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11/21/25

 


Les rédacteurs de cette revue venaient pour

la plupart comme des non-conformistes de

droite des années 1930-40, surtout des

maurrassiens, mais pas orthodoxes. Rejoints

à Vichy après la défaite par des non-conformistes de gauche, dont Gaït, groupés autour

de Gaston Bergery. Le patron de la revue

était René Vincent, directeur de la censure à

Vichy (étonnant !), lui-même protégé par

Paul Marion, secrétaire géneral à l’Information. Idées se disait fidèle au Maréchal et à la

Révolution nationale mais défendait une

ligne plus dure. Ce qui lui permettait de critiquer ou de nuancer certains côtés “passéistes” du vichysme et de combattre à travers les organismes de jeunesse

les infiltrations démochrétiennes ou spiritualistes. Mais

la diversité des auteurs permit

l’expression d’opinions contradictoires. Notamment sur l’enseignement et la culture.

Sur le plan extérieur, Idées

n’est pas collaborationniste

mais en 1944 (le dernier

numéro de juillet n’est jamais

sorti), elle prit parti contre les

Anglo-Saxons et les « mongols

motorisés », selon l’expression

de Sentein.

Pour Pascal Ory, qui a donné

une préface acide mais relativement modérée, et Antonin

Guyader, on peut résumer

Idées comme « mêlant une posture révolutionnaire et un fond réactionnaire ».

En tout cas, les analyses de l’auteur traduisent une volonté d’éviter la diabolisation habituelle quand on traite de Vichy et de ses courants.

D’autant qu’après 1945, nombre des

auteurs d’Idées se sont dispersés et parfois

sont devenus célèbres. Et même des autorités, tel François Gravier spécialiste de l’aménagement du territoire, Jean Maze dénonçant le “système” (De Gaulle lui piqua le

terme) de la IVe République, Kleber Haedens, écrivain et critique, Jacques Laurent —

qui a pas mal “gazé” sur cette période dans

son Histoire Egoïste. Bref, dans des milieux parfois différents

comme le réseau de la Fédération d’André

Cinéma

Entre fous rires et frissons, deux films

d’auteur aux antipodes l’un de l’autre

parmi les toujours trop nombreuses nouveautés à l’affiche : Scoop de Woody

Allen et Le Labyrinthe de Pan de

Guillermo Del Toro.

Son exil européen sied à merveille à l’inspiration de Woody A., 70 ans. Après nous

l’avoir joué cynique et dramatique dans le

très noir Match Point, il effectue dans

Scoop un retour à ses sources, celles du

pur burlesque. Certains pisse-froid de la

critique institutionnelle n’ont pas apprécié

du tout son 37e opus, pourtant l’un des

plus imaginatifs de sa riche carrière.

L’intrigue policière rocambolesque,

mâtinée de suspense hitchcockien et de

comédie fantastique à la René Clair, n’a

d’autres prétentions ici que de faire rire

le bon peuple, sans l’assommer de profondes pensées sur l’humaine condition.

Particulièrement en verve, Woody Allen

reprend son personnage type de gringalet geignard et hypocondriaque, bourré

de complexes. Ici, un prestidigitateur juif

américain de troisième ordre, Sid Waterman alias Splendini ; en tournée à

Londres, il fait, au cours d’un de ses

minables spectacles, apparaître à Sandra

Pransky, une jeune étudiante en journalisme qui s’était prêtée à son numéro (sa

nouvelle muse, la radieuse Scarlett

Johansson), le fantôme d’un célèbre journaliste d’investigation décédé mais têtu

et bien décidé à lui fournir le scoop de sa

vie : l’identité du « Tueur aux tarots », un

nouveau Jack l’éventreur qui terrorise la

capitale britannique. Splendini et Sandra

s’improvisent détectives et, se faisant

passer pour un père et sa fille, vont

mener l’enquête dans les milieux huppés

de l’aristocratie anglaise à laquelle

appartient le suspect numéro un, HughWolverine-Jackman.

A partir de ce canevas ludique, dont la

cohérence n’est pas le point fort, Woody

Allen reprend certains des thèmes et des

ambiances de Meurtres mystérieux à

Manhattan et de La Malédiction du scorpion de jade, et se lâche dans une ronde

hilarante de gags, de traits satiriques, de

métaphysique amusante et de rebondissements, ponctuant l’action de mots

d’auteur irrésistibles (exemple : « J’ai

été élevé dans la religion hébraïque, mais

je me suis converti au narcissisme »).

Pour ceux qui ne sont pas allergiques à

l’humour et à la logorrhée verbale de

Woody Allen, Scoop est l’un des films les

plus drôles de l’année.

Les discriminations ont la vie dure…

sur la Croisette où le cinéma de genre le

plus populaire qui soit, le fantastique,

n’est pour ainsi dire jamais représenté

dans la compétition officielle (seule

exception notable : L’invasion des profanateurs d’Abel Ferrara en 1992). Bien

qu’il ait été absent du palmarès, Le

Labyrinthe de Pan a été de l’avis général, l’un des films les plus remarqués à

Cannes cette année. Après deux grosses

machines hollywoodiennes à effets spéciaux (Blade 2, Hellboy), le Mexicain

Guillermo Del Toro renoue avec l’Espagne de la guerre civile au cœur de son

film le plus personnel, L’échine du

diable, pour un nouveau conte cruel sur

l’innocence enfantine en proie à la perversité des adultes.

Pour échapper à la méchanceté de son

beau-père, un capitaine de l’armée franquiste — évidemment — qui traque sans

pitié les derniers résistants républicains

(l’acteur catalan Sergi Lopez en fait des

tonnes dans l’ignominie et le sadisme), la

petite Ofelia, 13 ans, se réfugie non pas

comme Alice, au pays des merveilles,

mais dans le monde des ténèbres de Pan,

le faune monstrueux, qui va lui imposer

trois épreuves périlleuses. La réalité est

infernale mais la féerie est cauchemardesque.

Le Labyrinthe de Pan est désolant de

conventionnel et plutôt risible dans la

peinture sans nuances de « l’horreur

ultime » (sic) qu’est le fascisme aux yeux

du réalisateur, mais son talent pour l’imaginaire poétique reprend du poil de la

bête (immonde) dans les séquences fantasmagoriques, d’une beauté visuelle et

d’une étrangeté envoûtantes. La petite

Ivana Baquero (Ofelia), fragile et pathétique, livre une performance saisissante

de bout en bout.

Patrick LAURENT.

De pitreries en féerie

SANGLANT

HALLOWE’EN

Désormais snobée en France où sa

dimension avant tout commerciale a

finalement été perçue, la fête de Hallowe’en continue de battre son plein outreAtlantique. Avec quelques dégâts collatéraux, comme à San

Francisco ou une

fusillade entre deux

groupes de fêtards éméchés et peut-être drogués

a fait plus d’une dizaine

de blessés graves, dont

des passants, selon la

police.

Redoutant des incidents, la police avait

pourtant décrété un couvre-feu à partir

de 23 heures.

AGENDA

☞ 11 novembre à Bourg-la-Reine (cimetière, 15h).

Cérémonie à la mémoire de tous les morts de l’Algérie Française organisée par le Cercle Jean BastienThiry (BP 70, F-78170 La Celle-Saint-Cloud. Tél/fax

01-39-18-45-05.)

☞ 12 novembre à Paris 5e (Mutualité). Fête de

Radio Courtoisie. Rens. 01-46-51-00-85 ou <radiocourtoisie.com>.

☞ 13 novembre à Paris 16e (Salons Etoile-Marceau, 79 bis av. Marceau, 17 à 21 h). Colloque de

l’Institut Néo-Socratique sur « Une politique au service de l’âme » avec Yvan Blot. Part. 10 €. Rens. 01-

45-03-04-94 ou <atheneion@free.fr>.

☞ 18 novembre à Paris 13e (librairie Primatice,

10 rue Primatice, de 14h30 à 18h). Georges Dillinger signe son livre : « Désacralisée, la France

devient folle ».

☞ 18 novembre à Sint-Pieters-Leeuw (Bruxelles

Ring ouest, sortie 16, Château Coloma, de 12h30 à 19h)

Journée « Solidarité des Européens » avec H. van Laethem, F.-X. Robert, R. Steuckers, A. Escada, O. Bonnivard, P. Vial, etc. Rés. 03/236-76-49 ou 0472/28-10-28

ou <georges.hupin@skynet.be>.

☞ 19 novembre à Paris (Notre Dame, 15 h). Messe

en mémoire des millions de victimes des famines

organisées en Ukraine (1921-1922 et 1932-1933).

☞ 19 novembre à Bruxelles (Maison des Ailes,

1 rue Montoyer). Journée d’hommage à Marcel

De Corte. 12h30 : déjeuner. 14h : exposés de Jean

Claude Absil, Gérard Picard et de l’abbé Alain

Lorans. Stands de livres. Part : 5 €. Avec déjeuner

(facultatif) : 30 €. Rés. Belgique et Chrétienté, tél.

02-503-55-21. Covoiturage possible à partir de Paris.

Rens. M. Lambert, 01-40-39-92-06.

☞ 20 novembre à Paris 5e (Mutualité, 19 h). Soirée de

conférences sur le thème « La Tradition, notre bien commun », organisée par l’Institut du Bon Pasteur. Part.

10 €. Rens. Centre St-Paul, 123 rue St-Joseph, 75002

Paris. 01-40-26-41-78 ou <ordistpaul@free.fr>.

☞ 24 novembre à Paris 5e (St-Nicolas du Chardonnet, 19h15). Messe célébrée par l’abbé Beauvais à la

mémoire du général Franco. Cercle Franco-Hispanique, 4 bis rue Caillaux, 75013 Paris.

☞ 25 novembre à Paris 7e (salle municipale, 7 rue

Jean Nicot, de 11 à 17h30) et 26 novembre à Rambouillet (hôtel Ibis Le Bel Air, RN10, de 11 à 17h30).

Journées du Livre sur l’œuvre française et l’armée

en Afrique du Nord organisées par Mémoire de notre

Temps. Nbreux auteurs présents.

☞ 25 novembre à Sion (hôtel Ibis, Avenue GrandChampsec 21, à 17h15). Assemblée Générale du

Mouvement Chrétien Conservateur Valaisan. 18h30 :

conférence de Me Eric Delcroix sur « Décadence du

droit, partialité du juge et viol des consciences ».

20h30 : repas (35 FS + boissons). Rés. au Mouvement, CP 200, CH-1926 Fully. Tél. 027/746-31-76 ou

078/ 634-77-07

☞ 9 décembre à Paris 10e (Espace Dubail, de 14h30

à 19h30). Réunion des « Amis de RIVAROL ».

N° 2785 — 10 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 11

Le modèle n’est donc pas toujours

important, dans l’art du portrait. Un

grand artiste peut faire, d’une bourgeoise quelconque, une figure inoubliable. Voyez la Mme d’Orvilliers

(née Robertine Tourteau) de David

(voir ci-contre), ou la Mme Duvaucey (née Antonia De Nittis)

d’Ingres. A moins que vous ne préfériez la demoiselle de l’affiche qui

signale l’exposition dans le métro

et ailleurs, la Miss Abington de

Reynolds, le pouce sur les lèvres, se

retournant sur sa chaise, bref pas

très comme il faut (c’est une

actrice), mais pas tout de même « à

califourchon », comme l’a vue le

critique du Monde, qui avait sans

doute bu un peu trop ce jour-là…

L’exposition du Grand Palais

regroupe les portraits en six salles,

selon un classement à la fois chronologique et thématique (par exemple :

« mise en scène de l’intime »), convaincant en gros, et contestable dans le détail,

comme toujours. Ainsi le visage grêlé

(raviné même) de Mirabeau (par

Deseine), la verrue de la comtesse de

Tournon (David), le kyste à la lèvre du

peintre David (seul le sculpteur Rude a

osé le montrer tel quel) renvoient à une

même tradition du portrait individuel réaliste que les Romains cultivaient déjà,

mais se trouvent ici dispersés sous

d’autres titres.

On n’a pas recherché l’originalité, la

trouvaille, et c’est tant mieux, car il est

bon de temps en temps de s’en tenir aux

chefs-d’œuvre. Bien sûr, il suffit d’aller

au Louvre pour voir le Voltaire nu de

Pigalle, le Marat de David, la petite

Louise Vernet de Géricault (on dirait un

Picasso de période bleue) ou le Monsieur

A quoi tenait le charme de Mme Récamier ? Ni la peinture, ni la sculpture ne

nous le diront jamais. David a renoncé,

préférant s’intéresser au mobilier ; même

la toile de Gérard est décevante, et, au

Grand Palais, les deux bustes présentés

montrent, l’un une grisette, l’autre une

triste Vestale (dans la même salle, au

contraire, on n’a pas de mal à comprendre

pourquoi, avec une telle prestance, Thérésia Cabarrus est devenue Mme Tallien,

puis princesse de Caraman-Chimay).

Bertin d’Ingres, magnifique point

d’orgue de l’exposition, mais, sortis de la

routine, mieux mis en valeur, ils retrouvent ici toute leur jeunesse. Je n’ai cité

que des Français. Ils dominent l’exposition, c’est vrai. Mais il y a aussi quantité

d’Anglais, d’Italiens, d’Allemands… et

Goya. En tout 142 pièces. Des petites,

des moyennes, mais surtout des grandes :

cela commence par les portraits d’apparat, en pied, de Louis XVI et George

Washington, et, à cheval, de George III.

Pourtant, le sentiment qui domine le

visiteur n’est pas l’admiration. C’est la

mélancolie. Tant de visages uniques, et

que l’on ne reverra jamais (ou transfigurés par la Résurrection). Les artistes euxmêmes en sont bien conscients : combien

de portraits posthumes, de portraits

devant une stèle qu’on enlace parfois

(Non immemor, etc…) ! Ou alors ces

roses dont on jonche le sol et qui vont

faner… Tout portrait parle de la fuite du

temps, de la vie éphémère, de l’implacable mort.

François LECOMTE. _____

Portraits publics/Portraits privés 1770-1830.

T.l.j. de 10 à 20h (22h le mercredi), sauf le

mardi et le 25 décembre. Jusqu’au 8 janvier.

(Ensuite à Londres de février à avril, à New

York de mai à septembre). Catalogue 49 €. (Le

Portrait de négresse de Mme Benoist a été

rebaptisé Portrait d’une femme noire, et la peintresse est consacrée grande ancêtre du MRAP.

L’époque veut ça…)

I

L EST convenable, obligatoirement

convenable, d’exalter l’islam. Paradoxe. En principe sont exclus du

convenable — du tableau de nos

“valeurs” — la foi religieuse (fantaisie

périmée), l’antiféminisme, la pratique des

châtiments corporels (main coupée, lapidation), l’interdiction de changer de religion, autant de signes réactionnaires insupportables à l’homme moderne. On fait

exception pour l’islam, dont on loue la

tolérance, et dont on célèbre le glorieux

passé (entre le IXe et le XIIe siècles). Certains regrettent que Charles Martel ait

vaincu à Poitiers.

D’où vient cet engouement ? Il y a ceux

qui ont pris ce parti dès la guerre d’Algérie, et justifient encore le terrorisme FLN.

Il y a l’effet de l’argent versé depuis des

années par l’Algérie, le Maroc, les Etats

pétroliers et qui a séduit bien des gens dans

la presse et l’édition. D’autres causes plus

fortes : la passion antichrétienne. On fait

l’éloge de l’islam pour rabaisser et affaiblir l’Eglise. La passion égalitaire et révolutionnaire dont il est un excellent vecteur.

Bruno Etienne l’a rappelé dans L’Islam

radical : « L’islam est la religion révolutionnaire par excellence. » Enfin, le plus

grave, un peuple déchristianisé par les

soins de la République depuis plus d’un

siècle a abandonné ses églises, mais le

besoin religieux demeure. Il peut être comblé par le voisinage d’un groupe fortement

dévot et qui veut répandre sa foi, d’ailleurs

simple.

Voilà bien des raisons qui expliquent le

parti-pris de nos intellectuels, et la louange

jusque dans les livres scolaires des beautés, de la grandeur et de la générosité islamiques. Vertus qui se sont montrées,

disent-ils, jusque dans ses conquêtes.

Louis Chagnon, qui a été diffamé et évincé

de l’enseignement pour avoir rappelé des

faits historiques de la vie de Mahomet (le

massacre d’une tribu juive), publie une

excellente mise au point sur ce premier

élan des fidèles mahométans qui leur fait

conquérir en onze ans la Palestine, l’Irak,

la Perse et la Syrie.

L’EPÉE ET LE BUTIN

Conquête rapide, de 633 à 644, que nos

“historiens” récents transforment en promenade. Jean-Paul Roux parle de peuples

qui «collaborent» parce qu’ils

accueillent des libérateurs. Même mot

chez René Kalinsky : « L’islam pouvait surgir. Le conquérant qui débarrasserait la Syrie du joug byzantin

était sûr d’être reçu en libérateur. »

Evidemment, ils reconnaissent

quelques massacres. Jean-Paul Charnay les justifie par « la nécessité de

liquider les irréconciliables à l’état de

paix, non de tuer des non-croyants. »

Vous ne voulez pas de ma paix, donc

je vous tue. Ces gens s’accordent pour

montrer le despotisme grec et perse, et

affirment que le christianisme était

imposé par Byzance. Avec l’islam on

a au contraire la liberté et la paix.

La réalité est tout autre. Dans les

années qui précèdent la ruée islamique,

de 603 à 628, Grecs et Perses se font la

guerre. Héraclius l’emporte à la fin et

rapporte à Jérusalem la vraie Croix,

prise par les Perses dans des combats

précédents. Mais les deux empires sont

sur le flanc, épuisés, appauvris, à peu

près désarmés. Ils ne prennent

d’ailleurs pas au sérieux les premières

incursions arabes : simples razzias des

Bédouins, comme il y en a périodiquement.

Et l’islam ne semble aux Byzantins qu’une

hérésie, comme il y en a déjà tant eu. Autre

faiblesse, les deux empires sont des civilisations urbaines et centralisées. En cas de

danger, les populations s’enferment dans

les villes, laissant l’envahisseur maître du

terrain et du ravitaillement. C’est que, chez

les Grecs comme chez les Perses, le peuple

est sans armes. On compte sur l’armée. Si

elle est battue, pas de recours. Et l’élan

arabe est soutenu par la vaillance des guerriers et d’excellents généraux.

Ne pas s’y tromper : le but des conquêtes

est le butin. Les pays envahis sont riches,

enviés par les hommes du désert. Il faut aussi

compter, sans doute, avec une poussée

démographique. Nombre des habitants des

oasis s’installeront en Palestine, en Irak, en

Perse.

Nos “historiens” passent sous silence

que ces contrées étaient peuplées en partie d’Arabes chrétiens. Pas plus qu’aux

Grecs et aux Syriaques, pas plus qu’aux

Perses, on ne leur avait imposé leur religion. Ces chrétiens n’avaient pas envie

d’être libérés de leur religion, et non plus

les zoroastriens de la Perse. Et, malgré

massacres et persécutions, les Arabes

chrétiens se sont maintenus jusqu’à nos

jours en Palestine, en Irak, au Liban. Il

est vrai qu’il y avait au VIIe siècle des

tensions entre le pouvoir byzantin et les

tenants de diverses hérésies, mais aucune

de ces sectes n’était prête à abandonner

le Christ. En Perse, les fidèles de

Zoroastre furent eux aussi pourchassés — et non pas libérés.

Les hommes de Mahomet se présentaient avec ce choix : se convertir, ou payer tribut ou se battre. Le

pillage était le premier résultat de la

victoire, et l’esclavage pour les vaincus qui n’avaient pas été tués. Khalid, un des grands généraux, parlait

ainsi : « Soldats, quand même Dieu

ne nous aurait pas ordonné de faire

la guerre sacrée nous devrions combattre les Perses pour leur enlever

ces contrées, dont nous sommes plus

dignes qu’eux. » Si la grande faiblesse des attaqués explique la rapidité de la conquête, il ne faut pas nier

une résistance souvent farouche. Le

siège de Jérusalem dura deux ans,

par exemple.

Louis Chagnon cite faits et documents d’après les textes arabes dont

nous disposons. En particulier La

Chronique de Tabari, qui date du

Xe siècle (elle a été rééditée en partie par Actes-sud). Ce n’est qu’en

second lieu qu’il s’appuie sur les auteurs

chrétiens.

_____

Louis Chagnon : Les débuts des conquêtes

arabo-musulmanes. 86 pages. 13 €. Ed.

Godefroy de Bouillon.

La conquête arabe

Farandole de portraits au Grand-Palais

par Georges LAFFLY

Ecrits de Paris

AU SOMMAIRE DE NOVEMBRE 2006

Jérôme BOURBON : Abolition de la peine de mort, progrès ou recul de la civilisation ? — René BLANC : Sarkozy, programme écologique de “rupture” ou stratégie d’esbroufe ? — Georges MAÎTRE : “Indigènes”, le bobard comme un art

orwellien — SOMMAIRE DES PRÉCÉDENTES LIVRAISONS — Jean CURUTCHET : Quelle paix pour le Pays basque ? — Carrefour des lecteurs — Xavier

EMAN : Savorgnan de Brazza, un héros très discret — Frédéric BARTEL :

Antoine de Rivarol, chroniqueur, pamphlétaire et moraliste — Nikita PROCOFIEFF : Les favorites de la IIIe République — Patrick LAURENT : Cinéma —

Du frivole au pompier — Bibliothèque — Notes de lecture.

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Chèques à l’ordre d’Editions des Tuileries

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Dès le jeudi, vous pouvez consulter

notre site Internet pour voir la une et

connaître le sommaire du n° à

paraître.

DIVINE surprise pour notre

Intelliguentsia, bien gênée

aux entournures par le calvaire de la Sénégalaise

Mama Galledou, atrocement brûlée à Marseille le 28 octobre lors

de l’incendie d’un bus municipal par des

« gamins des cités » (voir notre dernier n°) :

quelques heures plus tard, un autre “gamin”

(16 ans), cette fois de Clichy-sous-Bois,

était blessé à l’œil au cours d’une échauffourée avec la police, peut-être d’une balle

en caoutchouc tiré d’un flash-balls.

LE FUN ET LE FEU

Bien entendu, il y a une différence essentielle entre les deux drames : la jeune Africaine, étudiante en chimie à l’université

Paul-Cézanne (dont on a ainsi appris incidemment qu’elle avait pour doyen un

M. Ahmed Charaï), rentrait tranquillement

chez elle quand son bus a été

attaqué, « par mimétisme » nous

ont expliqué les quartiérologues

selon lesquels si les Jeunes

fichent le feu, c’est seulement

pour le fun et faire parler

d’eux — un passe-temps festif,

ludique, convivial en quelque

sorte. En revanche, que faisait

Jiade dans la rue à une heure du

matin, en train d’élever une barricade (ce qu’il a reconnu), alors

que ça chauffait sec entre lascars

et keufs qui, durement caillassés,

disent avoir utilisé leur flashballs en état de légitime défense ?

Selon Hassan, père de l’adolescent, celui-ci était un modèle de

douceur, un « garçon sérieux et

paisible qui fuit les

embrouilles ». Dommage que,

cette nuit-là, il ait préféré la baston aux bras de Morphée. Un bon

roupillon lui aurait évité de risquer l’éborgnement… mais cela aurait

aussi, il est vrai, privé les Belles

Consciences d’un sérieux argument contre

toute velléité de répression — on ne sache

d’ailleurs pas qu’elles aient jamais compati

aux malheurs de Le Pen qui lui aussi perdit

un œil, lors d’une campagne électorale

assez musclée.

ŒIL POUR ŒIL

De même n’a-t-on rien vu ni entendu

dans les media sur l’agression le 25 octobre

à son domicile parisien de Ginette Hess

Skandrani, respectable grand-mère qui,

croyant ouvrir sa porte à sa petite-fille, se

trouva devant deux malabars qui se précipitèrent sur elle, la cognant avec leur casque

de moto et la bourrant de coups de pied.

« Mes lunettes sont tombées et se sont brisées, et j’ai été aveuglée par le sang qui pissait à travers ma paupière éclatée. J’ai crié

tant que j’ai pu, mais ils ont continué à frapper pendant cinq minutes en me jetant par

terre et en renversant un banc et une

chaise », raconte la victime qui précise :

« L’un des deux a crié : “Tu sais pourquoi

on est là”. »

biennes, encore 10 000 pour SOS-Homophobie qui s’est pourtant déshonorée dans

l’affaire Nouchet, 10 000 également pour

« Au nom de la mémoire », 46 000 pour nos

amis de la LICRA (à croire que le gibier

antisémite se fait rare), 50 000 euros pour

l’Appel juif unifié de France, 60 000 pour le

Nouveau Centre communautaire juif de Paris, etc., nous

contribuables parisiens

sommes heureux de voir où

vont nos impôts locaux. Ceux

qui s’interrogeaient sur la

détermination de Bertrand

Delanoë à briguer un second

mandat en 2008 seront en tout

cas édifiés : s’il ne visait pas le vote-quin’existe-pas (celui des Gays lui étant

acquis), pourquoi le maire de Paris se montrerait-il si munificent ?

Car il y a encore plus pharamineux, qu’a

révélé Actualité juive le 26 octobre : pour

assurer « la protection de sites juifs sensibles » de la capitale, douze en tout dont

quelques synagogues, le Centre Rachi, les

sièges sociaux du CRIF, du Fonds social juif

unifié (à ne pas confondre avec la boutique

rivale, l’Appel juif unifié de

France arrosé plus haut), etc., la

Mairie de Paris travaillant en

« étroite collaboration avec les

Services de Protection de la

Communauté Juive (SPCJ) »

vient de débloquer

300 000 euros. Un « investissement exceptionnel » (c’est le

moins qu’on puisse dire) auquel

s’ajoutent « 200 000 euros pour

frais de fonctionnement

annuels ».

Un demi-million d’euros sur un

an ! On comprend que le SPCJ

salue bien bas ce « très beau partenariat », mais le jeu en valait la

chandelle : ce sont « 5 000

familles et des milliers de visiteurs par an dont il faut assurer

la sécurité ». Or, comme l’a dit la

première adjointe Anne Hidalgo

venue « expliquer les raisons

d’une telle implication de la

Ville » : « Comme vous, nous sommes

conscients et inquiets de la montée des actes

antisémites ». De son lit de douleur, sans doute Ginette

Hess Skandrani souhaiterait-elle que la très

féministe señora Hidalgo s’inquiète aussi de

la montée des agressions sémites. Autrement

plus traumatisantes pour les victimes que

l’abominable forfait perpétré à Pretzien et

qui vaut au Land de Saxe-Anhalt de figurer

au « tableau d’honneur de l’antisémitisme »

pour citer encore Actu J. Pensez donc, sept

malfaisants du « groupe d’extrême droite

Heimat Bund Ostelbien » n’ont-ils pas mis

le feu à un (je dis bien : un) exemplaire du

« Journal d’Anne Frank » ? Schnell ! le septuor a été aussitôt inculpé pour « incitation

à la haine raciale et insulte à la mémoire des

morts ».

Gageons qu’au final, l’autodafé de Pretzien

sera plus sévèrement puni que l’incendie du

bus massaliote où Mama Galledou a failli

perdre la vie tant est écrasant le poids du

dogme.

“L’HISTOIRE AU PAS DE LOIS”

Pourtant, quelques lueurs d’espoir apparaissent dans nos catacombes, comme si le

vote (très minoritaire) à l’Assemblée de

l’imbécile proposition de loi socialiste

punissant d’un an de prison ferme et de

45 000 euros d’amende toute contestation du

génocide arménien avait, après la polémique

sur un article de la loi du 23 février 2005 sur

« les aspects bénéfiques de la présence française en Afrique du Nord », fait prendre

conscience, y compris dans la Communauté,

de la monstruosité des « lois mémorielles »

intronisant une histoire officielle.

Invité de France Inter le 2 novembre,

l’écrivain Pierre Assouline a déploré

l’existence de la loi Gayssot. Sur le site

<www.claudereichman.com/articles/ilfau

tpunir.htm>, Florin Aftalion rappelait lui

aussi le 31 octobre que « les génocides

des Arméniens et des Juifs ne sont pas,

malheureusement, les seuls qui aient

ensanglanté l’histoire ». « Alors, s’interroge-t-il, pourquoi légiférer sur ces deux

génocides-là et pas sur d’autres comme

le génocide des Cambodgiens perpétré

par les Khmers rouges en 1975, ou celui

plus récent du Soudan ou un autre, plus

ancien, celui des Vendéens massacrés par

les colonnes infernales de l’armée républicaine ? Quels critères faut-il retenir

pour différencier les génocides dont la

négation devrait être sanctionnée des

autres dont la négation resterait

permise ? Le nombre de victimes ? La

date des massacres ? Les intentions des

bourreaux ? » Et l’économiste de

conclure : « Pourquoi notre Assemblée

nationale n’interdit-elle pas aussi la

négation du génocide ukrainien ? Parce

qu’ils n’y a pas assez de Français d’origine ukrainienne pour que nos politiciens

veuillent s’attirer leurs votes ? Ou parce

qu’elle ne veut pas fâcher le gouvernement russe en lui rappelant son devoir de

mémoire ? »

Quelques semaines plus tôt, dans un article

de Libération intitulé « L’Histoire au pas de

lois » et relevé et commenté par Robert Faurisson, Mathieu Lindon reprochait aussi au

PS sa proposition de loi liberticide et écrivait : « Le Parti communiste nous avait déjà

valu la loi Gayssot contre les négationnistes

du génocide juif par les nazis. Les historiens,

qu’on avait moins entendus au moment de

la loi Gayssot, commencent à s’indigner

sérieusement, craignant que leur discipline

doive désormais marcher au pas de lois… Il

n’est évidemment pas question de nier une

seconde le sort épouvantable que le

XXe siècle a réservé aux Juifs et aux Arméniens, mais, avant qu’une loi n’interdise de

nier l’efficacité de ces lois, disons que cette

manière de le conserver dans la mémoire

collective paraît contre-productive… Il n’y

aura bientôt plus que les aventuriers pour

faire des études, ceux qui ont le goût du

risque. »

Que le petit-fils de Raymond Lindon,

sanguinaire procureur-épurateur qui requit

la mort contre les journalistes Jean

Luchaire et Henri Béraud, condamne ainsi

la loi Gayssot est déjà intéressant. Mais si

l’on se reporte au numéro de Libération

(21 octobre) où a paru cet article en

page 36, on s’aperçoit qu’en page 37, traditionnellement dévolue à une personnalité française ou étrangère pour qu’elle y

tienne « Son Journal » de la semaine, l’invitée Lionel Shriver, journaliste américaine et auteur aux éditions Belfond de « Il

faut qu’on parle de Kevin », livre sélectionné pour le prix Femina étranger 2006,

tenait à peu près le même langage. Bien

entendu horrifiée par la « négation de

l’Holocauste », elle s’interroge

néanmoins : « Ne pourrions-nous pas

convenir que les faits sont les faits et qu’ils

n’ont pas besoin d’une protection particulière, qu’ils n’ont pas besoin d’être cloués

au sol de peur qu’ils s’envolent ? Est-ce

que l’on va bientôt criminaliser la structure de l’ADN ? »

QUEL PRÉSIDENT POUR

“LIBÉRER L’HISTOIRE” ?

Il y aura bientôt un an, que, à la suite de

Jacques Chirac nous jurant sans rire le

9 décembre 2005 qu’« il n’y a pas d’histoire

officielle en France », une vingtaine d’historiens de première grandeur lançaient la

pétition « Liberté pour l’Histoire » (1) qui fit

grand bruit et recueillit paraît-il plus d’un

millier de signatures avant d’être promptement oubliée. Pour le premier anniversaire

de leur initiative, pourquoi ces sommités

n’interpellent-elles pas tous les candidats à

l’élection présidentielle sur leur intention —

ou leur refus — d’abolir les lois mémorielles, et pourquoi la « communauté historienne » ne se prononcerait-elle pas clairement contre tout candidat renâclant à « libérer l’histoire » ?

Après tout, connaître l’avis du futur chef

de l’Etat sur ce sujet aurait plus d’intérêt que

de savoir s’il est pour la possibilité de fumer

dans les bars-tabac de campagne ou s’il

(elle) compte s’habiller chez Dior ou plutôt

Lacroix après son élection.

_____

(1) Voir RIV. du 16/12/05 et n° de février 2006

d’Ecrits de Paris où fut publiée le texte de la pétition avec les noms de ses initiateurs.

Chronique des territoires occupés

On croit en effet en avoir une idée. Aïeule

attentionnée et membre fondateur du mouvement des Verts (qui l’ont exclue), cette

Alsacienne épouse d’un Tunisien est aussi,

bien que juive, une « négationniste exemplaire » selon certains sites communautaires

et en tout cas une infatigable militante antisioniste : c’est elle qui, il y a deux ans, anima

une semaine durant des “sit-in” devant le

théâtre du Gymnase où était prévu un gala

de charité en faveur de Tsahal, ce qui lui

valut d’être interpellée plusieurs soirs de

suite bien que les (maigres) rassemblements

fussent des plus pacifiques — j’en témoigne,

puisque cela se passait devant nos bureaux.

Tétanisés, sauf sur les plans judiciaire et

médiatique, devant les gorilles de la Tribu

KA, les nervis de la Ligue de Défense juive

se seraient-ils revanchés sur la quasi-septuagénaire Ginette, évidemment moins redoutable ? Celle-ci ne se cache pas d’avoir

« tout de suite pensé à eux », d’autant que le

commando, composé de gaillards qu’elle a

ainsi décrits à la police : « environ 25 à

28 ans, assez grands, des cheveux noirs

courts, portant des blousons de cuir noir, de

type européen mais de peau un peu hâlée. Et

ressemblant à des séfarades de Belleville »,

savait très exactement où et qui attaquer. Et

attaquer avec assez de violence pour que sa

cible soit menacée de perdre son œil gauche.

Mais alors que la boutonnière faite sur la

veste du rabbin Farhi (par un Opinel venant

curieusement de la cuisine de la synagogue)

avait plongé dans l’indignation toute notre

Nomenklatura, on n’a entendu cette fois ni

déplorations ni cris d’orfraie. Vous avez dit

bizarre ?

DELANOË CANDIDAT

A SA SUCCESSION :

LA PREUVE PAR LE CRIF

Dans le dernier n°, daté du 1er au

15 novembre, de sa lettre confidentielle

Faits et Documents (BP 254-09, F-75424

Paris cedex 09), l’ami Ratier consacre son

rituel dossier aux « Subventions Delanoë »

dont Sodome et Israël sont les principaux

bénéficiaires : 35 000 euros pour Act Up,

23 000 pour le Festival de films Gays et lesbiens, 10 000 pour Cineffable (festival de

films uniquement lesbiens), autant pour

Archives, Recherches et Cultures lesRÉVOLTE JUVÉNILE ? NON, CRIME RACISTE

Quand, le 18 mars 2002, Jamel Rkaini, Hafnaoui Ouled Belkhir, Issam Ben Ghaouïa,

Walid Djelassi, Sophiane Megherbi et les frères Saber et Saïd Douaïfia, s’ameutent pour

préparer un cocktail Molotov et le jeter sur Thierry Thoméré, un vigile de l’hypermarché

Auchan de Saint-Herblain (Loire-Atlantique) qui survivra à ses brûlures mais abandonné

par sa compagne, handicapé et défiguré à vie malgré plus de trente opérations aussi douloureuses pour lui qu’onéreuses pour la collectivité, s’agit-il de la manifestation de Jeunes

furieux d’avoir été contrôlés ou d’un crime raciste prémédité et commis en bande organisée ? A l’issue du procès d’appel qui s’est déroulé devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine à

Rennes, l’un des accusés (Djalassi) a été acquitté, les autres étant condamnés à des peines

allant de trois ans de prison à 18 ans de réclusion criminelle — pour Hafnaoui Ouled Belkhir et Saber Douaïfia, considéré comme le “cerveau” de l’opération.

Aucune peine de sûreté n’a toutefois été prononcé au contraire de ce qui s’était passé

dans le cas de Michel Lajoye, qui va entrer dans sa 20e année de détention. Comme

quoi, pour la justice française, il est moins grave de s’attaquer à un jeune Breton et de

le mutiler à vie que de provoquer quelques bris de fenêtres et de tasses dans un café

arabe puisqu’il faut rappeler une fois de plus que le plasticage commis par Lajoye n’avait

causé que d’insignifiants dégâts matériels.

par

Claude LORNE

(Dessin de CHARD.)

3:HIKMPD=[UXUZ[:?c@r@i@q@a; M 02536 - 2786 - F: 3,05 E

Belgique, Luxembourg : 3,25 €

Canada : . . . . . . . . . . . . . 5,25 $

Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €

Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS

Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €

R I VA R O L

“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

N° 2786 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 17/11/2006

N° 2786 du 17 NOVEMBRE 2006

www.rivarol.com

tons après menace de procès. Voilà bienj

une scandaleuse préférence étrangère,

pour un profit à très court terme puisque

d’innombrables sous-traitants seront lésés

par le choix de Bombardier.

Comme ils le seront par la décision de

Renault de renforcer ses implantations en

Inde pour produire d’ici à 2012 un demimillion de Logan. Voitures en théorie

réservées au Tiers-Monde, mais que leur

bas prix rend très attractives dans une

France paupérisée, comme on l’a constaté

pour les Logan déjà fabriquées en Roumanie.

Et que dire de l’intention d’Airbus de

réduire le nombre de ses sous-traitants

de 80 % d’ici à 2010 pour diminuer ses

charges ? Rassurant, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a fait savoir

le 7 novembre qu’il s’agissait d’une

« simple hypothèse de travail » mais

Airbus a néanmoins confirmé qu’il projetait non seulement de passer de

3 000 à environ 500 fournisseurs, afin

de réaliser les 2 milliards d’euros d’économies nécessaires à sa survie après

la grave crise financière subie par

EADS à la suite des retards de livraison de l`avion géant A380, mais

aussi de « faire progresser de 50 %

son volume de sous-traitants installés dans les pays à bas coûts ».

Les optimistes diront sans doute que

le voyage récemment effectué par

Jacques Chirac en Chine a permis à

Airbus de doubler au cours du seul

mois d’octobre le total de ses commandes (508) depuis le début de l’année. Mais les Fils du Ciel n’étant pas

tombés de la dernière pluie, cela aura

un coût : la construction dans l’Empire

du Milieu d’usines d’assemblage, évidemment au détriment des ouvriers

européens et même d’EADS, puisque

l’expertise ainsi acquise par les Chinois leur permettra à l’évidence de

construire à leur tour très rapidement

des copies très acceptables des Airbus. Naturellement à prix cassés. Mais

qu’importent les chômeurs européens

du moment qu’après la double

annonce de l’usine chinoise et de la

mise à la casse des sous-traitants, le

titre EADS est reparti à la hausse (à

21,20 euros) ! Tout comme la radieuse

perspective d’un raz-de-marée de

Logan indiennes a fait flamber le titre

Renault à la Bourse.

LA VEILLE de son voyage à Colombey, Jacques Chirac avait, à l`occasion des 190 ans de la Caisse des

dépôts et consignations, présenté le dispositif « France Investissement » destiné

à doper les PME « les plus dynamiques »

et doté de 3 milliards d’euros sur six ans.

Non pas pour des aides directes mais par

l`apport annuel de 500 millions d’euros par

an à des « fonds de fonds », eux-mêmes

chargés de repérer les entreprises « à fort

potentiel ».

On voit bien quels seront les avantage

de cette nouvelle structure pour les innombrables copains à caser après les prochaines élections, présidentielle puis législatives. Mais sur quels critères les

“experts” choisiront-ils les entreprises « à

fort potentiel » ? Et, surtout, entre étranglement fiscal et délocalisations, combien

restera-t-il de PME performantes alors que

ceux-là mêmes qui prétendent défendre

l’exception entrepreneuriale française et

l’emploi français s’acharnent à ruiner l’industrie comme ils ont déjà presque totalement anéanti l’agriculture ?

RIVAROL.

<galic@rivarol.com>.

Procès de Lyon : Gollnisch s’explique

Les BBR… comme si vous y étiez

USA : Bush paye la facture irakienne

La France bradée

A U lieu d’em… bêter les 7 et

8 novembre les usagers de la

SNCF par une grève aux motifs

aussi multiples que légers, pourquoi les

cheminots en colère n’ont-ils pas bloqué Colombey-les-deux-Eglises où il

était prévu depuis longtemps que se

rendraient le 9 novembre Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Christian

Poncelet, Jean-Louis Debré et Michèle

Alliot-Marie ? Prendre en otages, au lieu

de voyageurs anonymes, les présidents

de la République, du Sénat, de l’Assemblée nationale et le Premier ministre,

soit les quatre plus hauts personnages

de l’Etat, voilà qui aurait eu de la gueule.

Et, comme on dit maintenant, « du

sens ». Mais la CGT étant depuis des

décennies complice du gaullisme, néo,

archéo ou crypto, c’est en toute quiétude que le pèlerinage a pu avoir lieu en

ce 36e anniversaire de la mort de

De Gaulle dans le village où s’élèvera

bientôt un “mémorial-musée” dont

Jacques Chirac a posé la première

pierre. Bonne occasion pour lui de célébrer le “visionnaire” qu’aurait été le fondateur de la Ve République dont « la

Constitution nous a permis de surmonter toutes les crises » comme de « faire

face aux extrémismes » et de flétrir

l’“irresponsabilité” des traîtres qui s’apprêteraient à « brader ce qu’il y a de

plus solide dans nos institutions ».

Le trait visait évidemment Nicolas Sarkozy — qui n’avait pas été convié à la

pieuse fiesta — et l’accusation est fondée.

Mais si le président de l’UMP est un bradeur potentiel, ne s’inspire-t-il pas en cela

de De Gaulle qui, lui, brada non pas une

simple Constitution mais une province

entière qui, abandonnée à un gang sans

foi ni loi sinon celle du profit personnel, a

depuis sombré dans la misère et le

chaos ? Et, d’ailleurs, ne peut-on en dire

autant du tandem Chirac-Villepin ?

Car l’exaltation par l’Elyséen du « héros

parmi les plus grands de notre histoire »

et de son « prestigieux héritage » auquel

« les Français se référeront encore et toujours » tombait d’autant plus mal que, foin

du « patriotisme économique » tant prôné

au début de l’année, Dominique de Villepin venait coup sur coup de couvrir plusieurs décisions fort peu “patriotiques”

comme, de Saint-Etienne où il s’adressait

au « peuple UMP », Nicolas Sarkozy ne le

lui a pas envoyé dire en rejetant « l’idée

que la mondialisation soit le nouveau nom

de la fatalité ». « Je ne veux pas subir. Je

ne suis pas résigné », a martelé Sarkozy

en faisant explicitement référence au

« marché du siècle » attribué récemment

par la SNCF, société d’Etat, et à concurrence de 5 milliards de dollars américains

à la firme canadienne Bombardier pour le

renouvellement de centaines de trains de

banlieue. Un marché dont Alstom, qui était

sur les rangs pour un prix à peine supérieur, a finalement obtenu quelques roga-

(Dessin de CHARD.)

Imprimé en France/Printed in France

2 N° 2786 — 17 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL

que nous voulons bien croire à en

juger par la fréquentation de

notre stand, où se sont pressés

des abonnés de fondation (« Je

vous lis depuis 1956, j’avais

13 ans »), par tradition familiale

(« C’est mon grand-père qui

m’offrit mon premier abonnement et je viens de l’offrir à mon

fils aîné ») ou de fraîche date

mais tous, dût notre modestie en

souffrir, très enthousiastes. Notre

fidèle abonné bolognais Gianni

Correggiari, secrétaire général

adjoint de Forza Nuova, n’a-t-il

pas proclamé que nous étions

« le meilleur hebdomadaire politique d’Europe » ? Avis partagé

par le Flamand Franck Vanhecke, président du Vlaams

Belang. La gloire, on vous dit !

L’EUROPE DES PATRIES

Si RIVAROL a de nombreux lecteurs

étrangers, le stand des Droites européennes, lesquelles pourraient reconstituer

un groupe à Strasbourg dès janvier, était

également très fourni avec de nombreux

élus du Vlaams Belang (dont la sculpturale

et très francophone Marie-Rose Morel,

ancienne Miss Flandres et meilleure élue

du VB aux dernières élections avec 44 %

des voix), l’Italien Luca Romagnoli, eurodéputé du MSI (maintenu)-Flamme Tricolore, et une importante délégation du FPÖ

autrichien de Hans-Christian Strache, avec

l’eurodéputé Andreas Möltzer, directeur de

l’excellent hebdomadaire Zur Zeit, et le

député de Vienne Gerhard Kurzmann,

qu’accompagnait un parlementaire du

mouvement nationaliste bulgare Ataka.

Egalement présents, des Britanniques du

BNP, des Roumains, des Allemands du

NPD et de la DVU du Dr Gerhard Frey,

des responsables du Frente Español, la très

active association Belgique et Chrétienté

● Alors qu’approche l’échéance présidentielle, tous ces euro-mondialistes voient

désormais la France en tricolore ! Et reniant

d’un coup tout ce qu’ils ont adoré, tout ce

qu’ils ont servi, tout ce qu’ils ont créé, ils

vous promettent, selon la démagogie du candidat, d’accomplir en 10 ans ou en 100

jours, tout ce qu’ils n’ont pas su faire depuis

30 ans ! (…) Ils vous mentent sur les promesses d’augmentation de salaires, quand,

dans le même temps, la spéculation immobilière stimulée par les fonds de pensions américains continue d’aggraver le coût du logement… Ils vous mentent sur le pouvoir

d’achat, quand le seul passage à l’euro a vu,

malgré leurs pieux mensonges, 25 produits

de première nécessité comme le pain, l’eau,

le lait… pratiquement doubler en 5 ans… Ils

vous mentent sur le chômage qui baisse,

alors que le travail précaire ne fait qu’augmenter, et que cette politique de chômage de

masse est — de l’aveu même des théoriciens

libéraux — non pas un problème, mais LA

solution qui permet à la fois pression sur les

salaires et gel des revendications, soit la

solution choisie par le pouvoir depuis

30 ans. Ils vous mentent sur l’immigration,

sur l’insécurité, sur

l’école. Inquiets que

demain vous sortiez les

sortants, ils vous promettent de remettre à l’honneur cette République

qu’ils ont bafouée, cette

Nation qu’ils se sont

acharnés à détruire.

● Il en aura fallu de

l’acharnement dans l’incompétence pour mener la

France des « 30 glorieuses » à cette France

des « 30 piteuses », cette

France des « 30

honteuses » dans laquelle

nous nous enfonçons

depuis le milieu des

années 1970… Ils ont

cassé la cohésion nationale et sociale par une

immigration massive sans garantie et sans

moyens d’assimilation, inaugurée par Chirac en 1974, sous le nom de « regroupement

familial », non plus immigration de travail,

en lien avec nos nécessités de développement, mais immigration de peuplement sans

volonté d’assimiler ni de former… Ils ont

voulu cela, créant ainsi les conditions des

affrontements communautaires et de la ruine

économique.

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