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11/18/25

 


“ANERIE” A BEAUBOURG

Beaubourg, qui se veut à l’avant-garde, a

présenté aux foules iconoclastes une « Nativité laïque » vivante, chef-d’œuvre de mauvais goût, avec pour acteurs principaux

quatre baudets portant écrit sur le flanc (en

anglais, s’il vous plaît !) le nom de “Buddha”, “Jesus”, “Moses” (comme Moïse) et

“Muhammad”. Le prétendu « artiste londonien » Souhed Nemlafhi auteur de cette

“ânerie” explique benoîtement que « la foi

(étant) souvent utilisée pour séparer les

foules », il a conçu là « un moyen de les

réunir ». Parmi les “ânes” réunis pour

s’ébaudir (il y a du “baudet” dans ce mot !)

autour de ces ânes, je gage qu’aucun n’aura

le mauvais goût de demander combien ce

spectacle affligeant rapporte à son “créateur”. Ni combien cela coûte aux contribuables.

● De L. BOZZI :

TRISTE GAG

Azouz, c’est un gag ? Comme il serait plus

utile dans le pays de ses ancêtres, qu’il pourrait faire profiter de son immense talent (littéraire et autres) !

Un individu qui invite des bandes armées à

« casser les portes » d’un groupe ethnique

désigné est un criminel raciste. De plus, on ne

casse pas une porte pour faire du bien aux

occupants des domiciles ainsi violés. Si cette

République se respectait, ce type devrait déjà

être démis de ses fonctions et mis en examen

pour incitation à la haine raciale, etc. LICRA,

MRAP et autres « officines de métissage obligatoire sous peine

d’amende » auraient dû

se porter parties civiles,

etc. Mais, sous le non-gouvernement actuel, il est

possible d’inciter au massacre de Français sans

encourir la moindre peine, alors, pourquoi se

gêner. Quel courage, cet Azouz, d’attaquer les

“gaulois” qui n’ont pas le droit de se

défendre, sous peine des pires châtiments

légaux. Pauvre type ! Ce « ministre de la

République » déshonore ceux qui l’ont élevé

à son poste de ministre (même si ce ministère

est grotesque). Quand je pense qu’il est payé

avec l’argent de nos impôts… Il est indigne

de la nationalité française.

En tout cas, si sa racaille de “criquets”, qu’il

incite à venir commettre des violences chez

moi, venait briser ma porte et violer mon

domicile, elle ne l’emporterait pas au

paradis — d’Allah.

● De Michel CASTILLON :

DÉMISSION !

« Il faut traverser le périphérique, aller chez

les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne

veulent pas s’ouvrir, il faut y aller au forceps ».

Ces déclarations (reproduites dans votre

édition du 2 décembre) d’un ministre du gouvernement Villepin, Azouz Begag, tombent

sous le coup de la loi Gayssot. Il s’agit d’un

appel à la haine raciale et à la discrimination.

Serait-il possible :

1°) d’exiger du gouvernement qu’Azouz

Begag soit relevé de ses fonctions ?

2°) qu’il soit traduit en justice en application des lois Pleven, Gayssot, Perben, Lellouche, j’en passe et des meilleures ?

● De Laurent B. (Fumel) :

LA VÉRITÉ OCCULTÉE

Au sujet des émeutes dans les banlieues,

tous les media, qu’ils soient vaguement de

droite (TF1) ou de gauche (France 2) ont tenu

les mêmes discours. A savoir :

1°) que les “racailles” seraient des victimes

de la société souffrant de discriminations à

l’embauche notamment ; d’une part, beau8 N° 2745 — 6 JANVIER 2006 — RIVAROL

coup des émeutiers étaient mineurs ; d’autre

part, il y a 10 % de chômage en France et

mieux vaut être qualifié pour trouver un

emploi ; enfin, notre société n’est pas raciste

puisqu’elle a choisi de voter à 80 % contre

quelqu’un qui préconisait la priorité de l’emploi aux Français : « La démocratie façonne

le peuple qu’elle consulte », disait l’auteur des

Modérés, Abel Bonnard ;

2°) que les populations vivant dans les banlieues seraient particulièrement touchées par

le chômage (entre 30 et 40 %) ; mais étant

donné le nombre de prestations sociales

qu’elles reçoivent du fait de leur fécondité

(sans parler du RMI qui équivaut au SMIC

de par l’allocation logement), force est de

reconnaître que le chômage est volontaire ;

3°) que les immigrés maghrébins — mécontents de l’indépendance ? — arrivés dans les

années 1960 se seraient intégrés au contraire

de leurs petits-enfants. C’est un pur

sophisme. La plupart des voyous qui ont participé aux émeutes sont nés en France de

parents immigrés et il y a beaucoup de Noirs

dans les banlieues.

● De Eric M. (Suisse) :

DÉLIQUESCENCE

Qu’une école publique ait été récemment

baptisée du nom de l’ex-ministre Jack Lang

est un symptôme — parmi d’autres moins

anecdotiques — de l’état de

déliquescence et de délabrement moral où est tombée la

société française. Ce démagogue jeuniste, qui préfère le

rap à l’opéra (1), ce promoteur

de la pornographie à la télévision, n’a jamais été que le

ministre de l’inculture, de la

non-transmission du savoir, de

la subversion des valeurs chrétiennes, qu’un

professeur de laxisme et de xénophilie absolutoire. N’est-ce pas un tel adversaire (qui

ambitionne de devenir président de la République !) que la droite identitaire devrait fustiger, plutôt que par exemple, un Philippe

de Villiers, lequel n’est qu’un concurrent

médiatique de Jean-Marie Le Pen ?

[(1) C’est ad usum populi que l’esthète Lang

préfère le rap. Nous avions révélé en son temps

qu’il avait offert l’intégrale des œuvres de Monteverdi à sa propre petite-fille. NDLR.]

● De Jean-François G. de B. (Boulogne) :

IDÉOLOGIE DE MORT

Sauf rétablissement miraculeux ou spectaculaire autant qu’imprévu, la France est

morte. Je ne vois pas ce qui pourra contrarier cet ordre venu des lobbyes de «tuer» la

population française par avortement de

masse tout en contrebalançant ce massacre

par l’importation massive d’immigrés, à

coups de subventions et aides diverses.

Nous ne critiquons pas tel ou tel immigré

(des milliers d’entre eux sont des modèles

que “notre” jeunesse ferait bien d’imiter),

mais cet appel à une immigration de peuplement ne peut être le résultat du hasard

ni de la faim. Sans les aides gigantesques

offertes à leur arrivée, beaucoup chercheraient d’autres solutions. L’ordre de notre

anéantissement vient probablement d’officines mondialistes, n’ayant ni foi ni loi.

Celles des grands capitaines d’industrie qui

ne voient que du fric à gagner à court

terme, et celles des crypto-bolcheviks qui

sont plus vivantes que jamais à la tête de la

Fonction Publique française restée stalinienne, notamment nos ministères de

l’Education, de la Justice et de la Culture

qui ont tous les moyens de véhiculer leur

idéologie de mort et ont déjà détruit le cerveau de nos jeunes générations.

G. THEIL : PRISON

FERME POUR

RÉVISIONNISME

De toute évidence, M. Fernand Schir,

président de la 6e chambre (presse) du

tribunal de grande instance de Lyon,

n’a pas lu la pétition des historiens (de

gauche) « Liberté pour l’histoire ». Le

3 janvier, en effet, dans un jugement

d’une longueur inhabituelle (48 pages),

il a condamné Georges Theil, ancien

élu du Front national, qui était poursuivi pour “contestation” révisionniste

sur le fondement de la loi Fabius-Gayssot (voir RIV. du 9/12/05) à des peines

inouïes : six mois d’emprisonnement

ferme assortis d’une amende de

10 000 € et du paiement de la publication d’extraits du jugement dans Libération et dans Le Progrès (de Lyon). De

plus, M. Theil (dont l’avocat, Eric Delcroix, a immédiatement interjeté appel),

devra verser 3 000 € à

chacune des onze parties

civiles (dont la LICRA)

et leur rembourser leurs

frais de justice.

Auteur d’un opuscule

publié en 2002 sous le

nom de Gilbert

Dubreuil et intitulé : Un cas d’insoumission/Comment on devient révisionniste,

G. Theil (1) avait déjà été condamné le

7 octobre 2005 par le tribunal de

grande instance de Limoges (président :

François Casassus-Builhé), à six mois

d’emprisonnement sans sursis, cinq ans

d’inéligibilité, paiement de la (très coûteuse) publication d’extraits du jugement dans Le Monde, Le Figaro, Le Populaire du Centre et L’Echo de la Haute-Vienne

et confiscation des ordinateurs, livres et

documents saisis par la police à son

domicile). Les diverses parties civiles

avaient quant à elle obtenu jusqu’à

7 000 € de réparations, que le

condamné a commencérégler bien qu’il

ait dans ce cas également fait appel —

procès le 3 février prochain devant la

cour d’appel de Limoges.

_____

(1) BP 50-38, 38821 Grenoble cedex 2.

● De Michel PASSOT, professeur de

lettres vivantes :

CONDITIONNEMENT

Ainsi, les Français seraient moroses et

auraient voté non au référendum parce

qu’ils désireraient davantage de “social”.

Mais de “social”, ils en sont sursaturés

depuis au moins un quart de siècle, nos compatriotes ! Résultat : extension de la pauvreté “classique”, émergence de la “nouvelle” pauvreté, économie à la dérive, réglementation abrutissante, jeunisme dictatorial

entraînant un incroyable mépris à l’égard

des vieux, obligation de fléchir le genou

devant une voyoucratie toute-puissante et

intouchable… Les Français seraient-ils

masochistes au point de vouloir encore pire,

si c’est possible ? En fait, ils sont conditionnés : dès l’école primaire, on leur a répété

sur tous les tons « hors du socialisme, point

de salut ! »

Le redressement de notre pays implique

d’abord que l’on amène bon nombre d’enseignants à faire leur boulot au lieu de prêcher

un marxisme désuet qui, partout où il a

sévi — par la force —, a plongé les peuples

dans la détresse. Mais devant pareille tâche,

Hercule lui-même aurait hésité…

● De Claude SOREL :

HOMMAGE AUX CROATES

Comme les Chouans d’hier, les Croates

d’aujourd’hui ont cousu la Croix sur leur

poitrine en signe national. Hier fidélité,

aujourd’hui affranchissement.

Le général Gotovina ayant été arrêté et

livré aux « justiciers internationaux » de

La Haye (RIV. du

23 décembre), il convient de

rappeler que les cavaliers et

les soldats du Royal Croate,

fidèles à Louis XVI comme

les Suisses, refusèrent de

tirer sur le peuple. Ils en

furent mal récompensés,

abattus et dépecés sur-le-champ, leur humanité ayant été perçue par les manifestants en

furie comme une preuve de faiblesse voire de

lâcheté.

● De Maurice ANDRÉ :

GÉNOCIDE PROGRAMMÉ

Un des grands arguments de ceux qui tiennent à nous vendre l’entrée d’un pays asiatique dans l’Union européenne est que nous

allons manquer de main-d’œuvre et que nous

aurons bien besoin de la force des Turcs.

Selon de récentes statistiques, il y a eu ici

l’an dernier plus de 200 000 avortements et,

si l’on en croit les enquêtes faites en Allemagne, ce chiffre doit au moins être doublé.

Autrement dit, c’est de propos délibéré

qu’on se prive chaque année de 400 000

citoyens productifs, soit, en trente ans, une

douzaine de millions rien que pour la France

et une centaine, au bas mot, pour l’Union

européenne.

La mort programmée de six millions de

Juifs est déjà un “génocide”. Que dire alors

de cent millions d’enfants ? En définitive,

comme on l’a vu récemment, il n’y a qu’en

Israël qu’on ose (et qu’on puisse) s’indigner

de la loi Veil.

Nous avons bien mérité de disparaître

comme pays et comme nation !

● De Jérôme GUERRAND :

A PROPOS DU CV ANONYME

Le curriculum vitae anonyme est tout à fait

contraire au droit français. En droit français,

le contrat de travail est conclu intuitu personae, c’est-à-dire en considération de la personne et cette considération, concrète,

importe tout autant au candidat à l’emploi

qu’à l’employeur sollicité : on plaît ou on ne

plaît pas, le courant passe ou ne passe pas.

Une embauche forcée est inconcevable, le

consentement étant en tout état de cause,

dans notre droit, l’un des trois éléments

constitutifs du contrat.

On observera que, dans les entreprises, le

chef du personnel est devenu le directeur des

« Ressources humaines ». Cela signifie bien

qu’il ne dirige pas des employés anonymes,

des unités de production réduites au numéro

d’enregistrement de leur demande d’emploi

initiale, mais des êtres humains.

Cette subjectivité dans le choix d’un cocontractant se retrouve évidemment au suprême

degré dans le mariage où elle a sa plus totale

expression : on épouse quelqu’un qu’on

connaît.

Il en est autrement, bien sûr, au sein de certaines sociétés où les mariages sont “arrangés” par les familles, on ne connaît son

conjoint que le jour où on l’épouse. Les

Khmers rouges avaient même institué les

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COURRIELS : Rédaction : galic@rivarol.com

Administration : contact@rivarol.com

CCP Editions des Tuileries : 4532.19 K

AGENDA

☞ 6 janvier à Nantes (salle de la Manufacture des

Tabacs, 10 bis rue de Stalingrad, 20 h 30). Conférence de Michel De Jaeghere qui signera ensuite

son livre : « Enquête sur la christianophobie ».

Entrée libre. Rens. Ecole St-Louis, 02-40-94-29-17.

☞ 15 janvier à Lunel (salle Vauban, 15h30). Conférence de presse de Jacques Bombard puis galette des Rois

de l’Esprit public. Part. 5 €. Rens. 06-62-47-25-18.

☞ 17 janvier à Beinheim (30 mn au nord de Strasbourg, restaurant “Au Cerf”, 76 rue principale à

20 h). Grande fête annuelle du FN-67 présidée par

Jean-Marie Le Pen. Part. 20 €. Inscr. avant le 7 janvier avec règlement à FN-67, BP 92, F-67152

Erstein. Rens. 03-88-58-14-37.

☞ 19 janvier à Paris 6e (Parloir du Colombier, 9 rue

du Vieux Colombier à 20 h. Conférence de Xavier

Tilliette, s.j, sur Paul Claudel.

☞ 20 janvier à Rosny (43/45 Côte des Chênes,

19 h 30). Dîner-débat « au fond du jardin » avec le

Dr Patrick Brocard : « Environnement et santé ».

Part. 24 €. Rens. 01-45-28-40-01.

☞ 21 janvier à Nice (Novotel centre, parvis de l’Europe, à 17h45). Conférence de Jeanne Smits sur « à

l’extreme pointe de la décadence, les revendications

de l’homofolie ». Dîner possible ensuite. Rens.

AGRIF : 04-93-84-12-57 ou 06-79-46-63-59.

☞ 28 janvier à Riec-sur-Belon (12h30). Déjeunerdébat avec Jérôme Bourbon qui commentera l’actualité politique. Part. 25 €. Chèques à l’ordre de

RéAgir, BP 91415, F-29104 Quimper cedex. Rens.

02-98-90-64-87.

N° 2745 — 6 JANVIER 2006 — RIVAROL 9

OTAGES : QUAND

UN INGÉNIEUR

NE VAUT PAS

UNE JOURNALISTE

Il aura fallu attendre 25 jours pour que

Philippe Douste-Blazy annonce que « la

France faisait tout son possible » pour obtenir la libération — ou du moins des informations sur le sort — de Bernard

Planche, enlevé à Bagdad le 5 décembre

par un mystérieux « Bataillon de la vigie

pour l’Irak » qui a menacé de le tuer si

Paris ne mettait pas fin à sa « présence illégitime » en Irak.

Dans notre n° du 24 juin dernier où

était relaté le retour de Florence Aubenas dans des conditions d’ailleurs assez

rocambolesques (mais ceux qui mettaient en doute son récit furent taxés de

“révisionnisme”, rien que ça, par Le Journal

du dimanche), nous nous demandions si la

détention d’un otage, non pas journaliste

vedette à Libération mais boulanger ou

technicien, aurait suscité une mobilisation aussi hystérique. L’indifférence

ayant accueilli le rapt de M. Planche

apporte la réponse : il n’est qu’ingénieur.

Les media s’en désintéressent donc, et

les politiciens aux ordres aussi.

« Il est venu en Irak pour aider à sa reconstruction et aider le peuple irakien… Libérez-le

s’il vous plaît. C’est mon père et je l’aime », a

plaidé sa fille Isabelle dans une vidéo diffusée par la chaîne Al Arabiya. A l’heure

où fleurissent les rétrospectives de 2005

avec le sourire de Mme Aubenas à la une,

la France s’honorerait de consacrer à la

libération de Bernard Planche un

dixième de l’énergie déployée (et des

fonds utilisés) pour sauver la journaliste… aujourd’hui singulièrement

muette, soit dit en passant.

LE GROS LOT

POUR CHALABI

Auteur de la forgerie sur les « armes de

destruction massive » prétendument

fabriquées et détenues par le régime de

Saddam Hussein, et qui avait permis à

Washington (où il était réfugié politique)

de légitimer l’invasion de l’Irak au printemps 2003, Ahmad Chalabi a reçu sa

récompense. Il vient d’être nommé

ministre du Pétrole en remplacement

d’Ibrahim al Ouloum, dont « les fonctions ont pris fin », a annoncé Bagdad

sans autre précision. Bien connu pour

être un redoutable affairiste, Chalabi

aura à ce poste toute latitude pour

démontrer ses aptitudes au business.

DÈS le 31 octobre dernier, lorsque

George Bush lui proposa de

prendre à la Cour suprême des

Etats-Unis la place laissée vacante par la

démission de Sandra O’Connor, le juge

Sam Alito a été la cible de l’extrême

gauche féministe. Attaques plus venimeuses à mesure qu’on s’approchait des

7 et 9 janvier. Le 7, au Sénat, audience de

confirmation clôturant deux mois d’une

enquête minutieuse de la Chambre Haute.

Le 9, décision rendue par le Comité Judiciaire de ce même Sénat, certes présidé

par un personnage très suspect, Arlen

Specter. Républicain, juif et sioniste d’extrême gauche en même

temps que proche de

George Bush. Mais on imagine mal un Sénat largement Républicain — 55

élus contre 44 Démocrates

et 1 Indépendant — rejetant

la candidature de Scalito.

On voit bien en revanche

ce qui fait grimper aux rideaux l’arrièregarde archaïque démocrate. « Il y a plein

de gens, moi y compris, s’emporte le

sénateur Joseph Biden, qui feront tout ce

qu’ils peuvent pour l’empêcher d’accéder à la Cour suprême si ses réponses sur

l’avortement, la discrimination positive

et le redécoupage électoral ne sont pas

satisfaisantes ». S’affirmant prêt à utiliser la technique du filibuster qui permet

à l’opposition de bloquer indéfiniment

une nomination par des débats auxquels

seule une majorité de 60 % peut mettre

fin. Sauf qu’il s’agit en période électorale

d’une méthode risquée, l’opinion

publique, agacée, pouvant se retourner

contre ses initiateurs.

Plus agressif est Ted Kennedy of Chappaquiddick qui traîne depuis quarante ans

mille casseroles et, plus encore que

George Bush, fait honte à la démocratie

américaine : selon lui, Sam Alito « pourrait dramatiquement altérer l’équilibre

de la Cour et la faire dangereusement

pencher vers la droite ». Orientée à

gauche bien que largement républicaine,

l’actuelle Cour suprême serait conforme

à la Pensée Unique réglementaire. A l’inverse, un rééquilibrage vers la droite

relèverait d’une intolérable incongruité

qui « mettrait en danger des décennies de

progrès américain dans la sauvegarde de

nos droits et de nos libertés fondamentales ».

Alito a été victime de nombreux procès

d’intention. Le Media servile l’accusant

même fielleusement, du fait de ses origines italiennes, d’accointances

mafieuses. On lui reproche aussi d’avoir

à dix reprises voté la peine de mort. Ou

de soutenir la torture dans la guerre

contre le terrorisme. Ou de devoir sa

faveur à une dilection particulière pour

un Etat et une législation policière renforcés. Or, il doit son surnom de Scalito

à ses débuts auprès d’Antonin Scalia dont

il fit son modèle. Conservateur radical,

constitutionnaliste tenace, Scalia a

imposé une jurisprudence du doute face

aux pouvoirs illimités que tente de s’arroger l’Etat central. Allant, récemment,

jusqu’à rabrouer sèchement Bush qui

venait de traiter la Constitution de « bout

de papier ».

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