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11/21/25

 


at ine : Wa shing t on en é che c

LES élections

américaines de

mi-mandat ont

quelque peu éclipsé la

victoire, dès le premier

tour de la présidentielle

au Nicaragua, de

Daniel Ortega. Il s’agit

cependant d’un sacré

retour, celui de l’ancien

“Comandante”, chef

marxiste et révolutionnaire, ennemi public

numéro un des EtatsUnis. Ortega a troqué

son treillis de guérillero

pour l’habit d’un prédicateur chrétien « de

l’amour, de la paix et

de la réconciliation »

qui ne convainc cependant pas Washington,

dont il reste un ennemi

juré.

Il parle, c’est vrai,

désormais plus de Dieu

que de Marx, mais il n’est pas le seul

marxiste ou révolutionnaire à le faire dans

ce continent en ébullition. Ce qui est sûr,

c’est que Washington a tout fait pour

empêcher sa réélection. Les Américains

ont tenté en vain d’unifier la droite nicaraguayenne qui lui était favorable, ils ont

menacé la population de sanctions si elle

ne votait pas “bien”, une ingérence qui

s’est révélée contre-productive.

Pourtant, Bush aurait dû se méfier, il y a

des signes qui ne trompent pas. Le président américain avait anticipé un revers

électoral et programmé le remplacement de

Donald Rumsfeld par… Robert Gates.

L’histoire décidément adore les pieds de

nez. Le même Gates s’était en effet

retrouvé dans la tourmente de l’Irangate,

c’est-à-dire le détournement de fonds

occultes provenant de ventes d’armes à

ministre du Bâtiment et des Transports Oliver Wittke (CDU) a en effet déclaré que

« cette construction montre que nous

sommes très sérieusement sur la voie de

l’intégration. La mosquée est un projet

architectural plein

d’avenir pour toute

la région de la

Ruhr, qui constituera aussi un nouveau lieu de rassemblement ». N’en

doutons pas !

La plus grande

mosquée d’Allemagne s’étendra sur une superficie de

2 500 m2. De plus, sur les 7,7 millions

d’euros estimés pour sa construction,

3,2 millions seront versés par l’Union

européenne et le gouvernement du Land.

Tandis que le maire de Duisburg Adolf

Sauerland (lui aussi CDU) considère également cette mosquée comme « le signe

visible d’une entente intellectuelle et intercommunautaire », à une centaine de kilomètres seulement d’ici, les habitants de

Cologne, regroupés autour de l’association

Pro Köln, s’opposent cependant à un projet semblable concernant leur ville : l’implantation de deux très grandes salles de

prières coraniques. Ils expliquent que « ces

salles amèneront plus tard l’érection d’un

minaret et la présence d’un muezzin dont

l’appel à la prière sera bien entendu autorisé par les élus de Cologne ». Judith Wolter, responsable de ce collectif, pense que

ces projets ne sont pas des vecteurs d’intégration, mais de grossières erreurs qui a

contrario marginaliseront la communauté

turque.

Tout indique en effet qu’il ne s’agit plus

d’intégrer les populations immigrées, mais

au contraire de les radicaliser, dans une

volonté ultime de destruction de la civilisation européenne. Le discours de l’intégration est révolu. Il a servi ! A ce phénomène de l’islamisation, qui dissout notre

société, ses traditions, nos libertés et qui

s’enracine dans d’importantes villes

comme en Allemagne, s’ajoute une autre

Politikpropaganda dont le mémorial juif

de Berlin ou la Shoah sont les signes extérieurs. Ce sont les desseins de la prochaine

dictature mondialiste, qui doit d’abord passer par la déchristianisation de l’Europe et

la mise au pas de nos sociétés par les

adeptes du Veau d’or, des Loges, des sectes

et de leurs larbins goyim.

Laurent BLANCY,

<Laurent-Blancy@neuf.fr>.

UN PEINTRE

TRÈS COTÉ

Prix record en Grande-Bretagne pour

dix-neuf aquarelles d’Adolf Hitler (des

scènes bucoliques peintes pendant la Première Guerre mondiale alors que le caporal était stationné dans les Flandres) qui

se sont vendues début octobre entre 6 000

et 19 975 dollars. Les acheteurs ont gardé

l’anonymat.

urg, bientôt la plus

osquée d’Allemagne

sés sur les cartes à jouer pour préserver

leur identité et leur Liban. Ces démissions

ont été provoquées par la volonté du gouvernement de créer, à la demande de

l’ONU, un tribunal à caractère international pour juger les présumés responsables

de l’attentat ayant tué Rafic Hariri.

Le Premier ministre (sunnite) Fouad

Siniora a toutefois affiché son intention de

rester à la tête du gouvernement libanais

sans céder à « la tyrannie de la minorité »

politique formée par le Hezbollah et ses

alliés, auxquels il a refusé un droit de veto

au sein de son cabinet. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s’est de son côté

engagé à poursuivre ses efforts pour renverser le gouvernement libanais, estimant

que le cabinet Siniora avait perdu toute

crédibilité après la démission de six

ministres. Selon la presse libanaise, le

cheikh Nasrallah, qui a menacé d’organiser des manifestations monstres si sont

rejetées ses exigences pour la formation

d’un gouvernement d’union nationale, a

toutefois exclu toute nouvelle guerre

civile. L’invasion ratée par Tsahal et la

défaite électorale de Bush ont à l’évidence

affaibli le camp du Liban indépendant sous

protection occidentale.

Un retour gagnant de la Syrie n’est donc

pas exclu et ne pourrait que rendre encore

plus périlleuse la mission de la nouvelle

Finul dans le sud du pays. L’attitude d’Israël renforce également le camp anti-occidental : la tension au Sud-Liban est remontée de plusieurs crans, tout particulièrement en raison de la violation de certaines

clauses du cessez-le-feu. Si, demain, les

Américains quittent l’Irak, la situation au

Sud-Liban deviendra incontrôlable et la

Finul, assimilée à une force d’occupation,

sera coincée entre Israël et le Hezbollah

dans un petit Irak méditerranéen. L’Irak

libanisé, le Liban irakisé et toute la région

balkanisée, mais au profit de Damas et

Téhéran… Il faut être Ehoud Olmert pour

affirmer que, grâce à Bush et à sa « guerre

contre la terreur » et Saddam Hussein, le

Moyen-Orient est désormais “stabilisé”.

Pierre-PATRICE BELESTA.

(Dessins de CHARD.)

Bush battu aussi… au Nicaragua !

POT DE L’AMITIÉ

le SAMEDI 9 DÉCEMBRE

de 14 h 30 à 19 h 30 à l’Espace Dubail

18 passage Dubail 75010 Paris (angle 54 bd de Magenta)

Entrée : 10 € par personne

(15 € par couple).

GRATUIT pour les “AMIS DE RIVAROL”,

sur présentation de leur carte à jour de cotisation.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ASSOCIATION A 16 H

(Métro : Jacques-Bonsergent ou Gare de l’Est

bus 30, 31, 39, 54, 56, 65)

Parking (payant) passage Dubail

N° 2787 — 24 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 10

la monarchie de Juillet, croyant le rallier

contre reconnaissance de la souveraineté

française (comme tant de chefs de tribu de

l’époque), lui concède par le traité de la

Tafna conclu en 1837 presque les deux tiers

du territoire algérien, qu’il

gouvernera d’une main de fer

au point de soulever contre lui

des chefs locaux. « Un tel

traité peut être considéré

comme la plus grave défaite

subie par la France en Algérie

avant les accords d’Evian »,

devait écrire Xavier Yacono

dans son Histoire de l’Algérie

de 1830 à 1954 (Editions de

l’Atlanthrope, 1993) peu

connue, sauf des spécialistes.

Quand les autorités françaises

s’aperçurent qu’elles avaient été imprudentes (et dupées) il fallut sous la conduite

du général Bugeaud, se lancer contre l’Emir

dans une guerre implacable où les violences

ne furent pas à sens unique comme le

prouva la décapitation de nombreux soldats

français faits prisonniers et qui se termina

par la défaite et la soumission d’Abd el

Kader en 1847.

Emprisonné en France de 1848 à 1852,

il fut libéré par Napoléon III et se retira à

Damas où il finit ses jours. Non sans

avoir protégé les chrétiens lors des massacres commis dans cette ville en 1860 —

bienfait dont il fut récompensé par la

légion d’honneur. On sait moins qu’en

1870, il désavoua la révolte kabyle de

Mokrani. Des Kabyles qui n’avaient pas

voulu rejoindre l’émir lors de sa lutte

contre la France, inspirée par des motifs

plus religieux que politiques.

En pleine euphorie du centenaire de la

conquête de l’Algérie (1930), on définissait ainsi Abd el Kader : « Notre adversaire seize ans, notre prisonnier quatre

ans, notre ami trente et un ans. » Et des

dizaines de livres furent écrits à sa gloire,

au point que l’historien et érudit Gabriel

Esquer protesta contre son “idéalisation”.

A noter que les nationalistes algériens

furent longtemps très réservés à son

égard, même si son corps fut finalement

transféré de Syrie en Algérie après l’indépendance. Peut-être parce que l’Emir

était musulman mais de la tendance mystique soufie, plus tolérante que l’islamisme contemporain et qui explique sans

doute sa bienveillance

(litote) pour la Maçonnerie.

A Paris, l’universitaire

Bruno Étienne, professeur à

Aix-Marseille et auto-intronisé meilleur spécialiste

d’Abd el Kader, après l’avoir

salué comme « un pont entre

l’Orient et l’Occident », a

cité l’une de ses plus célèbres

phrases : « Si les chrétiens et

les musulmans pouvaient

m’écouter, je cesserais leurs

querelles, je ferais d’eux des

frères à l’intérieur comme à l’extérieur. »

Nobles paroles mais ne correspondant plus

(sauf pour les naïfs et les sentimentaux) à

l’islamisme radical qui gangrène tous les

pays musulmans. Et gagne l’Europe.

Bruno Étienne sait-il que les mots qu’il

a cités avaient été gravés sur une immense

stèle ornant un monument à la mémoire

d’Abd el Kader ? Monument inauguré (cf.

les Mémoires d’Alain de Sérigny, Presses

de la Cité, 1974) à Cacherou, dans le sud

oranais, sur l’emplacement d’un ancien

camp de l’Emir, le 15 octobre 1949, en

présence des autorités françaises de

l’époque, dont le gouverneur général en

personne, le socialiste Edmond Naegelen.

De nos jours honni pour avoir été très dur

contre les mouvements nationalistes et

avoir couvert un truquage électoral pour

leur barrer le pouvoir légal. Une erreur,

certes. Mais c’est exactement ce qu’ont

fait les dirigeants civils et militaires algériens dans les années 80-90 de l’autre

siècle pour briser les partis islamistes qui

avaient gagné les élections, ce qui

entraîna une terrible guerre civile, toujours pas terminée.

Deux discours avaient été prononcés

devant ce monument (sans doute détruit

après 1962). L’un, en arabe, par un petitneveu de Bugeaud, Raymond Ortes.

L’autre, en français, par un petit-fils d’Abd

el Kader (qui avait eu une nombreuse descendance), l’Emir Sahel… Si elle n’échappait sans doute pas à une certaine “récupération”, cette cérémonie du temps de l’Algérie française revêtit une noblesse qui a

manqué à celle, complaisante et démagogique, du 16 novembre à Paris.

J.-P. A.

Le 16 novembre à Paris, l’une des

places les plus anciennes de la capitale,

celle du Puits de L’Ermite dans le

Ve arrondissement, a été rebaptisée

« Place Abd el Kader ». Pourquoi pas,

encore qu’on aurait pu choisir une voie à

connotation non religieuse pour la dédier

à un musulman ? D’ailleurs, ce n’est pas

une première : il y a des rues au nom de

l’émir à Pau, à Amboise et même, d’après

un journal algérien, à Toulon, celle-ci

inaugurée sous le régime de Vichy !

Mais la place parisienne honore « un

héros national algérien ». Et le froufroutant maire Delanoë a enfoncé le clou dans

son discours, saluant « un nationaliste

qui s’est battu contre la France », dénonçant « une colonisation d’une violence

inouïe, une action injuste » (tiens tiens,

les termes mêmes de Sarkozy à Alger !),

le tout se terminant par : « C’est Paris

(modeste Delanoë !) qui dit merci à

l’Emir Abd El Kader, inscrit dans son

éternité. » C’est beau comme l’antique.

On l’a compris. Cette sacralisation est

au goût du jour d’un pays qui renie et

outrage son passé. Car il faut rappeler

que, pour ce qui concerne sa véritable

histoire, Abd el Kader doit son auréole

autant à ses mérites (de guerrier, d’organisateur, et même d’homme d’Etat) qu’à

la colonisation alors balbutiante.

C’est le gouvernement français qui, sous

Abd el Kader, d’aujourd’hui à hier

Bibliothèque RIVAROL

— Jean-Paul ANGELELLI : Une guerre au couteau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 €

— Maurice BARDÈCHE : L’œuf de Christophe Colomb . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 €

— CHARD : - 7 cartes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 € franco

- 20 ans de malheur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 €

- La France métisse de A à Z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 €

— Pierre CHASSARD : Du marxisme théorique et pratique . . . . . . . . . . . . . . . 12 €

— Gilbert COMTE : Notes sur un temps rompu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 €

— Georges DILLINGER : Mai-68 ou la mauvaise graine . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 €

- Chronique de la France asservie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 €

— Christophe DOLBEAU : Les parias . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 €

— Roland GAUCHER-Philippe RANDA : Les réseaux de Georges Albertini . . . 24 €

— Philippe GAUTIER : La Toussaint blanche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 €

- Le Racisme anti-allemand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 €

- Une nuit blanche à Honfleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 €

— Marc LAUDELOUT : RIVAROL, l’hebdomadaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 €

— Robert POULET : L’homme qui n’avait pas compris . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 €

NOUVEAUX TITRES

— Anne BRASSIÉ : Brasillach ou encore un instant de bonheur . . . . . . . . . . . 27 €

— CHARD : Ma déclaration des droits de l’homme . . . . . . . . . 10 € ou 12 € franco

— Eric DELCROIX : Manifeste libertin (contre l’ordre moral antiraciste) . . . 18 €

— Pierre GILLIETH : B.A.-BA Gaulois . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 €

— Anne KLING : La France LICRAtisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 €

— Georges LAFFLY : Monnerot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 €

— P.-L. MOUDENC : Livres propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 €

— Dr Jean-Claude PÉREZ : L’islamisme dans la guerre d’Algérie . . . . . . . . . 35 €

— Franck NICOLLE : Tables d’Hôte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 €

- Pain d’épice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7,50 €

— Pol VANDROMME : La Droite buissonnière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 €

- Les saisons de Drieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 €

Port et emballage : 4 € par titre, 6 € à partir de 2 livres.

Règlement : Editions des Tuileries 1, rue d’Hauteville, 75010 Paris.

CCP Paris 4532-19 K.

Le second tirage des cartes postales de Chard, LES PEUPLES DE LA

GAULE, étant épuisé depuis deux ans, nous avons décidé, devant l’afflux

des demandes à l’approche des Fêtes, de faire procéder à un troisième

tirage. Ces cartes en couleur et de grandes dimensions (14,5 sur 20,3 cm),

aussi esthétiques qu’originales, peuvent en effet faire de superbes cartes

de vœux. Elles sont disponibles au prix de 2 € l’une (ou 2,50 € franco) et

de 5 € les trois (6 € franco ou 7 € pour l’étranger).

Commandes aux Editions des Tuileries, 1 rue d’Hauteville, F-75010 Paris.

AGENDA

☞ 24 novembre à Paris 5e (St-Nicolas du Chardonnet, 19h15). Messe célébrée par l’abbé Beauvais à la

mémoire du général Franco. Cercle Franco-Hispanique, 4 bis rue Caillaux, 75013 Paris.

☞ 24 novembre à Mézières-sur-Oise (« Le Robinson », 20 h). Dîner-débat avec Marine Le Pen. Part.

20 €. Rés. FN-Aisne : 03-23-67-65-95.

☞ 25 novembre à Reims (Salle St-Thierry, 19 rue

St-Thierry, 20 h). Conférence du Dr Jean-Pierre Dickès sur « Le moralement correct : de la nature

humaine à l’homme artificiel ». Rens. Prieuré N.-D.

de Fatima, 03-26-61-70-71.

☞ 25 novembre à Paris 7e (salle municipale, 7 rue

Jean Nicot, de 11 à 17h30) et 26 novembre à Rambouillet (hôtel Ibis Le Bel Air, RN10, de 11 à 17h30).

Journées du Livre sur l’œuvre française et l’armée

en Afrique du Nord organisées par Mémoire de notre

Temps. Nbreux auteurs présents.

☞ 25 novembre à Sion (hôtel Ibis, Avenue GrandChampsec 21, à 17h15). Assemblée Générale du

Mouvement Chrétien Conservateur Valaisan.

18h30 : conférence de Me Eric Delcroix sur

« Décadence du droit, partialité du juge et viol des

consciences ». 20h30 : repas (35 FS + boissons).

Rés. au Mouvement, CP 200, CH-1926 Fully. Tél.

027/746-31-76 ou 078/ 634-77-07.

☞ 28 novembre à Paris 2e (centre St-Paul, 12 rue

St-Joseph, 20 h). Conférence de Jean Castrillo sur

“Constantinople”. Part. 5 €.

☞ 29 novembre à Paris 5e (Mutualité, 20 h). Conférences de Nouvelles de Chrétienté. L’actualité religieuse par l’abbé Alain Lorans et « Voltaire

méconnu » par le Pr Xavier Martin qui signera son

livre sur « Voltaire démasqué ». Part. 5 €. (étud. 3 €).

☞ 29 novembre à Paris 13e (« Le Grenadier », gare

d’Austerlitz, 19h30). Dîner-débat avec Dominique

Tassot sur le thème : « Dieu a-t-il voulu

l’évolution ? ». Part. 25 €. Rés. La voix du silence,

5 rue Dufrenoy, 75116 Paris.

☞ 30 novembre à Paris 5e (Centre Charlier, 70 Bd

Saint-Germain, 19h30). Conférence de Henry de Lesquen sur le thème « Le discours de Ratisbonne, nouveau départ pour l’Europe et la Chrétienté ». Buffet.

Part. : 8 € — Etudiant, Chômeur : 4 €.

☞ 1er décembre à Paris 13e (Brasserie Paris gourmand, 64 rue de la Glacière, à partir de 19h30).

Dîner-débat sur l’insurrection de Budapest avec Lajos

Marton, organisé par l’Amicale du 9e RCP. Part.

35 €. Rés. J.-P. Rondeau, 01-44-51-62-20 ou 01-30-

54-93-98 ou <jprondeau@wanadoo.fr>.

☞ 2 décembre à Paris 6e (Institut universitaire StPie X, 21 rue du Cherche-Midi, de 14h à 18h30). Colloque « L’Église, la France et la démocratie » présidé par l’abbé Christian Thouvenot et Michel Fromentoux. Part. 5 €, étud. 2 €. Inscriptions au 01-42-

22-00-26 ou <iuspx@free.fr>.

☞ 2 décembre à Dijon (20 h). Fête du solstice d’hiver et dîner. Part. 20 €. Rés. Cercle culturel burgonde, BP 30811, F-21008 Dijon cedex, tél. 06-68-

87-78-52.

☞ Du 2 au 15 décembre à Paris 6e (Société des

Poètes français, 16 rue Monsieur le Prince, de 14 à

19 h du mardi au dimanche). Denis Seignez expose

ses peintures à l’huile. Rens. 01-39-32-13-64 ou

<dseignez@yahoo.fr>.

☞ 3 décembre à Paris 7e (ASIEM, 6 rue Albert

de Lapparent de 9 à 17h30). 2e congrès de Civitas sur

le thème : « Face à la crise politique : l’alternative

catholique — Rassembler la Chrétienté ». Messe

(9h), conférences (de Pierre Bernard et Olivier

Pichon), débats, stands, dédicaces. Part : adultes :

7 €/Couples : 10 €/ Étudiants et jeunes (16 à

18 ans) : 5 €. Gratuit pour les - de 16 ans. Repas possible (8 € ou 5 €/enfant) sur rés.

à <congres2006@civitas-institut.com>.

ISRAÉLIENS…

ET DEMANDEURS

D’ASILE !

C’est une première : trois Israéliens,

certes biélorusses d’origine, demandent

l’asile politique en France, où leur fille

s’est mariée, arguant des “persécutions”

dont ils seraient victimes dans l’Etat

hébreu. Dimitri et Margarita Kirillov et

leur fils Alexandre, 20 ans, obtiendrontils satisfaction ? L’OFPRA les ayant

déboutés, ils ont saisi la Cour européenne

des droits de l’homme. L’affaire embarrasse beaucoup le Consistoire…

N° 2787 — 24 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 11

S ELON les derniers rapports de la FAO,

l’Organisation pour l’Alimentation et

l’Agriculture, en 2005/2006 la production mondiale de céréales (riz compris)

atteindra 1,984 millions de tonnes, soit

18 millions de moins qu’en 2004/05. La

consommation, en revanche, avec 2.015 millions de t, augmente de 10 millions par rapport à 2005. Sur les sept dernières années,

six ont été déficitaires. Toute la planète, à

quelques régions près, subit le même sort.

L’Australie, 3e exportateur mondial de blé,

est passée de 24 millions de t. à 11 millions.

L’Amérique du Nord est en forte baisse. En

blé dur — semoules et pâtes — Etats-Unis

et Canada, qui détiennent 60 % du marché

mondial, ont vu leur production chuter de

20 % en 2005. 36 % en moins dans l’Union

Européenne où la production céréalière est

en retrait de 3 % avec 119 millions de t en

2006. La Chine, pour la troisième année

consécutive, sera en-deça du cap des 100

millions de t. qu’en 2001 elle avait franchi

avec 120 millions de t. En Russie, les prévisions portent sur 70/73 millions de t (78 millions en 2005). En maïs, le Brésil, avec 43,1

millions de t., est en recul de 4,4 millions.

L’Argentine, avec 12,5, en a perdu 2,8.

LES BONS CÔTÉS

DU COLONIALISME

L’Afrique du Sud, tutrice d’une Afrique

australe en perdition, a produit 7,5 millions

de t., soit moins 2,2. La FAO peut bien

imputer la famine africaine endémique aux

excès climatiques et aux guerres civiles, on

voit bien que le premier responsable en est

le racisme anti-Blancs. Ne doit-on pas aux

expropriations « à la Zimbabwe » du Transvaal et d’ailleurs, ainsi qu’aux 2 000 fermiers blancs assassinés en dix ans, qu’en

2005/2006 les soles de sorgho et de maïs

aient plongé de 60 % et de 40 % ? Au Zimbabwe, convient la FAO, avec une inflation

que le FMI situe à 1 205 %, 1,4 millions, soit

17 % des ruraux, ne recevront pas le minimum alimentaire vital. Il y a deux ans encore

on pourchassait les derniers « fermiers commerciaux » blancs qui, depuis un siècle,

nourrissaient ce pays et ses voisins, y compris après la déclaration d’indépendance de

Ian Smith et le très rigoureux blocus onusien. Un aspect positif de la colonisation qui

n’intéresse pas les historiens BoBos repus

du Nord, sauf de rares exceptions comme

Bernard Lugan…

La FAO continue à imputer à l’échec de

Doha l’effondrement des productions céréalières dans le monde. S’entêtant à prétendre

que les mesures préconisées par l’OMC,

« destinées à libérer le commerce mondial

en supprimant les taxes douanières industrielles et agricoles, auraient indiscutablement aidé les pays en voie de développement

à s’ouvrir des marchés lucratifs ». Alors que

c’est le libre échange qui, depuis un demisiècle, a précipité le chaos mondial. « Il est

clair, martèle-t-on à l’ONU, que les barrières douanières sont peu efficaces dans

l’élévation du niveau de vie des familles

rurales, dans l’encouragement à un développement économique durable, dans le

maintien de communautés rurales solides et

la protection de l’environnement. » Quand

c’est leur disparition qui a provoqué la désagrégation de la ruralité, le désert rural, l’agriculture de mort, l’urbanisation cataclysmique, l’asphyxie écologique de régions de

plus en plus étendues !

En plaçant sous le signe du Darfour, le

16 octobre, sa Journée Mondiale de l’Alimentation, la FAO, relayée par des centaines

velles biotechnologies à outrance,

appuyées sur la recherche et la chimie.

Ainsi la Chine projette-t-elle de semer

d’ici à 2020 33,5 millions d’hectares

d’un “superblé” capable de produire

100qx/h au lieu des 40 actuels. Mais à

coup d’engrais, d’intrants et d’irrigation

qui ont stérilisé les terres d’Europe et

d’Amérique du Nord. Le ministère de

l’Agriculture du Pakistan met triomphalement sur le marché quatre semences

hybrides hyper-productives, distribue aux

paysans des engrais — phosphates et

potasse — à prix coûtant et importe

500 000 t d’urée. Ainsi a-t-on fait disparaître en 50 ans 98 % des paysans d’Europe. Ainsi l’UE a-t-elle entrepris d’en

finir avec ceux de l’Est.

2031 : 65 % DES CÉRÉALES

DU MONDE POUR

1, 4 MILLIARD DE CHINOIS

Hors celles utilisées pour les viandes

industrielles, 60 % des céréales vont à la

consommation humaine directe et 3 % aux

carburants. Sauf que la croissance des deux

premières catégories varie peu — 1 %/an —

quand la troisième progresse de 20 %/an.

L’industrie agro-chimico-mécanique, responsable de l’actuel désastre, le sait fort bien

qui se tourne, parce que c’est là que seront

profits et subventions, vers le pactole biopétrolier. Le Plan-éthanol de Bush prévoit la

transformation de 55 millions t/an de maïs

quand la production US aura été en 2006 de

268 millions de t et l’exportation avoisine,

justement, les 55 millions de t. Les USA

d’ONG, dont le misérabilisme compassionnel tient

lieu de fonds de commerce,

larmoyait sur « les 40 pays

qui se trouvent en état d’approvisionnement alimentaire catastrophique ». Elle

n’en signalait pas moins

« l’effondrement des

stocks ». S’inquiétant que

« les approvisionnements ne

suffisent pas à satisfaire la

demande mondiale sans que

les prix ne montent au-delà

des niveaux actuels ».

Fin 2006, les « stocks de

sécurité » devraient représenter 57 jours de consommation. Du jamais vu

depuis 1972, quand les prix

du blé avaient doublé selon

un mécanisme inflationniste

qui s’enclenche dès que ces

stocks passent la barre des

60 jours. Pour le ministère

de l’Agriculture états-unien,

le cours du blé devrait augmenter de 14 % et celui du

maïs de 22 %. Or, 36 % des

céréales mondiales étant

absorbées par la production de viande industrielle, elles en conditionnent le prix. Dès

qu’une population accède à un certain

niveau d’aisance, elle abandonne son alimentation traditionnelle, frugale, et passe au

modèle diffusé par la société de consommation : céréales transformées et protéines animales — viandes, poissons d’élevage, œufs,

très gourmands en céréales et protéagineux.

Entre 3 et 4 milliards d’individus sont en

train de quitter la première phase et accèdent

à la seconde. Déjà, entre 1950 et 2005, la

consommation de viandes industrielles avait

bondi de 44 à 265 millions. Quel que soit le

réchauffement climatique — chaque degré

additionnel entraînant une baisse de production de 10 % des céréales — pendant les

vingt années à venir, il faudra nourrir 70 millions de nouvelles bouches par an. Le déficit céréalier des seuls pays en voie de développement, de 103 millions de t. en 1999 —

9 % de leur consommation —, atteindra en

2030 265 millions de t — soit 14 % de leur

consommation. La production mondiale

devra alors avoir augmenté d’un milliard de

t/an. Or, si la terre peut à l’extrême rigueur

supporter 3 milliards de Bangladais continuant à vivre selon leurs normes ancestrales

de frugalité, elle ne saurait nourrir plus de

700 millions d’Américains.

Alors, quelles solutions ? Celle qu’un

rapport parlementaire français du 21 janvier 2004 préconisait après avoir décrit

l’impasse dans laquelle se débat la

société mondiale : « La sécurité alimentaire ne peut être assurée que de deux

façons : par l’accroissement de la production et par celle des importations » ?

Ce qui revient au même. Ou celle de la

FAO — « OCDE-FAO — Agricultural

Outlook — 2006/2005 — cramponnée à

la solution “miracle” qui a mené à la substitution de l’industrie et de la chimie aux

agricultures paysannes, privilégiant le

modèle de la mégapole, lieu de surconsommation, de gaspillage et de casse

environnementale ? « Améliorer,

explique-t-on, la capacité de production

domestique de ces pays : investir dans

l’éducation, la formation, les infrastructures. »

Et c’est ce schéma qui partout se répand

de l’Amérique du Sud à l’Asie : noumanquant de terres arables,

il faudra donc se passer du

premier exportateur mondial.

On sait que la biogénétique — OGM —, en production comme en gains

technologiques, n’améliore

aucunement l’actuelle agriculture à base d’hybrides.

Pas plus qu’on ne saurait

attendre de révolution dans

les techniques et les

intrants. En revanche, les

ressources en eau, absorbées par les gigantesques

conurbations, commencent

à faire défaut aux cultures

dont l’existence repose sur

l’irrigation. L’Amérique

elle-même y est déjà

confrontée. L’épuisement

de l’immense nappe phréatique de l’Ogallala est en

train de contraindre les fermiers du Texas, de l’Oklahoma et du Kansas à retourner à des cultures sèches

nettement moins productives.

C’est dire que, non seulement sciences et

techniques sont incapables d’accroître

notablement — 1 % de plus en 2006 — les

productions céréalières face à une

demande en développement exponentiel,

mais qu’elles le seront encore moins dans

les décennies à venir. Le réchauffement

climatique et l’accession de milliards de

nouveaux consommateurs à des marchés

de riches assurent en effet des pénuries qui,

avec un siècle de retard, pourraient bien

confirmer les théories maudites de Thomas

Malthus. Cela s’appelle la Famine.

Lester Brown, « analyste environnementaliste » et directeur du Earth Policy Institute, résume parfaitement cette thématique

que tous les autres, politiques et écologistes, s’obstinent à nier : « La croissance

démographique contribue à la raréfaction

de l’eau, à la conversion des terres arables

en territoires non agricoles, aux congestions routières, aux montagnes de déchets,

à la surpêche, aux entassements humains,

à la dépendance accrue des énergies fossiles… La Chine, ajoute-t-il, consomme

deux fois plus de viande que les Etats-Unis

(67 millions de t contre 39), plus de deux

fois plus d’acier (258 millions de t contre

104 millions). Imaginez qu’elle continue à

se développer à 8 % par an. En 2031,

chaque Chinois aura atteint le niveau de

vie d’un Américain d’aujourd’hui et, à

1 450 millions, ils réclameront les deuxtiers des céréales produites dans le

monde ».

Le reste en effet n’est que roupie de sansonnet pour intellectuel écolo-débile.

Petrus AGRICOLA.

Un tabou absolu : l’effondrement

des stocks mondiaux de céréales (Dessin de CHARD.)

SUBSTITUTION DE POPULATIONS

En 2005, signalait récemment l’hebdo Courrier international, le Royaume-Uni a pour la

première fois passé la barre des 60 millions d’habitants. Avec 60,2 millions d’âmes exactement, la population britannique a progressé de 375 000 unités en un an, la hausse la

plus forte depuis 1962. Malheureusement, et comme en France, les deux-tiers de ces

nouveaux sujets sont issus de l’immigration.

Ce qui a des conséquences assez cocasses. Le même hebdomadaire soulignait ainsi

que l’école Drummond située dans la ville de Bradford, dans le nord de l’Angleterre, a

ainsi été rebaptisée officiellement Iqra (« Je lis », en arabe), et pour cause puisqu’elle

accueille une majorités d’enfants musulmans, dont 15 % de Somaliens, la plupart des

autres étant d’origine pakistanaise ou bangladaise.

Et, pendant ce temps, 114 000 Britanniques ont quitté leur patrie pendant la même

année 2005, un record historique également.

N° 2787 — 24 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 12

de la Terre de Gorze. » Le château fut

ensuite vendu comme bien national à

Romain Gary, un particulier de Metz et

non pas le double Prix Goncourt, puis en

1808 aux sieurs Beaujean et Mangeot ; et

en 1811 au Département en vue d’y installer le dépôt de mendicité de la Moselle.

Après, il devient successivement en 1813

hôpital militaire, en 1816 caserne de

cavalerie, en 1828 propriété et succursale

de l’Hôpital Saint Nicolas de Metz, en

1845 dépôt de mendicité, en 1880 asile

départemental, en 1912 maison de refuge,

en 1922 Hospice départemental. Enfin,

en 1978, Centre de soins et d’hébergement.

UN NYMPHÉE ET UNE

CHAPELLE BAROQUES

DANS LA BALANCE

L’édifice actuel souffre des outrages du

temps. En forme de “U”, il rappelle la

mythique abbaye et le plan initial du château. Il « comporte un bâtiment central rectangulaire, encadré de deux pavillons prolongés par deux ailes en retour d’équerre.

Le corps central et les ailes sont coiffés de

toits à la Mansart. »

Au rez-de-chaussée, on accède à une cage

d’escalier tournant, dont la grille d’appui et

les caissons en fer forgé, du XVIIe siècle,

jouxtent une chapelle. Composé d’un vaisseau unique terminé par un chœur à voûte en

cul de four, ce lieu de culte de style baroque

comprend « une peinture à l’encadrement

ovale représente Saint Gorgon patron de

l’abbaye et de la chapelle. » Le décor en

stuc, blanc cassé, représentant des chutes de

fleurs, d’ornements religieux et de trophées,

déroule ses frises sur tout le pourtour. Une

restauration s’impose avec remise aux couleurs d’origine. Il est à noter que les quatorze

tableaux du Chemin de Croix sont relégués

au grenier… Le confessionnal, qui sert aussi

de sacristie, possède deux systèmes pour

confesser ; un panneau séparatif amovible

indépendant et une grille en forme de « tarte

aux pommes », directement incurvée dans la

porte d’entrée et dont se serait inspiré un

pâtissier en 1903 pour faire des rayures sur

ses desserts ; technique largement répandue

de nos jours.

Dehors, surplombant les jardins à la française, se trouve le nymphée ou théâtre

d’eau ; hélas entièrement asséché. Un mur

cintré domine un grand bassin, encadré de

deux petites fontaines bétonnées à tête de

lion. Un escalier semi-circulaire mène à une

seconde terrasse étroite et en arc de cercle,

bordée par un canal surmonté de huit niches

à arcades abritant des scènes mythologiques

ou statues de nymphes, de fleuves, de divinités (Dionysos, Vénus et Poséidon), des

animaux marins ; ou d’abondants décors de

personnages, d’oiseaux, d’arbres et de bâtiments. L’endroit comprend aussi trois fontaines. Le thème de l’eau semble jaillir de

partout, des stalactites bordant le mur, des

urnes et de la gueule des animaux. « Cet élégant ensemble (…) souffre hélas des injures

du temps et de l’indifférence des hommes.

On ne peut que déplorer l’état d’abandon

dans lequel se trouve cette admirable

construction. » La pierre de jaumont est

dévorée par les eaux de ruissellement, les

chocs thermiques et les mousses. Un escalier conduisait autrefois au potager et au verger qui s’étendaient jusqu’à la forêt ; de nos

jours remplacés par la présence défigurante

des bâtiments ultramodernes du Centre de

soins.

Malgré un classement en 1932, aux monuments historiques, de la porte d’entrée, d’un

escalier extérieur, des terrasses et des fontaines, et en 2003 des appartements du 1er

étage, de la chapelle, et de l’escalier à vis à

noyau évidé ; ce patrimoine lorrain unique

en son genre est tombé dans l’oubli. Cette

situation dramatique interroge sérieusement

sur les impératifs culturels du Département

de la Moselle, de la Région et de l’Etat.

Quand on sait que la construction de l’annexe du Centre Beaubourg de Metz (qui promouvra uniquement “l’art” dit moderne des

petits cercles entendus) va coûter plus de

39 millions d’Euros, cela révolte. Alors

simple oubli ? Aveu d’impuissance ? Négligence éhontée ? Ou tout simplement affaire

en cours…

Jean DORVAL,

<jean-dorval@numericable.fr>. _____

Office du Tourisme : 22 rue de l’Eglise 57680

GORZE -Tél./fax : 03-87-52-04-57.

Sources documentaires : « Promenades à Gorze

et dans les environs » de Marcel Gourlot, édité

aux Editions Serpenoise (1992) — « Gorze au fil

des siècles » de Marie-France Jacobs, Conservateur en Chef au Conservatoire du Patrimoine de

Nancy, Editions Serpenoise (1993). Lire également l’article de M. Gourlot publié dans :

« Renaissance du vieux Metz et des Pays

Lorrains » n° 83 de mars 1992.

A20 km au sud-ouest de Metz, aux

portes du parc naturel régional de

la Lorraine, dans la « petite Suisse

messine », où s’épanche limpide la Gorzia, se blottit le bourg millénaire et historique de Gorze. Ce lieu de culture et

d’élevage s’étale majestueusement, paré

d’arbres séculaires et de sources d’eaux

vives ; comme celle des Bouillons, utilisée par les Romains dès le Ier siècle pour

ses qualités, et qui alimenta longtemps,

via un aqueduc, la ville de Divodorum, la

future Metz.

UN LIEU DE MÉMOIRE

CHRÉTIENNE ET PROFANE

A l’aube des temps carolingiens, en 749,

ce coin de Lotharingie fut choisi par le

37e évêque de Metz, Chrodegang,

conseiller de Pépin le Bref, pour fonder

une abbaye bénédictine qui devait briller

pendant plus de treize siècles. Ses

moines, très cultivés, développèrent l’art

du plain-chant dit « chant messin »,

appelé aussi « chant grégorien ». Puis,

dès 934/935, divers courants monastiques

réformateurs agitent la future Lorraine.

Le plus important, sous la férule de

l’abbé Jean de Vandières, restera sans

conteste celui de Gorze. Il eut un retentissement européen. Grâce à l’excellente

formation qu’ils recevaient, les religieux

fort demandés furent souvent missionnaires. L’abbaye devint un haut lieu de

spiritualité. Puissante, elle s’érigea en

seigneurie abbatiale, nommée « Terre de

Gorze » et autonome jusqu’à son rattachement à la France en 1661. Lors de la

Réforme au XVIe siècle, les bâtiments de

l’abbaye (ou château abbatial de l’abbé

Vary de Dommartin) furent incendiés en

1552, pendant le siège de Metz. Les

moines prirent alors le chemin de l’exil,

perdant ainsi définitivement leurs précieuses règles. En 1572, à l’initiative du

cardinal de Lorraine, le pape

Grégoire XIII sécularise l’abbaye de

Gorze pour permettre la création de l’université de Pont-à-Mousson, mais la Terre

de Gorze subsiste avec à sa tête un

abbé commendataire auquel on

adjoint un chapitre de chanoines.

Louis XIV en 1688 offre la Terre de

Gorze au prince abbé de Murbach,

apparenté à la maison régnante de

Bavière, Philippe Eberhardt de Loeuwenstein. « Ce grand seigneur

décide de reconstruire une résidence

digne de son rang (un château ou

palais abbatial, ndlr). Les travaux

commencés en 1696 sous la direction

du sculpteur-architecte Pierre Bourdict, se terminèrent en 1699 ». Le

propriétaire y résida fort peu… « Son

successeur immédiat, le prince

Armand-Jules de Rohan Guéménée,

archevêque de Reims, ne séjourna

pas non plus à Gorze. Les abbés suivants, Monseigneur Bernardin

Giraud, archevêque de Damas, puis

le prince Doria Pamphili, nonce

apostolique à Paris, nommé par

Louis XVI en 1783, ne firent que passer à Gorze. Jusqu’à la Révolution,

les appartements du château furent

occupés par l’abbé de Chevreau,

doyen du chapitre et vicaire général

Gorze : le cri silencieux d’un patrimoine délaissé

censé apporter une solution aux difficultés budgétaires alors qu’il était

pourtant responsable du gouffre de la

dette publique, élément déclencheur

d’un processus de mise en cause de

l’Ancien Régime que, très vite, personne en fait ne contrôlera plus.

Le duc d’Orléans n’en a cure. Elu

député de la noblesse aux Etats Généraux, il a derrière lui un parti largement motivé par des arguments

financiers, qui le désigne à qui veut

entendre comme un régent tout

trouvé au cas où Louis XVI aurait un

“empêchement”… Les journées des 5

et 6 octobre 1789, aboutissant à l’humiliant cortège de la famille royale

contrainte de quitter Versailles pour

Paris, encadrée par la populace, sont

l’œuvre du secrétaire du duc d’Orléans, le très ambigu Choderlos

de Laclos. A partir de là, Louis Philippe adopte une posture de plus en

plus théâtralement radicale : assidu

aux séances du Club des jacobins, il

reçoit à sa table Danton

et, élu à la Convention,

il siège aux côtés de

Robespierre, de Marat,

de Saint-Just et du

boucher Legendre.

Après avoir voté l’abolition de la monarchie,

celui qui se fait appeler désormais

Louis Philippe Egalité se déshonore

en votant la mort pour Louis XVI —

ce qui surprend même les plus virulents des Montagnards.

Le 10 mars 1793, il vote la création

du Tribunal Révolutionnaire. Le mauvais choix de trop. Car, après que son

fils, le futur roi Louis-Philippe, eut été

été compromis dans la trahison de

Dumouriez, il est décrété d’accusation

par le Comité de salut public, arrêté,

jugé et envoyé sur l’échafaud, en

léguant à ses descendants une réputation lourde à porter.

Pierre VIAL.

de l’intrigue va l’amener à jouer avec

un feu révolutionnaire auquel il finira

par se brûler.

Fils de Louis Philippe d’Orléans (dit

Louis Philippe le Gros…) et de

Louise Henriette de Bourbon Conti,

le prince né en 1747 a vécu toute sa

vie dans les contradictions, qu’il

semble multiplier à plaisir. Ainsi il

défie sans relâche, dès qu’il arrive à

l’âge adulte, le milieu qui est le sien.

Dans un Ancien Régime brillant de

ses derniers feux — mais qui ne veut

pas le savoir — il prend à contre-pied

une Cour qui, de Versailles, croit

encore être la tête d’une France pourtant déchirée en profondeur par des

courants contraires.

N’ayant pas ménagé ses critiques,

depuis 1771, contre des ministres

accusés de “despotisme” — le mot est

à la mode et lui vaut une popularité

facile — Louis Philippe se pose, dans

les années 1780, en héraut de l’opposition à une Cour accusée de tous les

maux. Il n’en néglige pas pour autant

ses intérêts : très riche mais très

dépensier, il aménage des boutiques

sur le pourtour de sa résidence parisienne du Palais-Royal, dont il tire

des revenus substantiels. Le lieu, avec

ses jardins accueillants, devient le

rendez-vous à la mode, où se côtoient

contestataires en tous genres, orateurs de carrefour et dames de petite

vertu. C’est là que Camille Desmoulins harangue la foule le 12 juillet

1789 et l’appelle à l’émeute… qui

aboutira le 14 à la Bastille.

Cet épisode, sur lequel il y aurait

beaucoup à dire, est en partie le fruit

des intrigues d’un duc d’Orléans qui

s’est fait recevoir, en 1786, Grand

Maître du Grand Orient et a soutenu

une fronde parlementaire sapant,

avec une forte dose d’inconscience,

l’édifice monarchique. Exilé en 1787

pour avoir critiqué publiquement le

ministre Loménie de Brienne, il

triomphe avec le rappel de Necker,

C’est poudré, habillé et coiffé avec

recherche que monte sur l’échafaud,

le 6 novembre 1793, après avoir été le

jour même condamné à mort par le

Tribunal Révolutionnaire, le citoyen

Louis Philippe Joseph Egalité, cidevant « prince français » (titre porté

de 1791 à 1792) après avoir été, dans

une autre vie, duc de Montpensier

(jusqu’en 1752), duc de Chartres

(jusqu’en 1785), duc d’Orléans (jusqu’en 1792). Etonnant destin que

celui de ce prince du sang, descendant

de Louis XIII et du Régent Philippe

d’Orléans, son arrière-grand-père. Il

possède bien des traits de celui-ci :

attrait marqué pour le libertinage

mais aussi pour les arts, vivacité

d’une intelligence des situations qui

le pousse à saisir les opportunités

politiques. Car il aime s’immerger

dans le jeu politique. Mais son goût

L’arroseur arrosé

Le Devoir d’Histoire de Pierre Vial 6 novembre 1793

N° 2787 — 24 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 13

Chez les Flamincs

Boirons la bière et le vin,

Comme pain blanc,

Sont damoiselles de Brabant

La Cavalerie bourguignonne.

LES damoiselles de Brabant ne sont

plus blanches comme on le croit ;

les Flandres, de part et d’autre de la

frontière, font parfois penser à des territoires occupés, et le nom du comte d’Artois semble effacé, avec lui l’esprit des

Ultras dont il fut le chef lorsqu’il prit le

nom de Charles X.

Ce titre de comte d’Artois fut donc porté

par Charles-Philippe, petit-fils de

Louis XV et frère cadet de Louis XVI et

l’actualité devrait bien nous inspirer et

imprimer sur nous la marque de son règne :

l’affranchissement de la Grèce du joug

ottoman (et la prise d’Alger, dixit Michel

Mourre dans le Petit Dictionnaire). Las !

La carte de la Turquie est déjà

présente sur nos billets de

banque “européens” (rayezla !) ; Chirac, et Bush, et la CIA,

et Bruxelles poussent à la roue

pour son entrée dans ce qui n’est

plus un « club chrétien » et qui

ne sera plus un club européen

avant longtemps.

Réveillez-vous Picards ! (gens

du pays voisin), Ali Alo voor

maschero ! (Chanson des dockers de Dunkerque), et que le

drapeau blanc d’not comte d’Artois, l’Intransigeant, flotte sur la

marmite. Verdame ! Il reste la

cuisine, des boissons fortes et

identitaires à boire. On ne part

pas au combat le ventre vide !

Par ici les gamelles ! Am’nez

vos quarts ! pour nos dernières

foiridons entre Européens réconciliés, avec l’ami bidasse, on

n’ennuie jamais, entendus qu’on est tous

deux natifs d’Arras, chef-lieu du pas’d’Calais ! (chanson du comique troupier Gaston Ouvrard, contemporain du dragon

Céline blessé, pas loin, en Flandres occidentales lors de la première guerre) à

moins que vous ne préfériez l’amie molette

appelée aussi « Boule de Lille » que l’on

partagera autour del pichatte ed’baudet,

bière qu’on fait à la maison.

RASSAQUACHE

ET POTJEVLEISCH

Bon sang, c’est de la provocation de commencer le repas avec eul’ rassaquache !

C’est de la soupe au lard ! Elle doit cuire

tout doucement, bien longtemps… Là-dessus, une tranchette de Potjevleisch dont

voici une recette : 300 g de sous-noix de

veau, 500 g de lapin non désossé (normalement, mais je le désosse pour que les

hôtes gagnent en confort ce qu’ils perdront

un peu en goût), 250 g de lard, coupé en

morceaux, rangés dans une terrine, bien

serrés. Semez des rondelles d’oignons, épicez bien en thym, laurier, baies de

genièvre, poivre du moulin, mouillez au

vin blanc et d’un peu d’alcool de genièvre,

couvrez de fines tranches de lard et enfournez 3 h à feu moyen au bain-marie. Sortez

et mettez à refroidir. Préparez une gelée

avec du vin pour parer votre potjevleisch

et servez froid. Vous verrez, c’est plus

facile à manger qu’à prononcer…

Une autre petite entrée, luxueuse et

mignonne, consiste en langue Lucullus,

spécialité de Valenciennes — je vous la

recommande si d’aventure vous visitez le

pays (on n’en trouve guère dans les restaurants mais en conserve chez les marchands,

à Lille notamment, admirable cité dont il

faut bien trois jours pour apprécier les

charmes, mais qui tourne Bo-bo). Il s’agit

de langue de bœuf fumée, tranchée et garnie de foie gras.

Tous cheux qui s’occupent ed not’santé y

nous consellent d’minger du pichon deux

fos par semaine. C’est pas ce qui manque

d’ailleurs au pays de Jean Bart et des TerreNeuvas : carrelet et sole, maquereau, barbue, turbot, baudroie, saint-pierre,

hareng… hélas, à c’t’heure cha coute plus

cher que l’viande, et cha m’étonn’ro

qu’cha soit ché pecheurs qui in profitent. Mais on peut encore le vendredi s’autoriser des harengs en papillote à la calaisienne (4 pièces incisées par le dos, arête

centrale ôtée et remplacée par une farce,

oignon, champignons de Paris, persil,

beurre, sel, poivre cuit au four dans du

papier alu pendant 1/4 d’heure), des

harengs grillés que l’on sert ici avec une

salade de betteraves rouges tiède, des

harengs au gratin ou meunière, de la carpe

ou de l’anguille à la bière (tronçons rissolés au beurre, poivrés, salés, farinés et cuits

avec des échalotes. On déglace le fond,

sans le poisson, à la bière et on lie avec 2

jaunes d’œufs. Servez avec des croûtons et

du persil).

La célèbre anguille au vert est préparée

quant à elle avec au moins 14 herbes

fraîches (oseille, épinards, cresson, cerfeuil, estragon…) hachées, ajoutées,

mouillées au vin blanc après la saisie au

beurre. Il est loisible et plaisant de préparer des frites en accompagnement, et

pourquoi pas de les cuire comme dans les

baraques d’aut’fois, au saindoux.

Quelques petotes rattes du Touquet

(variété longue et fine, de petite taille ,à

chair ferme et vendues chèrement) seront

divines une fois blanchies et poêlées au

beurre avec ou sans la pio.

Comme on est à s’barraque, on goûtera

avec mi des fricadelles, sortes de beignets de viandes à la fortune du pot, pis

eune limonate ou cor’ eune bonne bière ;

encore qu’à l’instar de notre « Marine

nationale », en campagne en ch’Nord (où

elle réalisait avec notre « Bourreau de

Béthune », national lui aussi, de jolis

scores) on puisse préférer un ballon de

blanc.

REX-APPEAL

POUR LA CARBONADE

Après cela, une potée. On compte plusieurs façons de la faire, selon que l’on

est en Flandre ou en Artois : le Waterzoi

(littéralement eau qui bout, expression

qui n’est pas sans rappeler « ça bouille,

baisse » aux Martigues) qui est une sorte

de matelote avec des poissons blancs

cuits ensemble et des poireaux, du céleri,

oignon, thym, laurier, persil, fumet de

poisson, vin blanc, beurre et crème. On

peut le préparer également avec du poulet en guise de poisson. La

potée artésienne (1/2 tête de

porc coupée en 4 mis à cuire

dans de l’eau avec 1 livre de

lard, 1 livre de poitrine de mouton cuits pendant une heure,

puis une heure encore avec des

légumes, carottes, navets, haricots blancs, céleri, oignon

piqué, ail, puis une heure

encore avec des petotes). La

potée flamande, dans laquelle

on ajoute, à mi-cuisson, des

choux de Bruxelles et une

andouille (la plus délicate est

faite à base de morceaux de

porc, à Aire-sur-la-Lys, et non

de tripes comme à Armentières,

Cambrai, Douai, Hesdin ou

Valenciennes).

Le Hochepot, composé d’une

livre de plat de côtes de bœuf,

d’une livre d’épaule de mouton

roulée, d’une livre de museau de porc,

d’une livre d’échine de porc salée et d’un

saucisson de veau, le tout cuit dans 4 l

d’eau avec 300 g de poireaux, de navets,

de haricots verts et de céleri, dans les

mêmes proportions, avec de l’ail et un

oignon piqué. C’est, dans les Flandres, le

plat de fête par excellence que l’on servira avec des endives braisées ou cuites

à la flamande (rondelles d’un cm

d’épaisseur tassées dans un moule à

bords droits largement beurré et recouvert de papier sulfurisé beurré, le tout

cuit pendant une heure à l’étouffée). Ce

plat accompagnera avec bonheur ce qui

en Flandre est une institution : la carbonade. En souvenir de la Grande Bourgogne,

combat de toute une vie du « Beau Léon »,

nous la préparerons avec de la moutarde et

du pain d’épice, ce qui lui donnera un air

de fête et un peu de “Rex-appeal”… Dans

une cocotte, faites revenir 4 oignons dans

du saindoux, ajoutez 700 g de basses côtes

de bœuf coupées en morceaux, faites dorer,

salez, poivrez. Tartinez à la moutarde des

tranches de pain d’épice sec, jetez dans la

cocotte, mouillez moitié eau, moitié bière

jusqu’à couvrir, ajoutez un bouquet garni,

portez à ébullition et laissez mijoter deux

heures. Otez alors le bouquet garni, saupoudrez de cassonade, mélangez et laissez

au feu doux encore un quart d’heure.

LES CHAUSSETTES

DU JUIF ERRANT

J’eusse aimé m’étendre encore sur les

saveurs sucré-salées lotharingiennes d’un

potage de betteraves, d’une soupe à la

bière, d’un lapin à la flamingante aux raisins secs et aux pruneaux… je n’ai plus

le temps si je veux goûter avec vous au

Maroilles des bénédictins du monastère

de Maroilles-en-Thiérache, dont le parfum rappelle aux exégètes les chaussettes

usagées du Juif errant, et prendre un petit

dessert, une goyère (au maroilles et au

fromage blanc avec des œufs battus, le

tout cuit en tarte à base de pâte brisée),

une fine tranche de cramique (brioche

avec des raisins), une part de tarte au

libouli (lait bouilli) comme à la ducasse

(fête paroissiale), une gaufre à la crème

et au rhum, ou une petite crème brûlée

à la chicorée. Enfin, une chicorée, un bon café, des

spéculos (gâteaux secs, mi-sablés, mi-pain

d’épice).

Et allez ! le g’nieff ! la bistouille, (boisson ouvrière, alcool de mineur à base de

céréales et de genièvre pour arroser eun’

gout’ ed jus), cul sec ! et en route pour

l’Aunis ! J’va prendre avant, pour eul’

voyach’ eun’ poq eud’bonbons, quequ’

bêtises eud’ Cambrai.

Franck NICOLLE,

<fn@caralsol.com>.

Repues franches et légitimes en Artois et en Flandres

● Des arguments pour lutter contre la

« tentation vendéenne » ? Secrétaire

départementale du FN dans le Vaucluse,

Marie-Odile Rayé sort un percutant petit

fascicule intitulé « De Villiers, rends ta

copie ! », où sont exposés les mensonges, les trahisons et les “contrefaçons” du président du MPF. A commander à Mme Rayé, 112 rue Moricelly,

84200-Carpentras.

● Maurrassianna, publication (de

quatre pages, avec quatre numéros par

an), lancée par l”association Anthinea

d’Yves Chiron et consacrée comme son

nom l’indique au maître de l’Action française. Dans ce premier n°, un compte

rendu de la biographie Maurras, le chaos

et l’ordre, publiée chez Flammarion par

Stéphane Giocanti (Le n° : 2,50 €, les

4 : 10 €. Anthinea, 16 rue du Berry,

36250 Niherne. Fax : 02-54-29-81-65 ou

<chiron.yves@wanadoo.fr>.

● « Budapest, Alger, Suez, trois séries d’évé- nements majeurs et d’inégale signification scandent l’année 1956, une année de grande recomposition historique. » C’est le début de l’éditorial de la NRH, ouvrant le dossier de

son n° 27. A propos de la Hongrie,

Henry Bodgan, spécialiste de l’Europe

centrale, présente le régime du régent

Horthy, puis la soviétisation après 1945

et la révolution écrasée il y a cinquante

ans. Et Stéphane Courtois explique la

mort du communisme. La NRH

(88 avenue des Ternes, 75017 Paris, tél.

01-40-54 -01-70) continue mais n’est pas

sortie d’affaire. Le n° : 6 €. L’abonnement 6 n°s : 32 €.

● Cousine de Lectures Françaises, Lecture

et Tradition fête son 40ème anniversaire dans son n° 353/354 où le directeur

de la publication Jean Auguy raconte la

création et l’histoire de la revue qui a pu

s’enorgueillir de brillantes signatures.

Dans le même n°, Cl. Mouton Raimbault redresse les bretelles à Bigeard et

rappelle que, face à l’offensive du multimedia, le livre demeure le dernier refuge

de l’homme libre. Le n° : 3 € (DPF, BP

1, F-86190 Chiré-en-Montreuil).

● On a toujours quelques chose à apprendre sur Marcel Aymé. Comme en

témoigne le numéro 24 de son Cahier

Annuel. Au sommaire, une biographie

du père de l’écrivain, Faustin Joseph

Aymé, des extraits d’un mémoire de

maîtrise de Nicolas Parisot (disparu l’an dernier) et la reproduction d’articles de presse portant sur trois pièces dont La

Tête des autres qui déclencha un

scandale politique lors de sa

sortie (1952) à cause des

attaques contre la magistrature

et l’épuration. A noter un

article enthousiaste de Rebatet en 1959

lors de la reprise de la pièce. Mais précisons que le journal nommé X qui publia

en février 1952 « Mon juré chez les

riches » d’Antoine Blondin n’est autre

que notre hebdomadaire. Blondin s’y

payait la tête des adversaires de Marcel

Aymé. Cahier Marcel Aymé,

143 pages, 20 €. Société des Amis de

Marcel Aymé (SAMA), BP 258, F-39103

Dole cedex.

● Avec les Fêtes reviennent les cartes de

voeux de Pinatel. Le millésime 2007

comprend 4 modèles différents sur Sarkoccinelle, Ségo la nymphette internationale, etc. Les 4 cartes : 4 €, la douzaine :

10 €. Et n’oublions pas le dernier et succulent album de notre ami, Parricide la

sortie (23 €). A commander à Pinatel,

22 rue St-Paul, 75004 Paris ou

<http://perso.orange.fr/pinatel>.

Quoi de neuf ?

Voyage gourmand dans nos provinces

TABLES D’HÔTE

Si vous avez aimé les chroniques

gas t ronomi co- cultur e ll e s de

Franck NICOLLE dans RIVAROL,

vous les retrouverez dans ce livre,

ave c de suc cul ent e s r e c e tt e s de

Wilfried Da Costa Oliveira.

Ed. Dualpha, 204 p., 23 €

En vente à nos bureaux (27 € fco)

A lire aussi de Franck NICOLLE :

PAIN D’ÉPICE

(79 p., 7,50 € ou 10 € fco)

chèques à Editions des Tuileries.

N° 2787 — 24 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 14

Cinéma

Vous en avez sans doute eu quelques

échos ! La sortie la plus médiatisée de la

semaine concerne l’une des icônes les plus

mythiques du cinéma : l’agent secret le

plus redoutable de Sa Gracieuse Majesté,

James Bond en personne, de retour pour la

21e fois sur les grands écrans de la petite

planète dans Casino Royale. Ce film

marque une étape importante dans l’histoire de la fructueuse franchise Bond, non

pas par la personnalité plutôt terne de son

réalisateur, l’honnête faiseur néo-zélandais Martin Campbell (La marque de

Zorro, Goldeneye) mais parce qu’il s’agit

d’un revigorant retour aux sources originelles de l’œuvre de Ian Fleming. James

Bond n’y est plus le gentleman élégant,

raffiné et l’humour à fleur de peau tel

qu’interprété par les successeurs de Sean

Connery, Roger Moore et Pierce Brosnan

en tête, mais un sociopathe froid, brutal et

plein d’une rage intérieure qui ne demande

qu’à exploser en éclats de violence massacrants.

Le côté machine à tuer implacable du personnage est exposé d’emblée dans la

séquence d’ouverture, tournée en noir et

blanc, relatant la façon fort peu humaniste

dont il a gagné ses galons d’agent secret 00

lui donnant le droit d’occire son prochain

en toute légalité. Le sixième interprète à

endosser la panoplie bondienne, l’acteur

anglais Daniel Craig, si décrié au départ

par les puristes qui lui reprochaient surtout

ses cheveux blonds (!), s’implique dans le

rôle avec un engagement physique et émotionnel de tous les instants. Son magnétisme est tel qu’il ferait presque oublier le

Bond de Sean Connery, jugé pourtant

Pierre SINEUX

QU’EST-CE QU’UN

DIEU GREC ?

La collection « 50 questions », qui a dépassé

la trentaine de volumes, propose, sous une

forme ramassée, des ouvrages qui sont à michemin de l’essai et de l’instrument d’information destiné à un public cultivé ainsi

qu’aux étudiants. Elle est consacrée à la littérature et aux arts, et son éclectisme est des

plus larges puisqu’on y trouve aussi bien

Pour une esthétique du rap (de Christian

Béthune) que L’Anorexie créatrice (d’Isabelle

Meuret) en passant par des textes sur le

cinéma, la peinture ou l’humour.

Professeur d’histoire grecque, Pierre Sineux

propose un livre qui ne dépare en rien la collection et pourrait même en symboliser les

mérites : refus de la vulgarisation réductrice,

utilisation judicieuse des travaux antérieurs

publiés sur le sujet — la bibliographie, qui

fait comme il se doit une large place à Walter Burkert, Jean Rudhardt, Marcel Détienne

et Jean-Pierre Vernant, est

impressionnante —, souci d’apporter un

éclairage nouveau sur des questions que l’on

croyait, parfois à tort, résolues.

Ici le dieu grec est envisagé sous plusieurs

angles, celui de la mythologie, celui des rites

et des cultes religieux, mais aussi dans ses

rapports à l’espace, au temps, aux communautés humaines (la famille, la cité) ainsi que

dans ses représentations.

Cette approche suppose une recherche

multidisciplinaire incluant aussi bien les

récits fondateurs d’Homère et d’Hésiode

que l’histoire et la poésie, le théâtre tragique, l’archéologie et la céramique. Autant

de pièces d’un puzzle que l’auteur s’ingénie à rassembler, balayant au passage

quelques idées fausses, faisant émerger dans

toute leur complexité et leur lumière ces

dieux grecs qui sont une part de notre héritage commun.

P.-L. MOUDENC. _____

190 pages avec bibliographie, 13,50 €. Editions

Klincksieck, coll. « 50 questions ».

Daniel LEFEUVRE

POUR EN FINIR AVEC

LA REPENTANCE

COLONIALE

Ce livre est une douche froide pour ceux

que l’auteur appelle les “Repentants” (avec

un R majuscule). A savoir cette clique

menée par Benjamin Stora (que Lefeuvre a

écrasé lors d’un récent débat sur LCI) et

qui, près d’un demi-siècle après la fin de la

colonisation, en dresse sans cesse un

tableau noir et effrayant : famines, extermination et exploitation du colonisé. Jules

Ferry-Hitler, même combat !

Daniel Lefeuvre, s’appuyant sur des

chiffres et des documents, démontre sur

des sujets précis — la conquête de l’Algérie et son bilan, la participation des soldats

indigènes aux deux conflits mondiaux,

l’immigration algérienne en France et sa

part réelle dans la reconstruction du pays

après 1945 —, que les Repentants ont

accumulé « contre-vérités, billevesées, bricolages ». Le coup est d’autant plus dur pour

eux que Daniel Lefeuvre n’est pas un réactionnaire. Il fut communiste dans sa jeunesse et l’a reconnu volontiers, comme

Jacques Marseille dont il est proche.

Lefeuvre n’est pas non plus un “colonialiste”, et sur ce point nous lui reprocherons

de n’étudier l’Algérie et, au-delà, l’Empire

que sur le seul plan financier. C’est vrai,

l’Outre-Mer coûtait cher à la France (Bernard Lugan l’avait déjà démontré il y a une

dizaine d’années), ce qui explique en partie le décrochage de l’opinion métropolitaine dans les années 1950. Mais c’est

négliger qu’au moins jusqu’en 1939, l’Empire donnait à la métropole une assise géopolitique qui expliquait sa puissance mondiale. Il faudra aussi un jour, et à propos

surtout de l’Algérie, démontrer que la colonisation, pour imparfaite qu’elle fût, a été

un formidable accès à la modernité. Et que

ce n’est pas notre faute si, malgré les

richesses considérables de son sous-sol

(découvertes par la France), les nouveaux

maîtres d’après 1962 ont gaspillé, sous

couvert de socialisme, d’arabisme et d’islamité, cet héritage positif.

Manifestement, il reste encore à dire et à

écrire sur ce passé aujourd’hui calomnié ou

censuré, que fut la colonisation. Notre

maître Xavier Yacono s’y était essayé, il y a

de cela bien des années, dans deux « Que

Sais-je ? » aujourd’hui introuvables.

J.-P. A. _____

230 pages, 18 €. Flammarion.

Enzo et Laurent BERRAFATO

L’ITALIE E N GUERRE

1915-1918

Résumant l’histoire de la formation de

l’Etat italien, ce livre d’Enzo et Laurent

Berrafato, écrit en collaboration avec JeanPierre Verney, s’attache à expliquer les

motivations de l’Italie pour son entrée en

guerre en 1915 au côté de l’Entente et les

conséquences de ce conflit pour son économie, son industrialisation et l’acquisition de ses frontières naturelles.

Les phénomènes sociaux et politiques qui

devaient bouleverser le pays après le Traité

de Versailles et amener l’avènement du fascisme, puis son malheureux engagement

dans la Deuxième Guerre Mondiale, sont

évoqués. L’essentiel de l’ensemble des opérations militaires terrestres, maritimes et

aériennes et les « inutiles massacres des

combattants » sont naturellement décrits,

ainsi que l’organisation de l’Armée italienne pendant le conflit. Cet ouvrage intéressera le lecteur français désireux de comprendre l’attitude italienne avant, pendant

et après la Grande Guerre et il mérite son

attention.

A. R. _____

278 pages, 25 €. Editions 14-18 Paris 2006.

Georges DILLINGER

DÉSACRALISÉE, LA

FRANCE DEVIENT FOLLE

L’auteur, bien connu de nos lecteurs et universitaire très « politiquement incorrect »,

dénonce — à l’instar de RIVAROL — la

profondeur et la gravité de la crise qui ravage

notre société, véritable rupture de civilisation : triomphe de l’idéologie libertaire et

égalitaire destructrice, engendrant immoralisme, renversement et inversion des valeurs,

individualisme, cosmopolitisme, communautarisme, mettant ainsi à l’encan l’identité, le lien et la cohésion de notre société.

Du coup et quoi qu’en disent les statistiques de l’Insee, la natalité indigène connaît

une chute vertigineuse et s’amenuise chaque

jour le nombre de Français de souche, dont

les descendants risquent fort de se diluer au

sein d’une invasion d’allogènes jeunes et

féconds. Dilution qui sera non seulement

numérique mais également opérée par le

métissage. Ce sera la fin de la France…

Georges Dillinger impute cette déliquescence de notre société à la perte du sacré en

France et en Europe. « Depuis plus de

quinze siècles, le sacré, ce fut le christianisme »,

affirme-t-il. Or, « la déchristianisation

contemporaine est un phénomène effrayant »

qui, coïncidant avec l’expression démesurée

de la science et de la technique — dont les

terres de chrétienté furent le berceau — a

fini de ruiner le sacré et laissé place à un

matérialisme en folie, tel le consumérisme

exerçant son diabolique pouvoir d’attraction

sur l’homme de la “modernité” dépourvu de

toute spiritualité.

Ayant perdu leurs défenses immunitaires

dans ce naufrage du sacré, l’Eglise catholique

pourrie par le libéralisme conciliaire, les politiques et la société civile ne veulent pas voir

le danger d’islamisation de la France consécutif à une immigration-invasion de millions

de musulmans, acceptée avec résignation. A

cette passivité s’ajoute la complicité, comme

le financement de la construction de mosquées. C’est la fin de notre civilisation façonnée par le christianisme.

Georges Dillinger conclut cependant son

ouvrage, pessimiste et apocalyptique, en

exhortant « les orphelins du sacré » à ne pas

désespérer. Car « ce qui est sacré, c’est le courage de se battre même quand il ne reste plus

d’espoir raisonnable. »

Noëlle SACLET. _____

426 pages. 35 €. Editions Dualpha. insurpassable. Daniel Craig constitue vraiment la carte maîtresse de ce Casino

Royale qui se démarque en bien des points

des épisodes précédents par souci de fidélité à l’ambiance sombre du premier roman

de Fleming, publié en 1953, même si le

contexte de la guerre froide a été remplacé

par la guerre contre le terrorisme. Exeunt

les gadgets et les effets spéciaux délirants,

Q, les mégalos à la conquête du monde et

les James Bond girls de service. Ainsi, la

partenaire de Bond, Vesper Lynd (la Française Eva Green), n’a rien d’une potiche et

le Chiffre (le Danois Mads Mikkelsen),

banquier des organisations terroristes,

n’est pas un méchant d’opérette, en particulier dans une séquence éprouvante où il

montre à l’agent secret britannique tombé

entre ses mains ses talents de tortionnaire

sadique. Si la partie de cartes au cœur de

l’intrigue traîne en longueur, les scènes

d’action et les cascades sont impressionnantes avec quelques morceaux de bravoure dignes des plus riches heures de la

saga. C’est sûr, Casino royale est un grand

Bond en avant !

Espérons que la personnalité envahissante de ce maître espion ne fera pas trop

d’ombre à deux autres personnages charismatiques, et tout aussi british, des nouveautés en salles, les magiciens rivaux du

dernier film de Christopher Nolan, adapté

du roman éponyme de Christopher Priest

(paru en Folio), Le Prestige. Le jeune réalisateur (il est né à Londres en 1970) de

Memento et de Batman begins démontre

ici qu’il a plus d’un tour dans son sac à

malices en reprenant à son compte de

façon éclatante, tant dans son scénario

(coécrit avec son frère Jonathan) que dans

sa mise en scène, tous les vieux trucs des

rois de l’illusion. Il excelle dans la magie

du VIIe art en distillant avec subtilité les

indices révélateurs, ou trompeurs, tout au

long d’une intrigue à tiroirs assez touffue

à la chronologie éclatée (une constante

chez Nolan) et en détournant quand il le

faut, pour la beauté et l’impact du mystère,

l’attention des spectateurs de ce qui se

passe réellement dans l’envers du décor de

numéros de prestidigitation époustouflants

se déroulant en trois temps : la promesse,

le revirement et le prestige. Des arcanes

qui n’ont bientôt plus de secrets pour deux

apprentis illusionnistes surdoués exerçant

leur art dans le Londres victorien du début

du XXe siècle, l’aristo Robert Angier

(Hugh Jackman) et le cockney Alfred Borden ( Christian Bale). D’abord complices

et amis, les deux hommes deviennent des

adversaires acharnés à la suite de la mort

accidentelle par noyade, durant un tour à

la Houdin, de la femme d’Angier qui n’a

pu se libérer à temps des liens noués par

Borden. Erreur ou volonté de tuer ? L’incertitude et le suspens sont maintenus tout

au long de ce film aux multiples rebondissements et aux images superbes, porté par

une distribution impeccable (on apprécie

particulièrement la prestation du grand

Michael Caine). Le dénouement, vraiment

inattendu pour une fois, ajoute encore à

son impact et à son charme.

Patrick LAURENT.

De l’action et des illusions

Apollon et Daphné

par Arno Breker (1940)

ENTRE NOUS

(Une ligne : maximum 50 signes et espaces.)

Demandes d’emploi : 3,05 €. Autres

rubriques : 3,81 €. CARNET (Mariages, naissances, deuils…) : 5 €. Domiciliation sous un

numéro : 3,05 €. TVA 19,60 % en sus.

Les textes doivent nous parvenir dix jours

avant la parution et être rédigés en caractère

d’imprimerie très lisibles.

BIBLIOPHILIE

◆ Ch. biographie sur Trevor Lubitch Lincoln

parue à l’Homme Libre. Tél : 06-11-36-54-84.

◆ Nièvre : vds bibliothèque sur Seconde

Guerre mondiale, germanisme, œuvres complètes de Wagner, etc. Ecr. n° 2779/1266.

DIVERS

◆ Vigneron rivarolien vd vin rouge sélectionné 2,50 € la bouteille, vin blanc chardonnay 3 € (prix départ). François CATHALA,

« Les Pouzets », 11100 Narbonne. Tél : 04-

68-32-08-75.

◆ Pour Noël, offrez-vous un excellent champagne, la « Cuvée spéciale FN 51 » avec effigies de Le Pen et de Jeanne d’Arc. 16 € la

bouteille hors frais de port (conditions spéciales pour fédérations FN). Rens. : FN-51,

BP78 — F-51006 Châlons-en-Champagne

cedex. Tél/ fax : 03-26-70-46-90.

◆ Trouvé lunettes de vue rouge le 12/11 aux

BBR, stand RIVAROL. Tél. 01-53-34-97-97.

RELATIONS

◆ H. 34 ans souhaite correspondre avec lecteurs et lectrices de RIVAROL pour amitié et

échanges sur travail, famille, monde rural,

environnement. Ecr. 2785/1270.

EFFET “ROYAL” ? Les livres sur les

reines, de naissance ou par mariage,

sortent en rafale. Normal chez l’éditeur Pygmalion qui a créé depuis plusieurs

années une collection Souverains et souveraines de France. Mais paraît en Librio un

très utile mémo dû à Patrick Weber, Les

Reines de France (1), une centaine de biographies succinctes (et reflétant des existences souvent aussi brèves que tragiques)

de la mystérieuse Basine, mère de Clovis,

à Marie-Amélie de Bourbon-Sicile, épouse

de Louis-Philippe, en passant par de quasiinconnues comme Ermengarde de Hesbaye, petite-fille de Charles Martel et

épouse de Louis 1er le Pieux, ou d’illustres

princesses comme Anne d’Autriche (voir

portrait ci-dessus).

C’est justement sur la jeunesse de cette

dernière que s’est penchée l’universitaire

Marie-Catherine Vignal Souleyreau dans

une biographie (2) solide mais d’une

langue un peu aride où elle retrace le difficile apprentissage de l’infante, peu

aimée de sa belle-mère Marie de Médicis

qui ne voulait rien abdiquer de ses prérogatives, délaissée — malgré sa grande

beauté — par Louis XIII, d’une timidité

maladive et qui, au contraire de son père

Henri IV, fuyait les femmes. Née dans

une famille très unie, l’infante Ana Maria

Mauricia fut longtemps confinée dans

son entourage espagnol, ce qui l’empêcha

d’apprendre les subtilités de notre langue

et se réfugia dans les secours de la religion, d’autant qu’après une nuit de noces

catastrophique, elle mit des lustres à

concevoir l’héritier si désiré tant étaient

rares les visites de son royal époux. Et

pourtant, éclatante revanche, ce sera elle

la mère du plus célèbre de nos

monarques, ce Roi-Soleil pour lequel,

sous la Fronde, l’Espagnole aidée de

l’Italien Mazarin avait fait des miracles

pour préserver l’unité du royaume contre

les factieux de tous ordres et les appétits

des Grands, nostalgiques du féodalisme.

Bonne chienne chassant de race, la souveraine à la double ascendance Habsbourg — point sur lequel insiste à juste

titre notre auteur — sut ainsi, dans

l’épreuve, mettre les qualités de ses

ancêtres au service des intérêts français.

Louis XIV en était bien conscient qui

idolâtrait sa mère, juste retour des choses

pour cette princesse qui n’avait que tardivement et parcimonieusement reçu de

son mari l’amour qu’elle méritait.

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