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coinad

11/18/25

 


460 pages, compris lexique,

brèves notices biographiques des

ecclésiastiques cités, index et

bibliographie, 25 €. Editions

Clovis.

Dans la foulée du centenaire, le

même éditeur élargit son hommage à Mgr Lefebvre avec

l’agenda 2006 (9,50 €), précieux semainier ponctué par les

réflexions et méditations du prélat distribuées pertinemment

par Benoît Mancheron. Les

prières quotidiennes et l’ordinaire de « la messe de toujours »

clôt cet indispensable vademecum du catholique fidèle.

Egalement disponible, le calendrier 2006 illustré de magnifiques photographies (voir cicontre) retraçant les différentes

phases de l’ordination des clercs

jusqu’à la prêtrise (9,50 €)

Jean RIMEIZE

EN ABAISSANT

LE PONT-LEVIS

Le nom de Jean Rimeize n’est sûrement

pas inconnu de nos lecteurs. Il fut l’ami de

Robert Poulet à qui, le premier, il consacra

un essai et on lui doit aussi plusieurs récits

et romans dont j’ai rendu compte dans ces

colonnes. Ajoutons qu’il taquine la muse

avec le même bonheur : son livre D’une très

petite tour a reçu en son temps le prix Hérédia de l’Académie française.

Le présent recueil lui est apparenté non

seulement par le titre (ce château auquel il

est fait allusion, est-ce le « château de

l’âme » dont parle Thérèse d’Avila ? Ou

quelque manoir d’antan d’où notre poète

ne dédaigne pas de lorgner les bergères ?…), mais par l’inspiration et par la

facture. Les thèmes en sont divers, graves

ou légers, impertinents ou chargés de

mélancolie. On y retrouve l’amoureux de

la pêche à la ligne et le chrétien méditant

sur la mort.

Poète impeccable (ainsi Baudelaire qualifiait-il Théophile Gautier), Jean Rimeize

aime les formes classiques, sonnet, ballade

ou rondeau. Il joue avec aisance de tous les

mètres, privilégiant l’alexandrin majestueux sans négliger l’octosyllabe plus léger.

Il lui arrive même, à l’occasion, suivant les

conseils de Verlaine, de préférer l’impair.

Autant dire que ce nouvel opus, rehaussé

de belles illustrations signées Ghislaine Villeneuve et François Tard, offre assez d’attraits pour être chaudement recommandé.

P.-L. M. _____

63 pages, 15 €. Presses de Valmy (165 rue de

Paris, 94220 Charenton-le-Pont).

PRÉCISION. Début décembre nous

avait été envoyée par courrier électronique une note de lecture, que nous avons

publiée le 6 janvier, consacrée au livre de

Guillaume Perrault Génération Battisti

(Éd. Plon) sous la signature de Frédéric

Chataigner. Ce dernier nous précise que

ce texte avait été mis en ligne sur

<http://chatborgne.canalblog.com/>,

qu’il n’en avait « jamais autorisé la

reproduction » et qu’il ne figure en

aucune façon « parmi les rédacteurs de

Rivarol ». Dont acte.

irrationnels. Selon une

thèse assez répandue dans

l’Ahnenerbe SS, où étaient

rassemblés les intellectuels et les universitaires

de l’Ordre Noir, on discutait de l’existence d’une

religion guerrière raciste

indo-aryenne ensevelie.

Retrouver et reconstruire

cette « religion d’origine »

était une demande prioritaire de Himmler et de son

équipe de chercheurs, à

laquelle appartenaient

aussi des orientalistes éminents. Ainsi, une expédition SS au Tibet eut des

objectifs non seulement

scientifiques et militaropolitiques, mais aussi certainement religieux et occultes. En août

1939, l’« Expédition SS Schäfer » alors

qu’Harrer avait déjà été arrêté, revint en

Allemagne et fut reçue en grande pompe

par Himmler à l’aéroport de Munich. Pour

ses résultats extraordinaires, l’explorateur

du Tibet reçut la bague SS à tête de mort et

le poignard SS d’honneur. Au printemps

1942, alors que l’armée allemande avait

déjà profondément pénétré à l’Est, le

Reichsführer SS ordonna de développer la

« Recherche au Tibet et en Asie ». Celle-ci

devenait maintenant une « recherche pour

des buts d’importance de guerre » et tombait dans la catégorie de « mission scientifique de guerre ». On n’en sait pas beaucoup plus, tout le reste tombe dans le

domaine des “Atlantide” de la pensée.

On se contentera donc de saluer la

mémoire d’un alpiniste remarquable, et

d’un lettré au destin unique qui, en découvrant un monde, en a offert un autre et les

a toujours aimés.

C’est un homme de légende qui vient de

mourir, une légende de l’alpinisme et des

cimes dans des cordées côtoyant des

mythes abyssaux

Pierre BOISGHILBERT.

10 N° 2747 — 20 JANVIER 2006 — RIVAROL

LES LORRAINS

N’OUBLIENT PAS

LEUR FÊTE

Depuis 1977, Jean-Marie Cuny organise

avec l’association Mémoire de la Lorraine à

Nancy, la fête nationale des Lorrains, commémorant leur victoire à la bataille de Nancy, le

5 janvier 1477, sur les troupes de Charles le

Téméraire qui trouva la mort sous les murs de

la cité ducale. La fête avait été interdite par la

France, lors de sa mainmise sur la Lorraine en

1766, sous Louis XV, car elle symbolisait trop

la volonté d’indépendance de la région. La

recréation de cet événement eut lieu il y a

29 ans, lorsqu’un groupe d’étudiants de la fac

de droit de Nancy organisa un petit chahut sur

la place de Bourgogne. Le journaliste Gabriel

Bichet faisait aussi sa commémoration

annuelle avec discours et chants…

Le jour de l’Epiphanie se confondait autrefois avec la fête nationale des Lorrains. A cette

occasion, les chroniques relatent que le duc de

Lorraine trinque volontiers, au milieu de ses

sujets, se pliant ainsi à la coutume du “roi

boit”. A l’aube du 5 janvier 1477, l’armée lorraine se rassemble à Saint-Nicolas-de-Port,

autour du duc René II, qui déploie la bannière

à l’Annonciation (mot dont dérive le nom de

Nancy). A la sortie de la ville, après la messe,

les soldats se voient offrir « le coup du matin »

par le marchand Didier Moycet, aidé de ses

voisins et gens de service. 14 barriques de vin

bénit à la Saint-Jean sont nécessaires ! Cet

adjuvant leur permit-il de remporter la

brillante victoire célébrée depuis ? En tout cas,

en ce froid début d’année 2006, au pied du

monument portant la croix de Lorraine, le vin

chaud qui permet de refaire le monde le temps

d’une soirée est redevenu le vin de la victoire.

J. D.

OPÉRATION DE

CŒUR OU BANCAIRE ?

Issu d’une mère française et d’un père belge

qui l’abandonna tout jeune et avec lequel les

relations furent toujours orageuses, Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, redécouvre à

62 ans les beautés de la belgitude, au point

d’avoir introduit fin novembre une demande

de naturalisation auprès de l’ambassade de Belgique à Paris comme l’a précisé le 11 janvier le

ministère belge des Affaires étrangères.

Certes, il n’est jamais trop tard pour retrouver ses racines, mais on voudrait être sûr qu’il

s’agit là d’une véritable « opération de cœur »

et que ce retour aux sources ne s’explique pas

seulement par l’absence outre-Quiévrain de

tout impôt sur la fortune et de taxation sur les

plus-values, le secret bancaire étant aussi plus

strict qu’en France.

Raisons pour laquelle plus de dix mille

patrons français se sont déjà “exilés” en Belgique. L’ancienne idole des jeunes, tant chérie

des Chirac, a-t-elle décidé de suivre leur

exemple après avoir, selon Le Figaro, totalisé

6,6 millions d’euros de revenus en 2005 ?

LE RETOUR DE

LA REINE DE CÉSARÉE

Une bonne nouvelle : jusqu’au 2 avril, reprise

au théâtre du Nord-Ouest (13 rue du Faubourg Montmartre, 75009 Paris), de La Reine

de Césarée, seule pièce de Robert Brasillach,

qui avait été l’un des grands succès de l’année

théâtrale 2005, dans la mise en scène de Bernard Lefebvre (RIV. du 22/4/05). Pour

connaître les jours et heures de représentation,

téléphoner au théâtre, 01-47-70-32-75.

L’ALPINISTE et écrivain autrichien

Heinrich Harrer, premier à avoir

gravi la face nord de l’Eiger (Alpes

suisses) et ami du dalaï lama, est mort le

samedi 7 janvier, à l’âge de 93 ans, en

Carinthie.

Pour l’avoir interprété à l’écran dans

l’adaptation cinématographique de son

livre le plus connu 7 ans au Tibet, l’acteur

américain Brad Pitt a manqué y laisser sa

carrière et le réalisateur Jean-Jacques

Annaud a essuyé lors de la sortie du film,

en 1997, un flot de critiques.

C’est que le vainqueur de l’Eiger avait

confirmé, sans repentance excessive, qu’il

avait appartenu au parti nazi ainsi qu’à la

SS, qu’il avait intégrée avec rang d’officier

après avoir été reçu par Adolf Hitler à la

suite de son exploit alpestre. Il fut

d’ailleurs chargé par le parti d’organiser en

1939 une expédition destinée à tenter de

vaincre le Nanga Parbat (8 114 m), au

Cachemire.

Une extraordinaire odyssée commence,

car l’alpiniste est arrêté brutalement par les

Britanniques, pas très fair-play en l’occurrence, qui savent que la guerre va éclater.

Son évasion en avril 1944 d’un camp de Sa

Gracieuse Majesté devait ouvrir l’une des

pages les plus romantiques de l’alpinisme.

En compagnie de son chef d’expédition,

l’Autrichien Peter Aufschnaiter qui en

savait plus que lui, Heinrich Harrer parcourut plus de 2 000 km à pied à travers

l’Himalaya, franchissant en 21 mois

quelque 50 cols de plus de 5 000 m avant

d’atteindre en janvier 1945 son but, la

« ville interdite » de

Lhassa, capitale du Tibet.

Un exploit jugé extraordinaire et qui est indiscutable. Heinrich Harrer, qui

avait consacré sa captivité

à l’apprentissage du tibétain mais aussi de l’hindoustani et du japonais,

devait rester jusqu’en 1951 au Tibet où il

allait se lier d’amitié avec le jeune dalaï

lama, dont il fut le mentor. Ce dernier ne

l’oubliera jamais. Annaud l’a bien expliqué, Harrer a fait connaître au jeune Tibétain l’histoire de l’Europe et il l’initia à la

technologie occidentale, au monde des

machines. Il a été un premier de cordée de

l’ouverture d’un esprit traditionnel oriental

sur la modernité d’ailleurs. Le Prix Nobel

de la paix, conscient de cet apport, rendit

visite à l’alpiniste du Führer en 1992 puis

en 2002 pour ses 80 puis ses 90 ans. L’été

dernier, Harrer avait reçu la médaille de la

« Lumière de la vérité », haute distinction

du gouvernement tibétain en exil. Un

centre européen du Tibet va être construit

dans la petite commune de Carinthie où

Harrer a terminé sa longue vie.

La « Lumière de la vérité » pour un

ancien nazi, cette fidélité dans l’amitié et

la reconnaissance en a, on s’en doute, irrité

plus d’un. Surtout que les rapports entre

l’Allemagne d’Hitler et le Tibet, déjà

noués via l’explorateur suédois (et lointain

descendant d’un rabbin allemand !) Sven

Hedin, sont entourés de mystères ésotériques. Harrer avait-il une autre mission,

dont il n’a jamais parlé ? Il ne semble pas.

Ce qui est certain, c’est que la fascination

pour le Tibet, bien réelle dans certains

cercles nationaux-socialistes, reste aujourd’hui une mine pour les fantasmes les plus

Cinéma

Programme contrasté cette semaine à

l’affiche avec d’une part Mrs Henderson

présente, comédie anglaise pétillante, et

de l’autre La mort de Dante Lazarescu,

âpre chronique sociale roumaine.

L’éclectique réalisateur Stephen Frears

qui a abordé avec un égal bonheur à peu

près tous les genres cinématographiques,

y compris le western (Hi lo Country) et le

film fantastique (Mary Reilly) ajoute une

nouvelle corde, bien tendue, à son arc avec

Mrs Henderson présente : la comédie

musicale. Ou plus précisément l’évocation

historique mâtinée de numéros chantés et

dansés à la façon du Cabaret de Bob

Fosse. Le film, inspiré de faits et de personnages réels, retrace une page pittoresque de l’histoire du théâtre anglais,

celle du Windmill, le Moulin rouge londonien situé en plein cœur de Soho qui présenta la première revue dénudée outreManche. Cette révolution dans les mœurs

de la prude Albion fut déclenchée par une

richissime veuve, Laura Henderson, qui

acheta en 1937 ce théâtre laissé à l’abandon, histoire de s’amuser un peu. Interprétée avec une verve irrésistible par Dame

Judi Dench, la vieille dame indigne engage

comme directeur artistique Vivian Van

Damm (le truculent Bob Hoskins), un

homme de spectacle irascible qui n’entend

pas se laisser dicter sa conduite. Leurs

relations orageuses, à coups de réparties

cinglantes et de disputes homériques, sont

au cœur de cette peinture colorée, pleine

d’humour, de nostalgie et de panache, du

microcosme théâtral et plus généralement

de la société britannique. Dont l’hypocrisie va être battue en brèche lorsque le censeur officiel de Sa Gracieuse Majesté autorise la présence de femmes nues sur les

planches lors de tableaux vivants “artistiques” à condition qu’elles se tiennent

immobiles comme des statues. Ces beautés

dans le plus simple appareil, coquines

pour l’époque et curieusement chastes

pour notre permissif XXIe siècle, soutiendront le moral des boys et l’effort de

guerre, le Windmill assurant ses représentations au plus fort du Blitz.

Frears a réussi avec Mrs Henderson

présente un divertissement à la fois drôle

et émouvant dans ses moments dramatiques, entraînant dans ses numéros musicaux délicieusement kitsch, qu’on peut voir

comme une ode à la gloire du théâtre et de

ses saltimbanques et au patriotisme

anglais (avec une bonne dose d’ironie

quand même).

Ne vous laissez pas rebuter par son titre

peu folichon qui reflète bien d’ailleurs son

sujet — il n’y a pas de tromperie sur la

marchandise : La mort de Dante Lazarescu, de Cristi Pulu, est une œuvre étonnante et souvent bouleversante qui révèle

un cinéaste de première grandeur. En effet,

ce n’est pas à la portée du premier tâcheron venu que de pouvoir tenir son public

en haleine pendant 2h30 en suivant la douloureuse agonie d’un vieil homme dans un

environnement sinistre. La descente aux

enfers de Dante Lazarescu Remus, dit l’ingénieur, veuf de 67 ans, commence un

samedi soir après un malaise avec violentes douleurs à l’abdomen dans son

logement étriqué de Bucarest où il vit seul

avec ses trois chats. Son état s’aggravant

malgré la prise des médicaments qui lui

restaient et l’intervention de compatissants

voisins, il doit être emmené à l’hôpital en

ambulance par Mioara, infirmière de nuit.

Las, le système de santé roumain est aussi

mal en point que le pauvre vieux, et les

hommes de l’art, arrogants, incompétents

ou indifférents aux souffrances d’autrui, ne

brillent ni par leurs qualités humaines ni

par la sûreté de leurs diagnostics.

Le constat dressé par Cristi Pulu tout au

long du chemin de croix nocturne de Dante

et de son accompagnatrice dans les hôpitaux de Bucarest est terrible. Sa caméra

scalpel met à vif les tumeurs malignes qui

rongent une société roumaine en pleine

décomposition. Le cadavre bouge encore

mais tout juste. Ce que filme Pulu, caméra

à l’épaule, est certes d’une noirceur désespérante qui vous prend aux tripes et à la

gorge, mais il ne sombre pas pour autant

dans la complaisance morbide ou le misérabilisme. Porté par deux formidables

comédiens inconnus, dont le nom mérite

d’être cité : Ion Fisculeanu et Luminita

Gheorghiu, La mort de Dante Lazarescu

est la grande révélation de ce début d’année. A l’Est de la vieille Europe, du nouveau !

Patrick LAURENT.

Rose bonbon et noir d’encre

La dernière course de l’alpiniste du Führer

Ecrits de Paris

AU SOMMAIRE DE JANVIER 2006

Jérôme BOURBON : De 1905 à 2005, cent ans de fanatisme laïciste — Jean FERMANVILLE : Le rêve le plus long de l’Histoire… des banlieues — René BLANC :

Dette, or, immigration, les peuples plus que jamais mystifiés — Jérôme

MOREAU : Le bon sens commande le taux d’imposition unique — SOMMAIRE

DES PRÉCÉDENTES LIVRAISONS — Petrus AGRICOLA : Le leurre du Plan

Climat — Pierre PERALDI : La colonisation en question — Carrefour des lecteurs — Jean NAUX : La Sarre, une migraine qui ne passe pas — Jacques-Marie

URVOY : Bloc-notes d’un catholique : de Lacarrière à Tanoüarn — Arnaud

CHALLE : Un tournant de l’entre-deux-guerres : le conflit d’Ethiopie

(1935–1936) — Georges LAFFLY : Les livres… de Moudenc — Patrick LAURENT : Tiercé gagnant pour notre 7e Art — Notes de lecture.

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris. Prix : 5 €. Abt un an : 43 €.

Chèques à l’ordre d’Editions des Tuileries

Spécimen gratuit sur simple appel au 01-53-34-97-97.

N° 2747 — 20 JANVIER 2006 — RIVAROL 11

C’est peu dire que le tome II de l’Encyclopédie politique d’Emmanuel Ratier

était impatiemment attendu. Le précédent

remontait à 1992. Celui-ci va juqu’à l’automne 2005. Près de mille pages avec des

annexes — dont celles consacrées aux élections européennes n’étaient pas indispensables. Mais des pages entières d’un texte

serré d’où dessins et caricatures ont été

bannis pour ne pas empiéter sur la présentation et l’étude des personalités épinglées.

Dans sa préface, l’auteur explique pourquoi il dut faire le choix de cet ensemble

compact. Comme son maître Henry Coston, et même plus que lui, il cite ses références et elles sont multiples. Professions

de foi, journaux, livres, biographies intéressantes à décrypter. Sans oublier la dernière source, si abondante, Internet.

Un ensemble considérable mené à bien

par Ratier et son équipe.

De plus, le champ des études s’est élargi.

Au-delà des personnalités politiques — en tête

Chirac (22 pages) et Mitterrand (21 pages) —, il

y a des syndicalistes, des

religieux, des intellectuels et aussi des vedettes

médiatiques “incontournables” car exerçant

désormais, grâce à leurs

émissions que l’on croit

très souvent « de variétés », une forme

subtile d’intoxication de l’opinion.

Ce qui fait la valeur du Ratier comme hier

du Coston, c’est, derrière les apparences,

l’indication des multiples réseaux quadrillant le territoire et se le partageant. Les

loges, les clubs d’influence (comme le

Siècle), les amitiés parlementaires diverses

(France-Israël, France-Algérie), etc. C’est

à la fois la permanence et le renouvellement des quatre Etats confédérés chers à

Maurras.

Pour les personnalités étudiées, il est intéressant de connaître les origines, les filiations, les débuts politiques (riche cuvée des

clans trotskistes), les alliances matrimoniales, financières, les curriculum universitaires…

Évidemment, quelques lacunes dans cet

ensemble considérable. Regrettons l’omission de notre ami A.D.G., l’absence de

Bruno Gollnisch, de Marine Le Pen, de

Philippe de Villiers (mais Ratier annonce

la parution ce printemps d’une brochure

entièrement consacrée au remuant

vicomte)… L’auteur le reconnaît luimême, mais il nous donne rendez-vous

pour le troisième tome, en 2012.

D’ici là, ses deux encyclopédies (à noter

peu de redites de l’une à l’autre) resteront

essentielles pour le combat national. Ce

qui explique que, comme ce fut le cas pour

les Dictionnaires Coston, elles seront sans

doute plus piratées que citées. Ce qui pour

nous est une raison de plus de les lire, d’en

parler et… de les utiliser.

J.-P. A. _____

990 pages, 98 euros. En vente par correspondance à Faits et Documents, BP 254-09, F-75

424 Paris Cedex 09 ou, directement, à la librarie Facta (4 rue de Clichy, 75009 Paris).

J

E COMMENCERAI, une fois n’est pas

coutume, par recommander la lecture

d’une revue. En l’occurrence, La

Nef (1) dont le numéro de décembre dernier

contient plusieurs articles susceptibles d’intéresser nos lecteurs. Et d’abord un débat sur

l’école qui pose, sans langue de bois, les

vrais problèmes.

Mainmise des idéologues, dictature des

syndicats, aberrations pédagogiques, gouffre

financier, nivellement, illettrisme grandissant, une faillite souvent dénoncée depuis

des lustres dans nos colonnes, certes. Mais

il est tellement rare de voir aborder ailleurs

ces questions, sans aucun tabou, que cela

vaut la peine d’être signalé. Quant aux

esquisses de solutions suggérées, elles se

situent dans l’optique catholique de la revue,

ce qui ne saurait surprendre.

On trouvera dans ce même numéro un

entretien sur la modernité avec Alain Finkielkraut, adepte, lui aussi, du parler-vrai et

dont les propos musclés sur la perte de

l’identité française, le modèle multiculturel

et l’islamisation ont récemment provoqué

chez les bien-pensants le hourvari que l’on

sait.

Il serait inutile de revenir sur ce nouvel épisode de la chasse aux sorcières si, au sein

même de notre famille de pensée, certains

n’avaient cru bon de faire chorus avec ses

censeurs. Etrange attitude. Quand il y a le

feu à la maison — et pas seulement en métaphore ! — ce n’est plus l’heure de gloser sur

l’uniforme des pompiers.

L’auteur de La Défaite de la pensée et, tout

récemment, de Nous autres, modernes (2)

doit-il être récusé sous prétexte qu’il vient

de la gauche plus ou moins extrême ? Ce

serait se tromper de combat. Car son parcours intéresse précisément en ce qu’il a

d’atypique. Et puis, dût-on ne pas partager

toutes ses analyses, on ne saurait mettre en

doute sa probité intellectuelle (c’est elle qui

lui suscite tant d’ennemis), ni méconnaître

la qualité et la mesure habituelles de ses propos.

Pour en revenir à l’entretien accordé à

La Nef, il reprend, pour les expliciter, plusieurs des thèmes abordés dans les quatre

leçons données à l’Ecole polytechnique et

qui constituent la matière de Nous autres,

modernes.

Partant du constat que la modernité s’est

enfermée dans des dilemmes apparemment

insolubles, engendrant à la fois l’égalité

entre les hommes et le nivellement de toutes

les valeurs, la liberté

(théorique, nous en

savons quelque

chose) de penser et

d’écrire et la montée

de la pensée unique,

il propose, dans la lignée de Tocqueville, une

voie de sortie dans laquelle l’humanisme

scientifique pallierait la disparition du sacré.

Le remède pourra sembler à certains relever de l’irénisme. En revanche, la critique

du relativisme, de l’ouverture radicale à

l’autre, plus bornée encore que le positivisme scientiste, de la phobie inspirée par

toutes les différences, la condamnation de

l’oubli du passé, la réhabilitation du réactionnaire, « scandale métaphysique » pour

la pensée dominante, autant d’éléments qui

témoignent de la lucidité d’un auteur que Le

Nouvel Obs n’a pas hésité à reléguer dans la

charrette des « nouveaux réacs ». Cela seul

devrait inciter à la réflexion.

Autre ouvrage à contre-courant qui récuse

le consumérisme béat du bonheur sous

toutes ses formes, la quête du confort matériel et psychologique qui obsède notre civilisation déliquescente, Divine blessure (3)

de Jacqueline Kelen. Spécialiste des mythes,

l’auteur oppose à cet hédonisme que Céline

aurait dit « à la portée des caniches » une

conception héroïque qui réhabilite la blessure, lui rend tout son sens et jusqu’à sa

dimension eschatologique.

A l’heure où sévissent en toute occasion les

« cellules d’aide psychologique », où il n’est

question que de « gérer son stress et ses

émotions » pour pouvoir « entamer son travail de deuil », on mesure combien peut

paraître incongru et inactuel un auteur affirmant que la facilité éloigne de la plénitude

et que « toute blessure peut être un levain ».

Rien toutefois de doloriste dans une telle

conception. Il ne s’agit pas de se complaire

dans sa meurtrissure, mais d’en saisir la

signification profonde. Pas davantage de

vouloir la guérir ou de s’en accommoder

pour lui survivre (selon le principe de résilience développé par Boris Cyrulnick), mais

de saisir l’occasion ainsi offerte pour

prendre son essor et atteindre à la vérité de

son être. Ou, en d’autres termes, retrouver

en soi la part du divin qui est l’autre nom de

l’Amour.

« La blessure, écrit Jacqueline Kelen,

sauve l’homme de toutes les tentatives d’asservissement que représente le

besoin compulsif d’être indemne et

protégé de tout, elle le sauve de tous

les remèdes qui veulent euphoriser

ou tranquilliser son existence et

d’abord sa pensée. »

Propos scandaleux en notre temps

de « pasteurisation du monde »,

selon la belle expression de l’historien Paul Thibaut. Ils rejoignent

ceux de Georges Bataille qui écrivait en son temps : « La déchirure

est l’expression de la richesse.

L’homme fade et faible en est incapable ».

Ainsi les blessures physiques

endurées par maints héros des

mythes sont-elles les manifestations

de la déchirure intérieure, voie privilégiée d’accès au sacré. L’auteur

en fournit maints exemples puisés

aussi bien chez les Grecs et les

Romains, Homère, Sophocle, Virgile, Ovide, que dans la Bible, dans

le Roman du Graal ou chez les soufis.

Ses interprétations des grands

textes, les commentaires dont elle

les éclaire, tout cela possède une

indéniable force de conviction. Les

Contes de Perrault, Cendrillon ou

La Barbe bleue, dont les psychanalystes firent leurs choux gras,

acquièrent sous sa plume une

dimension insoupçonnée.

Les quatre figures du délire divin que sont

Orphée, Atys, Marsyas et Actéon y croisent

les mystiques chrétiens Jean de la Croix,

Thérèse d’Avila ou Catherine de Sienne et

les stigmatisés tels François d’Assise ou le

Padre Pio. Tous témoignent du paradoxe de

l’amour, à la fois joie la plus haute et déchirure la plus grande.

Le Roman de la Rose comme les poèmes

des troubadours adeptes de la fin amor née

dans le pays d’Oc confirment qu’« une fois

l’armure déposée, le cœur ouvert ou déchiré,

il n’y a pas de différence entre ferveur amoureuse et éveil spirituel, entre passion ardente

et illumination ». René Nelli (dont le maître

livre L’Erotique des troubadours est, curieusement, absent de la bibliographie) n’était

pas loin d’aboutir à la même conclusion.

On lira et on méditera ce livre vivifiant qui

ré-enchante le monde. Certains y trouveront

même une consolation. Ils y apprendront

qu’à l’inverse des idées reçues, « ce n’est

pas parce qu’un amour se révèle impossible

qu’il est malheureux ».

Sans doute n’est-il guère blessure plus profonde que celle que provoque, chez un

enfant, l’absence du père. Elle est pourtant

monnaie courante. Multiplication des

divorces et des familles monoparentales ou

recomposées, émancipation féminine contribuant à une redistribution des rôles au sein

de la cellule familiale, autant de facteurs

débouchant sur de véritables fléaux sociaux.

Ainsi, aux Etats-Unis, 85 % des jeunes gens

incarcérés ont grandi sans leur père, et 75 %

des suicidés sont des enfants naturels qui

n’ont pas connu leur géniteur.

Ces statistiques figurent dans Le Père

absent (4), essai du professeur italien Claudio Risé qui enseigne la sociologie et les

sciences politiques et est venu sur le tard à

la psychanalyse jungienne.

Après avoir analysé la relation entre le père

et son enfant (ce qui les réunit, c’est la blessure, tout au long des générations, et « l’enfant qui a reçu l’enseignement paternel ressent, dans son organisme psychophysique,

la relation avec son père comme une nouvelle aggravation de la blessure »), l’auteur

se penche sur l’image et le rôle du père.

Exemple vivant qui va contribuer, à travers

des rites de passage, à l’émancipation de

l’enfant et à son entrée dans le monde adulte,

hypostase, au sein du foyer, du Père éternel

dont il incarne les vertus, il est aussi celui

qui assure la transition nécessaire entre le

passé et l’avenir. « Sans le père, visage de

l’origine mais aussi du futur, constate Claudio Risé, disparaît l’irréductible nouveauté

de chaque homme, destiné, chacun à sa

façon, à transformer le monde. »

On mesure par là l’importance de sa présence et les conséquences de sa disparition.

Or, selon l’auteur qui se place délibérément

dans une perspective chrétienne, si l’Occident s’est éloigné du père, le

processus est lié à la sécularisation de la société, à une séparation d’avec Dieu qu’il fait

remonter à la Réforme et dont

la Révolution fut une étape

manifeste. D’où les ravages

causés par ce qu’il appelle

« l’industrie du divorce » dans

la société du « père escamotable » et les pathologies qui

s’ensuivent.

Un constat qui donne parfois le frisson,

étayé par des chiffres, des témoignages et de

nombreuses références aux philosophes et

sociologues qui se sont penchés sur la question. Il débouche sur des pistes visant à restituer au père sa place et son autorité, enjeu

dont on mesure aujourd’hui toute l’importance.

_____

(1) La Nef, mensuel catholique et indépendant,

déc. 2005, N° 166. On peut y lire aussi un article

de Guillaume Desanges, « Haro sur la famille »,

qui corrobore les analyses de Claudio Risé.

(2) Nous autres, modernes. Editions Ellipses,

358 pages, 19,50 €.

(3) Divine blessure. Editions Albin Michel, 300

ages, 19,50 €.

(4) Le Père absent. Enquête sur la place du

père dans les familles occidentales, traduit de

l’italien par Carlo Damiano. Editions Remi Perrin (46 rue Sainte-Anne, 75002 Paris), 128

pages, 12,50 €.

Le moderne et le sacré

Le Ratier nouveau est arrivé

Vingt années de chronique

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Etudes sur Benoist-Méchin, Céline, Evola,

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Chèques à Editions des Tuileries

P.-L. Moudenc

LIVRES

PROPOS

Préface de Pol Vandromme

HORMIS l’escapade chilienne de la “Zapatera”

Ségolène, nouvelle savetière prodigieuse qui doit

singulièrement asticoter les

mânes de Garcia Lorca, les exhibitions de

Mazarine et les prémices du rabibochage

Nicolas-Cecilia (Sarkozy), ne se passait-il

donc rien dans le monde le 9 janvier ?

BIENVENUE AUX

MÈRES SEXAGÉNAIRES

Ce soir-là, le journal de France 2, chaîne

publique, consacrait en tout cas un interminable reportage à la congélation

d’ovules en Grande-Bretagne, histoire de

permettre aux femmes de procréer, carrière

faite et partenaire idéal déniché, à l’âge qui

leur chante, sans se soucier de la fameuse

horloge biologique. Et dix minutes plus

tard, le JT remettait le couvert avec une

séquence tout aussi longuette sur un film

espagnol “prémonitoire” car il célébrait les

“mariages” homosexuels (mâles) avant

même que la loi les autorisant ne fût votée

outre-Pyrénées.

Il paraît que les mères des “mariés” trouvent ça très bien. Quant aux enfants en bas

âge de génitrices sexagénaires, voire septuagénaires puisqu’on n’arrête pas le progrès, nul ne les a même évoqués. Outre les

malformations tardives dont certains pourront souffrir — plus une femme vieillit,

plus sa grossesse est à risques et le développement de l’embryon aléatoire —, quel

sera pourtant le destin de ces gosses conçus

et élevés par des mères chenues qui pourraient être leurs grands-mères ? S’était-on

pourtant gaussé, il y a moins d’un siècle,

de barbons engendrant au seuil de la mort,

et des malheurs qui en résultaient pour leur

descendance Mais baste ! Qui se soucie de

l’enfant ? Aujourd’hui, c’est la satisfaction

égoïste de la femme, son désir de « se réaliser » (« mon corps est à moi ») qui priment.

BEBÉS SOUS HYPNOSE…

CATHODIQUE

Ainsi, comme je le redoutais dans ma

chronique du 28 octobre (« Télé-bébés ou

fabrique de crétins ? »), la chaîne payante

TV-Baby, lancée en Israël à l’hiver 2003

puis chez nous à l’automne 2005 à l’intention des “0-3 ans”, fait un triomphe. De

plus en plus de familles — monoparentales

ou dont la mère est très prise par son activité professionnelle — livrent en effet à la

« nounou cathodique » quantité de « bébés

hypnotisés », comme s’en inquiète — un

peu tard — Le Monde du 11 janvier en faisant état des critiques des pédopsychiatres,

affolés par l’ampleur de ce « visionnage

passif ». Aussi dangereux que le tabagisme

passif selon le Dr Stéphane Clerget qui

esquisse de « contrat de responsabilité

parentale » assorti de l’éventuelle suspension des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, la systématisation du

“testing” et des curriculum vitae anonymes, etc. Sans oublier la création d’une

Agence nationale pour la cohésion sociale

avec mise en place de six préfets à l’Egalité des chances et pouvoirs de sanctions

donnés à la Haute autorité de lutte contre

les discriminations et pour l’égalité (1),

ainsi substituée aux tribunaux, contre « les

individus ou les entreprises coupables de

discriminations ».

Cet ensemble hétéroclite a réjoui le nouveau président de la Ligue des droits de

l’Homme, Jean-Paul Dubois, mais scandalisé Jean-Marie Le Pen, à juste titre indigné que le gouvernement puisse ainsi

« mélanger dans un même projet de loi des

dispositions sur l’apprentissage et sur la

police de la pensée » — dont s’aggrave

« la dictature camouflée » — et que,

« pour tenter de faire passer une mesure

de bon sens (l’apprentissage), on la plonge

dans un bain idéologique propre à satisfaire les lobbies du soi-disant

antiracisme ».

Aussi bien le “testing” que les CV anonymes sont en effet des idées-phares de

SOS-Racisme, les seconds étant d’ailleurs

le plus gros attrape-nigaud qu’on puisse

imaginer : pour débusquer les z’issus, nul

doute que les responsables des « ressources humaines » vont faire appel à des

escouades de graphologues mais aussi de

spécialistes habiles à “identifier” les tournures et le papier à lettre employés. En

outre, la plupart des demandeurs d’emplois

indiquent maintenant leurs “hobbies”, tout

aussi révélateurs qu’un nom et une adresse.

Peu de risques donc qu’un candidat se présentant comme féru d’équitation ou d’héraldique et collectionneur d’antiques

faïences de Moustiers réponde au doux

prénom de Karim ou de Mamadou…

SARKOZY ENTRE

L’AMOUR ET LE DEVOIR

Devant cet arsenal destiné à promouvoir

la discrimination positive qui lui est si

chère, comment a réagi Nicolas Sarkozy ?

Bien entendu de manière favorable mais

les gazettes parlaient essentiellement de lui

à l’occasion du retour Place Beauvau de la

volatile Cecilia, avec laquelle le ministre

s’est tendrement affiché dans un des restaurants les plus courus de la capitale. Et

sous le regard des caméras alors qu’il vitupérait hier encore les “fouille-merde” s’insinuant dans sa sacro-sainte « vie privée ».

Un cas devrait pourtant solliciter son

attention, celui du Béninois Aubin, étudiant à Reims, mais dont la préfecture de

la Marne refuse de renouveler le titre de

séjour au motif qu’il a été arrêté dans la

nuit du 10 novembre dernier en flagrant

délit d’incendie de poubelles, et condamné

à 15 jours de prison ferme — jugement

dont il n’a pas interjeté appel alors qu’il

crie à l’erreur judiciaire.

Bien entendu, des associations (“Solid’Amis” et “A toutes les victimes”) ont

tout aussitôt pris… feu et flammes pour

l’Africain, appelant à

« faire pression sur la

Préfecture de la

Marne », mais on se

souvient que le 9 septembre dernier, Sarko

avait précisément

convoqué les préfets

pour les sommer de

« résister aux pressions

de tels ou tels collectifs

qui ne représentent

qu’eux-mêmes ».

Va-t-il donc inciter son

représentant dans la

Marne à la fermeté, et

d’autant plus qu’il vient

de réitérer son vœu de

« 25 000 reconduites à la

frontière en 2006 » ou

son bon cœur l’emportera-t-il, comme dans le

cas du lycéen camerounais Guy Effeye (âgé de

20 ans et père de famille)

dont, le 20 septembre suivant, il avait finalement autorisé le maintien sur le sol français, « par souci humanitaire » ? Un souci aussi médiatisé que

ses actuelles retrouvailles avec la belle

infidèle…

Mais que voulez-vous, l’amour est enfant

de Bohême et « Nicolas avait besoin de ce

retour. Il en avait envie. Pendant tous ces

mois, il ne s’est pas passé une heure sans

qu’il appelle Cécilia ou lui envoie un

texto », explique son intime Patrick Balkany dans Le Parisien (2) — sans se

demander apparemment si c’est vraiment

la « positive attitude » pour un ministre

d’Etat, numéro deux du gouvernement et

aspirant désespérément à la fonction

suprême, que d’être sans cesse pendu au

téléphone dans l’espoir de joindre sa dulcinée. Dont on rappellera en passant que,

née de père russe et de mère ibérique, elle

s’enorgueillissait dans Libération, en

juillet 2004, de « ne pas avoir une seule

goutte de sang français dans les veines ».

Une First Lady idéale pour la « Nouvelle

France » en construction.

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