- Origine HT-HP

- Déficit en cortisol (aldostérone préservée car

production indépendante de l’ACTH)

- ACTH normale ou basse (donc inappropriée)

Physiologie

Physiopath

§ Synthèse des hormones surrénaliennes a lieu dans les 3 zones de la glande surrénale

(glomérulée, réticulée & fasciculée), à partir d’un précurseur unique = cholestérol

GLUCOCORTICOÏDES MINÉRALOCORTICOÏDES ANDROGÈNES

SURRÉNALIENS

- Métabolite actif final : cortisol

- Sous le contrôle de l’ACTH

- Fonctions :

• Stimulation NGG (effet

hyperglycémiant)

• Stimulation catabolisme protidique

• Stimulation lipogenèse (viscérale &

région faciotronculaire)

• Inhibition sécrétion ADH

• Action stimulante sur le SNC

• Effet anti-inflammatoire &

antipyrétique

• Stimulation tonus vasculaire

• Effet minéralocorticoïde à fortes

doses

- Rythme nycthéméral : nadir entre 00h et

2h & pic entre 7h et 9h du matin

- Rétrocontrôle négatif sur la sécrétion

d’ACTH

- Métabolite actif final :

aldostérone

- Sous le contrôle du

système rénineangiotensine

- Fonction :

• Rétention

hydrosodée,

maintien de la

volémie & PA,

excrétion du

potassium

- Métabolite actif

final :

testostérone

mais non

produite dans la

surrénale à les

surrénales

synthétise ses

précurseurs

DHEA ++ & D4-

androsténedione,

stimulée par

ACTH

Item 245 – INSUFFISANCE SURRÉNALE

CHEZ L’ADULTE ET L’ENFANT


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Algorithme d’explorations de la fct° hypothalamo-hypophyso-surrénalienne en dehors

de situations aiguës: �

Maladies

ou

symptômes

associés

-Pathologie AI associée (hypothyroïdie, vitiligo…)

-Tuberculose

-Tumeur (Cancer pulmonaire, dig, rénal,

mammaire… ; lymphome ; mélanome)

-SAPL

-Nausées très fréquentes, apparition

vomissements, diarrhées & douleur abdo à doit

faire craindre insuffisance surrénale aiguë

-Chez ♀: aménorrhée, dépilation axillaire &

pubienne

-Signes d’insuffisance

hypophysaire

-Syndrome tumoral :

céphalées, signes de

compression chiasmatique

(troubles visuels)

-Troubles digestifs

Bio Anémie modérée normochrome normocytaire, leucopénie & hyperPNE possibles

Cortisolémie

� Mesurée vers 8h du matin (moment du pic)

§ Si < 50 ng/mL (5 µg/dL ou 138 nmol/L) à permet de conclure à une insuff

surrénale

§ Si > 180 ng/mL (18 µg/dL ou 500 nmol/L) à fonction corticosurrénale

normale= pas d’insuffisance surrénale.

§ Dans tous les autres cas : tests dynamiques indispensables (test au

synacthène)

SUSPICION D’INSUFFISANCE SURRÉNALE

(HORS SITUATION AIGUË)

D’INSUFFISANCE

SURRÉNALE

PAS D’INSUFFISANCE

SURRÉNALE

Insuffisance

surrénale

primaire

Insuffisance

corticotrope

Insuffisance

corticotrope

Pas

Insuffisance

corticotrope

Cortisol sanguin 8h et ACTH 8h

ACTH

élevée

ACTH

N ou basse

Test au Synacthène®

Hypoglycémie insulinique

Cortisol < 5 µg/dl

(138 nmol/l)

Cortisol > 18 µg/dl

(500 nmol/l) 5 < Cortisol < 18

Forte suspicion

d’insuffisance

corticotrope ?

< 18 µg/dl > 18 µg/dl

> 18 µg/dl < 18 µg/dl

NON

OUI

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ACTH +++

§ Mesurée à 8h du matin

- Si > 100 pg/mL à insuff surrénale primaire

- Si taux normal à n’élimine pas insuff IIaire

- Si insuff surrénale établie : taux d’ACTH permet de différencier insuff

primaire (ACTH élevée) & insuff IIaire (ACTH normale ou basse) +++

Test au

Synacthène®

§ Injection IM ou IV d’1 ampoule de 0,25 mg de Synacthène® (tétracosactide =

analogue ACTH) + dosage cortisolémie à 30 min et/ou 1h

§ Test normale si cortisolémie > 18 µg/dL (500 nmol/L) ⚠ Élimine une

insuffisance surrénale

§ Si absence de réponse : caractéristique de l’insuff surrénalienne primaire

(corticosurrénale déjà stimulée de façon maximale par ACTH endogène)

§ ⚠ Explore de façon indirecte la possibilité insuff corticotrope : si elle est

installée depuis plusieurs mois, apparition d’une atrophie du cortex qui

répondra de façon insuffisante lors du test (10% des cas)

Causes

1. CAUSES D’INSUFFISANCE SURRÉNALE PRIMAIRE

Origine AI

+++

= rétraction

corticale

§ 80% des cas chez l’adulte en

France : de loin cause la +

fréquente

§ 20% des cas chez l’enfant,

DG après 10 ans en général

§ ♀ > ♂ : SR= 3/1

§ Souvent ATCD familiaux de

MAI

× Peut être isolée ou associée à d’autres MAI :

- Thyroïdite de Hashimoto (sd de Schimdt)

+++

- DT1

- Insuffisance ovarienne précoce

- Gastrite AI, +/- associée à maladie de

Biermer

- Maladie cœliaque

- Vitiligo…

Tuberculose

bilatérale des

surrénales

§ 10% des cas en Europe

§ Localisation du BK dans les surrénales par dissémination hématogène,

devient en général parlante que plusieurs années après la 1ère localisation

§ Terrain : sujets transplantés (provenant de pays où BK endémique) ou

imunodep avec ATCD de BK et/ou autre atteinte symptomatique de la maladie

Exams

complémentaires

§ RxT & TDM thoracique : signes de BK, éventuellement au

stade de séquelles

§ TDM des surrénales +++ : augmentées de taille à la phase

initiale puis s’atrophient & se calcifient dans 50% des cas

Image montrant des calcifications des surrénales.

à Bilan des ¹ localisation de la BK indispensable

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Infection VIH

§ À un stade avancé de la maladie

§ Mécanismes multiples :

- Localisation surrénalienne d’une infection opportuniste (CMV ++,

toxoplasmose, BK, mycobactérie atypique, cryptococcose ou

histoplasmose) ou d’une pathologie maligne (lymphome…)

- Mécanisme iatrogène : kétaconazole, rifampicine…

- Atteinte de l’hypophyse par lymphome ou infection à CMV

- Prise simultanée d’1 corticoïde anti-inflammatoire, même à faible dose

+ ritonavir (= puissant inhibiteur cytochrome P450, notamment CYP3A4

à potentialisateur des corticoïdes)

§ ⚠ Si dénutrition avec hypoprotidémie importante : fonction surrénale peut

être sous-estimée car dosage cortisol total donc en fonction du cortisol lié à

la CBG qui est diminuée dans ce cas à confirmation par évaluation du

cortisol libre + avis spécialisé

Autres causes

§ Iatrogènes :

- Surrénalectomie bilatérale

- Anticortisolique de synthèse (mitotane, kétonazole, métyparone)

- Nécrose hémorragique (anticoagulants…)

§ Métastases bilat : cancer poumon, digs, rein, sein, ORL… à Primitif souvent

retrouvé facilement au TDM ou fibro bronchique

CHEZ L’ENFANT

× Causes génétiques de loin les + fréquentes +++

2. CAUSES D’INSUFFISANCE CORTICOTROPE

Arrêt corticothérapie prolongée +++ (cf. + bas) � Autres �

Causes de loin la + fréquente

§ Dose supra physiologique (> 30 mg d’équivalent

hydrocortisone / > 7 mg de prednisone) pdt 3-4 semaines :

grande variabilité individuelle de sensibilité de l’axe aux

corticoïdes exogènes

§ Pendant corticothérapie, axe hypophyso-surrénalien

constamment freiné, décompensation peut survenir en cas

de pathologie intercurrente ou dose < 5 mg d’équivalent

prednisone (20 mg d’hydrocortisone)

§ ATCD de corticothérapie doivent être recherchés

§ ⚠ ¹ voies d’administration : PO mais aussi percutanée, IM

(formes retard +++), intra-articulaire, forme inhalée

Tumeur de la région HT-HP

à Souvent associé à d’autres

déficits antéhypophysaires

PEC D’UNE INSUFFISANCE SURRÉNALE CHRONIQUE

� Traitement d’une insuffisance surrénale suspectée doit être donné sans attendre résultats dosages

hormonaux (compte tenue de la durée de vie très courte de l’hydrocortisone, il suffit de faire les prélèvement

avant la prise le matin)

Traitement

substitutif

Dans insuff surrénale primaire, association :

- GC : hydrocortisone PO (Hydrocortisone Roussel®

10 mg), 15-25 mg/j en 2-3 prises (2-4 prises) (dose la +

élevée étant donnée le matin)

- MC : fludrocortisone (Flucortac®), 50-150 µg/j en

1 prise (1-2 prises)

Dans insuffisance corticotrope :

hydrocortisone seulement

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TTT cause

§ BK, métastases, autre infection, sarcoïdose…

Éducation

thérap

+++

§ Avoir sur soi les outils de sécurité :

- Carte d’insuffisance surrénale & éventuellement bracelet ou collier d’alerte

- Comprimés d’hydrocortisone et si déficit en MC, fludrocortisone

- Boîte d’hydrocortisone injectable & matériel pour injection

- Recommandation d’urgence en langue étrangère en cas de voyage

§ Régime normosodé

§ Proscrire les laxatifs & les diurétiques

§ Traitement à vie +++ (ou jusqu’à preuve de récupération axe hypophyso-surrénalien en cas

d’insuffisance corticotrope post-CTC ou après exérèse d’1 adénome cortisolique de la

surrénale ou adénome corticotrope)

§ Savoir reconnaître les signes de TTT inadapté : fatigabilité, perte d’appétit, nausées, perte de

poids, douleurs abdo, mélanodermie

§ Savoir identifier les situations à risque & symptômes d’insuff surrénale aiguë débutante

§ Savoir adapter le TTT oral de GC dvt symptômes d’insuffisance surrénale aiguë :

- Avant, consigne de doubler ou tripler la dose d’hydrocortisone

- Maintenant, si prise d’1 comprimé le matin et le midi en situation normale, consigne :

prendre immédiatement 2 comprimés qq soit l’heure, puis prendre 2 comprimés matin &

midi pendant 2-3 jours

§ Savoir administrer l’hydrocortisone 100 mg en SC si > 2 vomissements ou diarrhées en – d’½

journée ou en cas de trouble de conscience

§ Savoir adapter le TTT aux situations particulières : chaleur, exercice physique, voyage…

§ Utiliser de façon pertinente les ressources du système de soins

Surveillance

§ En cas de déficit en GC : surveillance clinique +++,

§ Adaptations posologiques en fonction de la sensation de fatigue (mais non spécifique), du

poids, PA (couché & débout), présence mélanodermie

§ Surveillance iono sg

INSUFFISANCE SURRÉNALE AIGUË

À évoquer

devant

Clinique Biologique

Tableau souvent d’emblée très aigu :

-DEC avec pli cutané, hypoTA pouvant aller jusqu’au collapsus

-Confusion, crises convulsives secondaires à hyponatrémie &

hypoglycémie voire coma

* : spécifiques de

l’insuffisance surrénale

primaire

-Hémoconcentration*, IRA

fonctionnelle

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-Troubles digestifs : anorexie, nausées, vomissements, douleurs

abdominales, diarrhée

-Douleurs diffuses, notamment douleurs muscu, céphalées

-Fièvre (infection ayant précipité décompensation peut y

participer)

-Orientation devant : insuffisance surrénale connue,

mélanodermie, anamnèse évocatrice (asthénie, anorexie &

amaigrissement d’aggravation progressive) ou hémorragie

bilatérale des surrénales (syndrome douloureux abdo inaugural)

-Hyponatrémie avec

natriurèse normale ou

augmentée

-Hyperkaliémie* +++

-Hypoglycémie

-Acidose métabolique

-Anémie,

hyperlymphocytose,

hyperPNE

-Natriurèse conservée

Signes de

gravité

§ La DEC potentiellement sévère peut aller jusqu'à un tableau de choc hypovolémique.

Une tachycardie est souvent présente.

§ Signes d'hypoperfusion périphérique : marbrures cutanées, extrémités froides,

oligurie.

§ Troubles hydroélectrolytiques avec HyperK+ menaçante.

§ L'action sur le tonus vasomoteur du cortisol peut également donner lieu à un tableau

pouvant mimer un choc septique, avec une défaillance hémodynamique et des

résistances vasculaires effondrées.

§ Les troubles digestifs peuvent être particulièrement importants avec vomissements

incoercibles ou diarrhée profuse et constituent dans ces situations un critère de

gravité.

§ Les troubles neurologiques graves (troubles de conscience pouvant aller jusqu'au

coma, crises convulsives), potentiellement aggravés par une hypoglycémie ou les

troubles hydroélectrolytiques (hyponatrémie) nécessitent une prise en charge

spécifique et une surveillance rapprochée.

§ La non-réponse au traitement hormonal substitutif constitue un signe de gravité,

dans la mesure où cela implique la recherche d'une autre cause.

DG positif

§ Si DG d’insuffisance surrénale non connue avant : prélèvement bilan Hnal avant d’initier TTT

sans en attendre les résultats à dosage cortisol & ACTH ; aucun intérêt si déjà connue

§ Cortisolémie basse, effondrée (d’autant + anormal que le patient est en état de stress)

§ ACTH très élevée si primaire ; normale ou basse si corticotrope

Bio à réaliser devant suspicion d’Insuffisance surrénalienne aigue :

- Hémogramme

- Ionogramme sanguin, urée, créatinine, bicarbonate, glycémie

- Ionogramme urinaire

- Cortisolémie

- ACTH

- Cortisolémie à H + 1 d'une injection de Synacthène® (si doute diagnostique)

Causes

§ Recherche cause de l’insuffisance surrénale si pas déjà connue + recherche facteur de

décompensation pouvant nécessiter TTT spé

§ Cause la + fréquente de loin : insuffisance surrénale lente connue ou non décompensée

spontanément ou par pathologie intercurrente

§ Peut révéler l’insuffisance surrénalienne en cas de : bloc enzymatique surrénalien (21-

hydroxylase ++) complet (dans la période néonat) ou si hémorragie bilatérale des surrénales

ou apoplexie hypophysaire

§ Cause de décompensation : n’importe quelle pathologie intercurrente (vomissements,

diarrhées, infection, fracture, IDM, intervention chir, anesthésie, acte DG invasif, effort

physique important, stress psy intense…)

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PEC

§ Grave, urgence extrême, aucun retard à prendre dans le TTT, mm sans certitude dg, dosages

Hnaux réalisés secondairement

§ Le TTT de l’Insuffisance surrénalienne aigue est à débuter dès la suspicion

diagnostique : correction des troubles hydroélectrolytiques et hormonothérapie, qui

doit être introduite même en cas de doute. Il vaut mieux traiter par excès au vu de la

gravité de la pathologie et son tableau souvent trompeur.

Au

domicile

§ Admin 100 mg d’hydrocortisone IV ou IM ou à défaut SC (si insuff surrénale

connue, doit avoir au moins 2 boîtes d’Hydrocortisone Upjohn® 100 mg et savoir

faire les inj SC)

§ Transport médicalisé en milieu hospitalier

À

l’hôpital

§ Transfert en urgence en réa

§ Mesures non spé en cas de coma, fièvre, douleurs, hypoxie

§ Protocoles & doses à titre indicatif car le + souvent adaptés en fonction gravité

tableau clinique & ionique + terrain :

Corriger HMD &

troubles

hydroélectrolytiques

×Remplissage vasculaire au sérum phy 500 mL

×Relai par RH IV avec sérum glucosé 5 ou 10% enrichi en

NaCl

×⚠ pas de supplémentation potassique car hyperkaliémie

Hydrocortisone × 200 mg/24h en perf° IVSE auto-pousseuse (SAP), à

défaut 50 mg IV ou IM toutes les 6h

§ TTT facteur déclenchant ++

§ Surveillance :

- PA, FC, FR, oxymétrie de pouls, diurèse, T°C, glycémie capillaire, conscience

- Refaire iono sang après 4-6h

- ECG si hyperkaliémie importante

TTT

préventif

§ Éducation du patient pour qu’il augmente ses doses en cas de facteurs de

décompensation potentiels +++

§ Informer MT pour qu’il vérifie que les doses soient augmentées en cas de

pathologie intercurrente et pour qu’il sache reconnaître une insuff surrénale

aiguë & en débuter le TTT à domicile avant d’adresser le patient à l’hôpital

§ Médecin urgentiste ou anesthésiste recevant un insuffisant surrénalien victime

d’1 AVP ou d’IDM ou pneumonie ou dans contexte d’urgence chir doivent

reconnaître insuffisance surrénale aiguë et savoir la prévenir

§ En cas de chir :

- 100 mg IV ou IM initialement

- Puis, si chir majeure : 100 mg/24h en IV SAP ou à défaut 25 mg IV ou IM

toutes les 6h à poursuivre à la même posologie jusqu’à reprise alim

- Puis idem ci-dessus

ARRÊT D’UNE CORTICOTHÉRAPIE

§ Cause la + fréquente d’insuff surrénale IIaire +++

§ � Lors d’1 corticothérapie à doses supraphysio, axe cortico-surrénalien constamment freiné à

récupération dans l’ordre suivant : CRH hypothalamique puis ACTH hypophysaire puis cortisol surrénalien

§ Arrêt expose :

- Au rebond de la maladie causale +++

- À l’insuffisance corticotrope

- À un syndrome de sevrage aux corticoïdes

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Signes

cliniques

§ Association :

1. Signes de surcharge cortisonique du fait de la CTC au long cours : ralentissement croissance

staturale chez enfant, prise de poids, modifications morphologiques

2. Signes cliniques d’insuffisance corticotrope (fatigue, hypoglycémie, douleurs musculaires,

troubles digestifs) mais peuvent être plus difficiles à reconnaître car :

- Possible confusion avec signes de rechute maladie causale & séquelles d’un sd de

Cushing iatrogène

- Dépendance psychogène à la CTC peut se manifester par tableau voisin

CAT

§ Tant que la posologie de GC est > dose substitutive (5 mg d’équivalent prednisone) : pas

d’insuffisance surrénale clinique

- TTT doit être adapté seulement en fonction de la pathologie ayant imposé

corticothérapie

- Sauf en cas de stress majeur : TTT transitoirement majoré ou substitut° par

hydrocortisone ajoutée pour avoir une poso de GC en moyenne équivalente à 40-60 mg

d’hydrocortisone (10-15 mg de prednisone) à adapter en fonction du poids & des

données cliniques

§ Pour dose < 5 mg/j de prednisone : TTT substitutif par hydrocortisone est introduit à Poso =

10-15 mg en 1 ou 2 prises, matin & midi (patient à ce stade considéré en insuff surrénalienne)

§ Après 2-4 semaines de susbstitution d’hydrocortisone : éval Hnale peut ê proposée (ne pas le

faire immédiatement à l’arrêt des CTC car majorité des patients récupèrent en 2-4 semaines)

PRINCIPALES ÉTIOLOGIES D’INSUFFISANCE CORTICOTROPE

« CIGAREeTTeS et cortico »

• ChIrurgie hypophysaire

• Granulomatose (sarcoïdose)

• Auto-immune (hypophysite)

• Radiothérapie

• Traumatisme

• Tumeur hypothalamo-hypophysaire

• Sheegan syndrome

• Arrêt brutal d’une corticothérapie

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FICHE E-LISA N°247

DIAGNOSTIC

Définition

§ Diabète = ensemble des pathologies caractérisées par une hyperglycémie chronique

§ Défini par le risque de rétinopathie à long terme : risque établi selon les résultats d’études

épidémiologiques avec un risque de rétinopathie pour une glycémie à jeun > 1,26 g/L

(7 mmol/L)

Classification

§ Diabète de type 1 (10%), dû à une absence de sécrétion d’insuline par le pancréas, autoimmun

- Plutôt avant 35 ans

- Début rapide, facteur déclenchant fréquent, hyperglycémie au diagnostic > 3 g/L, cétose

souvent présente

- Poids normal ou amaigrissement

- Mortalité principalement par insuffisance rénale

§ Diabète de type 2 (> 80%), dû à une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de

l’organisme

- Plutôt après 35 ans, antécédents familiaux fréquents

- Début lent et insidieux, hyperglycémie au diagnostic souvent < 2 g/L, cétose souvent

absente

- Obésité ou surcharge adipeuse abdominale

- Complications dégénératives au moment du diagnostic présentes dans 50% des cas

- Mortalité principalement par maladies cardiovasculaires

§ Diabète pré-gestationnel : antérieur à la grossesse, inclut de DT1 et le DT2

§ Diabète gestationnel : intolérance au glucose se développant durant la grossesse,

diagnostiquée à l’aide d’une HGPO entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse

§ Étiologies rares : anomalies génétiques de la fonction de la cellule β (diabète MODY),

maladies du pancréas exocrine (pancréatites, néoplasie, traumatisme, mucoviscidose,

hémochromatose...), maladies endocrines (hypercortisolisme acromégalie,

phéochromocytome, hyperthyroïdie), médicaments et toxiques (corticoïdes, neuroleptiques,

immunosuppresseurs et immunomodulateurs), formes rares auto-immunes

(polyendocrinopathie auto-immune de type 2), syndromes génétiques complexes...

Diagnostic

§ � Diagnostic souvent chez un patient asymptomatique :

- Dépistage (facteurs de risque)

- Glycémie veineuse à jeun ≥ 1,26 g/L à deux reprises (normale si < 1,10 g/L,

hyperglycémie modérée à jeun entre 1,10 et 1,26 g/L)

- Hyperglycémie provoquée par voie orale si la glycémie 2 heures après charge orale

≥ 2 g/L (11 mmol/L), intolérance au glucose si entre 1,40 et 2 g/L : indiquée en cas de

grossesse ou si glycémie à jeun entre 1,10 et 1,26 g/L (6 à 7 mmol/L)

§ Diagnostic en situation d’urgence chez un patient symptomatique

- Patient ayant des symptômes d’hyperglycémie (soif et polyurie) et glycémie ≥ 2 g/L à

n’importe quel moment de la journée

Item 247 – DIABÈTE SUCRÉ DE TYPE 1 ET 2 DE L’ENFANT

ET DE L’ADULTE - COMPLICATIONS

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SIGNES CLINIQUES

Présentation

habituelle

§ Début rapide ou explosif (quelques semaines)

§ Syndrome cardinal :

- Polyurie et polydipsie = signes d’hyperglycémie franche (> au seuil de réabsorption

rénale du glucose = 1,8 g/L)

- Amaigrissement contrastant avec un appétit conservé et une polyphagie = signes de

carence en insuline ; recherche immédiate de corps cétoniques

- Chez l’enfant énurésie secondaire, cassure de la courbe staturo-pondérale

§ Troubles visuels transitoires (anomalies de la réfraction, suivant la normalisation glycémique)

§ Examen clinique pauvre : fonte musculaire, signes d’acidose (dyspnée de Kussmaul, odeur

acétonique de l’haleine), déshydratation globale

§ Diagnostic par mesure de la glycémie veineuse

§ Acidocétose inaugurale chez 80% des enfants, délai moyen de 3 semaines entre les premiers

symptômes et l’hospitalisation pour acidocétose ; installation plus lente chez l’adulte,

diagnostic avant l’acidocétose

Formes du DT1

§ Diabète de type 1 lent ou LADA : début tardif et progressif, proche du DT2 (10% des diabètes

apparemment de type 2) ; recours à l’insulinothérapie en 2 à 10 ans

§ Diabète de type 2 à tendance à tendance cétosique du sujet noir d’origine africaine

Diagnostic

§ Diagnostic clinique si l’hyperglycémie est associée à la triade “amaigrissement-cétose-âge

< 35 ans” �

§ Si un des critères manque : s’aider de paramètres immunologiques

PRISE EN CHARGE

Histoire

naturelle

§ Phase préclinique : les mécanismes auto-immuns détruisent les cellules β

§ Diagnostic clinique : destruction > 85% de la masse des cellules β

§ Phase clinique séquellaire : les cellules restantes sont appelées à disparaître

Maladie

chronique

§ Engagement permanent du patient dans la gestion du traitement et participation active aux

soins quotidiens ; acceptation pour un bon contrôle et éviter les complications

§ Freins à une bonne adhésion du patient : peur des hypoglycémies (surtout nocturnes), peur

de prendre du poids, non-acceptation, refus des contraintes

=> Prise en charge multidisciplinaire dans un centre expert en diabétologie

Éducation

thérapeutique

§ Éducation thérapeutique : autonomisation maximale du patient :

- Diagnostic éducatif ou bilan éducatif partagé : identification des besoins éducatifs

- Transfert des connaissances par l’enseignement collectif ou individualisé

- Vérification des comportements

- Consultations infirmières et diététiques

- Promotion des comportements sains

- Éventuelle participation de patients dits “experts” ou “ressources” comme soutien

- Éducations des membres de la famille � sur des sujets particuliers (resucrage oral,

administration de glucagon...)

Objectifs

§ Compromis entre une vie la plus libre possible et la prévention des complications aiguës ou

chroniques

§ Insulinothérapie intensifiée (insuline lente et plusieurs injections d’insuline rapide par jour,

ou pompe à insuline) : réduit l’hémoglobine glyquée, retarde et réduit la gravité des

complications micro- et macro-angiopathiques mais risque d’hypoglycémie sévère

§ Valeur cible de l’HbA1c : objectifs personnalisés à chaque patient

§ Objectif raisonnable : HbA1c < 7% pour un sujet adulte (hors grossesse)

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§ Pour les enfants : objectif moins strict (entre 7,5 et 8,5% pour les < 6 ans, < 8 pour les prés

pubères et < 7,5% pour les adolescents de 3 à 19 ans) du fait du retentissement des

hypoglycémies sévères sur le développement cérébral.

§ Objectifs glycémique idéaux chez les sujets diabétiques :

- Glycémie à jeun comprise entre 0,8 et 1,2 g/L (objectifs modulés selon le patient)

- Glycémie post-prandiale entre 1,2 et 1,8 g/L (objectifs modulés selon le patient)

- Glycémie au coucher < 1,2 g/L

- Glycémie nocturne > 0,8 g/L

- Réduire au maximum le nombre d'hypoglycémies +++ (désagréables et dangereuses -

facteur essentiel d'observance et de qualité de vie).

§ 3 à 5 injections d’insuline doivent être réalisé par jour ou la mise en place d’une pompe à

insuline.

Surveillance

§ Autosurveillance :

- Suivre son diabète, adapter ses doses d’insuline, avoir une idée de l’équilibre

glycémique moyen, gérer les situations d’urgence

- 4 à 6 fois par jour : avant par mesure sur sang capillaire par piqûre du doigt (lassitude),

aujourd’hui remboursement des capteurs de glucose qui mesurent le taux de glucose en

continu

§ Hyperglycémie inexpliquée et prolongée +/- symptômes digestifs : éducation des patients à

la recherche de corps cétoniques dans les urines ou le sang sur prélèvement capillaire pour

dépistage d’une décompensation cétosique �

§ HbA1c = fixation non enzymatique et irréversible du glucose sur toutes les hémoglobines :

estimer l’équilibre glycémique des 2 à 3 mois précédant le prélèvement

§ Suivi au moins 3 à 4 fois par an par un diabétologue :

- Examen clinique annuel incluant évaluation neurologique et détermination du risque

de plaie du pied

- Profil lipidique, créatinine, microalbuminurie, ECG (une fois par an)

- Examen ophtalmologique au moins une fois par an pour dépistage, plus rapproché si

lésions de rétinopathie diabétique

- Consultation de cardiologie annuelle si symptomatique, âgé, longue durée d’évolution

ou complications

- Consultation annuelle chez le dentiste

Traitement

insulinique

§ Traitement palliatif de remplacement hormonal pour la vie entière

§ Variétés d’insuline :

- Insuline humaine recombinante (Actrapid, Umuline rapide, Insuman) : strictement

identique à l’insuline humaine ; par voie IV, IM ou SC, latence de 30-45 minutes, pic

d’activité à 2-3 heures, durée totale d’action de 7 à 8 heures

- Analogues rapides de l’insuline (Lispro (Humalog), Aspart (Novorapid), glulisine

(Apidra)) : molécules à activité insulinique structurellement modifiées pour obtenir des

propriétés pharmacodynamiques intéressantes ; par voie IV, IM et SC, délai de 15

minutes, pic en 30-90 minute, durée totale de 4-6 heures, injectés juste avant de

manger et disparaissent rapidement réduisant le risque d’hypoglycémie à distance des

repas ; insuline de choix pour les pompes à insuline

- Formes lentes d’insuline humaine et mélanges avec des analogues rapides : adjonction

de protamine ou excès de zinc pour ralentir le passage du tissu sous-cutané vers le sang,

insulines NPH d’action intermédiaire (9 à 16 heures) ; formes « prémix » avec mélanges

préconditionnés d’analogue rapide et d’insuline NPH, uniquement par voie SC, nécessite

une remise en suspension ; place marginale dans le DT1

- Analogues lents de l’insuline (Glargine (Lantus, Abasaglar, Toujéo), Detemir (Levemir),

Dégludec (Tresiba) : obtenus par modifications biochimiques ; par voie SC uniquement,

action prolongée ; varier les points d’injection pour éviter des lipodystrophies et une

modification de la pharmacocinétique �

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§ � Vecteurs :

- Stylos à insuline réutilisables ou jetables : un traitement basal-bolus

- Pompes portables : administration continue, modulée et sous-cutanée d’analogue

rapide de l’insuline pour un traitement plus efficace et flexible mais aussi plus cher

§ Schémas : selon l’acceptation, l’autonomisation et les objectifs thérapeutiques du patient ;

substituer la production physiologique avec une faible production permanente à laquelle

s’ajoute une production rapide, puissante et transitoire lors de la prise alimentaire

- Insulinothérapie intensifiée avec une injection d’insuline lente et plusieurs injections

d’insuline rapide chaque jour ou utilisation d’une pompe à insuline

§ Doses : de 0,5 à 0,6 U/kg de poids par jour, auto-adaptée en fonction des glycémies, de

l’activité physique et de l’alimentation prévue

§ � Effets secondaires : hypoglycémies, lipo-hypertrophies si récurrence des piqûres au

même endroit, avec des aiguilles utilisées plusieurs fois

Traitement

non insulinique

§ Accompagnement et soutien psychologique (maladie chronique)

§ Alimentation variée et sans interdits :

- Respect des traditions culturelles, ethniques, familiale et contraintes professionnelles

- 3 repas principaux complétés si besoin de 1-2 collations, indispensables si activité

physique intense ; apports glucidiques définis selon le poids, les habitudes alimentaires,

le profil glycémique et le schéma insulinique

- Respect du PNNS, horaires et apports glucidiques réguliers ou adaptation de la dose

d’insuline à la quantité de glucides que le patient compte ingérer

- Éducation sur le resucrage

§ Exercice physique (plutôt en aérobiose), en prenant en compte le risque d’hypoglycémie

parfois différée, bilan clinique si reprise d’activité avec une longue période d’arrêt

§ Associations de patients pour le soutien psychologique et comme sources d’information,

d’activités de groupe, défense des intérêts communs, tarifs préférentiels des compagnies

d’assurance, conseils juridiques

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DIABÈTE DE TYPE 2

GÉNÉRALITÉS

Épidémiologie

§ Personnes à risque : obèses, sédentaires, avec anomalie du métabolisme glucidique,

antécédents familiaux de DT2, certaines ethnies (Afrique incluant le Maghreb, Moyen-Orient,

Inde, populations des DOM en France)

Physiopathologie

§ Mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme : altération des capacités

d’insulinosécrétion (insulinopénie relative) et insulinorésistance

§ Altération de sécrétion d’insuline : hyperglycémie (glucotoxicité), lipotoxicité et inflammation

chronique de bas grade ; prédisposition génétique

§ Insulinorésistance : facteurs environnementaux dont sédentarité et alimentation excessive ;

nécessité d’une plus forte concentration d’insuline pour une réponse des organes cibles

(muscles, foie, adipocytes), diminution de la sensibilité à l’insuline avec l’âge ; possibilité

d’amélioration par un amaigrissement, augmentation de l’activité physique, réduction des

stress physiques

§ Syndrome métabolique et obésité androïde majorent le risque cardiovasculaire des DT2

Facteurs

génétiques

§ Fortement héréditaire (transmission familiale) mais composante génétique mois

importante : fréquence de 5% dans la population générale française, 90-100% si vrais jumeaux,

30-60% si deux parents diabétiques, 10-30% si un apparenté au premier degré

§ Comportements favorisant le DT2 (alimentation et mode de vie)

Glucotoxicité

§ Aggravation de la résistance à l’action de l’insuline par l’hyperglycémie elle-même

§ Réversibilité partielle par un contrôle glycémique strict prolongé

Lipotoxicité

§ Lipolyse suite à l’insulinopénie et l’insulinorésistance : augmentation des acides gras circulants

--> aggravation des anomalies d’insulinosécrétion, stimulation de la production hépatique

de glucose, inhibition de la captation de glucose par les muscles

SIGNES CLINIQUES

Signes cliniques

§ Signes secondaires à l’hyperglycémie, longtemps asymptomatique car l’hyperglycémie se

développe graduellement --> retard diagnostique �

§ Découverte du diabète sur un mode de décompensation sévère : retard diagnostique,

pathologie intercurrente ou prescription d’un traitement hyperglycémiant

- Polyurie

- Polydipsie

- Amaigrissement

- Prurit vulvaire chez la femme et balanite chez l’homme

- Infections récidivantes ou traînantes

§ Découverte du diabète par une complication : neuropathie douloureuse, mal perforant

plantaire, rétinopathie ou atteintes cardiovasculaires

Dépistage

§ Recommandation ANAES de 2003 pour le dépistage par glycémie veineuse à jeun :

- Sujets présentant des signes cliniques évocateurs de diabète

- Sujets > 45 ans : tous les 3 ans en l’absence de facteur de risque, plus précocement si

apparition d’un facteur de risque

- Patients présentant un ou plusieurs facteurs de risque (tous les ans en cas de bilan normal)

§ Autres cas de dépistage :

- Origine non caucasienne et/ou migrant

- Situation de précarité

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- Marqueurs du syndrome métabolique (excès pondéral avec IMC > 28 kg/m², HTA avec

PAS ≥ 40 mmHg et/ou PAD 90 ≥ mmHg et/ou HTA traitée, HDL-cholestérol < 0,35 g/L et/ou

triglycérides > 2 g/L et/ou dyslipidémie traitée)

- Antécédents de diabète familial (1er degré), diabète gestationnel ou enfant de poids de

naissance > 4 kg, diabète temporairement induit, maladie vasculaire ou rénale

Diagnostics

différentiels

§ Diabète de type 1 lent (LADA) : absence de surpoids, d’antécédents familiaux de DT2 et

présence d’auto-anticorps anti-IA2 et/ou anti-GAD

§ Diabètes génétiques

§ Diabètes secondaires : secondaires à des pancréatopathies, à l’hémochromatose et à la

mucoviscidose, aux causes médicamenteuses et aux endocrinopathies

Évolution

§ Aggravation de l’insulinopénie avec le temps, pouvant justifier un traitement par insuline,

aggravation accentuée par la glucotoxicité et la lipotoxicité

§ Pronostic dépendant de la survenue de complications favorisées par un équilibre glycémique

insuffisant et l’existence de facteurs de risque cardiovasculaires non contrôlés

TRAITEMENT

Principes

généraux

§ Objectifs :

- Contrôle glycémique optimal avec un objectif d’HbA1c individualisé

- Amélioration de la sensibilité à l’insuline en limitant glucotoxicité et lipotoxicité

- Prise en charge globale des facteurs de risques cardiovasculaires

§ Moyens :

- Activité physique

- Équilibre nutritionnel (limiter les sucres rapides, aliments à index glycémique élevé,

contrôle des apports lipidiques et des boissons alcoolisées)

- Réduction des apports caloriques si surcharge pondérale

- Traitements oraux

- Agonistes du récepteur du GLP-1

- Insuline

§ Document HAS – Guide du parcours de soins - Diabète de type 2 de l’adulte

Surveillance

glycémique

§ Surveillance de l’HbA1c : dosage tous les 3 mois

- Surveillance du traitement et évaluation du risque de complications

- Objectif personnalisé défini et expliqué au patient : selon l’âge, la durée du diabète, les

évènements cardiovasculaires et la fonction rénale

§ Autosurveillance glycémique :

- Traitement glycémique : pas systématique, nécessaire si diabète déséquilibré ou

modification de traitement ; 200 bandelettes réactives remboursées par an pour les

sujets sans insuline, plus si traitements à risque d’hypoglycémies ; 1 à 3 glycémies

hebdomadaires

- � Outil d’éducation pour : sensibiliser le patient à l’intérêt de la diététique et de l’exercice

physique régulier, déterminer la posologie d’un sulfamide hypoglycémiant, lors d’une

maladie intercurrente ou de la prescription d’un médicament diabétogène

- Diabète insulino-traité : adaptation des doses d’insuline ; au minimum autant de

contrôles capillaires que d’injections, dispositif de mesure continue du glucose si

insulinothérapie intensifiée

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Prise en charge

thérapeutique

1ère étape :

Règles

hygiénodiététiques

(RHD)

§ Exercice physique régulier :

- +/- évaluation cardiologique et podologique préalable

- Diminution de l’incidence de DT2 dans une population à risque,

amélioration de la sensibilité à l’insuline, amélioration des chiffres

tensionnels à l’effort, augmentation de la masse maigre et diminution

de la masse grasse

- Combiner exercices d’endurance et de résistance : endurance

d’intensité modérée et de longue durée (> 30 minutes) et exercice

intense en plus sur des durées plus courtes ; profiter des actes de la vie

quotidienne pour majorer le niveau d’activité

- Au moins 30 minutes par jour, par tranches de minimum 10 minutes,

150 minutes par semaine (3 à 5 sessions), au moins 3 séances par

semaine et pas plus de 2 jours sans activité physique

- Contre-indications : insuffisance coronarienne non stabilisée,

rétinopathie diabétique proliférante non stabilisée

- Surveillance : glycémique si risque d’hypoglycémie iatrogène, état des

pieds avant et après exercice, avec équipement adapté, évaluation des

risques du patient par le médecin

Prise en charge

thérapeutique

1ère étape :

Règles

hygiénodiététiques

(RHD)

§ Alimentation :

- Prescription diététique selon le poids, l’activité physique, les habitudes

alimentaires, les interdits éventuels, les coutumes ethniques, les

contraintes professionnelles

- Répartition sur 3 repas journaliers : 50-55% de glucides, 30-35% de

lipides, 15-20% de protides (1 g/kg de poids corporel/j)

- Limiter les sucres purs sans les diaboliser ; glucides au cours de repas

mixtes ; aliments à index glucidique bas privilégiés

2ème étape :

RHD et

traitement

médicamenteux

§ Antidiabétiques oraux :

- HbA1c au diagnostic > 10% et arguments cliniques en faveur d’un DDT2

: possible insulinothérapie d’emblée, +/- transitoire

- Objectif d’HbA1c non atteint malgré les RHD : traitement par

METFORMINE en 1ère intention, à doses progressives jusqu’à la dose

maximale tolérée (2-3 prises/j)

- Objectif d’HbA1c non atteint sous METFORMINE et pas d’atteinte

cardiovasculaire ou rénale : association METFORMINE + INHIBITEUR DE

DPP4, meilleur compromis efficacité - minimisation du risque

d’hypoglycémie

- Association Metformine + sulfamide hypoglycémiant : moins onéreuse

mais risque d’hypoglycémie (auto surveillance glycémique) et de prise

de poids

- Objectif d’HbA1c non atteint sous Metformine chez le patient obèse

(IMC ≥ 30 kg/m²) : iSGLT2 ou GLP-1 RA, mais moins bon profil de

tolérance et plus onéreux que les sulfamides

- Au-delà de la bithérapie : discussion avec le spécialiste, médicament non

prescrit en bithérapie ou insuline en injection quotidienne unique sans

arrêts des antidiabétiques

§ Insulinothérapie :

- Si signes de carence en insuline (amaigrissement, asthénie,

amyotrophie, cétose) avec syndrome polyuro-polydipsique, après

vérification de l’observance, lorsque l’HbA1c reste supérieure aux

objectifs fixés, dans certaines situations transitoires (affections

intercurrentes)

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- � Initialement : une injection d’insuline intermédiaire ou d’analogue

lent une fois par jour (plutôt au coucher, à 0,2 U/kg/j) combinée à des

hypoglycémiants oraux ; Metformine systématiquement maintenue

� ; objectif glycémique au réveil < 1,10 g/L

- Simplicité de l’adaptation de la dose sur la glycémie du réveil, nécessité

d’une insulinosécrétion résiduelle

NOM MÉCANISME

CI

En plus de

grossesse

allaitement

allergie

EFFETS

En plus de

digestifs

Hémato cutanés

CRITÈRES DE CHOIX

HYPOS POIDS INJ° HbA1c Bénéf.

MET-FORMINE

Glucophage

Stagid

Insulino

Sensibilisateur

Pathologie

aiguë

IRC sévère

IHC

Hypoxie

tissulaire

I.Respiratoire

Diarrhée

Acidose

lactique

- Neutre - > 1 % Cardio

IDPP4 Januvia

Xelevia Galvus

Onglyza

Insulinosécréteur

Incrétinomimétique

(post-prandial)

IR

IHC Agoniste

GLP-1

IC

Infections ORL - Neutre - < 1 % -

AGONISTE GLP1

Byetta Victoza

Trulicity

Ozempic

Insulinosécrét

eur Incrétinomimétique

Perte de

poids (pré et

post-prandial)

IHC IDPP4

Nausées,

vomissements

Infections ORL

- Perte + > 1 % Cardio

SULFAMIDES

Daonil Diamicron

Amarel

Insulinosécréteur

classique : agit

24h

IRC

IHC Glinides

Grossesse

Allaitement

Association

myconazole

Hypoglycémies

(interactions) + Prise - > 1 % -

GLINIDES

Novonorm

Insulinosécréteur

classique : agit

3-4 h

(post-prandial)

IHC

Sulfamides

Grossesse

Allaitement

Hypoglycémies + Prise - < 1 % -

IAG Glucor

Diastabol

Inhibe

absorption du

glucose

(post-prandial)

IRC sévère

Maladie

digestive

Flatulences - Neutre - < 1 % -

ISGLT2 Forxiga

Jardiance

Glycosurique

Inhibe la

réabsorption

rénale du

glucose

IRC sévère

IHC

Infections

urogénitales

Hypotension

Cétoacidose

- Perte - > 1% Cardio

Rénal

INSULINE Insuline 0 Hypoglycémies + Prise + > 1 %

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Personnalisation de l’objectif d’HbA1c chez les diabétiques de type 2

Profil du patient HbA1c cible

Cas général

§ La plupart des patients avec diabète de type 2 ≤ 7%

§ Diabète de type 2 nouvellement diagnostiqué, dont l’espérance de

vie est > 15 ans et sans antécédent cardiovasculaire

≤ 6,5%

§ Diabète de type 2 :

- Avec comorbidité grave avérée et/ou une espérance de vie

limitée (> 5 ans)

- Ou avec des complications microvasculaires évoluées

- Ou ayant une longue durée d’évolution du diabète (> 10 ans)

et pour lesquels la cible de 7% est difficile à atteindre car

l’intensification médicamenteuse provoque des

hypoglycémies sévères

≤ 8%

Personnes âgées

§ Dites “vigoureuses” dont l’espérance de vie est jugée satisfaisante ≤ 7%

§ Dites “fragiles”, à l’état de santé intermédiaire et à risque de

basculer dans la catégorie des malades

≤ 8%

§ Dites “malades”, dépendantes, en mauvais état de santé en raison

d’une polypathologie chronique évoluée génératrice de handicap

et d’un isolement social

≤ 9% et/ou

glycémies capillaires

préprandiales entre

1 et 2 g/L

Patients avec

antécédents

cardiovasculaires

§ Patients avec antécédents de complication macrovasculaire

considéré comme non évoluée

≤ 7%

§ Patients avec antécédents de complication macrovasculaire

considérée comme évoluée :

- Infarctus du myocarde avec insuffisance cardiaque

- Atteinte coronarienne sévère (TC, tritronculaire ou IVA)

- Atteinte polyartérielle (≥ 2 territoires symptomatiques)

- AOMI symptomatique

- AVC récent (< 6 mois)

≤ 8%

Patients avec

insuffisance

rénale chronique

§ IRC modérée (stades 3A et 3B) ≤ 7%

§ IRC sévère ou terminale (stades 4 et 5) ≤ 8%

Patientes

enceintes ou

envisageant de

l’être

§ Avant d’envisager la grossesse ≤ 6,5%

§ Durant la grossesse

≤ 6,5% et glycémies

> 0,95 g/L à jeun et

< 1,20 g/L en

postprandial à

2 heures

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COMPLICATIONS DÉGÉNÉRATIVES

ET MÉTABOLIQUES DU DIABÈTE

§ Souffrance vasculaire au cours du diabète concernant l’intégralité des vaisseaux de l’organisme : athérosclérose

accélérée et plus précoce, lésions plus étendues et moins symptomatiques

- Complications microangiopathiques (rein, œil, nerf) du fait de l’hyperglycémie chronique, du tabagisme ou

alcoolisme associé...

- Complications macroangiopathiques (cœur et gros vaisseaux) du fait de l’hyperglycémie chronique, de

l’HTA, de la dyslipidémie ou du tabagisme : risque d’AOMI x 6 à 10, risque de coronaropathie x 2 à 4, risque

d’AVC x 2

RÉTINOPATHIE DIABÉTIQUE (RD)

GÉNÉRALITÉS

§ Complication chronique de l’hyperglycémie : jamais présente au début du DT1, témoin d’un retard diagnostique

si présente au diagnostic du DT2

§ Conséquences cliniques évitables :

- Examen ophtalmologique au diagnostic et surveillance annuelle

- Optimisation du contrôle glycémique et lutte contre l’HTA

- Traitement par laser si rétinopathie proliférante ou préproliférante sévère

- Laser et/ou injections intravitréennes d’anti-VEGF dans la maculopathie œdémateuse

Physiopathologie

L’hyperglycémie chronique est responsable de modifications :

1- Anatomique :

• Épaississement de la MB des capillaires

• Pertes des Péricytes

• Raréfaction endothéliale

2- Rhéologique (viscosité sanguine)

• Anomalie du flux sanguin rétinien

• Hypercoagulabilité

• Adhérence des leucocytes à l'endothélium

Ces mécanismes sont responsables de Microanévrysmes et de troubles de la perméabilité

capillaire

Définition

§ Hyperperméabilité et occlusion des capillaires rétiniens : premières lésions cliniques

décelables de la rétinopathie diabétique menant à l’œdème rétinien et l’ischémie

rétinienne

- Principale atteinte de la microangiopathie diabétique

- Apparait dès une glycémie à jeun > 1,26 g/L +++

- Souvent négligée car la fonction visuelle est longtemps conservée

- 1ère cause de cécité en France avant 65 ans et 3ème cause au-delà de 65 ans (DMLA >

GPAO à

- Lésion très fréquente au bout de 15 ans d'évolution

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Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®

Au moment du diagnostic Après 15 ans d’évolution

DT 1 JAMAIS 80 - 90%

DT 2 20% 50 - 80%

Facteurs de

risques

Modifiables :

§ Contrôle glycémique (+++)

§ PA (++)

§ Tabac

§ Dyslipidémie

§ Protéinurie

Non modifiables :

§ Durée du diabète (+++)

§ Âge

§ Prédisposition génétique

Situations à risque :

§ Puberté

§ Grossesse

§ Amélioration rapide des glycémies après longue période de mauvais contrôle

Découverte

§ Baisse d’acuité visuelle : après une longue période d’évolution de la rétinopathie

diabétique (RD), due aux complications néovasculaires ou à l’œdème maculaire

§ Détection par un examen systématique du fond d’œil (FO)

Diagnostic

§ Diagnostic et suivi par fond d’œil après dilatation pupillaire ou par rétino-photographies

couleurs du fond d’œil

§ Microanévrysmes rétiniens : premier signe de la RD ; dilatations capillaires, punctiformes,

rouges, prédominant au pôle postérieur du FO

- Évolution : occlusion spontanée visibles en OCT-angiographie ; augmentation en

nombre, bon indice de progression de la RD

§ Hémorragies rétiniennes punctiformes

§ Nodules cotonneux : petits foyers blancs d’infarctus localisé de la rétine interne, au pôle

postérieur du FO (suspecter des poussées d’HTA si localisation péripapillaire)

§ Occlusion capillaire (ischémie) rétinienne :

- Hémorragies intrarétiniennes “en taches” : occlusion capillaire récente en périphérie

rétinienne

- Hémorragies en flammèches : rétinopathie hypertensive associée

- Anomalies microvasculaires intrarétiniennes (AMIR) : proliférations capillaires

intrarétiniennes autour des territoires d’occlusion capillaire

- Dilatations veineuses irrégulières “en chapelet” ou boucles veineuses

- Néovaisseaux pré-rétiniens et pré-papillaires : caractérisent la RD proliférante

- Hémorragies pré-rétiniennes et intravitréennes à partir des néovaisseaux

§ Complications :

- Hémorragies intravitréennes par saignement des néovaisseaux

- Décollement de la rétine dû à la traction par le tissu fibreux de soutien des

néovaisseaux = décollement par traction

- Néovascularisation irienne (néovaisseaux sur l’iris et l’angle iridocornéen) pouvant

provoquer un glaucome néovasculaire par blocage de l’écoulement d’humeur aqueuse

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§ � Autres complications oculaires (rares) :

- Cataracte : plus fréquente et plus précoce chez les diabétiques

- Paralysies oculomotrices : nerfs oculomoteurs III, IV ou VI, régressant spontanément

en quelques mois = manifestation de mononeuropathie diabétique

§ Signes d’hyperperméabilité capillaire au niveau de la macula :

- Œdème maculaire : épaississement de la rétine maculaire détectable en OCT, œdème

cystoïde en cas d’épaississement microkystique

- Exsudats lipidiques : accumulations de lipoprotéines dans l’épaisseur de la rétine

œdématié ; dépôts jaunes disposés en couronne autour des anomalies

microvasculaires dont ils proviennent (exsudats circinés)

Examens

complémentaires

§ Photographie du fond d’œil : classification de la RD par photographie du pôle postérieur et

de la moyenne périphérie ; dépistage

§ Tomographie en cohérence optique = OCT : diagnostic et suivi de l’œdème maculaire par

mesure de l’épaisseur de l’œdème

§ Angiographie fluorescéinique : complément, non systématique

§ Échographie en mode B

Classification de

la RD

Rétinopathie Stades Clinique Traitement

Risque de

progression

vers RDP à

5 ans

Rythme de

surveillance

Non

proliférante

Minime Microanévrysmes

Correction des

FDR CV :

équilibre de la

TA, du diabète

+/- antiagrégants

plaquettaire

15% 1-2 ans

Modérée

- Microanévrysmes,

 exsudats secs

- Nodules

cotonneux

(« nodules

dysoriques »)

- Hémorragies

rétiniennes

punctiformes

33% Tous les ans

Sévère (préproliférante)

Idem +

hémorragies

intrarétiniennes

étendues, en

tache

Idem +

Photocoagulation

pan rétinienne

préventive

60% 3-4 mois

RD non proliférante sévère (ou pré-proliférante) : règle du “4, 2, 1” à

hémorragies rétiniennes dans les 4 quadrants du FO et/ou dilatations

veineuses dans 2 quadrants et/ou AMIR dans 1 quadrant �

Proliférante

Non

compliquée

- Néovaisseaux

prérétiniens

- Néovaisseaux

prépapillaires

Idem +

Photocoagulation

pan rétinienne

systématique

3 mois

Compliquée

- Hémorragie du

vitré

- Décollement de

rétine par

traction

- Glaucome

néovasculaire

- Boisson

abondante +/-

vitrectomie

- Injection d’antiVEGF

- A distance :

photocoagulation

2-3 mois

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Maculopathie Clinique Traitement

Œdémateuse

Œdème maculaire diffus, non

cystoïde ou cystoïde

Photocoagulation

localisée ou en

damier +/-

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