Translate

Search This Blog

الترجمة

Search This Blog

coinad

str

str

2

str

z

2

str

z

bitadx

11/21/25

 


● Ils ont cassé l’Ecole qui n’aurait jamais

dû devenir le lieu de toutes les expérimentations pédagogiques, l’asile des délires d’apprentis sorciers, mais rester ce creuset où le

jeune enfant apprenait à devenir Français

et citoyen et d’abord, bien sûr, à lire, à écrire

et à compter. Ils ont cassé la natalité, par la

banalisation de l’avortement où l’enfant,

réduit à un objet pénible à produire, n’est

plus conçu comme le vital renouvellement

des générations et le vecteur de l’amour

entre elles mais comme une charge qu’ils

veulent faire assumer demain par l’immigration… Ils ont cassé notre agriculture et

abîmé nos campagnes, par une politique de

surproduction planifiée à Bruxelles pour

aboutir en 2012 à sa disparition.

● Oui, il faut rompre, changer !…

Durant ces 30 ans, je n’ai cessé de sonner l’alarme, de faire le bon diagnostic,

de prévoir, de prédire où allait finir par

conduire cette politique désastreuse et

suicidaire. Vilipendés comme réactionnaires, extrémistes, fascistes (…), nous

étions en réalité l’avant-garde, l’espoir

du renouveau et j’ose le dire sans peur du

paradoxe, la conscience progressiste de

ce pays !

● Face à la mondialisation sauvage,

face à l’individualisme consumériste destructeur de responsabilité et d’harmonie,

la communauté nationale, la grande et

belle idée de Nation, est la solution.

Nous, peuple de France qui, de Bouvines

à Verdun, des terrils du Nord aux plaines

de Champagne, avons, siècle après

siècle, façonné de nos têtes et de nos

mains ce pays de liberté, d’égalité et de

fraternité qu’ils s’acharnent à détruire…

● Liberté, Egalité, Responsabilité et Fraternité, voilà sur quoi se fonde notre action.

● La liberté passe par la maîtrise de notre

monnaie, de nos frontières, de notre budget.

Nous ne serons plus jamais un peuple libre

si nous ne récupérons pas notre souveraineté juridique, alors qu’une norme sur 4

applicables en France est d’ores et déjà

issue de l’Union Européenne… La liberté,

cette valeur fondamentale doit être insufflée

dans l’économie… Pour cela, il faut faire

confiance au peuple, à son sens de l’initiative et de la responsabilité… C’est pourquoi

il nous faut en finir avec le chômage plutôt

que de l’indemniser. Il nous faut réduire les

inégalités de revenu par l’enrichissement

des plus défavorisés, plutôt que par la redistribution. Rendre marginal l’Etat Providence par l’élévation du niveau de vie en

assurant à tous la maîtrise de leur destin

économique.

● Une femme sur deux dans notre pays

aimerait avoir un enfant supplémentaire,

c’est notre devoir aussi de leur donner cette

liberté là, si nécessaire, au demeurant, à

l’équilibre démographique de la France.

● La liberté enfin c’est la nôtre, nos libertés

individuelles qui se réduisent comme peau

de chagrin. Liberté de pensée, de

conscience, de religion. Et, par-dessus tout,

liberté de choisir entre le bien et le mal, cette

fameuse morale qui déplaît tant à notre

classe politique, tant cela l’arrange que

leurs turpitudes ne soient pas mesurées à

l’aune de cette échelle de valeurs.

● Le second principe fondamental qui guide

notre action est l’égalité, mais celle que

l’Etat se doit de faire respecter entre ses

nationaux, pas l’égalité avec le monde

entier… Le Français, même SDF, doit avoir

plus de droits que l’étranger, aussi brillant

et sympathique soit-il, car le grand-père du

SDF est mort à Verdun pour défendre notre

patrie, parce que, outre être des citoyens,

nous sommes des héritiers, héritiers d’un

patrimoine immense, matériel, intellectuel,

artistique, juridique, social, qui a été constitué, non par nous, mais par, au long des

siècles, le travail, les efforts, les souffrances

des générations qui nous ont précédés et que

nous avons le devoir sacré de transmettre à

nos enfants et à ceux qui naîtront d’eux.

que préside notre ami Alain Escada. Que

ceux qui n’ont pas été cités, faute d’avoir

été vus (président de la Ligue de Défense

juive, Antony Attal était-il rééllement présent ? Le Monde l’a affirmé), nous excusent. Mais les stands étaient innombrables,

avec la «presse amie», moult associations

et la plupart des départements représentés,

et la foule (dont beaucoup de très jeunes

gens, plus prolos que BoBos, ce qui n’empêcha pas nombre d’entre eux d’assister à

la messe tridentine célébrée par l’abbé

Schaeffer en présence de J.-M. Le Pen et

de B. Gollnisch notamment) très dense.

Devant une telle affluence et la joie de

revoir des amis parfois disparus depuis le

divorce de 1998, la satisfaction était

immense, mais aussi l’angoisse : “JeanMarie” va-t-il obtenir ses parrainages ? Nous

avons quelques raisons de croire (merci à

notre “taupe” UMP !) que notre une du dernier n° : « Chirac-Villepin-Sarkozy, l’union

sacrée contre Le Pen » avait fait un certain

bruit dans les allées du pouvoir. D’où la

déclaration de Bernard Accoyer, chef du

groupe parlementaire UMP : « Pour la santé

de la démocratie, il vaut mieux que le président du FN soit présent au premier tour…

Les élus sont hyper-responsables, donc je me

garderai bien de leur donner une consigne »

car « donner sa signature de parrainage

pour que tel ou tel candidat puisse être présent au premier tour, ça n’est en aucune

façon soutenir les idées de tel ou tel candidat ». Déclaration contredite quelques

heures plus tard par l’intéressé : « Les élus

UMP ont, évidemment, vocation à apporter

leur parrainage au candidat ou à la candidate soutenu par l’UMP », assurait cette fois

Accoyer en jurant n’avoir aucune « connivence avec les extrêmes ». Propos d’autant

plus stupide que, devait convenir Le Parisien du 13 novembre, « la diabolisation ne

marche plus » en ce qui concerne Le Pen.

Lequel « élargit son électorat », avoue également Roland Cayrol, directeur de l’institut

CSA accordant 15 % d’intentions de vote au

président du FN.

Tout au long de la Convention, celui-ci a

montré une forme physique étonnante, restant debout des heures, riant (ainsi avec

Chard, à notre stand, voir ci-contre), parlant,

chantant, valsant… Ce n’est pas lui qui

souffrirait des migraines lancinant à répétition ce pauvre Sarko, cette “girouette”,

« atlantiste en Amérique pour plaire à ses

mentors, tiers-mondiste au Sénégal pour

doubler Ségolène et franchouillard de

retour en France, sitôt qu’il chute dans les

sondages », qu’il a durement épinglée, ainsi

que « Lady Nunuche ou la Fée Gribouille »

(Royal), dans son long discours programmatique décliné dimanche sur le thème

“liberté-égalité-responsabilité-fraternité” devant 8 000 miliants enthousiastes et dont

on lira dans cette page quelques extraits

(l’intégralité de ce discours figure sur le site

<frontnational.com> et les lecteurs non

internautes pourront le dire dans la livraison

de janvier d’Ecrits de Paris).

Que nous réserverons les prochains

mois ? La bonne humeur, la camaraderie et

la détermination ayant marqué cette

convention sont en tout cas autant d’heureux présages.

Jacques LANGLOIS.

REBAPTISÉES « Convention Présidentielle » en cette année-préélectorale, les BBR 2006 furent celles

de toutes les surprises. Car nul n’aurait

imaginé voir un jour voisiner les éditions

Clovis, très proches de la Fraternité sacerdotale St-Pie X, avec des livres à la gloire

de la Russie et de Poutine (au stand des

« Enfants martyrs de Beslan », pris en

otages et tués par des commandos tchétchènes), le Moto-Club de Belgrade et le

chœur Montjoie Saint-Denis, les écrivains

Jean Raspail et Alain Soral et enfin Dieudonné discutant avec l’Alsacien Robert

Spieler, serrant la main de Jean-Marie

Le Pen puis sirotant un thé avec Jany (voir

ci-dessus) sous la tente caïdale de SOSEnfants d’Irak ?

DIEUDO AVEC NOUS ?

Déclarant : « Je suis pour la réconciliation nationale, il faut apaiser les tensions

communautaires », Dieudonné expliqua

qu’il venait « faire un tour » aux BBR,

comme il s’était rendu à la Fête de L’Huma

(sur le site « La banlieue s’exprime », il

devait ensuite préciser : « Le Pen peut

déstabiliser le système, créer une révolution, avant les législatives. Il a été diabolisé à l’extrême ». Il reconnut aussi avoir

été roulé par SOS-Racisme « et tous ces

imposteurs »). Mais cette “promenade” ne

fit visiblement pas l’unanimité parmi les

militants et les élus FN. Si certains jubilaient devant la stupéfaction et l’embarras

des journalistes de la « grosse presse »,

d’autres reprochaient à M’Bala M’Bala

son “islamo-antisémitisme” ou ne pouvaient lui pardonner l’attitude face à l’indomptable Marie-France Stirbois lorsqu’il

fit son entrée en politique en se présentant

contre elle à Dreux. Sans doute n’avait-il

pas encore compris à l’époque quel était

l’ennemi principal…

LA FOULE DES

TRÈS GRANDS JOURS

Mais la vraie, la divine surprise fut le

nombre des participants, dès le vendredi

10 novembre, ouverture de la Convention.

Marquée par de multiples “ateliers” consacrés aussi bien à la Culture qu’aux Anciens

combattants, au redressement de l’économie qu’à la santé, à l’équité sociale qu’à

l’entreprise, à l’Europe qu’à (bien sûr)

l’immigration, avec des exposés et des

débats de haute tenue.

22 000 assistants selon Martial Bild, ce

AFGHANISTAN :

LE CNC EXIGE LA VÉRITÉ

Dans notre n° du 20 octobre, nous évoquions le témoignage de soldats britanniques sur le martyre subi par

certains soldats français servant dans les forces spéciales

en Afghanistan et tombés aux mains des Taliban. Au

nom du Cercle National des Combattants qu’il préside,

Roger Holeindre exige que « le gouvernement, et en tout premier lieu le ministre de la Défense, fassent connaître la vérité sur

le sort qui aurait été réservé par les Taliban à ces soldats ».

Et le CNC de s’interroger : « Est-il vrai, oui ou non, que

plusieurs de nos commandos ayant été fait prisonniers ont été éventrés vivants ? Comment, si cette information, de provenance

anglaise est vraie, notre gouvernement peut-il n’avoir rien à déclarer ? D’où vient que la totalité des media observe un silence absolu

sur ce crime impardonnable ? » Si ces crimes sont confirmés, Roger Holeindre

demande « ce qui est prévu comme représailles contre ces assassins et leurs chefs ».

Les (bonnes) surprises d’une Convention

“Ils vous mentent !”

Photos Anne SETA

N° 2786 — 17 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 3

geants de l’église post-Vatican II de privilégier les juifs dans le fameux dialogue interreligieux. Cette tendance, déjà sensible sous

Jean Paul II, s’est encore accentuée sous

Benoît XVI : à Cologne, en marge des Journées mondiales de la jeunesse, Josef Ratzinger s’était rendu dans la synagogue de la

ville pour dire tout le bien qu’il pensait du

judaïsme et son horreur de l’“Holocauste”

mais il n’était pas allé à la mosquée, même

s’il avait reçu une délégation de musulmans.

Et, comme le notait dans sa brillante conférence parisienne du 12 octobre l’abbé Francesco Ricossa, directeur de la revue Sodalitium, depuis son élection Benoît XVI a reçu

plus de rabbins que Jean Paul II pendant tout

son règne, ce qui n’est pas peu dire ! Le discours de Ratisbonne, tenu quelques jours

seulement après que l’entité sioniste eut

bombardé avec une sauvagerie inouïe le

Liban, est forcément apparu comme une

insupportable provocation aux yeux des

mahométans qui n’oublient pas non plus que

George Bush, qui assistait avec ses deux prédécesseurs aux funérailles de Jean Paul II

(une première !), avait dit de Josef Ratzinger qu’il serait « un grand pape ».

LE “PAPE DES SANS-PAP”

Pour les néo-conservateurs américano-sionistes, c’est sûr. Et pour les immigrés également. On se souvient ainsi des propos scandaleux que Josef Ratzinger avait tenus le

19 décembre au nouvel ambassadeur de

France près le Saint-Siège, au lendemain de

la guérilla raciale que nous avions subie trois

semaines durant. Appelant notre pays à

« remercier » les immigrés de la « richesse

économique, culturelle et sociale à laquelle

ils ont participé » (il est sûr qu’en faisant

brûler des bus et des voitures, les jeunes allogènes font grimper le PIB !), le successeur

de Jean Paul II avait insisté sur la nécessité

du « dialogue et de la proximité fraternelle

avec les jeunes (immigrés) » et souhaité

qu’« un pas supplémentaire pour l’intégration de tous dans la société » soit franchi,

« au nom même de la dignité intrinsèque de

toute personne et de son caractère central

dans la société, que rappelait le Concile

œcuménique Vatican II (Gaudium et spes) ».

Or, voilà que recevant le nouvel ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège,

Benoît XVI a défendu dans son allocution

du 26 octobre les droits des “sans-papiers”

non seulement outre-Quiévrain mais audelà, dans tous les pays du Vieux Continent.

« L’accueil d’immigrés de plus en plus nombreux et la multiplication sur un même sol

de communautés différentes par leur culture

d’origine ou leur religion rendent absolument nécessaire, dans nos sociétés, le dialogue entre les cultures et entre les

religions » a ainsi affirmé Josef Ratzinger

pour lequel « il convient d’approfondir la

connaissance mutuelle, en respectant les

convictions religieuses de chacun et les légitimes exigences de la vie sociale, conformément aux lois en vigueur, et d’accueillir les

immigrés, de sorte qu’on respecte toujours

leur dignité ».

Et d’appeler à une « politique (d’immigration) soutenue par une volonté d’intégration

qui ne laisse pas se développer des situations de rejet ou de non-droit, comme le

révèle le drame des sans-papiers » afin

d’« éviter les risques du repli sur soi, du

nationalisme exacerbé ou même de la xénophobie ».

Et dire que nombre de fidèles comptent sur

Benoît XVI pour reconstruire la chrétienté

LE VOYAGE en Turquie de

Benoît XVI, du 28 au 30 novembre,

s’annonce mouvementé tant de nombreux musulmans reprochent au successeur

de Jean Paul II ses propos liant l’islam à la

violence dans sa fameuse conférence de

Ratisbonne le 12 septembre dernier. Le cardinal Bertone, chargé de la Secrétairerie

d’Etat, a eu beau rappeler que « la position

de Benoît XVI sur l’islam est clairement

celle qui est exprimée dans le document

conciliaire Nostra Aetate, que son option en

faveur du dialogue interreligieux et interculturel est tout aussi claire, et qu’il n’avait

absolument pas l’intention de faire sien le

jugement de l’empereur byzantin Manuel II

Paléologue, qu’il cite dans le discours de

Ratisbonne », Benoît XVI lui-même a eu

beau rencontrer depuis de nombreux dignitaires musulmans, leur redisant tout son respect pour l’islam (mais sans embrasser le

Coran comme le fit son prédécesseur en

1999), la cote de Josef Ratzinger dans

l’“Oumma” reste basse et beaucoup de Turcs

n’acceptent pas de le voir souiller le sol de

l’ex-empire ottoman. Ainsi, le 2 novembre,

un jeune homme a tiré en l’air devant la résidence du consul d’Italie à Istanbul tout en

proférant des insultes contre Benoît XVI et

en appelant à l’annulation de sa visite.

Preuve qu’il ne s’agit pas là d’un acte isolé,

un prêtre catholique avait été assassiné en

Turquie en pleine polémique sur le discours

de Ratisbonne.

L’AFFRONT D’ERDOGAN

D’ailleurs, sauf surprise de dernière

minute, il n’y aura pas de rencontre entre le

successeur de Jean Paul II et le Premier

ministre turc, Recep Tayyip Erdogan arguant

de sa présence nécessaire au sommet de

l’OTAN justement prévu les 28 et

29 novembre à Riga en Lettonie et de la

réunion le 30 du Conseil militaire suprême

de Turquie, qu’il se doit de présider.

Ces prétendus empêchements ne trompent

évidemment personne. Le voyage de

Benoît XVI en Turquie était annoncé depuis

septembre 2005, les différentes étapes de

son séjour ayant été révélées dès le 23 mai

par le cardinal Walter Kasper, président du

Conseil pontifical pour la promotion de

l’unité des chrétiens. S’il avait vraiment

voulu rencontrer Josef Ratzinger, Erdogan

l’aurait pu. Mais l’ancien maire islamiste

d’Istanbul avait vivement critiqué le discours de Ratisbonne et il doit faire face à une

opinion publique très remontée. D’autant

que, les élections en Turquie approchant, il

serait politiquement dévastateur pour le Premier ministre sortant de rencontrer un dignitaire religieux désormais détesté par la plupart de ses coreligionnaires.

Il s’agit d’un affront pour l’occupant du

siège de Pierre qui comptait beaucoup sur sa

première visite d’un pays musulman pour

dissiper ce qu’il estime être un malentendu.

Car il est clair que pour le cardinal Bertone

ce voyage dans l’ex-Constantinople est

« une nouvelle phase » des rapports des

chrétiens avec l’islam, une façon de « continuer le dialogue interreligieux et interculturel et la collaboration en vue des objectifs

communs, des idéaux, des valeurs communément partagées par la religion chrétienne

et la religion islamique ». C’est cependant

une erreur de croire que les différends entre

le Vatican et les musulmans pourraient se

réduire par ce type de déclarations très

conciliaires. Les mahométans font généralement — et non sans raison — grief aux diribrer la messe en latin avec la bénédiction de

l’Eglise, mais que diront-ils dans leur homélie ? » Est-on sûr en effet qu’ils diront du

bien de la laïcité, de l’islam, du judaïsme, de

l’idéologie des droits de l’homme, de l’immigrationnisme et du mondialisme ?

VRAIE OU FAUSSE REMISE

EN CAUSE DE VATICAN II ?

La remise en cause de Vatican II a cependant peu de chances d’être entreprise : dans

son fameux discours à la Curie du

22 décembre 2005, si Benoît XVI critique

un certain « esprit du concile », c’est pour

mieux faire l’éloge de Vatican II.

Si la très éventuelle libéralisation de la

messe tridentine peut permettre à un plus

grand nombre de baptisés de découvrir les

richesses liturgiques et artistiques de l’Eglise

et de revivifier leur foi, beaucoup de traditionalistes s’en réjouiront. Mais le problème,

c’est que la messe tridentine soit mise au

service des nouvelles orientations conciliaires. En effet, dans le Panthéon d’Assise,

il y a aussi de la place pour la messe traditionnelle ! De plus, des études se sont attachées à démontrer le caractère douteux voire

invalide des nouveaux rites sacramentels. La

dernière en date, celle de l’abbé Anthony

Cekada, Le nouveau rituel à la lumière de la

foi (disponible sur le site

<roresanctifica.org>) s’emploie à mettre en

évidence l’invalidité du nouveau rite de

consécration épiscopale. Ce qui pose des

questions redoutables sur la pérennité d’un

sacerdoce et d’un épiscopat sacramentellement valides. Enfin, mettre quasiment au

même niveau le novus ordo de Paul VI qui

serait considéré comme « la forme

ordinaire » du rite romain et la messe tridentine, qui en serait la « forme extraordinaire », n’est pas sans dangers.

Le combat traditionaliste, loin de se

réduire à la défense de la messe canonisée

par le concile de Trente, est une condamnation motivée de la nouvelle messe,

synaxe protestantisée et désacralisée.

Devrait-on accepter ce que l’on refusait

hier encore, à savoir la coexistence de deux

rites radicalement incompatibles ? Enfin,

l’expérience prouve que rejoindre les rangs

de l’église conciliaire induit toujours une

édulcoration voire un reniement des positions préalablement défendues. Peut-on en

effet faire partie de la même institution

lorsqu’il n’y a aucune unité sur la doctrine,

sur la foi ? Faut-il donc que la résistance

traditionaliste cesse ou s’estompe alors

que les aberrations doctrinales, les innovations pastorales et les dérives politiques

sont aussi graves qu’il y a quarante ans, au

risque d’augmenter davantage encore le

désordre et la confusion des esprits et de

participer à l’apostasie générale ?

Jérôme BOURBON,

<jeromebourbon@aol.com>.

et en finir avec la crise de l’Eglise ! Il est vrai

que les mêmes comptaient naguère sur Jean

Paul II ! Les pontifes conciliaires passent,

les illusions demeurent.

L’ÉPISCOPAT DRESSÉ CONTRE

LA MESSE TRIDENTINE

C’est dans ce contexte que Benoît XVI

pourrait prochainement signer un décret

libéralisant la messe tridentine. Si l’on ne

connaît encore ni la date exacte de la publication de ce motu proprio (d’aucuns parlaient initialement de novembre, d’autres de

Noël, l’on évoque davantage aujourd’hui le

printemps prochain voire… les calendes

grecques !) ni les conditions qui entoureront

cette hypothétique libéralisation (la liberté

de dire la messe sera-t-elle totale ? Faudra-til toujours l’autorisation préalable de

l’évêque diocésain ? Faudra-t-il un nombre

minimal de signataires — trente ou peut-être

cent — pour obtenir de droit la messe tridentine ?), il est clair qu’il s’agirait pour

Benoît XVI, après l’érection de l’Institut du

Bon Pasteur (RIV. du 22/09/06), de faire un

nouveau geste à l’égard des traditionalistes.

Cette mesure dont la Fraternité sacerdotale

Saint-Pie X a fait depuis 2001 l’un de ses

préalables (l’autre étant le retrait du décret

d’excommunication des quatre évêques

sacrés par Mgr Lefebvre le 30 juin 1988),

avant tout éventuel accord avec la Rome

moderniste, suscite, comme l’on pouvait

s’en douter, une levée de boucliers dans

l’épiscopat français. Les évêques, au terme

de leur assemblée plénière qui a eu lieu à

Lourdes du 4 au 9 novembre, n’ont ainsi pas

fait mystère de leurs extrêmes réserves face

à ce qui n’est encore qu’un projet et ont tenu

à réaffirmer « les richesses de l’enseignement du concile Vatican II et (leur) attachement à la rénovation liturgique » . Par

ailleurs, le cardinal Lustiger, bien que très

malade et octogénaire, a fait le déplacement

jusqu’à Rome pour dire à Benoît XVI le

23 octobre tout le mal qu’il pensait de cette

initiative. Son successeur à l’archevêché de

Paris, Mgr André Vingt-Trois, a fait de

même tout comme le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux et président (réélu) de la

Conférence épiscopale qui a révélé que le

décret sur la messe tridentine serait finalement amendé par la commission Ecclesia

Dei dont il est membre. Quant à la presse la

plus progressiste — La Vie, Témoignage

chrétien, Golias —, elle se déchaîne.

Ce que craint, ou feint de craindre, tout ce

beau monde, c’est moins la messe en latin

elle-même que, d’une part, la remise en

cause, ouverte ou implicite, de Vatican II

qu’elle pourrait provoquer et, d’autre part,

la légitimation de courants proches politiquement de la maudite « extrême droite ».

Comme certains prélats du Vatican s’en

inquiétaient auprès de Libération des 3 et 4

novembre : « C’est une chose de permettre

à certains prêtres de Mgr Lefebvre de célé-

(Dessin de CHARD.)

Très mauvaise nouvelle donnée dans le n° de novembre du Cercle Jean BastienThiry (1) : « L’étude de la cause de canonisation d’Edmond Michelet, ministre de la Justice de Charles De Gaulle de 1959 à 1961 a été récemment reprise sous la houlette de Mgr Bernard Charrier, évêque

de Tulle », qui « a reçu le Nihil Obstat de Rome ». Le nom de Michelet ne dit évidemment rien à nos jeunes lecteurs. Mais pour ceux qui

ont connu le drame algérien, c’est celui d’un traître qui, loin d’être saint, se voulut bourreau, ainsi que le rappelait en février 1999 dans Historia le commandant Hélie de SaintMarc, qui avait été son camarade de déportation avant d’être prisonnier du Viêt-minh

puis de la France, en tant qu’officier du 1er REP et participant au putsch d’Alger en

avril 1961 : « Ministre de la Justice, Michelet était intervenu au moment du procès des généraux

Challe et Zeller. Il avait demandé à l’avocat général de requérir la peine de mort. L’avocat général

avait d’ailleurs rejeté brutalement de telles injonctions. » Et Saint-Marc de préciser : « Ensuite,

nous fûmes un certain nombre qui avions connu Michelet, à être détenus criminels à Tulle, au centre de

son fief, la Corrèze. Nos conditions de vie personnelle et familiale étaient difficiles. Je n’ai pas l’impression qu’il se soit souvenu du précepte évangélique : “J’étais en prison et vous m’avez visité”. A

ma connaissance, il n’a porté aucun intérêt à nos personnes alors que d’autres, pourtant de conviction

opposée aux nôtres, ont pratiqué à notre égard générosité et courage. »

En revanche, le ministre français qui avait déclaré sous la IVe République que l’abandon de l’Algérie Française serait une « victoire posthume d’Hitler » (!) s’était découvert sous

De Gaulle une telle sympathie pour le FLN qu’il fut après l’indépendance de l’Algérie

fait citoyen d’honneur de la ville d’Alger, privilège insigne. Ce qui explique sans doute

la mobilisation en la faveur de ce salaud, au sens sartrien du terme, d’un certain épiscopat, activement relayé par le Quai d’Orsay et l’Elysée.

_____

(1) BP 70, F-78170 La Celle St-Cloud.

Benoît XVI face à

l’islam… et aux tradis

Un renégat bientôt canonisé ?

4 N° 2786 — 17 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL

mis à un feu roulant de questions lors d’une

conférence de presse qui traitait de différents

sujets d’actualité, je me suis simplement

prononcé, comme je l’ai toujours fait, pour

la liberté de discussion en histoire. Considérant que je ne suis pas un spécialiste de la

question, je m’en suis remis au jugement des

historiens concernant tous les aspects du

drame concentrationnaire.

JOURNALISTES OU INDICS ?

On m’a ainsi reproché ma mise en cause du

tribunal militaire international de Nuremberg mais, comme les débats et témoignages

l’ont indiscutablement établi, je ne l’ai faite

qu’à propos de Katyn. Dans l’acte d’accusation, le procureur soviétique nommé par Staline affirme mensongèrement que le massacre de 11 000 officiers polonais est le fait

des Allemands. S’agissant des chambres à

RIVAROL : Vous sortez de deux jours

d’un procès physiquement et nerveusement épuisant qui s’est achevé le mercredi 8 novembre à minuit. Quelles

impressions en gardez-vous ?

BRUNO GOLLNISCH : C’est un procès

où Kafka le dispute à Ubu ! Tout s’est

résumé à un aphorisme diabolique : Gollnisch est négationniste parce qu’il est antisémite et il est antisémite parce qu’il est

négationniste ! Or, j’affirme que si je

conteste la loi Fabius-Rocard-Gayssot,

d’inspiration stalinienne, et milite pour son

abrogation, conformément au programme

du Front national et comme l’ont demandé

il y a moins d’un an un certain nombre d’historiens éminents, je ne l’ai nullement

enfreinte. Contrairement à ce qu’on lit ici ou

là, je n’ai jamais fait de déclaration ex cathedra sur les chambres à gaz homicides. Sougaz, j’ai simplement évoqué la controverse

Noir-Wellers En 1986, sur Europe 1, Michel

Noir, alors maire de Lyon, avait affirmé que

son père, déporté à Mathausen, lui avait

raconté avoir vu des chambres à gaz. Or,

l’historien Georges Wellers, ancien déporté

racial, lui avait rétorqué en direct que c’était

impossible car il n’y a jamais eu de

chambres à gaz dans ce camp de concentration et non pas d’extermination. J’avais par

erreur mis cette déclaration sur le compte de

Claude Lanzmann ; et de toutes façons je me

garderai de me prononcer sur ce point.

R. : A l’exception de Florent Dessus,

directeur de l’hebdomadaire lyonnais

Vox, les six journalistes qui se sont succédé à la barre ont plutôt chargé la

barque. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

B.G. : Quand on met bout à bout les

témoignages de ces journalistes, on arrive

cependant à reconstituer presque tout

l’entretien, auquel il manque encore leurs

questions, ce qui n’est pas rien ! Tous

n’ont pas été odieux, tant s’en faut. Celui

du Progrès a été correct. Mais par

exemple Bernard Fromentin, ancien de

Libération, s’est cru autorisé à déposer,

non pas tant sur les faits, que sur les

intentions qu’il me suppose, ou la stratégie du Front National, qu’il invente de

toutes pièces ! Je suis littéralement effaré

par l’attitude de ceux des journalistes qui

se comportent ainsi, non en témoins

impartiaux, mais en adversaires politiques, acceptant même de se transformer

en indicateurs de police en allant déposer

contre moi auprès de l’officier de la brigade criminelle de Lyon au cours de l’enquête préliminaire et en remettant même,

pour plusieurs d’entre eux, leur carnet de

notes ! Si j’avais été journaliste et que

j’avais interrogé un homme politique mis

ultérieurement en cause par la justice

pour les propos qu’il a tenus, et même si

je les désapprouvais totalement, jamais je

n’aurais accepté d’aller dire quoi que ce

soit à la police ! Certains hommes de

presse se targuent de déontologie alors

qu’ils se comportent de manière parfaitement indigne !

Par ailleurs, l’oralité des débats a permis de montrer de manière éclatante les

contradictions entre les différentes versions des journalistes. Aucune version

n’est identique. Ce qui n’est pas étonnant

puisque la conférence de presse n’a été ni

enregistrée ni filmée. Comment voulezvous que plus de deux ans après les faits

quiconque se souvienne exactement de ce

qui a été dit ? Des journalistes qui ont

témoigné sous serment à la barre ont

affirmé péremptoirement des choses

contradictoires. Voyez le sérieux de l’accusation !

R. : Les parties civiles et le procureur

de la République ne vous ont pas non

plus ménagé, c’est le moins que l’on

puisse dire…

B. G. : En effet, les uns et les autres

n’ont eu de cesse de procéder par amalgames, en tronquant les citations, en les

sortant de leur contexte, en essayant de

prouver ma culpabilité à cause de mes

fréquentations, de mes arrière-pensées ou

parce que, interrogé à l’audience sur des

auteurs qualifiés de “négationnistes”, j’ai

dénoncé le caractère odieux et contreproductif pour la manifestation de la

vérité des persécutions subies notamment

par un Jean Plantin, un Henri Roques ou

un David Irving.

On ne recule devant aucune manipulation. Première manip’ : on oublie de dire

que, si j’ai parlé des chambres à gaz,

c’est à propos de la controverse NoirWellers. Deuxième manip’ : dans les

articles de presse, on omet de mentionner

que c’est à propos de Katyn que j’ai parlé

de Nuremberg. Troisième manip’ :

Le Monde fait sauter l’adverbe “intégralement” dans ma phrase : « il n’y a aucun

historien sérieux qui adhère intégralement aux conclusions du tribunal de

Nuremberg ». Et affiche le sous-titre

dévastateur : « M. Gollnisch émet des

doutes sur l’existence des chambres à

gaz ». Quatrième manip’ : Libération

publie la phrase amputée de la référence

à Katyn et du mot intégralement avec la

Les 7 et 8 novembre, le délégué général du Front

national comparaissait devant la 6e chambre du

tribunal correctionnel de Lyon présidée par Fernand Schir pour « contestation de crime contre

l’humanité ». Il lui était reproché d’avoir tenu des

propos ambigus sur les chambres à gaz lors d’une

conférence de presse, au siège de la fédération FN

du Rhône, le 11 octobre 2004. Le procureur

adjoint Bernard Reynaud a requis contre lui

10 000 euros d’amende et la publication, aux frais

du prévenu, du jugement dans les huit publications représentées par des journalistes lors de la

conférence de presse incriminée. Quant à l’avocat du MRAP, il a carrément réclamé contre Gollnisch une peine de prison ferme.

Les parties civiles étaient d’ailleurs fort nombreuses : le MRAP (à la fois le comité du Rhône

et l’association nationale), SOS Racisme (section

départementale et siège national), la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP), la Fondation pour la mémoire de la déportation, l’Union

nationale des internés et déportés. Me Alain Jakubowicz représentait la LICRA, l’Union

des étudiants juifs de France (UEJF) et l’Amicale des déportés d’Auschwitz-Birkenau,

des camps de Haute-Silésie et des militants du souvenir du Rhône. A la stupéfaction

générale, et à la grande fureur des autres parties civiles, il s’est désisté après six heures

d’audience, au cours du procès, dès que le numéro deux du FN a accepté personnellement une déclaration consignée par la greffière à la demande de l’avocat de la LICRA,

reconnaissant que « l’extermination organisée des juifs d’Europe par le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale constitue un crime contre l’humanité non contestable

perpétré notamment par l’utilisation des chambres à gaz ».

Jugement le 18 janvier 2007.

légende d’une photo représentant l’entrée

du camp d’Auschwitz. C.Q.F.D.

Tout est de la même veine !

R. : Précisément Me Alain Jakubowicz

s’est retiré du procès après votre reconnaissance explicite de l’“Holocauste”,

indiquant à la sortie de l’audience : « Cet

aveu public est la plus belle des victoires

qui puisse être faite aux parties civiles ». Et

Le Progrès du 8 novembre a titré en une :

« Shoah : Gollnisch admet le crime ».

Après deux ans de lutte acharnée et la

perte pour cinq ans de votre chaire à

l’université Lyon III, n’avez-vous pas

l’impression d’un formidable gâchis ?

B.G. : Me Jakubowicz prétendait que, si je

faisais une telle déclaration, il en serait

“satisfait”. Je l’ai poussé dans ses retranchements jusqu’à ce qu’il veuille bien admettre

que “satisfait”, pour une partie civile, cela

ne pouvait avoir d’autre sens que de se retirer de l’audience. Il serait apparu d’une

totale mauvaise foi s’il ne l’avait pas fait. Il

faut bien qu’il exprime sa satisfaction, ne

serait-ce que par rapport à ses clients qu’il

n’a pas eu le temps de consulter avant de

s’engager ainsi.

LIBERTÉ POUR L’HISTOIRE !

Si vous vous reportez aux quelques

réponses et déclarations publiques que j’ai

pu faire depuis vingt ans sur tout ce qui

touche à la Seconde Guerre mondiale, vous

n’en trouverez aucune où je nie l’existence

des chambres à gaz homicides. En ce sens,

il n’y a donc rien de nouveau.

En revanche, j’étais et je demeure plus que

jamais favorable à la plus totale liberté de

recherche et d’expression sur tous les sujets.

Reconnaître sans équivoque un événement

est une chose ; interdire d’en discuter sous

peine de sanctions pénales en est une autre.

Ceci vaut aussi bien pour l’histoire de la

deuxième guerre mondiale que pour celle de

la première (massacre des Arméniens) ou de

la décolonisation. Je trouve donc tout à fait

scandaleux que, dans des pays qui se disent

attachés aux libertés et au pluralisme, l’on

condamne à des amendes ruineuses, des

dommages et intérêts exorbitants, voire pire

encore à des peines de prison des historiens

et des chercheurs dont les travaux et les

conclusions ne sont pas conformes aux

dogmes de l’histoire officielle.

Propos recueillis par

Jérôme BOURBON.

Bruno Gollnisch : “Un procès où Kafka le dispute à Ubu”

Alors que Michèle

Alliot-Marie s’apprêtait à témoigner (onze

heures durant) devant

les juges Henri Pons

et Jean-Marie d’Huy

sur son implication

éventuelle dans la

ténébreuse affaire

Clearstream, on apprenait une nouvelle

incroyable : les agendas 2003 et 2004 de

Dominique de Villepin, dont les mêmes

magistrats avaient demandé communication afin de vérifier les affirmations du

général Rondot, chargé d’une enquête

sur Sarkozy, sur ses rencontres avec le

ministre, n’auraient « pas été conservés ». Et

détruits également les agendas des secrétaires particulières du ministre quand

celui-ci officiait au Quai d’Orsay. Il paraît

que cela correspondrait « aux pratiques suivies depuis de longues années dans ce ministère ».

Possible, mais très stupéfiant, surtout

pour une période si récente. Une chose

est sûre : Villepin ne pourra plus désormais publier ses Mémoires de diplomate

puisque des pièces essentielles lui manqueront. En tout cas officiellement.

Déjà, d’ailleurs, sa mémoire flanche : à

l’occasion de sa visite à Colombey, le

Premier ministre, dont le père était en

poste à Caracas, s’est vanté d’« avoir joué

sur les genoux du Général, à l’occasion d’un

voyage de Charles De Gaulle en Amérique

latine ». Villepin est né en 1953,

De Gaulle se rendit au Venezuela en

1964. 11 ans, c’est un peu vieux pour

jouer sur les genoux d’un étranger.

Villepin en flag’ de mensonge

Rédaction — Administration

Tél. : 01-53-34-97-97 — Fax : 01-53-34-97-98

Fondateur-directeur (1951-1970) : René Malliavin

Directeur (1970-1973) : Pierre Dominique

Directeur (1973-1983) : Maurice Gaït

Directeur de la publication et de la rédaction,

Editorialiste : (Mme) Camille-Marie Galic

CONSEIL DE RÉDACTION :

J.-P. Angelelli, P.-P. Belesta,

J. Bourbon, Chard, J. Langlois,

Cl. Lorne, Petrus Agricola, R. Versais.

Les manuscrits ne sont pas renvoyés — Il n’est

pas tenu compte des lettres et courriels anonymes.

ABONNEMENTS : 2 ans : 176 € — 1 an : 104 € — 1 an

avec reliure : 134 € — 6 mois : 58 € — 3 mois : 33 € —

Soutien : 160 € — Propagande : 192 € — 80 € pour étudiants et chômeurs.

ETRANGER : 6 mois : 68 € — 1 an : 115 €.

● Supplément par avion : 21 €.

● Reliure : 30 € au guichet, 36 € franco.

● Pour tout changement d’adresse joindre 1,60 € et la

dernière bande (ou indiquer l’ancienne adresse). Ecrire

nom et adresse en CAPITALES. Délai dix jours.

Règlement par chèque établi sur une banque

domiciliée en France, à l’ordre d’Editions des

Tuileries ou virement à notre compte :

La Banque Postale FR69 3004 1000 0104 5321

9K02 023 (BIC = PSSTFRPPPAR).

SARL “Editions des Tuileries”, au capital de 51 900 € pour 99 ans, à partir du 20 mai 1949. Maquettiste : Bruno Archier — Imprimerie : Rotos 93, 3 rue du Parc, 93155 Le Blanc-Mesnil cedex — Dépôt légal : à parution — Principaux associés : M.-L. Wacquez,

J.-B. d’Astier de la Vigerie, F. Pichard. Gérant : Quitterie Saclier de la Bâtie. CPPAP n° 0208 I 82763, ISSN n° 0035 56 66.

1, rue d’Hauteville, 75010 Paris

www.rivarol.com

COURRIELS : Rédaction : galic@rivarol.com

Administration : contact@rivarol.com

CCP Editions des Tuileries : 4532.19 K

AGENDA ☞ 17 novembre à Paris 14e (Cité internationale universitaire, Fondation Deutsch de la Meurthe, 37 bd

Jourdan). « De Ronsard à Eluard », récital de poésie

par Philippe Lejour, ancien de la Comédie Française.

Soirée organisée par Anne Brassié et Didier Rochard.

Entrée libre.

☞ 18 novembre à Paris 13e (librairie Primatice,

10 rue Primatice, de 14h30 à 18h). Georges Dillinger signe son livre : « Désacralisée, la France

devient folle ».

☞ 18 novembre à Sint-Pieters-Leeuw (Bruxelles

Ring ouest, sortie 16, Château Coloma, de 12h30 à

19h). Journée « Solidarité des Européens » avec

H. van Laethem, F.-X. Robert, R. Steuckers, A. Escada,

O. Bonnivard, P. Vial, etc. Rés. 03/236-76-49 ou

0472/28-10-28 ou <georges.hupin@skynet.be>.

☞ 19 novembre à Paris (Notre Dame, 15 h). Messe

en mémoire des millions de victimes des famines

organisées en Ukraine (1921-1922 et 1932-1933).

☞ 20 novembre à Paris 5e (Mutualité, 20 h). Soirée de

conférences sur le thème « La Tradition, notre bien commun », organisée par l’Institut du Bon Pasteur. Part.

10 €. Rens. Centre St-Paul, 12 rue St-Joseph, 75002

Paris. 01-40-26-41-78 ou <ordistpaul@free.fr>.

☞ 23 novembre à Paris 16e (Place du Trocadéro,

19 h). Rassemblement à l’appel du collectif « Souviens-toi de Budapest ». Rens. <victoire34@europaegentes.com>.

☞ 24 novembre à Mézières-sur-Oise (« Le Robinson », 20 h). Dîner-débat avec Marine Le Pen. Part.

20 €. Rés. FN-Aisne : 03-23-67-65-95.

☞ 24 novembre à Paris 5e (St-Nicolas du Chardonnet, 19h15). Messe célébrée par l’abbé Beauvais à la

mémoire du général Franco. Cercle Franco-Hispanique, 4 bis rue Caillaux, 75013 Paris.

☞ 25 novembre à Paris 7e (salle municipale, 7 rue

Jean Nicot, de 11 à 17h30) et 26 novembre à Rambouillet (hôtel Ibis Le Bel Air, RN10, de 11 à 17h30).

Journées du Livre sur l’œuvre française et l’armée

en Afrique du Nord organisées par Mémoire de notre

Temps. Nbreux auteurs présents.

☞ 25 novembre à Sion (hôtel Ibis, Avenue GrandChampsec 21, à 17h15). Assemblée Générale du Mouvement Chrétien Conservateur Valaisan. 18h30 : conférence de Me Eric Delcroix sur « Décadence du droit,

partialité du juge et viol des consciences ». 20h30 :

repas (35 FS + boissons). Rés. au Mouvement, CP 200,

CH-1926 Fully. Tél. 027/746-31-76 ou 078/ 634-77-07

N° 2786 — 17 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 5

E N L’AN de grâce 2006, la couleur

du socialisme français n’est plus

celle du drapeau rouge : c’est le

jaune des panneaux de circulation restreinte, et son mot d’ordre n’est plus « A

bas la bourgeoisie ! » — quoi de plus

“bobo” (“bourgeois-bohème”) que les

socialistes parisiens ? — mais “Déviation”, « Voie unique » ou « Circulation

alternée ». Quand on arrive dans une ville,

à quoi reconnaît-on qu’elle a un maire

socialiste ? A ce qu’elle met

en place un tramway — et ça

se voit tout de suite : non

seulement les automobilistes, race honnie (au fait,

est-ce que Delanoë va à son

bureau à pied ? ou à vélo ?),

mais aussi les piétons sont

contraints à des cheminements labyrinthiques, et ce n’est pas par

humilité que les gens y ont les yeux baissés : c’est pour ne pas se tordre les pieds.

Il y a, c’est vrai, quelque chose d’authentiquement socialiste là-dedans : on nous

promet un avenir radieux. Aujourd’hui on

s’empoisonne la vie, mais quand viendra

le Grand Soir de l’inauguration, alors, là,

qu’est-ce qu’on va s’éclater !

PLUS D’IMPÔTS,

PLUS DE POLLUTION,

DANS DES VILLES PARALYSÉES

Certes, il n’y a pas que les tramways

socialistes à être empoisonnants : celui de

Juppé à Bordeaux, a accumulé les

déboires. Maintenant il marche bien, nous

dit-on — et les électeurs n’en ont pas

voulu à Juppé, ce qui doit rassurer Delanoë

et ses émules. Mais quels sont les avantages du tramway ? Un seul : il transporte

beaucoup de voyageurs (sur les boulevards

des Maréchaux, à Paris, le tram, de 43

mètres de long, pourra transporter 304 personnes, contre 100 dans un bus assurant le

même parcours aujourd’hui) moyennant

peu de personnel de service ; grande économie en budget de fonctionnement —

théoriquement, car le jour de sa mise en

service, la R.A.T.P. et les autres régies de

transports publics vont-elles mettre à la

porte les chauffeurs de bus surnuméraires ?

C’est statutairement et socialement impossible. Alors, que devient l’économie de

personnel ? En revanche, l’investissement

(en achat de matériel, et surtout création de

voies), bien supérieur à ce qu’aurait coûté

un simple renforcement des bus, va peser

longtemps sur le budget des malheureuses

villes roses : selon 20 minutes du 16/10,

l’endettement de la capitale, par tête d’habitant, aura augmenté de 55 % pendant la

mandature de Delanoë — qui, selon

Le Parisien du 17, est « d’accord pour une

hausse d’impôts en 2008 », c’est-à-dire

une fois réélu.

La pollution ? Le tramway, indirectement

mais indéniablement, l’aggrave, en obligeant les voitures à rouler au pas (ah, à

Paris, les boulevards des Maréchaux pentrois fois moins souvent. Une manif (et

Dieu sait si elles sont fréquentes !) ? On

détourne le bus. Allez détourner le tram…

Et quand les rails sont gelés, plus de tram

(voyez Grenoble en hiver).

ET LES ACCIDENTS ?

Et puis, faire circuler un train en pleine

ville — car c’est bien de cela qu’il s’agit —

n’est pas sans danger. Les accidents de bus

sont rares, et rarement graves : le bus

manœuvre pour éviter l’obstacle, et il freine

efficacement. Le tramway ne peut faire ni

l’un ni l’autre (autrefois, le wattman avait à

sa disposition un levier pour lâcher du sable

devant ses roues en cas d’urgence !) ; les

accidents seront

sans doute rares,

mais s’il y en a, ils

seront graves. Dans

les grandes avenues avec circulation de tramways et

de voitures, les uns

et les autres en

double sens, la

signalisation par

feux tricolores est

différente pour les

uns et les autres, ce

qui risque d’égarer

le piéton et met sa

vie en danger.

Un tramway peut

rendre service ici

ou là, et sans doute

tel ou tel de nos

lecteurs nous dirat-il qu’il est satisfait de celui qui

passe devant chez

lui. Celui de Strasbourg, ancêtre des

autres tramways

socialistes, reste

discret. Au

contraire, leur multiplication va compliquer la vie de

tout le monde. Connaissez-vous Amsterdam ? Au sortir de la gare, l’enchevêtrement

des voies panique le touriste, qui craint de

revenir de là avec un pied en moins.

En fait, la seule utilité des trams socialistes est politique : ils cimentent les majorités de gauche, en empêchant les Verts de

faire défection (1). Et les communistes euxmêmes deviennent sensibles à la démagogie écolo : l’une des « 119 propositions »

du parti communiste pour 2007 laisse

entrevoir l’abandon du nucléaire, ce qui

nous mettrait à la merci du gaz russe et

algérien. En outre, le mot “socialisme” ne

recouvrant plus aucun contenu, reste l’écologie, ou du moins cet ersatz tapageur et

coûteux, symbolisé par le « gazon

maudit » de Delanoë, type du gadget-alibi,

qui flatte l’électorat urbain “bobo” des

nouveaux beaux quartiers (Bastille,

VIe arrondissement de Paris…) à qui il

donne bonne conscience et qu’il ne gêne

pas, car ceux-là travaillent sur place.

Il y a longtemps qu’en ville on ne prend

pas la voiture par plaisir : depuis plusieurs

décennies c’est devenu une galère. Prétendre que les banlieusards mal desservis

par le train ou la R.A.T.P. pour leur travail

à Paris vont laisser leur voiture à un terminal pour prendre le tram est une utopie. On

gardera les embouteillages — aggravés —

et on aura les inconvénients du tram à la

place des commodités du bus (sans parler

de la surveillance que le chauffeur du bus

exerce, tant bien que mal, sur les voyageurs turbulents.).

Les socialistes avaient promis de « changer la vie » : oui — en pire.

Laurent COLLIGNON. _____

(1) Et même pas toujours : à la mairie de Paris,

l’imprévisible Vert Contassot vient de créer un

incident en s’opposant à l’abattage d’un arbre

sacrifié par le Vert Baupin au profit du tramway.

Ainsi jadis Maurras avait-il, par sa protestation,

sauvé un platane qui ombrage aujourd’hui

encore un quai de Seine…

dant les travaux — et encore après, quand

la surface de circulation est définitivement

réduite ! — et à Toulouse, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne, Le Mans où OuestFrance vient de consacrer une page au

désespoir des commerçants et de leurs

salariés…) D’ailleurs, contrairement à une

idée reçue, la circulation automobile

compte peu parmi les facteurs de

pollution — et si l’on voulait absolument

renoncer au pétrole, pourquoi pas le trolleybus ?

De toute façon, le tramway est très inférieur à l’autobus (et au trolleybus) pour la

souplesse. D’abord, la fréquence des passages : si un tram transporte l’effectif de

trois autobus, cela signifie qu’il passera

Depuis le 6 novembre, il est interdit aux

passagers des avions de prendre en cabine

des flacons (de lait démaquillant par

exemple) ou des tubes (de dentifrice) d’une

capacité supérieure à 100 ml, ces échantillons devant de plus être placés dans un

sac transparent scellé. Pas question, donc,

de se munir d’un quart d’eau minérale pour

affronter les retards prévisibles… Ces précautions, qui occasionnent des queues

impressionnantes, peuvent du reste se

révéler inutiles : du moment que des bars

restent ouverts en zone d’embarquement,

qu’est-ce qui empêchera un serveur complice de glisser un flacon de liquide explosif à un consommateur, ou à une « technicienne de service » de refiler discrètement

un produit verboten à un passager ?

Ces mesures draconiennes ont été adoptées dans l’Union européenne, y compris

sur les vols intérieurs des pays membres, à

la suite des attentats islamistes paraît-il en

préparation à l’aéroport londonien d’Heathrow où ils auraient fait, en cas de succès,

des centaines de victimes.

Toutefois, comme l’a rappelé à juste titre

Jean-Gilles Malliarakis sur son site

<europe.libre.com>, « ce sont les hommes

et non les tubes dentifrices qui sont porteurs de violence ». A preuve « l’horrible

affaire des incendiaires du bus 32 à Marseille où a été grièvement brûlée une étudiante sénégalaise » (dont l’état vient de

s’aggraver) ou encore, écrit Mallia,

« l’événement non moins scandaleux survenu dans le métro parisien le 31 octobre »

et relaté seulement par Le Parisien (du

4 novembre) : à savoir l’irruption d’une

« centaine de vandales » déchaînés sur les

lignes 4 et 12 de la RATP

entre Château-Rouge et

Marcadet-Poissonnier où ils

se sont attaqués à de paisibles usagers, insultés,

dévalisés, molestés et violentés. De manière purement

gratuite puisque, après leur

intervention, les CRS

devaient découvrir dans les

couloirs du métro « un cimetière de téléphones portables » jetés à terre et fracassés.

Aucun journal “sérieux” n’a repris l’information du Parisien, venue pourtant

« de la bouche du cheval » (des machinistes, encore traumatisés). Et pour

cause, ni la fausse droite ni la vraie

gauche n’y ayant intérêt. Villepin et Sarkozy parce qu’est une fois de plus étalée

leur incompétence à la lumière de cet

“incident” dont les victimes sont sorties

pantelantes, les Verts et le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë puisqu’ils

peuvent difficilement, après ce rezzou

d’une violence inouïe, prôner la supériorité des transports en commun.

Sécurité aérienne… et panique dans le métro

BAGAGISTES ET

DJIHADISTES ?

Il y a deux semaines, le terrible M. Sarkozy annonçait le retrait de leur accréditation pour plusieurs dizaines d’employés

de l’aéroport de Roissy « pour des raisons de

sûreté liées à des risques terroristes » ; ces salariés, pour la plupart bagagistes, auraient

en effet été fichés par la DST comme islamistes ou proches des djihadistes. Les suspects, ainsi privés techniquement de leur

emploi puisque, faute de laissez-passer, ils

ne peuvent rejoindre leur travail, protestaient aussitôt et hurlaient au racisme antimusulman, soutenus en cela par les associations habituelles et les syndicats,

notamment la CFDT.

Huit de ces employés déposaient

d’ailleurs un référé contre Nicolas Sarkozy et le préfet de Seine-Saint-Denis

devant le tribunal de Bobigny. Avec succès puisque deux d’entre eux, Abdelhamid Kalai et l’Algérien Abdelhazak

Rabehi, qui affirme avoir « été sali », ont

récupéré leur badge dès le 8 novembre, et

ce n’est qu’un début.

Si, ce qu’à Dieu ne plaise, un attentat est

commis impliquant la responsabilité

d’agents ayant accès aux soutes des

avions, qui sera responsable et coupable ?

La tramwaycratie, ou le socialisme sur les rails

Tous les deux ans ont lieu les élections des représentants étudiants dans la gestion

des Œuvres universitaires (restaurants, cités universitaires, etc.). C’est l’occasion de

mesurer l’audience des diverses confédérations étudiantes, UNEF et autres ; c’est

aussi, ce qui compte beaucoup, un critère pour la répartition entre elles des subventions de l’Etat.

En 2006, ces élections étaient fixées au mois de mars. Là-dessus est arrivée la crise

du CPE : facs bloquées, appel de l’UNEF à boycotter les élections, urnes volées et

autres “incidents” qui perturbèrent le scrutin.

Quand celui-ci fut dépouillé, on s’aperçut que l’UNEF, cette fois, n’arrivait qu’en

deuxième position, loin derrière sa concurrente apolitique, la FAGE : certes la participation électorale était moitié plus faible qu’en 2002, mais le scrutin était équitable,

des partisans de l’UNEF ayant voté malgré la consigne de boycottage, et surtout les

étudiants inquiets pour leurs examens s’étant défoulés dans les urnes à défaut de

pouvoir faire lever le blocus des cours.

Mais l’UNEF, que la répartition des subventions frappait dans ses œuvres vives,

vient d’obtenir des tribunaux administratifs l’annulation des votes dans plusieurs

Académies (Paris, Créteil, Lyon, Nancy-Metz, Toulouse, Dijon, Poitiers — et d’autres

procès sont en cours), et elle obtiendrait même des dommages-intérêts !

Ainsi les confédérations légalistes (FAGE et PDE principalement) se voient-elles

privées de la victoire qu’elles avaient obtenue en jouant le jeu loyalement, tandis que

l’UNEF obtient le droit de rejouer la partie qu’elle a elle-même sabotée ! Quelles

considérations ont pu pousser les juges administratifs à mépriser non seulement le

bon sens, mais surtout la vieille règle de Droit Nemo auditur propriam allegans turpitudinem : « Nul ne peut tirer argument de ses propres méfaits » ?

Page “Faciès” de l’album de Chard

LA FRANCE MÉTISSE DE A À Z — 5 € l’exemplaire ou 7 €

franco. Les 4 : 18 € ou 22 € franco. Dédicace sur demande.

Chèque à Editions des Tuileries: 1 rue d’Hauteville — 75010 Paris.

UNEF et tribunaux administratifs :

la prime aux fauteurs de désordre

et qu’à de multiples reprises, les différents

gouvernements israéliens se sont pourtant

engagés auprès des Etats-Unis à évacuer.

En revanche, son entrée dans le gouvernement Olmert a correspondu comme par

hasard au déclenchement de l’offensive

militaire de Tsahal à Gaza, considérée

comme un durcissement pour effrayer les

populations. On est encore loin bien sûr de

la stratégie à la russe en Tchétchénie, appelée de ses vœux par Liebermann (originaire

de Moldavie), surtout qu’à Gaza, contrairement à Grozny, il y a des journalistes.

L’image de tirs sur des femmes voilées tentant de couvrir une “évasion” d’activistes

bloquées dans une mosquée a fait le tour

du monde. Les “gros” media toujours très

féministes n’ont pas approuvé ce comportement des Israéliens, même s’il est évident que ces pauvres femmes ont, comme

pour le port du voile, été largement instrumentalisées et envoyées volontairement

vers la boucherie. Le port du niqab n’est

certes pas un brevet de pacifisme et même

de moins en moins. Une kamikaze palestinienne s’est d’ailleurs fait exploser près de

soldats israéliens dans la bande de Gaza,

blessant l’un d’eux.

« Nuage d’automne » s’est donc provisoirement retiré mais reste très menaçant dans

le ciel palestinien, qui a d’ailleurs bien du

mal à se dégager, notamment sur le plan

politique. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et les négociateurs du Hamas sont parvenus à un accord

de principe pour la formation d’un nouveau gouvernement, mais les deux parties

doivent encore régler certains détails

importants, a annoncé un ministre appartenant au Mouvement de la résistance islamique. Selon la proposition de compromis,

l’actuel cabinet dirigé par le Hamas céderait la place à un gouvernement d’experts

dans l’espoir de le rendre acceptable vis-àvis de l’Occident et de mettre un terme à

l’interruption de l’aide internationale, qui

handicape tant la direction palestinienne

depuis des mois puisqu’elle ne peut plus

payer fonctionnaires et policiers.

Ainsi le Hamas désignerait huit ministres

et le président Mahmoud Abbas quatre, les

autres portefeuilles étant distribués à des formations plus petites. Le nouveau Premier

ministre serait également désigné par le

Hamas. Attendons.

POURQUOI IL FAUT

FAIRE TAIRE SADDAM

La condamnation à mort de Saddam Hussein a renforcé le communautarisme confessionnel musulman et la fracture fanatique

entre sunnites et chiites. Ainsi les Palestiniens du Hamas dénoncent dans des manifestations cette condamnation, alors que les

chiites libanais proches du Hezbollah et

donc de l’Iran auraient plutôt tendance a

s’en réjouir. Ce procès et son issue rendent

plus difficile un front du refus entre radicaux

de confessions opposées en Irak certes, où

les zones chiites ont explosé de joie à l’annonce du verdict, mais pas seulement. Des

vétérans de la guerre Iran-Irak (1980-88)

aux officiels en passant par des jeunes qui

n’ont pas connu le conflit, l’Iran a applaudi

la peine de mort prononcée contre Saddam

Hussein, mais tout en demandant que les

crimes de guerre contre l’Iran ne soient pas

oubliés. L’an dernier, la justice iranienne a

déposé une plainte contre Saddam Hussein,

notamment pour crime contre l’humanité et

usage d’armes chimiques. Certaines puissances (suivez notre regard vers l’Elysée et

la Maison-Blanche) ne veulent cependant

pas que ce dossier soit ouvert car, dans ce

cas, elles seront aussi mises en cause pour

leur soutien à Bagdad durant ce conflit si

meurtrier, estime-t-on à Téhéran où l’on

redoute en fait une exécution rapide, commanditée depuis Washington pour que Saddam Hussein ne parle jamais de l’essentiel :

l’utilité qu’il représenta pour de nombreuses

capitales occidentales pendant les années 80

de l’autre siècle, et les appuis dont il bénéficia alors au plus haut niveau.

“NE PARDONNER JAMAIS,

N’OUBLIER JAMAIS”

Discuter du fond en prenant en compte le

contexte et toutes les responsabilités et surtout empêcher de nouveaux crimes, voilà

quelle devrait être la ligne de conduite

pour apaiser les haines qui menacent la

paix de la région et du monde. On en est

bien loin. La justice à géométrie variable

et la vengeance en robe de magistrat ont encore de beaux jours

devant elles. Ainsi en Syrie — où

la condamnation à mort de Saddam a été mal accueilli, en général malgré les rivalités entre partis baasistes —, on reparle

d’Aloïs Brunner.

No comments:

Post a Comment

اكتب تعليق حول الموضوع