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11/21/25

 



SCHIZOPHRÉNIE MEXICAINE

Le Mexique reste largement bloqué par le

résultat toujours contesté de la présidentielle.

Cependant, la contestation s’essouffle. Andres

Manuel Lopez Obrador a essuyé un nouveau

revers lors de l’élection du gouverneur dans

son Etat natal de Tabasco. Le candidat de son

Parti pour la révolution démocratique (PRD),

César Ojeda, est devancé de neuf points, avec

43 %, par son adversaire du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), Andres Granier, qui

a obtenu 52 % des suffrages. Le socialiste

Obrador était en début d’année donné favori

de la présidentielle du 2 juillet, qu’il a finalement perdue d’un cheveu face au conservateur

Felipe Calderon. Criant à la fraude électorale,

il a mobilisé ses partisans qui ont occupé le

centre de Mexico pendant plusieurs semaines,

jusqu’à ce que ce mouvement s’effrite le mois

LE GÉNÉRAL Juan Peron a été enterré

pour la troisième fois en Argentine. Ces

funérailles ont, comme les précédentes,

donné lieu à des manifestations monstres

accompagnées d’incidents violents. On s’est

affronté pour Peron, alors qu’il est mort en

1974 et qu’il devait, en partie, sa popularité à

Evita — sa deuxième épouse décédée, elle, en

1952 et dont les funérailles resteront comme

un moment d’émotion populaire rarement

égalé.

ARGENTINE : LE MYTHE INTACT

Peron est élu pour la première fois en 1946,

réélu en 1951 grâce à Eva, renversé en 1955.

Il revient au pouvoir rappelé par le peuple en

1973, mais il meurt un an plus tard, laissant le

péronisme dans les mains trop faibles d’Isabella, sa dernière épouse.

Il y a un mystère fascinant dans le péronisme. Quand un mouvement politique s’identifie complètement à l’aspiration d’un peuple

à un moment donné de son histoire et qu’il

peut continuer à s’exprimer, il en reste

quelque chose, une légende qui est une nostalgie. Le péronisme, ce fascisme argentin, a

unifié toutes les forces populaires de l’extrême

droite à l’extrême gauche pour la dignité des

descamisados, les sans-chemise, et pour

l’honneur d’un pays refusant de dépendre des

oligarques, ceux méprisant le peuple et que

haïssait Evita, vendus de plus à l’étranger,

cette Amérique du Nord, voulant coloniser

économiquement le pays des gauchos. C’est

ainsi que le vieux général revient au pouvoir

sur le nom d’une femme morte vingt ans plus

tôt, élu par une génération qui ne l’avait pas

connue. C’est ainsi qu’en 2006, on pleure sur

le parcours de son cercueil, on scande son

nom et on se bat pour ramasser le drapeau du

mouvement. Juan Domingo Peron avait déjà

été inhumé à deux reprises depuis sa mort en

dernier, quand le Tribunal fédéral électoral

s’est prononcé contre un nouveau décompte

des suffrages et a confirmé la victoire de Calderon. « La tactique d’affrontement de Lopez

Obrador après les élections de juillet n’a fait

que lui aliéner des partisans », commente un

rapport de la banque d’investissement Dresdner Kleinwort. En revanche, il y a eu des

affrontements meurtriers dans la province

d’Oaxaca où un bras de fer oppose les enseignants au gouverneur depuis le 22 juin dernier.

Mexico doit faire face en outre à l’indignation populaire autour du “mur” qu’a décidé de

faire élever George W. Bush pour décourager

les “envahisseurs”. Déjà, la hausse de l’immigration clandestine a entraîné la construction

d’un barrage métallique de quelque 100 km

érigé entre les zones urbaines frontalières du

Mexique et des Etats-Unis, mais Washington

envisage désormais la construction d’une

« clôture de sécurité » le long de la frontière,

longue de 3 200 km. Un projet surtout cosmétique et à usage interne (voir ci-contre), mais

qui relance bien sûr l’anti-américanisme au

Mexique.

ATTIRANCE-RÉPULSION

Ce sentiment, on le retrouve dans les poussées électorales. Même la Colombie d’Uribe

joue la carte nationaliste dans sa guerre

contre les FARC. L’engagement américain

est réduit et mal vu. Uribe veut montrer qu’il

peut seul en finir avec la guérilla et libérer

les otages par la force. La montée de l’indianisme dans l’arc Inca-Pérou-Bolivie découle

largement de l’hostilité aux “Gringos”

pilleurs de richesses. Mais cette ligne est difficile à gérer. Au Pérou comme en Colombie, les « révolutions démocratiques indigènes » sont en panne. L’Etat, incapable de

tenir ses promesses, est dépassé par les

conflits sociaux, notamment

en Bolivie, dans le secteur

minier.

L’attirance-répulsion est

confirmée par les élections en

Equateur. Un milliardaire proaméricain, roi de la banane,

Alvaro Noboa, arrive en tête

au premier tour avec 27 %

devant Rafael Correa (24 %) qui, lui, est un

économiste favorable au Venézuélien Chavez.

Les partis traditionnels se sont effondrés, le

mouvement indien pour la première fois est

en net recul et, surprise, le colonel putschiste

Lucio Gutierrez (au pouvoir en 2002 et renversé en 2005) a présenté son frère qui, avec

16 % des voix, est arrivé troisième.

La référence à Chavez est devenue incontournable ce dernier est la bête noire de

Washington. L’Assemblée générale de l’ONU

est d’ailleurs restée dans l’impasse après un

troisième jour de vote pour désigner le

membre non permanent du Conseil de sécurité pour le groupe de l’Amérique latine et des

Caraïbes. Après le treizième tour de vote, ni

le Guatemala ni le Venezuela n’ont obtenu la

majorité requise des deux tiers. « Le Venezuela

a réussi à défier les intérêts des Etats-Unis en

empêchant le Guatemala de gagner ce siège,

a déclaré M. Chavez devant des milliers de

partisans à Valencia, ville industrielle située à

110 km à l’ouest de Caracas. Nous avons

donné à l’Empire une leçon. Même si le Venezuela n’est pas capable d’entrer au Conseil de

sécurité, nous avons porté préjudice à l’Empire. C’était notre objectif. »

C’est le même sentiment de défier l’empire

arrogant qui pousse le Panama à élargir, tout

seul cette fois, le fameux canal imaginé par

Ferdinand de Lesseps. Pour la première fois

depuis son inauguration, en 1914, le canal de

Panama sera élargi afin de répondre à l’augmentation du gabarit des navires. Les Panaméens ont approuvé le projet titanesque par

référendum par 78 % de oui, mais avec une

forte abstention et pour cause : les travaux prévus de 2007 à 2014 sont estimés à 5,25 milliards de dollars.

Défiés par la Russie et la Chine, sans parler

de la Corée du Nord, en échec au Moyen et au

Proche-Orient, les USA sont en train de perdre

l’Amérique latine. Nous l’avons déjà écrit :

c’est un bouleversement mondial qui n’est pas

assez pris en compte. Sur ce sujet important,

signalons, pour conclure, l’étude de la revue

Eléments dont le n° d’automne 2006 est largement consacré au recul états-unien en Amérique latine et au retour du rêve bolivarien.

De Peron à Chavez, exister contre le “Gringo”

 de Paris (près de l’Espace enfants et du mur d’escalade) Entrée : 5 € pour les 3 jours. Navettes gratuites

au départ de la Porte Maillot à Paris et de la station RER B Le Bourget

DROIT DE RÉPONSE

Suite à la publication dans notre n° 2782 du 20 octobre d’une brève intitulée : « Un haut

responsable MPF favorable à la Turquie dans l’Europe !», nous avons reçu de Jean-Philippe Wagner, ex-FN, ex-MNR et provisoirement Conseiller régional MPF de Lorraine, le droit de

réponse suivant :

«Qu’on ne sache pas lire correctement le contenu d’une délibération mise au vote de la Commission Permanente du Conseil Régional de Lorraine, c’est impardonnable et inquiétant de la part de gens qui caressent

l’idée d’accéder un jour à d’éminentes responsabilités.

Avant de m’imputer en toute mauvaise foi une position de vote qui ne fut pas la mienne, les élus lepénistes

sont totalement hors sujet. Ils devraient apprendre à lire et à mieux respecter la réalité des faits, à savoir :

- que la délibération en question n’a strictement rien à voir avec l’intégration de la Turquie dans l’Europe,

- qu’elle constitue une simple mesure d’exécution et de répartition d’une politique de coopération universitaire dont la région Lorraine « pilote le projet » et intervient seulement en qualité de « coordinateur d’une

contribution financière de la Commission Européenne sous forme d’une subvention »,

- que cette subvention « est financée à 100 % par la Commission Européenne »,

- qu’il est enfin faux et désinformant d’écrire que cette « grassouillette subvention de 14 369,25 E » provient de « subsides offerts gracieusement aux frais du contribuable lorrain ».

Il est exact qu’il s’agissait de fonds provenant de Bruxelles. Mais qui alimente le pactole,

sinon les contribuables européens, et lorrains en l’occurrence ? Il est également exact que

l’université turque d’Adana n’était pas la seule bénéficiaire de ces subventions. Raison pour

laquelle les élus FN, ne voulant pas léser les universités européennes, avaient demandé que

la résolution soit scindée. M. Wagner a au contraire approuvé l’ensemble de l’attribution

de la subvention.

● De Gilles SIBILLAT, président de SOS

ÉCOLE (1122 chemin des Pignatelles —

83920 La Motte) :

MNÉMOSYNE ÉCLIPSÉE

Elle fut déesse de la mémoire. Reléguée pendant des siècles dans le bric-à-brac des dieux

morts, elle fut revitalisée, il y a plusieurs

décennies, par un culte fait de

rites d’exclusion, qui trie avec

vigilance ce qui mérite souvenance obligatoire et commisération rétroactive. En fonction,

dit-on, du nombre des cadavres.

On s’attendait donc à une

pompe mnémonique, somptueuse et solennelle, en ce mois

d’octobre 2006 : cinquantième

anniversaire de l’exécution de Budapest par

Khrouchtchev, l’ange déstalinisateur qui, en quelques heures, massacra plusieurs milliers

de Hongrois. Eh bien, non. Pas ou peu d’évocations attristées de la répression bolchevik.

Pas de drapeaux en berne. Pas le moindre

vague à l’âme de la classe politique. Le chef de

l’État, pourtant spécialiste des commémorations repentantes, n’exprime aucun regret

pour la passivité hypocrite affichée alors par

les tartuffes de la fausse dévotion démocratique. Nos media insultent la jeunesse hongroise, qui n’a rien oublié et qui le fait savoir

bruyamment dans les rues de sa capitale, en la

traitant de “populiste” et de “fasciste”.

Et l’École française se tait. Elle n’a rien à

dire, à expliquer, à commenter, à « faire

rechercher » sur ce drame hongrois, elle qui, à

longueur d’année scolaire, sensibilise ses élèves

à toutes les détresses de la planète. Et qui, en

nombreuses cohortes d’élèves et de maîtres,

pérégrine souvent vers les lieux lointains de

certaines tragédies de la Seconde Guerre mondiale. Éclipse de mémoire. Éclipse de morale.

SOS ÉCOLE s’incline respectueusement en

souvenir des martyrs hongrois de 1956. Et stigmatise l’immoralité et l’amoralité de la France

officielle, tant politique que pédagogique.

● De Rodolphe I. (Toulon) :

DEVOIR DE MÉMOIRE

A propos du film “Indigènes” de Rachid

Bouchareb : il relève de la revendication victimaire au nom du « devoir de mémoire ». Le

cinéma français, aux mains des gauchistes, n’a

que très rarement réalisé des films à la gloire

des Gaulois, Chevaliers, Croisés, Vendéens,

grognards, poilus et autres paras, à l’inverse

de Hollywood qui consacre moult productions

au service des WASP : colons du Far West, GI,

Bérets verts, etc.

Ainsi, depuis vingt ans, il ne se passe pas un

jour sans que les Français (et la religion catholique) passent pour des salauds qui doivent

faire repentance. Nous sommes coupables de

notre histoire. La loi du dogmatique communiste Gayssot est l’aboutissement de cette théorie. Interdire de revenir sur le passé (un des

slogans de Mai-68 disait : « Du passé faisons

table rase »).

Quand tous les témoins de l’Algérie française

auront disparu, une loi scélérate viendra accuser les Français de crimes contre les amis de

Bouteflika !

A propos des tirailleurs nord-africains, ces

“indigènes” n’hésitaient pas à couper les

oreilles des combattants de l’Axe pour se faire

des colliers comme trophées de chasse… Rappeler cela fait aussi partie des « Devoirs de

mémoire »…

Enfin, le journal L’Hebdo de Lausanne précise que le terme « Indigènes de la

République » est issu d’idéologues comme

8 N° 2784 — 3 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL

Frantz Fanon et Pierre Bourdieu dans Les

Damnés de la Terre et La Misère du monde.

● De Mme DUMAS :

UN COMBLE !

Nous avons l’habitude de prier dans une chapelle entre Antibes et Juan, la chapelle SaintBenoît. On n’y dit pas de messe, mais elle est

toujours ouverte et nous trouvons cela très

agréable. Le samedi 7 octobre, passant vers

11 heures devant la chapelle, nous avons voulu

nous arrêter, mais nous avons été intrigués par

une énorme étoile de David sur la porte de

l’église.

Sur le point d’ouvrir la porte, un monsieur

coiffé d’une kippa nous a interdit l’entrée, prétextant qu’il se passait un « cours

messianique » et que nous dérangerions.

Deux dames qui venaient assister à cette

réunion lui ont demandé de nous laisser entrer

vu que nous dirions notre prière et repartirions aussitôt. Mais cela nous a été interdit.

Nous avons téléphoné aussitôt à l’évêché, qui

ne répond pas (les 35 heures) et ne possède pas

de répondeur.

Très contrariés, nous sommes allés à l’église

d’Antibes où se terminaient des obsèques. Le

prêtre nous a écoutés gentiment, un peu surpris lui aussi, en nous disant qu’il se renseignerait !

Essayez d’imaginer le contraire.

● De Louis L. R-T. (Saumur) :

POUR QUI VOTER ?

Quand je pense que Marine voulait partir en

Israël ! Franchement, je m’inquiète de l’avenir du FN quand on voit les orientations que

prend la successeure de JMLP. Après ses

déclarations sur l’avortement, “l’union”

homosexuelle, et son coup de barre à gauche

concernant l’immigration (sans parler de son

principe de dédiabolisation, louable en théorie

mais synonyme de facto de libéralisation de la

doctrine et du discours), que reste-t-il de national chez Marine qui va faire son voyage avec

Gaubert ? Qu’on ne me fasse pas croire que

Gollnisch — que j’apprécie — prendra la

suite du Menhir. Que penser de l’éviction de

Carl Lang ? Et du retour de Samuel Maréchal

(qui a fait un score minable dans les Pays-dela-Loire aux régionales alors qu’un candidat

national au programme traditionnel serait

resté au deuxième tour) ? Sans parler de Martinez, l’apprenti-sorcier mondialiste, dont les

élucubrations ont été dénoncées dans ces

colonnes… Pour qui voterai-je alors en 2007 ?

Jean-Marie peut-être, mais pourquoi faire ?

Dérouler le tapis pour Marine après ? Il paraît

que le CNI présentera un candidat (Rivière

serait pas mal)… En tout cas pas pour Villiers,

le futur ministre de Sarkozy, qui n’est pas plus

clair que Marine. A ce sujet, merci de nous

donner régulièrement des renseignements précis sur le sous-marin de l’UMPF, car vu le

contexte au FN, on pourrait être séduit.

[Certaines initiatives et déclarations de dirigeants

du FN peuvent heurter, voire déstabiliser, mais

c’est une illusion de voter pour le candidat du

CNI qui est complètement soumis à l’UMP à

laquelle il est d’ailleurs associé juridiquement et

qui fait donc partie de la fausse droite que nous

combattons. En outre, quelque grief que l’on

puisse faire à Le Pen, il est le symbole d’une

France qui ne veut pas mourir, et cela dépasse largement sa personne et son parti. Voter pour lui

reste la meilleure façon de s’opposer au système,

même si c’est sans illusions excessives. Par

ailleurs, s’agissant de la succession de Le Pen,

Gollnisch vient de déclarer au Progrès qu’il serait

candidat à la présidence du FN le jour venu.]

● Du Dr. Friedrich Karl POHL :

DÉPORTATIONS

Les Juifs déportés demandent des indemnités à la SNCF, ce qui a son parallèle en Allemagne où Beate Klarsfeld projette une autre

action de commémoration. Elle veut installer

une exposition de photos dans les gares allemandes sous la devise « 11 000 enfants juifs

vers la mort par la Reichsbahn ». Le Conseil

central des juifs a exhorté la Bundesbahn à

assumer sa responsabilité historique et Klarsfeld a appelé à se mobiliser le « public mondial

et nécessaire ». Il n’y a cependant aucune

exposition commémorative avec des photos

d’enfants allemands qui, après la IIe Guerre

Mondiale, ont été déportés dans les camps

soviétiques, polonais, yougoslaves et tchèques,

ce qui prouve qu’il y a des voyageurs de 1ère et

de 2e classes (cf. Nation Europa, 10/2006).

Autre chose : Hervé Ryssen, auteur du livre

Psychanalyse du Judaïsme, (RIV. du

13/10/2006) catalogue comme juif le marxiste

Jürgen Habermas qui travaillait à la « Frankfurter Schule » (Ecole de Francfort) communiste et dominée par des juifs comme par

exemple Horkheier, Adorno, Marcuse. Or, il

en était le seul goy.

BRÉSIL : UNE VICTOIRE ÉLECTORALE

POPULISTE

La répugnance médiatique pour tout ce

qui flirte avec le populisme s’est arrêtée

dimanche à Brasilia où l’on salue la victoire — par 60 % des voix — du président

sortant Luiz Iñacio Lula da Silva sur le

conservateur Geraldo Alckmin malgré le

tintamarre des casseroles de seize mois de

scandales. Achats de votes, financement illicites de campagne, achats d’informations

pour nuire à l’opposition, rien n’y a fait. Le

corrompu présumé au grand cœur a surfé

sur un altermondialisme international virtuel et un populisme de gauche intérieur

réel. Les scandales ont à peine entamé son

autorité morale ; sa conversion à l’orthodoxie économique a pu décevoir une partie

de ses partisans, mais pas assez pour qu’ils

votent pour un représentant d’une certaine

oligarchie, blanche en plus. L’ancien

ouvrier métallurgiste jouit toujours du soutien des couches les plus pauvres. Son

action politique est un mélange de saupoudrages de programmes sociaux comme la

Bourse des familles qui fournit une aide alimentaire à onze millions de foyers démunis

ou l’augmentation du salaire minimum, et

de rigueur budgétaire et monétaire qui ne

doit effaroucher ni les investisseurs brésiliens ni surtout les étrangers.

Sa réélection devrait faire réfléchir ceux

qui fondent tout sur la sécurité. En 2005,

55 312 personnes ont été tuées au Brésil, les

deux tiers par arme à feu. Avec ses 15 millions d’habitants, Rio de Janeiro reste l’Etat

le plus violent du pays : 9 467 assassinats.

L’Etat de Sao Paulo, avec ses 40 millions

d’habitants, a recensé 7 276 assassinats…

ALLEMAGNE : D’UNE

ARMÉE L’AUTRE

Scandale en Allemagne après la publication par Das Bild des photos de six soldats

allemands profanant un cadavre en Afghanistan. Photos, dont certaines de nature

sexuelle, à bon droit jugées « choquantes et

affreuses » par la chancelière Angela Merkel,

le secrétaire général de l’OTAN qualifiant

d’“inacceptable” le comportement des

hommes de la Bundeswehr. Lesquels font

l’objet d’une enquête menée par le ministère de la Défense, une information pour

« trouble à la paix des morts » étant également

ouverte par le Parquet de Potsdam et pouvant conduire à une peine de trois ans de

prison pour les militaires incriminés.

Existe-t-il de telles photos prouvant un

comportement aussi abominable de la part

de soldats de la Wehrmacht ?

● De Alain GALLAIS, secrétaire départemental du FN 92, membre du conseil scientifique du FN :

EMEUTES STRUCTURELLES

Les émeutes ethniques de novembre 2005

n’étaient pas une simple anecdote conjoncturelle. Elles sont dorénavant une partie structurelle de notre société multiculturelle et antiraciste, « la France métissée d’après » chère à

Nicolas Sarkozy et à sa porte-parole Valérie

Pecresse. Nous connaissons déjà la

conclusion : des centaines de millions d’euros,

peut-être des milliards cette fois-ci, seront

injectés dans les banlieues pour acheter la paix

sociale, et nos écrans de télévision seront de

moins en moins pâles. Au passage, d’autres

centaines de millions d’équipements publics et

de biens privés auront été détruits. Aucun

délinquant, ou si peu (moins d’une dizaine

pour les émeutes de novembre 2005), ne sera

expulsé vers l’étranger, malgré la nature ethnique de cette guérilla.

(…) Ces émeutes iront toujours plus loin.

L’incendie de voitures est devenu une banalité

et ne fait plus l’objet que d’entrefilets dans les

journaux, qui d’ailleurs ont des consignes de

discrétion. L’incendie de bus est l’étape au dessus, impressionne et affecte davantage les usagers des transports. La mode a été lancée

depuis ce week-end et les Hauts-de-Seine sont

déjà touchés (dans leur préfecture, à Nanterre). Pour l’instant, les

passagers ont pu sortir

avant d’être eux-mêmes

brûlés. Pour l’instant. Car

les émeutiers n’ont pas euxmêmes facilité cette évacuation.

Au Front National, nous

n’avons pas peur de dire que nous préférons

définitivement « la France d’avant », qui était

aussi « la France tranquille », à cette Francelà qui ne mérite même pas vraiment de s’appeler « la France », si ce n’est à cause du territoire sur lequel ces événements se déroulent.

● De Jean-Yves SOULIER, responsable

FN du XIIIe arrdt de Paris :

UN PASSIONNANT COLLOQUE

Pour compléter l’article de Fabienne Ballarin et consolider celui de Petrus Agricola

(n° 2782), signalons au colloque du FN l’intervention d’Eric Pinel, spécialiste des questions

d’écologie, qui expliquait comment les 15 kilomètres de voie ferrée manquants aux environs

de Rouen, premier port mondial pour le blé,

étaient pour partie responsables de l’engorgement du trafic routier sur Paris, à mi-chemin

entre la Beauce et la Normandie. Eric Pinel

calculait aussi qu’il faudrait quatre fois plus

de terres arables qu’il n’en existe aujourd’hui

en France pour fournir le carburant de tout le

parc automobile français.

Au-delà du contenu technique de ces travaux, ce colloque a montré que nos rangs

comptaient des cadres de très haut niveau,

scientifiques et ingénieurs. Des gens courageux

qui auraient pu tout gagner de par leurs compétences et qui ont tout perdu de par leur

engagement aux côtés de Jean-Marie Le Pen.

Ainsi Serge Laroze, qui aura formé des générations d’ingénieurs à Sup’Aéro et qui peut

indirectement revendiquer une part de la réussite technique de l’A380, précurseur introduisant dans les bureaux d’études la méthode des

éléments finis, a subi l’ostracisme de ses collègues une fois connu son engagement et s’est

vu priver de toute reconnaissance universitaire. Avec ses grosses et fortes têtes, le Front

National a démontré qu’il était bien un parti

de gouvernement.

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N° 2784 — 3 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 9

3ème guerre mondiale », Jean-Marie

Le Pen juge impératif pour la France

de « se protéger en se préparant ».

D’abord « en dénonçant les traités, ce

qui est tout à fait possible, pour

établir une Europe des Nations,

défenseur des intérêts communs

de celle-ci », ensuite en « renforçant drastiquement notre effort de

Défense Nationale, dans l’optique

non de la guerre d’hier, mais de

celle de demain ». Il propose donc

notamment de « porter le budget

de la Défense Nationale de 1,8 à

3,6 % du PIB, 400 milliards de FF,

soit l’équivalent de ce que la France

donne chaque année aux immigrés »

et de « cesser d’engager systématiquement toutes nos forces sur des

théâtres d’opérations extérieurs,

alors même que le feu couve dans les

banlieues de certaines de nos villes ».

Ainsi, « forte et respectée, la France

pourra promouvoir un ordre international juste et durable », fondé sur

« la grande Europe des nations, la

grande Europe de Brest à Vladivostok, qui fera pièce aux visées hégémoniques de Washington (…) et aux

jeunes géants d’Asie ».

N’est-il pas étrange que ce discours

de rupture — pour une fois, le terme

n’est pas galvaudé — ait été totalement ignoré par les media qui ont

réduit l’étape vendéenne de Le Pen à

une nouvelle escarmouche dans la

guerre entre les chefs du FN et du

MPF ?

J. L.

« DEPUIS la Première Guerre Mondiale où l’on crut avoir soustrait aux

conflits les populations civiles par la

définition de combattants en uniformes, celles-ci ont hélas été replongées dans la guerre par des actions

que l’on peut dire terroristes, si l’on

accepte la définition : peut être dite

terroriste toute action qui vise des

populations civiles sans défense

dans le but de chantage sur les autorités politiques d’un pays. Dans cette

sinistre rubrique, on peut ranger les

bombardements massifs et délibérés

des villes ouvertes, comportant de

véritables massacres comme à

Dresde, Hiroshima et Nagasaki, véritable terrorisme d’Etat mis en œuvre

pour obtenir la capitulation militaire

des pays belligérants. On peut y ranger aussi les actions terroristes dont

les victimes sont des individus ou des

groupes de civils, comme au Proche

ou Moyen-Orient et dans de nombreux pays du monde, et dont on peut

et doit craindre la généralisation articulée sur des réseaux intégrés aux

populations immigrées. »

Lors de son déplacement en Vendée

le 22 octobre, Jean-Marie Le Pen ne

s’est pas contenté de « piétiner sur les

terres du vicomte de Villiers », comme

l’a dit la presse et de « saluer les vestiges de la Chouannerie, étendards

éternels de la vieille France catholique

et royale », en faisant acclamer Charette, La Rochejaquelein ou Lescure.

Il a surtout pris prétexte de son hommage à deux enfants du pays,

Georges Clemenceau et le maréchal

Jean de Lattre de Tassigny,

pour faire le point sur la

situation internationale et le

rôle que notre pays peut y

tenir, en rappelant que « la

meilleure façon d’éviter le

nationalisme guerrier, c’est

précisément de respecter la

liberté des nations » — ce que

ne font, toutes choses égales,

ni la Commission de Bruxelles ni les

Etats-Unis « qui ont voulu et conduit

les interventions militaires contre les

“Etats perturbateurs” de l’ordre nouveau, c’est-à-dire l’Irak, la Serbie, l’Afghanistan, et peut-être demain l’Iran,

la Corée du Nord ou Cuba », n’hésitant

pour cela « devant aucune manipulation ni aucun mensonge, comme l’a

montré la préparation psychologique

de l’invasion de l’Irak ».

Ainsi, a estimé le président du

Front national, « plus encore que la

loi du plus fort, le monde contemporain subit le désordre du plus fort »,

qui a instauré un « ordre partial et

injuste », et donc « partout remis en

cause ». Et ce « nouveau désordre

mondial est aussi juridique puisque

les Etats-Unis ont mis en place un

droit de la force, droit qui leur permet

d’intervenir, de juger et de condamner à leur guise », en même temps

que « la loi économique du plus fort ».

Face à l’hégémonie de « Frère

Grand » et au « risque permanent de

Le Pen dénonce “le désordre du plus fort”

revanche, Ehoud Olmert avait le

23 octobre accueilli avec enthousiasme le

ralliement à son gouvernement d’Avigdor

Lieberman, chef du parti Israël Beitenou

(« Israël, notre maison ») et très probable

vice-Premier ministre chargé des affaires

stratégiques et notamment du dossier

nucléaire iranien. Or ce parti, fort de 11

députés à la Knesseth, ce qui permettra à

Olmert d’y disposer d’une majorité de 78

députés sur 120, est classé à l’extrême

extrême droite de l’échiquier politique

israélien.

Il sera intéressant de voir si les ministres

d’Europe de l’Ouest, qui refusent de rencontrer leurs homologues polonais par

exemple quand ils sont « d’extrême

droite », boycotteront également M. Lieberman, dont le racisme anti-arabe est avéré :

dans son livre Ma vérité, ne préconise-t-il pas

une réforme du code de la nationalité et

surtout des échanges de populations afin

que l’Etat Israël soit enfin « ethniquement

homogène » ? Il va sans dire qu’opposé hier à

l’évacuation de la bande de Gaza, ce “faucon” est hostile à tout démantèlement des

colonies de Cisjordanie.

C’est du 28 octobre au 4 novembre qu’à

l’instar de Gianfranco Fini, Marine Le Pen

devait se rendre en Israël, dans les territoires palestiniens occupés par l’entité sioniste et au Liban — où la même entité multiplie les tirs et les incursions, au point que

le général Pellegrini, patron

de la FINUL “renforcée”, a

demandé à l’ONU des

moyens d’action supplémentaires — avec la « délégation

Israël du Parlement

européen » comprenant

Patrick Gaubert et à laquelle

a tenu à adhérer la vice-présidente du FN.

Mais cette tournée a été annulée in extremis,

le gouvernernement israélien refusant de

voir la fille de l’homme éternellement diabolisé pour le “détail” souiller la sainte terre

promise et le mémorial de Yad Vachem,

quelles que soient les attentions de Marine

à l’égard de « nos compatriotes juifs » dont elle

souhaite être “comprise”.

Est-ce proprio motu ou sous la pression du

CRIF et sans doute de Gaubert que le

Premier ministre israélien a décrété

Mme Le Pen persona non grata ? En

Marine tricarde de Sion : l’extrême

droite n’est pas toujours où l’on croit

Le second tirage des cartes postales de Chard, LES PEUPLES DE LA

GAULE, étant épuisé depuis deux ans, nous avons décidé, devant l’afflux

des demandes à l’approche des Fêtes, de faire procéder à un troisième

tirage. Ces cartes en couleur et de grandes dimensions (14,5 sur 20,3 cm),

aussi esthétiques qu’originales, peuvent en effet faire de superbes cartes

de vœux. Elles sont disponibles au prix de 2 € l’une (ou 2,50 € franco) et

de 5 € les trois (6 € franco ou 7 € pour l’étranger). Commandes aux Editions des Tuileries, 1 rue d’Hauteville, F-75010 Paris.

Depuis les élections du 8 octobre en Belgique (voir RIV. des 6 et 20/10), la justice

reprend le cours quasi hebdomadaire de ses inculpations et arrestations de dirigeants

socialistes.

La semaine dernière, les Wallons apprenaient l’incarcération à la prison de Jamioulx

de M. Rovillard, bourgmestre socialiste de Fontaine-l’Evêque, pour abus de biens

sociaux. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations au sein de la toute-puissante

AWIPH (Agence Wallonne à l’Intégration des Personnes Handicapées) qui dépend du

financement du pouvoir régional… et est dirigée par le socialo Rovillard.

Nous avons aussi appris l’inculpation de deux dignitaires socialistes de Namur (dont

la majorité a basculé de justesse du fait de l’intégrité d’une élue libérale qui a refusé

de suivre la consigne de son groupe de reconduire l’actuelle majorité PS-MR), dont le

bourgmestre Anselme…

Enfin, le 20 octobre, le bourgmestre de Charleroi Jacques Van Gompel a été inculpé et

incarcéré à la prison de Jamioulx dans le cadre d’une des innombrables affaires de malversations financières qui secouent le PS dans toute la Wallonie. On notera que cet édile

avait été reconduit le 8 octobre, haut la main, par les pensionnés socialistes de Charleroi… Etonnant ? Pas tant que ça : le député FN Patrick Cocriamont, un ami proche, m’a

certifié que le chef des enquêteurs sur Charleroi avait reçu l’instruction formelle d’attendre la fin des élections municipales pour poursuivre son travail.

Maintenant, certains redoutent que tout l’édifice politique ne s’effondre. En tout cas, les

élections fédérales, prévues l’an prochain et après lesquelles doivent débuter des négociations communautaires, marqueront sans doute un tournant pour l’Etat belge.

Lionel FRANC.

COMMUNAUTARISME

Les tenants de la société multiculturelle universelle sont transis d’effroi devant les

mouvements de repli sur elles-mêmes constatés dans les communautés qu’ils veulent

absolument faire cohabiter — en attendant de les faire s’indifférencier. Leurs discours

moralisateurs, au lieu de minimiser les frictions qu’ils suscitent ainsi entre elles, leur

donnent d’autant plus de relief.

Mouvement net de repli en Belgique : un sondage a été fait sur le serveur skynet, le

plus utilisé du réseau local. A la question « L’Exécutif des Musulmans de Belgique demande un

temps d’antenne plus important sur la RTBF et la VRT afin d’améliorer l’image des musulmans. Estce une bonne idée d’après vous ?’, 4 845 personnes ont répondu, seulement 16 % par oui et

84 % par non. Les musulmans ont leurs émetteurs, comme en témoigne le pullulement

des antennes paraboliques.

G. H.

La Wallonie rongée

par la corruption

qui a concouru à cet extraordinaire

engouement ? Au point que des photos du

livre nous montrent un combattant karen

en Birmanie le chef couvert d’un foulard à

croix celtique, et un avion de chasse de la

République dominicaine frappé du même

emblème.

Détaillant l’historique de la croix dite celtique et pour cause, car elle foisonne sur les

lieux d’implantation gaulois, britonniques

ou pictes, depuis le fond des âges jusqu’à

l’époque moderne (large place est faite à

Jeune Nation et aux mouvements qui s’en

inspirèrent ensuite et qu’on ne disait pas

encore identitaires), Thierry Bouzard a particulièrement soigné l’iconographie de son

livre (voir ci-contre). Un document à regarder souvent… et à garder précieusement.

J. L. _____

96 pages avec bibliographie, 20 €. Ed. Pardès

(BP 11, F-77880 Grez-sur-Loing), coll. Bibliothèque des symboles.

Alain de MONSPEY

UN DRAME ET UN

ENTERREMENT EN PLEINE

CRISE DE L’EGLISE

Alors que les échanges entre Rome et

Mgr Fellay allaient déjà bon train, en

novembre 2005 une tragédie locale, survenue dans le diocèse du département de

l’Allier, révélait le sectarisme opiniâtre de

Mgr Roland à l’égard de la FSSPX — qui

fait prendre la mesure des bâtons jetés dans

les roues “révisionnistes” de Benoît XVI

par le redoutable collège épiscopal instauré

par Vatican II. Lors des obsèques (prévues

au Sacré-Cœur de Moulins et célébrées par

10 N° 2784 — 3 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL

un prêtre lefebvriste), des trois victimes de

l’accident (asphyxie ou intoxication ?) des

Guichardeaux, propriété agricole de la

famille de Pompignan exploitée par Bertrand Champenois, l’évêque somma les

« catholiques romains » de ne pas communier « du fait de la rupture » avec l’Eglise.

Ce qui contraignit la nombreuse assistance,

bouleversée par l’affreux accident et scandalisée d’être “schismatisée”, à abandonner

le lieu de culte paroissial pour se replier au

prieuré du Pointet.

Alain de Monspey assortit sa relation

d’un historique de la Tradition, particulièrement vivante en Bourbonnais où la résistance aux nouveautés induites du Concile

s’organisa et se perpétua grâce aux efforts

héroïques de pieuses familles confortant un

clergé fidèle aux enseignements de

Mgr Lefebvre. Des considérations philosophico-théologiques complètent ce petit

ouvrage plein d’enseignement et d’espérance.

Triste détail : la comtesse Marie-Bernadette de Monspey, épouse de l’auteur, étant

décédée le 22 septembre dernier, ses

obsèques durent avoir lieu à Meillers,

l’évêque de Moulins, sa ville natale, ayant

refusé qu’un prêtre de la Fraternité sacerdotale St-Pie X célèbre ses funérailles,

comme elle l’avait souhaité.

Marie-Gabrielle DECOSSAS. _____

156 pages, 12 €. Diffusion de la Pensée française.

LITTELL, TRÈS LOIN

DE JULIEN GREEN

Déjà retenu par les jurys des prix Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis et

Interallié, le juif américain Jonathan Littell a reçu le 26 octobre le Grand Prix du

roman de l’Académie française pour son

livre (écrit en français) Les Bienveillantes

(Gallimard). Un énorme pavé de 900

pages, et déjà vendu à 200 000 exemplaires, racontant — de manière assez

fantaisiste — la Seconde Guerre mondiale, par la voix d’un officier de la Waffen SS, bien entendu homosexuel mais

surtout membre de l’Einsatzgruppen censé

s’être consacré à la mise en œuvre

“industrielle” de l’élimination des juifs,

des Tziganes, des opposants au Reich.

Le choix des Quarante est d’autant

plus curieux que le roman de Jonathan

Littell, qui a certes

passé son enfance en

France mais a désormais peu d’occasions

de parler notre

langue, aurait été

entièrement récrit afin

d’en éliminer tous les

anglicismes. Raison

pour laquelle l’auteur, apparemment peu

sûr de son habileté à manier le français,

aurait décliné toutes les invitations à

venir promouvoir son livre à la télévision.

Mais depuis que les Immortels ont

accueilli parmi eux l’Algérienne Assia

Djebar, dont l’apport à la grande littérature est inversement proportionnel à sa

haine de la France, il faut s’attendre à

tout de l’Académie dite française.

Pierre HAMEL

FLASH K.-O.

Illustrés de photos dont chacune est un

gag, les poèmes de Pierre Hamel n’ont rien

d’académique. Encore moins de bien-pensant. Son préfacier Charles Le Quintrec lui

assigne pour ancêtres, outre Rabelais, « Le

Chat Noir, Gaston Couté, la Butte à Bruant,

Jehan Rictus, Raoul Ponchon ». Il a raison. A

la liste, il faudrait ajouter Jean Richepin et

sa Chanson des gueux. Richepin finit à l’Académie. C’est dire que tous les espoirs sont

permis à ce poète jubilatoire.

« Gaulois anonyme », il chante ses nostalgies

et ses dégoûts devant la vilenie de l’époque,

brocarde les modes, les assistés et leurs prébendes, en une langue chatoyante, imagée,

truculente. Celle des Coquillards chers à Villon. Hermétique parfois, comme tout argot

qui se respecte. Des notes et même un glossaire y remédient.

Mauvais esprit mais cœur sensible, il lui

arrive aussi de célébrer une belle dame « caissonné’ façon lolita/ (…)/ sauf qu’ya quand

mêm’ comme un cactus/ c’est l’cerveloch qu’a un

p’tit grain ».

Foin de la rime et du mètre régulier. Le

rythme est fantasque et allègre. Comme la

pensée qui virevolte. Comme les mots dont

la cocasserie est jubilatoire, y compris dans

les poèmes d’amour de cet irréductible “bandaparteux”.

P.-L. MOUDENC. _____

200 pages, 15 €. Editions Le Dormeur du val

(1 place Charles De Gaulle, 78180 Montigny-leBretonneux).

Thierry BOUZARD

LA CROIX CELTIQUE

Dans la présentation de son livre, d’abord

publié en 1998 et dont il offre une réédition augmentée et mise à jour, l’auteur

remarque que « la croix celtique a acquis,

depuis un demi-siècle, une notoriété qu’elle

n’avait jamais connue. Elle rayonne aujourd’hui sur tous les continents, alors que son

usage originel fut limité presque exclusivement à la patrie nord-occidentale du continent européen. » Est-ce la traque dont elle a

été la cible de la part de plusieurs gouvernements “démocratiques”, dont le nôtre,

Cinéma

Clint Eastwood, héritier de John Ford ?

On le sait depuis son 5e film, Josey Wales,

hors la loi (1976), admirable western situé

dans les décombres de l’immédiate aprèsguerre de sécession, capable de réaliser

des œuvres à la fois épiques et intimistes,

à l’humanisme et au souffle fordiens. Dans

le méconnu Heartbreak Ridge (Le maître

de guerre) en 1988, sa précédente incursion dans le genre guerrier, il avait brossé

le portrait haut en couleur d’un militaire

de carrière vieillissant, d’une façon aussi

truculente qu’émouvante digne des vieilles

culottes de peau incarnées par John Wayne

dans la trilogie que Ford a consacrée à la

cavalerie américaine entre 1948 et 1951

(Fort Apache, La charge héroïque et Rio

Grande). Avec Mémoires de nos pères

(Flags of our fathers), Eastwood reste plus

que jamais dans la mouvance de son

illustre père spirituel, en illustrant la

fameuse réplique-clé de L’homme qui tua

Liberty Valance (1961) : « Quand la réalité s’est transformée en légende, publiez

la légende », à travers l’histoire cachée

derrière l’un des clichés les plus connus de

la Seconde Guerre mondiale . Celui pris le

23 février 1945 des six soldats hissant la

bannière étoilée sur le mont Suribachi,

point culminant d’Iwo Jima. La bataille

pour la conquête de cet îlot stratégique

fortifié coûta près de 7 000 morts aux

forces américaines et 18 000 aux Japonais.

Le cinéaste restitue l’intensité des combats

opposant les jeunes Marines à un ennemi

invisible retranché dans les grottes et les

galeries souterraines avec un réalisme saisissant qui n’épargne pas la sensibilité du

public avec ses plans de corps mutilés et

déchiquetés, notamment dans la grande

scène du débarquement, tournée en Islande

sur une île volcanique au sable noir, ressemblant à Iwo Jima. Un morceau de bravoure qu’on ne manquera pas de comparer par son impact visuel et émotionnel au

Soldat Ryan de Spielberg, d’ailleurs

coproducteur du film d’Eastwood. Toutefois, ce dernier filme les horreurs de la

guerre avec quand même moins de complaisance dans l’insoutenable et le gore et

Flags of our fathers dépasse les schémas

du film de guerre traditionnel, dont l’archétype reste à ce jour Aventures en Birmanie de Raoul Walsh, au profit d’une

réflexion lucide et désabusée sur l’héroïsme : le vrai, celui des soldats dans le

feu de l’action, et l’image idéalisée, manipulée par la propagande d’Etat. Le gouvernement a en effet menti, ou plus exactement n’a pas dit toute la vérité, sur les circonstances exactes ayant entouré la prise

de la photo historique, en fait le second

lever de drapeau au cinquième jour d’un

carnage qui durera encore un mois, sur

laquelle aucun des six hommes n’est vraiment identifiable, afin de faire vibrer la

fibre patriotique des citoyens américains

et renflouer les caisses désespérément

vides en leur faisant acheter des bons de

la défense. Les trois survivants du sextuor,

les Marines Ira Hayes et René Gagnon,

l’infirmier de la Navy John “Doc” Bradley, interprétés par des jeunes comédiens

épatants dont Adam Beach (révélé par

Windtalkers, le beau film de John Woo sur

le rôle méconnu des Indiens Navajos dans

la guerre du Pacifique), vont être rapatriés

et contraints par l’état-major de jouer aux

héros au cours de spectacles d’un mauvais

goût tout hollywoodien organisés à travers

tous les Etats-Unis, avec harangues martiales et reconstitution de leur exploit sur

des monts Suribachi de carton-pâte. Le

plus traumatisé des trois par tout ce qu’il

a enduré à Iwo Jima, Hayes, un Indien de

la tribu Pima, va mal vivre sa notoriété

passagère, rendue encore plus pénible à

ses yeux par le racisme plus ou moins

latent dont il est l’objet, et sombrer dans

l’alcoolisme et la déchéance.

Les séquences de la tournée, qui alternent constamment avec les retours en

arrière dans l’enfer du champ de bataille

et les bonds dans le futur (les entretiens de

Bradley fils avec les derniers témoins de

l’affaire et son propre père à l’article de la

mort), constituent le pivot dramatique du

film, à la fois par leur ironie mordante

dans l’évocation du patriotisme-spectacle

et par la peinture poignante de la douleur

et du chagrin des familles de ceux qui

n’ont pas survécu. Eastwood, qui a aussi

composé la musique, discrète et lancinante, maîtrise la situation de bout en bout

aussi bien dans la fureur spectaculaire des

scènes de combats que dans les passages

intimistes dont le ton se fait presque élégiaque dans les ultimes minutes, y compris

le superbe générique de fin sur fond de

photos des vrais protagonistes de l’histoire

qu’il ne faut surtout pas manquer.

Flags of our fathers, c’est une première

dans l’histoire du cinéma, sera complété

dans les prochains mois par la sortie d’un

second volet exposant le carnage du point

de vue des Japonais, Letters from Iwo

Jima, tourné dans la foulée. A 76 ans, Eastwood n’a décidément pas fini de nous étonner.

Patrick LAURENT.

Héros à vendre

Ecrits de Paris

AU SOMMAIRE DE NOVEMBRE 2006

Jérôme BOURBON : Abolition de la peine de mort, progrès ou recul de la civilisation ? — René BLANC : Sarkozy, programme écologique de “rupture” ou stratégie d’esbroufe ? — Georges MAÎTRE : “Indigènes”, le bobard comme un art

orwellien — SOMMAIRE DES PRÉCÉDENTES LIVRAISONS — Jean CURUTCHET : Quelle paix pour le Pays basque ? — Carrefour des lecteurs — Xavier

EMAN : Savorgnan de Brazza, un héros très discret — Frédéric BARTEL :

Antoine de Rivarol, chroniqueur, pamphlétaire et moraliste — Nikita PROCOFIEFF : Les favorites de la IIIe République — Patrick LAURENT : Cinéma —

Du frivole au pompier — Bibliothèque — Notes de lecture.

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N° 2784 — 3 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 11

« Pompidou, un renégat » (J. Vendroux),

« un usurpateur » (Malraux), « un vulgaire »

(Couve de Murville). « Chirac, un SS »

(Chaban-Delmas), « un incapable » (Giscard)… Arrêtons, il y aurait de quoi remplir des pages de RIVAROL. Ce sont

quelques-unes de ces « notes confidentielles » que Jean Mauriac, journaliste à

l’AFP, a recueillies de 1969 à 1989 et qu’il

a décidé de publier sous le titre L’Après-De

Gaulle. Mauriac jr était très introduit dans

tous les milieux politiques mais surtout

auprès de De Gaulle, dont il fut le confident. Toutefois, grâce à ses contacts chez

les fidèles du général, il peut décrire ensuite

déchirures, zizanies, coups bas (Chirac

champion toutes catégorie). C’est un

mélange de panier de crabes et de nœud de

vipères, aurait dit François, père de Jean.

On est estomaqué des attaques, ragots,

calomnies, mensonges proférés par des

gens qui, de Pompidou à Mitterrand en

passant par Giscard, sentent le pouvoir (et

les places) leur échapper. Et se trompent

souvent dans leurs pronostics électoraux.

Et quelle fureur pour ceux qui ont senti le

vent tourner ! Et qui rallient les puissants

du jour. Eternelle comédie, comme on le

verra en 2007.

Certes, il n’y a pas que cela dans cet

ouvrage. On a droit par moments à des analyses aiguës de la part d’un Olivier Guichard, l’un des plus intelligents féaux du

général. Ou de l’ancien ministre socialiste

des Affaires étrangères Hubert Védrine sur

la politique française au Moyen Orient..

Chemin faisant, au fil des pages, on trouve

aussi d’intéressantes confidences dont celleci, époustouflante : le sinistre Christian

Fouchet, dernier représentant de De Gaulle

en Algérie (où il fut surnommé le Gauleiter

par les Pieds-noirs), se vante

d’avoir fait tirer sur les manifestants le 26 mars à Alger :

« J’ai osé et je ne le regrette

pas. ». En novembre 1974,

Giscard envoie en Algérie

son ministre de l’Intérieur

Poniatowski préparer son

prochain voyage. Une note

mentionne (déjà) que la délinquance adolescente est le fait pour « 30 à 40 % des

jeunes Algériens ». Mais on le cache « pour

ne pas alerter l’opinion française ». A noter que, pour Jean Mauriac , Robert

Boulin a certainement été assassiné après

avoir été compromis par un aigrefin, gaulliste évidemment.

Cela dit , au-delà de toutes ces fuites que

le mémorialiste désormais retiré de l’actualité s’autorise, ce livre fera date.

J.-P. A. _____

L’Après-De Gaulle. 540 pages avec photos (de

l’auteur aux côtés de personnalités. On n’est

jamais si bien servi…) Préface et notes de JeanLuc Barré. 26 €. Editions Fayard.

R OBERT FORBES est un sujet britannique. Cela ne le prédisposait

pas forcément à écrire Pour l’Europe, un énorme livre (1) sur « Les volontaires français de la Waffen SS » — c’est

le sous-titre de son ouvrage —, mais lui

donne une indépendance d’esprit qui est

malheureusement devenue denrée rare de

ce côté-ci de la Manche. Il s’en explique

dès la première phrase de son avant-propos : « Ce livre n’est ni une apologie politique, ni un réquisitoire, mais l’exposé de

FAITS. »

On remarque qu’il n’a pas écrit « exposé

des faits ». Quand telle action, tel combat,

présentent des variantes en raison de

témoignages qui ne concordent pas exactement, Robert Forbes les présente toutes :

« Il sera toujours possible de trouver de

nouveaux documents ou de nouveaux

témoignages susceptibles d’éclairer certains faits d’un jour nouveau. Seuls les

magistrats des tribunaux militaires des

vainqueurs ont la certitude absolue de

détenir une vérité définitive et obligatoire.

Nous n’avons pas cette ambition. »

Dernière précision : cet ouvrage a été

édité, en anglais, en 2000. L’édition française, qui vient de sortir, n’est pas une

simple traduction : elle intègre des renseignements reçus par l’auteur à la suite de la

parution de l’édition originale.

Tout cela posé, entrons dans ce véritable

pavé, présenté sous une belle et sobre couverture rigide noire. On y pénètre par la

fin : le 29 avril 1945, à

Berlin, défendu par un

dernier carré de WaffenSS français. A dire vrai,

ce n’est pas gênant : tout

le monde connaît l’épilogue de l’histoire…

Nous suivons pas à pas

trois hommes, Malard,

Rostaing et Rosfelder,

combattant dans les rues dévastées, tirer

sur les Soviétiques, lançant des grenades,

essuyant le feu de l’ennemi. Rosfelder ne

survivra pas au 29 avril 1945…

Presque au même moment, le 2 mai, dans

le Mecklembourg, un autre SS français,

Sourlat, marchant en direction des Anglais

auxquels il préférait se rendre plutôt que

de tomber entre les mains des Soviétiques,

se disait que, « pour la deuxième fois en

cinq ans, il était du côté des vaincus ».

Cinq ans… Forbes nous ramène aux mois

de mai et juin 1940 : la défaite de l’armée

française, l’appel du gouvernement au

maréchal Pétain, l’armistice, les débuts de

la collaboration… Tout cela est bien

connu. Le rappel qu’en donne l’auteur est

fort honnête, un peu scolaire peut-être,

mais il faut se rappeler qu’il a d’abord écrit

pour ses compatriotes, lesquels découvrent

une histoire qui n’est pas la leur.

Revenant encore quelques années en

arrière, il évoque, dans une analyse intéressante, le pacte germano-soviétique,

« désespoir de tous ceux qui participèrent à la croisade antifasciste et surent

que leur principal allié changeait de

camp ». C’est, pour beaucoup, un « premier tabou » qui tombe, à gauche. La

chute du deuxième tabou se fera au sein

de la droite : volontiers anglophile et germanophobe à cause de l’Alsace-Lorraine

et de 14-18, elle recevra, à quelques jours

de distance, deux coups au cœur. A Dunkerque, nos alliés anglais rembarquent,

nous laissant seuls face aux Allemands ;

puis « le 3 juillet 1940, rappelle l’auteur,

à Mers-el-Kebir, quand Winston Churchill fit assassiner 1 297 marins français. » Les gens de gauche débarrassés de

leur attachement à l’URSS, ceux de

droite vaccinés de leur anglophilie :

« Aucun tabou ne nous empêcherait plus

de revêtir l’uniforme allemand quand il

le faudrait. »

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