comprenant une fiche très complaisante sur
l’homosexualité. D’ailleurs, dès 1997, elle
se déclare favorable à une reconnaissance
« du couple homosexuel en alignant sa
situation sur celle de l’union libre hétérosexuelle ». Et c’est elle qui accordera la première subvention étatique à l’Association
des parents gays et lesbiens. Qui dit mieux ?
Ségolène — de son vrai prénom Marie —
Royal est donc tout à fait de son temps, ayant
renié toutes ses valeurs familiales, tant
morales que religieuses, mais aussi participant activement à la dérive pipole de la politique. Quand elle ne se déguise pas en costume traditionnel poitevin pour vanter les
charmes du chabichou, le fromage local, elle
utilise ses enfants, aux prénoms d’ailleurs
très “bourges”, Thomas, Clémence, Julien et
Flora, à des fins de promotion personnelle.
Elle fut ainsi la première en 1993 à vendre à
Paris-Match les photos de son accouchement, récidivant dans Gala en 1997.
On comprend en tous cas que les media et
autres sondeurs la portent au pinacle tant
notre monde marchand et artificiel n’a d’intérêt que pour la fausse monnaie et se complaît dans la dilatation du rien.
Jérôme BOURBON,
<jeromebourbon@aol.com>.
phantes (Elisabeth Guigou, Martine Aubry,
Marylise Lebranchu) sont tout aussi
sévères, Fifille Delors surtout qui fustige
en Ségolène une femme préfèrant le papier
glacé des magazines au débat des idées !
D’autant que plus elle est attaquée ou
moquée, plus Mme Royal affiche une
ambition inébranlable : « Si l’élan se poursuit, ce que je crois, si les électeurs de
gauche me demandent, ce que j’espère,
alors je m’imposerai naturellement. Les
autres n’auront pas le choix. Ce sera
moi ! » Quant au manque d’épaisseur politique dont ses chers camarades la gratifient, elle répond là aussi du tac-au-tac :
« Je préside une région. Comme ministre,
je me suis occupé avec une certaine réussite de l’environnement, de l’éducation, de
la famille. Mais je n’ai pas été à Bercy ou
à Matignon, je l’avoue. Tout cela, bien
entendu, me disqualifie d’emblée pour
comprendre la société française et la
remettre en mouvement » ajoute-t-elle avec
une ironie cinglante.
LA MANŒUVRE DE
“FRAISE DES BOIS”
Tout laisse à penser que la mise sur orbite
de la candidature de Ségolène Royal — que
Jean-Marie Le Pen avait été le premier à prévoir dans nos colonnes le 7 janvier 2005 ! —
se fait d’un commun accord avec son compagnon. N’a-t-elle d’ailleurs pas confié à
L’Obs du 7 décembre qui lui consacre sa une
(« Elysée 2007. Et si c’était elle… ») et un
épais dossier, avec photos de familles commentées par la candidate elle-même (!)
qu’elle s’« appuierai[t] sur le parti et son
premier secrétaire. Pour la campagne [elle]
y réfléchi[t] souvent et [elle] n’a aucun
doute : elle sera réussie » ? Pas moins !
Soit Hollande, considérant qu’il n’a plus
aucune chance d’être qualifié par les militants en novembre 2006, a
décidé de céder sa place à
Madame, acceptant ainsi
d’être le « Premier Monsieur de France » tout en
gardant la main sur le parti,
soit il s’agit d’une
manœuvre habile pour rester dans la
course, neutraliser politiquement et médiatiquement ses concurrents (Fabius, DSK,
Lang, Kouchner) et se replacer dans le jeu
au dernier moment après le retrait de Ségolène en dernière minute. A moins que Lionel Jospin, profitant de la confusion générale, ne sorte de sa vraie-fausse retraite
comme l’y encourage sa garde rapprochée.
En tous cas, la mise en scène hollandoroyaliste conduit les autres présidentiables
à accélérer leur calendrier. Au cours de
leurs vœux à la presse, DSK et Fabius ont
ainsi confirmé leur intention de briguer à
l’automne l’investiture des militants, l’ancien Premier ministre rappelant que si l’on
s’était fié aux seuls sondages, « Rocard
aurait été élu en 1981, Barre en 1988, Balladur en 1995 et Jospin en 2002 », et se
livrant à un véritable éreintement de Ségolène : « La question est non pas d’être candidat mais d’exercer des responsabilités.
Cela demande de l’expérience, de la compétence, de l’endurance et d’avoir une
ligne politique qui doit être clairement de
gauche ». Toutes qualités dont serait
dépourvue sa rivale.
(Dessin de CHARD.)
JAMEL RESSUSCITE
TONTON ET…
La tontonmania a donné lieu à de surprenants dérapages, notamment dans le
Nouvel Observateur, pourtant en pointe dans
l’adulation du défunt.
Ainsi, dans le suppplément télé au n° du
22 décembre et consacré à Jamel Debbouze, le prodigieux « fils prodigue », on
apprend que, « même devant François Mitterrand à l’Institut du Monde arabe en 1997, il n’a
pas hésité à faire le pitre ». Mitterrand étant
mort début janvier 1996, la date de 1997
résulte-t-elle d’une coquille ou est-ce Debbouze qui raconte n’importe quoi, et le Nouvel Obs’ qui encaisse tout ?
…ATTALI
ATTAQUE SARTRE
Plus fort encore, dans le n° du 5 janvier
du même Obs’, cette déclaration de Jacques
Attali — qui prétend n’avoir découvert
qu’« en 1994, comme tout le monde » (sic) le
passé vichyssois du président. Passé qu’il
absout cependant parce qu’« à cette même
époque, au printemps 1943, deux icônes de la
France, considérées encore aujourd’hui comme des
références morales absolues (resic), Jean-Paul Sartre et Albert Camus, faisaient jouer leurs pièces
et faisaient la fête dans Paris ». Jacques Attali entendrait-il par là que
« l’occupation allemande, en France du moins,
ne fut pas particulièrement inhumaine » puisque deux moralistes y bambochaient
sans états d’âme ?
La folie Ségolène
4 N° 2747 — 20 JANVIER 2006 — RIVAROL
8 au 9 mai. Qu’importe ! L’émission de
Hondelatte n’a pas assez traduit l’hystérie
qui se déchaîna contre Le Pen et le FN (analogue à celle qui se déclenchera pendant le
« tour infernal » de la présidentielle de 2002)
et dont témoigna la grandiose manifestation
qui, le 13 mai 1990 à Paris, aurait réuni plus
de 200 000 manifestants. Où, bras dessus
bras dessous, toute la classe politique “républicaine”, certains rigolards, (tels Chirac,
Pons, Balladur et Juppé — voir photos et
films), de la gauche à la droite, défila ,derrière le président Mitterrand en personne.
Lequel aurait été sceptique en apprenant la
nouvelle, qu’il n’en exploita pas moins, ne
ratant pas cette occasion de se faire de la
pub.
Nombreux furent ceux qui espéraient la
dissolution du FN. Malheureusement, l’enquête lancée avec des
moyens considérables
(Joxe envoya sur place
plus de soixante policiers
en renfort des flics
locaux) n’aboutissait pas,
bien qu’alimentée par les
fichiers des RG. A cette
occasion, Joxe qui s’était
fait la main en Algérie en
servant dans la Sécurité militaire anti-OAS,
défendit la nécessité pour la
police d’avoir des informations
occultes. Tous les militants
d’“extrême droite” du département et d’ailleurs furent raflés,
questionnés. Bernique… C’était
le fiasco.
UN TOURNANT DANS
LA PERSÉCUTION
JUDICIAIRE
N’empêche que le FN n’en sortait pas indemne. Certains sondages avaient noté sa montée en
puissance attestée par des succès
électoraux avant mai 1990. Il
chutait brutalement ensuite. Puis,
malgré les protestations d’historiens patentés (comme Annie
Kriegel accusant dans Le Figaro
« l’insupportable police juive de la pensée »,
ou la présidente de la Ligue des Droits de
l’homme Madeleine Reberioux) et de l’opposition centriste et gaulliste de l’époque, le
Parlement adopta le 13 juillet 1990 la loi
couperet Gayssot, d’inspiration stalinienne
et amalgamant racisme, révisionnisme,
négationnisme, contestation de l’Holocauste, etc.
Autre victime de ce détestable climat :
Michel Lajoye. Inculpé pour un attentat
visant un café turc (mais qui n’avait fait que
des dégâts matériels), il ramassa la réclusion
à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans.
Et il est toujours en prison à ce jour, “détail”
qui n’a pas été signalé dans l’émission…
CAFOUILLAGE ET AVEUX
Laquelle s’est en revanche étendue longuement sur les aléas de l’enquête qui se poursuivait et surtout débouchait sur une piste
locale. De Dracula, on tombait dans Clochemerle. Mise en cause de certains rejetons de
notables se livrant régulièrement dans le
cimetière juif à des « jeux de rôles » sataniques (1), dénonciations diverses, dysfonctionnements de la justice avec les bisbilles
entre une jeune juge d’instruction (à qui
l’enquête fut retirée) et un procureur, accuLE 8 JANVIER sur France 2, l’émission de Christophe Hondelatte,
« Faites entrer l’accusé », était consacrée à la profanation, découverte au matin
du 10 mai 1990, de l’antique cimetière de
Carpentras, ville comptant une communauté
juive remontant au XIVe siècle. Parmi plusieurs tombes saccagées gisait le cadavre de
Félix Germon, décédé quinze jours auparavant et simplement inhumé dans l’attente
d’une stèle. Son cercueil avait été fracturé et
son corps déterré d’une façon macabre, un
pieu entre les jambes…
PROFANATION,
PROVOCATION…
Aussitôt alertés, les dirigeants de la communauté juive de la ville avaient demandé
que l’affaire ne soit pas ébruitée. Mais Pierre
Joxe, ministre de l’Intérieur en visite à
Nîmes le même jour, fut mis au courant. Il
se rendit aussitôt en hélicoptère à Carpentras, alerta les media et fit une déclaration
fracassante, assurant qu’il connaissait les
auteurs de cet acte macabre, mus par « le
racisme, l’antisémitisme et l’intolérance ».
Formule depuis largement reprise, notamment par Jacques Chirac. Un peu plus tard,
Joxe se fit plus direct, incriminant « les idées
de Jean-Marie Le Pen ».
Ainsi débuta une campagne hystérique
contre le FN. Le soir même, le président de
l’Assemblée nationale Laurent Fabius décrivait le corps du malheureux Germon comme
sauvagement “empalé” en fournissant des
détails peu ragoûtants — qui furent ensuite
démentis officiellement. Mais il y avait eu
un odieux simulacre. La machine infernale
était lancée. De plus, et comme par hasard,
Le Pen était passé le 9 au soir dans l’émission « L’Heure de vérité » sur Antenne 2 et,
sommé par le très sournois Jean-Marie
Colombani, futur directeur du Monde, de
s’expliquer sur un sondage de la Sofres
concernant le pouvoir des juifs en France, il
avait admis qu’en effet, les juifs « étaient
nombreux dans la presse, comme les Bretons
dans la marine ou les Corses dans les
douanes ». Le crime était signé. Sauf que
l’émission avait eu lieu le 9 au soir et que
l’acte barbare s’était produit dans la nuit du
sations non fondées notamment à la télévision, exploitées par des avocats comme le
médiatique Me Collard, etc.
Il n’était plus question du FN qui, exigeant
des excuses, organisa à Carpentras le
11 novembre 1995 une manifestation qui
réunit plusieurs milliers de personnes. Mais
la télévision nous montra complaisamment
la contre-manifestation bien que cette dernière fût étique.
Peu à peu, l’oubli s’installait. Lorsque, le
30 juillet 1996, un ancien skinhead Yannick
Garnier, vint, « poussé par le remords »,
avouer à un inspecteur des RG, père d’un
sien copain, qu’il avait participé à l’exhumation de Félix Germon. Organisée, selon lui,
depuis des mois, par un certain Jean-Claude
Gos, entraînant dans l’affaire quatre comparses. Mais impossible d’arrêter Gos. Le
23 décembre 1993, il avait été opportunément victime d’un accident de moto. Et le
conducteur de la voiture ayant causé l’accident, Rachid Belkir, avait été retrouvé le
16 septembre 1995 dans le Rhône, les pieds
lestés d’un parpaing. Deux très curieux faits
divers, non mentionnés dans l’émission…
bien que le représentant local du FN,
Me Guy Macary, ait pu y exprimer sa
“conviction” que le déroulement de ces événements était bien étrange. D’autant qu’immédiatement après le 10 mai 1990, JeanClaude Gos avait été interrogé puis relâché… ainsi que l’un de ses adjoints, à l’occasion indic des RG.
La conclusion judiciaire de ce « tremblement de terre » (cf. le sociologue
Paul Yonnet) qui secoua si profondément la France en 1990 fut
apportée fin avril 1997 par la
5e chambre du Tribunal correctionnel de Marseille —
président : Mme Monique Sakri,
qui avait voulu un procès “exemplaire” suivi de condamnations
“pédagogiques”. En fait, pour les
quatre accusés, des peines de prison allant de vingt mois à
deux ans d’incarcération. A noter
qu’une loi votée ensuite aggrava
les peines pour profanation de
sépultures.
A l’évidence, la montagne de
1990 avait accouché d’une souris, le jugement ayant été à peine
mentionné dans les media. Mais
encore maintenant, et c’était suggéré à la fin de l’émission, quand
“Carpentras” est évoqué, c’est
pour incriminer « l’extrême droite ».
Comme le disait Cocteau, « Puisque ce mystère nous dépasse, feignons d’en être les
organisateurs ». En l’occurrence, il faudrait
parler plutôt de profiteurs.
Jean-Paul ANGELELLI _____
(1) C’est sous ce titre qu’en 1998, Arte diffusa
un téléfilm de Jean-Louis Comolli traitant de
Carpentras et dont certaines séquences ont été
reprises dans l’émission de Hondelatte.
Retour sur Carpentras
AÏD SANS CLOCHES
Au moins 365 morts, dont trois “Français”, ont péri dans une gigantesque
bousculade le 12 janvier à La Mecque,
mais ce n’est pas
cela que déplorent
les « musulmans
savoyards » (2 500
familles) qui se
sont plaints en
revanche de leurs
difficultés à célébrer dignement
l’Aïd el-Kébir : le
préfet de Savoie a en effet annulé l’autorisation donnée par le maire de Chambéry d’utiliser le marché aux bestiaux
pour l’abattage rituel.
A l’inverse, les media sont restés très
discrets sur les doléances des habitants
de Boiscommun. Dans cette commune
du Loiret, l’église Notre-Dame, la
“cathédrale” du Gâtinais où les rois de
France faisaient leurs dévotions entre
deux chasses, a été nuitamment réduite
au silence sur arrêt de la cour d’appel
administrative de Nantes. Celle-ci avait
été saisie par un couple de nouveaux
résidents, dont le sommeil était “perturbé”. L’arrêt a frappé de stupeur le
maire, qui a introduit un recours auprès
du Conseil d’Etat, et les habitants dont
la plupart ont réclamé par pétition le
retour des cloches; mais le couple d’insomniaques s’entête dans son « devoir
civique » et accuse l’édile de « ne pas appliquer la loi sur le bruit ».
A croire qu’à la sonnerie des cloches,
ces retraités irascibles préféreraient le
pin-pon des pompiers venus éteindre les
incendies de voitures, les râles des moutons qu’on égorge, les beuglements des
« grands frères » se disputant les territoires de deal et les obsédantes gueulantes des groupes de rap s’échappant
par les fenêtres…
MARSEILLE : DES
VOLS COULEUR
D’ÉPOQUE
Les media nous le répètent à l’envi, les
collabos s’en réjouissent, les centres commerciaux s’engouffrent dans la brèche et
le bon peuple suit : c’est l’Aïd el Kebir.
Ou, comme on le dit au fur et à mesure
que cette fête rituelle musulmane s’impose
chaque année un peu plus, l’Aïd tout
court. Il était logique que le banditisme s’y
intéressât aussi. A Marseille, c’est fait.
D’abord, des malfaiteurs se sont introduits par effraction dans les locaux d’une
société spécialisée dans la commercialisation de viande hallal, et ont volé plus de
60 000 euros dans le coffre-fort. Quelques
jours plus tard, un commando de quatre
hommes, encagoulés et armés de fusils à
pompe, a fait un raid sur une bergerie par
laquelle avaient transité plusieurs centaines de moutons — vendus, à l’occasion
de l’Aïd, 200 euros pièce. Les truands ont
raflé plus de 100 000 euros.
Signalons que quelque 20 000 moutons
ont été sacrifiés dans les Bouches-duRhône pour cette Aïd 2006, à l’occasion
de laquelle Brigitte Bardot, déjà lourdement condamnée (5 000 € d’amende)
pour ses critiques de l’islam, a protesté
auprès de Nicolas Sarkozy, ministre de
l’Intérieur et des Cultes, contre « la tradition musulmane qui nous est imposée, avec de
plus en plus de violence, par la lâcheté des responsables gouvernementaux dont, écrit-elle,
vous faites partie ».
SCANDALEUX :
DU PORC EN ALSACE !
Après Paris, Nice, Nantes, Bruxelles, Belfort, c’est à Strasbourg que la Fraternité du
Cochon, nouvel ennemi public numéro un,
a frappé le 7 janvier en distribuant place de
la Gare une soupe au lard aux sans-abri.
Une initiative prise par Chantal Spieler (06-
87-30-78-38 ou <chantal.spieler@free.fr>) et
Solidarité alsacienne mais
aussitôt dénoncée par les
Dernières Nouvelles d’Alsace, le
quotidien évoquant longuement, en revanche, les
« trois (NDLR : 3) hommes
venus manifester dignement leur désaccord » devant « cette action honteuse » (sic). Ces héros
étant Pierre Lévy, délégué régional du
CRIF, Mohamed Latahy, président du
Conseil régional du culte musulman et Gilbert Roos, vice-président de la LICRA.
Protestation aussitôt entendue : le 14 janvier, la soupe alsacienne était interdite par
le préfet du Bas-Rhin et la «cantinière»
conduite au poste — mesure dénoncée
comme totalitaire par son mari Robert Spieler (qui abandonne la présidence d’Alsace
d’abord pour se consacrer à l’association de
rassemblement Défendons Notre Identité
— contre «la volonté de conquête islamiste»).
L’interdiction préfectorale est d’autant
plus scandaleuse qu’interrogé le même jour
sur le site <fr.novopress.info>, Ouahid Abassi,
du Secours Islamique de France, déclarait :
« Moi, je ne vois pas où est le problème. Si certains
ne mangent pas cette soupe préparée avec du porc,
c’est leur choix. Chacun est libre de ce qu’il
mange… Nous ne sommes pas là pour imposer un
choix ni des valeurs… Les besoins et les difficultés
des sans-abri en France nécessitent l’entraide et l’effort de toutes les bonnes volontés. »
Moutons et cochons
Dessin de Chard extrait de l’album
« de Droite à Gauche » (épuisé)
ENTRE NOUS
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rubriques : 3,81 €. CARNET (Mariages, naissances, deuils…) : 5 €. Domiciliation sous un
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N° 2747 — 20 JANVIER 2006 — RIVAROL 5
55ANS. Près de 2 750 numéros quand
l’équipe fondatrice pensait que passer le cap des 100 tiendrait déjà du
prodige (1). Si l’indispensable quotidien
Présent, fondé en 1982, a fêté le 11 janvier
la parution de son 6000e numéro, c’est
depuis le 18 janvier 1951 que RIVAROL
trace sa route, réussissant à se jouer des
chausse-trapes. Ni les persécutions gaullistes, ni la “révolution” de 1968 qui avait
réduit au silence la quasi-totalité de la
presse écrite, ni la « répression
fulgurante » organisée au nom de la loi
Fabius-Gayssot-Rocard (et la suite : lois
Lellouche et lois Perben) ne l’ont jamais
fait taire. Et pas davantage la chape de
plomb jetée sur lui n’a réussi à l’étouffer.
Une exceptionnelle longévité dans un paysage journalistique dévasté — encore une
grève la semaine dernière à Libération, tandis que France Soir est en redressement
judiciaire. Due sans doute à la frugalité qu’a
toujours observée l’équipe, même dans ses
moments de prospérité — la guerre d’Algérie. A la miraculeuse continuité qui s’est
opérée à la tête du journal, René
Malliavin passant en 1970 le flambeau à Pierre Dominique, qui le
transmit en 1973 à Maurice Gaït
avant que je n’en hérite en 1983, à
la mort de celui qui avait été mon
mentor. Si bien que les successions
se sont toujours faites en douceur,
entre des gens qui s’étaient aimés
et estimés, qu’avaient inspirés les
mêmes idéaux malgré des personnalités et des parcours bien différents.
Et je crois que c’est justement
cette permanence, cette persévérance à exposer et à défendre nos
idées, au mépris des modes, de la
Pensée Unique et de sa police qui,
plus que tout autre facteur, expliquent notre survie. Et même —
merci Mitterrand mais aussi
merci Le Pen ! — un net regain
gique », Marine Le Pen est « directeur
stratégique ». Le premier a aussitôt déclaré
au Parisien qu’il avait « mission d’aider
éventuellement Le Pen à capter des voix de
gauche » car, « s’il veut faire un score au
second tour, c’est à gauche toute. On
gagnera l’élection à gauche ». La seconde
a confié au Point (du 12 janvier) être « très
émue par la discrimination à l’embauche
qui touche les Français issus de l’immigration qu’il faut appeler des Français ».
Autant de propos très “UMPS” et surtout contradictoires avec ceux de JeanMarie Le Pen. Lors de ses vœux du 3 janvier, le président du Front national s’était
ému au contraire de la discrimination
positive pratiquée par le gouvernement
en faveur des “z’issus” — dont « on a fait
des Français, en mettant nos compatriotes devant le fait accompli », a-t-il
déploré le 11 janvier au Press Club — et
il avait rappelé que la « préférence nationale » restait le credo de son mouvement.
Le même jour, après la présentation du
projet Borloo-Begag (voir page 12), il
condamnait derechef ce plan dit de
cohésion sociale, « caractéristique de la méthode désastreuse
d’une fausse droite fascinée par la
gauche » et prête à tout pour
« satisfaire les lobbies du soidisant antiracisme ». Que JeanMarie Le Pen prenne garde qu’au
sein même de son appareil, certains ne soient pas « fascinés par
la gauche » et les « lobbies du soidisant antiracisme » (ou leurs
relais médiatiques). Une déviance
qui serait le plus sûr moyen de torpiller sa candidature. D’abord en
le privant des parrainages de
maires traditionalistes (la collecte
en a été lancée le 14 janvier, lors
d’une convention nationale des
élus frontistes car « imaginons que
la présidence devienne vacante,
nous aurons dix jours pour nous
préparer », leur a dit J.-MP. Le Pen).
Ensuite en favorisant Philippe de Villiers,
dont le discours sur l’islam et l’immigration — d’ailleurs impudemment calqué
sur les traditionnelles thèses frontistes —
ne cesse de se durcir et qui répète ad nauseam que « le vote Villiers est un vote
d’espoir, le vote Le Pen un vote de désespoir ».
Au demeurant, les derniers événements
ne prouvent-ils pas que c’est la gauche qui
vient à nous sans que nous ayons besoin de
la rallier ? Cinq professeurs, anciens électeurs socialistes de leur propre aveu, parmi
nos nouveaux abonnés ! Et que dire du
virage des « nouveaux réacs », l’ancien
maoïste Finkielkraut en tête ? De la présence aux dernières BBR du pamphlétaire
Alain Soral (« Socrate à Saint-Tropez »),
venu de L’Huma ? Des deux pétitions
d’historiens admettant enfin l’intrinsèque
malfaisance de la loi Gayssot ? Du sondage du Monde démontrant le 15 décembre
la « lepénisation des esprits » dans tous les
secteurs de l’échiquier politique ?
Confrontés au « principe de réalité »,
cette tragique réalité de la France occupée et de plus en plus métissée que leur a
révélée la crise des “cités” (2), électeurs
et lecteurs s’avisent que tous les gouvernements successifs leur ont menti, les ont
trahis. « On ne transige pas sur le Décalogue », disait le président américain
Wilson. S’il veut parvenir au pouvoir, le
Front national doit éviter toute édulcoration de son programme. Quant à nous,
nous cèderons d’autant moins à l’air du
temps que la fidélité, qui est notre honneur, nous a justement permis de résister
victorieusement à toutes les bourrasques.
Camille GALIC. _____
(1) Voir « Le Roman de RIVAROL » dans
« RIVAROL, hebdomadaire de l’opposition
nationale », de Marc Laudelout. En vente à nos
bureaux, 23 € ou 27 € fco. Dédicaces de
l’équipe sur demande.
(2) De l’examen par le parquet de Paris des dossiers de 102 jeunes interpellés lors des dernières
émeutes, il ressort que 87 % d’entre eux sont
français, en tout cas de papier.
ces dernières décennies avec un progrès
certes faible mais constant des ventes en
kiosques comme le montrait le graphique
publié dans notre n° du 29 juillet, et que
confirme le dernier état envoyé par les
NMPP : en 2005, le gain a été de 4 793
exemplaires par rapport à l’année précédente. Et les abonnements ont suivi la
même courbe ascendante, avec une accélération depuis novembre. « Effet
banlieues », cette fois, qui a dessillé les
yeux des uns, débridé la parole des autres.
Beaucoup de lecteurs, qui n’osaient avouer
leur “sulfureuse” lecture favorite, ont été
encouragés par les réactions de leurs
proches à faire circuler RIVAROL. Une
révélation pour nombre d’entre eux, étonnés de découvrir « un journal aussi libre »,
aussi « cohérent dans sa ligne ».
Une cohérence dont pourrait s’inspirer le
Front national. Le 9 janvier a été dévoilé
l’organigramme de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen pour 2007.
Jean-Claude Martinez y occupe le poste de
« conseiller spécial à la prospective straté-
● De Albert KEHL :
QUEL ENCOURAGEMENT !
Les agressions, vols et dégradations qui ont
été commis dans le train de Nice (RIV. du
13/1) ont été traités de telle sorte par les autorités que les Jeunes savent maintenant parfaitement qu’à condition d’être en groupes,
ils peuvent agresser, piller et violer en toute
impunité, sans avoir à redouter l’intervention des forces de police.
● De Marie de SAINT GÉLY
(Montpellier) :
“L’ESCROC PLUTÔT
QUE LE FACHO…”
Après les trois semaines de « troubles
sociaux graves et importants » qu’a connues
la France, tous les media se sont relayés pour
nous servir le même infâme brouet : les
Jeunes des cités n’en peuvent plus de tant de
discriminations. Le gouvernement chiraquien ainsi que les partis unanimes ont parfaitement compris leurs “revendications” et
chacun de battre sa coulpe sur sa panse et
celle d’autrui. La presse étrangère, plus
clairvoyante, émettait un tout autre ton :
« émeutes raciales »… « guerre civile », etc.
Face à ce climat incendiaire, aucune réaction. Où donc étaient passés nos “héraults”
républicains ? Ces hordes débraillées qui défilèrent dans nos rues entre deux tours de présidentielle en 2002 ? Ils furent alors tous présents, accourus au chevet de la République, en
vociférant : « l’escroc plutôt que le facho ».
Après ce “tartarinesque” combat tels
Don Quichotte et Sancho partis à l’assaut des
moulins à vent, ils manifestèrent leur joie à
la victoire de leur “escroc”. Un score inhabituel. La République était sauvée !
Mais récemment, quand durant plusieurs
semaines, de braves petits gars se refilèrent
le tisonnier de cité en cité, brûlant et saccageant tout sur leur passage, allant même jusqu’aux crimes de sang, il n’y eut pas la
moindre vague de protestation, pas la
moindre manifestation dans les rues. Nos
“héraults” républicains seraient-ils devenus
péteux ?
● Dans l’impossibilité de répondre
individuellement aux lecteurs, aux
personnalités politiques et aux associations qui, exceptionnellement
nombreux cette année, nous ont
adressé leurs vœux, l’Equipe de
RIVAROL remercie très sincèrement
ses correspondants de leur fidélité et
de leur sympathie et leur souhaite
une année 2006 aussi fructueuse que
riche en satisfactions et, pourquoi
pas bien qu’elle s’annonce assez
mal, en heureuses surprises.
● De Michelle FAVARD-JIRARD :
DES VŒUX POUR 2006
Tout d’abord un grand merci à toute
l’équipe de RIVAROL dont le n° spécial de
Noël m’a aidée à surmonter ma solitude
durant les fêtes. Quant à celui du 6 janvier,
du courrier des lecteurs aux articles riches
et variés, quel mordant, quelle lecture !
Car, qu’il s’agisse de l’indignation de
C. Galic devant les déclarations utopistes
du pape Benoît XVI parlant de « valeurs
d’égalité et fraternité… de véritable culture commune » ; de celle de
N. Saclet s’alarmant de
la menace grandissante
en France des couples
“dominos” (déjà recensés à 48 600 en 2003 par
l’INSEE) ; de B. Gollnisch affirmant, dans
son interview, que
« nous sommes haïs
parce que nous sommes
faibles » — l’évidence
est là, dramatique, frustrante, implacable
pour notre pays, pour le monde blanc
duquel nous sommes issus.
Sur le navire en perdition qu’est la France
d’aujourd’hui, nous n’avons plus de capitaine… A force de louvoiements, de querelles stériles où prime l’intérêt personnel,
nous dérivons, emportés par les courants
d’un ordre mondial qui se dit nouveau. Y
aura-t-il parmi nous un chef pour redresser le cap et nous conduire à bon port ?
Bien plus tard, leur “escroc” prononçait sa
déclaration à contexture antiraciste comme
il convenait. D’un côté on cassait tout, de
l’autre on promettait des subsides substantiels. Devinez qui seront les cocus de la
sinistre farce ?
● De Jean-Pierre TACCHI :
DÉPORTATIONS
RIVAROL (n° du 16/12), évoque sous la
plume de Jean Naux, « L’armée rouge
arrive », les souffrances des populations allemandes qui connurent l’avance des Soviétiques.
La première exposition officielle consacrée,
en Allemagne, à la déportation de ces populations allemandes, et intitulée « Fuite,
déportation, intégration », vient d’être inaugurée à la maison de l’Histoire à Bonn. La
Neue Zürcher Zeitung du 16/12/05 en a rendu
compte dans un long article titré « Approche
d’un thème scabreux ». Y est relevé le parti
pris des organisateurs de gommer tout ce qui
pourrait fâcher les Russes, les Polonais, les
Tchèques, bref tous les représentants des
pays qu’a intéressés ce “déménagement”.
L’article rappelle que 14 millions de personnes furent chassées de chez elles.
J’ajoute : dans de si abominables conditions
qu’on estime à environ 2 millions celles qui y
perdirent la vie.
● De Jean B. (Paris) :
NON A LA PLÉIADE !
Merci pour le remarquable article de
Georges Laffly : « Non à la Pléiade » dans
votre n° du 23 décembre ! Merci d’avoir, une
fois de plus, osé toucher à un totem.
● De Michel CERF :
QU’AURAIS-TU FAIT ?
Dans votre n° 2745, M. Lucien Y. de
Choisy, écrit : « Repentons-nous, même et
surtout pour ce que l’on n’a pas fait : déportations de Juifs (…) » Mes parents et mes sœurs furent arrêtés
parce qu’ils étaient juifs, avec une grande
efficacité et une parfaite civilité, par des gendarmes français. J’étais caché par ma mère
dans un placard, et entendis tout. Des voisins
me confièrent à un orphelinat de l’Eglise
catholique de France, à qui je dois la vie. Un
historien du CNRS me copia récemment les
rapports secrets des Services Spéciaux qui
confirment ces faits. Ces gendarmes agirent,
sans doute aucun, sous ordre allemand.
D’autres gendarmes prévinrent cetaines
familles juives qui purent s’échapper.
Je dois la vie à certains Français qui risquèrent pour moi leur vie et le fait d’avoir été
privé de ma famille à l’âge de sept ans, en
1944, à d’autres Français qui obéirent aux
ordres reçus. Lecteur de RIVAROL, qu’aurais-tu fait en ces circonstances ?
● De Marc H. (Nice) :
INCIDENT D’AUDIENCE
On ne peut qu’être atterré — mais guère
surpris — du jugement du président Schir
dans le procès Theil (RIV. du 6/1). Ce triste
président n’a pas démérité et doit dormir
l’âme sereine, sans inquiétude quant à son
avancement. Et puisque j’évoque ici cette
triste démonstration de la justice aux ordres
que nous connaissons bien, peut-être est-ce
le moment de rappeler un savoureux et significatif incident d’audience : au beau milieu
de son témoignage, le professeur Faurisson
fait coulisser la fermeture éclair de son sac
de voyage et y plonge une main. Terreur du
meneur de jeu de la VIe mais c’est trop tard,
la main du professeur réapparaît tenant, non
point une grenade — ou pire un texte révisionniste —, mais une bouteille d’eau minérale et un gobelet ! Et de s’enquérir avec
l’exquise courtoisie et le flegme qui le caractérisent s’il lui serait (juridiquement) possible de se désaltérer…
A NOS LECTEURS. Pourtant tiré à
1000 exemplaires, le calendrier 2006 de
Chard sur le “Code de l’humour” est
épuisé. Prière donc de ne pas nous
adresser de nouvelles commandes.
D’autre part, nous ne détenons plus
qu’une centaine d’exemplaires de l’album “La France métisse de A à Z”, qui
avait pourtant été réédité.
55 ans de cohérence et de fidélité
(Dessin de CHARD.)
détermination des Casques bleus à rétablir
la sécurité à Haïti. Une tâche cependant
qu’ils paraissent bien incapables d’accomplir. Le général chilien Eduardo Aldunate
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