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11/20/25

 


De son côté, Faride Hamana est le président de la FCPE, première fédération de

parents d’élèves, classée à gauche. Et vous

avez souligné que, depuis 2005, la présidente

du Syndicat de la Magistrature est une certaine Aïda Chouk, juge à Bobigny.

● De Grégoire D. (Paris) :

MARINE EST LÀ,

OUI MAIS ENCORE ?

La démission de nos élites munichardes

face à l’islamisme triomphant plonge nos

concitoyens dans une situation d’allégeance

probable à Allah, à terme.

Permettez à un futur égorgé de dire ici qu’il

n’accepte pas ce sort pour lui et les siens. Et,

en raison de ce contexte, l’attitude incompréhensible de Marine Le Pen, qui empêche le

rapprochement avec le MNR, compromet

son avenir de future “chef”, tout comme certains propos ahurissants de son livre (« A

contre flots »), par ailleurs excellent et à

recommander.

● De Arnaud B. (Paris) :

VIVE L’UNION !

En 2002, sans la candidature de Bruno

Mégret (2,34 %), Le Pen aurait pu arriver en

tête des seize candidats…

Si là, pour 2007, une alliance politique est

conclue entre le FN et le MNR, on peut espérer une divine surprise.

● De Jean-Claude B. (courriel) :

SAUVEZ RICHELIEU !

Un mauvais coup se mijote à Richelieu, la

belle cité de Touraine que fit bâtir le Grand

Cardinal avant que Louis XIV ne construisît

Versailles.

Si l’on excepte quelques devantures de

commerces accommodés à la mauvaise sauce

du mauvais goût des années 1960 et 70, cette

ville est encore, miraculeusement, « dans son

jus ». La Grand’Rue et ses hôtels particuliers

Louis XIII valent largement ce que l’on peut

trouver dans l’île Saint-Louis à Paris, ainsi

que son église où vint saint Vincent de Paul.

Or, le député UMP Novelli (décrit plus

avant dans l’utile Encyclopédie d’Emmanuel

Ratier) a l’intention d’édifier une horreur

moderne au mileu de ce beau site, place

Louis XIII, sous prétexte de fournir une

médiathèque aux 2 500 habitants.

La baraque envisagée, agressivement

moderniste, s’intercalerait dans l’unité de

style des autres édifices, au nom du métissage

je suppose, comme non loin au château d’Oiron on “fout” de l’art contemporain (de l’art

con ?) pour la même mauvaise raison.

Les gens se demandent d’ailleurs pourquoi

l’on n’insèrerait pas cette mediathèque dans

une des demeures existantes.

Si cet acte de vandalisme prémédité n’est

pas dénoncé dès maintenant, je crains qu’aucune structure de protestation efficace ne

voie le jour.

A.D.G. n’est plus mais les lecteurs tourangeaux de RIVAROL vont-ils se réveiller ?

● De Mme M. D. (Hoymille) :

INHUMAINS ?

A propos de votre procès : il est vrai que

pendant la guerre de 1940, les Allemands

n’ont pas été tous inhumains.

Agée de 76 ans aujourd’hui,

j’ai connu cette époque,

puisque blessée pendant les

bombardements de Dunkerque. Ce sont les Allemands

qui me soignèrent, très humainement et avec beaucoup de gentillesse (bonbons, chocolat…) Des braves gens, il y en a

partout, et je tenais à en témoigner.

L’ALLEMAGNE

A L’HEURE DE

MAHOMET

Si Hans Neuenfels, metteur en scène de

l’Idoménée de Mozart au Deutsche Oper de

Berlin, s’était contenté lors d’une scène

grotesque de faire apporter par le roi de

Crète Idoménée les têtes tranchées de

Poséidon, de Jésus et de Bouddha, les

quatre représentations prévues auraient

eu lieu sans problèmes. Mais il avait joint

le chef tranché de Mahomet. D’où, avant

même que le moindre musulman se manifeste, la décision de la directrice du

Deutsche Oper de mettre fin au spectacle

de peur d’« un risque incalculable relatif à la

sécurité du public et des collaborateurs de

l’opéra ». De même les représentations du

Mahomet de Voltaire avaient-elles été interrompues à Genève.

Inadmissible pour la chancelière Angela

Merkel selon laquelle « l’autocensure engendrée par la peur n’est pas tolérable », fût-ce « la

peur créée par des islamistes radicaux prêts à

commettre des violences ». Quant au ministre

de l’Intérieur, le CDU Wolfgang

Schäuble, il a qualifié la déprogrammation

d’“inacceptable” et de “folle”.

Mais c’est le même Schaüble qui, le

27 septembre, a convoqué à Berlin la

toute première “Islamkonferenz” destinée à

mettre sur pied un « Conseil du Culte

musulman d’Allemagne » calqué sur le

CFCM de Sarkozy pour tenter d’intégrer

les 3,2 millions de mahométans (dont

1,8 million de Turcs) que compte la République fédérale. Avec ce résultat révélé par

Der Spiegel, caution antiraciste s’il en est,

que, dans certaines écoles allemandes, il

faut appeler la police afin de protéger les

élèves européens, « pris en chasse comme

“porcs chrétiens” par les petits allogènes, en pleine

cour de récréation ». Comme quoi il est une

fois de plus confirmé que c’est l’ampleur

de l’immigration musulmane, plus que le

Coran, qui pose problème, même s’il

contient nombre de sourates pousse-aucrime.

● Max-P. MORF :

L’ISLAM EN SUISSE

Selon la Commission fédérale contre le

racisme, organisme parasitaire présidé par

l’historien bâlois Georg Kreis, il y a dans

notre pays quelque 340 000 mahométans

venant de plus de 100 pays, la plupart des

Balkans. Selon les estimations de ladite commission, seuls 10 à 15 % pourraient être

considérés comme croyants au sens étroit. A

peine 12 % sont des ressortissants suisses.

Cette commission exige néanmoins plus de

maisons de prière pour les musulmans et

demande qu’ils puissent enterrer leurs morts

dans les cimetières publics conformément à

leur rite religieux.

Les firmes devraient aussi prendre des

mesures adéquates afin que les mahométans

puissent pratiquer librement leur culte. De

plus, elle recommande l’approvisionnement

des croyants en viande

halal. En attendant, dans

plusieurs localités en Suisse

alémanique, les musulmans

veulent ériger un minaret

sur leur maison de prière, ce

qui a provoqué la réaction

de mouvements chrétiens traditionalistes,

notamment protestants. En revanche, les

musulmans ont obtenu le soutien de l’évêque

de Bâle, Mgr Kurt Koch, et de l’évêque de

Coire, Mgr Amédée Grab. Les partisans et

les adversaires de l’édification de tours sur

les mosquées semblent oublier que le minaret et le foulard (hijeb) ne sont que des signes

extérieurs de l’islam mais que le véritable

problème est l’islam même, problème qui a

surgi avec l’immigration de la main-d’œuvre

à bon marché en provenance de Turquie,

d’Albanie, de l’ancienne Yougoslavie (Bosnie-Herzégovine, Kossovo) dans les années

1960/70, et ultérieurement de Maghrébins.

● De Michel PASSOT :

LE PAPE ET L’ISLAM

Incroyable ce remue-ménage autour du discours du pape à Ratisbonne ! Oublierait-on

que le Saint Père n’est pas un politicien, mais

avant tout le vicaire de Jésus-Christ ?

Benoît XVI s’est exprimé en tant que théologien, et un théologien n’a pas à faire preuve

de diplomatie ni à s’excuser : la théologie,

science de la Divinité — donc de l’absolu —,

ne saurait se laisser influencer par les opinions — forcément contingentes — de tel

individu ou de telle communauté. Par

ailleurs, il est avéré que c’est le caractère

guerrier de l’islam qui lui a permis une

expansion aussi rapide, notamment par rapport au christianisme qui, pour sa part,

N° 2780 — 6 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 9

pour les Européens, la réponse est plus

nuancée.

Le Hezbollah et le Hamas ne peuvent être

assimilés à des organisations purement terroristes comme Al-Qaïda, a ainsi estimé le

ministre italien des Affaires étrangères Massimo D’Alema, plaidant pour que leur entrée

sur la scène politique soit encouragée.

« L’IRA et l’ETA sont devenus des mouvements politiques après avoir été des groupes

terroristes », a-t-il ajouté avec quelque irénisme, « nous devons encourager cette

métamorphose au Proche-Orient. » Mais

Mme Tzipi Livni réfute ce raisonnement.

Pour le ministre israélien des Affaires étrangères, « une organisation qui soutient les

actes de terrorisme ne peut pas faire partie

d’un système politique. Ces groupes utilisent

la démocratie pour propager leurs idées qui

vont à l’encontre de la démocratie ».

LES CHRÉTIENS LIBANAIS

DIVISÉS FACE

AUX MILICES CHIITES

Le Liban lui aussi voit sa reconstruction

nationale menacée. Les chrétiens sont divisés. Pour le général Aoun, partisan d’intégrer le mouvement chiite dans une coalition

nationale tenant compte du poids syrien, « le

Hezbollah a fait une gaffe mais Israël a fait

une guerre, ce n’est pas pareil ! Cette guerre

était inutile et absurde : il n’est pas possible

de détruire le Hezbollah. Ce n’est pas un

groupe armé, c’est un peuple ».

Samir Geagea, patron des Forces

libanaises, juge au contraire que

Nasrallah entrave la renaissance

d’un Etat libanais. Pour Geagea,

le Hezbollah est « un Etat dans

l’Etat qui se veut un Etat fort et

en armes dans un Etat faible et

impuissant », opinion partagée

par Mgr Sfeir, l’archevêque

maronite. Les chrétiens libanais hésitent

donc entre le sentiment anti-israélien de solidarité arabe et une stratégie pro-Tel Aviv

plus traditionnelle pour la renaissance d’un

pays chrétien viable à côté de l’Etat juif.

Ces divisions stratégiques de gens qui

ont finalement le même but, rester euxmêmes, montrent l’extrême difficulté du

problème. Il serait dramatique de ne pas

appréhender les complexités, et même les

incohérences libanaises, surtout pour la

France engagée sur le terrain militairement, politiquement et moralement. Et

généreusement avertie par le cheikh Nasrallah qu’elle n’aurait « pas de pire

ennemi que le Hezbollah » si elle s’avisait de désarmer cette milice. Nos beaux

chars Leclerc (et leurs équipages) finiront-ils carbonisés par les Katioucha

chiites comme les blindés de Tsahal ?

P.-P. B.

ALORS que les troupes israéliennes

n’ont pas encore totalement évacué

le Liban, le Hezbollah a célébré sa

« victoire divine ». Chez les Palestiniens, les

négociations reprennent pour la formation

d’un gouvernement de coalition, mal parti

puisque le Hamas refuse toujours de reconnaître l’Etat sioniste. La crispation régionale

s’est enkystée depuis la guerre menée par

Israël, dont on ne sait pas vraiment sous

quelle forme elle se poursuit d’ailleurs à

Gaza, en outre théâtre d’affrontements entre

membres du Fatah et militants du Hamas,

qui pourraient dégénérer en guerre civile,

pour le plus grand profit d’Israël, à l’origine

de ce conflit interne : c’est en effet le blocage de l’aide européenne et des taxes

reversées par Jérusalem à la Palestine

depuis la victoire du Hamas qui provoque

la révolte des fonctionnaires et des militaires, dont les salaires ne sont plus payés

depuis des mois.

Les soldats enlevés dans ce territoire et au

Liban n’ont toujours pas été libérés, le

Liban est plus instable que jamais et, à Jérusalem, Ehoud Olmert affaibli ne peut rien

céder au risque de sauter.

Le Premier ministre a donc déclaré que le

Golan syrien faisait partie intégrante de

l’Etat hébreu, mais cette virile proclamation

a peu de chances de faire oublier à ses compatriotes les humiliations de l’échec libanais, ni certaines affaires sexualo-financières peu reluisantes. La relance des discussions avec Damas, annoncées après le

cessez-le-feu du 14 août, est en panne…

comme tout le reste. La voie vers la paix

entre les deux pays passe surtout par la

rétrocession justement à la Syrie du plateau

du Golan, occupé en 1967 et annexé en

1981 par Israël. La fin de l’occupation de ce

territoire est considérée par Damas comme

une question d’« honneur et de dignité ».

Côté syrien, le président Bachar Al-Assad a

encore récemment qualifié Israël

d’“ennemi” mais, dans un entretien accordé

au magazine allemand Spiegel, il a exprimé

sa volonté d’améliorer — sous

conditions — ses relations avec son voisin

tout en ajoutant sur un ton menaçant : « Mes

espoirs de paix peuvent changer. Et si ces

espoirs disparaissent, la guerre peut devenir la seule solution. »

TOUJOURS PAS DE PALESTINE

ET UN PEU MOINS DE LIBAN

Si Olmert voulait par la force débloquer

les choses en modifiant la donne, force est

de constater qu’il s’est encore plus

embourbé en terre palestinienne et libanaise.

Les milices restent donc un problème

majeur pour Israël. Les forces islamistes du

Hamas et du Hezbollah représentent un

« obstacle fondamental » à la paix au

Proche-Orient a du reste déclaré le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres. Tant

que les gouvernements de la région ne

seront pas capables de contrôler les milices

armées, le processus de paix n’avancera

pas, a-t-il affirmé à la veille d’une visite en

Grande-Bretagne.

Les déclarations de M. Peres font suite à

la publication dans le quotidien israélien

Yedioth Aharonoth d’un article selon lequel

le Premier ministre hébreu aurait rencontré

récemment, lors d’une réunion sans précédent, un membre « de la plus haute importance » de la maison royale séoudienne.

Peres, lui, ne croit pas en une relance de la

paix par le monde arabe, car les gouvernements discrédités sont incapables selon

lui — et on peut difficilement lui donner

tort — d’imposer leur volonté au Hamas, au

Hezbollah et encore moins à l’Iran. La paix

ne semble plus une priorité pour les islamistes depuis l’échec militaire de Tsahal. Il

semble même que cette guerre ratée, psychologiquement en tout cas, pousse les

Palestiniens (sunnites) à vouloir imiter les

chiites libanais. Selon une enquête réalisée

par le Palestinian Center for Policy and

Survey Research, dont le siège est à Ramallah, 63 % des sondés considèrent que « les

Palestiniens devraient imiter les méthodes

du Hezbollah en tirant des roquettes sur les

villes israéliennes », contre 35 % qui y sont

opposés. « Concernant l’impact de la

guerre sur l’attitude vis-à-vis de la violence

dans le conflit israélo-palestinien, nos

études tendent à montrer que les tactiques

du Hezbollah représentent un modèle

attrayant pour les Palestiniens », résume le

Centre.

Nasrallah le chiite est donc en train de

supplanter Ben Laden — mort, mourant ou

pas — dans le cœur des masses arabes sunnites. Tout simplement parce qu’il est plus

glorieux de tenir en échec l’armée de l’envahisseur que de tuer des civils par le terrorisme. Le Hezbollah refuse de renoncer

à son arsenal tant que l’Etat libanais ne

pourra défendre le pays contre Israël. C’est

ce que, fort de ses 20 000 missiles proclamés, a assuré le 22 septembre dans le sud

de Beyrouth le chef du parti chiite devant

des centaines de milliers de personnes.

« Nous ne disons pas que les armes vont

rester éternellement, mais la première

étape normale est de construire un Etat

fort, juste, qui protège la patrie et les

citoyens, et vous verrez que le problème

des armes se résoudra tout seul sans même

avoir besoin de recourir à la table de négociation… Nous avons remporté une grande

victoire divine, historique et stratégique »,

a lancé Seyyed Nasrallah. « Comment cette

poignée de moudjahiddines aurait pu

vaincre l’armée (…) la plus forte et la

mieux équipée de la région (…) sans la

victoire de Dieu, son aide et son appui » ?

Le retentissement d’une telle déclaration

est bien entendu énorme. Faut-il donc faire

avec ? Non, pour les Américains, mais

Le Hezbollah ne désarme pas, le Hamas ne fléchit pas

un rapport de synthèse des agences du

renseignement américain, qui conclut

également que la guerre en Irak a accentué le terrorisme et renforcé l’islamisme

armé ainsi que les accusations du journaliste américain Bob Woodward, le tombeur de Nixon lors de l’affaire du Watergate, qui, dans un nouveau livre intitulé

« State of Denial » (Etat de Déni), accuse

la Maison-Blanche de dissimuler le degré

de violence auquel sont exposées les

forces américaines en Irak : « 800 à 900

attaques recensées chaque semaine, plus

de cent par jour et les experts du renseignement estiment que l’année prochaine

sera pire » a-t-il déclaré sur CBS.

Surtout après l’adoption par le Congrès

américain de la nouvelle législation sur

la détention et l’interrogatoire des

« ennemis combattants » et des dispositions destinées à protéger les enquêteurs

de la CIA de toute poursuite pour crimes

de guerre…

« La situation en matière de torture

aujourd’hui en Irak est totalement hors

de contrôle. La situation est si mauvaise

que beaucoup de gens disent que c’est

pire qu’à l’époque de Saddam Hussein. »

Cet aveu a été formulé le 21 septembre à

Genève par Manfred Nowak, principal

enquêteur spécial des Nations unies sur

les cas de torture, en insistant sur les

« nombreux cas de traitements inhumains

des prisonniers, que ce soit par les

milices, les groupes terroristes, les forces gouvernementales ou

autres ».

C’était pas la peine,

assurément, de changer

de gouvernement à Bagdad. M. Nowak s’est

exprimé alors que le

juge présidant le procès

intenté à l’ancien Zaïm

pour crimes de guerre et crimes contre

l’humanité avait été démis le 19 septembre pour avoir déclaré au tribunal que

« Saddam Hussein n’était pas un dictateur ».

La polémique n’était pas éteinte que le

ramadan s’ouvrait à Bagdad par un attentat spectaculaire visant les chiites (54

morts et des dizaines de blessés) et que,

le 25 septembre, au Sénat américain, le

général de réserve John Batiste affirmait

devant les honorables parlementaires que

la conduite de la guerre en Irak, loin de

contribuer à la victoire contre le terrorisme, avait « alimenté le fondamentalisme musulman et engendré de nouveaux

ennemis de l’Amérique ». « Le conflit

irakien a rendu l’Amérique moins sûre

qu’elle ne l’était le 11 septembre 2001 »,

a ainsi déclaré le général Batiste, ancien

commandant de la 1ère Division d’infanterie en Irak. A ce titre, il accuse le Pentagone d’avoir « nourri la colère des Irakiens par des détentions abusives » alors

que « probablement 99 % des gens internés n’étaient coupables d’absolument

rien. Mais la façon dont nous les avons

traités, la façon dont nous avons abusé

d’eux en ont fait à jamais des adversaires

de l’effort engagé en Irak. »

Les déclarations tonitruantes de John

Batiste, qui avait déjà réclamé au printemps dernier la démission du secrétaire

à la Défense Donald Rumsfeld, recoupent

celles de Manfred Nowak et sont d’autant

plus gênantes pour l’administration Bush

qu’elles confirment aussi en tous points

Terrorisme et tortures :

bien pires que sous Saddam

L’ARGENT FAIT-IL LE BONHEUR ?

Voici un an, le 21 septembre 2005, le Tunisien

Mohamed H, méritant chômeur et père de famille (sept

enfants), jouait avec son fils Naïm, lui aussi chômeur, à l’Euromillion et gagnait la somme fabuleuse de 75 millions d’euros. Et le jeune Naïm, interrogé sur la destination du pactole, déclarait la bouche en cœur : « Avant, je ne travaillais pas,

alors je vais continuer comme ça », avant d’ajouter qu’il comptait « se faire plaisir, un petit peu, c’est normal, mais surtout faire du bien

aux gens qui en ont besoin ». Une phrase qui n’était pas tombée dans l’oreille de sourds,

si bien que la famille, assiégée, quitta fissa Franconville (Vald’Oise) sans laisser d’adresse et se perdit dans la nature.

Qu’est-elle devenue ? On vient de l’apprendre : s’étant installés dans la principauté, les parents H. et leurs rejetons

avaient demandé le statut de résident monégasque (bien

entendu en raison des supposés avantages fiscaux). Statut qui

vient de leur être refusé car plusieurs des membres de la

famille sont, selon la formule consacrée, « défavorablement connus

des services de police », en particulier pour trafic de drogue.

Voilà qui donne un relief tout particulier au dessin ci-contre

de Chard (une fois de plus prémonitoire) dans son album

sur Ma Déclaration des Droits de l’Homme. (voir cicontre)

LES RISQUES DU MÉTIER

Un Jeune de 17 ans a été abattu de trois balles le 26 septembre devant son domicile dans la cité du Val-Fourré à

Mantes-la-Jolie (Yvelines) par deux hommes à moto. Il ne

s’agit pas d’un « crime raciste » mais d’un règlement de

comptes lié au trafic de stupéfiants.

Article 15/2 : Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni

du droit de changer de nationalité.

Extrait du dernier album de CHARD :

Ma Déclaration des Droits de l’Homme

10 € l’exemplaire (12 € franco) ou 25 € les 3 (29 € fco).

Dédicace sur demande. Chèques à Editions des Tuileries,

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris.

dans les Vosges, en Alsace et en 1945 en

Allemagne. Sur ces terrains-là aussi, le chroniqueur n’est pas tendre pour les “héros”

qui surgissaient une fois les Allemands partis et qui étaient plus experts en tonte des

femmes et chasse aux “collabos” qu’au combat. Ni pour les cadres “naphtalinards” qui

grouillèrent dans l’Allemagne occupée,

méprisant ses camarades du bataillon de

Choc, étrillés sévèrement et usés jusqu’à la

corde. D’où l’indignation du général

de Lattre, fin 1944 : « Pourquoi la mobilisation générale n’est-elle pas décrétée en

France ? » Les récits des actions des “Choc”

(appuyés sur les journaux de marche de

l’unité) sont vivants, précis, illustrés par

des cartes, complétés par des notes. Les

pertes de l’unité, en missions de reconnaissance ou au corps à corps, furent considérables. Et le retour en France pénible.

De Gaulle leur avait dit à Bastia en 1944 :

« Vous êtes ce que j’ai de plus pur pour refaire

la France. » Commentaire de l’aspirant

Muelle (Morel dans le livre) : « une phrase

de rhéteur ambitieux. ». Ne s’adaptant pas à un pays qui les déçoit

et même les dégoûte, lui et certains de ses

camarades seront volontaires pour l’Indochine, puis l’Algérie, dans les rangs de la

Légion ou du service Action du SDECE.

Mais il leur faudra, de force, quitter l’armée en 1963. En raison des “événements”.

On espère un jour en savoir plus.

J.-P. A. _____

400 pages, 26 € ou 31 € fco. Histopress, BP

81009, F-67381 Lingolsheim Cedex.

10 N° 2780 — 6 OCTOBRE 2006 — RIVAROL

Les fantasmes

d’un Argentin

à Versailles

Les Fêtes de Nuit de Versailles ont encore

une fois failli à leur rôle. Le dernier spectacle, intitulé L’Enfant Roi, est la mise en

scène d’un conte de Chantal Thomas, historienne spécialiste du XVIIIe siècle. Cet

Enfant Roi, c’est Louis XV fiancé à 11 ans

à une infante âgée de 4 ans que l’on a arrachée à sa famille pour la faire vivre à la cour

de France. Mais la santé de Louis XV étant

fragile, on décide de le marier dès quinze ans

et l’Espagnole n’est toujours pas nubile. Une

autre princesse est choisie, la fille du roi de

Pologne, et la descendance royale assurée.

Qu’en tire notre historienne ou le metteur

en scène ? Une horrible histoire dans

laquelle l’infante est maltraitée à Versailles

par Monsieur et Madame Etiquette en tenue

sado-maso, bottes de cuir, jarretelles et cape

noire, qui la fouettent au sang. La chasse,

grand bonheur de Louis XV, est bien sûr

représentée selon les critères de la fin du

XXe siècle comme un grand carnage dans

les bois de Versailles dégoulinants de sang.

La mise en scène — parfaite — d’Alfredo

Arias et les excellents ballets sont dignes des

meilleures salles de music-hall mais Versailles est-il le Lido ? La cour d’Espagne,

comme celle de Versailles, est peuplée de

femmes aux jambes nues, leurs somptueuses

robes fendues jusqu’au nombril. Tout ce

petit monde s’agite sur la musique des Rita

Mitsouko, bonne musique de rock gentillet

pour boums adolescentes. Le public vient-il

du bout du monde pour voir cela ? Il vient

vivre le faste de Versailles, l’élégance royale,

la musique de ce temps, Lully, Charpentier,

et on leur file pour un tarif exorbitant le

même show américain qu’aux Champs-Elysées et à Las Vegas.

Le bassin de Neptune ne fait pas salle

comble. Un quart des places reste vide. Peu

d’applaudissements et les jeunes interrogés

à la fin n’apprécient même pas leur

musique. Tous les spectateurs ont été floués.

Quand on viole l’histoire, il faut

lui faire de beaux enfants !

Quand Jean-François Chiappe,

Alain Decaux et André Castelot

réalisaient ces spectacles, on sortait des jardins les yeux et les

oreilles ravis.

Les hauts fonctionnaires qui

commanditent ces spectacles non

seulement se fichent du public

mais encore ratent leur cible.

Versailles, qui a été si magnifiquement restauré par des mécènes américains, a une identité française, royale,

majestueuse, rien à voir avec Hollywood.

Quand cesseront-ils de nous fourguer leur

idéologie de républicains révolutionnaires ?

Dans le spectacle De Versailles à SaintPétersbourg on avait déjà eu droit à Lénine

avec casquette, marteau et faucille ! Ces

hauts fonctionnaires devraient méditer l’histoire du son et lumière du Château du Lude.

Tant que celui-ci retraça le grandiose passé

des châteaux de la Loire, le spectacle se

donna à guichets fermés. Quand il changea

son thème pour un sujet cosmopolite — les

folklores du monde entier —, le public

déserta alors que le Puy-du-Fou fait toçujoçurs recette. Le fin mot de l’histoire se

nomme identité. Sans identité, pas de

peuple, pas de création, pas de spectateurs

mais du mensonge, rien que du mensonge,

qui même enveloppé dans du papier doré ne

passe pas…

Autre scandale : on a décidé de laisser les

gradins métalliques toute l’année devant le

bassin de Neptune.Voilà le sujet préféré des

peintres de Versailles saccagé pour raison

de rentabilité ! Si on ne dépensait pas l’argent inutilement à reconstruire la grille de

Louis XIV… et si on avait gardé les places

peu chères sur la pelouse, on n’en serait pas

là. La logique financière se croit tout permis mais elle a aussi ses limites.

LE FURET. _____

PS. Dans le cadre de la prochaine « Nuit

blanche », la Chapelle Royale de Versailles va

être transformée en lieu pour « artifices et sacrifices, magie noire et mariage blanc, cris et chuchotements, parures et apparitions, parades et

apparat, châsses et icônes, pompes et circonstances, images et pilgrimages (sic), sacres et

simulacres ». L’AGRIF et plusieurs associations protestent — à juste titre.

Xavier MARTIN

VOLTAIRE MÉCONNU

Voltaire était-il un personnage sympathique ? Tous ses vilains traits de caractère

ont été relevés depuis longtemps par ses

ennemis, qui furent nombreux. X. Martin en

reprend ici l’énumération, avec d’abondantes

citations : mensonges, cris de haine, adulation des puissants… Il faut cependant relativiser : ces traits lui sont communs avec

d’autres grands écrivains. Léon Bloy, si grand

chrétien qu’il fût, disait publiquement dans

son Journal que « plus on crève d’Anglais, plus

les séraphins doivent resplendir », et il invitait

les habitants des campagnes à faire feu sur les

automobilistes comme Voltaire parlait de

tirer sur les prêtres — mais ce dernier le faisait dans des lettres privées dictées à la diable,

l’équivalent de nos conversations téléphoniques.

A la fin de son livre, X. Martin dérive sa

critique vers les horreurs de la Révolution

française, dans lesquelles l’antidémocrate

qu’était Voltaire n’a aucune responsabilité, et

que ses vrais disciples comme Morellet ou

Mably n’approuvèrent pas, c’est le moins

qu’on puisse dire (la Gazette de N. Ruault,

citée à ce propos par X. Martin, est un faux,

comme l’a démontré en 1978 le professeur

Godechot dans les Annales historiques de la

Révolution française) ; le fils de la maîtresse

de Voltaire, le marquis du Châtelet, fut

d’ailleurs guillotiné. Ajouter que Voltaire

était aussi méchant que Hitler — en s’appuyant, cette fois, sur Hitler m’a dit, autre

texte douteux (il n’est pas vraisemblable que

le président du Sénat de Dantzig ait eu avec

le Führer de longues conversations

intimes) — et se référer à Léon Poliakov, mis

au nombre des « historiens des mentalités

parmi les meilleurs » (sic) — n’apporte pas

grand-chose au débat.

Assurément Voltaire était un excité, dans

sa vie comme dans ses écrits. Dans son

œuvre, beaucoup de choses sont sans intérêt, sinon pis, comme l’indéfendable

Pucelle. Mais il est une autre façon d’apprécier son rôle. Les grands historiens d’Action Française, Bainville et Gaxotte, lui

savaient gré d’avoir approuvé la réforme de

Maupeou, qui aurait pu sauver la monarchie. Quant à la religion, l’aumônier de

mon lycée disait sagement : « Il nous a

rendu un grand service, en nous forçant à

renoncer à tout ce qui était superstitions,

miracles douteux et pieuses légendes, et à

recentrer la foi sur l’essentiel et l’inébranlable. »

Marcel SIGNAC. _____

352 pages, 26 €, éd. Dominique Martin Morin.

Raymond MUELLE

LA GLORIEUSE EPOPÉE

DU 1e r BATAILLON DE

CHOC 1943-1945

Lycéen ayant gagné l’Afrique du Nord en

1941, Raymond Muelle fut volontaire

pour s’engager en 1944 dans une formation

spéciale, créée en 1943 en

Algérie pour constituer

un réservoir d’agents spéciaux parachutés en

France occupée.

En fait, les “Choc”

furent d’abord lancés dans

les batailles de Corse et de

l’île d’Elbe. Puis dans des parachutages

(auxquels l’auteur participa) dans le sud du

Vercors et la région de Grenoble. Muelle

témoigne sans complexes sur ces épisodes

qui furent, notamment pour le Vercors, des

« erreurs tragiques ».

Ensuite les combats de 1944 en Provence,

Cinéma

On le sait depuis Sartre : « L’enfer,

c’est les autres. » Une opinion que doivent partager sans mal les héros positifs

de deux des nouveautés de la semaine :

Le diable s’habille en Prada et Les amitiés maléfiques.

Les rivaroliens n’étant pas tous forcément des fashion victims, il est bon de

préciser que Le diable s’habille en

Prada est l’adaptation du livre éponyme

et à succès de l’Américaine Lauren Wetsberger, récit romancé de ses années de

galère au service d’une tyrannique

rédactrice en chef de Vogue. David Frankel en a tiré une comédie brillante qui

dépeint avec un humour féroce la superficialité et la frivolité

du microcosme des

magazines de mode.

Un univers encore plus

impitoyable que celui

des pétroliers de la

fameuse série Dallas et

rendu carrément infernal par la personnalité

sulfureuse de la grande

prêtresse qui préside à

ses destinées. A travers

sa revue Runway, Miranda Priestly fait et

défait les tendances chez les couturiers et

elle sème la terreur dans les rangs des

esclaves qui ont l’honneur de la servir

par ses caprices et ses attitudes hautaines et méprisantes. Ce monstre de froideur calculée et de cruauté feutrée a

engagé comme nouvelle assistante une

journaliste débutante fraîchement diplômée. Au début, la naïve et enthousiaste

jeune fille n’en revient pas d’avoir eu la

chance de décrocher comme premier job

un poste aussi convoité au centre du tourbillon et du glamour de la mode new-yorkaise. Son rêve se transforme vite en cauchemar devant les conditions de travail

peu respectueuses des droits de l’homme,

et les humiliations quotidiennes que lui

inflige Miranda.

Comme il s’agit quand même d’une

comédie, le calvaire vécu par l’héroïne

dans ce milieu de luxe frelaté donne lieu

à des situations drôles, cocasses et gentiment satiriques. Frankel ne dépasse pas

vraiment son sujet — difficile d’être profond dans un environnement aussi artificiel — mais on s’en accommode fort

bien, le temps de la projection en tout

cas, en raison de la présence dans le rôle

titre de Meryl Streep. Car Le Diable

s’habille en Prada doit l’essentiel de sa

réussite à la performance de cette charismatique comédienne, au zénith de son

talent et de sa classe. Elle ne sombre

jamais dans l’hystérie ni dans l’outrance

et parvient à restituer la (petite) part

d’humanité d’un personnage aussi diaboliquement pervers.

Dans Les amitiés maléfiques, grand

prix de la Semaine de la critique cette

année à Cannes, l’enfer est masculin et

se situe à Paris, dans les milieux universitaires. André, le diable de l’histoire, est

un étudiant en lettres à la Sorbonne,

brillant, arrogant et oui, vraiment maléfique. Maniant les paradoxes avec brio,

il subjugue littéralement deux de ses

condisciples, Eloi et Alexandre, par son

assurance et ses discours cyniques et

nihilistes sur l’écriture et la littérature.

André prend de plus en plus d’emprise

sur leur esprit et exige d’eux une soumission totale à ses idées, notamment à

l‘égard du faible Eloi dont la vocation littéraire est manifeste. Il pense comme

l’écrivain autrichien Karl Krauss que

ceux qui écrivent le font parce qu’ils

n’ont pas assez de caractère pour ne pas

le faire. A coups de manipulations et de

mensonges, le gourou entreprend la

désintégration mentale de ses deux

adeptes, n’hésitant pas à recourir à la

manière forte s’ils s’écartent de la voie

qu’il leur a tracée…

Emmanuel Bourdieu, fils à papa de

Pierre, sociologue vénéré par l’Intelliguentsia, disparu en 2002, coscénariste

d’Arnaud Desplechin (Comment je me

suis disputé… ma vie sexuelle), et grosse

tête lui- même (normalien et docteur en

philosophie), a réalisé là un film d’introspection psychologique très bavard où

tout passe par les dialogues. Certains

sont d’une tenue littéraire qu’on n’a plus

l’habitude d’entendre sur nos écrans et

d’autres risibles par leur prétention et

leur vacuité, mais en ce qui concerne le

cinéma proprement dit, Bourdieu est à la

peine. Il filme platement les joutes oratoires de ses personnages et les quelques

surprises d’un scénario retors où le suspense fait long feu malgré un climat souvent étouffant et vénéneux. Si Les amitiés

maléfiques ne sombrent pas complètement dans la géhenne du cinéma d’auteur

intello-chiant, c’est à l’exceptionnelle et

courageuse prestation des jeunes comédiens qu’on le doit, Malik Zidi (Eloi) et

Thibault Vinçon (André) en tête.

Patrick LAURENT.

Diaboliques chic et toc

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(France). Ecr. n° 2780/1267.

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Chaque jeudi, il est possible de

consulter notre site Internet, ne seraitce que pour s’assurer que notre hebdomadaire a bien paru et en

connaître le sommaire.

N° 2780 — 6 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 11

C’EST par cette apostrophe de Jeanne

d’Arc à l’évêque Cauchon qu’Edith

Delamare, qui assurait la chronique

religieuse de RIVAROL, titrait en 1962 un

article indigné sur l’attitude de Mgr Duval,

évêque d’Alger, à l’égard des partisans du

maintien de la présence française en Algérie. L’on pourrait donner aussi ce titre au

dernier ouvrage de Rémi Fontaine : Le

livre noir des évêques de France (1) qui

dresse un bilan en forme de réquisitoire des

déclarations de l’épiscopat ces dernières

années.

LA SOUMISSION SERVILE

A LA TYRANNIE MÉDIATIQUE

Auteur de nombreux ouvrages sur le scoutisme et pour la jeunesse, Rémi Fontaine,

qui est également journaliste à Présent où il

s’occupe de l’actualité religieuse, montre,

preuves à l’appui, que l’épiscopat post-Vatican II est complètement soumis à l’idéologie dominante et au Politiquement Correct.

Et cela dans tous les domaines : avortement,

homosexualité, islam, judaïsme, immigration, Europe de Bruxelles, catéchisme, Ecriture Sainte, droite nationale, les prélats de

l’église conciliaire se sont complètement

ralliés au laïcisme moderne qui postule la

totale séparation de l’Eglise et de l’Etat et

jette aux oubliettes la doctrine traditionnelle

de la Royauté sociale du Christ. C’est

d’ailleurs un paradoxe car les évêques

conciliaires se disent favorables à la neutralité de l’Etat au nom de l’indépendance de

l’Eglise alors qu’ils se font les propagateurs

et les sourcilleux gardiens des nouveaux

dogmes édictés par les puissants qui nous

gouvernent. Ils préfèrent se soumettre à la

tyrannie médiatique que défendre et promouvoir le bien commun.

Le principal mérite de cet ouvrage est de

recenser par le menu les innombrables

déclarations scandaleuses de ces mitrés,

mais qui sont somme toute fidèles à l’esprit

de Vatican II, à l’instar de ce qu’avait

remarquablement fait Michel de Jaeghere

dans La Christianophobie à propos des

forces antichrétiennes à

l’œuvre dans notre société.

Quelques exemples parmi

tant d’autres d’attitudes qui

contribuent à éloigner

nombre de baptisés de la religion de leur enfance : le sectarisme à l’égard du Front

national (dont « les positions

nous apparaissent sur bien des points en

profonde opposition non seulement avec les

valeurs du christianisme mais aussi avec la

conscience universelle », déclare ainsi en

1998 Mgr Jacques David, alors vice-président de la conférence des évêques de

France), la connivence avec le Parti communiste (qui « représente encore une force

importante qui favorise une certaine sécurité, une organisation efficace qui a l’expérience des masses populaires, et dont la présence est dynamisante du point de vue de

l’art et de la culture (sic). Je constate donc

que les communistes sont présents et que

leur présence, collectivement, est plutôt

bénéfique » soutient Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis, en 1998). Même alignement sur l’immigrationnisme

délirant et l’antiracisme unilatéral, laïque et

obligatoire (en juin 2004 un document du

comité épiscopal des migrations et des gens

du voyage, intitulé « Quand l’étranger

frappe à nos portes » accepte et même préconise « la désobéissance civile » lorsque

la loi bafoue la dignité des étrangers sanspapiers qui doivent faire l’objet d’une

« large régularisation »). Enfin la promotion des autres religions : ainsi l’évêque de

La Réunion, Mgr Gilbert Aubry, propose

carrément que l’on change le calendrier des

jours fériés pour permettre de célébrer des

fêtes tamoules et musulmanes. Et le prélat

d’ajouter, insconcient ou cynique, on ne

sait : « La préférence va à la suppression

des jours fériés du lundi de Pâques et du

lundi de Pentecôte ». On croit rêver.

Ce livre montre que, contrairement à ce

qu’espèrent les éternels optimistes, il n’y

aucun changement notable dans l’attitude,

le discours et la pratique de l’épiscopat

depuis quarante ans, ce que l’auteur

L’AVENTURE jamais ne perd ses

droits. Qu’elle soit tournée vers

l’intérieur ou l’extérieur, elle est de

tout temps et de tout lieu, adopte mille

formes — et parfois simultanément. Dans

tous les cas, les “aventuriers”, au sens

noble du terme, sont des hommes d’exception. Un souffle les anime, une passion les

porte. Ils vomissent la tiédeur.

Vladimir Volkoff en est la parfaite illustration. Il y avait chez lui un double mouvement qui le portait à la fois à l’action et

à la méditation, au mysticisme et à l’engagement dans les tourmentes du siècle. Avec

la même exaltation à laquelle n’était sans

doute pas étranger le sang slave qui circulait dans ses veines.

Comme il nourrissait en outre une passion pour l’écriture, que son œuvre est prolixe et diverse, on s’étonne que ce grand

écrivain ait traversé notre époque comme

en catimini, ignoré du grand nombre.

Adulé, il est vrai, par un petit cercle de

connaisseurs, ce qui, somme toute, est bien

préférable.

Il a disparu le 14 septembre de l’an dernier et voici que déjà lui est consacré un

Dossier H (*). Telle promptitude aurait de

quoi surprendre : cette excellente collection, souvent louée dans ces colonnes,

s’attache d’ordinaire à des auteurs morts

depuis plus longtemps. Mais le projet, né

en mai 2005, devait faire de Volkoff le

premier écrivain à y entrer de façon

“anthume” — ou “préhume”, disait-il. La

camarde en aura décidé autrement.

A été conservé, et à juste titre, l’axe

alors suggéré par son éditeur et ami Vladimir Dimitrijevic, fondateur et patron de

l’Age d’Homme, « Volkoff, un pont entre

la Russie et la France ». Tout oscille entre

ces deux patries, aussi prégnantes l’une

que l’autre. Né à Paris en 1932, il parvint

en effet à rester russe jusqu’au bout sans

cesser de s’investir chez nous dans tous

les combats contre la subversion communiste et la désinformation.

Sans s’attarder sur les détails de sa vie

(on trouvera dans le Dossier de délicieuses pages autobiographiques qui

témoignent de son

humour et de son

amour de notre

langue, ainsi que

d’indispensables

repères dus à Lydwine Helly qui a conçu et dirigé l’ensemble), on rappellera seulement que

volontaire, de 1957 à 1962, pour servir en

Algérie comme officier de réserve en

situation d’activité, ce Russe blanc de

haute lignée, petit neveu de Tchaïkovski

(auquel il consacra un livre), fut l’un des

plus farouches partisans du maintien de la

souveraineté française.

De cette expérience, il devait tirer un

roman, La Leçon d’anatomie, dont Jean

Bourdier écrit à juste titre : « Cette “leçon

d’anatomie” se révélait une superbe leçon

d’Histoire, mais, surtout, une formidable

leçon de littérature. »

A preuve de son patriotisme, les nombreux articles donnés, sous pseudonyme ou

non, à des journaux tels que la Gazette littéraire, les Amitiés Françaises Universitaires, mensuel des étudiants royalistes, et,

surtout, la Nation française de Pierre Boutang.

Certains de ces articles, particulièrement

éclairants sur les sujets qui le préoccuperont tout au long de sa vie (le communisme

scruté à travers la presse soviétique, les

persécutions religieuses en URSS, la littérature sous tous ses aspects), sont reproduits ici.

Outre le goût du secret qu’il conserva

toujours, ses activités au sein des services

de renseignement nourrirent aussi son inspiration de romancier. Plusieurs de ses

livres – de son premier roman, L’Agent

triple, à sa pièce de théâtre L’Interrogatoire en passant par Le Retournement, entre

autres – portent la marque de cette connaissance intime des méthodes utilisées par les

hommes de l’ombre.

De même, son intérêt pour les techniques de la désinformation (il fonde en

2003 et dirige au Rocher la collection qui

porte ce titre) lui inspirera plusieurs

ouvrages manifestant une rare finesse

psychologique. Cela sans préjudice

d’autres thèmes, tant était large sa curiosité, ni d’autres formes, nouvelles, essais,

voire poèmes — de jeunesse il est vrai —

dont on trouvera trace dans ce Dossier.

Ce goût pour l’action militaire et psychologique se doublait chez lui, nous

l’avons dit, d’un attrait pour la réflexion

intellectuelle et l’aventure intérieure.

Bien qu’il se prétendît comme tout bon

romancier « un marchand d’images, non

un marchand d’idées », toute son œuvre

repose sur un arrière-plan métaphysique,

voire mystique. Sans parler des ouvrages

proprement religieux où s’exalte sa foi

orthodoxe, telles ses Lectures des évangiles et jusqu’à l’admirable Garde des

ombres.

On chercherait pourtant en vain, chez

lui, la moindre affectation d’austérité.

Son esprit religieux ne l’empêchait nullement de goûter aux plaisirs du siècle. Et

ce n’est pas trahir un secret que d’affirmer, ce que du reste il reconnaissait

volontiers, que ce voyageur impénitent,

grand chasseur devant l’Eternel, était

aussi un amateur de jolies femmes.

Ce qui fait l’intérêt de ce Dossier H

abondamment illustré de dessins, photographies et reproductions d’affiches et de

manuscrits, c’est, d’abord, qu’il comporte de nombreux textes de Volkoff luimême, dont beaucoup d’inédits. Outre

que ces textes fournissent de précieux

renseignements sur l’homme, tous permettent de juger sur pièces du talent de

l’écrivain, de son humour, de son originalité, de la diversité de ses champs d’investigation et de ses centres d’intérêt.

Quant aux contributions, classées,

ordonnancées avec finesse par Lydwine

Helly dont les introductions et commentaires servent de fil rouge, on y trouvera,

notamment, une lettre de Robert Poulet

qui, à propos du Professeur d’histoire, se

livre, en 1985, à une critique pour le

moins nuancée et bien dans sa manière :

« Peut-être la littérature d’espionnage, et

les souvenirs personnels qu’elle excite en

vous, gêne-t-elle, dans tous vos ouvrages,

et encore dans celui-ci, le libre jeu de

votre imagination. Tout compte fait, vous

êtes encore des deux ou trois auxquels on

peut encore faire attention en cette fin de

siècle. » Caresse et coup de griffe…

De même lira-t-on avec autant d’attention les témoignages de Pierre Gripari, le

parallèle établi par Anne Martin-Conrad

entre les deux amis écrivains (« Compagnons d’écurie : Vladimir Volkoff et

Pierre Gripari »), les analyses de ses éditeurs, Vladimir Dimitrijevic et Bernard

de Fallois, ou encore les articles de Florence de Baudus (« La maïeutique chez

Vladimir Volkoff »), Mark Andronikof

(« Métaphysique des romans »), Alain

Paucard (« Volkoff, cinéaste russe ? »).

Sans omettre les hommages post mortem,

parmi lesquels ceux de Jean Raspail,

Serge de Beketch, Jean Bourdier, Christopher Gérard et l’homélie prononcée

pour ses obsèques par le Père Elie, archimandrite du monastère de la Transfiguration à Terrasson en Dordogne.

On l’aura compris : quiconque s’intéresse à Volkoff se doit de lire ce volume.

Et aussi quiconque l’ignore encore et

désire le mieux connaître avant de se

plonger dans ses livres qui, selon les

termes de Bruno de Cessole, « demeurent

une source pérenne de plaisirs et de

réflexions, d’émotions et de joies. »

_____

* Dossier H Vladimir Volkoff, conçu et dirigé

par Lydwine Helly. Editions L’Age d’Homme,

410 pages, 45 €.

Une célébration de Vladimir Volkoff

“Evêque, c’est par toi que je meurs…” explique avec beaucoup de clarté et de

compétence. Comme nous le confiait l’historien Jean de Viguerie, le 30 juillet 2004,

« ces évêques sont privés de la compassion

chrétienne : ils n’ont pas pitié de l’état

misérable des intelligences et des âmes. Un

vrai pasteur voit les maux, s’en afflige et

essaie d’y porter remède. Eux ne peuvent

pas en souffrir puisqu’ils ne les voient pas.

Les verraient-ils, ils n’en souffriraient

pas ».

Rémi Fontaine, qui ne cèle pas son admiration pour Jean Paul II et Benoît XVI,

considère cependant qu’il existe de profondes divergences entre Rome, qui serait

fidèle à la doctrine catholique de toujours,

et l’épiscopat français rebelle, en état de

« schisme mou » comme l’écrivait naguère

dans sa revue Certitudes l’abbé

de Tanoüarn.

En fait les choses nous paraissent plus

complexes. Qui, en effet, nomme les

évêques sinon le Vatican ? Et l’on ne saurait exonérer de toute responsabilité dans

le marasme ambiant les pontifes conciliaires dont maints discours et initiatives

ont été aussi désastreux que ceux des

évêques, notamment sur tous les sujets liés

à l’accueil des immigrés, au nationalisme,

au dialogue interreligieux et à l’œcuménisme.

J. B. _____

(1) 217 pages, juillet 2006, Editions Renaissance catholique, 89 rue Pierre Brossolette,

92130 Issy-les-Moulineaux, 20 € fco.

Volkoff, dessin de Serge

PAPE du nouveau roman

encore qu’il n’ait publié ni

bulles ni même brefs depuis

des lustres, M. Philippe Sollers n’est pas content et le

dit dans sa chronique mensuelle du Journal

du Dimanche : trente ans après la mort du

Grand Timonier, va-t-on enfin lui lâcher les

baskets avec le maoïsme ? « Dans mon

délire de jeunesse, se plaint-il, j’ai aimé un

monstre et j’avoue que, parfois, la fièvre me

reprend furtivement. Mais je me soigne, je

prie (…), je progresse dans le renoncement… Il faut quand même me dire jusqu’à

quand je dois expier mes crimes commis il

y a plus de trente ans. »

DES DÉLIRES MOINS PRESCRIPTIBLES QUE D’AUTRES

M. Sollers a raison de déplorer que certains (d’ailleurs rarissimes) le renvoient à

son adoration pour un régime qui fit 60 millions de morts. Mais ce lourd passé ne l’empêche pas, que l’on sache, de pérorer dans

les journaux et sur les antennes et d’être un

ponte de l’édition. D’autres n’ont pas cette

chance. En ce 60e anniversaire de la clôture

des procès de Nuremberg, l’ancien SS allemand Sören Kam, par exemple, qui, soupçonné d’avoir en août 1943, à Lyngby,

fusillé un journaliste danois, vient, à l’âge

de 84 ans, d’être incarcéré à Munich en

application d’un mandat d’arrêt émis par

Copenhague. Ou encore Elfriede Rinkel,

veuve d’un juif américain mais soupçonnée

quant à elle d’avoir compté parmi les 300

gardiennes du camp de Ravensbrück (pour

130 000 déportées, ce qui faisait une gardienne pour 300 prisonnières…) et qui, également octogénaire, vient d’être extradée

des Etats-Unis vers l’Allemagne pour y être

jugée. Un sort à comparer à celui de Boudarel, lui aussi kapo (dans un camp Viêtminh

où, selon Hélie Denoix de Saint-Marc, la

mortalité était plus forte que dans les camps

allemands) mais qui n’en fut pas moins

repêché par l’Université française.

Si Dieu lui prête vie, gageons qu’à octante,

Philippe Sollers siégera, lui, à l’Académie.

SELON QUE VOUS

SEREZ MÉGRET…

OU IMMIGRÉ CLANDESTIN

Bruno et Catherine Mégret se sont-ils

rendus coupables d’un « détournement de

fonds » comme les en accusent les media

et le ministère public qui, à Marseille, a

requis à leur encontre deux ans de prison

avec sursis, deux ans d’inéligibilité et

50 000 francs d’amende ? « Pour moi,

avait-il expliqué à l’audience, les faits

sont d’une très grande simplicité. Dans le

cadre de l’élection présidentielle de 2002,

j’ai souhaité que deux lettres signées du

maire de Vitrolles (N.B. Catherine

Mégret) soient envoyées aux maires de

France pour les inviter à parrainer ma

candidature… Ces deux envois ont été

financés à tort par la mairie. Je demande

que la commune soit immédiatement remboursée sur mes fonds officiels de campagne. Ce qui a été fait sans délai. Voilà

pourquoi je me trouve aujourd’hui traîné

devant votre tribunal et j’en conçois un

sentiment de profonde injustice. Cela

d’autant plus que (…), sous le prétexte de

cette affaire, le Conseil constitutionnel a

rejeté mon compte de campagne et les

dépenses occasionnées par ma candidature ne m’ont pas été versées à hauteur de

5 MF. J’ai même dû rembourser à titre

personnel le million de francs que l’État

m’avait avancé… Il s’agit donc d’un

détournement de fonds unique dans l’histoire de la République puisqu’[il] a permis à la collectivité de faire 5 MF d’économie ! Des détournements de fonds de ce

type, il en faudrait tous les jours pour renflouer les caisses de l’État. »

D’autant que ces caisses sont systématiquement vidées. J’évoquais dans ma

chronique du 22 septembre l’augmentation exponentielle des fraudes (1 500 cas

ainsi qu’une Vierge à l’Enfant datant du XVIIIe siècle.

Toujours aucune réaction

officielle.

VIVE LA SOUPE

HALAL, A BAS LA

SOUPE AU LARD !

A l’occasion du ramadan

toujours, chaque chaîne de

télévision y va de son reportage dégoulinant de sympathie et d’admiration sur les

distributions de chorba, ces

« soupes du partage », bien

entendu strictement halal,

que les mosquées vont pendant tout le mois sacré distribuer aux nécessiteux « sans

distinction », mais tant pis

pour ceux qui estiment leur

religion incompatible avec

l’abattage rituel musulman.

En revanche, bien fait pour

Roger Bonnivard, le président de l’association Solidarité Des Français (SDF, BP 10906, F-75829

Paris Cedex 17) passé à tabac, arrêté par la

police le 21 septembre sur l’esplanade

Montparnasse et conduit menotté au Dépôt !

Malgré les ordres formels de M. Sarkozy, ne

s’obstinait-il pas, avec son épouse Odile

(également molestée) et ses bénévoles, à servir une soupe au lard — donc discriminante,

mais ni plus ni moins que la chorba halal —

aux sans-abri ?

Dans la devise de la République, “LibertéEgalité-Fraternité”, il va décidément falloir

rajouter une syllabe puisque l’inégalité

devient la règle, que dis-je, le dogme.

LA TRIBU KA ET LE CAS LDJ

Ce qui s’est encore confirmé le 25 septembre avec la décision d’Emmanuel

Binoche, juge des référés du tribunal de

grande instance de Paris saisi par l’Union

des étudiants juifs de France, d’interdire, en

raison du « caractère antisémite de son

contenu », le site internet de la Tribu KA,

déjà dissoute par décret le 29 juillet à la suite

d’une incursion dans un local de la Ligue de

Défense Juive (LDJ) rue des Rosiers, à Paris.

Nous n’avons aucune sympathie particulière pour ce groupuscule nègre et son

conducator Stellio Capochichi alias Kemi

Seba, encore qu’il serait malvenu dans ce

journal, et sous ma plume, de critiquer leur

refus de tout métissage avec ceux qu’ils

nomment les “leucodermes”. Mais comment expliquer que la LDJ n’ait pas été elle

aussi dissoute alors qu’elle n’a aucune existence légale ? Ses statuts ont en effet été

déposés en préfecture sous l’appellation

anodine de Liberté Démocratie et Judaïsme

(également LDJ), ce qui aurait pu donner

lieu à poursuites judiciaires… si les gouvernements successifs l’avaient vraiment

désiré. Et, comme si ça ne suffisait pas, les

nervis de ce pseudopode hexagonal de la

très délictueuse League of Jewish Defence

(Baruch Goldstein, qui massacra 29 Palestiniens à la mosquée d’Hébron en février

1994, en était membre) ont multiplié les

voies de fait. On se souvient des “bougnoules” attaqués et même pour certains

poignardés en février dernier en marge des

défilés « Justice pour Ilan Halimi ». Mais,

en avril 2002 déjà, des tape-dur de la LDJ,

entraînés par des Mossad’s Boys, avaient

grièvement blessé à l’arme blanche deux

Maghrébins, plusieurs pacifistes juifs et

même un commissaire de police. Or, s’étonnait alors Libération, « sur les dix personnes

arrêtées (…) à la suite de ces différents incidents (sic), seul un petit nombre d’entre

elles a fait l’objet de poursuites ». Bien

qu’une enquête judiciaire eût été ouverte par

le Parquet pour « violences volontaires avec

arme et tentative de meurtre sur personne

dépositaire de l’autorité publique ».

N’était-ce pas infiniment plus grave que la

tentative d’intimidation dont se sont rendus

coupables rue des Rosiers les gorilles de la

Tribu KA ? Il est vrai que ceux-ci ont commis un crime inexpiable : sur leur site internet, ils ont osé « stigmatiser les juifs présentés comme responsables de la traite des

noirs », ainsi que le juge Binoche le relève

sévèrement dans son ordonnance-muselière.

ECOLES : NE PAS

CONFONDRE CRIF ET AGRIF

Dans le dernier numéro de son mensuel

Reconquête (70 bd St-Germain, 75005

Paris), Bernard Antony, président de

l’AGRIF, relate un fait édifiant : son association ayant organisé une manifestation à

Montpellier « contre la haine

antichrétienne » après l’incendie criminel de

l’école Notre-Dame de Fatima et de sa chapelle, toutes deux desservies par des prêtres

de l’Institut (traditionaliste, notez bien) du

Christ-Roi, le responsable de l’établissement

détruit a réuni la direction et les parents

d’élèves de l’école pour leur enjoindre… de

ne pas participer à cette manifestation de

réparation ! Vade retro, Satanas !

En revanche, La Lettre du CRIF en date du

5 juillet se félicite que, « pour la seconde

année consécutive, l‘Ecole Nationale de la

Magistrature (ENM) [ait] convié Marc Knobel, chercheur au CRIF, à participer à la formation continue de l’ENM » en ce qui

concerne les « nouvelles formes spécifiques

d’activités illicites, notamment le racisme,

l’antisémitisme et le négationnisme » (1). Et

le CRIF — dont le poulet est longuement

cité dans le n° 36 du magazine Résistance

(Ars Magna, BP 44, F-60426 Nantes

cedex 1) — d’expliciter : « Une cinquantaine de magistrats français assistent à cette

formation ainsi que des représentants des

différents ministères (Justice, Intérieur)… Le

séminaire est organisé sur financement de la

Commission européenne et il est ouvert aux

magistrats européens… Ont participé à ce

séminaire Nicolas Bonnal, vice-président au

Tribunal de grande instance de Paris, François Cordier, Procureur de la République

adjoint près le Tribunal de Grande Instance

de Paris (…) et Myriam Quémener, sousdirectrice de la justice pénale au Ministère

de la Justice. »

C’est sous l’autorité de M. Bonnal, également président de la XVIIe Chambre siégeant en Chambre de presse, que s’était

déroulé le dernier procès de

Robert Faurisson, coupable

d’avoir accordé à une télévision iranienne une interview

strictement réservée aux Persans… et que pratiquement

personne n’a entendue en

France. Le jugement est tombé

mardi : 3 mois de prison avec

sursis seulement, et les trois

parties civiles (LICRA, LDH et

MRAP) n’ont obtenu que

l’euro symbolique en plus du

remboursement (1 500 €) de

leurs frais de justice. L’équité

règne.

_____

(1) Dans le même ordre d’idées, la

lettre confidentielle Faits et Documents (BP 254-09, F-75424 Paris

cedex 9) signale que « depuis cette

année, sur décision du préfet Pierre

Mutz, les promotions des gardiens

de la paix de la Préfecture de police

de Paris effectuent une visite obligatoire au Mémorial de la Shoah ».

Chronique du deux poids deux mesures

en 2003, près de 3 000 en 2005) commises par les bénéficiaires du RMI, des

allocations familiales et de l’aide au logement, d’où un préjudice de 21,5 millions

d’euros pour la CNAF.

Pas mal ? Certes, mais une misère au

regard de la perte financière découlant de

l’Aide médicale d’Etat gratuite (AME)

dont bénéficient automatiquement les

clandestins dès lors qu’ils ont posé un

orteil dans “ç’pays” : 635 millions d’euros ! Oui, vous avez bien lu : 4,165 milliards de francs. Donnant ce chiffre pharamineux dans son n° 386, Le Libre Journal (4 place Franz Liszt, 75010 Paris)

commente : « 635 millions d’euros pour

200 000 immigrés illégaux (chiffre “officiellement supposé”), c’est 3 200 euros

l’an par tête. »

Et voilà pourquoi de moins en moins de

vos médicaments sont remboursés sous

prétexte qu’ils seraient tout soudain

devenus « de confort », pourquoi vous

touchez des clopinettes quand vous devez

faire renouveler vos lunettes.

Mais ils ont des droits sur nous comme l’a

si vigoureusement rappelé (dans Courrier

International) l’éminent Albert Tévoédjré,

ex-ministre d’Etat au Bénin et conseiller du

président Yayi Boni : « Nous avons droit à

la France en raison des sueurs de toutes les

servitudes, en raison du sang communément versé pour la liberté, de notre langue

commune, de l’exception culturelle revendiquée et de l’économie de traite à compenser. » Donc, payons, cœur sur la main et

sourire aux lèvres.

DES PROFANATIONS QUI

N’INTÉRESSENT PERSONNE

Sinistre début de ramadan avec la profanation le 24 septembre de deux mosquées, l’une à Quimper et l’autre à Carcassonne, où ont été découvertes « des

croix gammées (dont certaines barbouillées à l’envers) et des insultes à

caractère raciste ». Cris d’indignation du

MRAP et du Conseil français du Culte

musulman (CFCM), celui-ci trop content

de faire oublier les sanglantes chicayas

qui l’avaient déchiré une semaine plus

tôt. Le préfet du Finistère s’est rendu sur

les lieux et Chirac a assuré de son affliction le recteur Boubakeur.

La veille avait été totalement fracassé à

coups de pavé le superbe portail de verre

ouvragé, dû aux artisans verriers de

Chartres, de l’église Notre-Dame de

Lourdes, sise dans le XXe arrondissement. Bien que le dommage soit irréparable, les media n’en ont toutefois soufflé mot et les autorités de la République

n’ont pas jugé utile de manifester leur

émotion. Il est vrai que les profanateurs

ne seraient pas cette fois d’affreux

racistes mus par une « intention criminelle » mais de simples poivrots. Affaire

classée. Comme le sera la profanation de

l’église Notre-Dame de Bar-le-Duc

(Meuse) où, le 28 septembre, ont été brisées les statues du Christ Sacré-Cœur, de

sainte Jeanne d’Arc et de sainte Thérèse,

par

Claude LORNE

(Dessins de CHARD.)

3:HIKMPD=[UXUZ[:?m@h@i@l@a; M 02536 - 2781 - F: 3,05 E

● suite page 2

Belgique, Luxembourg : 3,25 €

Canada : . . . . . . . . . . . . . 5,25 $

Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €

Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS

Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €

RIVAROL.

R I VA R O L

“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

N° 2781 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 13/10/2006

N° 2781 du 13 OCTOBRE 2006

www.rivarol.com

Mais il se trouve que ce dernier est

ministre de l’Intérieur. Et c’est en cette

qualité qu’il a reproché au Premier

ministre espagnol Zapatero de venir se

plaindre maintenant du déferlement

d’Africains sur les Canaries alors que

Madrid avait enclenché une formidable

pompe aspirante en régularisant

600 000 clandestins en 2005. Toutefois, Sarkozy n’agit-il pas de même

quand il recule devant l’expulsion,

dûment promise, des étrangers ayant

pris part aux émeutes raciales de l’automne 2005 ? Quand il régularise

6 924 familles en situation irrégulière

d’enfants scolarisés, ce qui fait un total

de 30 000 à 50 000 personnes selon

l’importance de la fratrie ? Quand le

matamore se couche enfin, et dans

des conditions ignominieuses, devant

les squatteurs africains de Cachan ?

Le 5 octobre, la gauche triomphait —

et pour cause : le demi-millier d’Africains

évacués enfin, le 17 août, du local universitaire de Cachan qu’ils squattaient

depuis… avril 2003 (Sarkozy

régnant déjà Place Beauvau,

voir RIV. du 1/9/2006) et qui

avaient aussitôt occupé le gymnase Belle-Image (sic) de la

même ville, venaient d’obtenir

satisfaction… et le superministre de manger son chapeau.

La veille, en effet, désespérant

de se tirer du bourbier, il avait

chargé Claude Guéant, son

directeur de cabinet, d’écrire

aux présidents de SOSRacisme (l’apparatchik francotogolais Dominique Sopo,

ancien de l’UNEF-Id et des Jeunesses socialistes) et de la

LICRA (le très cher Patrick Gaubert) pour les remercier d’avoir

« bien voulu accepter d’assurer

un rôle de médiation entre les

pouvoirs publics et les personnes (sic) qui sont installées (resic) dans le gymnase de

Cachan » et leur demander de

« bien vouloir poursuivre cette

mission jusqu’à la mise en

œuvre d’une solution », qu’il

espérait proche. « A ce jour,

précisait le porte-plume du terrible ministre de l’Intérieur, les

services de l’Etat sont à même

de proposer des hébergements

diversifiés, adaptés en particulier aux besoins des familles,

pour 271 personnes ». Et des hébergements « immédiatement disponibles »,

s’il vous plaît.

Alors que tant de Français méritants

mais impécunieux sont désespérément

en quête d’un toit, adapté ou non aux

“besoins” de leur nichée, comment

admettre une telle longanimité en faveur

de squatteurs allogènes doublement

délinquants puisque occupants sans

titre, de surcroît en situation irrégulière ?

Mais qu’à cela ne tienne : foi de Guéant,

porte-parole de Sarkozy, « les personnes sans-papiers qui ont des

demandes d’autorisation de séjour à

des titres divers, notamment sur le fondement de l’asile politique et du regroupement familial », verront leurs dossiers

« examinés avec toute l’attention qu’ils

Sondomanie et médiocratie, mamelles de l’Ordre mondial

Les patriotes corses moins bien traités que les émeutiers

“L’immigration qui gagne”… au détriment des Français

Sarkozy le bradeur

APRÈS la Suisse et, dans

une moindre mesure,

l’Autriche (voir page 9), la

Belgique a exprimé dimanche

sa révolte devant l’immigrationinvasion mais son Establishment est soulagé, à l’instar de

Béatrice Delvaux, rédacteur en

chef du Soir de Bruxelles : « La

Belgique respire. Oui, le Vlaams

Blok-Belang accroît fortement

ses scores électoraux par rapport aux communales de 2000.

Oui, il est le plus grand parti de

quelques localités flamandes.

Mais non, il n’accédera pas au

pouvoir. Oyez, oyez : sa progression n’est pas une

fatalité ! »

Mais comment cette fatalité at-elle été conjurée ? Par l’octroi

du droit de vote aux étrangers

extra-européens. Certes, 15 %

d’entre eux seulement ont profité de l’occasion. Mais dans les

grandes villes où ils sont

concentrés, comme Anvers justement où votaient 17 % d’allogènes, cela a suffi à faire passer le score du VB de 40,4 à

33,5 %, et peu importe pour

nos démocrates que ce soit au

profit de socialistes pourris. La

leçon du 8 octobre ne sera pas

perdue pour tout le monde, et

sûrement pas pour un certain Sarkozy

qui, il y a un an, dans Le Monde du

25 octobre 2005, se déclarait justement

favorable au vote des immigrés. Ceux,

du moins, qui n’ont pas encore été naturalisés, au rythme de 140 000 à

180 000 par an, ce qui bouleverse évidemment la donne électorale.

SELON le dernier baromètre

Sofres/Figaro Magazine, qui envisage la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes l’emportant

par 52 % des suffrages sur le président du conseil général des Hautsde-Seine si le second tour de la présidentielle avait lieu aujourd’hui, les

Français seraient beaucoup plus nombreux (41 %) à se préoccuper du chômage que de la violence et de la criminalité (23 %). Comme si la cause de

l’un et des autres n’était pas la même !

Miracle de la discrimination positive si

chère au président de l’UMP, 477

jeunes diplômés ont trouvé un emploi

grâce au tout récent Forum de la Diversité. Mais au détriment de qui, sinon

des « indigènes de ce pays » ? Lesquels sont aussi les principales victimes des “incivils” et des criminels

issus de communautés que chouchoutent également Royal — qui préfère les

Français « de feuillage » aux « de

souche » — et Sarkozy.

(Dessin de CHARD.)

Imprimé en France/Printed in France

2 N° 2781 — 13 OCTOBRE 2006 — RIVAROL

la Rose, et de tous les comparses de diversion

que RIVAROL a si bien repérés —, on voudrait pouvoir hurler l’apostrophe du marquis

de Mirabeau : « La hideuse banqueroute est à

vos portes, et vous délibérez ? »

Sans le Front National, votre prochaine

Marianne risque bien de se retrouver sur le

trottoir, faubourg Saint Honoré, à travailler

pour d’autres !

● De Mariette PASCHOUD, rédacteur en

chef du Pamphlet (CP998, CH-1001 Lausanne ou <le pamphlet@hotmail.com>) :

PRÉCISIONS SUR

LES GARDES SUISSES

J’ai lu avec plaisir dans RIVAROL du

29 septembre l’hommage aux gardes suisses.

C’est le 10 août 1792 qu’eut lieu ce qu’on

appelle « le massacre des Tuileries », imputable

au fait que le roi avait ordonné aux gardes

suisses de baisser les armes et de rentrer dans

leurs casernes. Lors des massacres de septembre 1792 — les 2 et 3 septembre pour être

précis —, les gardes suisses survivants qui

avaient été arrêtés le 10 août furent tués à leur

tour. Ces massacres firent environ huit cents

morts dont vingt-six officiers.

Il existe à Lucerne un monument dédié au

sacrifice des gardes suisses massacrés aux Tuileries le 10 août 1792, puis les 2 et 3 septembre.

Ce Lion de Lucerne représente un fauve agonisant serrant dans une patte une fleur de lys.

Il est excessif de prétendre que des soldats

suisses se dévouèrent corps et âme pour la

France durant cinq siècles (…). C’est en 1616

que Louis XIII mit sur pied un régiment de

gardes suisses permanent.

En ce qui concerne le conseiller fédéral

Samuel Schmid, président de la Confédération

helvétique en 2005, je tiens à déclarer ceci : il

faut être naïf pour proposer à des politiciens

jacobins intégristes la pose d’une plaque commémorant un sacrifice consenti, au nom de

l’honneur et de la fidélité, — notions incompréhensibles de nos jours — pour un « tyran

de l’ancien régime ». Le fait que Samuel

Schmid ait subi le double affront que vous évoquez sans créer d’incident diplomatique

prouve qu’il ne vaut pas mieux que ceux qui

ont insulté les gardes suisses à travers lui.

● De Jacqueline V., officier des palmes académiques :

ABERRATIONS

A propos de papiers d’identité (lettre de

Jacques Souchet) : un de mes proches amis a

86 ans, il habite à environ 100 m d’un dépôt de

journaux. Le 8 août, il faisait très chaud, il

prend la voiture pour aller acheter son journal. Il est arrêté pour un contrôle de routine.

Il a TOUS ses papiers sauf le permis de

conduire. Il propose d’aller le chercher à pied :

refus ! Le quotidien lui a coûté ce jour-là 11 €

et obligation de présenter le permis au commissariat dans les 48 h. “Ils” n’ont même pas

voulu savoir qu’il a été routier durant

son activité.

Les aberrations du mammouth…

suite : M. Louis M. (Paris) devrait se

résigner sur le coût des soins prodigués à son ex-neveu éthylique, forcément un CLD (congé longue durée)

soigné gratuitement en hôpital avec

plein salaire. Ces soins se poursuivent, à n’en pas douter, en maison de

“repos” de la MGEN… toujours gratuitement.

● De François L. (courriel) :

CATASTROPHIQUE

MONDIALISATION

J’ai lu avec intérêt l’article de

Jérôme Di Costanzo (n° du 6/10) qui

évoque un vrai problème : l’immigration intra-européenne. Actuellement

environ trois millions de Roumains

sont partis dans l’espace Schengen de

l’Union européenne où ils circulent

sans visa depuis 2002, s’installant de

préférence en Italie, en Espagne, en

Allemagne et en France, et environ 1,8 million

de Bulgares ont fait de même pour respectivement passer d’un salaire de 200 et 300 euros à

une rémunération d’environ 800 euros en

Europe. Résultat, pour pallier cette pénurie de

main-d’œuvre, Sofia et Bucarest font venir des

dizaines de milliers de travailleurs chinois.

Que fera-t-on quand les Chinois arriveront

en masse en Europe de l’Est et, régularisés par

leur nouveau pays d’accueil, essaimeront dans

toute l’Europe occidentale grâce à la suppression des frontières intérieures et au dogme

communautaire en faveur de la « liberté de

circulation » ?

Encore une retombée de la mondialisation.

● De Jacques V. (Toulon) :

1867 OU 1896 ?

Dans son percutant édito du 29/9 sur la

Hongrie, Camille Galic écrit que Charles

Floquet s’écria, lors d’une visite du tsar

Nicolas II à Paris en 1896 : « Vive la Pologne,

monsieur ! ». Il me semblait que cette apostrophe avait été lancée par Floquet lors de

l’Exposition universelle de 1867, le tsar étant

alors Alexandre II. Où est la vérité ?

du reste que la possession d’une propriété l’ait fait beaucoup “s’identifier” à

la France — à qui en voudra.

Au demeurant, n’est-il pas hautement

symbolique de son tempérament anational que, dans son bras de fer (perdu)

avec les squatteurs de Cachan — dont,

en fin de compte, 377 vont être relogés

et 158 régularisés (1), Sarkozy, qui avait

déjà propulsé Arno Klarsfeld sur le

devant de la scène, ait promu supermédiateurs de la République deux associations — SOS-Racisme et la LICRA, animées par deux “patriotes” d’aussi

fraîche date que lui —, qui en sont à la

fois les cocottes et les tortionnaires, la

contraignant sans cesse, ainsi que notre

peuple, à battre sa coulpe, à privilégier

l’Etranger et à abdiquer toute souveraineté ?

Nos compatriotes ont beau être des

veaux comme l’a prouvé la réélection

triomphale de l’affairiste Juppé, reconduit dès le premier tour comme maire

de Bordeaux avec 56,24 % des suffrages, vient un moment où ils finissent

par s’apercevoir que le pasteur qui prétend les conduire vers les verts pâturages les mène en fait à l’abattoir. Où

ils seront sacrifiés selon le rite halal ou,

au choix, selon la shehita rabbinique.

Le résultat étant finalement le même.

<galic@rivarol.com>. _____

(1) Après la régularisation des 6 924

familles, le “médiateur” Arno Klarsfeld estimait « évident que les 23 000 familles qui

n’ont pas été régularisées ne vont pas

toutes être expulsées ». Après l’évacuation

à épisodes de Cachan, le président de

France Terre d’Asile a affirmé que le réexamen des dossiers des clandestins « ne

sera pas achevé avant la présidentielle ».

D’où la conclusion du maire socialiste

Le Bouillonnec : « Cela voudrait dire que le

ministère de l’Intérieur veut faire discrètement ce qu’il affirme ne pas vouloir faire. »

Mais qui en avait jamais douté ?

bénéfice que les squatteurs immigrés

clandestins ».

Mais le pire est que Sarkozy n’a pas

borné là ses largesses. Simultanément,

il préconisait « l’accès à la propriété »

des immigrés, c’est-à-dire la pérennisation de leur présence sur notre territoire.

Sous prétexte, déclarait-il le 5 octobre

lors de la remise d’un rapport du président du directoire de la Caisse nationale

des Caisses d’Épargne, Charles Milhaud, « que la possession d’une parcelle de France, à travers la propriété

d’un appartement ou d’un pavillon, peut

favoriser l’identification à la France

d’une partie des populations issues de

l’immigration, donc constituer un puissant levier de l’intégration ». Et le

ministre d’Etat (!) d’ajouter, en constatant que seuls 10 % des immigrés originaires d’Afrique subsaharienne sont

propriétaires de leur logement en

France « alors que 43 % d’entre eux

manifestent leur désir d’accéder à la

propriété » : « L’accès des migrants à la

propriété, voilà un grand chantier qui

doit s’ouvrir le plus tôt possible. Voilà

une grande ambition pour l’avenir. »

Certes, la situation budgétaire de la

France ne nous permet « sans doute

pas aujourd’hui de consacrer à ce chantier autant d’argent qu’il le faudrait »

mais, qu’on se le dise, Sarko président

suivra « personnellement, dans l’avenir,

la mise en œuvre de ces actions ».

A la lecture de ces propos si ahurissants qu’ils confinent à la provocation,

c’est Jean-Marie Le Pen qui, cette fois,

montait au créneau : « Sourd aux aspirations des Français à devenir propriétaires de leur logement, Nicolas Sarkozy

ne s’intéresse à ces mêmes aspirations

que lorsqu’elles se font jour chez les

immigrés. C’est la dernière nouveauté

en termes de discrimination positive,

c’est-à-dire de préférence étrangère.

Sarkozy veut distribuer des “parcelles

de France” aux étrangers. Aux frais des

Français. »

ON n’arrête donc pas le progrès ni le

vent de l’histoire : quarantequatre ans après De Gaulle bradant les

départements français d’Algérie, c’est

carrément la France que le “national”

Sarkozy entend brader. Mais quoi de

plus normal, à y bien réfléchir, de la part

d’un personnage qui ne perd pas une

occasion d’afficher son amour pour les

Etats-Unis et Israël mais affirme « se

sentir étranger dans son propre pays »,

qui s’est choisi une épouse « fière de

pouvoir dire » (au Journal du

Dimanche) qu’elle n’a « pas une seule

goutte de sang français » ? N’ayant

aucun titre à « emporter la patrie à la

semelle de ses souliers », il juge évidemment tout naturel de distribuer des

“parcelles” de cette patrie — sauf à

Neuilly, bien sûr, où l’on ne sache pas

requièrent » à condition qu’ils « soient

présentés au ministère de l’Intérieur par

SOS-Racisme et la LICRA ». Les

ultimes détails étant réglés par

Mme Rachida Dati, conseillère et proche

amie du ministre de l’Intérieur.

ON comprend qu’écœuré, l’eurodéputé Carl Lang, élu du Nord où

tant de nos compatriotes souffrent de

la précarité et vice-président du Front

national chargé des affaires sociales,

ait immédiatement réclamé « la nomination urgente d’un médiateur en

charge du logement des deux cent

mille SDF » qui, « bien que lourdement handicapés par le fait d’être

Français en France et en situation

régulière, sont en droit de réclamer la

même détermination et la même

pugnacité politico-médiatique à leur

SUITE DE L’EDITORIAL

ERRATUM. Dans un accès de générosité — et

par étourderie — j’avais, dans mon édito du

6/10, attribué aux anciens combattants français

une retraite de 430 euros par mois. C’est évidemment « par an » qu’il fallait lire. Toutes mes

excuses aux lecteurs auxquels j’aurai causé une

fausse joie. C.-M. G.

● De Gaëlle MANN :

LA MEILLEURE

Grande admiratrice de Chard, je suis heureuse de vous commander un autre exemplaire de son album La France métisse de A

à Z.

A Marseille, on peut voir les dessins de

Chard se promener “vivants” dans les rues,

partout ! et nous pensons à elle, à son extraordinaire talent, dessins, et textes aussi,

légendes, dialogues... réflexions ! Ses dessins

(qui ne sont pas vraiment des “caricatures” !) sont mille fois plus “parlants” et

proches de la réalité visuelle quotidienne que

des photos ! C’est la meilleure.

● De M.-H. HONEGGER (Genève) :

MARIANNE EN

HABIT DE GUEUSE ?

Lorsqu’on entend sur les ondes les “fourgueurs” de “politiqueries” de votre « drauche

hexagonale » se livrer à des combats de postillons sur des problèmes fondamentaux qui réclament

simplement des actions cohérentes, immédiates et drastiques, telles qu’à ma connaissance n’en prône que JeanMarie Le Pen qui les terrifie

tous — je veux ici ignorer les

gesticulations de votre matamore, le président de l’UMP

(sigle qui ne relève plus désormais que de

l’onomatopée) candidat de New York à la présidentielle française, et les mouvements de

jupons de Sœur Nitouche, votre pasionaria à

RADIO COURTOISIE

EN DEUIL

En plein bouclage de ce numéro, nous

apprenons la mort le 10 octobre du journaliste Jean FERRÉ, ancien embastillé

de l’Algérie française et fondateur en

1987, contre vents et marées, de Radio

Courtoisie où, âgé de 77 ans et très gravement malade, il avait dû abandonner il

y a quelques semaines son émission très

suivie du lundi.

L’Equipe de RIVAROL présente ses

plus sincères condoléances à la famille de

Jean Ferré mais aussi aux producteurs,

animateurs et bénévoles de Radio Courtoisie. (Pour connaître la date des

obsèques, appeler le 01-46-51-00-85 ou

consulter le site <radiocourtoisie.com>).

Libérez Michel Lajoye !

En ce 25e anniversaire de l’abolissement de la peine de mort (que Chirac veut inscrire dans la Constitution pour le rendre irréversible) et alors que toute

la France est priée de compatir aux malheurs des squatteurs allogènes de

Cachan — dont certains, “exilés” dans les Yvelines, ont refusé l’hébergement

offert —, Me Delcroix nous fait part d’une triste et sutout révoltante nouvelle : au terme de près de vingt années d’incarcération, Michel Lajoye, qui n’a

jamais tué ni volé personne, reste à la centrale de Clairvaux. Le 10 octobre, sa

demande de liberté conditionnelle a été rejetée en appel par le Tribunal d’application des peines de Reims bien qu’il ait accompli la peine incompressible

de 18 ans de réclusion qui lui avait été infligée pour un simple pétard posé

dans un bouiboui maghrébin hébergeant des clandestins.

Rappelons que, pour pouvoir prétendre à sa libération — à laquelle s’est

opposée la LICRA— , Lajoye avait dû obtenir un CDI et payer depuis janvier

dernier le loyer d’un studio proche de son futur lieu de travail. Combien de

temps encore le CDI lui sera-t-il garanti ? Et qui le dédommagera pour les

sommes inutilement versées à l’OPAC ?

Il va sans dire que, derrière son avocat Eric Delcroix, tous ses amis et le

Comité d’Entraide aux Prisonniers Européens — CEPE (BP4-7187, F-30914

Nîmes Cedex), qui avait organisé le 22 septembre dernier un meeting de soutien — restent bien décidés à faire cesser cette iniquité.

Camille GALIC.

N° 2781 — 13 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 3

— en cassant le monopole de la soviétoïde Sécurité sociale par l’introduction de

la concurrence qui donnerait aux Français

la liberté de choisir leur retraite et leur

assurance-maladie (Jacques Garello).

LA VRAIE-FAUSSE

IMPUISSANCE DU POLITIQUE

Mais pour mener à bien ces profondes

réformes, encore faut-il croire à la capacité d’action des gouvernants. Didier

Maupas, vice-président du Club de l’Horloge, s’est interrogé sur la notion souvent

évoquée de « l’impuissance du

politique ». La problématique de la puissance est essentielle dans l’ordre politique : un ordre politique incapable de

garantir son droit sur son territoire n’est

pas souverain. Un Etat inapte à assurer la

sécurité et à garantir l’identité et le développement de la société rend illégitime la

contrainte qu’il fait peser sur les

citoyens. Enfin, la politique est polémique par nature : elle suppose la reconnaissance du conflit de valeurs et d’intérêts entre les hommes et, par conséquent,

elle implique des rapports de force et de

puissance, même ritualisés.

Or, aujourd’hui, poser la question de

l’impuissance du politique renvoie à deux

constatations apparemment contraires.

D’un côté l’établissement politique est

tout à fait capable de changer la société

malgré elle, conformément aux commandements de l’idéologie dominante : c’est

ainsi que dans le domaine de la lutte

contre le racisme et les prétendues discriminations, de la promotion du féminisme,

de la promulgation de lois liberticides, de

la mise en place d’une véritable préférence étrangère, de la hausse continue des

prélèvements publics, de la répression

des automobilistes, le pouvoir politique

fait preuve d’une incontestable et redoutable efficacité.

Mais de l’autre, et ce n’est qu’un apparent paradoxe, le système politique manifeste une incapacité totale à relever les

défis auxquels notre société est confrontée : défis de l’expansion du crime et de

la délinquance, du vieillissement de la

population indigène, de l’immigration de

peuplement, de la crise de l’Etat-Providence, de l’emploi, de la puissance et de

l’indépendance de la France et de l’Europe, défi de notre décadence culturelle,

L A PLUPART des postulants à la présidentielle de

2007 se présentent en

candidats de la rupture. Nicolas

Sarkozy, alors qu’il est au gouvernement depuis bientôt cinq

ans et qu’il le fut antérieurement, à l’époque d’Edouard

Balladur, prône sans rire la rupture avec les années Chirac dont

il est un rejeton et alors même

qu’il ressemble tant par son

cynisme, sa fringale de pouvoir,

son absence totale de scrupules

et de conviction à l’actuel chef

d’Etat. François Bayrou fait de

même alors que le président de

l’UDF fut quatre ans ministre de

l’Education nationale sous Mitterrand et sous Chirac et que son

parti est au cœur du système

politique français depuis plusieurs décennies. Les socialistes

évoquent eux aussi la rupture

avec le pouvoir actuel, eux qui

pourtant furent aux responsabilités quinze des vingt-cinq dernières années. Ainsi, quand Ségolène Royal

affirme incarner le renouveau en politique,

elle se moque du monde, cette femme carnassière ayant occupé depuis vingt-cinq ans

des fonctions importantes à l’Elysée puis

au gouvernement, enfin comme élue du PS

en région et à l’Assemblée nationale. Bref,

plus les hommes (et les femmes !) du Système parlent de rupture, plus ils manifestent leur imposture.

HUIT RÉFORMES

STRATÉGIQUES

Pourtant, il est indispensable — et possible — de mener une véritable politique

de rupture. Principale « boîte à idées »

française à la droite de la droite, selon

Le Monde du 2 septembre, le Club de

l’Horloge créé en 1974 et présidé par

Henry de Lesquen a consacré précisément

sa XXIIe université à cette thématique de

la rupture et s’est essayé à développer

« une stratégie pour redresser la France ».

Soit huit ruptures fondamentales :

— avec l’européo-mondialisme en rétablissant la primauté du droit national sur le

droit européen et international (objet de

l’exposé de Georges Berthu),

— avec le laxisme judiciaire en rétablissant la peine de mort (Jean-Yves Le Gallou a notamment fait état d’études économétriques américaines qui prouvent, de

manière irréfutable, le caractère dissuasif

de la peine capitale : une exécution sauverait en moyenne dix à vingt victimes de

meurtres, voir l’article d’Ecrits de Paris de

novembre 2006 sur le sujet),

— avec la déferlante migratoire en supprimant le regroupement familial (Hugues

Petit),

— avec la destruction méthodique de la

famille traditionnelle en abolissant le Pacs

(Philippe Maxence),

— avec la dictature du Politiquement

Correct et des lobbies cosmopolites en

donnant directement la parole au peuple

par l’institution du référendum d’initiative

populaire (Bernard Mazin),

— en délivrant l’école de l’emprise des

syndicats et du gauchisme par la suppression de la carte scolaire et surtout par la

création du chèque-éducation (Jean-David

Ponci),

— en libérant le marché du travail par

l’assouplissement des rigidités du système

français (Bertrand Lemennicier) et

car, professait-il sans rire dans Le Journal du dimanche, « je veux défendre la

France » (sic !).

Cette diabolisation s’étend à tout le

peuple français, et pas seulement aux

porte-parole des nationaux. Pour l’Etablissement, les émeutes en banlieue ne

sont pas le fait de la folle et criminelle

politique d’immigration menée depuis

quarante ans par les gouvernements successifs mais le fruit du racisme des Français, de la discrimination subie par les

allogènes. Cette analyse qui fut celle de

Jacques Chirac à la télévision au lendemain des émeutes de novembre 2005 permet de disculper la classe politique et

d’accuser les Français de souche (récusés

par Royal). Ce procédé ignoble légitime,

comme dans l’ex-URSS, la mainmise

d’une nomenklatura dont le seul but est de

se perpétuer au pouvoir et de conserver

ses privilèges. Loin de résoudre le drame

de la submersion migratoire en France,

l’on promulgue des lois pour empêcher

nos compatriotes de résister à cette invasion et d’en dénoncer les propagateurs.

D’où le constant renforcement de l’arsenal antiraciste.

A cette intimidation juridique et médiatique s’ajoute la volonté de l’établissement de promouvoir la dépolitisation de

nos compatriotes. D’où l’accent mis sur

les activités ludiques et sportives (jeux

télévisés, importance démesurée du football érigé au rang de religion, Zidane

devenant un dieu de l’Olympe !) pour

détourner le peuple des véritables enjeux.

Or, la pire corruption, c’est moins de

voler dans la caisse (même si c’est très

mal) que de perdre le sens de sa mission.

C’est bien tout le drame de la classe dirigeante actuellement en France comme

d’ailleurs dans presque tout le Vieux

Continent où est urgente une profonde

réforme intellectuelle et morale, accompagnée d’un renouvellement des élites.

FEU SUR SARKO

L’IMPOSTEUR !

S’il est impossible de relater par le menu

toutes les conférences, réellement passionnantes, de cette université (1), l’on s’arrêtera sur le discours de clôture d’Henry de

Lesquen qui s’en prit violemment au

ministre de l’Intérieur. Rappelant que Sarkozy veut donner le droit de vote aux étrangers, est favorable à l’installation de l’islam en France, au mariage homosexuel,

entend faire adopter la Constitution européenne par la voie parlementaire et s’affirme comme un ardent partisan de la discrimination prétendue positive, le président

du Club de l’Horloge a ainsi conclu sa diatribe : « La rupture selon Nicolas Sarkozy

est une imposture. Il faut le dire sans ambiguïté : nous qui sommes attachés à la

nation, nous ne voterons jamais pour cet

imposteur. » Ce qui pour le coup est une

rupture dans la tradition des Horlogers qui

ont toujours préféré appeler à voter pour les

représentants de la droite parlementaire,

même lâches et lamentables, que pour les

partis de gauche. Mais pour Henry de Lesquen, sous un masque de droite, Sarkozy

est pire qu’un homme de gauche. Le plus

insupportable à ses yeux, c’est ce concept

de discrimination positive « qui consiste à

favoriser les étrangers par rapport aux

Français, les Français d’origine étrangère

par rapport aux Français de souche, les

musulmans par rapport aux chrétiens, les

Noirs par rapport aux Blancs ». Tellement

remonté contre « Sarkozy l’imposteur »,

Henry de Lesquen, lors de sa conférence de

presse, reproche même à la presse nationale

de ne pas assez “taper” sur le président de

l’UMP dont l’élection à la présidence de la

République serait le « pire scénario » que

pourrait connaître la France. Que le Club

de l’Horloge se veuille encore plus sévère

que RIVAROL sur le chef du principal parti

de la droite régimiste, qui aurait cru cela

possible ? Ça c’est une sacrée rupture,

n’est-ce pas ?

Jérôme BOURBON,

<jeromebourbon@aol.com>. _____

(1) Pour en savoir plus, consulter le site

<www.clubdelhorloge.fr> ou écrire au Club de

l’Horloge, 4 rue de Stockholm, 75008 Paris.

Tél. : 01-42-94-14-14. Fax: 01-42-94-09-14.

intellectuelle et morale. En

fait, l’établissement ne gouverne plus que contre la

société qu’il s’acharne à

transformer malgré elle. Non

seulement il n’assume plus

ses responsabilités souveraines à l’égard de la communauté nationale (en protégeant

ses ressortissants, en assurant

l’ordre et la paix civiles, en

œuvrant au bien commun),

mais il mène une véritable

guerre contre notre peuple. Ce

qui est une véritable inversion

des fins du politique et une

abominable prévarication de

la part des pseudo-élites dirigeantes.

UNE GUERRE FAITE

A NOTRE PEUPLE

Selon le Club de l’Horloge,

l’impuissance volontaire de

l’établissement découle de

trois causes principales :

1) Le refus de reconnaître que la crise

contemporaine prend sa source dans

l’idéologie égalitaire, marchande et cosmopolite inlassablement mise en œuvre

depuis plus de trente ans.

2) Le comportement impolitique et

pusillanime de la droite parlementaire qui

s’est placée à la remorque idéologique de

la gauche depuis la Libération et qui a

intégré son système de valeurs : la

“droite” utilise le vocabulaire des

marxistes — lutte contre l’exclusion et

les discriminations, droit des “sanspapiers”, antiracisme, etc. Dans son dernier livre Témoignage, Sarkozy s’est

ainsi dit « fier d’être l’homme politique

de droite qui a supprimé la double

peine ». Et le ministre de l’Intérieur

d’ajouter : « Ce que la gauche avait rêvé

de faire sans oser le mettre en œuvre,

nous l’avons réalisé. » Quel aveu !

3) La décadence des élites dirigeantes,

personnalités molles, coupées du peuple

et qui ont la notion de puissance en aversion. Par crainte de tout conflit, elles se

laissent mener par les événements. Elles

ne savent pas dire non, sauf aux prétendus racistes et assimilés.

Par ailleurs, la plupart des politiques

actuels n’ont pas connu de guerre, coloniale, mondiale ou civile. Ils ne sont pas

dotés d’un caractère trempé et n’ont

aucune conviction forte. De plus, ils sont

contemporains du règne sans partage de

la société du spectacle, du triomphe de

l’ordre marchand et de la révolution de

Mai-68. Aussi se réfugient-ils dans le

simulacre de valeurs pour tenter de masquer leur impuissance foncière.

De fait, plus l’on parle de respect des

valeurs, plus l’on abdique la fonction

souveraine du politique. Les pouvoirs

publics sont-ils incapables de lutter

contre le communautarisme ? Qu’à cela

ne tienne ! On va faciliter l’exercice des

cultes pour lesquels on a le plus grand

respect et institutionnaliser l’islam en

France quitte à réformer la loi de 1905 et

à battre en brèche le principe de la sacrosainte laïcité républicaine. A propos du

conflit au Liban, Chirac a eu cette phrase

définitive : « On ne résout rien par la

force. » Façon de congeler l’histoire des

peuples et des hommes et de renoncer à

la vie, conflictuelle par essence. Cette

insistance sur les valeurs (jusqu’à présent, les discours de Ségolène Royal

n’évoquent que des valeurs abstraites et

consensuelles, ce n’est pas un hasard !)

est non seulement le cache-sexe de l’impuissance et de l’inaction mais aussi une

redoutable arme de guerre : elle permet

de placer ses adversaires en dehors de la

morale et de l’humanité et de les traiter

comme des délinquants (vous êtes

racistes, fascistes ; vous êtes des

monstres, des barbares). Or, on ne discute

pas avec des criminels, on les fait

condamner par des tribunaux aux ordres

du Système. Ainsi, lorsque Jean-Marie

Le Pen a confié à notre journal son opinion sur l’occupation allemande en

France, Nicolas Sarkozy a commenté :

« Cela relève du tribunal correctionnel. »

Et Dominique Strauss-Kahn a réclamé

l’inéligibilité à vie du président du FN

(Dessin de CHARD.)

LE MUSÉE DE L’IMMIGRATION, C’EST PARTI

C’est le 2 octobre et en fanfare que Renaud Donnedieu de Vabres a ouvert le chantier

de la future « Cité nationale de l’histoire de l’immigration » devant squatter l’ancien

musée des Colonies dans le XIIe arrondissement de Paris. Afin d’accélérer le « véritable

changement des mentalités » voulu par Chirac (et d’ailleurs par Sarkozy) auquel le ministre

de la Culture a chaudement invité « chacun d’entre nous », ce musée, présidé par Jacques

Toubon qui fut lui aussi ministre des cultureux, aura pour ambition, s’émerveille

Le Figaro, de retracer « les différentes vagues d’immigration qu’a connues notre pays depuis le début

du XIXe siècle : Belges, Italiens, Polonais, juifs d’Europe centrale, Russes blancs, Arméniens, Espa- gnols et, plus récemment, Maghrébins, Africains et Asiatiques ». Ce qui « nous aidera tous, comme

l’espère Donnedieu de Vabres, à considérer, avec recul, ce phénomène ancien, fondateur, constitutif

de notre nation et du territoire français, qu’est l’immigration » et hâtera « l’ouverture des esprits et

des cœurs à cette fabuleuse diversité ».

Une salle sera-t-elle réservée à Sid Ahmed Rezala, tueur en série de femmes seules et

magnifique exemple de cette diversité ? Et, question subsidiaire, les descendants des

Belges ou des Russes blancs seront-ils heureux de se voir assimilés aux Bamilékés ?

La politique de rupture selon les Horlogers

4 N° 2781 — 13 OCTOBRE 2006 — RIVAROL

de renoncer à certaines activités mortifères

pour la France en général et l’île de Beauté

en particulier, tel le trafic de stupéfiants.

Dans un livre tout récemment publié par

Christophe Canioni, Entretien avec le

Comité des parents des jeunes de Clandestini Corsi (1), les familles se plaignent

beaucoup des conditions d’arrestation et

d’incarcération de leurs enfants — conditions hélas réservées à tous les jeunes malpensants, corses ou non — mais elles rappellent plusieurs faits oubliés. Par exemple

la manière dont Dominique de Villepin,

ministre de l’Intérieur lors du démantèlement du réseau à l’automne 2004, présenta

ce groupuscule comme un danger majeur

pour la République, à seule fin de se faire

personnellement mousser. Ou encore la relation établie par les media entre Clandestini

corsi et l’assassinat de l’imam de Sartène,

“crime” contre lequel se mobilisèrent les

« autorités morales, politiques, religieuses (2) culturelles, etc. », alors que l’enquête a révélé que cette liquidation ratée

n’avait rien de raciste : au contraire, elle était

la conséquence d’« une affaire de racket

entre les membres de la communauté maghrébine », l’imam Mohamed el Atrache étant,

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