AGENDA
☞ 1er décembre à Paris 7e (Duquesne Diffusion,
27 avenue Duquesne, de 16 à 19 h). Laurent GlauzyBlancy dédicace son livre « Le Mystère de la Race
des Géants à la lumière du créationnisme ».
☞ 1er décembre à Paris 13e (Brasserie Paris gourmand, 64 rue de la Glacière, à partir de 19h30). Dînerdébat sur l’insurrection de Budapest avec Lajos Marton, organisé par l’Amicale du 9e RCP. Part. 35 €.
Rés. J.-P. Rondeau, 01-44-51-62-20 ou 01-30-54-93-
98 ou <jprondeau@wanadoo.fr>.
☞ 2 décembre (14 à 19H) et du 4 au 8 décembre
(12 à 19 h) à Paris 5e (70 boulevard St-Germain).
Vente de Noël au Centre Charlier. Petite brocante,
icônes, émaux, produits de fêtes, artisanat monastique, libanais et vietnamien, bijoux, cartes de Noël,
jouets, disques et CD, livres neufs et d’occasion.
Ventes-dédicaces.
☞ 2 décembre à Dijon (20 h). Fête du solstice d’hiver et dîner. Part. 20 €. Rés. Cercle culturel burgonde, tél. 06-68-87-78-52.
☞ Du 2 au 15 décembre à Paris 6e (Société des
Poètes français, 16 rue Monsieur le Prince, de 14 à
19 h du mardi au dimanche). Denis Seignez expose
ses peintures à l’huile. Rens. 01-39-32-13-64 ou
<dseignez@yahoo.fr>.
☞ 3 décembre à Paris 5e (Mutualité, 12h30). Banquet des Amis de l’Action française présidé par Pierre
Pujo, S.A.I. la princesse Vinh Thuy et S.A.R. le prince
Sixte-Henri de Bourbon Parme. Part. 39 €. (étudiants : 20 €). Rés AF : 01-40-39-92-06.
☞ 3 décembre à Paris 7e (ASIEM, 6 rue Albert
de Lapparent de 9 à 17h30). 2e congrès de Civitas sur
le thème : « Face à la crise politique : l’alternative
catholique — Rassembler la Chrétienté ». Messe
(9h), conférences (de Pierre Bernard et Olivier
Pichon), débats, stands, dédicaces. Part : adultes, 7 €.
Couples : 10 €. Étudiants et jeunes (16 à 18 ans) :
5 €. Gratuit pour les - de 16 ans. Repas possible
(8 € ou 5 €/enfant) sur rés. à <congres2006@civitas-institut.com>.
☞ 6 décembre à Paris 16e (Aéroclub de France,
6 rue Galilée, 19h45). Grand dîner sur « l’actualité
du retour de la Grande Russie » avec S.E. Alexandre
Avdeev, ambassadeur de Russie, le Pr F.-G. Dreyfus,
l’historien P. Hillard et le prince Mourousy. Part.
90 €. Rés. Cercle Renaissance, 138 rue de Tocqueville, 75017 Paris. Tél. 01-42-27-48-22.
☞ 9 décembre à Paris 9e (librairie Facta, 4 rue de
Clichy, de 14 à 18h). Alain de Benoist signera ses trois
nouveaux ouvrages et Emmanuel Ratier dédicacera la
réédition corrigée du premier volume de son Encyclopédie politique française (la librairie Facta sera
ouverte le dimanche 17 décembre avec présentation
de nombreux ouvrages dédicacés et belles éditions).
☞ 9 décembre à Paris 11e (La Licorne Bleue, 3 bis
rue Jules Vallès, de 15 à 18 h). Erik Sablé dédicace
son “Ungern” (16 €).
☞ 10 décembre à Paris 13e (angle 36 bd Arago et
98 rue Broca, de 11 à 18 h). Exposition-vente de La
Mélusine, art, culture et traditions d’Europe.
☞ 10 décembre à Villepreux domaine de Grand’
Maisons, de 11h (messe chantée) à 18h. 15e Fête du
livre de Renaissance Catholique. Plus de 120 auteurs,
conférences, restauration rapide, garderie d’enfants
avec spectacles. Navettes gratuites près de la gare de
Versailles-Rive Gauche à 10h15, 13h30 et 15h. Rens.
01-46-62-97-04 ou <renaissancecatholique.org>.
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le SAMEDI 9 DÉCEMBRE
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GRATUIT pour les “AMIS DE RIVAROL”,
sur présentation de leur carte à jour de cotisation.
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ASSOCIATION A 16 H
(Métro : Jacques-Bonsergent ou Gare de l’Est
bus 30, 31, 39, 54, 56, 65)
Parking (payant) passage Dubail
C’est à li re
L’écollabo de la rue du
Faubourg St-Denis (Paris Xe)
N° 2788 — 1er DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL 5
LE 3 JUILLET, alors que les media
ne s’intéressaient qu’à la Coupe du
Monde de football, la ministre de
l’Ecologie Nelly Olin prenait en deux
phrases une décision passée inaperçue bien
que lourde de conséquences pour tout le
Sud-Ouest. Participant à une réunion du
Comité du Bassin de l’Agence AdourGaronne, avec le président d’icelui, Jean
François-Poncet, ancien ministre giscardien et sénateur du Lot-et-Garonne, et la
présidente de la SMEAG, Evelyne JeanBaylet, la toute-puissante propriétaire de
La Dépêche du Midi, elle annonça subrepticement l’accord du gouvernement au lancement du barrage de Charlas. Etayant sa
confidence d’arguments irréfutables sur la
Garonne dont le niveau d’étiage, en juillet,
était celui d’un mois de septembre, et sur
les 31 départements déjà classés « préoccupants ou délicats ».
Ce projet, qui remonte aux années 1970,
a tant fait couler d’encre, suscité de contestations, provoqué de résistances qu’on ne
peut plus l’ignorer.
D’abord, il faut savoir qu’aucune société
de travaux publics ou grande entreprise
privée n’est partie prenante. Depuis le
début, seuls le Syndicat Mixte d’Etudes et
d’Aménagement de la Garonne (SMEAG)
et la Compagnie d’Aménagement des
Coteaux de Gascogne (CACG) sont impliqués dans une entreprise dont le coût est
évalué à 300 millions d’euros. L’Etat participant pour 156 millions d’€.
Entre juin et octobre, 10m3/s d’eau pompés dans la Garonne, en amont de St Gaudens, seront acheminés sur 18 kilomètres
de canalisations de 2,5 à 2,8 mètres jusqu’à
Charlas, à 10 km au sud-ouest de Toulouse.
650 hectares — appartenant à 50 exploitations — situés sur les communes de Charlas, Saman, Cardeilhac, Sarremezan et StLary y seront inondés. Le barrage se composera de deux digues. L’une de 50 m de
haut, 406 de large et 1,1 km de long.
L’autre de 20 m de haut, 150 de large et
400 de long. 30 millions
de m3 de terres devront
être charriés. Une fois terminé, l’ouvrage dominera
le village de Saman à
150 mètres en amont.
Dans une zone classée
sismique, ravagée par un
séisme en 1407 et proche
d’Arette, à côté de Pau,
gravement endommagée en 1967 par un
tremblement de terre !
Les catastrophes provoquées par les amésante pour les agriculteurs irriguants, d’en
réduire le nombre. Ce n’est pas la “canicule”
qui rogne la sole de cette culture. Mais la
fonte des marges. Consommateurs et industriels s’en réjouiront, souhaitant qu’on s’approvisionne à moindre coût au Brésil ou en
Australie. En sorte que, dans dix ans, Charlas achevé, la plupart des plaines gersoises
auront été rendues à la friche.
UN DÉBAT FONDAMENTAL
La raison d’être de Charlas est ailleurs. Les
3/4 de sa capacité — 75 millions de m3 — serviront donc à « rehausser le niveau
d’étiage » de la Garonne dans sa traversée
de Toulouse où, année de sécheresse après
année de sécheresse, elle n’est plus en été
qu’un cloaque nitraté et phosphaté par les
industries d’une mégapole tentaculaire. L’irrigation du maïs n’est qu’un prétexte. Et
Jean François-Poncet, dans sa réponse à
Nelly Olin, n’en fit pas mystère. « Le bassin
Adour-Garonne, précisa-t-il, est durement et
régulièrement touché par la sécheresse qui
s’étend jusqu’à l’automne… malgré la diminution des surfaces irriguées depuis dix
ans ». Ajoutant que, selon « des études
démographiques récentes… une population
supplémentaire d’environ
un million d’habitants est
prévue dans le corridor de
la Garonne d’ici 2025 ».
Tiens donc ! Quand on
trouve en Midi-Pyrénées
certaines des régions à plus
forte dénatalité ? « Charlas, conclut l’ancien patron du
Quai d’Orsay, nécessitera dix années
d’études et de travaux.( Souhaitons que la
rareté de l’eau) ne se transforme pas en
pénurie et que le développement économique de notre bassin ne soit pas irrémédiablement compromis. »
Un développement économique qui est
bien la vocation première de Charlas, hors
l’intérêt de ses promoteurs à s’assurer leur
propre avenir. La SMEAG, en devenant le
vrai patron du bassin de la Garonne, et les
Côteaux de Gascogne ainsi désignés maître
d’œuvre et gérant d’un système qui relaierait des prébendes condamnées par la disparition de l’agriculture.
Il faut bien voir que le bassin AdourGaronne, par la Navarre et l’Aragon, est
relié à celui de l’Ebre qui, sur 85 000 km2,
détient 20 % des ressources hydrauliques
espagnoles. Or, l’aménagement colossal en
cours au-delà des Pyrénées reposa aussi sur
l’alibi d’une ruralité dynamisée. Quand il
apparaît aujourd’hui surtout destiné à la mise
en valeur des régions côtières à vocation touristique de Valence et de Murcie. N’a-t-on
pas déjà prévu de connecter le Rhône à ce
puissant réseau ? Le faux-nez agricole, qui
fait tant hurler les écologistes, ne sert qu’à
camoufler les véritables projets qui se trament derrière ces détournements de fleuves.
Et on rappellera que la Déclaration de Pékin
de 2004, initiée par les Nations Unies, prétend assurer la protection mondiale des ressources halieutiques. Un cynisme insolent
quand on sait qu’avec le barrage des Trois
Gorges, la Chine a réalisé le plus grand programme de démolition hydraulique de la
planète.
Autour du barrage de Charlas, pendant plus
d’un quart de siècle se sera cristallisé l’un
des débats fondamentaux de notre temps. Le
développement et la croissance justifient-ils
tous les abus ? Ou bien doit-on y mettre fin
dans une sorte de nécessité de survie qui
imposerait de protéger par priorité les ressources environnementales ?
Les défenseurs de Charlas ne cèlent nullement qu’au-delà des grands discours sur la
défense des agriculteurs, ce qu’ils craignent
le plus c’est une pénurie d’eau qui freinerait
ou empêcherait la colonisation démographique et industrielle du bassin AdourGaronne.
Il s’agit bien du schéma directeur progressiste partout hostile aux dernières sociétés
traditionnelles résiduelles.
Petrus AGRICOLA.
nagements du Rhône il y a cinquante ans
ne semblent donc pas avoir servi de leçon.
NOYER SON CHIEN…
Dix-huit ans pour obtenir le feu vert des
autorités fut le prix payé à l’opposition de la
majorité des populations concernées. En
1992, une autre ministre de l’Ecologie,
Ségolène Royal, s’était résolue enfin à
demander un rapport d’expertise… aux
Côteaux de Gascogne ! Publié quatre ans
plus tard, il recevait un accueil glacial du
Comité Scientifique qui mit sérieusement en
doute la nécessité d’une telle construction.
Dix ans plus tard, Nelly Olin engage donc
le gouvernement. Dénonçant, à la façon de
tous les ministres de l’Environnement,
l’agriculture irriguée et polluante dont elle
fit la cible de son discours devant le Comité
Adour-Garonne : « Protéger certaines
masses d’eau critiques contre les pollutions… des nitrates et pesticides ». Inciter
les agriculteurs à modifier leurs pratiques.
« Rechercher des économies d’eau dans une
meilleure gestion de l’irrigation ou de cultures moins consommatrices d’eau ». Et l’on
connaît ici le beau slogan des écolosociaux : « Un hectare de maïs irrigué équivaut à l’alimentation en eau de 650 personnes ». Mais qui, dans les années 1980, a
imposé un modèle d’agriculture qui convenait à l’Etat, à l’industrie, aux banques et à
la ménagère dont le panier a été divisé par
deux ? N’est-ce pas, d’ailleurs, la CEE qui
prima le maïs à 330 € l’hectare, avec surprime de 200 € lorsque irrigué ?
En programmant la disparition des primes,
la nouvelle PAC (Politique agricole commune) condamne à la fois le maïs et la
grande culture irriguée. Depuis Ségolène
Royal, tous les ministres de l’Environnement se sont efforcés, par l’instrumentalisation d’une loi sur l’Eau extrêmement pénaliLes “démocrates” qui exigeaient l’exclusion de Georges Frêche par la rue de
Solférino après ses propos sur les Noirs
trop nombreux à son gré dans l’équipe
de France de foot (voir notre précédent
n°) risquent d’être déçus. Depuis que le
président de la région Languedoc-Roussillon a menacé de dégoiser tout ce qu’il
sait sur le dossier Urba-Gracco, sombre
affaire de financement occulte du PS qui
valut au trésorier Henri Emmanuelli
condamnation et inéligibilité, la direction du PS temporise et le premier viceprésident du conseil régional, le communiste Jean-Claude Gayssot, qui avait
spectaculairement donné sa démission,
y a renoncé après avoir obtenu la création d’une « délégation spéciale contre le
racisme, l’antisémitisme et la xénophobie », comme s’il n’existait pas déjà suffisamment de bidules ad hoc.
Quant à Frêche lui-même, convaincu
d’avoir raison (« 90 % des gens qui sont
normaux pensent à peu près comme moi”), il a
déclaré à Libération : « Je n’ai à m’excuser
de rien du tout. J’ai rien dit du tout. J’ai dit
que moi, mon idéal, c’était une équipe blackblanc-beur. Avec toutes les couleurs de la société
française. Qu’une équipe où il n’y aurait que
des Noirs, c’est pas une équipe de France. […]
Ce n’est pas une question de Noirs ou de
Blancs, la France est faite de Blancs, de Noirs,
de Jaunes. […] Mais manifestement, ce n’est
plus une équipe équilibrée aux couleurs de la
France. C’est une évidence. Ce n’est pas une
évidence raciste. Mais on n’a pas le droit de le
dire… » Et d’ajouter à l’intention de ses
amis : « Si jamais un jour à la tribune,
j’aborde les questions de Blacks, de Jaunes,
vous m’arrêtez, vous coupez le micro s’il le faut,
c’est un ordre que je vous donne. Il ne faut pas
que je m’exprime sur tous ces trucs. Parce qu’on
n’arrive pas à me coincer sur la politique, on
n’arrive pas à me coincer sur l’honnêteté, donc
on essaie de me coincer là-dessus. »
Impossible de dire plus clairement qu’il
y a des sujets tabous dans notre belle
République citoyenne. Pourtant, Frêche
n’avait-il pas pris la précaution d’expliquer l’absence de Blancs dans le Onze
tricolore du fait qu’« ils sont nuls », allégation objectivement raciste ?
LE RAPPEUR FRAPPE…
AU PORTEFEUILLE
Quand on a perdu son permis de
conduire à la suite de maintes “incivilités”
au volant, comment
conduire en toute impunité ? Tout simplement
en dégottant sur Internet un homonyme, en
se faisant établir un faux
permis à ses nom et
adresse, ce qui aura de
plus l’avantage d’échapper à toutes les contraventions et amendes, automatiquement
envoyées dès lors au malheureux homonyme.
C’est l’aventure véritablement kafkaïenne arrivée à un Nancéien du nom de
Didier Morville, patronyme également du
rappeur Joey Starr qui, entre 2001 et 2005,
a eu recours à ce stratagème. Fort de son
bon droit, le Nancéien avait certes contesté
les infractions (commises à Paris et à Marseille) qui lui étaient imputées, mais en
2003 le Trésor public fit des saisies sur ses
comptes, ce qui l’incita à entreprendre des
recherches et à découvrir la supercherie.
Joey Starr a finalement été mis en examen en 2005 pour « usurpation d’identité et
faux et usage de faux », mais c’est seulement
le 7 décembre prochain que la chambre
d’instruction de la Cour d’appel de Nancy
dira si le procès doit avoir lieu à Paris ou
Nancy. Peut-être saura-t-on alors comment
le rappeur a pu obtenir ses « véritables vraisfaux papiers réalisés dans des conditions qui nécessitent, selon l’avocat du plaignant, des
contacts dans l’administration ».
ESPIRAT, UN
CARPENTRAS
AUVERGNAT
Les media parisiens, qui généralement
ne s’intéressent guère à la province,
avaient tous foncé fin septembre vers
Espirat, paisible village du Puy-de-Dôme
qui venait de connaître un drame
affreux : un habitant de fraîche date,
d’origine malgache, y avait vu détruite
par le feu la maison familiale qu’il
construisait de ses mains. L’incendie à
l’évidence criminel étant non moins évidemment de caractère raciste puisque
François Philippe avait déjà été victime
d’odieuses inscriptions du style « Negro
tu va creuvé », Libération et Le Monde en
firent des pages, à tirer des larmes d’un
rocher.
Et puis le 13 novembre, patatras ! Cette
fois, le Malgache se dit victime d’une
agression, toujours raciste, alors qu’il
roulait sur une route départementale où
un mystérieux véhicule l’avait percuté
volontairement. Mais
les flics, auxquels on
la fait plutôt moins
qu’aux journalistes
(et aux magistrats),
ont vite prouvé que
la collision n’a existé
que dans l’imagination de François Philippe, et ils obtiennent de ce dernier des
aveux complets : c’est lui qui, “perturbé”, avait tracé la plupart des inscriptions, lui qui avait mis le feu à sa maison. Il a donc été mis en examen le
16 novembre pour « incendie de biens mobiliers et immobiliers » et « dénonciations d’infractions imaginaires », et placé sous mandat de dépôt.
Mais qui le sait ? La dépêche d’agence
mentionnant l’épilogue de l’affaire se
borne à parler d’un « homme d’origine
malgache » alors que son nom s’était
étalé en une quand il passait pour une
victime du racismassassin.
Pas très Frêche, cette affaire
Barrage de Charlas (Haute-Garonne) :
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RELATIONS
◆ H. 34 ans souhaite correspondre avec lecteurs et lectrices de RIVAROL pour amitié et
échanges sur travail, famille, monde rural,
environnement. Ecr. 2785/1270.
multiplication des contentieux, tant que cette
Union n’est pas une volonté de vivre dans
une confédération de destins avec un projet
historique.
Soucieuse de s’affirmer aussi bien contre
la « vieille Europe » raillée par Rumsfeld
(qui ne l’a pas emporté au paradis) que
face aux nouveaux entrants dont elle
semble aspirer à devenir le leader, la
Pologne n’a cessé de faire monter la pression et les enchères autour du sommet avec
la Russie sur les problèmes énergétiques.
Trouver une position commune sur le dossier de l’énergie face à la Russie, c’est la
mission (qui est apparue vite impossible)
de l’Union européenne. Le veto de la
Pologne à l’ouverture de négociations avec
Moscou sur un nouveau partenariat énergétique a largement plombé l’Union sa
volonté d’avancer rapidement sur ce dossier crucial. Pour le président de la Commission Jose Manuel Barroso : « Aujourd’hui l’Union importe à peu près 50 % de
son énergie. Sans réforme de notre politique, cela va passer à 70 %… Les pourcentages pour le gaz sont encore plus élevés. » Le nœud du problème reste donc
l’embargo russe sur les produits agricoles
polonais qui a entraîné le veto de Varsovie.
Selon Varsovie, l’embargo — décidé par
Moscou à la suite de l’appui ostensiblement donné par la Pologne aux « révolutions douces » en Ukraine, en Biélorussie
et en Géorgie — lui fait perdre 400 millions d’euros par an. Varsovie veut aussi de
meilleures garanties de Moscou sur ses
livraisons énergétiques, et que l’UE presse
Moscou de ratifier la charte de l’énergie,
afin de garantir ses livraisons de gaz.
Certains experts estimaient, à quelques
jours du sommet UE-Russie, qu’un accord
boiteux et provisoire interviendrait au dernier moment, mais d’autres pensent qu’il
s’agit d’une stratégie très réfléchie de Moscou qui, au final, pourrait bien négocier son
gaz de façon bilatérale avec chaque Etat
membre. Ce qui est certain — et ce qu’a
prouvé ce bras de fer — c’est qu’un nouvel
adhérent peut faire capoter s’il le désire la
politique prétendument commune de tous les
autres et que les intérêts des pays de l’Union
élargie sont par trop disparates. Surtout s’il
veut récupérer sur le terrain international le
terrain perdu sur le plan intérieur, ce qui est
le cas du gouvernement de coalition dirigé
par Jaroslaw Kaczynski (frère jumeau très
contesté du président Lech Kaczynski), sorti
assez affaibli des municipales de novembre
à l’issue desquelles ont été perdues des
villes importantes, dont Varsovie.
INQUIÉTUDE
POUR LA BALTIQUE
Le poids énergétique de la Russie, on le
retrouve encore dans le dossier du gazoduc
russo-allemand qui, lui, inquiète la Suède.
D’après Stockholm, le risque environnemental que fera courir ce gazoduc long de
1 200 km est réel à cause des
40 000 tonnes de munitions chimiques,
notamment du gaz moutarde, reposant dans
différentes zones de la mer, selon l’estimation faite par Helcom, la Commission de
protection de l’environnement en mer Baltique, basée à Helsinki. Le gazoduc traversera la zone économique suédoise sur près
de 500 km.
Ce sentiment est exacerbé par le fait que
le président Poutine a clairement fait
savoir que le gazoduc était d’un intérêt
stratégique majeur et serait placé sous la
protection de la flotte russe de la Baltique,
basée à Kaliningrad. « Personne ne sera
plus capable de bouger dans la mer sans
que les Russes ne soient au courant, prévient Bo Huldt, professeur à l’Ecole suédoise de défense. La Baltique va être partagée à nouveau comme elle ne l’a pas été
depuis la fin de la guerre froide. »
TOUJOURS LA
POUDRIÈRE BALKANIQUE
La marche vers le sud-est du continent,
vers les Balkans, ne s’annonce pas plus
facile. Les pays candidats sont très soucieux des problèmes de sécurité et, comme
la Pologne d’ailleurs, ils voient dans l’Europe économique un appendice de l’atlantisme militaire par OTAN interposée. En
2007, la Roumanie et la Bulgarie vont
entrer dans l’Europe. Et voilà qu’à Bucarest, les 15 et 16 novembre, les pays du
Pacte de stabilité de l’Europe du Sud-est
(PSESE) ont affiché leur ambition d’utiliser cet organisme comme antichambre de
l’Union européenne et de l’OTAN pour les
pays balkaniques. Créé en 1999 sous l’impulsion de l’UE à la suite des guerres yougoslaves, le PSESE, qui réunit la Roumanie, la Bulgarie, la Serbie, la Croatie, le
Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, la
Macédoine, la Moldavie et l’Albanie,
s’était donné initialement pour objectif la
stabilisation des Balkans par des moyens
pacifiques. Devant les résultats obtenus, on
ne peut que s’inquiéter pour l’avenir ! La
Moldavie et l’Albanie puis le Kossovo
indépendant, voilà des adhésions qui enrichiraient diablement la démocratie et… les
mafias !
De nombreux programmes économiques
et politiques ont déjà cependant vu le jour.
Sur le plan de la sécurité régionale, le
PSESE a permis la mise en place d’un
centre de lutte contre la criminalité transfrontalière à Bucarest, se prétendant l’Interpol des Balkans, d’un centre régional
anticorruption basé à Sarajevo, d’un centre
pour la migration et l’asile à Skopje et d’un
centre d’assistance pour le contrôle des
armes à Zagreb. On peut toujours rêver…
Mais l’adhésion de la Roumanie et de la
Bulgarie à l’UE au 1er janvier 2007 modifie cette architecture régionale. Lors de la
dernière réunion à Bucarest, le PSESE a
décidé de se transformer avant 2008 en un
Conseil de coopération régionale dont le
but consistera à gérer l’aide financière de
Bruxelles versée aux Etats de cette zone.
Cela paraît plus crédible, l’Europe étant
réduite le plus souvent à une simple pompe
à fric pour ceux qui veulent y adhérer, surtout pour en profiter.
REFERMER LA SUBLIME PORTE
Reste à évoquer la Turquie. Ce pays qui se
sent mal aimé, c’est le moins que l’on puisse
dire, pourrait se servir du dossier de Chypre
pour geler les négociations avec l’UE.
Ankara prendrait ainsi l’initiative d’un échec
plutôt que de subir une rebuffade. Le journal turc Milliyet vient de publier les résultats
d’un sondage signifiant selon lequel 32 %
seulement des Turcs souhaiteraient désormais l’adhésion de leur pays à l’UE, ce qui
implique qu’en deux ans, la moitié des partisans de l’adhésion ont changé d’avis.
Les Turcs se sentent orientaux et asiatiques,
comme le prouve amplement l’un des autres
aspects du sondage. A la question : « Quels
sont les pays que vous comptez parmi les
amis de la Turquie ? », 71 % des personnes
interrogées ont répondu l’Azerbaïdjan ; 47 %,
le Pakistan, pourtant bien éloigné de la Turquie sur les plans géographique, linguistique
et racial ; et 29 % l’Iran voisin. Les pays
membres de l’UE sont considérés, tout au
plus, par un cinquième seulement des Turcs,
comme des pays amis. Ensuite, seulement
7 % des personnes interrogées considèrent
qu’elles feront confiance à l’UE. Ces chiffres
sont très révélateurs. Si les Turcs ne se vivent
pas comme européens et si c’est eux qui le
disent, laissons-les faire et refermons une fois
pour toutes la « Sublime Porte ».
Pierre-Patrice BELESTA.
6 N° 2788 — 1er DÉCEMB
L A PLUPART des articles publiés sur
l’insurrection hongroise de 1956
sont restés assez discrets sur le rôle
de certains juifs influents dans la Hongrie
de l’après-guerre. Dans Uprising, un livre
édité en 1981 chez Hoder & Stoughton à
Londres, le célèbre historien anglais David
Irving nous rappelait pourtant quelques
informations concernant les nouveaux dirigeants arrivés dans les fourgons de l’Armée rouge en 1945. Matthias Rakosi, le
maître incontesté du pays, secrétaire général du parti communiste de 1944 à 1956, et
Premier ministre de 1947 à 1953, était en
effet le « fils d’un épicier juif ». « De son
vrai nom Mathieu Roth », il fut « l’un des
plus impitoyables despotes du XXe siècle »,
écrit Irving. Il avait rencontré Lénine à
Pétrograd en 1918 et était revenu en Hongrie pendant la brève République des
Soviets de Bela Kun, en 1919. Rappelons
ici brièvement que lors de cette sanglante
aventure, trente-cinq commissaires du
peuple étaient juifs, sur les quarante-cinq
que comptait le gouvernement communiste. Rakosi (voir ci-contre) se réfugia
ensuite à Moscou en 1920 et y passa les
années de guerre, en tant que chef du PC
hongrois en exil.
Le numéro deux du régime était le
ministre de l’Economie Ernest Gerö. C’est
lui qui avait chargé Ramon Mercader d’assassiner Trotski en 1940. « Né “Ernst Singer”, il avait servi dans le régime de Bela
Kun et avait gagné une certaine notoriété
pendant la guerre d’Espagne ». Le nouveau ministre de la Défense était Michel
Farkas, né Wolf, un ancien officier de la
police politique soviétique. « Le quatrième
homme de ce quarteron, le journaliste
Joseph Revai, devint le “Dr Goebbels” du
dictateur Rakosi, le ministre de la Propagande ». Au total, « les quatre hommes qui
détenaient le pouvoir réel en Hongrie
populaire étaient juifs », souligne David
Irving. Notons que la description du “quatuor” dirigeant est plus précise dans la version anglaise de son livre (en page 52).
C’est dans cette dernière que l’on trouve
aussi ce commentaire : « La dominante
QUAND, le 29 mai 2005, les Français
bientôt suivis des Néerlandais ont
imposé un camouflet au terrorisme
médiatique en votant non au référendum sur
la constitution de l’Europe élargie, ils l’ont fait
bien sûr pour des raisons diverses, sociales
mais aussi politiques. L’une de ces raisons,
notamment dans la mouvance nationale, tenait
à la menace sur l’identité de l’Europe historique que l’on voulait diluer dans un grand
ensemble économique mou, sans autres frontières que celles de l’idéologie arrogante du
moment. Une Europe trop vaste, incohérente,
qui devait fatalement accumuler les dysfonctionnements comme s’en est enfin avisé
Le Monde qui titrait le 22 novembre sur les
intérêts si divergents des Etats membres que
« les pays de l’élargissement s’intègrent mal
à Bruxelles ».
LA POLOGNE JOUE SON VETO
Cette appréhension est largement confirmée par de nombreuses évolutions qui vont
du dossier turc au comportement polonais.
Il ne s’agit pas, nos lecteurs s’en doutent,
de porter un jugement sur un gouvernement
qui défend les Polonais et des valeurs traditionnelles qui sont largement celles des vrais
Européens. Tout simplement, et de même
qu’une société multiraciale finit par être une
société multiraciste, la multiplication des
Etats membres de l’Union est en fait une
L’antisém
(Dessin de CHARD.)
EUROPE : dernières (mauvaises)
nouvelles de l’élargissement
Noël 2006
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MBRE 2006 — RIVAROL 7
Michael le téméraire dans son numéro du
11 octobre. Ce quotidien de Toronto appartient à la famille Asper qui, comme le
savent nos lecteurs, s’en sert comme
organe de propagande sioniste. L’Ordre
des B’naï B’rith a pris le relais, sommant
le PLC de se dissocier
des propos d’Ignatieff.
Susan Kadis, sa
consœur au Parlement, a
aussitôt démissionné de
son poste de directrice de
la campagne de celui-ci
dans la capitale de l’Ontario. Par la suite, elle ralliera le camp de
Bob Rae, ex-chef du gouvernement ontarien dont l’épouse est juive et qui a justement adhéré au PLC parce que le Nouveau
Parti démocratique, auquel il prêtait
naguère allégeance, adopte des positions
trop critiques à son goût envers Jérusalem.
Ignatieff a dû faire quelques pas en
arrière. Affirmant qu’il avait été un ami
d’Israël toute sa vie et qu’il avait enseigné
à l’université hébraïque de Jérusalem en
1999, il a revendiqué le droit de s’exprimer
en toute franchise sur les problèmes du
Proche-Orient. Il a ajouté que le Hezbollah
avait lui aussi commis des crimes de guerre
au cours de l’été 2006. Enfin, il entendait
se refaire une virginité en participant à un
“pèlerinage” de parlementaires à Sion,
sous la houlette du Comité Canada-Israël.
Or ce dernier a soudain annulé ce voyage
très organisé qui était prévu pour
novembre. Mauvais signe !
Entre-temps, le Premier ministre Stephen
Harper a jugé bon de se mêler à la controverse. D’après le leader conservateur, ce
n’est pas Ignatieff seul qui serait hostile à
Israël, mais pratiquement tout le peloton
dans la course à la direction du PLC !
Si Harper ne fait pas dans la dentelle pour
juive du régime fut la cause d’un profond
malaise dans le peuple hongrois. »
La population hongroise était, semble-til, bien consciente de cette situation :
« D’après Jay Schulman, un sociologue
américain qui a étudié le phénomène, les
dirigeants communistes étaient avant tout
perçus comme juifs, par près de 100 % des
personnes interrogées ». Par exemple, un
ingénieur, fort instruit, fait remarquer que
les juifs, qui ont introduit le communisme
en Hongrie, sont ceux qui ont le moins
souffert : ils se sont attribué tous les postes
les plus intéressants. « Presque tous les
permanents du Parti, les officiers supérieurs de la police secrète étaient juifs. »
(p. 37).
Le système de répression était en effet au
cœur du régime. Une police politique fut
rapidement mise sur pied dès 1944. En
1947, sous la direction de Gabor Peter,
« ex-tailleur et vieux militant de la clandestinité, de son vrai nom Benjamin Auschpitz, cette petite unité devint la toute-puissante A.V.H », et s’installa dans le fameux
bâtiment du 60 rue Andrassy, à Budapest.
« Peter exige que les cadres de l’AVH, à
partir du grade d’officier, soient constitués
par des juifs. Beaucoup sont nés en Hongrie ; la plupart ont été entraînés par le
M.V.D., la police secrète de Staline. » Et
Irving poursuit : « Presque toutes les
familles hongroises ont eu à souffrir de ces
A.V.O.s détestés… L’AVH ne connaissait
d’autres lois que la sienne propre. Tout le
monde avait entendu parler de ses
méthodes. Dans certains cas, les rumeurs
étaient probablement fondées : par
exemple, l’insertion d’une sonde de verre
dans le pénis des prisonniers, sonde qu’on
brisait ensuite d’un coup de poing, figure
dans de nombreux récits de détenus… Des
milliers de prisonniers ont définitivement
perdu la raison dans les geôles de
l’AVH. » Un certain Janos Szabo, un des
chefs de l’insurrection, « parle sans
ambages de “ces sales juifs qui dirigent
toute l’organisation”, c’est-à-dire la
police politique… L’homme a été torturé :
les ongles des mains ont été arrachés, les
molaires supérieures et inférieures remplacées par des prothèses rudimentaires. »
Les méthodes de cette milice étaient sans
doute dignes de celles des commissaires
bolcheviques en URSS : « Que la torture
ait été pratique courante dans les locaux
de l’AVH n’est malheureusement que trop
certain », écrit Irving, qui cite encore un
témoin : « Quel merveilleux endroit, le
60 rue Andrassy : le Danube n’est pas loin,
c’est commode quand on veut faire disparaître quelqu’un. » Et en effet, la disparition des victimes semble avoir été
consciencieusement mise au point : « Le
“broyeur de cadavres” de l’AVH est mentionné dans un grand nombre d’interviews
recueillies après le soulèvement » (pp. 40-
48).
Pendant l’insurrection de 1956, « les
chefs en majorité juifs de l’AVH sont
débusqués de leurs trous », écrit David
Irving. Le capitaine de l’AVH, François
Toth, est traqué dans sa maison près du
boulevard Lénine. La foule se rue sur lui et
« pend sa dépouille à un arbre du boulevard. Un autre officier de l’AVH est lynché
près de là, dans l’avenue Aradi ; les dix
mille forints en billets trouvés dans ses
poches sont enfoncés dans sa bouche
ouverte… Un colonel de l’AVH est lynché
place Kalman-Mikszath et les trente mille
forints qu’il a sur lui sont cloués sur sa
poitrine. » (pp. 325, 326).
Le correspondant de Paris-Match, Paul
Mathias, qui avait réussi à quitter Budapest
au moment où les troupes russes s’apprêtaient à déferler sur la Hongrie, fut invité à
l’Elysée le président de la République,
René Coty, voulant l’interroger sur la
situation. Le journaliste aurait alors expliqué : « Les deux millions d’habitants de
Budapest ont tout simplement oublié la
peur… Ils sont tout simplement devenus
fous furieux. Toute une ville, tout un pays
devenus fous d’exaspération ! » Le petit
peuple, trop longtemps opprimé, se libérait
enfin : « Un grand feu de joie brûlait littérature et propagande dans une fumée
épaisse et grasse. » (pp. 22, 352).
Notons que David Irving reste somme
toute assez discret sur le rôle des dirigeants
et des cadres juifs dans le régime communiste hongrois, puisque sur les 521 pages de
l’édition française publiée sous le titre
« Insurrection, l’enfer d’une nation », les
passages que nous avons mentionnés ici
sont les seuls à être suffisamment explicites
pour comprendre l’antisémitisme des Hongrois à cette époque. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle son étude a pu être
publiée chez un grand éditeur comme Albin
Michel. Par rapport à l’édition anglaise, la
version française a été nettement édulcorée.
La terreur rouge s’abattait sur tout le
monde, sans considération du rang des victimes. Janos Kadar, un communiste irréprochable, fut arrêté en avril 1951. Il avait
pris la direction du PC clandestin en 1942
et avait été ministre de l’Intérieur en 1948.
A son sujet, la version française donne
(page 65) : « En prison, on lui fit subir les
plus cruelles tortures, on ne lui épargna
aucune humiliation. Il ne fut relâché que
trois ans plus tard. » La version anglaise
(page 98) donne plus de précisions : « Il fut
torturé jusqu’à l’évanouissement et quand
essayer d’enlever au PLC des appuis qui
lui reviennent d’habitude, il est en outre
fort persévérant. Il a profité du grand gala
annuel des B’naï B’rith, le 18 octobre dernier à Toronto, pour réitérer son soutien
indéfectible à Israël. Une profession de foi
à la suite de laquelle un des dirigeants de
l’ordre, Frank Dimant, s’est exclamé d’admiration : « Je crois que le Tout-Puissant
a répondu à nos prières ! »
Fin octobre, le ministre des Affaires
étrangères, Peter MacKay, a fait de la surenchère de courbettes lors d’une soirée en
l’honneur des collecteurs de fonds montréalais des Obligations de l’État d’Israël.
Entre autres énormités, le chef de la diplomatie canadienne a prétendu que terrorisme et démocratie étaient incompatibles,
d’où le refus d’Ottawa de reconnaître
l’élection du Hamas chez les Palestiniens.
Selon cette logique, le Canada n’aurait
jamais dû approuver la formation de l’État
il revint à lui, le colonel Vladimir
Farkas — le fils du ministre juif de
Rakosi — était en train de lui uriner sur le
visage. Quand Kadar fut relâché trois ans
plus tard, un agent de la CIA écrivit dans
un rapport : “les ongles de la main gauche
ont été arrachés. Ils l’ont interrogé avec
une cruauté inimaginable, sur les ordres
personnels de Michael Farkas.” »
La version anglaise mentionne aussi, par
exemple, une étude d’enquêteurs américains auprès de paysans hongrois. A Nyiracsad, une petite bourgade de 6 000 âmes
située près de la frontière roumaine, la
population ne s’exprime jamais ouvertement sur les questions politiques. Lors des
manifestations du Premier mai, « ils restent à l’écart, pendant que défilent les
fonctionnaires du régime et les employés
de la coopérative agricole ». Après s’être
assurés que personne ne pourra entendre
leur conversation, certains se mettent à
parler : « Ici, la haine du juif est vraiment
terrible », notent les enquêteurs qui rapportent ces propos. « Quand ils sont revenus en Hongrie en 1945, ils n’avaient pas
un sou, lâche ce paysan. Maintenant, tous
les fonctionnaires locaux sont des juifs…
Les paysans de ce village savent bien que
ce sont eux les chefs du régime communiste. » (page 156). Un autre paysan
explique encore qu’en 1948, « le régime
payait les Tsiganes pour exercer sa répression sur la population, réquisitionner la
récolte, le bétail et tout ce qui avait de la
valeur ». Et l’on constate ici que les minorités ethniques peuvent être parfois bien
utiles pour réduire la majorité au silence.
Ces considérations n’ont manifestement
pas eu l’heur de plaire à M. André Bérélovitch, le traducteur, qui a fait ici un bon travail de “pacification”. Notons encore
qu’André Farkas, l’auteur d’un autre livre
sur l’insurrection hongroise, publié en
2006, a su lui aussi rester d’une discrétion
exemplaire sur ce sujet, puisque sur les 288
pages de son livre, on ne trouve pas une
seule mention du rôle de ses congénères.
C’est peut-être mieux comme cela, après
tout. Pourquoi, en effet, attiser la haine
entre les peuples, alors qu’il est possible
de vivre en harmonie « tous ensemble » ?
Hervé RYSSEN,
<herveryssen.blogspot.com>.
C OMME si l’éventualité de Législatives anticipées accentuait le phénomène, les relations douteuses que la
classe politique d’Ottawa entretient avec
le pouvoir sioniste apparaissent au grand
jour. C’est ce qu’a permis de révéler une
déclaration du député fédéral Michael
Ignatieff lors de l’émission Tout le monde
en parle (édition canadienne) du 8 octobre
dernier.
Candidat à la direction du Parti libéral du
Canada (PLC), Ignatieff n’est pas n’importe qui puisque l’ancien Premier ministre
Paul Martin l’a désigné comme son dauphin. De l’avis général, ce descendant de
nobliaux russes domine ses adversaires
dans la guerre de succession dont le terme
avait été fixé au 2 décembre, date du
congrès du PLC.
Amené à discuter du conflit libano-israélien de l’été passé, Ignatieff a fait savoir
aux téléspectateurs francophones que les
Israéliens avaient perpétré un crime de
guerre en bombardant le village de Cana.
L’homme politique ne s’est pas prononcé à
la légère car il a d’abord fait référence à sa
carrière de professeur ès droits de
l’Homme à Harvard. De surcroît, il saisissait l’occasion de rétracter une remarque
désinvolte sur les événements de Cana. En
effet, tandis que les ruines fumaient
encore, il avait dit que le carnage ne l’empêchait pas de dormir…
Etait-ce là une manœuvre destinée à
séduire le Québec, où les excès de Tsahal
ont révulsé l’opinion ? S’agissait-il de
faire le plein de suffrages chez les délégués
libéraux issus de la Belle Province ? Peutêtre. En tout cas, Ignatieff a décidé de courir un risque, vu que la barrière linguistique
canadienne s’évapore quand il est question
d’Israël.
De fait, le National Post a crié haro sur
mitisme en Hongrie, 1945-1956
d’Israël. Ni, il y a moins longtemps,
l’émergence de la nouvelle Afrique du Sud
menée par l’ANC, au sein duquel dynamiteurs, tortionnaires et assassins ont fait florès.
Il semble cependant qu’il faille suivre une
politique à géométrie variable quand Israël
est en jeu. Pourquoi ? « Au cours de l’ère
moderne, nul peuple n’a souffert davantage que le peuple juif », a soutenu MacKay. Un point de vue qui dénote le rôle clef
de certain mythe fondateur…
Soulignons que l’ambassadeur israélien
au Canada, Alan Baker, était présent et a
une fois de plus frisé l’ingérence.
La Fédération canado-arabe et même la
Ligue arabe s’inquiètent de l’évolution « à
la Bush » du gouvernement canadien. On
conviendra que ces organismes ont bel et
bien matière à réflexion.
Gilbert GENDRON.
CANADA : ce pouvoir que l’on ne peut nommer
Si la délégation Europe-Israël de l’Europarlement a été décrétée persona non grata car
elle incluait Marine Le Pen, du 2 au 6 novembre a en revanche séjourné en Terre promise une délégation d’élus français, tous membres de l’Adelmad. Cette Association des
Elus Français Amis d’Israël est présidée par le député UMP Eric Raoult, par ailleurs
vice-président de l’Assemblée nationale et qui dirigeait la délégation reçue en Israël, où
elle a pu rencontrer le Premier ministre Ehoud Olmert. Rendant compte de cette visite,
Actu J précise qu’« au cours de ces quelques jours, les députés, sénateurs, maires et autres élus ont
laissé leurs étiquettes politiques au vestiaire pour se concentrer exclusivement sur Israël ».
Le 7 novembre, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy était quant à lui l’invité
d’honneur du gala de la Fondation CASIP-COJASOR qui, présidée par Eric de Rothschild, aide ceux des juifs de France qui sont « en grande détresse psychologique et matérielle »,
notamment par le biais de repas gratuits, évidemment cachers. Accompagné par Nicole
Guedj, Pierre Lellouche et Christian Estrosi, Nicolas Sarkozy a déclaré « porter comme
une douleur le fait qu’on n’ait pas retrouvé à temps Ilan Halimi », avant son exécution par le
« gang des Barbares » que dirigeait l’Ivoirien Fofana.
Voyages et visites
« mon pote » puisse s’y éclater quelques
décennies plus tard. Mais, de cela, je ne
pouvais alors me douter.
● De Jean P. (Le Puy) :
A QUI PROFITE LE CRIME ?
A qui pourra-t-on faire croire que l’attentat de Beyrouth dont Pierre Gémayel a été
la victime le 21 novembre est l’œuvre de la
Syrie ? A qui profite le crime ? Ce n’est évidemment pas à la Syrie qui savait qu’elle
serait désignée par la communauté internationale si elle se livrait à une telle action.
Ce crime profite à Israël à un double
titre : pour montrer du doigt la Syrie et
pour déstabiliser le Liban, déjà si éprouvé
par les bombardements israéliens. Israël,
qui ne se console pas de son échec au Liban,
cherche tous les prétextes pour agresser de
nouveau ce pays. En attendant, son aviation inspecte sans cesse le Liban, et particulièrement les positions françaises. Il est
bien à craindre qu’un jour ou l’autre, nos
chars Leclerc ne partent en fumée, et nos
soldats en même temps.
Et pourquoi cette précipitation à enterrer
P. Gémayel ? A-t-on peur, si une autopsie
était pratiquée, de découvrir les vrais responsables de l’attentat ?
● De Gérard K. (Iteuil) :
POLICE = VICTIME ?
Depuis quelque temps, notre courant de
pensée sort souvent son mouchoir lors des
agressions anti-flics. Je désapprouve ces
actions terroristes, je n’appelle pas au
meurtre des “Poulets” comme les rappeurs
bien en cour, mais quid de la police et des
forces de maintien de l’ordre ? Militant
nationaliste depuis 1959, je n’ai pas ressenti
de sympathie de la part des forces de maintien de l’ordre lors de nos
manifestations. Au fil du
temps, d’ailleurs, « casser du
fâcho » est un sport de plus en
plus apprécié par nos flics.
Lors des élections professionnelles, les résultats sont assez
marqués gauche Politiquement Correct. Nous avons
80 % d’adversaires dans la
police aussi. Alors, qu’ils assument les conséquences de leurs
votes !
Je regrette bien sûr toute agression touchant notre police puisqu’elle est un pied
de nez à nos lois et à notre sécurité, mais
mes yeux restent secs. Je réserve mes
larmes à nos victimes et à tous les militants
de notre camp incarcérés en parfait déni de
justice.
● De Benoît S. (courriel) :
EXCRÉMENTIEL
En Suisse, cinq écoliers âgés de 12 et
13 ans ont souillé d’excréments l’église
catholique de Muttenz (BL) durant ces
deux dernières semaines. Ils ont également
uriné dans les fonts baptismaux et sur le
sol, et commis diverses déprédations, a
annoncé le 17 novembre la police cantonale
de Bâle-Campagne.
Le groupe se composait d’un Suisse, de
deux petits ressortissants de Serbie-Montenegro et de deux enfants originaires de Bosnie-Herzégovine. Aucun d’entre eux n’était
chrétien. Deux adolescents se trouvent déjà
dans une institution spécialisée, les trois
autres font l’objet d’une expertise psychiatrique.
L’élargissement de l’Europe aux Balkans
commence bien…
8 N° 2788 — 1er DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL
● De François T. (Vendôme) :
ENTHOUSIASMES TROMPEURS
Sur Benoît XVI et les “tradis”, remarquable article de Jérôme Bourbon plein de
courage et de lucidité dans le n° du 17/11.
Rappelons que le cardinal Castrillon
Hoyos, lors de la célébration de la messe
selon le rite tridentin du 24 mai 2003 à
Sainte-Marie Majeure avait précisé dans
son homélie « l’accueil bienveillant » de
Jean Paul II aux fidèles attachés à l’ancien
rite, bienveillance limitée à ceux qui reconnaissent la légitimité du rite romain renouvelé.
A qui veut-on faire croire que la tradition
se bat depuis 40 ans pour obtenir le biritualisme ? C’est aussi vraisemblable que la
version d’un certain cardinal Ratzinger sur
le 3e secret de Fatima !
A propos du « panthéon d’Assise », Chesterton dans L’homme éternel disait déjà :
« il y a 2 000 ans sur les rives de la Méditerranée, un autre panthéon avait ouvert ses
portes aux chrétiens, cordialement invités à
dresser une statue de Jésus à côté des images
de Jupiter, Mithra, d’Osiris ou d’Ammon.
Leur refus est un moment crucial de l’histoire. S’ils avaient accepté, c’en aurait été la
fin… Nul ne peut comprendre le mystère de
l’Eglise s’il ne mesure que la tolérance sans
limite et la fraternisation générale des religions mirent alors le monde au bord du
gouffre ».
C’est tout à l’honneur de votre journal de
ne pas suivre les enthousiasmes trompeurs
du moment, de voir plus loin et surtout
d’oser le dire . Merci !
● De Jean-Claude D. (St-Cyr) :
MICHELET, UN CHRÉTIEN ?
Je dois vous préciser que les faits rapportés sur Edmond Michelet par le commandant de Saint-Marc dans ses Mémoires
(RIV. du 17/11) n’ont jamais été contestés,
ni par Michelet ni par sa famille ni par les
gaullistes historiques style Messmer. A la
réflexion, sa nomination comme « citoyen
d’honneur » d’Alger (ce que j’ignorais)
n’est que le remerciement de ses trahisons,
en quelque sorte les 30 deniers de Judas.
Pour ajouter à la reflexion du commandant de Saint-Marc sur l’expression de la
compassion du renégat, on doit constater
que si le général Jouhaud a été gracié c’est
uniquement sur intervention de Pompidou
qui avait mis sa démission dans la balance ;
Michelet n’a pas bougé à ma connaissance.
Quant à l’exécution de Bastien-Thiry, ce
● De Jean-Claude THIALET :
RÉFLEXIONS D’APRÈS “BBR”
La visite aux “BBR” d’Anthony Attal et
de Dieudonné (RIV. du 17/11) a attiré des
commentaires acides venant davantage de
la mouvance “nationale” que des adversaires patentés du FN. Si je n’ai (n’avais ?)
aucune sympathie particulière pour ces
deux hommes, leur visite impromptue
amène de ma part les remarques suivantes :
— Primo : que se serait-il passé si l’entrée
des BBR leur avait été refusée ? Je devine
les cris d’orfraie de la classe associativosyndicalo-politico-médiatique pour dénoncer en chœur un « acte de ségrégationnisme »[…]
— Deuxio : outre qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis (Dieudonné, dont je ne connais rien des talents
d’humoriste — m’a paru, sur une vidéo,
intelligent et non dénué d’un certain bon
sens politique), il me paraît plaisant que
deux ennemis déclarés du FN, eux-mêmes
adversaires irréductibles, commencent à
ouvrir les yeux sur la façon dont ils ont été
manipulés par des mouvements soi-disant
antiracistes.
Je ne sais pas ce qui va sortir de ce “pilpoul”. Mais, après les récentes déclarations
d’Attal (patron de la Ligue de Défense
Juive et nourrissant une haine viscérale du
“nationaliste” Le Pen), il me revient en
mémoire un propos de
Lucien Rebatet qui soutenait la cause de l’Israël et
affirmait « savourer le
paradoxe historique qui
conduit les Juifs d’Israël à
défendre toutes les valeurs
patriotiques, morales, militaires qu’ils ont le plus violemment combattues durant
un siècle dans leurs pays
d’adoption » (RIVAROL
du 25/09/69). Les « Juifs de
France » (les « Juifs français » ?) qui animent en France diverses associations “antiracistes” soutenant essentiellement les
“immigrés” de tradition musulmane, ontils enfin compris qu’ils faisaient ainsi le lit
de mouvements que les “patriotes” israéliens combattent de manière particulièrement musclés ? Un changement qui pourrait peser dans la prochaine “présidentielle”.
[Anthony Attal a à nouveau affirmé sur
Internet ne s’être jamais rendu aux BBR.]
● De J. GODEFROY :
LARGESSES
En lisant la chronique de Claude Lorne
du 10 novembre, je relève la liste des prébendes attribuées à diverses associations,
plus méritantes les unes que les autres et
qui sont dispensées par la Mairie de Paris,
grâce à notre “fric”. Je me souviens d’une
liste parue dans Présent, il y a quelques
années, et qui concernait une manne de la
même provenance, répandues, sur une
kyrielle d’associations de “chances”. Je me
souviens entre autres d’une attribution
pour l’apprentissage du Soninké, langue
africaine. Attribution qui n’aurait eu de
valeur que si les bénéficiaires devaient
retourner dans leur pays.
Il serait bon que vous établissiez une liste
très complète de toutes nos largesses, afin
que nous puissions la faire circuler.
Comme je l’ai écrit plusieurs fois, j’ai une
très bonne expérience de la propagande :
expérience acquise pendant quatre ans
dans la Résistance, où j’ai lutté pour aider
à la libération de mon pays… afin que
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COURRIELS : Rédaction : galic@rivarol.com
Administration : contact@rivarol.com
CCP Editions des Tuileries : 4532.19 K
jeune colonel de 35 ans père de trois jeunes
enfants, responsable du seul crime de lèsemajesté en déboulonnant le gaulisme et en
dénonçant ses crimes dans sa déclaration
devant ses juges, signant ainsi son arret de
mort : Michelet là encore n’a pas montré
qu’il était troublé par la vindicte du
vieillard au cœur sec qui ordonnait la mort
en osant déclarer : « Les Français aiment
les martyrs ils pourront vénérer celui-là, il
le mérite. »
Cet homme que d’aucuns voudraient voir
canonisé avait totalement oublié qu’il était
chrétien.
● De R. D. (Villers-le-Bel) :
GHETTOS : A QUI LA FAUTE ?
Le dessin de CHARD du n° 2784 illustre
bien la situation des Français de souche
dans les banlieues. Mais il ne peut illustrer
ce qui se passe à l’intérieur de certains de
ces immeubles : vitres éclatées, ampoules
cassées, portes volées, boîtes aux lettres
cabossées, tags fleurissant partout. Le rap
(à fond) n’adoucit pas les mœurs, loin de là,
certains pissent dans les ascenseurs,
ch… dans les couloirs, brûlent les poubelles
et parfois les résidents, des cambriolages,
des vols, des dégradations, des trafics, des
squatteurs qu’on loge gratis, des locataires
qui ne payent pas leurs loyers mais roulent
dans de grosses cylindrées, des crachats,
des agressions, et j’en passe probablement.
C’est vraiment le paradis (d’Allah ?).
Pourtant ces immeubles étaient souvent
confortables, loin des maisonnettes de terre
battue de nos pères, sans aucun confort, qui
ont cotisé pendant plus de 40 ans pour percevoir des retraites de misère, et ne peuvent
fuir ces horreurs. Tout cela fait partie des
heures les plus sombres de notre histoire.
Il faut également signaler, comme vous
l’avez fait, les commerçants qui se sont fait
agresser et qui ont dû fermer boutique les
uns après les autres. Certaines « chances
pour la France » se plaindront ensuite de
vivre dans les ghettos qu’elles ont euxmêmes fabriqués ! Elles ne manquent pas
d’air !
● De Christophe V. (Aulnay-sousBois) :
ÉCŒUREMENT
Je suis écœuré ; je ne reconnais plus ma
France que j’aime, on m’a brûlé ma voiture
dans la nuit du 15 juillet à 3h15. Impossible
de savoir combien de voitures ont brûlé
dans la semaine du 10/07/06 au 16/07/06
dans notre sinistre “9-3”. La Police ne fait
rien, la mairie UMPS non plus.
Ils ont brûlé ma voiture pour raison politique : il ne faut pas être du Front national.
Aucune aide au niveau de l’Etat, je me suis
renseigné au tribunal de Grande instance.
Le Pen, très très très vite.
L’article consacré le 3 novembre au livre
Pour l’Europe, du Britannique Robert
Forbes, a suscité plusieurs réactions, à
commencer par celle d’Eric Lefèvre,
auteur de plusieurs ouvrages sur cette
époque-là. Il a été à bonne école, son père
ayant fait partie de la Division Charlemagne. « Depuis longtemps familiarisé
avec le sujet, écrit-il, je partage votre
réserve. De fait, l’ouvrage réellement historique sur notre pauvre “Charlemagne”
reste à écrire, d’abord en exploitant
nombre de sources allemandes encore
inédites et surtout en recourant à une véritable méthode historique, laquelle consiste
avant tout à se montrer critique à l’égard
de ses sources (…) Le jeune Forbes s’est
pourtant consacré à son projet avec le plus
grand désintéressement et avec la volonté
manifeste de faire œuvre pie. »
Mais si Eric Lefèvre nous écrit, c’est surtout « à propos de l’affaire de Bad Reichenhall que vous évoquez, affirmant que
l’un des douze hommes fut épargné. Je
m’intéresse moi-même à cette tragédie
depuis fort longtemps et vous renvoie à
l’article que j’ai commis dans le n° 18 du
bimestriel Batailles, publié il y a quelques
mois. Certes, le compte rendu d’exhumation allemand de 1949 — dont je reproduis
un fac-similé dans mon article — fait état
de onze corps. Mais c’est bien le nombre
douze qui sera inscrit sur la tombe de 1949
et de facto sur la plaque actuelle du cimetière Sankt-Zeno. De plus, aucun des
témoins interrogés — le père Gaume
notamment — ne fait état d’une quelconque grâce intervenue in extremis. Pour
moi, même si je suis
convaincu qu’ils furent
bien tous fusillés, la question n’a pas été
vraiment élucidée ». Un autre de nos lecteurs, Raymond
Mercier, lui-même ancien de la Charlemagne, affirme : « Je maintiens le
nombre de douze fusillés, et je pourrais
éventuellement vous communiquer les
textes le confirmant. L’histoire du douzième fusillé gracié est un mythe. » Il
offre également une précision, en confirmant l’anecdote des Russes pris pour…
des ruches. « Je connais personnellement
le héros de cette bouffonnerie et j’en
garantis l’authenticité (le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable). »
Ce que confirme à son tour un autre
ancien de la 33e division SS, Robert
Blond, et pour cause : il est à l’origine de
l’anecdote ! « C’est moi qui ai transmis
“Des Russes” (j’étais en tête) quand mes
camarades ont compris “Des ruches”, et
se sont élancés en disant : “On va manger du miel”. Je n’ai d’ailleurs pas crié,
pour des raisons évidentes. Isolés depuis
plusieurs jours, nous crevions de faim, ce
qui fait travailler de la tête ! »
Signalons enfin que le livre Pour l’Europe est vendu 59 euros à la Librairie
nationale (1 rue de la Sourdière, 75001
Paris), et 66 euros franco (et non 55,
comme indiqué par erreur).
Luc DELONCLE.
Quelques réactions à
“Pour l’Europe”
N° 2788 — 1er DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL 9
obtenir un appui financier et politique de
Washington. Yudhoyono a des atouts
dans son jeu. Le plus grand pays musulman du monde est un allié indispensable
pour la Maison-Blanche dans sa guerre
contre le terrorisme, même si cet archipel
fait de plus en plus penser au Pakistan,
avec des gouvernants qui font de l’équilibrisme sur le fil du cimeterre de l’islam.
P.-P. B.
SI CERTAINS doutaient de l’affaiblissement du président américain
après sa défaite électorale de mimandat, son dernier déplacement a
chassé toutes les incertitudes. L’Amérique de George W. Bush ne fait plus la
loi dans le monde et surtout pas en Asie.
A preuve l’échec politique que fut pour
les Américains le Forum de coopération
économique Asie-Pacifique (APEC) et
l’ampleur des manifestations musulmanes hostiles en Indonésie.
Alors, certes, il y a eu à Hanoi l’approche économique. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a tenu la
vedette lors de ce Forum de l’APEC les
18 et 19 novembre au Vietnam. Les 21
pays participants ont proclamé, à l’issue
de leur sommet annuel, leur volonté de
rouvrir les négociations, suspendues en
juillet, en vue d’un accord de libéralisation des échanges mondiaux. Après douze
années de tractations, les Etats-Unis et la
Russie ont par
ailleurs conclu un
accord bilatéral de
commerce qui porte
sur les conditions
d’entrée de Moscou
au sein de l’OMC.
Ce texte, signé par la
représentante américaine au Commerce, Susan Schwab, et le
ministre russe de l’Economie, German
Gref, doit être soumis par l’administration Bush à l’approbation du Congrès des
Etats-Unis.
Une visite de Bush à Hanoï, en plein climat de défaite irakienne et sous la
menace du régime communiste asiatique
de Pyongyang, on voit que ce ne sont pas
les rapprochements symboliques qui
manquent en ce 31e anniversaire de la si
humiliante fuite de l’US Army du Vietnam et du Cambodge. Le président américain n’a pas obtenu que les 21 principaux pays bordant l’océan Pacifique
condamnent unanimement la Corée du
Nord (RDPC). La Russie, la Chine et
même la Corée du Sud ont fait en sorte
que les activités nucléaires militaires de
Pyongyang ne soient guère désapprouvées que par une vague allusion diplomatique alors qu’à Singapour, quatre jours
auparavant, le président américain avait
souhaité une condamnation publique du
régime nord-coréen.
La reprise de pourparlers entre la Corée
du Nord, la Chine, la Russie, le Japon, la
Corée du Sud et les Etats-Unis pourrait
intervenir dans le courant de ce mois.
Mais on en est toujours à la recherche de
moyens d’incitation et de pression qui
permettraient de convaincre Pyongyang
d’abandonner son programme d’armement.
La mobilisation contre Pyongyang est
donc en échec, tout comme la croisade
contre l’islamo-terrorisme. La rue indonésienne a montré la force de l’islamisation dans le plus grand et le plus peuplé
pays musulman du monde dont la population considère toujours Bush comme
plus dangereux que Ben Laden. Cette
hostilité populaire, alimentée par la politique américaine au Proche-Orient et en
Irak, contraste avec les bonnes relations
entre Washington et Djakarta et l’étroite
coopération bilatérale dans la lutte contre
le terrorisme.
Sous une pluie battante, le président
indonésien Susilo Bambang Yudhoyono
a reçu son homologue américain seulement quelques heures dans l’élégant
palais de Bogor, quartier huppé de la banlieue sud de la capitale placé quasiment
en état de siège. La police était très nerveuse car circulaient des rumeurs de préparation d’attentat-suicide.
George W. Bush a gagné en hélicoptère
cette résidence présidentielle. Le chef de
la Maison a estimé que les importantes
manifestations anti-américaines étaient la
« preuve de la démocratie à l’œuvre ».
« J’applaudis une société où les gens
sont libres d’exprimer leur opinion », at-il souligné. On se console comme on
peut. Le président a pu constater sur
place comment l’échec de sa guerre en
Irak a discrédité la notion même de
guerre contre le terrorisme islamique
chez les musulmans du monde entier, ce
qui fait le jeu des extrémistes.
On ne peut nier les effets de la réislamisation qui travaille en profondeur l’Indonésie depuis une trentaine d’années sous
l’impulsion de la Muhammadiyah, une
confrérie d’inspiration wahhabite dont
certains responsables reçoivent des
bourses d’études de l’Arabie séoudite.
Historiquement syncrétiste et modéré,
l’islam indonésien se structure aujourd’hui sur des bases rigoureuses, comme
le montrent la progression constante du
nombre de femmes portant le foulard
islamique, l’incendie de lieux de culte
bouddhistes et chrétiens et le récent
assassinat de prêtres catholiques.
En invitant George Bush, le président
Yudhoyono a donc pris le risque de
mécontenter son opinion publique. Mais
ce général à la retraite, qui a fréquenté
une académie militaire américaine, veut
garder le cap qu’il s’est fixé après son
élection triomphale en septembre 2004 :
remettre l’Indonésie sur la voie du développement en y attirant les investissements étrangers, qui avaient massivement
déserté l’archipel après le krach boursier
asiatique de 1997, les attentats de Bali et
les 200 morts de 2002. Il entend pour cela
Bush affaibli : la preuve par la tournée asiatique
P EUPLÉE de plus d’1,3 milliard d’individus, avec des besoins énergétiques gigantesques, la Chine fait
trembler les puissances occidentales par
ses performances économiques — réussite
capitaliste remarquable pour un Etat communiste — dont les chiffres donnent le
tournis. En 2005, avec 9,9 % de croissance, elle est devenue la quatrième puissance économique mondiale, devançant la
France et l’Angleterre. Une croissance
effrénée : au premier trimestre 2006,
10,3 % qui, au deuxième trimestre, s’envole pour atteindre 11,3 % ! Au premier
semestre, la Chine a engrangé un excédent
commercial record de 49 milliards d’euros,
soit 54,9 % de croissance par an.
Cet emballement de « l’atelier du
monde » laisse craindre une alarmante
« surchauffe économique » liée au surinvestissement dans les capacités de production bien au-delà des besoins réels.
Nombre de secteurs sont en surproduction,
dont le plus significatif est celui de l’automobile, avec une production de + 51,7 %
entre mai 2005 et mai 2006. Or cette surproduction est tenable tant que la Chine
écoule ses produits au-delà des frontières
car le marché intérieur est potentiellement
immense, mais en réalité réduit vu le faible
niveau de vie — qui baisse tous les
jours — d’une grande partie de la population. Aussi l’Empire du Milieu a-t-il un
besoin vital d’assurer ses exportations aux
quatre coins du monde, aux USA et en
Europe, comme en Afrique, au MoyenOrient comme en Asie du Sud-Est. Exportations qui pâtiraient grandement d’un tassement de la consommation aux USA ou
en Europe.
Cette croissance frénétique, qui laisse
craindre une implosion de l’économie, est
un désastre pour 800 millions de ruraux,
véritables laissés-pour-compte du boom
économique et dont 10 % sont déjà sans
travail. Dans les campagnes déshéritées, le
travail et la terre se font rares. 150 millions
de “mingong” (“ouvriers-paysans”) ont
déjà quitté leurs villages pour gagner les
grandes villes industrielles de l’est. Ils y
forment la main-d’œuvre surexploitée
essentielle au bon fonctionnement de l’atelier du monde… Les révoltes d’ouvriers
contre de sordides conditions de travail
sont fréquentes et vite réprimées par une
police musclée et efficace.
Pour ceux qui demeurent à la campagne,
la situation n’est guère plus brillante. Les
agriculteurs ne sont pas réellement propriétaires de la terre qu’ils travaillent, car
elle appartient à l’Etat. Or la formidable
expansion urbaine et industrielle dévore
la surface arable. La loi prévoit des
indemnités pour les futurs sans-terre,
mais elles enrichissent surtout les potentats locaux corrompus, entraînant des
émeutes paysannes que les forces de
l’ordre répriment rapidement et qui
demeurent sans suite. Toutefois ces
« incidents de masse » se multiplient —
on devrait en recenser 100 000 cette
année. Pékin s’en inquiète et espère assurer la paix sociale dans les rizières en promettant des réformes qui ne voient jamais
le jour.
Les millions de ruraux en colère aurontils plus de succès dans leurs protestations
que les étudiants de Tiananmen et ébranleront-ils le régime ?
Le spectaculaire développement chinois
est aussi une catastrophe pour l’environnement. Pollutions et désastres écologiques se multiplient. Ainsi la province de
Shaangxi est riche en houille et sa combustion, productrice d’un brouillard perpétuel
et d’une atmosphère de grisaille crasseuse,
fournit 70 % des besoins énergétiques du
pays : alors tant pis pour la pollution !
L’eau potable manque déjà car, officiellement, plus de la moitié des nappes phréatiques et les trois quarts des lacs sont pollués par l’industrie et par l’usage excessif
d’engrais chimiques. Une crise de l’eau
n’est pas loin de poindre, qui pourrait
entraîner le déraillement de la si brillante
machine économique chinoise. En effet, si
l’Empire du Milieu abrite 22 % de la population mondiale, il ne recèle que 7 % des
terres arables et de l’eau. Prouesse agricole, le pays couvre actuellement 92 % de
ses besoins alimentaires. Mais
400 000 hectares disparaissent chaque
année et, comme le soulignait Petrus Agricola le 24 novembre, la Chine va être de
plus en plus dépendante de ses importations en denrées agricoles. L’urbanisation
rapide du pays est également menacée par
le manque d’eau potable, les nappes phréatiques les alimentant étant polluées.
Les urbanistes auront fort à faire pour
accueillir dignement la « communauté
internationale » aux jeux Olympiques de
Pékin en 2008. Des travaux pharaoniques
entrepris pour relier les bassins fluviaux du
Yang-Tsé et du fleuve Jaune, dont l’achèvement est prévu en 2050, assèchent les
fleuves et augmentent l’aridité des plaines
du Nord. Un désastre écologique proportionnel à la démesure des Fils du Ciel !
Noëlle SACLET.
Faut-il avoir peur du dragon chinois ?
A BAGDAD TOUT BAIGNE… DANS LE SANG
C’est les 29 et 30 novembre que George W. Bush devait se rendre en Jordanie pour y
rencontrer le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, poursuivre avec lui des « consultations sur l’établissement de la sécurité et de la stabilité en Irak » et, toujours selon le communiqué de la Maison-Blanche en date du 23 novembre, discuter des « progrès accomplis à ce
jour » vers un transfert de la responsabilité de la sécurité aux Irakiens eux-mêmes.
Las ! Le même 23 novembre, Bagdad connaissait l’une des heures les plus sombres de
son histoire avec une vague d’attentats à la voiture piégée faisant plus de 200 morts et
autant de blessés (y compris au ministère de la Santé, cible d’une attaque meurtrière),
ce qui a obligé le gouvernement à décréter le couvre-feu pour une durée indéterminée.
En effet, les explosions visant des sites chiites avaient été suivies de tirs de mortier dirigés, eux, contre des enclaves sunnites.
Jusqu’où ira cette escalade dans la violence, résultant elle-même de fortes tensions au
sein du gouvernement irakien dit d’union nationale, ce gouvernement dont Bush salue
les “progrès” ?
Le vice-ministre (chiite) de la Santé Hakim al Zamily, qui se trouvait au ministère au
moment de l’attaque, avait échappé le 20 novembre à une tentative d’assassinat dans
laquelle deux de ses gardes du corps avaient été tués. Après l’attentat de jeudi, il accusait les « commandants de l’armée » d’avoir laissé faire et affirmait qu’« un vaste complot terroriste vise à séparer Bagdad-Est de Bagdad-Ouest ». Vrai ? Faux ? Prise de folie, la capitale irakienne bruit de rumeurs comme celle ayant annoncé la présence le 23 novembre du
vice-président américain Dick Cheney. Une “information” qui explique peut-être la
série d’attentats commis le même jour.
En matière de “progrès”, Bush et Nouri al-Maliki n’auront pas, en tout cas, manqué
de sujets de conversation — sinon de satisfaction.
Ecrits de Paris
AU SOMMAIRE DE DÉCEMBRE 2006
Camille GALIC : La condamnation à mort de Saddam Hussein n’aura pas sauvé
Bush — Jim REEVES : Un petit-fils de Kényan, de sang royal écossais, premier
président noir des USA ? — Jérôme BOURBON : Banlieues occupées, un an après,
rien n’a changé ! — Petrus AGRICOLA : Alsace : ultime combat d’une identité
régionale contre le cosmopolitisme — Jacques-Marie URVOY : Bloc-notes d’un
catholique, de Greene à Littell — Ghislain de DIESBACH : Physiologie des restaurants parisiens — Carrefour des lecteurs — Louis FONTAINE : Le Noël du soldat ou Le sanctuaire de sainte Anne à Jungholtz — Arnaud CHALLE : Espagne
1936, une guerre civile et de si… viles légendes ! — Bibliothèque — Patrick LAURENT : Bons et mauvais élèves — Notes de lecture.
1 rue d’Hauteville, 75010 Paris. Prix : 5 €. Abt un an : 43 €.
Chèques à l’ordre d’Editions des Tuileries
Spécimen gratuit sur simple appel au 01-53-34-97-97 ou <contact@rivarol.com>.
Chard sur la Toile
Allez donc vous délecter des caricatures de Chard auxquelles un de ses
admirateurs, fervent lecteur de RIVAROL, vient de consacrer un site, déjà
très fréquenté :
<http://dessinsdechard.free.fr>
sont connues ? Certes. Mais l’accumulation qu’en dénonce Pierre Descaves est
impressionnante et témoigne du drame et
du déclin de notre pays.
Ce qui peut inciter au découragement.
D’où la dernière partie : « Le droit et le
devoir de résister ». Contre les fléaux qui
nous accablent : l’immigration-invasion,
les naturalisations accélérées, le règne du
totalitarisme mou, entre bien d’autres
désastres.
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