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11/21/25

 


OU MARKETING ?

Euphorie dans les cercles multiculturalistes et féministes (contre toute logique, ce

sont souvent les mêmes) après la nomination d’Indra Nooyi à la tête du géant américain du soda PepsiCo dont elle prendra la

présidence en mai 2007. Née en Inde,

Mme Nooyi a en effet obtenu son premier

diplôme (de management) à Calcutta, avant

de poursuivre ses études à l’Université Yale,

puis d’entrer en 1994 à PepsiCo, 6e entreprise des Etats-Unis avec un chiffre d’affaires de 33 milliards de dollars (26 milliards d’euros).

C’est donc un parcours impeccable qu’a

réussi l’Indienne, mais l’aurait-elle accompli aussi rapidement sans les déconvenues

subies, en Inde justement, par le rival de

Coca-Cola ? Trois semaines plus tôt, six

des 28 Etats de la Fédération indienne

avaient interdit la fabrication et la

vente de Coca-Cola et de PepsiCola, comme des autres produits

des deux multinationales, à la

suite d’une étude scientifique

prouvant la présence de niveaux

excessifs (en normes locales !) de

résidus de pesticides dans les boissons. Immédiatement, les ventes

des deux mastodontes ont chuté

de 10 % dans le sous-continent.

Sans doute espère-t-on au siège de Pepsi que

la promotion — très médiatisée — de

Mme Nooyi permettra de recouvrer le terrain perdu.

L A XVIe Conférence internationale

sur le sida, qui s’est tenue du 13 au

18 août à Toronto, a révélé que les

associations et organisations mondiales

n’avaient plus l’exclusivité de la lutte

contre le VIH et que l’enrayement de la

pandémie est devenu l’une des priorités

des chefs d’entreprise dans les pays en

développement.

L’enquête Onusida 2006 enregistre

38,6 millions de sidaïques en 2005, dont

24,5 millions dans la seule Afrique noire

où, en outre, le VIH a tué 2 millions de personnes ! Si ces décès prématurés représentent un terrible drame humain, la maladie

constitue avant tout, pour les chefs d’entreprise, un véritable désastre économique.

Selon la dernière étude réalisée sur le sujet

par l’Organisation internationale du Travail

(OIT), le manque à gagner imputable au

VIH sur le taux de croissance subsaharien

entre 1992 et 2002 serait ainsi de 1,1 % par

an. Et pour démoraliser encore davantage

les patrons avides de gains confortables,

l’ONU indique que les effets cumulés de

l’absentéisme, de la baisse de la productivité, de la hausse des dépenses de santé et

des frais d’embauche et de formation régulièrement assumés réduiraient les profits

des entreprises d’au moins 6 à 8 %. Ajoutant, alarmiste, qu’à cause du sida, la maind’œuvre disponible sur la planète pourrait

baisser de 12 % d’ici à 2015…

Les multinationales installées sur le

continent noir, souvent spécialisées dans

l’exploitation des matières premières, réalisent des bénéfices éhontés en utilisant

une nombreuse main-d’œuvre non qualifiée et sous-payée. En diminuant la capacité de travail de ces esclaves modernes,

allant même jusqu’à les tuer, le sida tue

aussi le sacro-saint profit ! Ce qui a décidé

les patrons à passer à l’action.

Tout a commencé en 2001 avec la création aux USA de la « Global Business Coalition on HIV/AIDS » (GBC), aujourd’hui

présidée par l’ex-ambassadeur des EtatsUnis à l’ONU, Richard Holbrooke. Elle fut

suivie, en France cette fois, par la naisUSA : les Afro-américains,

grandes victimes de l’immigration

BRE 2006 — RIVAROL 7

son regard, lui dont les yeux fuyants ont alors

oscillé, pendant d’interminables minutes, au

gré du mouvement d’un téléprompteur. En

somme, tant sur la forme que sur le fond, la

tentative de manipulation s’est révélée grossière.

Ainsi, le chef du gouvernement serait-il à

ce point inquiet du pouls de l’opinion

publique s’agissant de l’aventure afghane,

c’est-à-dire du faible soutien qu’elle apporte

au corps expéditionnaire canadien, qu’il en

vienne à instrumentaliser d’une manière

aussi peu subtile les horreurs de septembre

2001 ?

Certes, il y a une logique du bellicisme. Il

est vrai que c’est la catastrophe de New York

qui a persuadé les Etats-Unis de s’inviter à

Kaboul, mais pourquoi d’autres pays sont-ils

aujourd’hui obligés de faire les frais, dans

une large mesure, de l’occupation de l’Afghanistan ? A cette question, Harper n’a bien

sûr pas répondu, se bornant à des banalités

sur la nécessité de combattre le terrorisme.

Rien sur le contexte des événements de

2001, soit la politique étrangère de Washington fondée sur un soutien inconditionnel à

Israël et sur l’exploitation des champs pétrolifères proche-orientaux. Rien sur l’Irak qui

exige beaucoup de l’US Army et a amené

celle-ci à sous-traiter l’occupation de l’Afghanistan. Rien sur la tenaille — du point de

vue géopolitique — où est désormais pris

l’Iran, puissance nucléaire en devenir que

Washington entend étouffer dans l’œuf pour

complaire à une puissance nucléaire discrète

mais bien réelle, Israël.

Avec ses gros sabots, Harper n’a réussi qu’à

apparaître comme le porte-fanion de George

W. Bush, position plutôt fâcheuse aux yeux

de beaucoup de Canadiens. Ne dit-on pas

que, traditionnellement, la diplomatie canadienne a essentiellement consisté en l’affirmation de différences — réelles ou prétendues telles — par rapport au State Department ? A l’heure conservatrice, Ottawa a

opéré un net virage et le discours de Harper

aux Nations-Unies, le 21 septembre, a justement dissipé toute incertitude qui pouvait

persister à cet égard.

Il reste que le chef du gouvernement nage

à contre-courant, puisque la majorité des

Canadiens lie la politique étrangère étatsunienne au Onze Septembre. Selon un sondage dont La Presse a rendu compte

(7/9/2006), 77 % des Québécois sont de cet

avis, un taux supérieur à celui qui a été relevé

dans le restant du pays, où 63 % des personnes interrogées abondent tout de même

dans ce sens. Une forte minorité de Québécois — 38 % — va jusqu’à montrer Israël du

doigt. La Belle Province se distingue des

autres, lesquelles se révèlent plus indulgentes — seulement 31 % des sondés y mettent en cause Israël.

Ces données s’inscrivent à la suite du martyre du Liban. Dès le début du conflit, le

12 juillet, Harper a volé au secours d’Israël,

osant qualifier de “mesurée” l’intervention

de Tsahal. Ces propos ont suscité des protestations, spécialement au Québec où les

immigrés libanais sont généralement appréciés en raison de leur propension à parler

français.

prises sont implantées, lesquelles n’ont pas

vocation à se substituer aux instances gouvernementales. Pire, déplorent-elles, les

populations refusent en grande partie les

soins et la prévention dont seuls bénéficient les volontaires, ce qui fait chaque

année grimper le nombre des séropositifs

en Afrique subsaharienne.

Les multinationales se résigneront-elles à

cesser de financer la lutte sempiternelle

contre le sida en renonçant à une maind’œuvre éphémère et vulnérable, quitte à

voir réduits leurs faramineux profits ? Ou

bien quitteront-elles le continent noir, augmentant ainsi le nombre des sans-emplois

et, du même coup, celui des sans-papiers,

souvent sidaïques, dont l’Europe continuera de subir l’inondation ?

Noëlle SACLET.

Le grondement s’est mué

en tollé lorsqu’une famille

libanaise établie à Montréal

depuis 1978, les El-Akhras,

a perdu onze de ses

membres sous les bombes

israéliennes. D’un coup,

quatre enfants âgés de un à

huit ans ont été écrasés, le

16 juillet, par une frappe

“mesurée” de Tsahal.

Grâce à des media aux

ordres ou tout simplement

complaisants, un certain

lobby a longtemps manipulé

les émotions de la populace

à des fins politiques. La sensiblerie qui règne en conséquence s’est cependant

retournée contre cette

source d’inspiration à l’occasion du conflit libanoisraélien. Cette fois, à en

croire la plupart des reportages diffusés au Québec, la

victime était dorénavant

arabe et pouvait même présenter un visage familier,

celui d’un voisin qui avait

eu le malheur de passer des

vacances dans sa patrie d’origine.

Au massacre des El-Akhras est venu s’ajouter l’incident du poste d’observation de

Casques bleus de Khiam, au Sud-Liban, que

les Israéliens ont attaqué le 25 juillet. Quatre

observateurs de l’ONU ont alors péri, dont

un militaire canadien, le major Paeta Hessvon Kruedener. Harper a refusé de s’indigner

et de critiquer l’Etat hébreu, attitude qui a fait

mauvaise impression. D’habitude, les autorités vantent les missions des soldats canadiens

sous les auspices de l’ONU. N’ont-elles pas

décidé de leur rendre hommage au verso du

billet de dix dollars ?

Outre ces événements, Ottawa a démontré

son impréparation et sa maladresse quand il

s’est agi d’évacuer les ressortissants canadiens du théâtre de guerre. Tant bien que

mal, quelque 15 500 personnes ont été tirées

du bourbier. On apprendra fin septembre

qu’une fortune a été dépensée pour les

mettre à l’abri : 60 millions de dollars canadiens. A la suite de quoi d’aucuns se demandent s’il est raisonnable de permettre aux

immigrés de conserver leur nationalité d’origine après l’obtention de la nationalité canadienne. Il s’avère en effet que nombre de

Libanais, une fois devenus Canadiens,

avaient regagné leur terre natale et conservé

leur passeport canadien comme police d’assurance.

SIONISME ET QUÉBÉCOPHOBIE

Une bonne partie de l’opinion était en ébullition lorsqu’une quarantaine d’organismes,

notamment les associations libano-canadiennes, ont invité les Montréalais à manifester pour un cessez-le-feu immédiat au

Liban. Un défilé a eu lieu le 6 août, non sans

un bobardement préventif de la part du

Comité Québec-Israël : la veille, le groupe

de pression s’est payé une page entière dans

La Presse, dans laquelle cinq personnalités

étaient interpellées puisqu’elles avaient

annoncé leur participation à la manifestation. Au-dessus de leurs noms s’étalaient

quatre photos de membres du Hezbollah tendant tous le bras droit. En l’espèce, l’allusion au IIIe Reich constitue un procédé fallacieux car les foules photographiées se

livrent à une prestation de serment, non à un

remake du Triomphe de la volonté. En dépit

de la manœuvre d’intimidation du Lobby, les

hommes politiques mis au défi ont marché

dans les rues de Montréal, à savoir Gilles

Duceppe (Bloc québécois), André Boisclair

(Parti québécois) et Denis Coderre (Parti

libéral du Canada).

Etant donné que, malgré les efforts du

service d’ordre, des drapeaux du Hezbollah ont alors été brandis par une poignée

de manifestants, les journaux de la chaîne

Southam se sont déchaînés. Il faut rappeler ici que cet empire de presse appartient

à la famille Asper, dont les convictions sionistes frisent le fanatisme. Le principal

titre de la Southam, le National Post de

Toronto, a versé carrément dans la québécophobie avec la parution d’un commentaire de Barbara Kay, « The Rise of Quebecistan » (9/8/2006).

Coreligionnaire des Asper et mère du

S TEPHEN HARPER

comptera-t-il, à retardement, parmi les

dommages collatéraux des

derniers ravages de l’armée

israélienne au Liban ? Le

Premier ministre

canadien — par ailleurs

dirigeant du Parti conservateur — perdra-t-il le pouvoir à cause de son adhésion

à l’idéologie “néo-conservatrice”, spécialement en

matière d’affaires étrangères ?

Il suffisait de voir Harper

s’adresser à ses concitoyens, le 11 septembre dernier, pour douter de sa longévité politique, d’autant

plus qu’il est à la tête d’un

gouvernement qui ne dispose que de la majorité relative des sièges à la Chambre

des communes d’Ottawa.

Pour marquer le cinquième anniversaire des

attentats qui ont précipité

les Etats-Unis dans la guerre

au terrorisme, Harper a jugé

bon de faire une allocution télévisée. A cette

occasion, il n’a pas lésiné sur la mise en

scène. Derrière la tribune où il allait prendre

la parole, des gens étaient assis, faisant dos à

une haie de drapeaux rouge et blanc. Au fil

du discours, le téléspectateur a pu apprendre

que ces sages figurants étaient, d’une part,

des parents des vingt-quatre Canadiens qui

ont péri lors de l’effondrement des deux

gratte-ciel du World Trade Center et, d’autre

part, des parents de soldats canadiens guerroyant en Afghanistan.

Harper a donc invité tout le pays à suivre

es face au sida

rédacteur responsable des pages d’opinions

dudit quotidien (Jonathan Kay), la plumitive

domiciliée à Montréal a décrété que la manif

du 6 août était « favorable au terrorisme »,

qu’elle se rattachait à la « lourde tendance

antisémite dont le discours intellectuel québécois a de tout temps été entaché » et que

l’éventuel Québec indépendant serait une

plaque tournante du terrorisme international

où le Hezbollah aurait d’emblée droit de

cité.

Pareilles outrances sont familières aux lecteurs du National Post, véritable courroie de

transmission des neoconservatives qui font

la pluie — surtout — et le beau temps dans

la capitale états-unienne. Comme si B. Kay

n’avait pas assez tartiné de vitriol, l’ambassadeur d’Israël au Canada, Alan Baker, a

écrit une lettre à Gilles Duceppe pour lui

reprocher d’avoir pris part à « un défilé hostile à Israël d’une manière flagrante ».

Rédigée en anglais et datée du 8 août, la

réprimande intempestive n’est parvenue à

Duceppe que le 17 août, soit deux jours

après que Baker l’eut distribuée aux media.

Vexé par l’inconvenance du diplomate, le

leader du Bloc québécois a fait savoir qu’il

ne lui répondrait pas.

La férocité des armées d’Israël au Levant

et la virulence de ses auxiliaires au Canada

ont vraisemblablement laissé des marques

parmi les Québécois. Pourvu que les électeurs ne perdent pas la mémoire d’ici aux

Législatives fédérales, l’existence d’un axe

Ottawa-Washington-Jérusalem risque de

nuire au Parti conservateur de Harper. Pour

l’instant, les sondeurs nous assurent que l’insatisfaction des Québécois à l’égard du gouvernement a énormément augmenté du

début de l’été à la fin d’août, passant de 38

à 52 %.

Sans la percée qu’il a réussie au Québec

lors des Législatives de janvier dernier, Harper ne serait jamais devenu Premier

ministre. Son fragile gouvernement se révélera éphémère s’il ne parvient pas à accroître

ses gains dans cette région. Or, sa manière

de gérer les affaires étrangères va clairement

à l’encontre d’un tel objectif. La politique a

parfois des raisons que la raison ne connaît

pas.

Gilbert GENDRON.

UN “TABERNACLE” EN

VOIE DE DISPARITION

Tabernacle ! n’est pas seulement le juron

préféré des Québécois. C’est avant tout

« une petite armoire fermant à clé, qui occupe le

milieu de l’autel et contient le ciboire », rappellent

des affiches éditées par l’Eglise catholique

placardées dans le métro, les abribus et

autres lieux publics de Montréal. L’initiative vise tout à la fois à collecter des fonds

et à « interpeller les adultes qui ont oublié et les

plus jeunes pour qui ces mots n’ont peut-être jamais

eu de sens », indique le diocèse qui déplore

que “Tabernacle” ne soit pas le seul terme

religieux détourné de son sens, “Hostie” et

“Ciboire” ayant subi le même sort, ce qui,

selon le quotidien anglophone de Montréal

The Gazette, les rend « virtuellement incompréhensibles pour des étrangers, même francophones

ou français ».

De toute manière, en raison de l’immigration galopante noire et maghrébine, ces

jurons sont en perte de vitesse, étant remplacés par des insultes américaines, voire

arabes, en général à caractère sexuel.

DÉRAPAGE

Un Québécois et pas n’importe lequel, le

président du conseil d’administration de

Radio-Canada, aura réussi à

unir tous les Libanais — chrétiens, musulmans et même

juifs — contre lui : dans le

magazine populaire 7 jours, le

plus vendu au Québec, Guy

Fournier a en effet écrit : « Au

Liban, la loi permet aux hommes d’avoir des relations sexuelles avec des animaux à la condition

qu’il s’agisse de femelles ! Faire la même chose

avec des bêtes mâles peut entraîner la peine de

mort ! ». Pour sa défense, l’éminent personnage — qui a confié à plusieurs reprises à

l’antenne le plaisir qu’il éprouvait à déféquer — a dit ne pas avoir vérifié l’information, reçue par courriel. Ce qui la fiche mal

pour le patron de la « voix du Canada ».

Canada : voyage en Absurdistan

A VOUS RENDRE

CHÈVRE

Rétrogradé en juin pour avoir refusé de

marcher dans le rang lors d’une parade

ayant marqué le 80e anniversaire de la

reine Elizabeth II sur la base militaire britannique d’Episkopi, à Chypre, le soldat

de première classe William Windsor, du

1er bataillon du régiment

royal de fusiliers gallois, a

retrouvé son galon « en raison de sa bonne conduite »,

cette fois lors d’un défilé

commémorant la guerre de

Crimée.

Détail : le première classe

William Windsor, dit Billy,

est… une chèvre de

six ans ! Le régiment compte en effet un

caprin dans ses rangs depuis qu’en 1844,

la reine Victoria offrit une chèvre du

Cachemire aux fusiliers gallois, et ses successeurs, jusqu’à la souveraine actuelle,

ont eu à cœur d’honorer la tradition en

renouvelant le cadeau.

(Dessin de CHARD.)

Quel avenir pour la révolution de Budapest ?

Le 28 septembre, le site

<www.israeltoday.co>

annonçait la « tenue d’un

gala à Bruxelles pour

célébrer (celebrate) la

création d’un nouveau

lobby pro-Israël en

Europe, similaire à l’American

Israeli Public Affairs Committee

(AIPAC) opérant aux Etats-Unis ».

Cette organisation, « European

Friends of Israel », compte déjà

150 membres parmi les députés au

Parlement européen et elle est

financée par des « hommes d’affaires juifs ». Le nouveau lobby va

établir un réseau d’« Israel supporters » à Bruxelles et, dans les parlements nationaux, renforcera les

liens des groupes sionistes à travers le monde et travaillera à améliorer

l’image de l’Etat hébreu

en Europe afin, selon

Michel Gur-Ari, dirigeant

de l’organisation, de

« transform Europe into

an ally of Israel » — traduction

inutile.

Depuis pas mal de décennies,

l’existence d’un tel lobby allait

sans dire, cela ira désormais

mieux en le disant.

MATRAQUAGE

Lancée à Strasbourg par le Conseil de

l’Europe, la campagne « Tous différents,

tous égaux » semble à première vue destinée à rendre plus solidaires les habitants

du Vieux Continent puisque selon Terry

Davis, secrétaire général du Conseil,

cette campagne qui va durer un an a été

conçue « pour rapprocher nos valeurs fondamentales, promouvoir la diversité, les droits de

l’homme et la participation du peuple

d’Europe » car « la démocratie ne survivra pas

si les plus jeunes générations se tiennent éloignées de la vie publique ».

En fait, quand Davis affirme que « tout

le monde a le droit d’être traité avec équité et

justice », c’est avant tout aux « racistes

potentiels » qu’il s’adresse. La meilleure

preuve en est d’ailleurs que les jeunes,

premiers concernés par l’opération, sont

appelés à « agir concrètement dans leurs lycées,

leurs universités ou sur leurs lieux de travail »

pour l’accueil à l’Autre. Le Turc Tuncay

Cakmak, dirigeant d’une association

œuvrant à l’intégration des immigrés en

Europe, l’a bien compris puisqu’il s’est

aussitôt réjoui de cette initiative, qui

concerne les 49 pays de la Convention

culturelle du Conseil de l’Europe.

COMMENT TRAITER

D’HITLER ?

Un dessin animé disponible uniquement sur internet et ridiculisant Adolf

Hitler (qu’on voit nanifié dans sa baignoire entouré de canards chantant

« Adolf, vieux porc nazi, tu dois enfin

capituler ! ») connaît en

Allemagne un succès foudroyant. Les antinazis

devraient être ravis. Au

contraire, ils sont furieux

car, comme l’a résumé l’un

d’eux, l’écrivain allemand

juif Ralph Giordano : « On

ne peut pas traiter du responsable de l’Holocauste de cette manière. » De même les

chaînes de télévision privées ont-elles

refusé de diffuser le dessin animé, estimant que « l’on ne peut traiter l’un des plus

grands meurtriers de l’Histoire de manière

humoristique ».

Un nouveau lobby juif en Europe

pétition demandant la tenue de nouvelles

élections législatives. Quant aux élections du dimanche 1er octobre, elles

seront décisives. Toutefois, ils sont décidés à rester jusqu’à la victoire : tous les

organisateurs, dont certains sont en grève

depuis quinze jours, se disent prêts à rester jusqu’au 23 octobre, date anniversaire

du soulèvement de Budapest il y a cinquante ans, voire plus encore.

Dans les jours qui suivent, la mobilisation reste forte : environ 7 000 personnes

jeudi, et 10 000 vendredi soir. Le discours de Laszlo Toroczkai, président du

HVIM qu’il a fondé en 2002 et meneur

de la fronde contre le bâtiment de la télévision nationale, remporte un très vif succès. Quant à mon drapeau français orné

d’une Grande Hongrie, il suscite curiosité et sympathie. Ces deux soirs, je

prends la parole, traduit par un ami hongrois, et je témoigne aux manifestants la

solidarité de leurs camarades français qui

m’ont aidé financièrement à faire le

déplacement à Budapest. Après l’un de

mes discours (1), un Hongrois m’interpellera pour me dire que lui-même et ses

8 N° 2781 — 13 OCTOBRE 2006 — RIVAROL

amis ne se battent pas uniquement pour

la liberté de la Hongrie mais pour celle

de toute l’Europe : les Magyars, qui ont

combattu les invasions mongoles et

turques, ont été à la pointe de la lutte

contre le communisme et luttent maintenant contre le cosmopolito-socialisme et

sont toujours d’authentiques Européens.

Le week-end est plus calme : la loi

interdit de tenir des meetings politiques

le week-end des élections. Qu’à cela ne

tienne, les activités politiques de la place

Kossuth se transforment pour 48 h en

« programmes culturels » avec des

groupes folkloriques.

UN SUCCÈS, UN ECHEC

Le dimanche soir, les résultats électoraux provoquent des sentiments mitigés : la

droite nationale a réalisé des scores très

faibles, mais en revanche la gauche a été

écrasée dans 18 régions sur 19 par le parti

Fidesz de Viktor Orban. Si le maire libéralsocialiste de Budapest, Gabor Demszky,

conserve son siège d’un souffle, le Premier

ministre est sérieusement ballotté puisqu’il

n’a obtenu que 36,47 % des

suffrages alors que l’opposition

a réuni 52,38 % des voix. Cette

fois, le président de la République se prononce pour un

vote de censure du gouvernement et cette demande est

accueillie par des coups de

klaxon dans toute la ville même

si tout indique malheureusement que Gyurcsany obtiendra

la confiance au Parlement : il y

dispose de 210 députés amis

(sur 386 sièges) qui l’ont assuré

de leur « total soutien ».

Lundi 2 octobre : l’occupation dure depuis désormais

quinze jours, la mobilisation

est un peu plus faible ce jour,

en raison de l’épuisement

général, mais ce ne sera que

pour mieux rebondir, m’affirme-t-on. Avec raison : le 5 octobre, la

manifestation organisée place Kossuth a

réuni plus de cinquante mille personnes

et l’appel à la grève générale pour obtenir la démission de Gyurcsany a été très

suivi.

Décidément, mes camarades hongrois

tiennent. Puissent-ils réussir… Et puissions-nous nous mobiliser comme ils

savent le faire !

Nicolas de LAMBERTERIE. _____

(1) Voir le site <www.grande-hongrie.com>.

ARRIVÉ à Budapest

dix jours après l’attaque du bâtiment de la

télévision nationale et

la destruction d’un

monument à la gloire

des soldats soviétiques

(qui s’en plaindra ?), je

ne savais où en serait la

mobilisation contre le

Premier ministre

Ferenc Gyurcsany qui

avait avoué avec cynisme, juste après sa

réélection, avoir « menti nuit et jour tout

au long des 18 derniers mois » pour

emporter le scrutin (cf. éditorial de

RIVAROL, n° du 29 sept.)

Mercredi 27 au soir, vers minuit, il y a

encore plus de 1 000 personnes réunies

sur la Place Kossuth : une scène est installée, avec des enceintes géantes, et les

orateurs se succèdent. Chacun peut

prendre la parole en s’inscrivant. Je n’y

manquerai d’ailleurs pas dans les jours

suivants.

On sent toutefois l’épuisement chez les

organisateurs et les manifestants : ils sont

là depuis dix jours, dorment

dans une tente, voire à même

le sol enroulés dans un drapeau… Comme la plupart des

gens travaillent, ils viennent

chaque soir et chaque nuit

occuper la place Kossuth et

repartent le lendemain travailler. Ceux qui restent sur

place la journée jouent aux

échecs (voir ci-contre) ou,

avec des bougies, retracent la

Sainte Couronne ou la Grande

Hongrie…

Les organisateurs, eux, se

demandent s’ils vont triompher ou non : le nombre de

manifestants est toujours

important, mais le président

de la République Laszlo

Solyom vient de refuser de

prendre en considération la

AGENDA

☞ 13 octobre à Pont-Ste-Marie (Le Pavé des

Halles, Zone des Ecrevolles, 20h). Dîner-débat sur

l’environnement avec Eric Pinel. Part. 20 €. Rés.

FN-Aube, 03-25-73-64-76.

☞ 14 octobre à Paris 2e, de Notre-Dame des Victoires (départ à 17h30) au Sacré-Cœur de Montmartre, 16e Marche pour la Vie et contre la culture

de mort. Rens. Renaissance Catholique, 89 rue

Pierre Brossolette 92130 Issy-les-Moulineaux. Tél.

01-46-62-97-04 — Fax : 01-46-62-95-19. Site :

<www.renaissancecatholique.org>.

☞ 14 octobre dans le Finistère. Déjeuner-débat

avec Alexis Arette. Thème : « Quelle nation pour le

3e millénaire ? » Part. 25 €. Rens. et rés. auprès de

RéAgir au 02-98-90-64-87.

☞ 14-15 octobre à Tournus. 2e Université de rentrée du Parti populiste sur le thème « Les conditions

de la crédibilité de l’Union des Patriotes dans la

bataille de 2007 ». Rens. et rés. sur le site

<www.parti-populiste.com>.

☞ 14 et 15 octobre à Paris 15e (Parc Georges

Brassens, 104 rue Brancion). 15e Exposition

vente : « les livres d’enfants d’autrefois » Au

théâtre du Parc : spectacle de Marionnettes. Entrée

libre. Rens. Gippe : 01-42-50-80-25.

☞ 14-15 octobre à Villepreux (Grand’Maisons, chemin de Grand’Maisons). Journées de la Tradition organisées par l’Association St-Pie X. Samedi 14 (14 h) :

conférences, soirée barbecue. Dimanche 15 (10h30) :

messe solennelle. Conférences. Stands, livres.

☞ 15 octobre à Fabrègues (Prieuré St-François de

Sales, 1 rue Neuve-des-Horts, 9 h 30). Inauguration

de l’église N.-D. de Fatima par Mgr de Galarreta.

Déjeuner salle Paul Doumer, place de la Mairie.

Part. 30 € (ou repas tiré du sac). Rés. au prieuré.

04-67-78-52-24-10 le matin.

☞ 17 octobre à Nice (hôtel Splendid, 50 bd Victor

Hugo, 19h30). Conférence d’Olivier Pichon sur

« Education nationale : comment sortir des

ruines ? ». Part. 8 €. Dîner possible ensuite : 35 €.

Rés. Club de la Cité, 04-92-17-44-44 .

☞ 21 octobre à Paris 1e (Les Fontaines StHonoré, 200 rue St-Honoré, 12h30). Banquet de

Militant sur « Une géopolitique inquiétante ». Part.

31 €. (23 € pr étud., chôm).

☞ 21 octobre à Roquevaire. Après-midi Maurras.

16h15 : RV devant l’entrée du cimetière pour fleurir

le tombeau du maître et évoquer son œuvre. 18h :

apéritif « Au vieux pressoir » (St-Pierre-lesAubagne), puis interventions. Part. 25 € (15 € pr

étud.). Rés. 06-14-78-04-98 ou <fedroyprov@clubinternet.fr>.

☞ 21-22 octobre à Toulouse (centre des Congrès

Pierre Baudis, bd Lascrosse). 33e congrès du Cercle

Algérianiste et 1er forum Algérianiste du livre.

Entrée gratuite. J.-P. Angelelli signera « Une guerre

au couteau ».

☞ 21-22 octobre à Strasbourg. Week-end identitaire (relance de la soupe au lard, conférence-débat

d’Anne Kling sur « La France LICRAtisée », dîner le

samedi et , dimanche, dépôt de gerbe à la mémoire

des combattants de Budapest en 1956 en présence de

Hilde de Lobel, député du Vlaams Belang, et de Nicolas de Lamberterie, président du HVIM France).

Rens. 06-85-22-90-56 ou <robert.spieler@free.fr>.

☞ 25 octobre à Lyon 2e (salle du Vatel, 8 rue Duhamel à 18h30 : Conférence de J.-P. Angelelli : « Renseignement et guerre d’Algérie ». J.-P. A signera

« Une guerre au couteau ». Dîner à 20h (même

salle). Part. 27 €. Rés. Cercle Algérianiste de Lyon.

06-61-85-78-05.

☞ 26 octobre à Paris 3e (hôtel Libéral Bruant, 1 rue

de la Perle, 19 h). Réunion-débat sur « Sommes-nous

en démocratie ? » avec les professeurs de droit

Maryse Deguergue et Ph. Lauvaux et le journaliste

Ivan Rioufol. Entrée libre. Dîner possible ensuite :

48 €. Rés. Nouveau Dialogue, 06-15-71-49-86 ou

<nouveaudialogue@aol.com>.

☞ 10-12 novembre au Bourget. Fête des BBR.

☞ 9 décembre à Paris 10e (Espace Dubail, de

14h30 à 19h30). Réunion des « Amis de

RIVAROL ». Rédaction — Administration

Tél. : 01-53-34-97-97 — Fax : 01-53-34-97-98

Fondateur-directeur (1951-1970) : René Malliavin

Directeur (1970-1973) : Pierre Dominique

Directeur (1973-1983) : Maurice Gaït

Directeur de la publication et de la rédaction,

Editorialiste : (Mme) Camille-Marie Galic

CONSEIL DE RÉDACTION :

J.-P. Angelelli, P.-P. Belesta,

J. Bourbon, Chard, J. Langlois,

Cl. Lorne, Petrus Agricola, R. Versais.

Les manuscrits ne sont pas renvoyés — Il n’est

pas tenu compte des lettres et courriels anonymes.

ABONNEMENTS : 2 ans : 176 € — 1 an : 104 € — 1 an

avec reliure : 134 € — 6 mois : 58 € — 3 mois : 33 € —

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dernière bande (ou indiquer l’ancienne adresse). Ecrire

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SARL “Editions des Tuileries”, au capital de 51 900 € pour 99 ans, à partir du 20 mai 1949. Maquettiste : Bruno Archier — Imprimerie : Rotos 93, 3 rue du Parc, 93155 Le Blanc-Mesnil cedex — Dépôt légal : à parution — Principaux associés : M.-L. Wacquez,

J.-B. d’Astier de la Vigerie, F. Pichard. Gérant : Quitterie Saclier de la Bâtie. CPPAP n° 0208 I 82763, ISSN n° 0035 56 66.

1, rue d’Hauteville, 75010 Paris

www.rivarol.com

COURRIELS : Rédaction : galic@rivarol.com

Administration : contact@rivarol.com

CCP Editions des Tuileries : 4532.19 K

LIVRES PROPOS

par P.-L. MOUDENC

Vingt années de chronique

littéraire dans RIVAROL,

classiques et modernes,

de Marcel Aymé à Vigny

Ed. Dualpha, 430 pages, 35 €

En vente à nos bureaux (39 € fco)

chèque à Editions des Tuileries.

N° 2781 — 13 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 9

voirie, de santé publique, d’élevage, etc.)

depuis 1878 alors qu’elle restait sous

l’autorité nominale de la Sublime Porte.

Cette Bosnie, à l’origine en partie de la

catastrophe de 14-18 et des guerres postyougoslaves, reste une construction artificielle imposée par l’idéologie de la communauté internationale. Dans leur hantise

des nationalistes, les médiocrates avaient

pronostiqué, l’air sombre, la poursuite du

règne des nationalistes dans chaque composante, musulmane, croate et serbe. Là

encore, ils se sont trompés, en tout cas

d’après leurs critères. Le Musulman Haris

Silajdzic, le Serbe Nebojsa Radmanovic

et le Croate Zeljko Komsic, considérés

comme plus modérés par rapport à des

candidatures radicales et séparatistes, ont

été élus à la présidence tripartite de Bosnie, selon des résultats officiels définitifs.

A l’intérieur de chaque communauté,

Silajdzic, Premier ministre de la Bosnie

pendant la guerre de 1992-1995 — ce qui

fait de lui un modéré très relatif ! —, a

obtenu 62,1 % des voix. Membre de

l’Union des sociaux-démocrates indépendants (SNSD), Radmanovic a obtenu

54,8 % des voix tandis que Zeljko Komsic, candidat du Parti social-démocrate

(SDP, multiethnique) en a obtenu 40,8 %.

Pendant la campagne électorale, même

les partis qualifiés de modérés par les

media comme le SNSD et le Parti pour la

Bosnie (SBIH) de M. Silajdzic, avaient

milité en reprenant la rhétorique nationaliste sur la séparation des communautés

et la mise en exergue de leurs différences.

Lors du scrutin, les électeurs étaient

appelés aux urnes également pour élire le

Parlement central et les assemblées de la

Republika Srpska (RS, Serbes) et de la

Fédération croato-musulmane, les deux

entités qui forment la Bosnie d’après la

guerre civile.

Dans la Fédération croato-musulmane,

les nationalistes musulmans du Parti

d’Action démocratique (SDA) arrivent en

tête à l’assemblée de l’entité avec 21,7 %

des voix mais ne sont pas en mesure de

rassembler seuls une majorité. Ils sont

talonnés par le SBIH, le SDP et des partis nationalistes croates tel le HSP de

Paraga, qui a fait un gros score à Mostar

où il a pignon sur rue.

Le scrutin était considéré comme crucial car les élus vont diriger seuls le pays

pour la première fois depuis la fin du

conflit.

Le Haut Représentant de la communauté

internationale, doté de pouvoirs de proconsul occupant lui permettant d’intervenir

dans les affaires de la Bosnie, est en effet

appelé à se retirer en juin 2007. Les Bosniens (à ne pas confondre avec les Bosniaques, terme désignant maintenant les

Musulmans) vont se retrouver face à face

et l’on verra alors qui est vraiment modéré

et s’il reste même un seul politicien dans

cette catégorie. Les quatre années de la

nouvelle législature s’annoncent donc critiques. Les réformes visant à atténuer les

tensions ethniques et à rapprocher le pays

de l’Union européenne (UE) ont peu progressé. Et c’est — paradoxe de ce

scrutin — en empruntant les discours musclés de leurs « adversaires

nationalistes » que les

“modérés” serbes et

musulmans du SNSD et

du SBH ont conquis une

partie de leur électorat respectif.

Le SNSD, derrière la

toute-puissante figure de

son leader Milorad

Dodik, doit une partie de sa popularité à

une rhétorique sécessionniste. M. Dodik

a en effet déclaré son intention d’organiser un référendum d’indépendance visant

à arracher la Republika Srpska (bosnoserbe) à la Bosnie-Herzégovine. Après

l’indépendance du Monténégro et avant

le règlement du statut du Kossovo, les

autorités de Belgrade soutiennent bien

sûr l’idée de ce plan inconstitutionnel.

Il n’y a décidément rien de plus trompeur qu’un vote joué d’avance par les

sondeurs, sauf un résultat interprété par

la médiocratie.

Pierre-Patrice BELESTA

avec la collaboration

d’Hermann TRAPIER.

I

L Y A un dénominateur commun à

tous les résultats électoraux tombés

en cascade le dimanche 1er octobre :

partout où l’on votait, les électeurs ont

démenti les sondeurs. Cela concerne

aussi bien le Brésil que les pays d’une

Autriche-Hongrie malicieusement

reconstituée le temps d’un scrutin avec

les votes en Autriche même, en Hongrie

et en Bosnie-Herzégovine (contrée qui

dépendait de Vienne il y a un siècle).

CETTE INSUPPORTABLE

“DÉMOCRATIE D’OPINION”

Avant de revenir en détail sur ces vraies

fausses surprises de la démocratie participative (« Lula est sûr de rester au pouvoir » titrait Le Monde daté du jour du

scrutin — « Le chancelier Schüssel

proche de sa réélection », avait titré

Le Figaro la veille. Chapeau confrères !),

on peut en préambule constater que cela

confirme notre critique de la tentative

actuelle de faire glisser le système,

notamment en France, vers une démocratie dite d’opinion. Terme mensonger car

il s’agit en réalité de confisquer la

volonté populaire au gré des faiseurs

d’opinion, c’est-à-dire d’un pouvoir

médiatique avant tout idéologique. Cette

idéologie gaucharde, partagée par la

quasi-totalité des journaleux tentant de

substituer leurs préjugés à la diversité des

opinions, fonctionne comme un soviétisme. L’antiracisme est un nouveau totalitarisme. Pour manipuler l’opinion à leur

profit, les médiocrates usent et abusent de

sondages suscités ou orientés. Ils savent

à l’évidence que, vu leur mode de fabrication à partir d’échantillonnages trop

restreints, les sondages ne sont pas

fiables, mais qu’importe puisqu’ils servent tout de même à imposer des idées —

ou des prises de position — totalement

rejetées par le peuple et qui s’insinuent

dans l’opinion en attendant de la faire.

La résistance de l’électeur réel au vote

présumé du sondeur peut prendre bien

des formes mais risque d’être cependant

le grain de sable qui peut gripper la

machine de la subversion de la démocratie élective par la démocratie de l’opinion

journalistique dominante. Ceux qui ont

fabriqué Ségolène Royal, non sans succès, doivent aujourd’hui se dire qu’il est

périlleux de bâtir des châteaux élyséens

sur les sables des sondages.

BRASILIA : UN SECOND

TOUR POUR LULA

Au Brésil, on est dans un cas classique.

Les sondages prédisaient la victoire de

Luiz Iñacio Da Silva dit Lula qui, malgré

force reniements sur le

plan social, reste le candidat icône de l’idéologie dominante politique

et médiatique, laquelle a

tout fait pour minimiser

l’impact d’un scandale

qui révèle la corruption

complète de son régime.

Il s’agit de quelque

chose de bien plus grave que celui qui a

mis en cause les jumeaux polonais et dont

la presse s’est gaussée et indignée. Mais

voilà : Lula classé populiste de gauche,

donc sympathique, est intouchable ou

presque. Le 15 septembre, la police arrêtait deux proches du Parti des Travailleurs du président en possession de

quelque 800 000 dollars destinés à

l’achat d’un dossier supposé compromettant pour deux personnalités de l’opposition : José Serra (d’ailleurs triomphalement élu dimanche dernier gouverneur de

l’Etat de Sao Paulo) et Geraldo Alckmin,

le rival plus à droite du président sortant.

Qualifiant l’affaire d’“abominable”, le

candidat Lula a tenté de limiter les dégâts

en destituant huit personnes liées au PT,

en particulier le coordinateur de sa campagne, Ricardo Berzoini, président du

parti.

Ledit Lula avait réussi jusque-là à faire

passer au second plan les scandales de

corruption qui ont émaillé son mandat en

mettant en avant le recul de la pauvreté

et la stabilisation économique. Mais le

dernier scandale a été de trop et, le

1er octobre, le président a manqué de justesse le seuil des 50 % requis pour l’emporter dès le premier tour. Il devra donc

affronter le 29 octobre un Alckmin qui

avait opéré ces derniers jours une remontée spectaculaire de près de 10 points. Cet

ancien gouverneur de Sao Paulo, membre

du parti d’opposition social-démocrate

(PSDB), n’accuse qu’un retard de trois

points sur le sortant et il espère obtenir le

soutien de quelques-uns des cinq autres

candidats de l’opposition qui ont été éliminés.

« Le second tour est une autre

élection », affirme Fernanda Machiaveli,

analyste politique chez Tendencias,

société de conseil de Sao Paulo. « Après

ce revirement, Lula n’est plus le favori

désigné », a-t-elle estimé.

Le prochain président brésilien, qu’il

s’agisse de Luiz Iñacio Da Silva ou de

Geraldo Alckmin, ne diposera pas d’une

majorité claire au parlement. Selon un

décompte fait par l’AFP, le groupe parlementaire le plus nombreux à la Chambre

des députés sera en effet le Parti du Mouvement démocratique brésilien (PMDB,

centre) avec 89 sièges (contre 78 dans la

Chambre sortante), sur un total de 513.

Le PMDB est la principale force politique du Brésil et a participé à tous les

gouvernements depuis la fin de la dictature en 1985. Actuellement, il est partagé

entre deux “caudillos” régionaux dont

l’un est favorable et l’autre hostile à une

alliance avec Lula. Le PMDB n’a pas

présenté de candidat à la présidentielle.

Le Parti des Travailleurs (et du président) a obtenu 83 sièges, contre 81 précédemment mais les deux formations qui

soutiennent M. Alckmin disposeront d’un

groupe de 130 députés : 65 du Parti de la

social-démocratie et 65 du Parti du Front

libéral (PFL, droite). Jusqu’à présent, le

PSDB disposait de 59 sièges et le PFL de

64.

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