Correspond à une neuropathie périphérique inflammatoire
sensitivo-motrice et démyélinisante touchant les racines
nerveuses et les troncs nerveux les prolongeant.
Aussi appelée Syndrome de Guillain Barré SGB
� Rappel sur les neuropathies périphériques :
§ Mononeuropathie : correspond à l’atteinte d’un tronc nerveux
§ Mononeuropathie multiple : correspond à l’atteinte de plusieurs tronc nerveux
§ Polyneuropathie : correspond à l’atteinte de toutes les fibres nerveuses longueur dépendant
§ Neuronopathie : correspond à l’atteinte du corps cellulaire sensitif ou moteur
Différentes
formes
�
Il existe plusieurs formes de polyradiculonévrite aiguë :
1. Forme démyélinisante
2. Forme axonale motrice pure = AMAN au cours de laquelle les lésions ne se situent pas
spécifiquement aux racines mais aux nœuds de Ranvier
3. La neuropathie axonale sensitivomotrice aiguë (AMSAN)
4. Le syndrome de Miller-Fisher (association avec une ophtalmoplégie exposant au risque de
kératite par atteinte des nerfs crâniens)
5. L'encéphalite de Bickerstaff (forme sévère avec tableau encéphalitique associé dans 30 %
des cas à un coma)
6. Il existe des formes secondaires à une infection (maladie de Lyme, VIH, paranéoplasiques…)
et des polyradiculonévrites chroniques.
� Ne pas confondre les oligodendrocytes et les cellules de Schwann :
§ Les oligodendrocytes permettent la formation de myéline au niveau du SNC
§ Les cellules de Schwann permettent la formation de myéline au niveau du SNP avec entre
chaque myéline des nœuds de Ranvier
Épidémio
�
§ Incidence 1 /100.000 habitants/an
§ Prédominance masculine
§ Précédé par un épisode infectieux dans 50% des cas :
- Forme démyélinisante = CMV + EBV + VIH ---> risque d'intubation
- Forme axonale = diarrhée à Campylobacter jejuni ---> ø risque d'intubation
Etiologies Il n’existe pas de terrain particulier.
CLINIQUE DU SYNDROME DE GUILLAIN BARRÉ �
Évolution en 3 phases
Phase
d’extension
Elle dure par définition moins de 4 semaines (souvent quelques jours)
§ Elle se manifeste par :
- Douleurs = myalgie + radiculalgie des MI
- Troubles sensitifs = paresthésies + picotements distaux des 4 membres
d’évolution ascendante associée à une ataxie
- Troubles moteurs = parésie symétrique, débutant en proximal
puis d’évolution descendante touchant les extrémités. Elle débute le plus souvent au MI
(rarement les nerfs crâniens)
Item 97 – POLYRADICULONÉVRITE AIGUË
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
ENMG
� Forme
démyélinisante
Les anomalies sont habituellement retardées par rapport à la clinique
§ Détection = montre un tracé neurogène
§ Stimulodétection =
- Allongement de la latence des ondes F et des latences distales
- Dispersion de PA et bloc de conduction
� ø d’anomalie des amplitudes des PA
Forme axonale
AMAN
§ Détection = montre un tracé neurogène
§ Stimulodétection =
- Baisse de l’amplitude des PA
� ø d’anomalie démyélinisantes
� Il n’existe pas de parallélisme entre le degré de paralysie et les anomalies ENMG
Anticorps � La recherche d'anticorps anti-ganglioside dans le sang est recommandée.
PRISE EN CHARGE DU SYNDROME DE GUILLAIN BARRÉ �
Traitement
symptomatique
§ Prévention des complications du DD = HBPM à dose préventive + prévention des positions
vicieuses favorisées par les déficits
§ Contrôle de la dysautonomie
§ Rééducation précoce et mesures sociales (reprise du travail)
Traitement
spécifique
Le traitement doit être précoce, au mieux dans les deux premières semaines
Deux modalités sont possibles :
§ Immunoglobulines polyvalentes pendant 5 jours consécutifs
§ Échanges plasmatiques pendant 8 jours un jour sur deux
Ces traitements permettent une réduction de la durée de ventilation assistée, une reprise de la
marche plus précoce et une diminution de la durée d'hospitalisation
� Piège fréquent : ces traitements ne permettent pas d’améliorer le risque de séquelles
� Piège fréquent : les corticoïdes sont inutiles
Indications de l’assistance ventilatoire :
§ Une détresse respiratoire clinique : mise en jeu des muscles respiratoires accessoires,
orthopnée.
§ Des troubles de la déglutition, associés à un retentissement respiratoire secondaire à une
incapacité à la toux (risque d'encombrement sévère)
§ Capacité vitale effondrée
§ Hypoxémie témoignant le plus souvent d'une inhalation
§ Hypercapnie ou normocapnie avec des signes de détresse respiratoire témoignant d'une
atteinte des muscles respiratoires
FACTEURS PRONOSTIQUES DU SGB
Facteurs de
mauvais
pronostics
�
§ Phase d'aggravation très rapide
§ Atteinte faciale bilatérale initiale
§ Âge > 60 ans
§ Inexcitabilité des nerfs à l'ENMG
§ Ventilation prolongée
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
�Coups de pouce du rédacteur :
- Il existe plusieurs causes à évoquer devant une dissociation albumino-cytologique à la PL =
• SGB
• Diabète
• Compression médullaire lente
• Lyme / VIH
- Ne pas confondre les 2 formes de polyradiculonévrite aiguë… Pour cela, un tableau comparatif entre SGB
et AMAN
Forme démyélinisation Forme axonale motrice pure
Germe incriminé Cytomégalovirus (CMV), Epstein-Barr virus (EBV) Diarrhée à Compylobacter jejuni
Atteinte Motrice et sensitive Motrice pure
Phase d'extension Durée plus courte
Phase de plateau Durée plus longue
Phase de
récupération
Jusqu’à plusieurs mois Durée très variable en fonction
de la levée des blocs de
conduction
ENMG Démyélinisation :
- Allongement des latences des ondes F et des
latences distales ;
- Ralentissement des vitesses de conduction ;
- Dispersion temporelle des potentiels
d'action ;
- Blocs de conduction ;
- En détection : tracés neurogènes.
Perte axonale :
- Vitesses et latences
normales ;
- Baisse d'amplitude du
potentiel d'action moteur :
- En détection : tracés
neurogènes.
Immunologie lgG anti-gangliosides (anti-GM1
et/ou antl GD1a)
Risque
d'intubation
oro-trachéale
Oui Non
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
FICHE E-LISA N°98
GÉNÉRALITÉS
Physiopath et
épidémio
�
§ Myasthénie (ou myasthenia gravis) = MAI liée à un blocage des récepteurs de la plaque
motrice par des AC anti-récepteurs de l’acétylcholine (RAch) ou d’autres types (anti-MUSK)
induisant un dysfonctionnement de la transmission neuromusculaire au niveau de la jonction
neuro-musculaire : bloc post-synaptique.
§ Responsabilité importante du thymus : source de LT helper stimulant la production de ces AC
par les LB. Survenue possible à tout âge, mais surtout chez l’adulte. Entre 20 et 40 ans, plus
fréquente chez la femme vs au-dessus de 60 ans, plus fréquente chez les hommes.
Signes cliniques
�
Diagnostic évoqué sur des signes exclusivement musculaires (pas de signe sensitif ni du SNC) avec :
§ Fluctuation temporelle du déficit moteur (fatigabilité = phénomène myasthénique) :
- Apparition/ à l’effort ou en fin de journée vs correction au repos
- Dans les muscles sollicités ou à distance de ceux-ci
§ Combinaison fréquente et évocatrice de :
- Ophtalmoplégie : ptosis, diplopie
- Faiblesse musculaire des membres
- Troubles de la déglutition
1. Muscles oculo-palpébraux ( à la lumière, la fatigue et la fixation) :
§ Ptosis unilatéral au début puis parfois bilatéral mais souvent asymétrique :
§ Ptosis à bascule quasiment pathognomonique
§ Diplopie, intermittente le plus souvent
û Musculature pupillaire indemne
2. Muscles d’innervation bulbaire (déglutition, phonation, mastication) :
§ Extinction progressive de la voix : nasonnée à inintelligible
§ Troubles de la mastication lors des repas, parfois nécessité de tenir sa mâchoire par la main
§ Fausses routes voire reflux liquidien par le nez en cas d’atteinte vélaire associée
µ Parésie faciale souvent associée à faciès atone
3. Autres atteintes :
§ Membres : muscles proximaux (ceintures) > distaux
§ Axiale : abdo à difficultés pour se relever, cervicaux à chute de la tête en avant et cervicalgies
4. Muscles respiratoires à dyspnée, toux inefficace voire IRA en cas de survenue brutale avec mise
en jeu du pronostic vital.
Examen clinique à la recherche de signes évocateurs :
§ Ptosis : à la fixation vers le haut vs amélioré par le test au glaçon 2 min sur œil fermé
§ POM non systématisées
§ Hypotonie faciale, chute de la nuque et de la mâchoire
§ Fatigabilité des membres aux tests de Barré (MS)/Mingazzini (MI) (N = 2,5 min/1,25 min)
Examen parfois N (période intercritique) à difficulté diagnostique de cette maladie.
Item 98 – MYASTHÉNIE
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Bilan
paraclinique
pour le
diagnostic
�
1. Auto-AC (MAI) utiles au diagnostic :
§ Anti-RACh (80% des formes généralisées et 50% des formes oculaires), sans prédiction sur la
gravité mais pouvant refléter l’évolutivité. /!/ Taux dans le thymome malin
§ Anti-MuSK (protéine associée à l’ACh-R) : ~10% des formes généralisées
§ Anti-LRP4 et anti-RACh de faible affinité : 5-10% des formes généralisées et oculaires mais non
mis en évidence par les techniques classiques
� Recherche initiale possiblement négative sans exclure le diagnostic, donc à savoir répéter à 3-6
mois.
2. ENMG à bloc neuromusculaire à stimulation lente (3 Hz) du nerf moteur puis enregistrement de
la réponse musculaire, avec un décrément d’amplitude > 10%. Test à effectuer en absence de TTT
anticholinestérasique au niveau de plusieurs troncs nerveux (nerfs facial, spinal, ulnaire et radial),
++ en zone symptomatique. Sensibilité diagnostique de l’ENMG = 75%. Si test N à examen sur
fibre unique, plus complexe, qui peut montrer un allongement du jitter = latence entre la
stimulation et la réponse motrice.
3. Test aux anticholinestérasiques en hospitalisation (risque de sd vagotonique ou de crise
cholinergique) = administration d’edrophonium IV ou de néostigmine IM avec 0,5 mg d’atropine
(prévention des EI intestinaux et de la bradycardie). Amélioration/Ø franche et rapide des signes
neuro (< 5 min : E ou 30 : néo) = grand intérêt diagnostique.
4. Scan/IRM T à la recherche d’une hyperplasie thymique ou d’un thymome (malin/bénin) :
§ Hyperplasie thymique associée dans 65% des cas : thymus N en macroscopie, prolifération de
follicules germinatifs à centre clair en microscopie
§ Thymome dans 15% des cas, habituellement chez les > 40 ans : indication opératoire
� Scan IV+ nécessaire pour diagnostiquer un thymome, à réaliser en dehors des poussées car l’iode
peut aggraver la myasthénie.
EMG d’un patient myasthénique montrant une diminution de l’amplitude du potentiel évoqué musculaire lors
des stimulations répétées du nerf à basse fréquence.
Autres examens
complémentaires
utiles
�
Recherche de pathologies associées à la myasthénie :
§ Autres MAI : dysthyroïdies dans 10% des cas, autres associations (PR, Biermer, LES…) dans ~5%
à bio avec B12, TSH/T4/AC thyroïdiens, FR, FAN ± anti-ADN/ENA
§ Scan/IRM T pour les pathologies thymiques
SUIVI ET PRISE EN CHARGE
Identifier la
forme clinique
�
§ Minorité (10-15%) de formes oculaires isolées après 2 ans, mais atteinte limitée aux muscles
oculomoteurs par la suite. � Distinction myasthénie oculaire vs symptômes oculaires très
fréquents(50%) au début de la maladie, suivis de la généralisation : 2 ans d’évolution pour poser
le diagnostic de forme oculaire dont la problématique est fonctionnelle +++.
§ Caractéristiques associées à cette forme :
- Plutôt H > 40 ans
- Thymome rare
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
- ENMG souvent négatif (couples nerfs-muscles oculaires non testés), AC absents dans 50%
des cas
- Mauvaise réponse au TTT par anticholinestérasiques
§ Formes avec anti-MuSK à atteinte bulbaire plus fréquente avec atrophie (muscles de la langue)
+ crises fréquentes et graves +++. Caractéristiques associées à cette forme :
- Plutôt F
- Jamais de pathologie thymique associée
- ENMG souvent négatif (couples nerfs-muscles oculaires non testés)
- Mauvaise réponse au TTT par anticholinestérasique ; mais efficacité du Rituximab +++ et
des échanges plasmatiques pour les crises (meilleurs que les Ig IV)
§ Myasthénie gravidique (au cours de la grossesse) : risque élevé d’aggravation de la myasthénie
au T1 puis dans les 1ères semaines du post-partum (30-40% des patientes)
§ Myasthénie néonatale = transitoire, ~20% des enfants de mère malade par transfert des AC à
symptômes très précoces (quelques heures – J3) et souvent légers : hypotonie, troubles de la
succion vs sévères parfois : troubles respiratoires et de la déglutition. PEC à régression
complète en 3 mois.
� Pas de corrélation entre la sévérité de la myasthénie maternelle et le risque de myasthénie
néonatale.
Risques évolutifs
�
Évolution chronique et imprévisible, émaillée de poussées/rémissions irrégulières avec 2
complications :
§ Crises myasthéniques, pouvant engager le pronostic vital (tbs respiratoire et de déglutition) à
hospitalisation en réa pour les crises sévères. Signes de gravité : encombrement, dyspnée au
moindre effort/orthopnée, toux non efficace, fausses routes, faiblesse musculaire intense.
Facteurs déclenchants à rechercher : prise d’un TTT CI, post-partum, infection, chir…
§ Crise cholinergique (surdosage en TTT) = aggravation respiratoire et motrice avec signes
cholinergiques : fasciculations diffuses, crampes, tbs digestifs (nausées, vomissements,
diarrhée), myosis, bradycardie à réa nécessaire également. � Le surdosage n’implique pas
l’efficacité : les 2 complications peuvent s’associer !
Traitement
de fond
�
TTT sympto = anticholinestérasiques en 1ère intention avec amélioration transitoire des symptômes
musculaires par de l’action de l’ACh au niveau de la membrane post-synaptique (blocage réversible
de l’ACh-estérase). 2 molécules PO :
§ Pyridostigmine (Mestinon ®) : action de 4h
§ Ambémonium : action de 4-6h
� Efficacité moindre voire intolérance dans les formes anti-MuSK.
Posologie jusqu’à dose optimale, adaptée selon l’activité et la fatigabilité du patient : 6-8 cp/j en
3 ou 4 prises. Forme LP de la pyridostigmine administrable au coucher si symptômes matinaux (tbs
de la déglutition ++).
EI muscariniques : diarrhée, DA, hypersécrétion (salive, bronche), fasciculations, crampes ; et risque
de survenue de crise cholinergique en cas de surdosage, ++ si forme décompensée avec
hypersécrétion bronchique, fasciculations, crampes et de la faiblesse musculaire.
Traitement étiologique :
§ Thymectomie toujours indiquée en cas de thymome, effet bénéfique sur l’évolutivité de la
maladie chez le sujet < 40 ans porteur d’une hyperplasie thymique mais opération à distance des
poussées. Bénéfice inconstant et retardé (> 6 mois).
§ CTC : prednisone 1 mg/kg/j 4-6 sem dans la forme généralisée avant ¯ progressive, débutée en
hospit (risque d’aggravation transitoire dans les 15j). Réponse rapide sous 1 mois de TTT. CTC
possible à 0,5 mg/kg dans la forme oculaire rebelle aux anticholinestérasiques.
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
AZA = IS le + prescrit. Effet retardé (1,5-3 mois) et EI hémato (leucopénie, risque en cas de déficit
TPMT) + dig (hépatite) à surveillance bio. Association fréquente avec les CTC au départ (3 mois) à
potentialisation des effets des 2 TTT.
MM = alternative possible d’efficacité voisine mais CI par la grossesse.
Autres IS efficaces mais avec des EI limitant leur indication aux formes CTC-résistantes : MM,
rituximab, ciclosporine, tacrolimus, éculizumab (anti-C5).
Remise d’une carte avec la liste des médicaments CI :
MÉDICAMENTS CONTRE-INDIQUÉS
CONTREINDICATION
ABSOLUE
§ Antibiotiques
- Aminosides
- Cyclines
- Bacitracine, colimycine, polymyxine...
§ Bêtabloquants
§ Anesthésiques
- Curarisants
- Dantrolène
§ D-pénicillamine
§ Antiépileptiques
- Phenytoïne
- Diphénylhydantoïne
- Triméthadione
§ Quinine et ses dérivés (chloroquine)
§ Antiarythmiques la (quinidine, procaïnamide
CONTREINDICATION
RELATIVE
§ Neuroleptiques
§ Carbamazépine
§ Benzodiazépines
§ Verapamil
§ Lithium
§ Progestérone
Vaccinations : le retentissement sur la myasthénie est mal documenté. La vaccination contre la
poliomyélite, le tétanos et la grippe n’entraine pas d’aggravation lorsque la myasthénie est bien
contrôlée.
Les vaccins vivants sont CI chez les patients sous corticoïdes ou immunosupresseur.
Traitement
de la crise
�
2 types de TTT possibles pour la crise, d’efficacité similaire et tjrs associés au TTT de fond :
1. Ig IV 1 g/kg
2. 2 ou 3 séances d’échanges plasmatiques sur 7-10 j
Stratégie
thérapeutique
�
Choisie selon l’âge, la présence de thymome, la gravité de la maladie (score myasthénique et
gravité respiratoire : CVF < 40%, dyspnée, toux inefficace…) :
§ TTT anticholinestérasique chez tous les patients en tenant compte des CI
§ Thymectomie systématique si indiquée (thymome, forme généralisée du sujet jeune)
§ CTC et/ou AZA en 1e intention (en hospit) dans les formes sévères
§ Poussée sévère à mesures de réa (SNG, assistance ventilatoire) + plasmaphérèse ou Ig IV en
plus des IS
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
FICHE E-LISA N°105
GÉNÉRALITÉS
Définitions
�
Épilepsie = survenue transitoire de signes et/ou symptômes cliniques due à une activité neuronale
cérébrale excessive et anormalement synchrone ; pouvant comporter une altération de la
conscience et/ou des signes moteurs et/ou sensoriels et/ou psychiques/cognitifs et/ou
neurovégétatifs.
Distinction crises généralisées vs focales mais les crises d'origine focale peuvent se propager et
évoluer vers une crise secondairement généralisée.
Maladie épileptique = maladie cérébrale chronique caractérisée par :
§ Survenue de ≥ 1 crise épileptique
§ Prédisposition durable à générer des crises, établie par :
- Survenue de ≥ 2 crises cliniquement avérées non provoquées espacées de > 24h
- Identification d’un sd épileptique
- Survenue d’une crise cliniquement avérée non provoquée avec risque estimé de
récidive > 60% à 10 ans = présence de ≥ 1 élément parmi : anomalies paroxystiques à
l’EEG, lésion cérébrale préexistante épileptogène à l’imagerie, trouble
neurodéveloppemental préexistant
§ Conséquences : neurobiologiques, neuropsychologiques, sociales et psychiatriques
Physiopath
�
Crise épileptique = phénomène dynamique : hyperactivité neuronale initiale (= décharge critique)
impliquant un réseau de neurones +/- étendu puis se propageant selon des voies de connexion
cortico-corticale/sous-corticale, corrélées au type de symptômes et à leur chronologie de survenue.
Épidémio
�
Épilepsie = groupe hétérogène de maladies cérébrales chroniques pouvant débuter de la période
néo-natale jusqu’au grand âge ; d’étiologie, forme et pronostic variables.
Prévalence = 0,5-1% et incidence = 0,5/1.000/an.
DIAGNOSTIC POSITIF, SYNDROMIQUE ET ÉTIOLOGIQUE
Crises
généralisées
�
2 grandes catégories de signes cliniques habituels dans les crises généralisées :
1. Signes moteurs, d’emblée bilatéraux et symétriques :
- Toniques = contractions musculaires segmentaires des agonistes +
antagonistes, soutenues
- Cloniques = mouvements rythmiques soutenus résultant de secousses musculaires
segmentaires répétitives et rythmiques
- Tonicocloniques = succession dans le temps d'une phase tonique puis clonique
- Atoniques = interruption brève et soudaine du tonus de tout ou partie du corps
- Myocloniques = mouvement isolé ou en courte salve
2. Troubles de conscience : de durée variable, quelques secs (absence) à quelques min (crise
tonicoclonique)
Classification des crises généralisées :
§ Avec signes moteurs au 1er plan : crises tonicocloniques, crises myocloniques
§ Avec altération de la conscience au 1er plan : absences typiques
Item 105 – ÉPILEPSIE
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Exemples
cliniques
�
I. Crise généralisée tonicoclonique = 3 phases successives :
1. Tonique (20-30s) = vocalisation, abolition de conscience, contraction tonique soutenue
axiale et des membres (flexion puis extension), apnée avec cyanose, tbs végétatifsimportants
(tachycardie, HTA, mydriase, rougeur du visage, hypersécrétion bronchique et salivaire),
morsure latérale de langue
2. Phase clonique (20-30s) = secousses bilatérales, synchrones, intenses, s'espaçant
progressivement
3. Phase résolutive = post-critique (qqes min) = altération profonde de la conscience,
hypotonie générale avec possibilité d'énurésie. Respiration ample, bruyante (stertor), gênée
par l'hypersécrétion bronchique et salivaire à bien mettre le patient en PLS pour libérer les
VAS. Ensuite, signes de réveil, progressifs, marqués par une confusion et parfois une agitation
sans aucun souvenir de la crise et de sa période post-critique, d’où ce décalage temporel
entre les premiers signes de réveil objectivés par les témoins oculaires et les premiers
souvenirs plus tardifs du patient (« premier souvenir dans l'ambulance ou au SAU »). Enfin,
phase post-critique souvent associée à des céphalées, courbatures, douleurs en relation avec
la morsure latérale de langue, trauma occasionné par la chute voire luxation d'épaule ou un
tassement vertébral survenus au cours de la phase tonique.
II. Crise myoclonique = seule crise généralisée sans tbs de conscience : très brève (< 1s à qqes secs)
avec secousses musculaires très brèves (< 200 ms), isolées ou répétées en courtes salves, en
flexion-extension, avec lâchage ou projection de l'objet tenu (signe de la tasse de café) voire chute
brutale (MI). Crises spontanées ou provoquées par des stimulations, en particulier la stimulation
lumineuse intermittente. Fréquentes immédiatement après le réveil, et survenue en pleine
conscience (à distinguer des myoclonies physiologiques survenant à l'endormissement)
III. Absence typique = rupture du contact complète, de début et fin brutaux avec arrêt de l'activité
en cours, fixité voire plafonnement du regard qqes secs. EEG : décharge paroxystique généralisée
bilatérale, symétrique et synchrone de pointes-ondes à 3 Hz, de début et fin brusques, de qqes
secs, interrompant une activité de fond normale. Aspect EEG critique = pathognomonique des
absences typiques.
Crises focales
�
1. Crises temporales internes : sensations subjectives végétatives (sensation épigastrique
ascendante, sensation de chaleur), émotionnelles(angoisse) et/ou mnésiques(illusion de déjàvu, état de rêve), trouble de la conscience inconstant et secondaire, automatismes oroalimentaires (mâchonnement) ou gestuels élémentaires à prédominance distale, répétitifs
(émiettement, manipulation), de durée > 1 min.
Généralisations tonicocloniques secondaires : exceptionnelles sous traitement.
2. Crises de la région centrale : paresthésies et/ou clonies dont l'évolution traduit l'organisation
somatotopique du cortex sensitif et moteur primaire, débutant typiquement au niveau de la
main avec une progression ascendant le long du MS puis de la face (marche bravaisjacksonienne).
Valeur
localisatrice
�
§ Signes moteurs élémentaires (clonies/myoclonies unilatérales) à implication des régions
motrices 1aires controlatérales (région centrale) avec une progression selon l’organisation
somatotopique du cortex
§ Signes sensitifs ou sensoriels = hallucinations ou illusions, rapportées ou critiquées par le
patient et pouvant concerner toute modalité :
- Somatosensitive : paresthésies évoluant selon la marche bravais-jacksonienne
- Visuelle : hallucinations élémentaires positives traduisant l’implication du lobe occipital
- Auditive : hallucinations élémentaires type acouphènes traduisant l’implication du
cortex auditif primaire (gyrus temporal supérieur) controlatéral
§ Signes végétatifs, tbs du rythme cardiaque, sensation de froid/chaleur, soif, hypersalivation,
sensation épigastrique ascendante à origine temporale interne ou insulaire
§ Signes cognitifs, inconstants :
- État de rêve (réminiscence), sensation de déjà-vu/vécu à origine temporale interne
(hippocampe)
- Troubles phasiques paroxystiques à lobe temporal de l’hémisphère dominant (gauche
++)
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
Classification
syndromique
�
Sd épileptique défini selon :
§ Âge de début
§ Type de crises prédominant
§ EEG inter- et per-critique
§ Examen neuro intercritique : normal, modifié, de façon transitoire ou permanente
§ Pronostic
Épilepsieabsence de
l’enfant
�
= Épilepsie généralisée d'origine génétique présumée (= idiopathique) :
§ Âge de début : ~6 ans
§ Type de crises prédominant : absences typiques (jusqu'à 100 par jour)
§ Autres types de crises possibles : crises généralisées tonicocloniques (rares et tardives),
myoclonies
§ Pronostic : pharmacosensible dans 80% des cas ; possibilité d'arrêter le TTT après la puberté
§ EEG : décharges de pointes-ondes généralisées synchrones à 3 cycles/s, favorisées par
l'hyperpnée
Épilepsie
myoclonique
juvénile
�
= Épilepsie généralisée d'origine génétique présumée (= idiopathique) :
§ Âge de début : adolescence
§ Type de crises prédominant : crises myocloniques matinales, souvent photosensibles
§ Autres types de crises possibles : crises généralisées tonicocloniques, absences
DEVANT UNE CRISE D’ÉPILEPSIE
EEG
Traitement antiépileptique sauf :
- Épilepsie à paroxysme rolandique
- Première crise tonico-clonique avec un bilan étiologique normal
- Crise d’épilepsie « habituelle »
- Épilepsie connue explorée
- Examen clinique normal
- En ambulatoire
- Éducation :
• Facteurs favorisants mauvaise
observance)
- Discuter majoration du traitement
- Surveillance
Autres situations :
- Première crise
- Crise « inhabituelle »
Recherche d’épilepsie symptomatique :
- Imagerie cérébrale
- Biologie sanguine
- PL si syndrome méningé
Traitement étiologique si possible
Diagnostic si présentation
électroclinique typique :
- Épilepsie à paroxysme
rolandique
- Épilepsie-absence
- Épilepsie myoclonique juvénile
bénigne
Pour avoir plus d'exclusivités rejoindre nous sur www.amis-med.com et sur https://t.me/Faille_V2
Reproduction interdite - Propriété de la PLATEFORME EDN+®
§ Pronostic : pharmacosensible dans 80% des cas, mais pharmacodépendance à l'âge adulte
(rare de pouvoir arrêter le TTT)
§ EEG : bouffées de polypointes-ondes généralisées synchrones, favorisées par la
stimulation lumineuse intermittente
Épilepsie avec
crises
tonicocloniques
du réveil
�
No comments:
Post a Comment
اكتب تعليق حول الموضوع