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coinad

11/18/25

 


« le strict respect des règles d’hygiène

sanitaire et de bienséance » recommandés

par Dalil Boubakeur, président du Conseil

musulman de France ?

LES MIRACLES

DE HANOUKKAH

C’est plutôt le veau gras qui a été tué à

Granville où, pour Hanoukkah, se sont

retrouvées trois sœurs dont Le Journal du

Dimanche nous a narré « le fabuleux destin ». Issues d’une « famille juive

déportée », chacune des trois sœurs —

Annie, Lea et Judic Cohen — était en effet

convaincue que les deux autres avaient

« disparu dans les chambres à gaz d’Auschwitz » et puis, prodige d’Internet, elles

ont appris soixante ans plus tard qu’il n’en

était rien : ayant passé l’Occupation bien à

l’abri dans un orphelinat ou une famille

d’accueil, toutes se portent comme un

charme. Cela vaut bien en effet un récit

pathétique sur cinq colonnes, encore que

le cas ne soit pas unique. Il y a quelques

années, le regroupement dans un grand

hôtel new-yorkais d’une famille judéopolonaise censée avoir été totalement

exterminée avait réuni plus de deux cents

personnes.

Mais le vrai miracle de Hanoukkah 2005,

ce fut sans doute, le 27 décembre, le vote

par la Knesseth d’une loi obligeant l’Etat

d’Israël à… restituer les biens des « victimes de la Shoah » à leurs héritiers légitimes ! Oui, vous avez bien lu : alors que

l’Allemagne, l’Autriche, la France, etc.

ont, depuis des décennies maintenant,

versé des dizaines de milliards en “réparations” aux déportés juifs ou à leurs ayants

droit, l’Etat hébreu, lui, conservait jalousement les fonds — actuellement évalués à

200 millions d’euros — que des juifs allemands et autrichiens

avaient investis en

Palestine dans les

années 1930. Capitaux et biens immobiliers saisis pendant la

Seconde Guerre mondiale par la GrandeBretagne qui les

considérait comme

“ennemis” puisque

leurs propriétaires,

fussent-ils persécutés,

étaient ressortissants

de pays en guerre, et

dont hérita en 1948 la

nouvelle entité sioniste, qui les fit fructifier pendant près de

soixante ans, refusant

obstinément de les

rendre. Et rien n’est

encore fait, la loi du

27 décembre prévoyant la création

d’une « société gouvernementale chargée d’établir la liste des comptes bancaires, des terrains, des maisons, des

appartements et autres biens » à restituer… Au terme de procédures qui traîneront évidemment des années.

Sans la révélation de l’existence de

comptes “dormants” appartenant à des victimes de l’Holocauste dans les banques

suisses, les harpagons de Tel Aviv auraientils renoncé au pactole ? Aux termes de la

loi, les actifs qui ne seront pas réclamés par

les ayants droit resteront d’ailleurs dans

l’escarcelle de l’Etat puisqu’ils reviendront

à des « institutions prenant soin des rescapés de la Shoah ou entretenant leur

mémoire, tel que Yad Vashem, le Mémorial

de l’Holocauste ».

GRAND GALA POUR HADASSAH

Quant à l’hôpital Hadassah de Jérusalem,

sous le feu de l’actualité depuis l’admission

d’un Ariel Sharon subclaquant, il compte

plutôt sur la diaspora et les goyim pour

s’agrandir et se moderniser. A preuve la

liste, « simplement époustouflante » selon

Actualité juive, des personnalités de premier

plan qui se pressaient récemment au gala de

charité organisé au bénéfice de Hadassah :

si Dominique de Villepin n’avait pu se libérer (2), il y avait délégué son

épouse Marie-Laure (déjà préposée, soit dit en passant, à la

béatification du Père de Foucauld) tandis que grouillaient,

fraternellement unis, moult

ministres présents ou passés :

Jean-François Copé, Dominique StraussKahn, Claude Goasguen, Bernard Debré,

Nicole Guedj, etc. Présents aussi le couple

Tiberi, Mmes Brice Hortefeux, Jean-Pierre

Chevènement, Thierry Breton, Michel Barnier, sans parler de Anne Sinclair, Pierre

Lellouche, Marek Halter, Roger Hanin,

Alexandre Arkady…

De fait, on n’a pas souvenir qu’une soirée organisée pour la rénovation des hôpitaux Lariboisière ou Saint-Antoine (qui

auraient pourtant bien besoin d’un coup de

jeune), ait attiré si beau monde mais il est

bien dommage que les “criquets” n’aient

pas été informés de la tenue du raout. La

“pouilledé” du showbiz et la “tournante”

de ministresses eussent été tout à la fois

bien plus excitantes pour eux et bien plus

riches d’enseignements pour nos princes

que l’attaque du prolétarien Nice-Lyon.

_____

1) Témoignage d’un auditeur de RMC le 5 janvier : ayant été pris lui aussi à partie dans un

train par des Jeunes qui lui portèrent sept coups

de couteau, il eut le malheur de riposter avec la

canne en fer d’une passagère. « Violence

raciste » qui lui valut 7 000 euros d’amende, le

MRAP s’étant porté partie civile contre lui.

2) Toujours selon Actu J, il s’est rattrapé

quelques jours plus tard. « Sortant de chez son

coiffeur » (dont m’est avis qu’il est fort assidu),

il s’est arrêté, « en passant », à l’ambassade

d’Israël où cette visite impromptue a été fort

appréciée.

Chronique des criquets (exotiques)

et des fourmis (sionistes)

avant que les policiers venus en nombre

n’interpellent treize d’entre eux (onze ont été

aussitôt relâchés…) à la gare de VilleneuveSaint-Georges où le chef de train avait bloqué le convoi. Et rebelote le 9 janvier dans

le TGV Hendaye-Paris où un passager a été

poignardé.

SQUATTEURS SQUATTÉS

Moins médiatisés que l’affaire du « train

d’enfer » (dont il y a peu de chances que

l’antiraciste Roger Hanin tire jamais un

film), les événements survenus simultanément à Cachan (Val-de-Marne) sont tout

aussi symptomatiques du défaitisme des

autorités-sic face à l’invasion. Or donc, juste

avant les “Fêtes”, quelques dizaines de

squatteurs allogènes ont investi un bâtiment

de cinq étages de la cité universitaire, luimême squatté depuis des années — sans que

l’Educ’ Nat’ et la Place Beauvau semblent

s’en émouvoir malgré la périlleuse promiscuité imposée aux étudiantes — par quelque

six cents allogènes, pour la moitié sanspapiers, donc hors-la-loi. Et dont le “délégué”, Fidèle Nitiéma, s’insurge aujourd’hui

contre l’“insécurité” provoquée par les

envahisseurs, qui n’hésitent pas à « pisser

partout » et à jouer du couteau contre les

occupants “légitimes” — un clandestin

marocain a été poignardé.

Sans doute l’estimable Nitiéma n’en

appelle-t-il pas encore à la « force injuste de

la loi », mais ça ne saurait tarder. Ce qui mettrait peut-être fin à l’incroyable bouffonnerie dont la cité U de Cachan est le théâtre :

« Soucieuse d’éviter une opération policière

d’évacuation massive, écrit en effet le quotidien gratuit 20 minutes(du 2 janvier), la préfecture s’était engagée en août 2004 à mener

une évacuation raisonnée (sic) et

concertée (resic) du squat. Mais le processus patine depuis un an »… sans doute parce

qu’on n’a pas encore offert aux évacués les

pavillons de huit pièces dignes d’eux, avec

jardin potager et jacuzzi.

Au fait, rappelez-moi donc les noms des

deux croquemitaines qui, depuis août 2004,

ont été les patrons de la Préfectorale…

MAZARINE,

DE MITTERRAND EN MOHAND

Bien que tout récemment pacsée selon

Le Monde avec un Marocain, Mazarine

Pingeot, fille du « meilleur président de la

Ve République », ne risque guère

VIOLS RACISTES ?

Recherché par toutes les polices de

France depuis plus de trois ans pour une

dizaine de viols ou tentatives de viols

commis par escalade et sous la menace

d’une arme, un « jeune homme de 25 ans » a

finalement été identifié grâce aux traces

ADN qu’il avait laissées et retrouvé… à la

prison de Toulouse où il était incarcéré

depuis un tentative de cambriolage.

Le « jeune homme », de race noire,

répond au doux prénom de Lassana.

Toutes ses victimes, presque toutes âgées

de moins de trente ans, étaient de race

blanche, et généralement blondes.

par

Claude LORNE

(Dessins de CHARD.)

3:HIKMPD=[UXUZ[:?c@r@o@h@a; M 02536 - 2747 - F: 3,05 E

● suite page 2

Belgique, Luxembourg : 3,25 €

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RIVAROL.

R I VA R O L

“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

N° 2747 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 20/1/2006

N° 2747 du 20 JANVIER 2006

renoncement au septennat, etc. ? Sans

parler des acrobaties auxquelles l’a soumise l’intégration européenne, avec

d’abord l’abandon du franc et le primat

du droit communautaire sur le droit

national.

Mais justement, en la matière, le

vibrion trouve que la France est encore

trop nationale comme l’a prouvé le

29 mai dernier le non massif au traité

constitutionnel européen. Un non qu’il

n’a pas digéré. Aussi propose-t-il

d’« établir à partir du texte initial un texte

plus court fondé sur la seule première

partie du traité » et qui ferait « l’objet le

moment venu d’une approbation par le

Parlement », évidemment trop content

de voter cette version “resserrée”.

DE l’avis général, ces diverses propositions auraient accru la stature

présidentielle du petit Nicolas dont on

semble oublier un peu vite l’accablante

responsabilité, sous sa double

casquette de ministre des

Finances et de ministre de l’Intérieur, dans le marasme plongeant les Français dans une

telle morosité qu’au cours de

ses propres vœux, présentés

la veille, Dominique de Villepin

avait ironisé sur les “déclinologues”.

Mais la « France en faillite »,

n’est-ce pas là la triste réalité

avec le « abyssal déficit » de

notre balance commerciale

(25 milliards d’euros en

2005 — voir page 2), 50 à 60

milliards de déficits public creusant encore une dette extérieure de 2 100 milliards d’euros selon le rapport Pébereau

et de l’aveu même du grand

argentier Thierry Breton, la

sclérose de nos industries, une

nation minée par la fracture

sociale et surtout raciale que

d’exorbitantes subventions (40

à 60 milliards d’euros : voici

expliqués les déficits publics de

2005) ne parviennent toujours

pas à réduire, une criminalité

qui n’épargne plus un seul acre

du territoire ?

Grâce entre autres à son

idée-gadget de « réserve citoyenne de

la police nationale », constituée « de

citoyens qui, comme les sapeurs-pompiers volontaires, veulent donner un

peu de leur temps pour apporter leur

contribution à la création d’une

meilleure sécurité », le ministre de l’Intérieur a juré de réduire de 3 % la

délinquance générale en 2006 après

s’être félicité de la baisse, « pour la

troisième année consécutive », enregistrée en 2005.

Baisse insignifiante (- 1,3 %) alors

que le ministre a bien dû reconnaître

que les violences aux personnes, elles,

ont « augmenté globalement » — de

5 %. D’abord parce que les véhicules

Les “bienfaits de la colonisation” : la preuve par Haïti

Carpentras : retour sur une profanation-provocation

“Segolène presidenta” : une carriériste enragée

Sarkozy ou Villepin,

mais toujours le déclin

DEPUIS l’automne 1958,

RIVAROL n’a cessé de

dénoncer le caractère

bâtard de l’actuelle Constitution,

cousue tout exprès par Debré

(Michel) pour De Gaulle, et

accordant au chef de l’Etat des

pouvoirs démesurés qu’il exerce

souverainement sans jamais en

répondre devant la nation,

l’“intendance” étant abandonnée

à un Premier ministre aux ordres

(du moins hors cohabitation,

laquelle n’était initialement pas

prévue), réduit au rôle de bouc

émissaire — de “fusible”. Ce

n’est donc pas nous qui reprocherons à Nicolas Sarkozy

d’avoir, lors de ses vœux le

12 janvier, préconisé « une nouvelle rédaction » clarifiant la

Constitution, avec un Premier

ministre simplement missionné

pour « coordonner l’action du

gouvernement » et non plus la

“diriger”. Quant au président de

la République — élu pour deux

mandats maximum —, il devrait

en revanche rendre « plus régulièrement des comptes à la représentation nationale » car « la

seule solution simple, c’est que le

président élu soit en même

temps un président-Premier ministre ».

Comme François Bayrou et Arnaud

Montebourg, le président de l’UMP dont

on connaît le goût pour la “rupture” — et

la fascination pour les Etats-Unis dont il

admire visiblement le système — militet-il donc pour l’avènement d’une

VIe République ? Il s’en défend, estimant qu’« on peut évoluer sans changer

le numéro ». Au fil des ans, la Constitution de 1958 n’a-t-elle d’ailleurs pas subi

les derniers outrages avec l’introduction

de l’élection du président de la République au suffrage universel (disposition

catastrophique, mais à laquelle Sarkozy

se garde bien de toucher), le largage

des départements français d’Algérie, le

(Dessin de CHARD.)

Imprimé en France/Printed in France

RIVAROL,

55 ans de

combats

voir page 5

2 N° 2747 — 20 JANVIER 2006 — RIVAROL

çus rôdant près de la voiture d’AnneSophie Girollet avant la disparition de

celle-ci.

A Nîmes, une mère de neuf enfants a été

tuée de treize coups de couteau. L’assassin

n’est autre que son mari, un Marocain installé en France depuis plus de trente ans.

Depuis 2004, la police parisienne recherchait trois chauffeurs de taxi (un jeune

Africain, un Nord-Africain et un troisième, « de type hindou ») qui, ayant

chargé nuitamment des clientes, étrangères pour certaines, les avaient conduites

dans des endroits déserts pour les violer

et les dépouiller. L’Africain a enfin été

arrêté, il a reconnu les faits.

Toujours à Paris, un individu qui avait

commis deux viols en moins de cinq jours

a également été retrouvé et arrêté, en raison de son « look de rappeur ». Il s’agit

d’un cuisinier sénégalais de 31 ans.

LES PROFS VICTIMES…

DE L’ANTIRACISME

Certes, une enseignante du lycée professionnel Louis-Blériot d’Etampes (Essonne)

a bien été poignardée en plein cours et à

sept reprises le mois dernier par un élève

congolais, Kivani, avec une telle violence

qu’on a craint pour sa vie (voir RIV. 2745

et 2746), mais le ministre de l’Education

nationale, qui devait la recevoir peu après

rue de Grenelle, l’a affirmé le 8 janvier

devant le « Grand Jury » RTL-Le FigaroLCI : au vu des éléments à sa disposition,

il n’y a pas eu « de fautes caractérisées ou de

fautes graves » de l’administration, contrairement à ce qu’affirme la victime, Karen

Montet-Toutain (27 ans), qui répète, dans

Le Parisien du 11 janvier, avoir averti à plusieurs reprises sa hiérarchie des menaces de

mort ou de viol proférées à son encontre.

Un élève lui avait ainsi dit : « J’ai envie de vous, tout de suite, sur la table », avant de lancer à un copain : « T’inquiète pas, je te la prête

après ». L’enseignante s’étant « effondrée en

pleurs dans le bureau du conseiller pédagogique », sa proviseure lui conseilla pour calmer les

ardeurs génésiques des lycéens de… « mener avec eux des projets artistiques » ! Ayant également informé par courriel son inspectrice

pédagogique qu’un autre élève, tancé par

elle car il se vantait de « se faire plus d’argent avec les cambriolages qu’en travaillant », lui avait

jeté : « De toute façon, on trouvera où t’habites et

si tu te lèves, on te mettra une balle dans la tête »,

elle n’obtint aucune réponse.

N’importe, pour Gilles de Robien, « en aucun cas, on ne pouvait imaginer un risque, et surtout un risque aussi grave ». On notera que dans son interview au Parisien, Mme Montet-Toutain — qui a pris soin

de choisir un avocat africain — ne mentionne nulle part l’origine de ses persécuteurs. Serait-elle aussi victime de son propre

antiracisme, comme les autres professeurs

de l’établissement qui, intarissables sur les

conséquences de la présence massive

d’élèves allogènes dans le lycée, n’évoquent

jamais cette cause ?

COLONISATION :

SARKO-CHIRAC,

MÊME COMBAT

Il n’a pas fallu attendre les conclusions

d’Arno Klarsfeld — dont le choix par Sarkozy (voir RIV. du 6/1) est surtout « un clin

d’œil évident à la communauté juive de

France », confirme Le

Canard enchaîné —, pour

connaître l’opinion du

ministre sur l’article 4 de la

loi de février 2005.

Tout comme Chirac, il

préconise la “réécriture” de la

loi, notamment pour en

supprimer « la référence ambiguë à l’outre mer »

qui a indigné les Antillais indépendantistes

alors que l’article controversé visait surtout

l’Afrique du nord. Pratiquant le « repli élastique », le ministre de l’Intérieur prépare

sans doute le terrain pour son prochain

voyage dans les Isles.

Quant à l’étude de la présence français

dans les programmes scolaires, Sarkozy

estime qu’il faut lui « accorder une place conséquente » (sic : il voulait dire importante), « place qu’elle a eue, pas plus, pas moins, sans bien

sûr qualifier cette place ». Non seulement Sarko se contradit d’une

phrase à l’autre mais sa position est également ubuesque. Comment les manuels

pourront-ils appliquer ces directives, à

moins de mettre une page blanche à la

rubrique Colonisation ?

Breton au secours

de Pékin !

L’œuf de Colomb à la Bercy, c’est ce qu’a

présenté le chef Thierry Breton quand,

invité du « Grand rendez-vous » d’Europe1/TV5/Le Parisien le 8 janvier, il a proposé d’organiser « deux ou trois périodes de

soldes plutôt qu’une (sic) » par

an afin d’aiguillonner la

consommation. « Ce n’est pas

idiot de se poser la question », a

déclaré le ministre en ayant

l’air de découvrir que, « pour

l’économie française, les soldes sont un moment très

important » au cours duquel « certains industriels, notamment l’habillement, réalisent près de

30 % de leur chiffre d’affaires » annuel.

Mais dans l’habillement justement, quel

pourcentage des articles vendus (ou bradés) est fabriqué en France, par des

ouvriers français ? 10 % seulement selon

la profession, le reste venant d’Asie.

Certes, l’Etat y trouve son compte à court

terme avec la TVA, mais quel intérêt y at-il à multiplier les périodes de soldes — et

à surendetter encore plus nos compatriotes — alors que les “promotions” abondent déjà, si c’est pour le seul bénéfice de

l’industrie chinoise ?

Breton est en effet intervenu la veille du

jour où l’on a appris que l’excédent commercial chinois s’était établi en 2005 à

101,9 mds de $, un montant plus que triplé sur un an, avec un bond des exportations de + 28,4 % (762 mds de $), nettement supérieur à celui des importations

(+ 17,6 %, 660,1 mds). Or, c’est l’UE qui,

avant les Etats-Unis et le Japon, a été le

premier déversoir de la production chinoise. Le grand argentier français veut-il

donc accroître encore cet effrayant déséquilibre des échanges ?

Un authentique acte de haute trahison

puisque, pendant les onze premiers mois

de la même année 2005, le déficit commercial de la France a, en revanche, presque

quadruplé pour atteindre 24,2 milliards

d’euros en données brutes contre 6,6 milliards d’euros sur la période correspondante de 2004. Et « l’alourdissement de la facture pétrolière n’explique que pour moitié cette

contre-performance » selon les analystes qui

l’imputent à la « perte de compétitivité des entreprises françaises à l’export et au dynamisme des

dépenses de consommation des ménages français

qui alimente les importations ». Lesquelles ont

progressé de 9 %, nos propres exportations n’augmentant que de 5 %, avec un

plafond de 350 milliards d’euros, très loin

des 800 milliards d’euros qu’ont représentés les exportations allemandes.

D’où un solde négatif de notre balance

commerciale de 2,434 milliards d’euros en

octobre puis de 3,138 milliards en

novembre.

« Mais où s’arrêtera le déficit extérieur

français ? », s’interroge donc l’économiste

Marc Touati, de Natexis Banques Populaires — le même qui, dès février 2005,

avait prévu la victoire du non au référendum — qui estime que « ce déficit avoisinera

les 25 milliards en 2005, un record absolu dans

l’histoire économique française ». En 1982, c’est

un déficit déjà historique —

14,3 milliards — qui avait obligé la Mitterrandie à une révision déchirante.

moins de cinq ans ? Certes, oubliés

les engagements de Chirac candidat,

il n’y aura pas de

nouvelle baisse d’impôt. Mais cela ne suffira pas puisque la

recette totale de l’impôt sur le revenu

couvre à peine les

dépenses liées à

l’immigration… et

qu’il faut donc bien

trouver des moyens de financer le

reste !

Plus grave encore, comme l’a relevé

l’économiste Philippe Waechter : fautil croire le tandem Villepin-Breton

quand il présente la loi de finances

2006 ou au contraire le plan destiné à

Bruxelles ? « La programmation

annexée au budget prévoit, à l’horizon

2009, une réduction des dépenses

publiques à 51,5 % du PIB et de la

dette à 64,6 % avec une croissance de

2,25 % en moyenne par an. Dans la

présentation faite le 11 janvier, les

mêmes hypothèses engendrent une

dette de 62,9 % en 2009 et 59,9 % en

2010. » « Ah, les mystères de la calculette ! », se gausse l’économiste qui

note que les dépenses sociales « sont

passées de 19 % du PIB en 1978 à

24,5% en 2004, soit une progression

en volume supérieure à la croissance

moyenne du PIB sur cette période

(2,234 %) et très éloignée de l’objectif

de 1 % fixé par Dominique

de Villepin ».

MAIS qui se soucie réellement de

2010 ? D’ici là résidera à l’Elysée

un nouveau président, qui se sentira

d’autant moins tenu par le plan du

11 janvier qu’il aura lui aussi multiplié

pendant sa campagne les promesses

les plus extravagantes. Cependant

que la France lestée de ses boulets —

immigration exponentielle, syndicats

irresponsables, vieillissement de la

population indigène — continuera à

foncer vers la banqueroute.

N’en déplaise à Villepin, les “déclinologues” ont de beaux jours devant eux.

<galic@rivarol.com>.

et les résidences étant de mieux en

mieux protégés, les voyous s’en prennent aux humains qui vont bientôt

devoir revêtir une cuirasse pour aller

acheter leur pain, ensuite par goût de

l’« acte gratuit », dont relève cette

« spécialité française » — hélas — que

sont les incendies de voitures : 45 588

l’an dernier dont 10 700 pendant les

émeutes de novembre. Un chiffre

d’ailleurs très inférieur à la réalité, « en

raison de la comptabilisation des

départs de feu et non du nombre effectif de voitures brûlées » affirme le frère

Alain Bauer, président de l’Observatoire national de la délinquance après

avoir été Grand Maître du GOdF.

D’AUSSI retentissants échecs qualifient-ils Sarkozy pour exercer la

magistrature suprême, dans la plénitude absolue qu’il revendique ?

Il est vrai que n’est pas plus crédible

son frère ennemi Villepin dont, placé

sous le signe de la “vertu”, mais oui,

plutôt que de la “rigueur”, le « plan de

désendettement » adressé à

Bruxelles et visant à ramener en 2010

la dette publique de 66 % à 60 % du

PIB apparaît comme une totale fumisterie. Sauf révolution des dépenses

de l’Etat — dont il n’est pas question,

bien au contraire puisque le plan de

cohésion sociale est toujours plus

gourmand et inclut l’embauche massive de nouveaux fonctionnaires sans

qualification —, comment espérer en

effet rétablir l’équilibre budgétaire en

SUITE DE L’EDITORIAL

CHANCES POUR

LA FRANCE…

ET LES FEMMES ?

Le 16 décembre à Thionville (Moselle),

une malheureuse gosse de 11 ans était

tuée, et trois autres grièvement blessées,

par le dérapage d’une ambulance de

pompiers, volée par deux ivrognes qui

en avaient perdu le

contrôle. L’un des

deux meurtriers,

Mohamed Kamli, a

été arrêté en Belgique

d’où il aurait enfin

consenti à être extradé

cette semaine. Quant

à son complice de

17 ans, d’origine vietnamienne, interpellé

peu de temps après le drame, mis en examen pour « non assistance à personne en

danger » et placé en détention provisoire, il a été remis en liberté le 12 janvier : la chambre de l’instruction de la

cour d’appel de Metz a reconnu la validité d’une requête en nullité de procédure formée par son avocate, Me Catherine Le Menn-Meyer, selon laquelle « les

droits de son client n’ont pas été respectés ». On

imagine l’effet de ces palinodies judiciaires sur les familles effondrées

Dans l’affaire Girollet, du nom d’une

étudiante en médecine disparue le

19 mars 2005 à Mâcon et retrouvée battue à mort dans sa voiture immergée

dans la Saône, l’enquête semble se

concentrer selon France Soir sur l’« importante communauté turque » de la ville où

une autre jeune fille avait été tuée dans

des circonstances similaires en 1999, le

principal suspect étant son petit ami

turc, qui a toujours nié mais a finalement

été incarcéré… pour complicité dans le

meurtre d’une toxicomane, cependant

qu’un de ses frères était condamné pour

l’assassinat d’un automobiliste. Or, des

proches des deux hommes ont été aperNoël 2005

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31 JANVIER 2006 aux personnes n’ayant jamais été abonnées

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C’est à li re

N° 2747 — 20 JANVIER 2006 — RIVAROL 3

tiers pauvres du Chili (!), la possible candidate socialiste pour 2007 a dressé un portrait

dithyrambique de M. Bachelet : « C’est une

femme courageuse, compétente, moderne,

tournée vers l’avenir. On lui dénie le droit à

gouverner, on lui conteste sa capacité d’assumer un gouvernement. Mais ces attaques

misogynes, elle arrive à les surmonter grâce

à son charisme. » Un autoportrait ?

LES DÉSIRS D’AVENIR

DE LA ZAPATERA

L’ancienne ministre de Pierre Bérégovoy

et de Lionel Jospin a du reste, entre Noël et

le Nouvel An, déposé les statuts d’une nouvelle association Désirs d’avenir (comprendre Désirs de Ségolène !) afin de

« structurer le courant de sympathie » dont

elle bénéficie dans l’opinion. « Elle ira au

bout et les écrasera tous », prédit un

membre de son cabinet de région. « Elle ne

pense qu’à ça depuis six mois », confie

quant à lui un cadre du PS très proche d’elle.

« Elle reçoit depuis trois mois énormément

de courriers et de messages de soutien, de

particuliers, d’élus locaux, de personnalités

prêtes à lui donner un coup de main si

besoin est », explique à Libération (du 9 janvier) Christophe Chantepy, président de

Désirs d’avenir et ancien directeur de cabinet de Ségolène au ministère de l’Enseignement scolaire. Dix personnes sont déjà

mobilisées à temps plein pour ouvrir à la fin

du mois « un forum internet participatif »

sur le site. Il s’agit, de manière assez démagogique, de laisser s’exprimer des centaines

de milliers d’internautes et d’élaborer un

programme… à partir de leurs propositions

et interventions !

D’autre part, pour peaufiner son image de

présidentiable, Ségolène devrait sortir en

mars chez Flammarion un nouveau livre lui

aussi sobrement intitulé Désirs d’avenir.

LA FUREUR DES

ÉLÉPHANTS DU PS

Si la dimension politique de la compagne

de François Hollande a changé avec sa victoire éclatante aux régionales dans le fief

du Premier ministre de l’époque, JeanPierre Raffarin, où elle frôla la majorité

absolue au premier tour et réunit 55,10 %

des voix au second, au point qu’on la surnomma à l’époque la Zapatera, par référence au patron du parti socialiste espagnol

qui venait à la surprise générale de remporter au-delà des Pyrénées les législatives, ce

n’est qu’à l’automne 2005 que Ségolène

Royal réussit sa transmutation. Pour ses

cinquante-deux ans, le 22 septembre, elle

pose pour Paris-Match avec sa fille Flora

et confie son intention d’être candidate du

PS en 2007. Ce jour-là ont lieu à Nevers

les Journées parlementaires des socialistes

qui digèrent très mal la subite entrée en

scène de Ségolène. « Plus on est de fous,

plus on rit » s’exclame Jean-Marc Ayrault.

« Mais qui va garder les enfants ? »

demande Laurent Fabius, toujours prêt à

faire une vacherie à Hollande qu’il surnomme élégamment « Fraise des bois ».

« ça sera comme pour la mère Merkel, pan

dans le popotin » renchérit Michel Charasse avec sa finesse habituelle — et assez

peu de lucidité politique puisque Merkel

deviendra Känzlerin. En privé, les éléDE LA tontonmania à la tatamania…

Chaque jour qui passe, une enquête

d’opinion nous vante les mérites de

Ségolène Royal et nous révèle tout le bien

que les Français sont censés penser de la

compagne de François Hollande.

LA MADONNE DES SONDAGES

Pour plus d’un Français sur deux (53 %) et

deux sympathisants du PS sur trois (67 %),

elle a la stature d’un président de la République (IFOP/JDD) et devance nettement ses

rivaux : Dominique Strauss-Kahn (39 %),

Jack Lang (36 %), Laurent Fabius (31 %) et

François Hollande (21 %). De même pour

Libération-iTélé, 42 % des sondés considèrent que la présidente de la région PoitouCharentes a les qualités d’un chef de l’Etat,

39 % qu’elle fait de bonnes propositions

économiques pour la France alors qu’elle

n’a jusque-là rigoureusement rien dit (ceci

explique sans doute cela !) Enfin, selon

Le Figaro-Magazine, 49 % des Français

(dont 71 % à gauche et 33 % à droite) souhaiteraient lui voir jouer un rôle important

au cours des mois et des années à venir.

Snobant les cérémonies organisées pour le

dixième anniversaire de la mort de François

Mitterrand, Ségolène s’est rendue au

Chili — où c’est pourtant Jack Lang qui

avait été invité — pour soutenir la socialiste

(d’origine bretonne) Michelle Bachelet, première femme à avoir été élue dimanche dernier présidente d’un pays d’Amérique latine

avec 53,5 % des suffrages. La presse chilienne appelle d’ailleurs Mme Royal la

« Michelle francesa » et la considère comme

« la favorite pour succéder à Jacques Chirac » en 2007. Sans surprise, Ségolène est

allée se recueillir le 10 janvier sur la tombe

de l’ancien président Salvador Allende

auquel elle a rendu un vibrant hommage,

soulignant au passage que « beaucoup de

jeunes Français étaient entrés au Parti

socialiste après le coup d’Etat du général

Pinochet ». Qu’importe que Allende ait

conduit par ses réformes le pays à la ruine, à

la misère et à la guerre civile, seule compte

la légende ! Qu’importe surtout que l’historien chilien Farias ait révélé le passé « antisémite, homophobe et nazistoïde » (cf. l’article de Jim Reeves sur Gandhi dans Ecrits

de Paris de décembre 2005) d’Allende dont

Castro raillait les extravagants goûts de luxe,

les idoles ont la vie longue !

Au cours de ce voyage où elle était flanquée d’une escouade de journalistes et de

cameramen qu’elle a ostensiblement boudés

lors de son retour en France, leur reprochant

amèrement de s’être moqués des talonsaiguilles qu’elle portait en visitant les quarCependant la carrière politique de

Mme Royal est déjà longue. Enarque, de la

même promotion que François Hollande et

Dominique de Villepin — lequel ne cache

pas son estime pour le couple —, elle a

d’abord sympathisé dans sa prime jeunesse

avec l’extrême gauche activiste, sans doute

par rejet des valeurs catholiques et très à

droite que ses parents lui ont inculquées. En

effet, toute sa famille vota Tixier-Vignancour en 1965. Son père était colonel. Son

frère Antoine a longtemps milité au RPR et

sa cousine Anne-Christine Royal fut à plusieurs reprises candidate du Front national

tandis que sa belle-sœur a présidé le comité

de soutien à la liste villiériste en Haute-Loire

aux européennes de 1994. « Mon père était

plutôt à droite, voire à l’extrême droite. Chez

les Royal, les enfants n’avaient pas droit à

la parole. C’était l’esprit Vieille France »,

confiait ainsi Antoine au Quotidien de Paris.

UNE CARRIÈRE AU SERVICE

D’UNE AMBITION FORCENÉE

Dès 1981, elle entre à l’Elysée comme

chargée de mission pour les affaires sociales

sur la recommandation de Jacques Attali.

Sur les conseils de François Mitterrand, elle

se parachute en 1988 dans les Deux-Sèvres

où elle est élue et constamment réélue

depuis, y compris en pleine vague bleue.

Ministre de l’Environnement dans le gouvernement Bérégovoy, elle retrouve un

maroquin en 1997, d’abord à l’Enseignement scolaire sous la houlette de Claude

Allègre dont elle s’affranchit vite, puis à partir de mars 2000 à la Famille, à l’Enfance et

aux Personnes handicapées.

Entrée au barreau de Paris en 1994, elle a

été aussi conseiller général et conseiller

régional avant de devenir en mars 2004 présidente de la région Poitou-Charentes. Ne

manquant donc ni d’expérience ni de combativité, elle passe pour une tueuse : certains

de ses collaborateurs du ministère, qu’elle

avait licenciés sans ménagement, l’ont

d’ailleurs récemment poursuivie devant les

prud’hommes. Au moment de la présidentielle de 1995, elle avait essayé en vain de

s’immiscer dans la compétition interne entre

Henri Emmanuelli et Lionel Jospin, preuve

de sa féroce ambition.

UNE FAUSSE RÉACTIONNAIRE

Si elle était désignée, ce qui est certes loin

d’être acquis, elle pourrait être une candidate

redoutable, séduisant presque autant à droite

qu’à gauche, rassemblant aussi bien les électeurs du oui que ceux du non au référendum

sur la Constitution européenne en faveur de

laquelle elle a d’ailleurs mené une campagne

fort discrète. L’électorat potentiel de Villiers,

de Bayrou et de Villepin serait en partie sensible à son profil de bourgeoise à la fois

moderne et quelque peu réactionnaire.

Image de fait totalement fabriquée : si elle a

certes dénoncé la violence à la télévision et

s’en est pris au bizutage estudiantin, si elle

est la seule présidentiable au PS à ne pas être

juive (cela expliquerait-il son étonnante

popularité ?), on lui doit en 1999 la distribution gratuite de l’abortive « pilule du lendemain », dans les collèges et lycées, sans

autorisation des parents ni certificat médical

préalable. Elle a également imposé une mallette pédagogique sur l’éducation sexuelle

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