« qui plus est, un clandestin, avec un arrêté
d’expulsion à son encontre ». Mais qu’importe, déplorent les familles, « la machine
administrative a pris le relais de la machine
politico-médiatique dans sa croisade contre
la xénophobie où le spectre
des Clandestini corsi est toujours présent et la stigmatisation de nos enfants, amalgamés à toutes les sauces, est
devenue la routine pour les
chantres de la police de la
pensée ». Dont la socialiste
Elisabeth Guigou qui, le 30 novembre 2004
à l’Assemblée, se déchaîna contre les
« voyous dangereux » responsables
d’« attentats ignobles », avec une virulence
peu digne d’un ancien garde des Sceaux (3).
TRAITÉS COMME LES
“ÉMEUTIERS DU RAMADAN”
OU COMME LAJOYE ?
On devrait donc connaître l’issue du procès le 17 octobre, soit dix jours avant le premier anniversaire du début des « émeutes du
ramadan » 2005. En annexe du livre figure
un document précieux : le « tableau comparatif des dégâts estimés entre les évènements
des banlieues (chiffres des RG) et les Clandestini corsi ». Ces derniers n’agressèrent
aucun fonctionnaire ou militaire alors qu’en
octobre-novembre 2005, les « gamins des
cités » se livrèrent à 217 agressions. De
même dégradèrent-ils 6 996 bâtiments et
édifices publics (aucun pour les Clandestini
corsi) et incendièrent-ils 45 588
véhicules — 0 pour les jeunes insulaires qui
ne détruisirent que 4 commerces, quand plus
de 100 furent dévastés et pillés par les
Jeunes, qui anéantirent 20 000 m2 de surface
industrielle (150 pour les Corses), etc.
Nonobstant, malgré trois morts au passif,
aucun des émeutiers de 2005 n’a comparu
en cour d’assises, et sur les 122 étrangers
ayant participé à cette « intifada des banlieues » et menacés d’expulsion par Sarkozy,
un seul a effectivement fait l’objet d’une
reconduite à la frontière.
Les « terroristes xénophobes » (cf.
Le Monde) de Clandestini corsi seront-ils
traités avec la bienveillance réservée aux criminels allogènes ou avec la férocité (réclusion perpétuelle avec peine de sûreté de
18 ans) qui fut le lot de Michel Lajoye ?
Réponse mardi prochain.
A noter que Jean-Marie Le Pen, en visite à
Calvi, ayant pris la défense de ces « jeunes
gens qui refusent de voir leur culture disparaître », les parents des inculpés ont tenu à
protester hautement, dans un communiqué
adressé à la presse, contre cette « récupération politique (…), particulièrement venant
du parti de l’extrême droite ». Il n’y a pas
qu’à coups de bombe que se pratique le terrorisme : celui du Politiquement Correct est
tout aussi virulent.
Jacques LANGLOIS. _____
(1) 108 pages, 15 €. Editions Anima Corsa,
5 bd Hyacinthe de Montera, 20200 Bastia. Tél.
04-95-31-37-02 ou <anima-corsa.com>.
(2) Mgr Brunin se distinguant particulièrement
dans la haine anticorse.
(3) Dans la même intervention, Guigou évoquait un autre « attentat raciste » : l’incendie du
groupe scolaire juif de Gagny qui, selon toute
apparence, fut un sinistre provoqué à seule fin
de toucher l’assurance. Mais l’assureur, loin de
casquer, fit part à la police de ses doutes et l’enquête s’est perdue dans les sables.
HÉROS
DE NOTRE TEMPS
Une « rue ou place Bouna et Zyad » à « baptiser ce 27 octobre 2006 », c’est ce que réclame Rachid Nekkaz, président du Club des Élus
Allez France, membre-fondateur du Collectif Banlieues Respects et candidat à la présidentielle (un de plus), au maire de Clichysous-Bois, le socialiste Claude Dilain. Il
s’agit en effet d’honorer dignement « la
mémoire des deux jeunes morts dans des circonstances tragiques le 27 octobre 2005 », ce qui
donna le signal des émeutes que l’on sait.
M. Nekkaz précise que son Collectif (basé
non dans quelque banlieue pourrie mais
dans l’opulent XVIe arrondissement de
Paris, rue Galilée) a le « soutien de 2 417
Maires ». Ces édiles parraineront-ils aussi sa
candidature ? En tout cas, l’hommage aux
jeunes électrocutés (dans un transformateur
EDF dont ils avaient forcé la porte) est une
excellente occasion de faire parler de lui.
C’EST mardi prochain que s’achèvera
le procès de douze membres présumés du groupuscule Clandestini
Corsi. Soupçonnés d’avoir participé en 2004
à des attentats antimaghrébins, ces Corses
pour la plupart originaires de Bastia comparaissent — grande première en France —
devant une cour d’assises spéciale de
mineurs, compétente
dans les dossiers de terrorisme impliquant des
adolescents, ce qu’étaient
deux des accusés au
moment des faits. Le huis
clos a été imposé, seules
les familles des accusés (dont neuf sont toujours détenus) étant autorisées à assister aux
débats qui ont commencé le 2 octobre sous
la présidence du juge Didier Wacogne
assisté de sept assesseurs professionnels,
dont deux juges des enfants.
Dans les communiqués revendiquant sept
attentats visant des biens (pizzeria, banque
ou épicerie orientale…) appartenant à des
Nord-Africains, Clandestini Corsi affirmait
vouloir « stopper l’immigration qui ronge
l’île » et menaçait la communauté maghrébine en Corse d’« élimininations
physiques » si — ce que ne précisent pas les
agences et articles de presse — elle refusait
Dumas porteur
de valises FLN :
la trahison paye
Cela s’est passé le vendredi 13 janvier
dernier mais le consulat d’Algérie vient
seulement de mettre la nouvelle en ligne
sur son site (<www.algerie-consulat-general-75.org/>) : lors d’« une cérémonie
solennelle, mais aussi fraternelle et conviviale » et en présence « de nombreuses
personnalités politiques françaises ainsi
que des membres influents de notre communauté », « de nombreux compagnons de
lutte français ont été décorés par les autorités diplomatiques et consulaires algériennes, pour l’aide active et effective
qu’elles (sic) nous ont apportée pendant la
guerre de libération nationale ».
Parmi les éminentes personnalités ainsi
décorées par Mezian Cherif, consul général d’Algérie « au nom de Monsieur le
Président de la République (NDLR. Bouteflika, qui venait de se faire longuement
soigner dans notre hôpital militaire du Valde-Grâce) pour l’aide fraternelle et désintéressée qu’elles ont apportée au peuple
algérien en lutte contre l’une des forces
coloniales les plus puissantes que le
monde ait connues » : l’avocat Jacques
Vergès (qui avait pris le prénom de Mansour et épousé en 1963 la poseuse de
bombes Djemila Bouhired) et Alain
Gresh, fils du feu marxiste (et agitateur)
judéo-égyptien Henri
Curiel, mais aussi et surtout Roland Dumas.
Lequel, dans son allocution de remerciement,
rappela longuement que
« la France des valeurs
universelles et de la Révolution de 1789 se devait
de se dresser contre la
colonisation, qui n’a pas été, qui ne pouvait pas être bénéfique pour les peuples
qui l’ont subie ».
Le portage des valises FLN mène à tout
puisque cette trahison caractérisée n’empêcha pas Roland Dumas de décrocher
sous Mitterrand le portefeuille des Affaires
étrangères et, encore plus fort, de présider
le Conseil Constitutionnel, dont il est toujours président honoraire.
Quand on pense que notre avocat Eric
Delcroix ne pourra jamais prétendre à l’honorariat, ayant commis un livre jugé “révisionniste”, et ce crime étant imprescriptible, on cède à la nausée.
Quant à Mezian Cherif, il pourrait être
« très prochainement débarqué de son
poste », annonce Faits et Documents, en
raison du bon accueil que pourrait faire la
justice française aux « multiples plaintes
déposées contre lui pour mauvais traitements et tortures » du temps où il était
ministre de l’Intérieur, au plus fort de la
« seconde guerre d’Algérie » qui fit
200 000 morts. Et c’est un pareil boucher
qui vient nous dispenser des leçons de
morale !
MÉRITANTE SYLVIE
L’Ordre national du Mérite compte un
nouvel officier : Mme Sylvie Vartan,
décorée le 5 octobre par le ministre de la
Culture et de la Communication en personne, qui a salué en elle « l’une des plus
prestigieuses ambassadrices de la chanson
comme de l’élégance française », portant
« haut les couleurs de la France, de notre
langue, de notre culture mais aussi nos valeurs
de solidarité et fraternité ».
On peut déplorer le bradage de l’Ordre
créé par De Gaulle. Mais après tout,
quel artiste français autre que Sylvie Vartan, fille de réfugiés bulgares anticommunistes, a jamais osé dire que Brasillach était son auteur préféré et « Les
Sept Couleurs » son livre de chevet ? Cela,
il est vrai, dans les années 1960. Aujourd’hui, la « tyrannie médiatique » étant ce
qu’elle est, la blonde Sylvie n’oserait
sans doute plus avouer des goûts aussi
sulfureux.
Le procès de “Clandestini corsi” : ombres et lumière
« Le ministre de la Santé déclare la guerre
aux fraudeurs de la Sécu », annonçait le
6 octobre Le Parisien sur dix colonnes. Il
était temps, avec 6 milliards d’euros de déficit pour la Sécurité sociale (bien plus que le
montant total de l’impôt sur le revenu) et
110 millions d’euros par an de fraudes au
détriment de la CNAM !
Dans sa chronique de notre n° paru le
même 6 octobre, Claude Lorne avait justement souligné l’augmentation exponentielle
des fraudes également commises au préjudice de la CNAF — qui a ainsi perdu en
2005 quelque 21,5 millions d’euros — et le
pharamineux préjudice financier découlant
de l’Aide médicale gratuite (AME) dont
bénéficient automatiquement les clandestins, soit 635 millions d’euros (4,165 milliards de francs).
Et deux jours avant, Le Parisien lui-même
avait versé une autre pièce au dossier :
l’énorme trafic de médicaments, impliquant
des milliers de “malades” et une centaine de
médecins, a coûté 20 millions d’euros à la
Sécurité sociale en remboursements indus
pour les seuls trois premiers trimestres de
l’année 2006.
De faux patients, tous allogènes, se faisaient en effet délivrer par des médecins
véreux des quantités invraisemblables de
médicaments (tous remboursables, évidemment) qu’ils revendaient ensuite dans « des
pays de l’Asie du Sud-Est et de l’Afrique »,
a reconnu le directeur de la répression des
fraudes de l’Assurance-maladie, Pierre Fender. Ce qui a bien entendu rapporté aux
escrocs un bénéfice colossal.
Le Parisien précise qu’après la découverte
de ces fraudes, constatées « dans vingt
départements », la Sécu « pourrait déposer
des plaintes » (c’est le moins qu’elle puisse
faire) et que les médecins concernés « risquent des sanctions du Conseil de l’ordre »
et « devront s’expliquer devant l’Assurancemaladie ».
C’est tout ? On verrait
volontiers ces praticiens
moisir en prison après que
leur identité eut été
dûment dévoilée, et leurs
“patients” expulsés par le
premier avion tandis que
certains responsables de
la Sécurité sociale
seraient contraints à la
démission, sans aucune
indemnité : à notre
époque où tout est informatisé, avec possibilité de
recouper les dossiers de
tous les possesseurs de la
Carte Vitale (dont il circule 40 millions d’exemplaires alors qu’il n’y a
que 32 millions d’Hexagonaux effectivement
assurés à la SS), il est
inadmissible en effet que
perdurent des fraudes
d’une telle ampleur. Et
dont l’on n’aurait peutêtre jamais eu connaissance sans l’intervention
de la presse.
Le ministre de la Santé
Xavier Bertrand a annoncé
vendredi dernier la création d’un « Comité national de lutte contre la
fraude » ainsi que sa ferme
intention d’« intensifier les
contrôles » et de « traquer
fortement ceux qui abusent
du système ».
Après les belles
paroles, on attend maintenant les actes.
Sécu : les écuries d’Augias
BIBLIOPHILIE
◆ Vd 146 n°s TBE de Gringoire période
août 1940 à janvier 1944. Tél : 01-42-41-
75-49.
CLANDESTINS : LE DOUBLE
LANGAGE DE L’UMPF
Sait-on qu’un conseiller municipal UMP du Mans,
Me Alain Boucheron, parraine un « enfant sans-papiers »
sans que cette initiative, théoriquement en totale contradiction avec la politique affichée du ministre de l’Intérieur, par
ailleurs président de l’UMP, ait entraîné le moindre blâme à
son égard ? Mieux, cet avocat a semé la zizanie au sein de
son groupe municipal en fondant un Collectif de soutien aux
sans-papiers pour lequel a été sollicitée une subvention municipale de 3 000 euros. Au grand scandale d’une de ses collègues et camarades de parti, Anne Beauchef, qui trouve ce
financement “contestable”.
En revanche, signalait Ouest-France le 22 septembre,
Me Boucheron a reçu le soutien d’une autre élue, l’aristocratique Mme Cécile Bayle de Jessé qui, estimant à propos des
clandestins que « ces hommes et ces femmes ont le droit d’être défendus », a déclaré : « Moi, je voterai en faveur de cette délibération. » Précision donnée par le quotidien : Mme Bayle de Jessé est
une élue villiériste. Il est vrai qu’au Conseil régional des
Pays-de-la-Loire où elle siège également, cette étoile montante du MPF assure « prendre plus de plaisir à parler avec les
communistes qu’avec le FN ». Philippe de Villiers a-t-il reproché
à son élue ses positions et ses amitiés particulières ?
LE PEN EN VENDÉE
On sait que, le 22 octobre Jean-Marie Le Pen a prévu de se
rendre à Mouilleron-en-Pared pour y rendre hommage à
deux Vendéens qui y virent le jour, le désastreux Georges
Clemenceau dont la haine anticatholique fit échouer les
négociations de paix avec l’Autriche et prolongea donc la
Grande Guerre, et le général Jean de Lattre de Tassigny. Est
prévu aussi un grand meeting aux Herbiers, le fief de Philippe de Villiers qui voit d’un très mauvais œil cette réunion.
Le vicomte est bien décidé à « assécher totalement le terrain du
FN », comme le précisait au printemps dernier une « Note
confidentielle d’orientation stratégique » du MPF, mais pas
question pour lui de voir le candidat du FN empiéter sur ses
propres terres !
N° 2781 — 13 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 5
La raison de leur fureur ? Ils entendaient ainsi protester contre l’“assassinat” de leur pote Azziz Ouahmane,
abattu par le RAID le 14 septembre
alors que, armé jusqu’aux dents, il retenait en otages depuis quatre heures les
clients et le personnel du bureau de
poste de Limay, qu’il tentait en outre
d’incendier.
A part ça, l’intégration des musulmans
de France dans la règle républicaine est
harmonieuse et paisible.
Dénonçant, à l’occasion des profanations de mosquées à Quimper et à Carcassonne, l’« intention criminelle qui se double
d’une volonté de perturber d’une façon particulièrement odieuse le déroulement pacifique des
cérémonies qui entourent ce mois de jeûne et de
pénitence », le recteur de la grande mosquée de Paris précisait le 24 septembre
que ce vandalisme « n’entravera en rien la
volonté inébranlable des musulmans de France
de s’intégrer dans la règle républicaine ni la
marche assurée de l’Islam de France de s’intégrer harmonieusement et paisiblement dans l’ensemble des cultes reconnus par la nation ».
Le même jour, la localité de Limay
(Yvelines) était le théâtre d’impressionnantes violences urbaines ponctuées de
multiples incendies : un lycée, un collège,
le gymnase municipal et la superbe
médiathèque en fin de construction ont
ainsi été ravagés par les flammes, ainsi
que nombre de voitures, pompiers et
policiers devant en outre faire face aux
Jeunes déchaînés.
Une intégration harmonieuse et paisible
ELLE a eu tôt fait, la blonde Elise
Lucet, d’aspirer Mourad Boudjellal
dans son journal de 13h sur
France 2. Tout émoustillée par la réussite
de ce Maghrébin flamboyant auquel l’oxymoron paradoxal de beurgeois va comme
un gant.
“L’ARABE EN FERRARI”
Qu’on en juge. Fils d’éboueur algérien,
né dans le Var en 1960, à 15 ans Mourad
évolue déjà dans le milieu de la BD de la
Côte dans laquelle son frère Farid s’est fait
un petit nom. A 22 ans, il ouvre une librairie à Toulon. Six ans plus tard, la réédition
de bandes fameuses — Rahan, Tarzan,
Mandrake — fait connaître sa petite maison d’édition, Le Soleil. Puis, il lance Lanfeust de Troy, huit tomes et trois séries
parallèles d’un héroïsme fantastique aux
dessins d’une grande qualité, pleins de violence et d’érotisme, posés sur une trame
pseudo-historique tissée par les fantasmes
d’un imaginaire européide. Quinze ans
plus tard, associé à Guy Delcour, il a créé
sa société de diffusion, Delsol. Ayant avec
Gallimard ressuscité les mythiques éditions Futuropolis, lancé TF1-BD avec TF1,
il répond à ceux qui voient en lui « un commercial sans ambitions intellectuelles »
par un partenariat avec le Musée du Louvre
dans un projet embrassant des œuvres d’art
du monde entier. Il met la Star Ac, Gainsbourg, Bruel en BD. Envisage la création
à Toulon de studios de dessins animés.
Troisième éditeur de BD sur le marché
francophone (7,5 %), vendant ses albums
par millions, Mourad réalise 35 millions
d’euros annuellement. Entouré d’une
excellente équipe de professionnels et
d’une kyrielle des meilleurs artistes graphiques. Enfin, ce qui le propulse dans une
notoriété médiatique dont il se délecte, il
prend avec un restaurateur toulonnais, Stephane Lelièvre, la codirection du Toulon
Rugby Club, le TRC, annonçant qu’il
entend payer lui-même — très cher — ses
nouvelles recrues : Oumaga, le capitaine
océanien des “Blacks”, Luger, Qesada,
Delaigue, Crenca, Rué, etc.
Restent les mauvaises humeurs qui traversent sur Internet un milieu de la BD
réfractaire à la boulimie et aux méthodes
de l’intrus. Pour Etienne Robial, créateur
de Futuropolis, c’est clair, l’homme est
« un soldeur ».
Le 15 septembre, un article décapant de
Libération expose l’autre facette, moins
fascinante, du personnage. On y apprend,
entre autres choses édifiantes, que « sa fille
de 19 ans a honte de la richesse de son
père. Monsieur Mourad avait, lui, honte de
la pauvreté du sien ». M’as-tu-vu, arrogant, « Citizen Mourad » plastronne, se
vantant de gérer « avec (sa) calculette et
(son) stylo 120 salariés, 400 auteurs, 300
nouveautés par an, 8 000 titres en catalogue, 5 millions de ventes annuelles dans
20 pays ». Depuis sa somptueuse villa des
hauts de Toulon, il rêve de posséder la
« Le Front National ça n’arrive pas qu’aux
autres » et « Ascenseur pour les fachos ».
Avec ce compliment imbécile : « Au nom
de tous les jeunes des cités de Toulon qui
ont peur, je vous offre ces deux livres pour
que vous appréciiez la tolérance et que
vous sachiez que vous appartenez à un
parti fasciste ». « Ils ont tort, répondra le
maire avec sa courtoisie habituelle, nous
sommes très tolérants. » C’en était la
démonstration !
Suivit pendant cinq ans une véritable
guérilla menée contre la Mairie par une
coalition Droite/Gauche/intellectuels à
laquelle les Boudjellal et leurs amis participèrent activement.
DU JEUNE SOCIALISTE
EMBLÉMATIQUE AU
“BLOGGER-PRODIGE”
Algéro-Tunisien, natif de Toulon, Razzye
Hammadi y fit aussi à 15 ans ses premières
armes. En 1998, il adhérait au PS. En 2004,
il était secrétaire national du Mouvement
des Jeunes Socialistes (cette « école du
vice » selon Julien Dray, qui s’y connaît).
En décembre 2005 il devenait président du
MJS. Une progression fulgurante que
Benoît Hamon, député européen PS et fondateur du MJS, explique, impavide : « Razzye a été choisi parce qu’il (est) le
meilleur. » Sous son autorité en tout cas
viennent d’être présentées les « Douze Propositions du MJS » dont on retiendra
l’avant-dernière : « La lutte contre tous les
racismes et l’antisémitisme doit devenir une
priorité nationale. La loi doit être renforcée
afin de punir encore plus durement tout acte
ou parole à caractère raciste, antisémite,
sexiste, homophobe… Il faut que la charge
de la preuve dans les procès civils repose
uniquement sur l’auteur présumé de la discrimination… Donner à la Halde de véritables moyens pour accomplir ses missions… Doter la police d’une brigade antidiscrimination, constituée d’agents formés
à la lutte contre les discriminations… Mise
en place — à l’image des GIR — d’une collaboration étroite entre inspecteurs du travail, DGCCRF — consommation et répression des fraudes — Justice, Associations de
lutte contre le racisme ». Il s’agit bien d’une
dépossession radicale du droit, de la culture
et de l’identité de la population autochtone
de ce pays. Un renversement complet des
valeurs. Au PS — mais ce n’est pas mieux
ailleurs – Malek Boutih est déjà secrétaire
national aux Questions de Société. Kader
Arif, qui conduisit victorieusement la liste
PS pour Aquitaine/Midi-Pyrénées lors des
dernières Européennes, est le numéro trois
du parti, au poste névralgique de Secrétaire
National aux Fédérations. Dans le même
temps, une fronde menée par cinq membres
d’origine maghrébine du Conseil National
exige « dans les meilleurs délais » un poste
de Secrétaire National chargé des discriminations et une « convention militante sur la
lutte contre les discriminations ».
Soudain, de toutes parts, sortent des bois
des musulmans haut placés, titulaires de
diplômes et de chaires, ingénieurs, chirurgiens, entrepreneurs, magistrats, hauts
fonctionnaires pour lesquels, semble-t-il,
depuis des années, l’ascenseur social circulait à la vitesse d’un TGV. Quand les Français, par milliers, restaient au bord de la
voie. Et que l’antienne de l’exclusion des
immigrés souffle en tempête au secours de
la Discrimination Positive sarkozienne.
Ainsi de la météoritique ascension de
l’internaute Aziz Ridouan, « blogger de
Ségolène » dit-on, alors qu’il n’est qu’un
des adolescents — dont le propre fils de la
candidate, Thomas, 17 ans — en charge de
son site d’échanges. Et tous, media et parlementaires, de s’extasier sur ce surdoué à
« l’intelligence et à la précocité » extraordinaires. Auquel « son grain de peau
marocain » ouvre soudain toutes les
portes. Dans le même temps, d’innombrables jeunes Français — aussi intelligents et aussi précoces — moisissent dans
les salles de réseau ou les « Vies
Scolaires » des collèges et lycées sans que
nul ne leur porte la moindre attention.
De même les élèves (à 80 % gauchistes et
antiracistes selon un sondage publié par
Marianne en 2000) des écoles de journalisme devraient-ils s’inquiéter sérieusement pour leur avenir : après Ali Baddou
désormais titulaire de la tranche horaire
vedette de France Culture (RIV. du 29/9),
c’est Mlle Aïda Touihri qu’a choisie la
chaîne de télévision M6 pour animer
chaque dimanche, depuis le 1er octobre,
son « 66 minutes », émission rivale du
« Sept à huit » de TF1.
TORÉADOR MAGIQUE
OU JAMEL DE BOUSE ?
Et comment ne pas évoquer ici Mehdi
Savalli, jeune toréador italo-marocain issu
du Barriol d’Arles ? Un récent sujet
d’“Envoyé Spécial” (toujours sur
France 2) en faisait la nouvelle étoile
montante de l’immigration qui gagne.
La lecture des blogs d’aficionados
sème le doute. Peu admirent son
“toreo” ou façon de toréer… « Bondir,
rebondir, courir, banderilles en main à
50 mètres du cornu, ça enflamme un
public, ça. On grimpe sur les barrières,
on fait des ronds de jambe, on crie, on
hurle, on gueule, on remonte bien la
cuadrilla pour que tout le monde se
mette sous le paleo pour réclamer
l’oreille et, surprise, l’oreille est accordée… Niveau spectacle, y a du Jamel,
une sorte de Jamel de bouse, quoi ! ».
La plupart ne lui voient pas d’avenir.
En somme, une autre opération de promotion médiatique du métissage et des
bienfaits de l’immigration. Imposant au
passage le silence aux anticorridas,
pourtant souvent recrutés parmi les
plus actifs immigrationnistes.
René BLANC.
ville. Roule en Ferrari. Tient
table ouverte aux Pins Penchés
de son pote Lelièvre, rendezvous des parvenus du coin. Ce
que Libé résume d’une formule
percutante : « Dix ans après le
FN, Toulon a le Beur et l’argent du Beur. » Certes, il en
convient : le rugby « ce n’est
pas ma famille, pas mon
humour, pas ma culture ».
Mais son copain du Conseil
général, Ahmed Touati,
explique : « 40 % des Toulonnais ont voté FN en 1995 et
une partie de ces gens vont à
Mayol — le stade du RCT.
C’est là que l’Arabe en Ferrari
les salue bien ».
Qui n’a pas compris cela n’a
rien compris. Ni aux glapissements haineux de Mme Taubira, ni aux revendications
péremptoires des associations
beurs, ni aux diatribes des nouveaux rhéteurs maghrébins.
Comme enflent l’invective
antifrançaise et le misérabilisme immigrationniste, se charge l’ascenseur social.
CONTRE LE FN
Quand on critique Mourad, son frère
Farid s’emporte : « Parfois le débat semble
s’éloigner des divergences esthétiques… Il
me semble reconnaître une odeur familière. » Celle du racisme bien entendu.
N’apprécie-t-on pas Farid, son dessin, ses
thèmes arabo-centrés ? Racisme, encore !
On a connu la même chose il y a quelques
années avec Magyd Cherfi et les Toulousains des Motivé-e-s, façonnés par la
machine antiraciste. Leurs sympathies gaucho-socialistes ne furent pas étrangères à la
réussite des Boudjellal. Grandis dans l’imprégnation gauchiste véhiculée par la petite
maison d’édition toulonnaise Tartamudo de
Jover, Yves Frémion — celui des Verts —
et autres activistes anti-FN des années Le
Chevallier. « Alors, se rappelle Farid, mes
deux territoires étaient occupés par des
extrémistes, GIA et Front National. »
Mourad, proche du PS varois, y gagnera
une belle notoriété. On est le
25 novembre 1995. Au premier salon
du Livre libéré de Toulon. Personne
n’a été écarté. Mais, scandale pour les
“libertaires”, Présent a son stand.
Charlie-Hebdo, braillant qu’il aurait
été menacé, réclame une protection.
Serge de Beketch, alors chargé de la
communication de la mairie FN,
répond par une saillie restée fameuse
qu’apprécie peu une coterie habituée à
rire des autres : « La mairie de Toulon
n’est pas en charge de la sécurité des
ordures mais de leur ramassage ».
A part ce trait d’esprit, tout se passe
bien. Un an plus tard, ce sera beaucoup plus tendu et Mourad, en portant
plainte contre la mairie, deviendra un
héros de l’extrême gauche antifâchos.
Pour l’heure, Charlie-Hebdo partage
son stand, justement, avec Soleil et
Boudjellal. Lorsque le maire JeanMarie Le Chevallier se présente, il se
fait apostropher par l’éditeur qui lui
remet deux des bandes qu’il diffuse
(Dessins de CHARD.)
Mourad Boudjellal et autres
astres de “l’immigration qui gagne”
qu’accroître le nombre de ceux qui se disputent les ressources limitées dont disposent les gens d’en bas ».
Selon les Services Officiels de la Statistique
(GAO), les employés de l’industrie hôtelière
californienne, hier majoritairement noirs et
syndiqués, sont aujourd’hui latinos, clandestins et non syndiqués. Il en va de même dans
la confection, la restauration, l’administration,
les hôpitaux. Bien entendu cette mutation s’est
accompagnée d’une chute des niveaux de vie.
Tony Brown, dans What Mamma Taught Me,
le rappelle : « Les Noirs pauvres et les Latinos
ont subi la plus forte dégradation de revenus,
toutes catégories d’Américains confondus. »
…LA “PIRE CALAMITÉ
DEPUIS L’ESCLAVAGE”
L’économiste Paul Moreno le confirme :
« L’immigration a déprimé l’emploi à bas
salaire des indigènes et les niveaux de revenus. »
Elle a fait plus. Dans Newsweek du 10/3/06,
le journaliste noir Ellis Cose radiographie le
faubourg de Lynwood à Los Angeles. Peuplé
de Blancs dans les années 1970, il
fut investi par les Noirs. Noir dans
les années 1980, il est investi par
les Latinos dans les années 1990.
Aujourd’hui, les Noirs ont été
expulsés. Un véritable « Black
Flight », ou fuite des Noirs, qui se
reproduit dans des dizaines de
villes américaines. Au point que de plus en
plus — à Watts, célèbre quartier noir révolté
des années 1980, ou Compton — de véritables
batailles de rue opposent Noirs et Latinos.
En 1996, un autre écrivain noir, Roy Beck,
le relatait dans The Case Against
Immigration : « Périodiquement les Noirs qui
tentent de gravir l’échelle économique sont
repoussés par les immigrés. Vague après
vague, ceux-ci prennent d’assaut cette échelle
en leur plantant leurs semelles dans les
reins. » Et l’auteur de noter que, pour les
Noirs, « la politique d’immigration raciste de
ces 25 dernières années » aura été la pire calamité… depuis l’esclavage !
Président du Harvest Institute, un organisme
qui milite pour le développement économique
des Afro-Américains, Claud Anderson s’oppose au programme d’amnistie des clandestins parce que, dit-il, « l’impact de l’immigration sur les indigènes noirs et leurs communautés est disproportionné et dévastateur ». Il
reproche au gouvernement fédéral, Démocrates et Républicains confondus, d’avoir
ouvert la discrimination positive aux immigrés, ajoutant ainsi un autre handicap à ceux
dont souffraient les Noirs. Lesquels « sont
ignorés et courtisés à coup de cérémonies
symboliques par les deux partis, avant chaque
élection ».
Bien sûr que la Discrimination Positive est
au cœur de cette protestation. Ainsi que l’expose l’économiste Thomas Sewell, l’un des
plus brillants universitaires de la jeune
extrême droite noire montante : « Elle a été
une bénédiction pour les Noirs qui étaient
déjà parvenus et ceux qui étaient riches mais
elle n’a rien apporté à ceux qui n’étaient ni
l’un ni l’autre. » C’est à lui également que
l’on doit cette analyse pertinente de l’imbécillité de l’immigration : « Stopper l’immigration illégale reviendrait à faire remonter les
salaires à un niveau tel que les Américains se
battraient pour les emplois actuellement occupés par des clandestins ».
En fait cette réaction noire s’organise autour
d’une dénonciation radicale du mammouth
bureaucratique des Droits Civiques. Les
caciques de ce système — à commencer par
ceux de l’intouchable National Association of
American Coloured People — sont accusés
d’incapacité, d’immobilisme voire de corruption. Dans A Dream Deffered, Shelby Steele,
sociologue au Hoover Institute, est cinglant :
« C’est devenu leur vocation et ce qu’ils ont
trouvé de mieux pour conserver statuts et pouvoirs. » John Mc Whorter, autre universitaire
brillant — Cornell, Berkeley —, dans Winning the Race : Beyond the Crisis in Black
America, accuse l’icône Julian Bond, directeur de la NAACP, « d’être sous l’influence
d’un charme ressurgi des années 1960 lorsqu’il suffisait de brandir le poing contre Whithey pour détourner les gens de la tâche moins
glamour mais plus urgente de s’occuper de la
vie quotidienne du peuple ». Pour lui, cela va
de soi, « c’est quand l’Amérique noire a rencontré la nouvelle Gauche, son Etat-providence, sa discrimination positive et ses Blancs
honteux, que la catastrophe est survenue ».
L’EXTRÊME DROITE NOIRE,
DÉCOMPLEXÉE ET DYNAMIQUE
Il y a plus de quinze ans, James Meredith,
qui fut au début des années 1960 le véritable
initiateur de la déségrégation, a claqué la porte
au cirque des Droits Civiques. Parvenu à la
conclusion que ceux-ci, le socialisme et la discrimination positive étaient les vrais responsables de la situation misérable de tant d’Africains-Américains, il finit par rejoindre — lui
qui avait été blessé par un Blanc — le seul
homme politique qui faisait la même analyse :
David Duke.
Cette alliance des extrêmes droites blanche
et noire contre la discrimination positive et
pour le respect des diversités raciales est le
phénomène le plus remarquable de ces cinquante dernières années aux Etats-Unis. A la
jonction de ces deux courants opère depuis
une dizaine d’années une femme
noire exceptionnelle, Elizabeth
Wright, dont le site Internet,
Issues & Views, se présente
comme « un forum pour dissidents, conservateurs radicaux,
indépendants — concernés par
les libertés perdues et l’exploitation toujours actuelle des races ».
Elle y défend le drapeau confédéré, attaque
le rap — « la culture toxique » —, la pénalisation des prétendus « crimes de haine »,
dénonce le dogme de la Shoah, la victimisation imbécile du Noir, les associations des
droits civiques obsédées par leur haine du
Blanc et indifférentes à la peine des Noirs —
« entre 1976 et 1999, 94 % des Noirs assassinés l’ont été par d’autres Noirs » — l’immigration — « 11,5 millions d’Américains n’ont
pas de diplôme et sur le marché du travail se
trouvent en concurrence avec les clandestins ». Elle ouvre ses colonnes à des éditorialistes d’extrême droite comme Charly Reese
ou William Lind — qui démolit le multiculturalisme à la française, explosé dans la flambée des banlieues —, invite le compositeur
Kenny Gamble, nostalgique des communautés noires d’antan « où l’on se régalait de
musique et de nourritures noires » et pour qui
« l’intégration a coûté trop cher aux Africains-Américains ». Habituée de sites et journaux d’extrême droite, elle-même a beaucoup
écrit sur ces communautés noires pacifiques,
accueillantes, économiquement florissantes,
ruinées par l’imposture des Droits Civiques.
« La plus grande erreur de toute l’histoire des
Noirs américains », selon Shelby Steele.
Courageuse, Elizabeth Wright, l’est, elle qui
soutient Brigitte Bardot dans sa lutte contre
l’islamisation de la France, le parlementaire
anglais John Townend qui se bat pour le maintien de l’homogénéité anglo-saxonne de la
Grande-Bretagne, et, aux Etats-Unis, « the
intrepid » Craig Nelsen dont le Project USA
veut placer l’immigration au centre de la vie
politique américaine. Ou quand elle s’attaque
aux responsables de son pays : « Avons-nous
besoin de chefs qui pendant des décennies ont
trompé les masses noires avec leurs programmes sociaux corrompus ? Avons-nous
besoin d’un ancien président des Etats-Unis
(Clinton) qui durant son mandat s’est publiquement félicité de voir poindre le jour où
dans son propre pays d’autres races submergeraient la sienne ? »
S’il fallait d’une phrase définir son combat,
ce serait celle sur laquelle elle ouvre son site :
« Et vous croyez encore que tous les Noirs
pensent pareillement ? ».
Jim REEVES.
6 N° 2781 — 13 OCTOB
sance en 2003 de l’« Association SidaEntreprises ». Ces deux structures regroupent quelque 230 sociétés dont l’objectif
est de lutter contre le sida dans les pays du
Sud, pauvres, mais dont les richesses naturelles, très convoitées, sont loin d’être
entièrement exploitées. Même si, comme
l’affirme Alain Voiry, président de SidaEntreprises et de CFAO, une filiale du
groupe PPR (ex-Pinault-PrintempsRedoute) en Afrique, « pour les multinationales installées sur le continent, il s’agit
avant tout d’une nécessité économique, ces
initiatives ne sont pas des œuvres humanitaires », elles sont cependant perçues
comme telles par les professionnels de la
compassion et les éradicateurs de la pauvreté. Ainsi, reconnue d’utilité publique,
leur action a-t-elle perçu le 16 juin une
subvention de trois millions
d’euros dispensée par
l’Agence française de développement (AFD) pour la
mise en place d’un programme commun baptisé
« Partenaires contre le sida. »
Combat pour lequel les
entreprises injectent des millions de dollars d’investissement : préservatif glissé dans
la feuille de paie, dépistage, financement
des médicaments antirétroviraux (ARV)…
Les employeurs, bienfaiteurs de l’humanité malgré eux, acquièrent ainsi un rôle
capital en matière de prévention et d’accompagnement dont peuvent bénéficier
leurs salariés, mais aussi leur famille et,
bien souvent, leur communauté.
Mais cette action, commencée aux USA
il y a cinq ans, est loin de connaître le succès, et même de le laisser espérer, et les
multinationales rechignent à poursuivre
leurs efforts financiers indéfiniment, face
à l’inertie des Subsahariens. Nous remplaçons ainsi un système de santé national
déficient, que les Africains ne font rien
pour améliorer, estiment-elles ; en outre, il
est difficile, voire impossible, d’établir un
partenariat avec les Etats où nos entreNOUS portons avec nous, depuis les
années 1960, une vision de l’Amérique complètement faussée par le
prisme menteur du multiracialisme. Et alors
que gonfle le flux migratoire qui s’apprête à
la dévaster, nous l’imaginons divisée en deux
blocs, l’un, le blanc, en train de se vider et
l’autre, bistre et noir, ne cessant d’enfler. Or
ces blocs n’existent pas. Contrairement à ce
que font croire les media, les associations et
les intellectuels noirs, les Afro-Américains
sont en grande majorité opposés à l’immigration. Dès 1995, le Roper Center for Public
Opinion Research publiait un sondage selon
lequel 72 % d’entre eux souhaitaient la voir
réduite des deux tiers. D’innombrables associations comme la Société Nationale des
Ingénieurs Noirs, le Conseil de Californie du
Nord des Ingénieurs-Experts Noirs, le
Conseil-Action National des Minorités
Employées dans l’Engeneering, le Réseau
Ressources-Humaines des Professionnels
Noirs, etc., s’activent dans le même sens.
Des chiffres, qu’occultent les grands media,
montrent l’impact de l’immigration sur le
marché du travail US. Depuis le début de la
décennie 1990, c’est elle, en effet, qui en
explique la croissance. Entre 1990 et 1995,
quelque 30 % des nouveaux emplois allaient
aux immigrés. En 2000/2003, 60 %. En 1990
la part des étrangers dans l’emploi était de
9,4 %. Mais de 14,4 % quatorze ans plus tard.
Les premières victimes de ce transfert sociologique sont les Afro-Américains. Un phénomène ancien, d’ailleurs. Au milieu du
XIXe siècle, Frederick Douglass, figure de
l’émancipation noire, s’indignait déjà :
« Heure après heure, l’homme noir est privé
de son travail par le nouvel arrivé immigrant
à qui sa faim et sa couleur de peau donnent la
priorité ». Depuis, rien n’a changé. Sinon que
la peau sombre du Latino s’est substituée à la
claire de l’Européen. Geri Williams le note
dans Documenting the Effects of Immigration
on African-American : « Comme lors des premières vagues d’immigration, ce sont encore
les Africains-Américains qui subissent le plus
durement l’actuel déferlement. Dans l’éducation, la politique, le marché du travail, les services sociaux etc., la pression exercée par les
niveaux record d’immigration représente
l’une des pires fatalités auxquelles les AfroAméricains d’aujourd’hui sont confrontés. »
Carol Swain, professeur de Sciences politiques à l’Université Vanderbilt, noire et
très à droite, observe elle aussi le spectaculaire renversement idéologique provoqué dans la communauté noire par l’immigration et les clandestins qui « ne font
Afrique : les multinationale
PEPSICO : FÉMINISME
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