ce que l’on peut regretter car l’ancien responsable des Verts est un indiscutable
défenseur de l’environnement indépendant
des partis du Système, même s’il est
dépourvu du moindre charisme.
Il faut aussi compter avec la participation
annoncée de la communautaire Corinne
Lepage, présidente de Cap-21 et qui brigue
pour la seconde fois consécutive la magistrature suprême. Quant à Nicolas Hulot qui
atteint 87 % d’opinons favorables dans le
dernier baromètre mensuel de ParisMatch, un record depuis la création de cet
institut, mais dont on doute qu’il ferait un
ment inconnus et qui, sauf exceptions, ne
devraient pas obtenir leurs parrainages.
C’est l’objet du livre de Frédéric-Joël
Guilledoux, Tous candidats ! Le poids des
petits dans la présidentielle 2007 (1).
DES INCONNUS QUI
VEULENT SE FAIRE UN NOM
Cet ouvrage, qui fait d’abord un très intéressant retour sur les sept élections présidentielles au suffrage universel direct en
rapportant dans le détail les modifications
successives du système de parrainage (la
publicité du nom des signataires par le
Conseil constitutionnel ne date ainsi que
de 1988 !) confirme qu’en 2002 le secrétariat général de l’Elysée, aux ordres de
Jacques Chirac, a joué un rôle clé dans
l’affaire des parrainages, favorisant la candidature de Mégret (pour gêner Le Pen) et
faisant échec à celle de Pasqua (qui risquait
de prendre 2 ou 3 points précieux au chef
de l’Etat sortant). De même Mitterrand
avait-il donné l’ordre à ses troupes en 1981
de favoriser la candidature de MarieFrance Garaud pour handicaper Chirac car
le chef du PS préférait affronter en finale
un VGE usé plutôt que le président du RPR
qui jouissait alors (à tort) aux yeux des
électeurs d’une certaine virginité politique.
En lisant Tous candidats (1) on apprend
tout ou presque sur les motivations de
Jean-Philippe Allenbach et Christian Chavrier, les « frères ennemis du fédéralisme », sur Roland Castro, « l’architecte
de l’utopie », France Gamerre, « la bleue
de l’écologie », Rachid Nekkaz, de la
« génération banlieue », Frédéric Nihous,
« le chasseur de voix » de CPNT (Chasse
Pêche Nature et Traditions), Stéphane
Pocrain, « l’écologie en franc-tireur », le
mystérieux Jacques Cheminade, disciple
de l’homme politique américain Lyndon B.
Larouche, Alain Mourguy de l’Union pour
la démocratie directe, l’antifiscaliste Nicolas Miguet, le royaliste Yves-Marie Adeline, l’ex-grand mufti de Marseille Soheib
Bencheikh, j’en passe et des pires.
Cette atomisation de l’offre politique s’explique par plusieurs facteurs : des inconnus
veulent se faire un nom en passant à la télévision et à la radio, et de l’argent grâce au
financement public. De plus, la fonction présidentielle a tellement été discréditée par ses
titulaires successifs, et singulièrement par
Jacques Chirac, supermenteur et supervoleur, que n’importe qui peut prétendre désormais briguer la magistrature suprême. D’autant qu’avec les empiétements de l’Union
européenne et les multiples abandons de
souveraineté auxquels nos dirigeants ont
consenti, avec de surcroît la mondialisation
de l’économie, les pouvoirs et prérogatives
du chef de l’Etat ont fondu. Le vide du pouvoir induisant logiquement la vacuité des
discours et la fadeur de candidats totalement
interchangeables sans épaisseur, sans
conviction, sans morale et sans idéal.
Jérôme BOURBON,
<jeromebourbon@aol.com>. _____
(1) Tous candidats, Fayard, 373 pages,
20 euros).
Boutin. Selon Le Canard
enchaîné du 6 décembre, la présidente du Forum des républicains sociaux a déclaré forfait
après que des émissaires de
Sarko lui eurent montré un sondage des RG mettant Le Pen à 22
% ! Et les proches du ministre de
l’Intérieur ne croient pas que le
souverainiste Nicolas DupontAignan, qui refuse de participer
à la “mascarade” des primaires
à l’UMP, ira au bout de sa
démarche présidentielle car il
n’aurait aucune chance d’avoir
les 500 signatures.
VILLIERS ET MÉGRET :
UN MÊME DILEMME
En revanche, Philippe de Villiers a été investi « solennellement et officiellement candidat »
à Paris le 9 décembre par les 200
membres du conseil national du
MPF. Se présentant comme « le
seul candidat à 100 % antisocialiste », le
vicomte s’est surtout attaqué à Ségolène
Royal, mettant en sourdine ses attaques
contre Sarkozy. Serait-ce l’esquisse d’un
changement de stratégie ? A en croire Libération du 11 décembre, Villiers serait prêt
à un accord avec Sarko si ce dernier acceptait ne serait-ce qu’un seul des huit points
de son programme présidentiel. Il faut dire
que le Vendéen ne décolle pas (2 % dans
les derniers sondages) et qu’il se trouve
confronté au même problème que Bruno
Mégret en 2002 : comment exister en
tenant un discours et en utilisant des slogans qui sont quasiment un décalque parfait de ceux du patron du Front national ?
Il ne suffit pas en effet de vouloir à tout
prix récupérer la volaille lepéniste pour
parvenir à ses fins. Il est d’ailleurs amusant
de constater que Villiers fait exactement
les mêmes erreurs que Mégret il y a cinq
ans : il centre sa campagne non sur l’immigration mais sur l’islamisation (qui n’est
qu’une des multiples conséquences détestables de la déferlante migratoire), il prône
l’interdiction du voile islamique dans tous
les lieux publics (mesure qui aurait l’inconvénient de cacher l’ampleur de la colonisation de notre pays et de contraindre de
juvéniles mahométanes à s’occidentaliser,
à s’intégrer au modèle laïcard dominant, ce
qui n’est évidemment pas souhaitable).
S’agissant précisément du président du
MNR, il reste en lice pour 2007 puisqu’il
a interjeté appel (ce qui est
suspensif) de sa condamnation le 18 octobre à deux ans
d’inéligibilité pour « détournement de fonds publics ».
L’« union des patriotes »
semblant pour l’heure au
point mort, ce que l’on peut
regretter, Bruno Mégret, que
les élections virtuelles sur Internet créditent d’un score inférieur à 1 %, poursuit lui
aussi sa longue et lente quête de signatures.
Pour être complet, il faut dire un mot des
autres postulants (il y a 39 candidats officiellement déclarés à ce jour !), générale-
(Dessin de CHARD.)
Tous (ou presque) en piste pour 2007 !
CHIRAC DÉJÀ RETRAITÉ DE LA RÉPUBLIQUE ?
Alors que Le Nouvel Obs’ s’interrogeait encore le 7 décembre sur une éventuelle candidature de Jacques Chirac, Le Point affirmait le même jour que le Conseil Constitutionnel
avait déjà « fait de Jacques Chirac un retraité de la présidence de la République ». « La preuve : la
dotation financière destinée aux rémunérations des membres du Conseil a été majorée pour 2007, comme
le révèle un rapport en annexe du projet de loi de finances. » L’élection présidentielle de mai
2007 conduit le Conseil Constitutionnel à inclure, à partir de mai, un second membre
de droit dans les effectifs des conseillers qui passeront alors à onze. « Les anciens présidents
sont en effet membres de droit du Conseil », rappelle Le Point.
NICOLAS LECTEUR D’AGRICOLA ?
Il fallait s’y attendre après le sondage de Paris Match accordant 87 % de bonnes opinions, du jamais vu, à l’icône de l’écologie Nicolas Hulot (voir notre dernier n°). L’hebdomadaire avait à peine paru que, rivalisant dans la surenchère, Nicolas Sarkozy préconisait le 7 décembre « la création d’un conseil national d’éthique du développement durable » car
« parler de développement durable, c’est réintroduire de l’humanité dans le débat. Il s’agit de l’avenir
de l’espèce humaine. » Et le candidat à la présidentielle de réclamer aussi, au niveau international, « la création d’une organisation mondiale et d’un droit mondial de l’environnement ».
A noter toutefois que Sarkozy semble un lecteur assidu de nos amis René Blanc et
Petrus Agricola puisqu’il a repris une de leurs idées-forces : « Nous avons aujourd’hui à peu
près 200 millions de migrants dans le monde. Si rien n’est fait, le réchauffement climatique rajoutera à
ces 200 millions50 millions de migrants car certaines régions du monde seront devenues inhabitables…
C’est un phénomène que personne ne contrôlera. »
4 N° 2790 — 15 DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL
L’arsenal répressif légal français est largement suffisant pour faire régner l’ordre
dans notre pays et remettre au pas les
petits voyous qui pourrissent l’existence
de tant de Français, à commencer par les
plus fragiles et les plus démunis.
Ce qui fait dramatiquement défaut, ce
ne sont pas quelques pages supplémentaires dans le déjà himalayesque Code
pénal, mais le courage et la volonté politique de s’attaquer réellement aux problèmes, bien au-delà des effets d’annonce
médiatiques.
On a pu notamment constater cette évidence lors de l’adoption de la grotesque
loi prétendant interdire les « regroupements dans les halls d’immeubles », texte
aussi dérisoire qu’inapplicable : les
forces de police n’osant déjà presque plus
intervenir dans les “cités” pour des faits
autrement graves (trafic de drogue,
d’armes, agressions sexuelles…), comment feraient-elle pour imposer au quotidien le respect de cette réglementation
anecdotique ?
Tous ces « gadgets législatifs » agités
frénétiquement par le Tartarin de l’Intérieur pour tenter de prouver aux gogos
son mâle autoritarisme ne sont que
poudre aux yeux sans aucun effet réel sur
le niveau de criminalité que connaît le
pays. Niveau d’insécurité que, comme l’a
brillamment théorisé Eric Werner dans
son essai « L’Avant-guerre civile », le
pouvoir en place n’a pas véritablement
intérêt à voir baisser drastiquement la
peur ancrée au cœur de la population et
son « besoin de sécurité » étant les dernières légitimations de l’existence d’un
Etat qui a abandonné toutes ses autres
prérogatives aux institutions internationales, aux bureaucraties européennes et
aux conseils d’administration des multinationales.
Il faut donc le répéter avec force : tout
comme les Etats-Uniens avec le « Patriot
Act », les Français n’ont rien à gagner à
une surenchère sécuritaire qui, dans le
contexte actuel, ne fait qu’offrir des
armes supplémentaires aux ennemis de la
liberté de pensée et de toutes les formes
d’expression d’un quelconque souci
national et identitaire.
On l’a bien vu récemment avec la scandaleuse annulation de la manifestation
commémorative de l’insurrection de
Budapest ou plus tragiquement avec la
mort du jeune Julien Quemener : les
armes répressives de ce pouvoir républicain à bout de souffle, croulant sous le
poids de son incompétence et de sa malhonnêteté, seront toujours prioritairement
tournées contre les militants identitaires
et les « petits blancs », éternellement et
scandaleusement soupçonnés de sombres
pensées racistes.
Police partout, sécurité nulle part !
Xavier EMAN.
DES EVÊQUES
CONTRE
LE TÉLÉTHON : UN
“EFFET BENOÎT XVI” ?
On savait bien, depuis longtemps, que
la grande collecte très médiatisée du
“Téléthon” pour la recherche sur les
maladies génétiques est pilotée par des
milieux favorables à l’utilisation des
embryons comme matière première ;
mais cette année, pour la première fois
en France, des évêques ont réagi : ceux
de Gap, de Toulon, et jusqu’au prudent
archevêque de Lyon, Mgr Barbarin,
(l’archevêque de Paris Mgr Vingt-Trois
appelant au contraire ses ouailles à participer). Grâce notamment à la courageuse Fondation Jérôme Lejeune, une
certaine réticence aux quêtes Téléthon
est aussi perceptible dans l’enseignement
catholique conventionné.
Les évêques de France cesseraient-ils
d’être les « lièvres mitrés » dont parlait jadis
Lamennais ? Finiront-ils un jour par donner de la voix contre l’avortement légal et
remboursé ou contre la distribution dans les lycées de la
“pilule” aux élèves mineures
sans autorisation parentale ?
Il y a en tout cas, comme on
dit, un “frémissement”,
qu’on peut attribuer à un
début de reprise en main par
le Vatican — un « effet Benoît XVI » sensible aussi dans la question de la liturgie
latine. Attendons pour voir…
C’EST le 5 décembre que, par 340
voix (celles des députés UMP) contre
163 a été adopté à l’Assemblée nationale en première lecture le projet de loi Sarkozy de prévention de la délinquance qui
sera examiné en janvier par le Sénat.
Ceux de nos compatriotes qui, légitimement lassés du laxisme ambiant et de la
délinquance endémique qui ravage notre
pays, réclament de nouvelles lois coercitives et se félicitent donc de la prochaine
adoption des « lois Sarkozy » qui font
pousser des cris d’orfraie à la gauche
(toujours la même mascarade : « tu fais
semblant d’être de droite et je fais semblant de le croire et de te combattre ! »),
confondent fiction légale et efficacité
pratique. Car rien ne sert d’adopter des
textes législatifs ou réglementaires que
l’on est totalement incapable de faire
appliquer sur le terrain et qui restent donc
comme autant de feuilles mortes encombrant simplement un peu plus les arcanes
déjà suffocantes de l’administration judiciaire et policière.
Plus inquiétant encore, ces nouvelles et
inutiles paperasseries finissent en général par n’entraver que les libertés des
honnêtes gens, seuls à se soumettre effectivement aux nouvelles exigences des
autorités.
SÉGO PRIVÉE
D’AMÉRIQUE
Bien qu’elle y eût été invitée par le couple
Clinton, Royal ne se rendra finalement pas
ces jours-ci à Boston où doit se tenir le
congrès des Démocrates américains.
Certes, elle avait réservé sa réponse,
arguant (voir notre dernier n°) que « plusieurs événements se télescopent à cette date » sur
son agenda, Assises du développement
durable aux Antilles et clôture de la session
du conseil régional de Poitou-Charentes.
Mais on peut se demander si la candidate
socialiste n’a pas craint surtout d’essuyer les
lazzis et les insultes des Démocrates les plus
sionistes après sa « bévue de Beyrouth » où,
rencontrant un député du Hezbollah, elle
avait continué à sourire quand celui-ci avait
assimilé le sionisme au nazisme. On pouvait s’attendre à tout quand on se souvient
de l’ignoble accueil réservé à Chicago en
février 1970 au président Georges Pompidou, jugé par les juifs américains trop critique vis-à-vis de l’Etat hébreu.
SORAL EXPULSÉ
DE SCIENCES PO !
La police acclamée à Sciences Po, c’est
rare. En l’occurrence, ce 2 décembre, les
flics étaient applaudis par certains des présents (les autres les huant) pour avoir procédé manu militari à l’expulsion… d’un écrivain ! Alain Soral qui, invité depuis des
semaines à la 59e Journée Dédicaces de la
célèbre école, avait été désinvité la veille par
un courriel l’informant que, « pour des raisons de sécurité (…) qui font peser une menace sur vous
et sur l’ensemble des participants à la Journée », la
direction de Sciences Po ne serait « pas en
mesure de l’accueillir». S’étant tout de même
présenté avec ses livres, l’auteur de « Jus- qu’où va-t-on descendre ? » (un « abécédaire de
la bêtise ambiante » très actuel) fut sommé
de quitter les lieux et, refusant d’obtempérer, fut sorti comme un malpropre par l’escouade policière appelée en renfort — on
peut voir la vidéo de cette expulsion sur le
site <alainsoral.net/> —, les videurs maison
ne réussissant pas à venir à bout du trublion. Grande gueule mais aussi seul écrivain français à posséder un diplôme d’instructeur fédéral de boxe anglaise !
Pour saisir le sel de cette ahurissante
affaire qui, pour le coup, nous ramène
aux-heures-les-plus-sombres-de-notre histoire, il faut savoir que Richard Descoings, directeur de l’école de la rue StGuillaume après avoir œuvré aux cabinets des ministres socialistes Michel Charasse, Jack Lang et Jean Glavany, se flatte
d’y accueillir les « Jeunes des cités » au
nom de la discrimination positive dont il
est un apôtre. A l’encontre de Soral, c’est
plutôt la discrimination négative qu’il a
pratiqué. Comme s’il fallait faire payer à
ce marxiste sa fréquentation de Dieudonné et surtout du Front national. Avant
d’accorder une longue interview au Choc
du mois (n° 7 de déccembre), Soral ne
déclarait-il pas le 30 novembre au Point :
« Seul Le Pen peut bonner le cul au MEDEF
et aux syndicats qui ont trahi leur mission ? »
Un propos évidemment impardonnable
aux yeux de notre Establishment dont
Descoings est un pilier. Bien plus impardonnable que les deux agressions récemment commises contre Soral par la Ligue
de Défense juive et qui auraient justifié la
décision de Descoings.
Police partout, sécurité nulle part !
UN 5 DÉCEMBRE
CONTESTÉ
A l’occasion de la cérémonie du
5 décembre (cette année boycottée par
diverses associations de “repliés”), le Premier ministre a rendu hommage « aux rapatriés arrachés à une terre qu’ils chérissaient, aux
anciens combattants, harkis en particulier, demeurés indéfectiblement attachés à la France ». Mais
on apprenait le même jour par un communiqué de Jeune Pied Noir (qui a également
snobé la cérémonie du 5 décembre) que le
Haut Conseil des Rapatriés avait changé de
président. Sur décret de Matignon, Alain Gehin est remplacé
par Yves Kodderitzsch dont on
ignore les antécédents le qualifiant pour un tel poste. JPN
demande la suppression de la
mission interministérielle des
rapatriés et une consultation de
toutes les associations, « sans exclusive ». Avec
la perspective de sanctions possibles lors
des prochaines élections.
Ce 5 décembre a été marqué par un reportage émouvant de TF1 sur Nicole Guiraud,
mutilée à 10 ans lors d’un attentat du FLN
à Alger, mais aussi par le dépôt d’une proposition de loi du député UMP Jacques
Briat (cosignée par 23 autres députés UMP
dont MM. Dassaulot, Gest, Godfrain, Julia
et Soisson — lequel servit pourtant en Algérie sous les ordres du colonel Argoud) pour
que l’hommage aux morts du 5 décembre
soit “complété” par « une journée nationale de
commémoration du cessez-le-feu officiel du 19 mars
1962 ». Espérons que les « Pieds noirs » et
harkis de Valence d’Agen, dont il est l’élu,
sauront aux prochaines législatives récompenser ce faux-cul comme il le mérite.
GAUDIN L’ALGÉRIEN
Précédant Zinedine Zidane qui a retrouvé
du 11 au 13 décembre le pays de ses pères
où il a été reçu en imperator, le vice-président
du Sénat et maire de Marseille Jean-Claude
Gaudin s’est rendu en Algérie du 3 au
6 décembre, accompagné de plus de trois
cents personnes — patrons de PME ou de
grosses boîtes, élus, universitaires, médecins, etc. Cela dans le cadre d’une « coopération décentralisée » car lui-même a précisé que
sur les 880 000 habitants de Marseille,
150 000 « étaient issus de l’immigration dont une
bonne partie d’Algérie » et que « 50 % sont des
Marseillais à part entière ». Un riche vivier
électoral !
Selon Gaudin, convaincu que son voyage
« aura des retombées positives », « il ne faut pas
regarder dans le rétroviseur ». Mais à défaut, le
maire de Marseille pourrait nous dire où en
est le mirifique projet de l’érection dans sa
ville du fameux mémorial de la France
d’Outre-Mer promis pour 2007. Pour le
moment, l’endroit où il devrait être
construit n’est qu’un grand terrain vague
envahi d’herbes folles.
CHEB MAMI,
ETRANGE “CHEVALIER
DU MÉRITE”
Depuis le 26 octobre, l’Algérien Mohamed Khelifati, alias Cheb Mami, « prince du
raï » à la voix d’or, est incarcéré à la prison
de la Santé (dans le quartier des VIP, rassurez-vous) après avoir été arrêté à Orly à
la suite du dépôt d’une plainte « pour violence volontaire, séquestration et menace
sur la victime » déposée par une photographe française, sa compagne depuis
2004. Celle-ci était enceinte et Cheb refusant le fruit de la passion, il l’aurait attirée à
Alger fin août 2004 et brutalisée pour la forcer à avorter. Ce qui n’a pas réussi. S’en est
suivie une drôle d’histoire, avec menace de
chantage où est compromis le manager du
chanteur, Michel Lévy, lui aussi incarcéré —
pour complicité.
Cette affaire privée est devenue une
affaire d’Etat entre Paris et Alger vu la célébrité du chanteur des deux côtés de la
Méditerranée (Chirac l’avait d’ailleurs fait
en 2003 chevalier de l’ordre du Mérite) et
sa chaude et réciproque sympathie pour
Bouteflika. Du coup la presse algérienne se
déchaîne et accuse la justice française de
faire payer à Mami les propos insultants de
Boutef’ contre la France et la colonisation.
On en saura plus dans les prochaines
semaines, le chanteur ayant reconnu « une
partie des faits ». A noter, d’après Le Point
qui publie un long papier sur cette affaire,
que sa victime avait auparavant eu « un
enfant dont le père était le frère d’un chanteur de raï très connu ». C’est le cas de le
dire : perseverare diabolicum !
IMMIGRATION : LE MENSONGE STATISTIQUE
Triomphe pour Sarkozy : lors d’un comité interministériel, en sa présence et en celle
de Dominique de Villepin, a été rendu public un rapport faisant état d’une stabilisation
de l’immigration régulière en 2004 et d’une légère baisse (-2,57 %) en 2005, avec seulement 186 918 titres de séjour délivrés contre 190 825 en 2003 — mais les titres de séjour
délivrés à des réfugiés ont augmenté de 10,4 %. « Les résultats de la politique conduite depuis
2002 sont clairement visibles », a commenté Matignon dans un communiqué célébrant ce « retour à la rigueur dans la gestion de la politique de l’immigration ». Ce qui est surtout “visible”, c’est la masse des immigrés — réguliers ou pas — en augmentation constante comme peut le constater tout un chacun en se promenant ou en
prenant un train.
Au nom du MRAP, Mouloud Aounit a d’ailleurs dénoncé cette « statistique en trompel’œil », qui prend en compte les seuls étrangers ayant obtenu un titre de séjour « et pas
ceux qui ont essuyé un refus et sont, pour certains, allés grossir les rangs des 200 000 à 400 000
sans-papiers installés en France ».
Même scepticisme de la part de Jean-Marie Le Pen qui, lui, a condamné « le mensonge
permanent sur l’immigration en provenance du tiers monde ». Voyant dans le rapport « une lamentable farce », le président du Front national estime à juste titre que « l’immigration régulière est une goutte d’eau dans l’océan de l’immigration clandestine » et qu’« au moment même où la
Chambre régionale des comptes montre que le SAMU social de Paris est dans une situation catastrophique à cause de l’afflux de clandestins, tenter de faire croire aux Français que l’immigration est stabilisée relève de la provocation ».
AGENDA
☞ 15 décembre à Hyères (15 rue du Soldat Ferrari,
18 h). Soirée d’évocation de l’insurrection hongroise
avec Lajos Marton, qui dédicacera « Il faut tuer
De Gaulle ». Part. 5 €. Rés. 06-11-50-11-85.
☞ 16 décembre à Paris 7e (USIC, 18 rue de
Varennes, code 1545, 15 h). Conférence de Philippe
Ploncard d’Assac : « De la décolonisation à l’immigration-occupation, un plan de subversion mondialiste ».
Part. 10 € ou 5 € (étud.) Rens. <institutculturel@hotmail.fr>
☞ 22 décembre à Paris 11e (La Licorne Bleue, 3 bis
rue Jules Vallès, de 15 à 18 h).Louis de Condé dédicace “Voyages” (30 €)> et “Vers galants” (30 €).
23 décembre (même lieu, mêmes heures) : Thierry
Bouclier dédicace “Les Années Poujade” (19 €).
Vendredi 22 décembre
SPÉCIAL 16 PAGES
un numéro à ne pas manquer
N° 2790 — 15 DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL 5
nisch, Queyranne avait d’abord affirmé
ne s’être pas exprimé au nom de la
« Conférence des Présidents », organe
officiel de la région (et à laquelle Gollnisch, chef du groupe FN au conseil régional, aurait légalement dû être convié).
Bizarrement, il a fait cependant endosser
sa défense et la prise en charge de ses frais
d’avocat par l’institution régionale. Une
initiative actuellement attaquée devant le
Tribunal Administratif par les conseillers
régionaux frontistes.
LES MILLIARDS
DES IMMIGRÉS
Entre 12,4 et 13,6 milliards d’euros, c’est
le montant des sommes que les immigrés
originaires du bassin méditerranéen
envoient chaque année depuis l’Europe
vers leur pays d’origine, selon une étude
de la Banque européenne d’investissement. La BEI précise que ces transferts
généralement effectués via la Western
Union et qui représentent entre 2 et 20 %
du PIB des pays concernés, sont « peu
transparents » (c’est le moins qu’on puisse
dire) et qu’ils « pourraient être mieux utilisés
pour favoriser le développement économique
local ». En revanche, la Banque européenne
n’indique pas la source de ces fonds ni
dans quelle mesure leur collecte et leur
transfert paupérisent le pays d’accueil.
Il y a quelques mois, saisi d’une plainte
en diffamation publique déposée par
Bruno Gollnisch contre Jean-Jack Queyranne, président de la Région RhôneAlpes qui, en séance plénière, l’avait
accusé de négationnisme pour ses propos
du 11 octobre 2004 sur la liberté des historiens, sans avoir cherché à s’informer et
sans lui avoir laissé la possibilité de
répondre, le juge d’instruction Chauvot
avait renvoyé devant le tribunal correctionnel non seulement M. Queyranne,
mais aussi les six présidents de groupes
politiques au Conseil régional (trois
comme co-auteurs, trois autres comme
complices), dont l’UMP et ancien
ministre Hervé Gaymard. Tous ont donc
comparu le 5 décembre.
Cette fois, Bruno Gollnisch était en position d’accusateur et non plus d’accusé.
Mais, faut-il s’en étonner ? Le procureur de
la République de Lyon a requis la relaxe
pour tout ce beau monde, et c’est sans
doute ce que confirmera le tribunal le
18 janvier, date à laquelle il rendra son délibéré. C’est le même jour que le numéro
deux du Front national connaîtra quant à
lui la décision du tribunal correctionnel
devant lequel il a comparu les 7 et
8 novembre pour « contestation de crime
contre l’humanité » (voir RIV. du 17/11/06),
toujours pour ses propos du 11 octobre
2004.
Répondant aux protestations de GollGollnisch non plus accusé mais accusateur
museler la droite nationale sont les mêmes
dans chaque pays d’Europe. Les juristes et
avocats qui défendent les militants ou les
mouvements de droite nationale sont
confrontés aux mêmes problèmes. Il est
donc capital qu’ils s’unissent pour échanger leurs idées et les décisions de justice
qui leur sont favorables.
Ensuite, les professions juridiques — en
premier lieu le barreau — sont devenues
politiquement correctes à outrance. Or, ces
professions sont à l’image de la société. Si
les mouvements de droite nationale font
d’excellents scores électoraux, ces professions doivent contenir en leur sein le même
pourcentage de personnes partageant nos
valeurs.
Enfin, les avocats ont besoin, dans le
cadre de leur profession, de confrères dans
d’autres villes ou dans d’autres pays. Jus
et Patria a donc créé un réseau professionnel d’avocats. Comme toute association,
Jus et Patria devait avoir un président.
Mes confrères m’ont nommé à ce poste, ce
qui est un honneur mais aussi une lourde
charge. D’autant qu’à 35 ans, je suis le plus
jeune avocat de notre association et que
certains de nos membres sont professeurs
d’université ou magistrats honoraires. Je
suis en quelque sorte le point de contact
des juristes de droite nationale. J’étends le
réseau, j’organise des conférences et des
réunions. Et ça marche, un profond sentiment d’amitié, une camaraderie, unissent
nos membres.
J. L. : Combien de pays — et de continents ! — sont représentés au sein de
Jus et Patria ? Et cette appellation
(« Droit et Patrie ») n’est-elle pas
contradictoire avec la notion de réseau
que vous voulez constituer ?
Me H. L. : Jus et Patria est présent sur
deux continents, dans huit pays et dans
quatorze villes. Chaque ville compte plusieurs avocats. Et ces chiffres ne cessent
d’augmenter. Il ne s’agit pas d’un réseau
internationaliste mais d’un réseau national
et international de juristes patriotes. L’internationalisation d’une profession n’empêche pas le respect du patriotisme.
Chaque profession devrait créer une association réunissant ses membres de droite
nationale. Ces associations professionnelles constitueraient un soutien important
aux mouvements politiques qui partagent
nos idées. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire de telles associations que la gauche
a imposé ses idées dans tous les domaines.
J. L. : Avez-vous l’impression que les
“lois-muselières” se multiplient y compris dans des pays garantissant constitutionnellement la liberté d’expression
comme les Etats-Unis, où a cependant
été adopté le Patriot Act ?
Me H. L. : La Convention de sauvegarde
des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales garantit aussi en son article 10
la liberté d’expression. De nos jours, quand
une Constitution garantit un droit, c’est
généralement pour mieux l’enfreindre par
des lois ! Les lois-muselières ne cessent de
se multiplier. Mais le plus grave est que ces
lois touchent toute la population et tous les
domaines de la vie, y compris les plus
intimes. Avant de parler publiquement
d’immigration, d’insécurité, de préférence,
d’embauche, de nationalité et même de
sexe, il va bientôt falloir préparer sa phrase
par écrit et la soumettre à un avocat.
Aujourd’hui, dans tous les domaines,
chaque citoyen doit “s’autocensurer”. Si
vous contestez l’idéologie imposée par le
Pouvoir, vous êtes un déviant et on vous
rééduque par une peine.
Quant aux Etats-Unis, le Patriot Act est
une loi votée à une majorité écrasante
(une seule voix contre) par le Congrès
américain le 26 octobre 2001, soit 45
jours après les attentats du 11-Septembre.
Cette loi de 342 pages était présentée
comme l’arme idéale contre le terrorisme
islamique. Elle renforce considérablement les pouvoirs des agences fédérales
de renseignements telles que le FBI, la
CIA, la NSA et l’armée. Des perquisitions, des filatures, des écoutes téléphoniques, des interceptions de lettres et de
messages électroniques, etc, peuvent se
faire sans autorisation d’un juge et sur
base de simples soupçons. Au départ,
dans l’émotion, le peuple américain a cru
que cette loi n’était destinée qu’aux terroristes islamiques. Aujourd’hui, le
peuple se rend compte que tout Américain, particulièrement celui qui s’oppose
au gouvernement, peut être l’objet d’enquête poussée sans aucune protection
judiciaire. En cela, ce Patriot Act porte
atteinte aux libertés fondamentales. Le
Patriot Act, c’est Big Brother en mieux !
J. L. : Lancée le 11 décembre 2005, la
pétition « Liberté pour l’Histoire » a été
ratifiée par les historiens français les
plus connus et a recueilli plus d’un millier de signatures dans la « communauté
historienne ». Avez-vous l’impression
qu’elle ait marqué un tournant dans la
liberté de recherche ou qu’il s’est simplement agi d’un coup d’épée dans
l’eau ?
Me H. L. : Cette pétition demande
l’abrogation de dispositions législatives
qui portent atteinte à la liberté de l’historien. Cette pétition a été suivie d’un seul
effet : l’adoption le 12 octobre 2006 par
l’Assemblée Nationale française de la loi
qui punit d’un an et de 45 000 euros
d’amende la négation du génocide arménien ! Cette loi doit encore passer au Sénat
puis en 2e lecture devant les députés.
La pétition « Liberté pour l’Histoire » est
une prise de conscience des historiens qui
n’aboutira que s’ils continuent à mener
durablement leur combat. A supposer
même que ces historiens obtiennent gain
de cause, ce qui est loin d’être gagné, resteront encore en vigueur quantités d’articles de lois restreignant la liberté d’expression du citoyen, et plus particulièrement de celui de droite nationale.
Propos recueillis par
Jacques LANGLOIS. _____
(1) Jus et Patria, 11 rue Vanderborght, B-1081
Bruxelles. <jusetpatria@laquay.be>.
J. L. : L’association Jus et Patria (1)
était à la Convention présidentielle de
Le Pen au Bourget et vous y disposiez
d’un stand. Pouvez-vous nous dire les
conditions dans lesquelles cette association a été fondée, quels sont ses objectifs
et quel rôle vous y tenez ?
Me Henri LAQUAY : Fondée en 2000,
Jus et Patria a pour but de réunir tous les
juristes européens, essentiellement des
avocats, membres ou sympathisants des
mouvements politiques de droite nationale.
Plusieurs constats sont à l’origine de la
création de Jus et Patria. D’abord, les lois
qui entravent les libertés et les méthodes
judiciaires utilisées par le Pouvoir pour
Entretien avec Me Laquay, président de Jus et Patria :
Le Droit au service des Droites
Le second tirage des cartes postales de Chard, LES PEUPLES DE LA
GAULE, étant épuisé depuis deux ans, nous avons décidé, devant l’afflux
des demandes à l’approche des Fêtes, de faire procéder à un troisième
tirage. Ces cartes en couleur et de grandes dimensions (14,5 sur 20,3 cm),
aussi esthétiques qu’originales, peuvent en effet faire de superbes cartes
de vœux. Elles sont disponibles au prix de 2 € l’une (ou 2,50 € franco) et
de 5 € les trois (6 € franco ou 7 € pour l’étranger). Commandes aux Editions des Tuileries, 1 rue d’Hauteville, F-75010 Paris.
pas privé de vengeresses philippiques, lui
qui est à l’origine de la taxe sur les billets
d’avions, versée à Unitaid, organisme spécialisé dans l’achat de médicaments pour
le Tiers Monde.
UN AUTRE RÉVISIONNISME
DUREMENT CONDAMNÉ
Des chiffres dignes de foi, donc. Vraiment ? Mais ne seraient-ils pas gravés dans
le marbre parce que sont réduits au silence
ceux qui les contestent ? Et le VIH, rétrovirus responsable du Sida, va-t-il de soi
parce que ceux qui doutent sont
bâillonnés ? On va ici lire une autre vérité
sur le sida. Rigoureusement Verboten. Comme les révisionnistes historiques, ceux
qui infirment la vulgate sont soumis à la
plus radicale des excommunications :
exclure jusqu’à la simple mention de leur
existence. L’un des plus fameux experts
reconnus sur le sida, l’Australien John Kaldor, le proclame sans fard : « Répondre aux
arguments des sceptiques risquerait de
leur conférer une certaine respectabilité. »
D’ailleurs, les “sceptiques” sont un
ramassis d’imbéciles. Même si on trouve
parmi eux le Pr Kary Mullis, biochimiste,
Prix Nobel de Chimie 1993 pour ses travaux sur la technique de Réaction en
Chaîne de la Polymérase (PCR) dans la
détection de l’ADN. Ce qui en fait depuis
quinze ans le spécialiste mondial de la
recherche des fragments de VIH chez les
malades du sida. Que dit-il ? « S’il existe
une preuve que le VIH provoque le sida, il
devrait y avoir des documents qui, soit par
eux-mêmes, soit ensemble, le démontreraient au moins avec une forte probabilité.
Il n’existe pas de tels documents. »
Professeur de Biologie Moléculaire et de
Virologie à l’Institut Max Planck de
Munich, le Dr Heinz Sanger confirme : « A
ce jour il n’y a en fait pas une seule preuve
vraiment convaincante de l’existence du
VIH. Pas une seule fois on n’a isolé et justifié un tel rétrovirus par les méthodes
classiques de la virologie. »
Voici encore Peter Duesberg. Fondateur
de la “rétrovirologie”, membre de l’Académie nationale des Sciences US, sept fois
lauréat de l’Institut National de la Santé
auquel appartient Robert Gallo. Celui-ci,
avec Luc Montagnier, icônes de la lutte
antisida, tout en refusant de débattre avec
Duesberg, admet que ce dernier « en sait
plus sur les rétrovirus (catégorie à laquelle
le VIH est censé appartenir) que n’importe
quel autre individu vivant ». Surnommé
« le golden boy de la virologie » avant
qu’il ne commence à sentir le soufre (voir
RIV. du 21/7/2000), Duesberg considère
les rétrovirus, à part quelques-uns impliqués dans la genèse de certains cancers,
comme inoffensifs. Pour la bonne raison
qu’ils « ne détruisent pas les cellules qui
les accueillent. Au contraire, ils dépendent, pour leur survie, de leur multiplication ». Et il affirme catégoriquement qu’il
faut chercher la cause du « sida américano-européen » dans l’usage de médicaments meurtriers comme l’AZT ou celui
immodéré des drogues dites « de
plaisir » — notamment les “poppers”, à
base de nitrite d’amyle, un poison cellulaire mortel, très utilisés dans les milieux
homosexuels nomadisants comme aphrodisiaque et décontractant musculaire.
Aucun media ne donnera plus la parole à
Peter Duesberg. En mai 1993, la revue
Nature fait savoir qu’elle entend continuer
à publier des attaques contre lui mais ne se
sent nullement tenue à insérer ses droits de
réponse. Médecins, journalistes, politiques, malades, familles, tous doivent
ignorer qu’il pourrait exister d’autres
pistes. Le 6 juin 1991, Duesberg et son
« Groupe pour la Réévaluation de l’Hypothèse VIH/Sida » — qui rassemble plusieurs milliers de personnalités — avaient
envoyé une lettre à Nature, Science, The
Lancet, The New England Journal of
Medecine. On peut y lire : « Il est largement admis dans le public qu’un rétrovirus
appelé VIH est la cause d’un groupe de
maladies connues sous le nom de Sida. De
nombreux scientifiques et biochimistes
contestent cette hypothèse. Nous proposons qu’une réévaluation rigoureuse des
arguments pour et contre soit réalisée par
un groupe indépendant. ». Aucune de ces
revues ne publiera l’appel.
CES CAUSES QU’ON
REFUSE DE VOIR
Ce barrage hermétique, le Pr. Eleni Papadopoulos-Eléopulos et son équipe de chercheurs de l’Université de Perth en Australie occidentale en avaient fait, dès 1986,
l’amère expérience. Par deux fois, « pour
manque de place », Nature rejeta leur rapport intitulé : « Réévaluation du sida :
l’oxydation provoquée par les facteurs de
risques en est-elle la cause ? ». Pour cette
scientifique, il faut chercher la cause du
sida dans « l’oxydation prolongée ou
excessive des cellules qui les rend anormales et sensibles aux maladies ». Deviennent dès lors groupes à risques tous ceux,
toxicomanes, homosexuels masculins,
hétérosexuels à partenaires multiples,
hémophiles, transfusés, qui sont exposés à
des stress chimiques : sperme, nitrites
(poppers), drogues illicites ou
Facteur VIII — protéine de coagulation
sanguine administrée aux hémophiles —
qui sont des oxydants cellulaires potentiels. « Pourquoi, d’ailleurs, interroge-telle, les prostituées qui ne se droguent pas
attrapent rarement le sida ? ». Peter Duesberg, lui, observera que : « (En dix ans)
plus de 400 000 malades du Sida ont été
traités et examinés par quelque 5 millions
de chercheurs et de personnels médicaux
sans qu’un seul soit contaminé ».
Cette théorie du « stress oxydant », Montagnier lui-même s’y réfère dans un
ouvrage datant de 1998, insistant sur son
rôle dans le cancer, la sénescence et le sida.
« Le virus, ira-t-il jusqu’à écrire, ne cause
le sida qu’avec l’aide de “cofacteurs”
qu’il reste encore à découvrir ». Justement, pour Duesberg « le “sida africain”
serait provoqué par des causes conventionnelles largement répandues : malnutrition, infections parasitaires, mauvaise
hygiène, ainsi que dès le début l’avaient
proposé les chercheurs spécialistes du sida
Fauci, Seligman et autres. ».
Professeur d’Histoire africaine à l’université d’Etat de Californie, membre du
Groupe créé par Duesberg, Charles
Geshekter tient ces déficiences pour les
véritables “marqueurs” du sida “africain”.
Sur ce thème, Rian Malan, écrivain sudafricain rendu célèbre dans le monde progressiste par un livre haineux écrit contre
son propre peuple afrikaner, s’est attiré les
foudres de ses anciens amis avec une étude
iconoclaste parue en décembre 2003 dans
le magazine anglais conservateur The
Spectator. Il y démontre que les chiffres du
sida sont délibérément faussés, l’UniAids
6 N° 2790 — 15 DÉCEMB
L ORSQUE Bruxelles — relayée par un
gouvernement français pour lequel
l’écologie n’est que prétexte à démagogie — a entrouvert la porte au maïs Bt, les
scientifiques du Système s’y sont engouffrés, monopolisant plateaux de télévision,
micros et rotatives, afin de nous expliquer
les bénéfices extraordinaires que l’humanité
tirera des OGM.
En même temps était pointé un doigt
accusateur vers les malthusiens psychorigides de la réaction et de l’antiprogressisme. Et comme le quidam, ignorant de
tout mais conscient du danger, pose trop de
questions sur le principe de précaution,
fusent les réponses rassurantes. La plus
péremptoire est que la nature et son évolution, depuis des millions d’années, ne sont
que succession de mixages génétiques.
Il n’est pas, nous assure-t-on, d’exemple
d’organisme génétiquement modifié qui se
soit révélé un danger pour son utilisateur
et pour son consommateur. Sauf qu’en dix
ans de culture, les dégâts des OGM sur
l’environnement, les plantes et les insectes,
sont déjà colossaux. Aucune des techniques prédatrices utilisées depuis un
siècle par l’agro-industrie chimique n’a
entraîné si rapidement de telles altérations,
irréparables.
L’une des premières manipulations génétiques expérimentées en agriculture
remonte à 1990, lorsque Monsanto mit sur
le marché l’hormone de croissance recombinante bovine autrement appelée Posilac
et mieux connue sous le nom de Somatotropine bovine, que l’Union européenne a
prudemment interdite début 2 000 ; mais
des centaines de produits agréés par la
FDA américaine, actuellement sur notre
marché, seraient aussi dangereux que la
somatotropine bovine. 20 à 30 % du troupeau industriel laitier US en est traité afin
d’accroître la lactation — jusqu’à 30 % —
et de casser les prix. Monsanto s’obstina,
en dépit des protestations, jusqu’au
3 février 2004 lorsqu’il fit parvenir une
note surprenante à ses clients éleveurs : « La fourniture de Somatotropine
bovine (rbST), Posilac, est temporairement
limitée tandis que des corrections dans la
LE 1er décembre, la Journée Mondiale
contre le Sida a mobilisé des millions de personnes dans des dizaines
de pays. Les statistiques concernant « une
des pires pandémies de l’Histoire
humaine » sont en effet effrayantes.
25 millions de morts en 25 ans. Malgré les
progrès dus aux traitements anti-rétroviraux et aux trithérapies, 3,1 millions de
morts supplémentaires en 2005, dont
570 000 enfants et 4,3 millions encore en
2006. Chaque seconde, un enfant meurt du
sida dans le monde. 15 millions d’orphelins lui sont imputés.
Sur les 39,5 millions de personnes
atteintes, 25 millions se trouvent en
Afrique. Avec 5,7 millions de séropositifs,
l’Inde arrive en tête. Devant l’Afrique du
Sud, 5,4 millions.
Ces chiffres émanent de l’Organisation
Mondiale de la Santé, des associations
concernées, des gouvernements — Jacques
Chirac, au cours de cette journée, ne s’est
L’affaire de la
Dans son livre « SIDA : l’échec de la
science contemporaine ou comment un
virus qui n’a jamais existé a trompé le
monde entier », Neville Hodgkinson,
ancien chef du service scientifique du
Sunday Times de Londres, énumère l’effarante série de maladies qui emportèrent le chanteur et activiste homosexuel
Michael Callen, officiellement « décédé
du sida » : « Uréthrite non spécifique
MOUTONS ET
CONTENTS
Récemment, sous le titre « Comment concilier la liberté d’expression et le respect
d’autrui ? », le site <www.expressionpublique.com> donnait les résultats d’un
sondage réalisé auprès de 3 701 personnes.
Résultats pitoyables. A la question 14
(sur l’opportunité de tolérer ou de réprimer dans le débat public les propos niant
l’Holocauste), 17 % des sondés approuvent la tolérance, mais 74 % la répression.
De même, à la question 17 (sur l’opportunité d’amender « la loi Gayssot, qui rend passible des tribunaux la négation de crimes contre
l’humanité » et constituerait donc « une
entrave à la liberté d’expression »), 26 % seulement sont favorables à l’assouplissement,
65 % des sondés voyant au contraire dans
la loi Gayssot « un garde-fou, qu’il faut conserver tel quel ». Aucun garde-fou n’existe en revanche
pour empêcher les moutons de Panurge
de se précipiter dans le ravin.
(Dessins de CHARD.)
Sida : l’autre façade de l’usine à gaz
(UNS), hépatite A, nouvelle UNS accompagnée de blennorragie, amibes [parasites
intestinaux] et hépatite B, encore UNS
avec blennorragie, encore amibes, shigella, hépatite non-A non-B, giardia, fissures anales, syphilis, à
nouveau blennorragie
(pénienne, anale et
orale), encore blennorragie, shigella deux fois,
encore amibes, herpès
simplex types I et II, verrues vénériennes, salmonellose, chlamydia, cytomégalovirus (CMV),
virus d’Epstein-Barr
(EBV), mononucléose et cryptosporidiose
(zoonose très répandue chez les bovins et
ovins ) ». N’en jetez plus !
Eleni Papadopoulos-Eleopulos, elle, a
précisément démontré que « de nombreux agents utilisés dans le traitement de
ces affections sont des agents oxydants,
mitogènes et immunosuppresseurs ».
Callen, mort en 1993 à 38 ans, défendait ouvertement la thèse selon laquelle
le VIH n’avait aucun rapport avec le
sida. Quant à l’AZT, « les seuls survivants à long terme du Sida, disait-il, sont
ceux qui ont refusé de l’utiliser ».
Selon une étude des US Centers for
Disease Control, les cent premiers
hommes qui attrapèrent le sida avouèrent avoir eu en moyenne 1 120 partenaires chacun…
R. B.
UNE “VICTIME” EMBLÉMATIQUE
BRE 2006 — RIVAROL 7
Lors de la Journée internationale du sida,
il a évidemment été beaucoup question de
l’Afrique subsaharienne où, selon certains,
le fléau pourrait provoquer un dépeuplement de plus grande ampleur que celui
occasionné par la traite négrière atlantique… de si funeste mémoire.
Aussi, chercheurs américains et européens s’activent-ils sur le terrain pour tenter de comprendre la raison de cette extension du VIH. Simultanément, et puisque le
sida est une maladie sexuellement transmissible (MTS), les innombrables fondafabrication sont effectuées par (nos) fournisseurs ».
Ce n’est là qu’une part de la vérité. En fait
la Food and Drug Administration US, après
enquête dans une usine autrichienne de
Monsanto fabriquant le Posilac, avait dû,
cinq mois plus tôt, convenir de graves irrégularités et ordonner la suspension du produit. L’affaire pourtant n’est pas nouvelle.
Depuis 1990 des chercheurs indépendants,
parmi lesquels un journaliste américain opiniâtre, Robert Cohen, ont mis en cause le
processus de manipulation génétique
conduisant à la Somatotropine bovine. Au
Canada lorsque l’organisme de contrôle
Health, contre l’avis de ses propres scientifiques, donna son agrément au Posilac, la
réaction fut si violente qu’il fallut l’interdire.
C’est que, entre la publication du rapport, sa
diffusion le 24 août 1990 par la revue
Science, son autorisation par la FDA et sa
commercialisation était survenu un élément
que mit en évidence en le dénonçant le
contre-rapport Richard-Odaglia-Desle. Un
amino-acide, la lysine, avait été remplacé
par erreur par un autre amino-acide aberrant,
l’epsilon-N-acétyllysine. Opération que le
biologiste John Fagan donne en exemple du
danger que fait obligatoirement courir la
manipulation génétique, incapable « d’assurer l’insertion d’un nouveau gène à sa juste
place dans la séquence ADN. »
MAUVAIS COUP
POUR LE TRANSGÉNIQUE
Depuis cinq ans, Monsanto bloquait
toutes les enquêtes dirigées contre la
Somatotropine. Pourtant ce ne fut pas faute
d’instruire les dommages qu’elle a provoqués. Ainsi, cette hormone de croissance
déclenche dans les glandes pituitaires de la
vache une forte production d’IGF-1 (Insulin-like Growth Factor) avec de graves
conséquences aussi bien sur les animaux
que sur les hommes : induction de cancers
du pancréas, du côlon ou de la thyroïde.
Une maladie enfantine rare, le rhabdomyosarcome, lui serait directement imputable.
On rappellera que l’hypersécrétion d’insuline conduit à l’hypoglycémie et à des déficiences d’alimentation du cerveau en
sucre. Par ailleurs, en augmentant la lactation, la Somatotropine bovine provoque
des mammites à répétition, soignées à coup
d’antibiotiques. Une analyse faite à l’instigation de la Consumer Union new-yorkaise ne décela pas moins de 52 types
d’antibiotiques différents dans le même
litre de lait !
Dans une longue étude publiée en 1998,
l’INRA se contentait pourtant de reprocher
à la somatotropine bovine les conséquences prévisibles sur le marché du lait et
la dégradation de la qualité génétique du
cheptel. Elle reconnaissait tout de même
l’existence de certaines zones d’ombres —
notamment sur « la stimulation d’agents
pathogènes… tels que virus et prions », la
production « d’effets de type diabétogène »
ou la « dégradation systématique de la
fécondation ».
Justement, lors de son enquête autrichienne, la FDA s’intéressa à neuf cas de
stérilité survenus, au cours des années
2001-02-03, à la suite d’injections de Posilac. Si on ne parvint pas à supprimer les
stérilités multiples, on aura du moins pu en
identifier les agents contaminants. Dans
cinq cas un propionibacterium acnes. Dans
trois cas un staphylocoque doré. Dans un
cas un bacillus pumilus. Or, des lots fabriqués à la même période, identiques à ceux
testés par la FDA, suivirent la filière commerciale habituelle et furent injectés tout à
fait normalement.
La présence de bacillus pumilus dans des
échantillons de Posilac n’est pas anodine.
Il s’agit d’une bactérie qui dégrade la cellulose. La question que pose Robert Cohen
est la suivante : « Que serait le résultat
d’une manipulation génétique qui introduirait une hormone de vache dans le système
génétique d’une plante ? ». Faisant ainsi
écho à ce qu’affirme John Fagan : « Venant
d’organismes différents, les nouvelles protéines peuvent être toxiques, mutagènes,
allergéniques, carcinogènes : on ne possède aucune expérience de ce
phénomène. »
On connaît bien en revanche les effets des
staphylocoques dont la variété aureus
résistante à tous les antibiotiques sème la
panique parmi les microbiologistes.
« Inexistant en 1999 dans les hôpitaux
américains, observe Robert Cohen, il est
en 2000 responsable d’un nombre considérable de maladies neusocomiales. Comment ne pas faire le rapprochement avec la
mise sur le marché, à partir de 2001, des
lots contaminés de Somatotropine ? »
Le propionibacterium acnes — PAcnes — est l’agent causal de l’acné et a
été impliqué dans des ulcères de la cornée,
des valves cardiaques, ainsi que des accidents liés à la présence de prothèses, des
défaillances du système nerveux central,
des endocardites infectieuses.
L’affaire dépasse donc largement le cadre
d’une simple hormone de croissance laitière. Si Monsanto persiste à vendre sa
Somatotropine, très utilisée dans les élevages industriels US, les éleveurs avertis,
peu importent les conséquences, y renonceront. La retirer serait admettre l’empoisonnement coupable d’un des produits de
base de l’alimentation moderne, douter de
l’idéologie OGM dont Monsanto est le premier agent et la Somatotropine un précurseur notoire et contester les scientifiques
qui ne cessent d’affirmer l’innocuité des
OGM.
Depuis deux ans le posilac ne parvient pas
à récupérer son marché aux Etats-Unis – un
des 19 pays au monde où il n’est pas interdit. D’innombrables fermiers y ont renoncé.
Plus grave, des centaines d’entre eux depuis
2005 ont entrepris de vendre leur lait sous
label « Produit sans hormone de croissance
recombinante ». Au prétexte que cela mettrait en doute la qualité des laits traités au
Posilac, Monsanto porte systématiquement
plainte devant les tribunaux. On se doute que
tôt ou tard la Somatotropine sera discrètement retirée de la vente. La production laitière chutant, on trouvera une bonne raison
pour l’expliquer, la remontée du prix du
lait satisfera les producteurs et, aux
consommateurs, on fera valoir sa meilleure
qualité.
Tout étant pour le mieux dans le meilleur
des mondes progressistes, la caste médicoscientifique continuera à exalter le formidable bond en avant provoqué par les
OGM-sans-danger. Et ce n’est pas Monsanto qui s’en plaindra.
Petrus AGRICOLA.
tions caritatives approvisionnent les Noirs
en préservatifs, leur expliquant pourquoi et
comment les utiliser et/ou leur recommandant la fidélité conjugale, voire même
l’abstinence.
Or, presque unanimement, la communauté scientifique qui travaille sur le continent africain, au fur et à mesure qu’elle
étudie la prévalence du VIH chez les
enfants, fait un constat qui semble passer
pour une provocation : le sida ne se transmet pas uniquement par voie sexuelle, les
coutumes ancestrales africaines (circonciet l’OMS utilisant pour leurs calculs un
simulateur informatique, l’Epimodel, permettant d’extrapoler à partir de données
parcellaires. Il cite Joe Sonnabend, le créateur de la Fondation américaine pour la
Recherche sur le Sida qui l’a quittée en
claquant la porte : « L’Etablissement du
Sida, dit-il, est d’une formidable habileté,
manipulant la peur afin d’en tirer argent
et pouvoir. » Malan dénonce la dictature de
la compassion et « l’alliance massive »
entre le Big Pharma, l’UniAids, les ONG,
les réseaux scientifiques. S’étant enfin
rendu dans des régions supposées dévastées par le sida, il raconte qu’il y a vu la
misère, la famine, les conditions sanitaires
déplorables, les eaux souillées dont les
enfants s’abreuvent. Mais nullement des
contrées ruinées par le seul sida.
Il ne saurait être question en quelques
lignes d’épuiser un sujet aussi ardu. Aussi
se reportera-t-on à l’excellent mensuel
“BioContact”, qui tire à 200 000 exemplaires et que l’on trouve gratuitement
dans les magasins “bios”. Il consacrait son
numéro de novembre 2006 au « Terrain,
pilier de la Santé ». L’un des articles,
« Sida : virus ou terrain affaibli ? », dont
le titre est éloquent, traite remarquablement le sujet à partir de l’aphorisme
fameux prêté à Pasteur sur son lit de mort :
« Le microbe n’est rien, le terrain est
tout ». On doit à son auteur, le journaliste
scientifique Jean-Claude Roussez, un livre
au titre provocateur — « Sida : supercherie scientifique et arnaque
humanitaire » (1) — mais que liront avec
intérêt tous ceux que cette question ne
laisse pas indifférents.
René BLANC. _____
(1) Ed. Marco Pietteur — Collection Résurgence,
2004, 158 pages. — 17,5 € (L-4101. Esch sur
Alzette — Gd Duché de Luxembourg). Peut être
commandé sur Amazon.com.
Somatotropine de Monsanto : quelle innocuité des OGM ?
sion, excision, scarification) en sont aussi
un vecteur ! « Il ne fait aucun doute que
certaines traditions africaines participent
à l’extension du virus », affirme ainsi le
docteur Ed Mills, épidémiologiste à la Mc
Master University d’Hamilton, dans l’Etat
canadien de l’Ontario, qui a réalisé en
Afrique du Sud une importante étude sur la
question.
Mais alors pourquoi l’Afrique maghrébine musulmane, où la circoncision est une
obligation religieuse, est-elle beaucoup
moins touchée par la pandémie que
l’Afrique subsaharienne ? Pourquoi les
juifs, dont la circoncision est fondamentale
dans la loi mosaïque, existent-ils encore
dans le monde où ils ne forment qu’une
minorité de quinze millions de personnes
qui aurait donc dû être anéantie par le virus
prédateur, plus sûrement et plus radicalement que par la politique exterminatrice
des nazis ?
Tout s’explique quand l’on sait qu’une
même pince ou qu’une même lame sert à
l’ablation des parties génitales ou à l’entaille de la peau de plusieurs dizaines d’individus sans être désinfectée entre temps.
Ce sont donc les précautions sanitaires élémentaires non respectées qui favorisent la
transmission du mal, et non la coutume
incriminée par la communauté scientifique
qui, convaincue que les pauvres Noirs ne
se développeront jamais tant qu’ils resteront confinés dans l’obscurantisme de
leurs coutumes ancestrales, cherche à éradiquer ces traditions rétrogrades en profitant de la lutte contre le sida afin que
l’Afrique, pour son bien évidemment,
entre dans la modernité et le mondialisme.
Noëlle SACLET.
En Afrique, virus et traditions
Ecrits de Paris
AU SOMMAIRE DE DÉCEMBRE 2006
Camille GALIC : La condamnation à mort de Saddam Hussein n’aura pas sauvé
Bush — Jim REEVES : Un petit-fils de Kényan, de sang royal écossais, premier président noir des USA ? — Jérôme BOURBON : Banlieues occupées, un an après, rien
n’a changé ! — Petrus AGRICOLA : Alsace : ultime combat d’une identité régionale
contre le cosmopolitisme — Jacques-Marie URVOY : Bloc-notes d’un catholique, de
Greene à Littell — Ghislain de DIESBACH : Physiologie des restaurants parisiens
— Carrefour des lecteurs — Louis FONTAINE : Le Noël du soldat ou le sanctuaire
de sainte Anne à Jungholtz — Arnaud CHALLE : Espagne 1936, une guerre civile et
de si… viles légendes ! — Bibliothèque — Patrick LAURENT : Bons et mauvais
élèves — Notes de lecture.
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