« le strict respect des règles d’hygiène
sanitaire et de bienséance » recommandés
par Dalil Boubakeur, président du Conseil
musulman de France ?
LES MIRACLES
DE HANOUKKAH
C’est plutôt le veau gras qui a été tué à
Granville où, pour Hanoukkah, se sont
retrouvées trois sœurs dont Le Journal du
Dimanche nous a narré « le fabuleux destin ». Issues d’une « famille juive
déportée », chacune des trois sœurs —
Annie, Lea et Judic Cohen — était en effet
convaincue que les deux autres avaient
« disparu dans les chambres à gaz d’Auschwitz » et puis, prodige d’Internet, elles
ont appris soixante ans plus tard qu’il n’en
était rien : ayant passé l’Occupation bien à
l’abri dans un orphelinat ou une famille
d’accueil, toutes se portent comme un
charme. Cela vaut bien en effet un récit
pathétique sur cinq colonnes, encore que
le cas ne soit pas unique. Il y a quelques
années, le regroupement dans un grand
hôtel new-yorkais d’une famille judéopolonaise censée avoir été totalement
exterminée avait réuni plus de deux cents
personnes.
Mais le vrai miracle de Hanoukkah 2005,
ce fut sans doute, le 27 décembre, le vote
par la Knesseth d’une loi obligeant l’Etat
d’Israël à… restituer les biens des « victimes de la Shoah » à leurs héritiers légitimes ! Oui, vous avez bien lu : alors que
l’Allemagne, l’Autriche, la France, etc.
ont, depuis des décennies maintenant,
versé des dizaines de milliards en “réparations” aux déportés juifs ou à leurs ayants
droit, l’Etat hébreu, lui, conservait jalousement les fonds — actuellement évalués à
200 millions d’euros — que des juifs allemands et autrichiens
avaient investis en
Palestine dans les
années 1930. Capitaux et biens immobiliers saisis pendant la
Seconde Guerre mondiale par la GrandeBretagne qui les
considérait comme
“ennemis” puisque
leurs propriétaires,
fussent-ils persécutés,
étaient ressortissants
de pays en guerre, et
dont hérita en 1948 la
nouvelle entité sioniste, qui les fit fructifier pendant près de
soixante ans, refusant
obstinément de les
rendre. Et rien n’est
encore fait, la loi du
27 décembre prévoyant la création
d’une « société gouvernementale chargée d’établir la liste des comptes bancaires, des terrains, des maisons, des
appartements et autres biens » à restituer… Au terme de procédures qui traîneront évidemment des années.
Sans la révélation de l’existence de
comptes “dormants” appartenant à des victimes de l’Holocauste dans les banques
suisses, les harpagons de Tel Aviv auraientils renoncé au pactole ? Aux termes de la
loi, les actifs qui ne seront pas réclamés par
les ayants droit resteront d’ailleurs dans
l’escarcelle de l’Etat puisqu’ils reviendront
à des « institutions prenant soin des rescapés de la Shoah ou entretenant leur
mémoire, tel que Yad Vashem, le Mémorial
de l’Holocauste ».
GRAND GALA POUR HADASSAH
Quant à l’hôpital Hadassah de Jérusalem,
sous le feu de l’actualité depuis l’admission
d’un Ariel Sharon subclaquant, il compte
plutôt sur la diaspora et les goyim pour
s’agrandir et se moderniser. A preuve la
liste, « simplement époustouflante » selon
Actualité juive, des personnalités de premier
plan qui se pressaient récemment au gala de
charité organisé au bénéfice de Hadassah :
si Dominique de Villepin n’avait pu se libérer (2), il y avait délégué son
épouse Marie-Laure (déjà préposée, soit dit en passant, à la
béatification du Père de Foucauld) tandis que grouillaient,
fraternellement unis, moult
ministres présents ou passés :
Jean-François Copé, Dominique StraussKahn, Claude Goasguen, Bernard Debré,
Nicole Guedj, etc. Présents aussi le couple
Tiberi, Mmes Brice Hortefeux, Jean-Pierre
Chevènement, Thierry Breton, Michel Barnier, sans parler de Anne Sinclair, Pierre
Lellouche, Marek Halter, Roger Hanin,
Alexandre Arkady…
De fait, on n’a pas souvenir qu’une soirée organisée pour la rénovation des hôpitaux Lariboisière ou Saint-Antoine (qui
auraient pourtant bien besoin d’un coup de
jeune), ait attiré si beau monde mais il est
bien dommage que les “criquets” n’aient
pas été informés de la tenue du raout. La
“pouilledé” du showbiz et la “tournante”
de ministresses eussent été tout à la fois
bien plus excitantes pour eux et bien plus
riches d’enseignements pour nos princes
que l’attaque du prolétarien Nice-Lyon.
_____
1) Témoignage d’un auditeur de RMC le 5 janvier : ayant été pris lui aussi à partie dans un
train par des Jeunes qui lui portèrent sept coups
de couteau, il eut le malheur de riposter avec la
canne en fer d’une passagère. « Violence
raciste » qui lui valut 7 000 euros d’amende, le
MRAP s’étant porté partie civile contre lui.
2) Toujours selon Actu J, il s’est rattrapé
quelques jours plus tard. « Sortant de chez son
coiffeur » (dont m’est avis qu’il est fort assidu),
il s’est arrêté, « en passant », à l’ambassade
d’Israël où cette visite impromptue a été fort
appréciée.
Chronique des criquets (exotiques)
et des fourmis (sionistes)
avant que les policiers venus en nombre
n’interpellent treize d’entre eux (onze ont été
aussitôt relâchés…) à la gare de VilleneuveSaint-Georges où le chef de train avait bloqué le convoi. Et rebelote le 9 janvier dans
le TGV Hendaye-Paris où un passager a été
poignardé.
SQUATTEURS SQUATTÉS
Moins médiatisés que l’affaire du « train
d’enfer » (dont il y a peu de chances que
l’antiraciste Roger Hanin tire jamais un
film), les événements survenus simultanément à Cachan (Val-de-Marne) sont tout
aussi symptomatiques du défaitisme des
autorités-sic face à l’invasion. Or donc, juste
avant les “Fêtes”, quelques dizaines de
squatteurs allogènes ont investi un bâtiment
de cinq étages de la cité universitaire, luimême squatté depuis des années — sans que
l’Educ’ Nat’ et la Place Beauvau semblent
s’en émouvoir malgré la périlleuse promiscuité imposée aux étudiantes — par quelque
six cents allogènes, pour la moitié sanspapiers, donc hors-la-loi. Et dont le “délégué”, Fidèle Nitiéma, s’insurge aujourd’hui
contre l’“insécurité” provoquée par les
envahisseurs, qui n’hésitent pas à « pisser
partout » et à jouer du couteau contre les
occupants “légitimes” — un clandestin
marocain a été poignardé.
Sans doute l’estimable Nitiéma n’en
appelle-t-il pas encore à la « force injuste de
la loi », mais ça ne saurait tarder. Ce qui mettrait peut-être fin à l’incroyable bouffonnerie dont la cité U de Cachan est le théâtre :
« Soucieuse d’éviter une opération policière
d’évacuation massive, écrit en effet le quotidien gratuit 20 minutes(du 2 janvier), la préfecture s’était engagée en août 2004 à mener
une évacuation raisonnée (sic) et
concertée (resic) du squat. Mais le processus patine depuis un an »… sans doute parce
qu’on n’a pas encore offert aux évacués les
pavillons de huit pièces dignes d’eux, avec
jardin potager et jacuzzi.
Au fait, rappelez-moi donc les noms des
deux croquemitaines qui, depuis août 2004,
ont été les patrons de la Préfectorale…
MAZARINE,
DE MITTERRAND EN MOHAND
Bien que tout récemment pacsée selon
Le Monde avec un Marocain, Mazarine
Pingeot, fille du « meilleur président de la
Ve République », ne risque guère
VIOLS RACISTES ?
Recherché par toutes les polices de
France depuis plus de trois ans pour une
dizaine de viols ou tentatives de viols
commis par escalade et sous la menace
d’une arme, un « jeune homme de 25 ans » a
finalement été identifié grâce aux traces
ADN qu’il avait laissées et retrouvé… à la
prison de Toulouse où il était incarcéré
depuis un tentative de cambriolage.
Le « jeune homme », de race noire,
répond au doux prénom de Lassana.
Toutes ses victimes, presque toutes âgées
de moins de trente ans, étaient de race
blanche, et généralement blondes.
par
Claude LORNE
(Dessins de CHARD.)
3:HIKMPD=[UXUZ[:?c@r@o@h@a; M 02536 - 2747 - F: 3,05 E
● suite page 2
Belgique, Luxembourg : 3,25 €
Canada : . . . . . . . . . . . . . 5,25 $
Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €
Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS
Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €
RIVAROL.
R I VA R O L
“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”
N° 2747 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 20/1/2006
N° 2747 du 20 JANVIER 2006
renoncement au septennat, etc. ? Sans
parler des acrobaties auxquelles l’a soumise l’intégration européenne, avec
d’abord l’abandon du franc et le primat
du droit communautaire sur le droit
national.
Mais justement, en la matière, le
vibrion trouve que la France est encore
trop nationale comme l’a prouvé le
29 mai dernier le non massif au traité
constitutionnel européen. Un non qu’il
n’a pas digéré. Aussi propose-t-il
d’« établir à partir du texte initial un texte
plus court fondé sur la seule première
partie du traité » et qui ferait « l’objet le
moment venu d’une approbation par le
Parlement », évidemment trop content
de voter cette version “resserrée”.
DE l’avis général, ces diverses propositions auraient accru la stature
présidentielle du petit Nicolas dont on
semble oublier un peu vite l’accablante
responsabilité, sous sa double
casquette de ministre des
Finances et de ministre de l’Intérieur, dans le marasme plongeant les Français dans une
telle morosité qu’au cours de
ses propres vœux, présentés
la veille, Dominique de Villepin
avait ironisé sur les “déclinologues”.
Mais la « France en faillite »,
n’est-ce pas là la triste réalité
avec le « abyssal déficit » de
notre balance commerciale
(25 milliards d’euros en
2005 — voir page 2), 50 à 60
milliards de déficits public creusant encore une dette extérieure de 2 100 milliards d’euros selon le rapport Pébereau
et de l’aveu même du grand
argentier Thierry Breton, la
sclérose de nos industries, une
nation minée par la fracture
sociale et surtout raciale que
d’exorbitantes subventions (40
à 60 milliards d’euros : voici
expliqués les déficits publics de
2005) ne parviennent toujours
pas à réduire, une criminalité
qui n’épargne plus un seul acre
du territoire ?
Grâce entre autres à son
idée-gadget de « réserve citoyenne de
la police nationale », constituée « de
citoyens qui, comme les sapeurs-pompiers volontaires, veulent donner un
peu de leur temps pour apporter leur
contribution à la création d’une
meilleure sécurité », le ministre de l’Intérieur a juré de réduire de 3 % la
délinquance générale en 2006 après
s’être félicité de la baisse, « pour la
troisième année consécutive », enregistrée en 2005.
Baisse insignifiante (- 1,3 %) alors
que le ministre a bien dû reconnaître
que les violences aux personnes, elles,
ont « augmenté globalement » — de
5 %. D’abord parce que les véhicules
Les “bienfaits de la colonisation” : la preuve par Haïti
Carpentras : retour sur une profanation-provocation
“Segolène presidenta” : une carriériste enragée
Sarkozy ou Villepin,
mais toujours le déclin
DEPUIS l’automne 1958,
RIVAROL n’a cessé de
dénoncer le caractère
bâtard de l’actuelle Constitution,
cousue tout exprès par Debré
(Michel) pour De Gaulle, et
accordant au chef de l’Etat des
pouvoirs démesurés qu’il exerce
souverainement sans jamais en
répondre devant la nation,
l’“intendance” étant abandonnée
à un Premier ministre aux ordres
(du moins hors cohabitation,
laquelle n’était initialement pas
prévue), réduit au rôle de bouc
émissaire — de “fusible”. Ce
n’est donc pas nous qui reprocherons à Nicolas Sarkozy
d’avoir, lors de ses vœux le
12 janvier, préconisé « une nouvelle rédaction » clarifiant la
Constitution, avec un Premier
ministre simplement missionné
pour « coordonner l’action du
gouvernement » et non plus la
“diriger”. Quant au président de
la République — élu pour deux
mandats maximum —, il devrait
en revanche rendre « plus régulièrement des comptes à la représentation nationale » car « la
seule solution simple, c’est que le
président élu soit en même
temps un président-Premier ministre ».
Comme François Bayrou et Arnaud
Montebourg, le président de l’UMP dont
on connaît le goût pour la “rupture” — et
la fascination pour les Etats-Unis dont il
admire visiblement le système — militet-il donc pour l’avènement d’une
VIe République ? Il s’en défend, estimant qu’« on peut évoluer sans changer
le numéro ». Au fil des ans, la Constitution de 1958 n’a-t-elle d’ailleurs pas subi
les derniers outrages avec l’introduction
de l’élection du président de la République au suffrage universel (disposition
catastrophique, mais à laquelle Sarkozy
se garde bien de toucher), le largage
des départements français d’Algérie, le
(Dessin de CHARD.)
Imprimé en France/Printed in France
RIVAROL,
55 ans de
combats
voir page 5
2 N° 2747 — 20 JANVIER 2006 — RIVAROL
çus rôdant près de la voiture d’AnneSophie Girollet avant la disparition de
celle-ci.
●
A Nîmes, une mère de neuf enfants a été
tuée de treize coups de couteau. L’assassin
n’est autre que son mari, un Marocain installé en France depuis plus de trente ans.
●
Depuis 2004, la police parisienne recherchait trois chauffeurs de taxi (un jeune
Africain, un Nord-Africain et un troisième, « de type hindou ») qui, ayant
chargé nuitamment des clientes, étrangères pour certaines, les avaient conduites
dans des endroits déserts pour les violer
et les dépouiller. L’Africain a enfin été
arrêté, il a reconnu les faits.
●
Toujours à Paris, un individu qui avait
commis deux viols en moins de cinq jours
a également été retrouvé et arrêté, en raison de son « look de rappeur ». Il s’agit
d’un cuisinier sénégalais de 31 ans.
LES PROFS VICTIMES…
DE L’ANTIRACISME
Certes, une enseignante du lycée professionnel Louis-Blériot d’Etampes (Essonne)
a bien été poignardée en plein cours et à
sept reprises le mois dernier par un élève
congolais, Kivani, avec une telle violence
qu’on a craint pour sa vie (voir RIV. 2745
et 2746), mais le ministre de l’Education
nationale, qui devait la recevoir peu après
rue de Grenelle, l’a affirmé le 8 janvier
devant le « Grand Jury » RTL-Le FigaroLCI : au vu des éléments à sa disposition,
il n’y a pas eu « de fautes caractérisées ou de
fautes graves » de l’administration, contrairement à ce qu’affirme la victime, Karen
Montet-Toutain (27 ans), qui répète, dans
Le Parisien du 11 janvier, avoir averti à plusieurs reprises sa hiérarchie des menaces de
mort ou de viol proférées à son encontre.
Un élève lui avait ainsi dit : « J’ai envie de vous, tout de suite, sur la table », avant de lancer à un copain : « T’inquiète pas, je te la prête
après ». L’enseignante s’étant « effondrée en
pleurs dans le bureau du conseiller pédagogique », sa proviseure lui conseilla pour calmer les
ardeurs génésiques des lycéens de… « mener avec eux des projets artistiques » ! Ayant également informé par courriel son inspectrice
pédagogique qu’un autre élève, tancé par
elle car il se vantait de « se faire plus d’argent avec les cambriolages qu’en travaillant », lui avait
jeté : « De toute façon, on trouvera où t’habites et
si tu te lèves, on te mettra une balle dans la tête »,
elle n’obtint aucune réponse.
N’importe, pour Gilles de Robien, « en aucun cas, on ne pouvait imaginer un risque, et surtout un risque aussi grave ». On notera que dans son interview au Parisien, Mme Montet-Toutain — qui a pris soin
de choisir un avocat africain — ne mentionne nulle part l’origine de ses persécuteurs. Serait-elle aussi victime de son propre
antiracisme, comme les autres professeurs
de l’établissement qui, intarissables sur les
conséquences de la présence massive
d’élèves allogènes dans le lycée, n’évoquent
jamais cette cause ?
COLONISATION :
SARKO-CHIRAC,
MÊME COMBAT
Il n’a pas fallu attendre les conclusions
d’Arno Klarsfeld — dont le choix par Sarkozy (voir RIV. du 6/1) est surtout « un clin
d’œil évident à la communauté juive de
France », confirme Le
Canard enchaîné —, pour
connaître l’opinion du
ministre sur l’article 4 de la
loi de février 2005.
Tout comme Chirac, il
préconise la “réécriture” de la
loi, notamment pour en
supprimer « la référence ambiguë à l’outre mer »
qui a indigné les Antillais indépendantistes
alors que l’article controversé visait surtout
l’Afrique du nord. Pratiquant le « repli élastique », le ministre de l’Intérieur prépare
sans doute le terrain pour son prochain
voyage dans les Isles.
Quant à l’étude de la présence français
dans les programmes scolaires, Sarkozy
estime qu’il faut lui « accorder une place conséquente » (sic : il voulait dire importante), « place qu’elle a eue, pas plus, pas moins, sans bien
sûr qualifier cette place ». Non seulement Sarko se contradit d’une
phrase à l’autre mais sa position est également ubuesque. Comment les manuels
pourront-ils appliquer ces directives, à
moins de mettre une page blanche à la
rubrique Colonisation ?
Breton au secours
de Pékin !
L’œuf de Colomb à la Bercy, c’est ce qu’a
présenté le chef Thierry Breton quand,
invité du « Grand rendez-vous » d’Europe1/TV5/Le Parisien le 8 janvier, il a proposé d’organiser « deux ou trois périodes de
soldes plutôt qu’une (sic) » par
an afin d’aiguillonner la
consommation. « Ce n’est pas
idiot de se poser la question », a
déclaré le ministre en ayant
l’air de découvrir que, « pour
l’économie française, les soldes sont un moment très
important » au cours duquel « certains industriels, notamment l’habillement, réalisent près de
30 % de leur chiffre d’affaires » annuel.
Mais dans l’habillement justement, quel
pourcentage des articles vendus (ou bradés) est fabriqué en France, par des
ouvriers français ? 10 % seulement selon
la profession, le reste venant d’Asie.
Certes, l’Etat y trouve son compte à court
terme avec la TVA, mais quel intérêt y at-il à multiplier les périodes de soldes — et
à surendetter encore plus nos compatriotes — alors que les “promotions” abondent déjà, si c’est pour le seul bénéfice de
l’industrie chinoise ?
Breton est en effet intervenu la veille du
jour où l’on a appris que l’excédent commercial chinois s’était établi en 2005 à
101,9 mds de $, un montant plus que triplé sur un an, avec un bond des exportations de + 28,4 % (762 mds de $), nettement supérieur à celui des importations
(+ 17,6 %, 660,1 mds). Or, c’est l’UE qui,
avant les Etats-Unis et le Japon, a été le
premier déversoir de la production chinoise. Le grand argentier français veut-il
donc accroître encore cet effrayant déséquilibre des échanges ?
Un authentique acte de haute trahison
puisque, pendant les onze premiers mois
de la même année 2005, le déficit commercial de la France a, en revanche, presque
quadruplé pour atteindre 24,2 milliards
d’euros en données brutes contre 6,6 milliards d’euros sur la période correspondante de 2004. Et « l’alourdissement de la facture pétrolière n’explique que pour moitié cette
contre-performance » selon les analystes qui
l’imputent à la « perte de compétitivité des entreprises françaises à l’export et au dynamisme des
dépenses de consommation des ménages français
qui alimente les importations ». Lesquelles ont
progressé de 9 %, nos propres exportations n’augmentant que de 5 %, avec un
plafond de 350 milliards d’euros, très loin
des 800 milliards d’euros qu’ont représentés les exportations allemandes.
D’où un solde négatif de notre balance
commerciale de 2,434 milliards d’euros en
octobre puis de 3,138 milliards en
novembre.
« Mais où s’arrêtera le déficit extérieur
français ? », s’interroge donc l’économiste
Marc Touati, de Natexis Banques Populaires — le même qui, dès février 2005,
avait prévu la victoire du non au référendum — qui estime que « ce déficit avoisinera
les 25 milliards en 2005, un record absolu dans
l’histoire économique française ». En 1982, c’est
un déficit déjà historique —
14,3 milliards — qui avait obligé la Mitterrandie à une révision déchirante.
moins de cinq ans ? Certes, oubliés
les engagements de Chirac candidat,
il n’y aura pas de
nouvelle baisse d’impôt. Mais cela ne suffira pas puisque la
recette totale de l’impôt sur le revenu
couvre à peine les
dépenses liées à
l’immigration… et
qu’il faut donc bien
trouver des moyens de financer le
reste !
Plus grave encore, comme l’a relevé
l’économiste Philippe Waechter : fautil croire le tandem Villepin-Breton
quand il présente la loi de finances
2006 ou au contraire le plan destiné à
Bruxelles ? « La programmation
annexée au budget prévoit, à l’horizon
2009, une réduction des dépenses
publiques à 51,5 % du PIB et de la
dette à 64,6 % avec une croissance de
2,25 % en moyenne par an. Dans la
présentation faite le 11 janvier, les
mêmes hypothèses engendrent une
dette de 62,9 % en 2009 et 59,9 % en
2010. » « Ah, les mystères de la calculette ! », se gausse l’économiste qui
note que les dépenses sociales « sont
passées de 19 % du PIB en 1978 à
24,5% en 2004, soit une progression
en volume supérieure à la croissance
moyenne du PIB sur cette période
(2,234 %) et très éloignée de l’objectif
de 1 % fixé par Dominique
de Villepin ».
MAIS qui se soucie réellement de
2010 ? D’ici là résidera à l’Elysée
un nouveau président, qui se sentira
d’autant moins tenu par le plan du
11 janvier qu’il aura lui aussi multiplié
pendant sa campagne les promesses
les plus extravagantes. Cependant
que la France lestée de ses boulets —
immigration exponentielle, syndicats
irresponsables, vieillissement de la
population indigène — continuera à
foncer vers la banqueroute.
N’en déplaise à Villepin, les “déclinologues” ont de beaux jours devant eux.
<galic@rivarol.com>.
et les résidences étant de mieux en
mieux protégés, les voyous s’en prennent aux humains qui vont bientôt
devoir revêtir une cuirasse pour aller
acheter leur pain, ensuite par goût de
l’« acte gratuit », dont relève cette
« spécialité française » — hélas — que
sont les incendies de voitures : 45 588
l’an dernier dont 10 700 pendant les
émeutes de novembre. Un chiffre
d’ailleurs très inférieur à la réalité, « en
raison de la comptabilisation des
départs de feu et non du nombre effectif de voitures brûlées » affirme le frère
Alain Bauer, président de l’Observatoire national de la délinquance après
avoir été Grand Maître du GOdF.
D’AUSSI retentissants échecs qualifient-ils Sarkozy pour exercer la
magistrature suprême, dans la plénitude absolue qu’il revendique ?
Il est vrai que n’est pas plus crédible
son frère ennemi Villepin dont, placé
sous le signe de la “vertu”, mais oui,
plutôt que de la “rigueur”, le « plan de
désendettement » adressé à
Bruxelles et visant à ramener en 2010
la dette publique de 66 % à 60 % du
PIB apparaît comme une totale fumisterie. Sauf révolution des dépenses
de l’Etat — dont il n’est pas question,
bien au contraire puisque le plan de
cohésion sociale est toujours plus
gourmand et inclut l’embauche massive de nouveaux fonctionnaires sans
qualification —, comment espérer en
effet rétablir l’équilibre budgétaire en
SUITE DE L’EDITORIAL
CHANCES POUR
LA FRANCE…
ET LES FEMMES ?
Le 16 décembre à Thionville (Moselle),
une malheureuse gosse de 11 ans était
tuée, et trois autres grièvement blessées,
par le dérapage d’une ambulance de
pompiers, volée par deux ivrognes qui
en avaient perdu le
contrôle. L’un des
deux meurtriers,
Mohamed Kamli, a
été arrêté en Belgique
d’où il aurait enfin
consenti à être extradé
cette semaine. Quant
à son complice de
17 ans, d’origine vietnamienne, interpellé
peu de temps après le drame, mis en examen pour « non assistance à personne en
danger » et placé en détention provisoire, il a été remis en liberté le 12 janvier : la chambre de l’instruction de la
cour d’appel de Metz a reconnu la validité d’une requête en nullité de procédure formée par son avocate, Me Catherine Le Menn-Meyer, selon laquelle « les
droits de son client n’ont pas été respectés ». On
imagine l’effet de ces palinodies judiciaires sur les familles effondrées
●
Dans l’affaire Girollet, du nom d’une
étudiante en médecine disparue le
19 mars 2005 à Mâcon et retrouvée battue à mort dans sa voiture immergée
dans la Saône, l’enquête semble se
concentrer selon France Soir sur l’« importante communauté turque » de la ville où
une autre jeune fille avait été tuée dans
des circonstances similaires en 1999, le
principal suspect étant son petit ami
turc, qui a toujours nié mais a finalement
été incarcéré… pour complicité dans le
meurtre d’une toxicomane, cependant
qu’un de ses frères était condamné pour
l’assassinat d’un automobiliste. Or, des
proches des deux hommes ont été aperNoël 2005
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31 JANVIER 2006 aux personnes n’ayant jamais été abonnées
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C’est à li re
N° 2747 — 20 JANVIER 2006 — RIVAROL 3
tiers pauvres du Chili (!), la possible candidate socialiste pour 2007 a dressé un portrait
dithyrambique de M. Bachelet : « C’est une
femme courageuse, compétente, moderne,
tournée vers l’avenir. On lui dénie le droit à
gouverner, on lui conteste sa capacité d’assumer un gouvernement. Mais ces attaques
misogynes, elle arrive à les surmonter grâce
à son charisme. » Un autoportrait ?
LES DÉSIRS D’AVENIR
DE LA ZAPATERA
L’ancienne ministre de Pierre Bérégovoy
et de Lionel Jospin a du reste, entre Noël et
le Nouvel An, déposé les statuts d’une nouvelle association Désirs d’avenir (comprendre Désirs de Ségolène !) afin de
« structurer le courant de sympathie » dont
elle bénéficie dans l’opinion. « Elle ira au
bout et les écrasera tous », prédit un
membre de son cabinet de région. « Elle ne
pense qu’à ça depuis six mois », confie
quant à lui un cadre du PS très proche d’elle.
« Elle reçoit depuis trois mois énormément
de courriers et de messages de soutien, de
particuliers, d’élus locaux, de personnalités
prêtes à lui donner un coup de main si
besoin est », explique à Libération (du 9 janvier) Christophe Chantepy, président de
Désirs d’avenir et ancien directeur de cabinet de Ségolène au ministère de l’Enseignement scolaire. Dix personnes sont déjà
mobilisées à temps plein pour ouvrir à la fin
du mois « un forum internet participatif »
sur le site. Il s’agit, de manière assez démagogique, de laisser s’exprimer des centaines
de milliers d’internautes et d’élaborer un
programme… à partir de leurs propositions
et interventions !
D’autre part, pour peaufiner son image de
présidentiable, Ségolène devrait sortir en
mars chez Flammarion un nouveau livre lui
aussi sobrement intitulé Désirs d’avenir.
LA FUREUR DES
ÉLÉPHANTS DU PS
Si la dimension politique de la compagne
de François Hollande a changé avec sa victoire éclatante aux régionales dans le fief
du Premier ministre de l’époque, JeanPierre Raffarin, où elle frôla la majorité
absolue au premier tour et réunit 55,10 %
des voix au second, au point qu’on la surnomma à l’époque la Zapatera, par référence au patron du parti socialiste espagnol
qui venait à la surprise générale de remporter au-delà des Pyrénées les législatives, ce
n’est qu’à l’automne 2005 que Ségolène
Royal réussit sa transmutation. Pour ses
cinquante-deux ans, le 22 septembre, elle
pose pour Paris-Match avec sa fille Flora
et confie son intention d’être candidate du
PS en 2007. Ce jour-là ont lieu à Nevers
les Journées parlementaires des socialistes
qui digèrent très mal la subite entrée en
scène de Ségolène. « Plus on est de fous,
plus on rit » s’exclame Jean-Marc Ayrault.
« Mais qui va garder les enfants ? »
demande Laurent Fabius, toujours prêt à
faire une vacherie à Hollande qu’il surnomme élégamment « Fraise des bois ».
« ça sera comme pour la mère Merkel, pan
dans le popotin » renchérit Michel Charasse avec sa finesse habituelle — et assez
peu de lucidité politique puisque Merkel
deviendra Känzlerin. En privé, les éléDE LA tontonmania à la tatamania…
Chaque jour qui passe, une enquête
d’opinion nous vante les mérites de
Ségolène Royal et nous révèle tout le bien
que les Français sont censés penser de la
compagne de François Hollande.
LA MADONNE DES SONDAGES
Pour plus d’un Français sur deux (53 %) et
deux sympathisants du PS sur trois (67 %),
elle a la stature d’un président de la République (IFOP/JDD) et devance nettement ses
rivaux : Dominique Strauss-Kahn (39 %),
Jack Lang (36 %), Laurent Fabius (31 %) et
François Hollande (21 %). De même pour
Libération-iTélé, 42 % des sondés considèrent que la présidente de la région PoitouCharentes a les qualités d’un chef de l’Etat,
39 % qu’elle fait de bonnes propositions
économiques pour la France alors qu’elle
n’a jusque-là rigoureusement rien dit (ceci
explique sans doute cela !) Enfin, selon
Le Figaro-Magazine, 49 % des Français
(dont 71 % à gauche et 33 % à droite) souhaiteraient lui voir jouer un rôle important
au cours des mois et des années à venir.
Snobant les cérémonies organisées pour le
dixième anniversaire de la mort de François
Mitterrand, Ségolène s’est rendue au
Chili — où c’est pourtant Jack Lang qui
avait été invité — pour soutenir la socialiste
(d’origine bretonne) Michelle Bachelet, première femme à avoir été élue dimanche dernier présidente d’un pays d’Amérique latine
avec 53,5 % des suffrages. La presse chilienne appelle d’ailleurs Mme Royal la
« Michelle francesa » et la considère comme
« la favorite pour succéder à Jacques Chirac » en 2007. Sans surprise, Ségolène est
allée se recueillir le 10 janvier sur la tombe
de l’ancien président Salvador Allende
auquel elle a rendu un vibrant hommage,
soulignant au passage que « beaucoup de
jeunes Français étaient entrés au Parti
socialiste après le coup d’Etat du général
Pinochet ». Qu’importe que Allende ait
conduit par ses réformes le pays à la ruine, à
la misère et à la guerre civile, seule compte
la légende ! Qu’importe surtout que l’historien chilien Farias ait révélé le passé « antisémite, homophobe et nazistoïde » (cf. l’article de Jim Reeves sur Gandhi dans Ecrits
de Paris de décembre 2005) d’Allende dont
Castro raillait les extravagants goûts de luxe,
les idoles ont la vie longue !
Au cours de ce voyage où elle était flanquée d’une escouade de journalistes et de
cameramen qu’elle a ostensiblement boudés
lors de son retour en France, leur reprochant
amèrement de s’être moqués des talonsaiguilles qu’elle portait en visitant les quarCependant la carrière politique de
Mme Royal est déjà longue. Enarque, de la
même promotion que François Hollande et
Dominique de Villepin — lequel ne cache
pas son estime pour le couple —, elle a
d’abord sympathisé dans sa prime jeunesse
avec l’extrême gauche activiste, sans doute
par rejet des valeurs catholiques et très à
droite que ses parents lui ont inculquées. En
effet, toute sa famille vota Tixier-Vignancour en 1965. Son père était colonel. Son
frère Antoine a longtemps milité au RPR et
sa cousine Anne-Christine Royal fut à plusieurs reprises candidate du Front national
tandis que sa belle-sœur a présidé le comité
de soutien à la liste villiériste en Haute-Loire
aux européennes de 1994. « Mon père était
plutôt à droite, voire à l’extrême droite. Chez
les Royal, les enfants n’avaient pas droit à
la parole. C’était l’esprit Vieille France »,
confiait ainsi Antoine au Quotidien de Paris.
UNE CARRIÈRE AU SERVICE
D’UNE AMBITION FORCENÉE
Dès 1981, elle entre à l’Elysée comme
chargée de mission pour les affaires sociales
sur la recommandation de Jacques Attali.
Sur les conseils de François Mitterrand, elle
se parachute en 1988 dans les Deux-Sèvres
où elle est élue et constamment réélue
depuis, y compris en pleine vague bleue.
Ministre de l’Environnement dans le gouvernement Bérégovoy, elle retrouve un
maroquin en 1997, d’abord à l’Enseignement scolaire sous la houlette de Claude
Allègre dont elle s’affranchit vite, puis à partir de mars 2000 à la Famille, à l’Enfance et
aux Personnes handicapées.
Entrée au barreau de Paris en 1994, elle a
été aussi conseiller général et conseiller
régional avant de devenir en mars 2004 présidente de la région Poitou-Charentes. Ne
manquant donc ni d’expérience ni de combativité, elle passe pour une tueuse : certains
de ses collaborateurs du ministère, qu’elle
avait licenciés sans ménagement, l’ont
d’ailleurs récemment poursuivie devant les
prud’hommes. Au moment de la présidentielle de 1995, elle avait essayé en vain de
s’immiscer dans la compétition interne entre
Henri Emmanuelli et Lionel Jospin, preuve
de sa féroce ambition.
UNE FAUSSE RÉACTIONNAIRE
Si elle était désignée, ce qui est certes loin
d’être acquis, elle pourrait être une candidate
redoutable, séduisant presque autant à droite
qu’à gauche, rassemblant aussi bien les électeurs du oui que ceux du non au référendum
sur la Constitution européenne en faveur de
laquelle elle a d’ailleurs mené une campagne
fort discrète. L’électorat potentiel de Villiers,
de Bayrou et de Villepin serait en partie sensible à son profil de bourgeoise à la fois
moderne et quelque peu réactionnaire.
Image de fait totalement fabriquée : si elle a
certes dénoncé la violence à la télévision et
s’en est pris au bizutage estudiantin, si elle
est la seule présidentiable au PS à ne pas être
juive (cela expliquerait-il son étonnante
popularité ?), on lui doit en 1999 la distribution gratuite de l’abortive « pilule du lendemain », dans les collèges et lycées, sans
autorisation des parents ni certificat médical
préalable. Elle a également imposé une mallette pédagogique sur l’éducation sexuelle
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