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coinad

11/18/25

 


élargie la production de sucre.

Cependant qu’à Cayenne, où la

Compagnie hollandaise des Indes

occidentales a signé en 1659 « avec

David Nassie et ses partenaires —

des réfugiés juifs du Brésil hollandais — un document par lequel ils

devenaient “Patroon et Patroons

dans une colonie sur l’île de

Cayenne” » si bien qu’un missionnaire français y découvrira « un

fort, une synagogue, une plantation

de cannes à sucre, quelques très

bons moulins à sucre et entre 300 et

400 Juifs ».

Au Surinam même, après la

conquête anglaise, « les Juifs

étaient considérés comme citoyens

anglais à part entière, avec tous les

droits qui leur revenaient… liberté

de religion, droit de posséder des

synagogues, des cimetières, des

écoles et des tribunaux ». Les Hollandais revenus, malgré les offres alléchantes de Londres de s’installer dans des

territoires britanniques, « les Juifs ont préféré le Surinam et la Savanna Juive est devenue un grand centre sucrier. En 1694, la

Savanna avait 570 Juifs dans 40 plantations

et 9 000 ouvriers. Au milieu du XVIIIe siècle,

elle comptait 2 000 Juifs (la

majorité de la population

blanche), 115 plantations et

une dizaine de milliers d’ouvriers… Entre 1700 et 1750,

les exportations de sucre ont

triplé… Les plantations sont

devenues des villages portant

des noms bibliques tels que

Goshen, Carmel, Beersheva,

Gilgal, Dothan, etc. Il y avait même une

petite ville, capitale de la Savanna Juive, du

nom de “Jérusalem près de la rivière”…

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle —

après une occupation française destructrice

et par suite du développement de la production de sucre de betterave en Europe et des

rébellions d’esclaves —, la Savanna Juive a

été peu à peu abandonnée et les Juifs sont

partis pour Paramaribo », conclut Mordechai Arbell et précisant que « les Juifs séfarades aiment les activités relatives au sucre.

Aujourd’hui, les industries sucrières à

Panama et au Salvador sont aux mains des

Juifs séfarades. Au début du XXe siècle, les

Juifs séfarades établis à Cuba étaient actifs

dans le domaine du sucre. La compagnie

française “Sucre et Denrées” appartient

d’ailleurs à des Juifs séfarades ».

Mais on reste sur sa faim : sur les dix mille

ouvriers que comptait la « Savanna juive »,

combien étaient des esclaves d’origine africaine ? Sans doute l’immense majorité

d’entre eux, comme il en allait de Cuba à La

Barbade, partout où prospérait la culture de

la canne qui, avec celle du coton, fut à l’origine de la traite négrière. Laquelle était très

largement aux mains d’autres séfarades

venus du Portugal, tels les Mendès devenus

Mendès France et qui, à Bordeaux, étaient

les principaux trafiquants d’esclaves comme

en témoigne le document ci-dessus. Le

« respect des droits de l’Homme » si cher

aux Juifs à en croire M. Arbell ne s’étendait

apparemment pas aux Nègres.

J. L.

Les Séfarades, le sucre… et l’esclavage

et d’implantations ? Avait-il

renoncé par pragmatisme au

tout-sécuritaire de la force

brutale ? Avait-il choisi de

sauvegarder le plus Grand

Israël possible, renonçant à

l’Israël biblique ? On peut le

penser sans en être sûr. Avaitil été gagné, à la fin de sa vie,

par une sorte de grâce pacifiste ? On peut en douter.

C’est pourtant ce que tendent

à faire croire les réactions de

la classe politique et médiatique occidentale. Comme elle

ne voit jamais, encore une

fois, que ce qu’elle veut voir,

elle se lamente plus que de raison sur la disparition de celui

qui était devenu, après avoir

été comparé à Hitler, un

“juste” de la cause de la paix.

Certes une partie de la planète ne supporte pas ce qui

rend faible et largement illisible l’avenir de l’Etat sioniste

dont la fondation est une réparation, et la survie un devoir

subliminal. Cet acharnement à

donner le beau rôle aux Israéliens et à sublimer le destin juif

peut être irritant ou insupportable mais il ne doit pas cependant occulter l’importance

objective de l’événement. La

disparition politique définitive

de Sharon, acteur majeur depuis

soixante ans des confits israélo-arabes, a

jeté, par la peur du vide, l’inquiétude et le

désarroi dans de nombreux pays.

C’est vrai que s’ouvre pour Israël et la

région, avec la fin du règne du « roi Arik »,

une période d’incertitude périlleuse. Sharon était un Samson ; il a d’ailleurs, à sa

8 N° 2746 — 13 JANVIER 2006 — RIVAROL

manière, emporté les portes de Gaza. Un

peu plus d’un an après la mort de son éternel ennemi Yasser Arafat, face à des

échéances électorales incertaines, plus rien

n’est à coup sûr prévisible. Les deux

peuples sont affaiblis et ont perdu leurs

géants controversés. Mais ce constat n’est

pas suffisant pour transformer le guerrier

de toutes les guerres, même les plus sales,

en irréprochable bâtisseur de la paix.

Le mur mondial des lamentations

déclenchées par l’hémorragie cérébrale

de l’homme qui ordonna d’évacuer Gaza

ne peut faire oublier que le même fit ériger le mur de séparation et créa de nouvelles “colonies” en Cisjordanie. Le

passé certain ne peut être ignoré au nom

du présent ambigu.

GAULLISTE OU KÉMALISTE ?

Militant terroriste de la Haganah en

1945, Ariel Scheinerman alias Sharon,

issu de parents arrivés de Russie, participe

à 17 ans à la guerre de 1947 et crée en

1953 des commandos chargé de représailles en territoire arabe. En 1956, il est

para dans le Sinaï, en 1967 il participe à la

conquête de Jérusalem et en 1973, désobéissant aux ordres de son état-major, il

franchit le canal de Suez à la tête de ses

blindés. Ministre de la défense en 1982, le

militaire devenu homme politique planifie

l’invasion du Liban et porte la responsabilité, en tant que chef suprême, des massacres des camps de Sabra et Chatila. Le

Liban sera évacué comme le Sinaï précédemment sous Menahem Begin, créateur

du Likoud (Sharon n’a donc pas inventé

l’évacuation de territoires occupés). En

2000, sa visite provocatrice sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem déclenche

la deuxième Intifada, qui ruine le processus de paix, ce qui était son objectif.

Enfin, en 2002, il lance l’opération Rempart — érection du mur de sécurité, apartheid de béton — et cloître Arafat, sa bête

noire, dans le ghetto de Ramallah — dont

seul Israël possède les clés.

Il a ainsi enterré un processus de paix dont

il ne voulait pas pour imposer unilatéralement sa vision, celle de la sécurité des juifs

dans un Etat hébreu qui ne serait menacé ni

par les Palestiniens ni par les Arabes.

L’évacuation unilatérale de Gaza est

l’arbre qui cache la forêt, le geste qui

camoufle la politique. Sharon, nous

l’avons déjà écrit, n’est pas gaulliste mais

kémaliste : il voulait sauver la nation israélienne de l’environnement arabe. Le guerrier n’est pas devenu pacifiste, il a changé

de tactique, cherchant, avec l’appui de

Washington, à imposer un état de paix

israélien au monde arabo-musulman, dans

la mouvance de la guerre contre le terrorisme et le Grand Moyen-Orient américain.

Les pays arabes ne le pleurent pas, les

Palestiniens le haïssent mais redoutent le

vide qu’il laisse.

Quant aux juifs religieux qui l’ont maudit, ils se lamentent et prient (pas tous)

pour lui, mais font remarquer qu’on ne

peut trahir impunément la cause

biblique… Ainsi en fut-il de Begin, de

Rabin et aujourd’hui de Sharon, comme

si une malédiction pesait sur les métamorphosés de Sion, ceux qui cherchaient

une autre voie que celle, exclusive, du

glaive au service du peuple élu.

Il n’est pas besoin de malédiction pour,

obèse et presque octogénaire, être brisé

par ses errements, et l’acharnement thérapeutique, même juif, ne peut que différer l’inévitable. C’est le temps qui a manqué à Sharon qui, s’il était Samson,

n’était pas Josué.

P.-P. B.

L A SURVIE clinique d’Ariel Sharon, aussi prolongée soit-elle, ne

changera rien à sa disparition politique. On ne saura jamais ce qu’il avait

vraiment en tête. Il va emporter son mystère et ses secrets. Où le Bulldozer israélien fonçait-il, hors de la feuille de route,

dans ses contradictions de retrait, de mur

ENTRE NOUS

(Une ligne : maximum 50 signes et espaces.)

Demandes d’emploi : 3,05 €. Autres

rubriques : 3,81 €. CARNET (Mariages, naissances, deuils…) : 5 €. Domiciliation sous un

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Les textes doivent nous parvenir dix jours

avant la parution et être rédigés en caractère

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(Dessin de CHARD.)

N° 2746 — 13 JANVIER 2006 — RIVAROL 9

ouvraient la marche, toutes bannières haineuses déployées.

Ce n’est un secret pour personne que les

bagarres entre supporters de l’OM et du

PSG sont à large connotation ethnique.

Comme celles d’ailleurs qui, opposant

entre eux les supporters du PSG, selon les

quartiers et banlieues d’où ils viennent,

donnent une image singulière de la

fameuse « intégration à la française ». Il

importe donc d’observer que toute la responsabilité des troubles du Parc des

Princes est systématiquement imputée

aux “néo-nazis” et aux “skins” racistes.

Jamais la moindre allusion aux gestes,

inscriptions, insultes anti-Blancs qui émanent des gradins occupés par les djeunes. La politique des dirigeants du PSGCanal + depuis des années est de culpabiliser le Kop Boulogne. Afin petit à petit

d’en interdire l’accès aux groupes de supporters d’extrême droite, laissant le terrain libre aux autres, ainsi que cela a été

fait à Marseille.

Espère-t-on par la répression mettre fin

à des comportements dont on se garde

bien d’inventorier les causes ? Au premier

rang desquelles l’exaspération de supporters excédés par l’africanisation de leurs

équipes au mépris de toute nécessité sportive et par pure idéologie. Dans ce combat, les associations de supporters noyautées par les différents partis communistes

ou groupuscules gauchistes et contrôlées

par les ministres européens de l’Intérieur

ont une fonction essentielle : servir de

relais à la propagande médiatique faisant

du sport, et particulièrement du football,

le vecteur privilégié du métissage de l’Europe. On ne s’étonnera donc pas que le

site officiel de l’OM soit le seul à figurer

sur le site <chevaliers.76.free>, centrale

de liens gauchistes qui comporte des

dizaines d’adresses Internet.

René BLANC.

S’accentue l’attaque en règle

contre l’un des ultimes microespaces où s’exprime encore un

souffle d’esprit libre : quelques

tribunes des grands stades où

l’on relègue ceux que l’on

appelle les “socios”, estrades

“populaires”, rejetées à la périphérie, où s’agglutinent,

bruyants, colorés, animés, les

petits Blancs, victimes conjointement du naufrage économique

et de la férocité des lois néoracistes.

Certains, l’ayant modelé en

paria, ont fait du capitaine de la

Lazio de Rome, Paolo Di Canio,

la cible de l’idéologie anti-européenne qui, à travers toute l’Europe, fait son lit sur les ruines des

empires morts. Le quotidien L’Equipe, depuis des années transformé en brûlot

politique, mercenaire des grandes causes

mondialistes — néo-racisme, philosémitisme, métissage, éradication des identités

blanches etc… — a pris en France la tête

de ce djihad et dissèque au téléobjectif tous

les dérapages qui, dans les stades, servent

sa cause.

Di Canio, âgé de 37 ans, est le personnage qu’il fallait. A 15 ans, il militait déjà

dans la frange nationaliste des ultras, ceux de la Curva Norte de la Lazio, les

Irreducibili, furieusement d’extrême

droite. Il a toujours revendiqué cette

appartenance “laziale”, la fidélité à ses

origines populaires et l’affirmation de

positions qu’il fallait un grand courage

pour proclamer sur tous les stades d’Europe. Une brillante carrière qui, outre la

Lazio, le conduisit au Milan AC, à la

Juventus de Turin, au Celtic de Glasgow

et aux clubs anglais de Sheffield, Charlton et West Ham où il marqua 46 buts en

118 matches. Mais peu de sélections dans

la squadra azzura : le lourd prix de l’insoumission. Le garçon force le respect,

pourtant. En décembre 2000, lors d’un

match contre Everton, seul devant le but

vide, il refusa de marquer et porta secours

au gardien qui venait de se blesser. Ce qui

lui valut en 2002 le Prix Fair Play de la

FIFA. En 18 ans de carrière, aucun footballeur de couleur n’a jamais pu porter

contre lui la moindre accusation. De lui,

le Franco-Sénégalais Ousmane Dabo

disait, le 3 novembre 2004, lorsqu’il est

arrivé à la Lazio : « Hormis sa technique

fabuleuse et sa connaissance du football

il a prouvé qu’il était quelqu’un d’exceptionnel. Il est extrêmement humble, toujours optimiste. » Un an plus tard, le ton

est devenu arrogant : « Je ne lui parle

jamais, déclare-Dabo à France Soir… ça

me fait ch… de jouer avec un mec comme

lui… Le plus déroutant c’est qu’il est

sympa avec nous les Blacks. » On ne peut

mieux illustrer qui sont les véritables

racistes. Aussi ne pardonnera-t-on pas à

Di Canio, en janvier 2005, de saluer le

bras tendu ses supporters. Ce qui lui valut

10 000 € d’amende. Geste qu’il a renouvelé le 11 décembre à Livourne, ville

communiste (et largement sépharade)

dont le capitaine du club, Lucarelli, se dit

ouvertement “guevariste”. Si l’on se souvient que le « salut fasciste » est d’abord

l’antique salut romain et que le Romain

Di Canio joue dans une équipe romaine,

n’est-il pas scandaleux de lui reprocher

de cultiver ainsi ses racines ?

Il est vrai que Di Canio n’est pas le seul

montré du doigt. Gian-Luigi Buffon, l’actuel titulaire du poste de gardien de but

italien et considéré comme l’un des

meilleurs du monde, arbora un jour un

pull-over portant le chiffre 88 (HH ou

Heil Hitler, pour les non-initiés), ce qui

lui valut la colère des associations de

défense juives. Une autre fois, il exhiba

devant ses supporters un maillot portant

l’inscription « boïa chi molla » — « mort

aux lâches » —, cri de ralliement des Jeunesses fascistes.

L’Italie est “chaude”. En pleine guerre

de Yougoslavie, le Serbe Sinisa Mihaïla

portait un T-shirt à la gloire du capitaine

Arkan, le héros de la résistance antimondialiste, et, lors d’un match contre la

Lazio, il alla saluer les “ultras” de la

Curva Norte qui déployaient une

immense banderole en l’honneur du

« tigre Arkan ». On se souvient des croix

celtiques du kop Boulogne tandis que les “ultras” du stade Bernabeu à Madrid ne

manquent jamais de placer bien en vue

une immense bannière parsemée de sieg

sulfureux.

LES STADES LIVRÉS AUX

BOLCHEVIKS MULTIRACIAUX

Si on parle tant des groupes de supporters

nationalistes et si, à dessein, le Media

orchestre des campagnes diffamatoires

contre eux, c’est bien pour les faire interdire. Même ces quelques accès de fièvre

sont encore trop pour l’immense machine

à décérébrer. Lorsque Di Canio provoque

les supporters communistes de Livourne,

c’est d’abord parce que le car dans lequel

il se trouvait avait été attaqué par ces derniers. Et ne paraîtront incongrues ni à

l’Equipe ni aux media électroniques, toujours prompts à dénoncer « le fascisme sur

les stades », les banderoles antiracistes qui

fleurissent autour de la plupart des terrains

de foot d’Europe. Les faucilles et les marteaux. Les portraits du Che Guevara omniprésents. Le Stade-Vélodrome de Marseille, qui récemment accueillit la Lazio

par un déluge de projectiles, en est le

meilleur exemple : inscriptions en arabe,

drapeaux algériens, slogans racistes et gravures obscènes du chevelu à béret, rien n’y

manque. Il suffit de parcourir les innombrables blogs de supporters pour entendre

répéter en boucle que ni les fascistes ni les

racistes n’oseraient s’y montrer, moins

encore s’y afficher. Lors de la manifestation de masse “antifasciste” qui défila à

travers Marseille entre les deux tours de la

dernière présidentielle, ce sont d’autres

ultras, ceux de l’OM, gauchistes, qui

Foot : le combat perdu de Di Canio

et des “ultras” identitaires européens

ALORS que l’effondrement, sous le

poids de sa propre incurie et de

son intrinsèque nocivité, du « bloc

de l’Est » semblait avoir entériné la victoire absolue et définitive du capitalisme,

la boulimie de ce dernier alliée à son

irresponsabilité croissante l’ont conduit à

son tour au bord du gouffre.

Dramatiques menaces sur l’environnement, violents réveils identitaires et spirituels, paupérisation grandissante de populations toujours plus nombreuses et,

parallèlement, neurasthénie galopante des

Occidentaux suralimentés, étouffés de

vacuité dépressive… La voie capitalistolibérale mène-t-elle aussi au désastre ?

A l’heure de ce constat d’échec du

double paradigme central de la

modernité finissante, il n’est pas

inintéressant de redécouvrir les

penseurs qui, conscients des

insuffisances et des tares de ces

deux ogres idéologiques, ont

cherché à établir et à théoriser

une « troisième voie » politique et économique ne réduisant pas l’homme à une

seule de ses dimensions.

Parmi ceux-ci, le Belge Henri de Man

n’est pas le plus connu malgré l’originalité de sa pensée et l’influence non négligeable de son œuvre dans divers pays

européens et notamment en Italie.

Fils d’une famille aisée, Henri de Man

constata très vite le décalage entre le

confort de son milieu et les réalités sociales

de “l’extérieur”. Cette analyse le conduisit

logiquement au socialisme, puis, après un

séjour en Allemagne, au marxisme le plus

rigide mais cette belle orthodoxie se fissura

au contact des communistes autrichiens

qu’il côtoya durant un semestre universitaire et qui lui firent prendre conscience du

problème des nationalités.

A partir de cette période, le Belge

cherche à établir une critique antimatérialiste du marxisme, tentant de faire

découler le socialisme d’une norme

éthique supérieure (comparable à celle du

christianisme) et rejoignant par là certaines thèses de George Sorel.

Pour lui, le socialisme devait être un

modèle d’action et un style de vie au service d’une nouvelle synthèse d’aspirations spirituelles plutôt qu’une antithèse

de telle ou telle réalisation bourgeoise ou

capitaliste.

Pour parvenir à un tel résultat, Henri

de Man prône « l’assainissement » de la

démocratie belge.

Professant que « toute démocratie sans

responsabilité et sans autorité personnelles, sans auto-discipline et sans direction consciente, ne peut pas

résister aux manipulations

démagogiques ni à l’auto-destruction », il opte donc pour une

« démocratie puissante, vitale et

autoritaire » contre toutes les

formes de dictature.

Sur le plan économique, Henri de Man

élabore la doctrine du planisme, que certains historiens rapprochent des expérimentations fascistes, consistant en une

économie mixte et dirigée, étroitement

soumise à des directives d’intérêt général

(création d’un double exécutif, l’un politique, l’autre économique ; remplacement

du Sénat par un Conseil économique…)

Après la défaite militaire de 1940, il

croit voir dans le fascisme une puissance

révolutionnaire capable de balayer par la

force tous les obstacles ayant toujours

empêché la justice sociale et la paix européenne.

Le sort des armes en décida autrement

et le Manifeste qu’il rédigea à l’époque

pour appeler à la dissolution du parti

socialiste et à la création d’un parti

unique réunissant tous les Belges autour

du Roi lui vaudra d’être condamné en

1944 à vingt ans de détention.

Exilé, il se tua en 1953 dans un accident

de voiture.

Xavier EMAN.

Henri de Man, un socialiste éthique

Noël 2005

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● RIVAROL : 80 € (au lieu de 104 €)

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Tarifs spéciaux (France uniquement) réservés jusqu’au

31 JANVIER 2006 aux personnes n’ayant jamais été abonnées

1 rue d’Hauteville, F-75010 Paris

Paolo Di Canio (D.R.)

MONNEROT

par Georges LAFFLY

Collection “Qui suis-je ?”

Ed. Pardès, 127 p., 12 €

En vente à nos bureaux (14 € fco)

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Pierre-Robert LECLERCQ

LE LIBRAIRE DE

LA RUE POLIVEAU

Tout commence par l’improbable rencontre, au fond d’une obscure librairie

parisienne, d’une femme de ménage peu

portée sur la lecture et d’un bouquiniste

peu intéressé par le négoce. Ils n’ont en

commun que d’être nés à Saint-Abdon et

d’avoir l’un et l’autre fréquenté la boulangerie Mirouët. Ce qui s’ensuit est proprement inénarrable. Souvenirs dévidés, récits

imbriqués et entrecroisés, fictions et réalité, enjolivements, digressions, défaillances

de la mémoire, un récit labyrinthique où se

confondent auteur et narrateur — quand

les nègres ne s’en mêlent pas, pour

embrouiller encore l’histoire.

Outre les deux protagonistes initiaux, on y

croise des communistes et des nazis, vrais ou

supposés. On y séjourne au Paraguay, avec

Jacques Méval, qui fut professeur de

musique au lycée Sainte-Beuve, en compagnie d’anciens SS émigrés à Nueva Germania, cette communauté créée par Elisabeth

Nietzsche, la sœur de Frédéric. On y traque

en vain le trésor de Pizarre. A moins que

Méval n’ait croupi au Goulag durant une

longue période. Rien n’est sûr et tout est possible.

Autant d’aventures éclatées, de jeux de

miroir, de personnages pittoresques interrogeant le passé pour les besoins d’une enquête

dont la progression constitue l’objet même

de ce récit à plusieurs voix.

Auteur d’une œuvre copieuse où essais et

récits voisinent avec des pamphlets, des nouvelles, des romans et des fictions radiophoniques, Pierre-Robert Leclercq signe, avec le

dernier en date de ses romans, un ouvrage

original, à la construction fort ingénieuse.

Ses personnages de provinciaux sont attachants. Il les campe avec une malicieuse tendresse rappelant la manière de Marcel Aymé,

ce qui n’est pas rien. Çà et là perce la griffe

du pamphlétaire. Comme le rythme ne faiblit pas de la première à la dernière page, que

le dénouement, indéfiniment retardé, ne

déçoit pas, le tout se lit avec délectation.

P.-L. M. _____

220 pages, 14 €. Editions Les Belles Lettres.

10 N° 2746 — 13 JANVIER 2006 — RIVAROL

STORA L’IMPARTIAL

Comme contribution au débat sur l’article 4 de la loi du 23 février 2005, le Figaro

Magazine, que l’on croit à tort de droite, a

donné la parole dans son numéro du

17 décembre à l’universitaire Benjamin

Stora (1) qui en profite d’abord (on n’est

jamais si bien servi que par soi-même) par

faire la pub de son livre (collectif) sur la

« Guerre d’Algérie 1954-2004 » édité par

Laffont en 2004 et comme par hasard dans

la collection de poche Pluriel en 2005.

Un livre écrit par « vingt-cinq historiens

des deux pays » et diffusé en Algérie et où

l’on trouve un peu de tout, y compris une

étude très documentée sur « L’histoire des harkis et français-musulmans : la fin d’un tabou ? » due au sociologue Mohand Hamoumou et

à un jeune doctorant, Moummen. « Bravo,

dira-t-on, enfin Stora est “objectif” ». Sauf

que, dans sa préface, il écrit ceci : « Nous

(Stora et son compère Mohamed Harby,

Algérien et trotskiste comme lui) devons nous

distancier de ce texte dont l’analyse se fonde sur la

négation du fait national algérien. » Comme

Stora, lui, nie tout côté positif à la colonisation en Algérie (et ailleurs), c’est vraiment

la paille et la poutre.

A la fin de l’entretien (très complaisant)

publié par le Mig-Mag, Stora se vante de

compter parmi ses thésards « cinq ou six étudiants algériens, ou d’origine algérienne » qui travaillent évidemment sur des sujets bien

choisis. C’est confirmer qu’il a la haute

main sur ce genre d’études, mais il regrette

que les “moyens” (mot magique) soient insuffisants. Et suggère que, chaque année,

vingt-cinq bourses soient attribuées aux

chercheurs en France et même que l’Etat

français accorde des visas aux thésards algériens pour leur permettre d’effectuer des

recherches en France, cela dans le cadre

d’une « Fondation pour l’histoire coloniale ». On imagine les réactions de l’historien et de ses alter ego s’il y avait en France

une Fondation sur l’histoire du communisme (Monnerot en avait vainement souhaité la création) aux mains d’antimarxistes

frénétiques. Il nous est d’ailleurs revenu

qu’au Service Historique de l’Armée de

terre à Vincennes, ces dernières années, on

s’était inquiété des investigations très poussées d’étudiants chercheurs (pas uniquement algériens) dans certains documents

mis à leur disposition. Quant aux archives

algériennes, elles sont verrouillées à double

tour. Certains universitaires français anticolonialistes patentés en ont fait la pénible

expérience.

J.-P. A. _____

(1) Sur le curriculum professionnel de Stora (qui

n’est pas agrégé mais a bénéficié de certaines

filières politiques), voir sa notice dans le tome 2

de l’Encyclopédie politique d’Emmanuel Ratier, sur

laquelle nous reviendrons prochainement.

COMMUNAUTARISME

A l’instigation de Bertrand Delanoë, dont

l’humoriste est un ami, le Conseil de Paris

vient de confier à Elie Semoun la gestion

d’une salle de théâtre de 1 600 places, située

sous le pont Alexandre III et qui était désaffectée depuis plusieurs années. Dans cette

entreprise, Elie Semoun sera associé au producteur Albert Cohen — simple homonyme

de l’auteur de « Belle du Seigneur ».

Philipppe DELORME

SCANDALEUSES

PRINCESSES

Bien avant Ira de Furstenberg ou Lady Di,

princesses et reines s’engagèrent sur de tortueux sentiers, dont peu sortirent indemnes.

Souvent parce qu’elles étaient mal mariées,

parfois à des princes « dont le goût n’étaient

pas des dames », comme Isabelle, « la Louve

de France » fille de Philippe Le Bel et

épouse d’Edouard II Plantagenêt, roi d’Angleterre, ou Isabelle II d’Espagne dont le

descendant actuellement sur le trône, Juan

Carlos, serait issu par Alphonse XII des

amours adultères de la souveraine avec le

capitaine Enrique Puig Molto. Parfois parce

qu’elles n’étaient pas faites pour leur destin

royal, comme Christine de Suède ou Caroline de Brunswick dont les extravagances

lassèrent son cousin et époux, George IV

d’Angleterre. Et n’oublions pas Jézabel,

Cléopâtre, Theodora, Frédégonde ou

Catherine II de Russie — femmes de pouvoir, elles, et prêtes à tout pour l’obtenir ou

le conserver, mais que leur ambition mena

justement à de funestes extrémités.

Biographe de plusieurs reines (Marie

de Médicis, Aliénor d’Aquitaine, Isabeau

de Bavière, Anne d’Autriche) qu’il s’est

efforcé de réhabiliter, l’auteur s’est sans

doute amusé à évoquer rapidement ces

princesses « criminelles ou volages » (ce qui

n’empêcha pas certaines d’avoir une fin très

chrétienne, telle la trop décriée Lucrèce

Borgia, plus victime sans doute que criminelle et dont le portrait par Bartolomeo

Veneto illustre joliment la couverture de

l’ouvrage — voir ci-contre) et sa compilation se lit sans ennui.

J. L. _____

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