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coinad

11/18/25

 


se réduisit comme peau de chagrin. Que

l’on pense notamment au fameux harcèlement démocratique institué à partir de

1990 par Jean-Christophe Cambadélis et à

la promotion de mouvements subversifs et

liberticides comme Ras l’Front.

S’il est vrai que l’homme de la Francisque garantit l’amnistie aux membres

de l’OAS en 1982, qu’il secourut discrètement certains vieux amis de la Cagoule

et qu’il fit fleurir la tombe du maréchal

Pétain six ans durant, de 1987 à 1992,

sous la pression grandissante de Klarsfeld, il finit par y renoncer, instituant

même chaque 16 juillet une journée en

souvenir des persécutions antisémites

sous Vichy. D’autre part, si le 8 mai 1995

à Berlin, lors du cinquantième anniversaire de l’armistice, il rendit un hommage

remarqué aux soldats allemands

« patriotes et courageux », et ce quelle

que soit « l’idée qui habitait leur uniforme » (!), il joua néanmoins un rôle

Dix ans après sa mort,

le vrai bilan

de Mitterrand

(Dessin de CHARD.)

4 N° 2746 — 13 JANVIER 2006 — RIVAROL

empêcher ces désordres, le président de

l’UMP, lui, prend l’exact contre-pied de

ces mesures salvatrices, leur préférant

« celles de SOS-Racisme ». En effet, « audelà de ses déclarations tonitruantes

(“nettoyer les cités au Kärcher”),

le bilan de Nicolas Sarkozy est

celui d’une mise en œuvre systématique des revendications les plus

emblématiques de l’extrêmegauche immigrationniste avec

l’institutionnalisation de “l’islam

de France”, le financement par

l’État de la construction des mosquées et de la formation des

imams, etc. »

Or, observe J.-M. Le Pen,

« depuis le début de l’immigration de

masse en France, au début des

années 1980, aucun budget de l’Etat n’a

été en équilibre… Le déficit des comptes

sociaux (assurance-retraite, assurancemaladie et assurance-chômage) ne cesse

quant à lui de se creuser d’année en

année : après le trou de 9,8 milliards en

2003, celui de 15,9 milliards d’euros en

2004, il a atteint 11,4 milliards d’euros en

2005, soit 75 milliards de francs… Les

simples intérêts de la dette représentent

45 milliards d’euros chaque année, soit

20 % du budget, 85 % de l’impôt sur le

revenu… Contrairement à ce qu’affirme

le gouvernement, la dette de la France

dépasse les 2 500 milliards d’euros selon

les normes comptables internationales,

puisque, aux 1 100 milliards de la dette

officielle, il faut rajouter les 900 milliards

d’euros d’engagement pour les retraites

des fonctionnaires, les 360 milliards de

dette des entreprises du secteur public (à

capital majoritairement détenu par

l’Etat), et 150 milliards réfugiés dans des

comptes divers (dette sociale, infrastructures, structures de “défaisance” intégrant par exemple l’ardoise du Crédit

lyonnais…) La dette n’atteint donc pas

66 % mais 145 % du PIB ! La France

s’endette de 1 500 euros par seconde ! »

Une situation intolérable que l’arrivée de

l’« immigration choisie » aggravera

encore alors que l’addition des trois

semaines pendant lesquelles « 30.000

émeutiers ont lancé un défi à la France

dans toutes les banlieues du pays, brûlant

10.000 voitures, incendiant bâtiments

publics et privés », dépasse les 250 millions d’euros selon les R.G.

Citant Pascal Perrineau du

Cevipof, pour lequel « il ne reste que

trois forces politiques en France : la

gauche, la droite et le Front National »,

le président du mouvement se dit confiant

pour la présidentielle malgré le boycottage systématique des media audiovisuels

et les pressions sur les maires afin que

ceux-ci lui refusent leur parrainage (dont

Le Pen a à nouveau demandé la confidentialité). D’où son « souhait qu’au bout de

50 ans d’expérience personnelle et pour

le Front National au bout de 30 ans d’enracinement dans la vie politique française, avec 15 % des voix, nous soyons

traités de façon démocratique dans un

pays qui est la risée du monde à cause

des rodomontades moralistes de ses dirigeants » et que sautent enfin « tous les

murs, barrages, redoutes et pièges dressés pour empêcher le peuple français de

s’informer et d’exprimer son opinion qui

pourtant est la vraie loi de la

République ». Parmi ces pièges, bien sûr,

la liberticide loi Gayssot, dont le président du Front national, s’appuyant sur la

pétition “Liberté pour l’histoire”, a derechef condamné la nature stalinienne et les

dispositions d’une “extravagante” sévérité.

Jacques LANGLOIS. _____

NB. Aux questions des journalistes sur l’éventuelle exclusion de Marie-France Stirbois et de

Philippe de Beauregard, le président du FN a

répondu que « le problème n’était pas d’actualité » et qu’au surplus, « Mme Stirbois étant

actuellement en mauvaise santé, il convenait de

ne pas ajouter à ses ennuis ».

LE NIET DU CRIF

A MARINE

Si Marine Le Pen, qui s’est récemment

inscrite au groupe Europe-Israël du parlement de Strasbourg, comptait être

accueillie prochainement dans l’Etat

hébreu, ce projet semble compromis pour

le moment. Par la voix de Marc Knobel,

le CRIF a solennellement fait savoir le

16 décembre à Tel-Aviv qu’« il serait incompréhensible que Marine Le Pen puisse se rendre

en Israël ».

QUI avait dit que Jean-Marie Le Pen

ménageait Nicolas Sarkozy ? Le

3 janvier, à l’occasion de ses vœux à

la presse qu’il transforma en remarquable

« discours sur l’état » économique et

sociétal de la France, il se livra

à une dénonciation en règle du

ministre de l’Intérieur. Lequel,

étrange coïncidence, confirmait

le même jour cette analyse en

réenfourchant son dada de « la

lutte contre l’immigration

subie » par « la promotion de

l’immigration choisie »… Ce

qui signifie que la seconde

s’ajoutera à la première, contre

laquelle Sarkozy reste impuissant. Comme il l’est d’ailleurs face à la

criminalité : alors qu’il avait juré au plus

fort des émeutes que tous les incendiaires

étrangers condamnés (124 en tout)

seraient expulsés, pourrait-il nous préciser combien ont effectivement été reconduits à la frontière ? Entre 0 et 5, à en

croire les policiers. On est très loin du

compte.

Le président du Front national a donc eu

beau jeu de souligner que, si « la lepénisation des esprits » ne cesse en effet de

progresser depuis les affrontements de

novembre, et pour cause puisque « le FN

avait prédit il y a trente ans tout ce qui

s’est produit » et élaboré justement un

programme de gouvernement propre à

SOUMISES… AU

POLITIQUEMENT

CORRECT

Un ouvrier marocain de 24 ans qui avait

tenté d’étrangler à trois reprises sa compagne, une étudiante de 19 ans également

marocaine désireuse de le quitter, sera

jugé le 17 janvier prochain non par les

assises de la Loire mais, en dépit de la gravité de ses actes, par les juges correctionnels de Saint-Etienne. Une disposition que

l’association Ni putes ni soumises pourtant dédiée à la défense et illustration des

« filles des cités » n’a pas contestée, de

même qu’elle n’a pas critiqué la remise en

liberté du furieux, interpellé à son retour

du Maghreb.

En revanche, Fadela Amara, présidente

des NPNS, est intervenue en personne

auprès du chef de l’Etat le 23 décembre

pour lui demander « grâce pour les mineurs

incarcérés suite aux violences urbaines » de

novembre. « Après la sanction, le temps de

l’analyse, de la compréhension et de la main tendue est venu », écrit Mme Amara en réclamant « un geste de réconciliation » de l’Etat

avec cette belle jeunesse « réduite à la loi du

silence, écrasée sous le poids des discriminations,

épuisée de lutter pour être reconnue, prête à

détruire le peu qu’elle a pour se faire entendre ».

Si la présidente de Ni putes ni soumises

est entendue de l’Elyséen (qui l’a déjà

reçue à cinq reprises et a

tenu à saluer son « combat

exemplaire »), espérons

que les mineurs à peine

libérés n’en profiteront pas

pour battre à mort, brûler

vive ou soumettre à une

“tournante” la première

adolescente venue, histoire

de prendre leur repos du guerrier après

leurs affrontements avec les policiers.

LES DRAMES

DU “HADJ”

En cette Aït el-Kebir 2006, 25 000 “Français” pour la plupart d’origine maghrébine

et turque effectuent le grand pèlerinage

(Hadj) de La Mecque — où l’effondrement

d’un hôtel trop hâtivement construit vient

d’ailleurs de causer la mort de 53 personnes

dont 13 “Auvergnats” et “Lyonnais” — et,

grande première, le tiers d’entre eux ont

moins de trente ans, ce qui donne la mesure

du retour à l’islam de tradition chez les

« enfants de la République ». Retour favorisé « avant tout par les programmes de télévision venus du Moyen-Orient », affirme Mohammed

Bechari, président de la Fédération des

musulmans de France, qui s’émerveille de

cet effet positif de « la mondialisation ». Mais combien seront pleinement satisfaits de leur voyage ? Créée en 2005 par

un informaticien de retour de La Mecque

où, avec sa mère âgée, il avait vécu un

cauchemar alors qu’il avait déboursé la

bagatelle de 2 700 euros par personne

pour le transport et le logement, l’association SOS-Pèlerin a déjà recensé plus de

7 500 victimes d’arnaques et d’escroqueries ! Et, selon Le Figaro, le Conseil français du culte musulman (créé par Sarkozy

et présidé par Dalil Boubakeur, recteur de

la grande mosquée de Paris), « qui devait

s’en charger, n’a toujours rien proposé pour moraliser ces pratiques ». D’autant plus condamnables qu’elles sont le fait de musulmans

contre d’autres musulmans alors que le

Coran interdit théoriquement de s’engraisser sur le dos d’un “frère”.

J.-M. Le Pen : “Depuis le début de l’immigration de

masse, aucun budget de l’Etat n’a été en équilibre”

QUESTIONS

SUR “MAM”

C’est sur la frégate Courbet patrouillant

en mer d’Oman dans le cadre de l’opération Enduring Freedom (Liberté

immuable) de lutte contre le terrorisme

que le ministre français de la Défense

Michèle Alliot-Marie a réveillonné cette

année, en hommage aux marins « loin du

territoire et de leur famille ». Louable préoccupation. Toutefois,

dans les milieux concernés, certains se

demandent si MAM n’a pas cette année

privilégié la marine

plutôt que l’armée de

terre afin d’échapper à

toute question sur sa

gestion — très contestée — de l’affaire

Mahé, du nom du bandit ivoirien liquidé par

des soldats de l’opération Licorne qui lui

imputaient nombre de

meurtres et de viols. Et les mêmes

milieux de se demander aussi si, en donnant le maximum de publicité à cette

affaire qui a abouti à la mise en examen

du général Poncet, commandant en chef

de Licorne, et du colonel Burgaud, Paris

n’avait surtout pas voulu donner une

leçon aux Américains, la MaisonBlanche et le Pentagone ayant au

contraire observé la plus grande retenue

sur les débordements des GIs à la prison

d’Abou-Ghraïb ou dans leurs opérations

de sécurisation de Bagdad à Falloudja.

POUR SÉGOLÈNE,

SANTIAGO ÉTAPE

VERS L’ELYSÉE ?

C’est Ségolène Royal, et non Jack

Lang, réduit au rôle d’escorte, que le

Parti socialiste a choisie pour conduire

la délégation qui s’est rendue du 8 au

11 janvier au Chili afin d’y soutenir la

candidature de la socialiste Michelle

Bachelet à l’élection présidentielle.

Mme Royal (qui a ainsi zappé les cérémonies de Jarnac à la mémoire de Mitterrand) « aura l’occasion de partager le combat

de Michelle Bachelet, et de tous ceux qui avec

elle se battent pour un Chili plus juste », précisait la rue de Solferino en signalant que

Lang, lui, se bornerait à participer « au nom du Parti socialiste au meeting final du

12 janvier » — alors que, selon Le Parisien, c’est à l’ancien ministre de la Culture en

personne que l’invitation du Parti socialiste chilien avait été adressée.

Est-ce François Hollande qui a décidé

d’imposer au contraire sa compagne, à

laquelle beaucoup de camarades reprochent sa méconnaissance des questions

internationales ? Et faudrait-il en induire

que le premier secrétaire du PS est bien

décidé à promouvoir la candidature de

Ségolène à l’Elysée ?

CALAIS : LA MÉMOIRE

COURTE DE LA CGT

« Visas, visas, visas », clamaient les Algériens lors de la visite de Chirac dans la

Ville blanche. « Passport, passport,

passport », clamaient les Afghans, Irakiens et autres Pakistanais qui ont manifesté le 4 janvier à Calais en exigeant :

« Ouvrez les frontières ou donnez-nous des

papiers » dans des mégaphones obligeamment prêtés par des militantes CGT, qui

ont également distribué des gâteaux aux

migrants.

Ces bonnes âmes auraient-elles donc

oublié le drame du 13 octobre, quand un

couple de Calaisiens de souche fut attaqué par deux migrants originaires

d’Afrique de l’Est, l’homme étant mis

hors de combat et la femme « brutalisée et

violée dans des conditions sordides » selon le

parquet ? Une agression d’autant plus

ignoble que les victimes étaient des handicapés. Il est vrai que le procureur, le

maire (communiste) et le sous-préfet de

Calais avaient dans un communiqué

commun « appelé la population à éviter les

amalgames », le représentant de Sarkozy

osant même préciser : « L’émoi est compréhensible mais j’espère que tout le monde sera

assez responsable pour ne diaboliser personne et

surtout pas un groupe ethnique » (RIV.

n° 2735).

IDÉES D’AVANCE

Le 2 janvier, Luc Chatel, porte-parole de

Sarkozy, énumérait les « idées d’avance pour

notre pays » que son patron (qui devait

détailler hier son agenda pour la nouvelle

année) « entend continuer d’avoir en 2006 »

après avoir, en 2005, « permis de regarder la

réalité en face » et réhabilité « les valeurs de

travail ou de fermeté » (prière de ne pas rire)

grâce à son « excellente collaboration » avec

Dominique de Villepin.

Que le ludion de Neuilly prenne garde

à ne pas confondres idées d’avance et

idées avancées, lesquelles sont souvent

blettes avant que d’être exprimées.

Rédaction — Administration

Tél. : 01-53-34-97-97 — Fax : 01-53-34-97-98

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CCP Editions des Tuileries : 4532.19 K

N° 2746 — 13 JANVIER 2006 — RIVAROL 5

ON a connu le temps où l’école

“sélectionnait” sans qu’on s’en

offusquât, ce qui permettait à chacun de trouver une place dans la société,

pas seulement du point de vue économique. Or, l’utopie éducative, qui prédomine de façon outrancière depuis cinquante ans, est la Vérité sur laquelle se

fondent toutes les décisions prises par le

ministre en charge de l’Education, mais

aussi par tous ceux qui, psychologues,

coordinateurs, responsables syndicaux,

sont présentés comme de sages références.

RÉUSSITE OBLIGATOIRE

Désormais, l’échec scolaire n’existe

plus, tout le monde doit réussir. C’est

grotesque, mais c’est ainsi. Dans le cadre

d’une discrimination positive officialisée,

et acceptée par une opinion publique bien

travaillée au corps, 200 collèges EP1

(éducation prioritaire) seront dotés de

gros moyens. Le ministère communiquera d’ici deux mois la liste des heureux

élus. Pour cela, quatre critères d’incompétence sont reconnus : le taux de redoublement, la faiblesse du niveau à l’arrivée en sixième, la situation sociale des

familles et le pourcentage de non-francophones. Ce qui revient à considérer le fait

d’être immigré comme un facteur négatif, voire une tare. Les 600 autres établissements seront classés en EP2 et EP3,

collèges déclarés favorisés pour lesquels

les moyens à terme seront supprimés,

alors qu’ils sont loin d’être à l’abri des

problèmes. On installe donc une ségrégation dont on est fier, et les syndicats

crient déjà à l’injustice, car près de 200

établissements perdront le label ZEP

(zone d’éducation prioritaire). En fait, on

a l’impression que Monsieur le ministre

mène une simple opération de transfert de

fonds dans des véhicules publicitaires.

A quoi serviront donc ces moyens ? A

embaucher des professeurs (?) « qui ne

seront pas dans des classes », mais qui

« accompagneront les élèves et les jeunes

enseignants ». On peut évidemment se

demander où ? Probablement aux toilettes pour ce qui concerne les premiers,

et à l’infirmerie pour les autres. On

accueillera mieux les parents, on les

aidera à déchiffrer les bulletins scolaires

(pourquoi ne pas les rédiger en anglais,

langue universelle ?), on multipliera les

réunions avec les professeurs (qui apprécieront, à n’en pas douter). Et puis, le

“redoublement” sera interdit. Là aussi, on

peut dire que les enseignants ont été progressivement imprégnés de son inutilité.

LE LYCÉEN,

APPRENTI BOUCHER

Toutes les décisions prises l’ont été au

bénéfice des Jeunes et de leurs familles.

Les professeurs, abandonnés à euxmêmes depuis longtemps, doivent

apprendre à apprendre (comme on dit

dans les milieux branchés de la psychohaine » à l’égard de son agresseur. Celuici a fui avant de se rendre à la police. Il

n’a d’abord exprimé aucun remords

(Le Parisien du 19 décembre), mais

grâce aux bons conseils, il déclare maintenant regretter son geste. Le Monde du

20 décembre s’empresse de préciser que

Kevani Wansale n’a pas de casier judiciaire, qu’il était dans un « état dépressif

sévère » et « souffrait d’un parcours

familial

chaotique ». Il

avait été exclu

trois jours et

l’avait caché à sa

mère, prévenue

par le professeur

agressé, son professeur principal.

Le mobile du

crime ? Il est

fourni par le journaliste du Parisien : « L’enseignante a détruit le

monde de mensonges qu’il

s’était construit et

il fallait qu’elle

paie. » Belle

envolée, haute en

psychologie. Personne n’a évoqué

les raisons de

l’exclusion, ni

celles qui ont

conduit les juges à

le placer récemment dans un

foyer, ni l’éventualité d’un crime

raciste. Comme le

drame s’est produit la veille des

vacances, il est tombé presque immédiatement dans l’oubli, sauf quand il s’est

agi de prendre en considération le malheur qui s’abat sur ce jeune, mis en examen et écroué. Jusqu’à quand d’ailleurs ?

LA VIOLENCE ENTRETENUE

Des milliers de professeurs sont gravement insultés, molestés, frappés par leurs

élèves, sans que cela n’émeuve outre

mesure ceux qui administrent les établissements scolaires. Une fois dans la

classe, ils sont à la merci de cas de plus

en plus incontrôlables. Tout comme ses

prédécesseurs, le ministre a donc proposé

quatre idées pour juguler la violence :

renforcer le rôle des parents, en créant

des salles de rencontre parents-professeurs dans les établissements difficiles

(pourquoi pas des salles d’attente aussi,

car il va y avoir du monde et de l’ambiance !), installer des portiques de détecteurs de métaux, créer une permanence

police-justice dans les établissements, ce

qui a provoqué une levée de boucliers de

la part des professeurs et des syndicats.

Mais la meilleure idée consisterait,

paraît-il, à former les enseignants à l’autorité. Or, contrairement à ce qu’affirme

Monsieur le ministre, l’autorité est innée,

elle ne s’acquiert pas. On a toujours vu

des professeurs bardés de diplômes, et

chahutés. On ne donnera pas des cours

d’autorité mais, comme cela existe déjà

pour le bonheur de quelques fêlés, des

conférences de motivation, qui reviennent toutes à prouver que l’adulte est la

plupart du temps dans son tort. A chaque

fois qu’on demande à un spécialiste ce

qu’il faut faire, on obtient toujours les

mêmes réponses : dialoguer et comprendre, éviter de sanctionner, donner

encore une chance. En conséquence inéluctable, les actes de violence augmentent d’année en année. Mais l’aveuglement a la vie dure.

Jean-Paul MATHISS.

Outre le fait que ceux qui ont déclaré les

armes qu’ils possèdent ont eu tort et que

les personnes qui possèdent une ou plusieurs armes ont intérêt à ne pas le signaler aux autorités, cet ensemble de petites

histoires vraies convergent vers un point :

incapable de défendre les particuliers,

comme l’ont démontré les émeutes de

novembre, l’Etat veut enlever aux Français les moyens de se défendre euxmêmes la prochaine fois…

Luc DELONCLE.

MOBILISATION

Saluant la naissance du Conseil représentatif des associations noires (CRAN),

le sociologue Michel Wiervioka y voit

dans Libération du 19 décembre un événement qui « tombe à pic » et dont il faut

se réjouir car, à l’en croire, le CRAN

« marginalise Dieudonné » et ses « dérives

antisémites ». Ce que rien ne permet d’affirmer.

Mais, pour le sociologue, il y aura un

autre aspect positif pour la « mémoire en

histoire ». Il précise :

« Après tout, si, aujourd’hui, notre connaissance

du régime de Vichy a pénétré jusqu’aux manuels scolaires, c’est bien parce qu’il

y a eu une mobilisation

dans laquelle des membres

d’un groupe particulier, en

l’occurrence juif, ont exercé

une pression considérable.

On est en droit d’attendre

le même type de progrès (sic) du nouveau mouvement “noir” (pourquoi ces

guillemets ?) »

Sans commentaire, sauf qu’une fois de

plus se confirme ce qui a été si souvent

écrit dans RIVAROL : dans notre

Douce France — comme ailleurs —, les

lobbies ne se neutralisent pas l’un

l’autre, ils s’additionnent…

pédagogie) à se dépatouiller, à leurs

risques et périls. Ainsi, le 16 décembre,

le jeune Français, originaire de la République démocratique du Congo, poignardait en plein cours d’arts plastiques (!)

son professeur de 24 ans, mère de deux

enfants. La victime est aujourd’hui hors

de danger (après avoir échappé de peu à

la mort) et confie, pour le plus grand plaisir des media, qu’elle n’a « pas de

APRÈS les émeutes qui ont secoué

notre pays pendant plus de trois

semaines, le gouvernement a, une

fois n’est pas coutume, décidé d’agir. Il a

entamé une vaste opération visant à

désarmer… les honnêtes gens !

Les fusils d’assaut, les pistolets

mitrailleurs, et même les lance-grenades

que la police découvre parfois dans des

caves des cités ? Broutilles que cela. Ce

qui inquiète le Pouvoir, ce sont les carabines 22 long rifle ou les fusils de chasse

que les Français détiennent depuis parfois dix ou vingt ans. En voici trois illustrations, survenues à la fin de 2005 dans

les Bouches-du-Rhône.

Un quadragénaire, licencié de longue

date à la Fédération française de tir,

reçoit un jour un courrier lui enjoignant

de rapporter au commissariat, dans les

plus brefs délais, le fusil de chasse qu’il

avait acquis, voici quelques années, le

plus régulièrement du monde puisqu’il

l’avait acheté dans une armurerie en laissant une photocopie de sa carte d’identité. Il a eu beau protester, expliquer que

lorsqu’il l’a achetée, cette arme était en

vente libre, et qu’elle lui avait tout de

même coûté, voici une dizaine d’années,

4 000 francs, rien n’y a fait. Son interlocuteur lui a répliqué que, content ou pas,

c’était le même tarif et que s’il ne rapportait pas son fusil, l’administration se

chargerait de supprimer l’autorisation de

détention qu’il possède pour une autre

arme. Et donc qu’il devrait se séparer

aussi de cette seconde arme. Il a obéi…

Le deuxième exemple concerne un septuagénaire, ancien sous-officier en Algérie. Il

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