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11/21/25

 



Sherwood Anderson en est un bon

exemple. Né en 1876 dans un village de

l’Ohio, au sud du lac Erié, dans une famille

très modeste qui déménage souvent, il

quitte l’école à quatorze ans, pratique mille

métiers, combat à Cuba lors de la guerre

hispano-américaine, fonde une famille

qu’il abandonne après quelque temps, ainsi

que la petite entreprise qu’il dirige à Elrya,

une ville de l’Ohio,

avant de gagner Chicago. Il y rejoint un

groupe de journalistes, de peintres

d’avant-garde et

d’écrivains radicaux, dont Theodore Dreiser, scandaleux porte-flambeau de la lutte

contre le puritanisme et l’hypocrisie,

auteur d’une production littéraire aussi

dense que militante.

C’est qu’il a été lui-même saisi par le

démon de l’écriture. Au point de laisser à

sa mort, en 1941, une œuvre diverse,

romans (Poor White, Beyond Desire), nouvelles (Horses and Men, Death in the

Woods), reportages, essais (Puzzled America), poèmes en prose (Mid-American

Chants, A New Testament), récits autobiographiques (A Story Teller’s Story, Tar : A

Midwest Childhood), publiés à partir de

1916 et qui ont influencé la génération des

Faulkner et des Hemingway.

Si Henry Miller lui reconnaît « le génie

de s’emparer du trivial et de le rendre

important, universel », si Faulkner a dit de

lui qu’il était « un géant parmi les pygmées », Sherwood Anderson, figure marquante de ce que l’on a pu appeler, dans les

années 1912-1920, la Renaissance de Chicago, reste peu connu chez nous.

Il fit pourtant, en 1921, un séjour à Paris

(il y rencontra Gertrude Stein et Adrienne

Monnier, laquelle évoque « son air de

vieille squaw fumant sa pipe au coin de

l’âtre ») et plusieurs volumes de lui, mais

non l’intégralité de son œuvre, furent traduits en français entre 1920 et 1930.

Cependant, en dépit d’une embellie dans

les années 1960, il est loin de jouir de la

réputation qu’il mérite.

Voilà pourquoi il faut saluer la sortie d’un

recueil de quatre nouvelles, Les Chevaux

de l’adolescence (*), écrites entre 1919 et

1923 et publiées dans l’ordre chronologique. Ces textes, augmentés d’extraits

tirés d’autres œuvres et relatifs au cheval,

sont tout à fait caractéristiques de l’art de

Sherwood Anderson.

Ces nouvelles se déroulent toutes dans

le milieu des courses et ont pour héros un

jeune narrateur passionné de chevaux —

à l’évidence l’auteur qui rêvait, selon ses

propres dires, « d’écrire aussi bien que

courent les pur-sang ». En perpétuel vaet-vient entre le monde des propriétaires

d’écuries, des jockeys, des lads, des

entraîneurs – un monde fascinant où

règne le dieu cheval – et l’univers ordinaire des hommes, l’adolescent

peine à trouver sa propre identité.

Chacun des récits met l’accent

sur un décalage ou un conflit

perçu, le plus souvent, comme

une blessure intime. Différence

sociale ou raciale décrite avec

réalisme — les nègres et les blancs ont

des caractères physiques et moraux spécifiques évoqués sans tabous ni précautions oratoires, ce qui, précise l’auteur de

l’introduction, « met parfois le traducteur de la fin du XXe siècle mal à

l’aise » (sic) —, opposition entre la

nature et la culture livresque chargée de

tous les maux de la civilisation urbaine,

entre la pureté originelle du cheval et la

grossière concupiscence des hommes.

Entre l’amour et la mort.

Au milieu, un jeune garçon tiraillé entre

des pulsions contradictoires qu’il ressent

sans pouvoir les définir.

Tout le pousse vers le métier des courses,

et d’abord sa connaissance intuitive de

l’animal : « D’une certaine manière, je ne

saurais dire comment, je devinais ce

qu’éprouvait intérieurement Sunstreak.

Tranquille, l’étalon laissait des Noirs lui

frictionner les jambes, et M. Van Riddle en

personne lui passer la selle, mais intérieurement, c’était un torrent déchaîné, l’eau

du Niagara au moment où elle va tomber

dans l’abîme. Ce cheval ne pensait pas

qu’il allait courir. Il n’avait pas besoin d’y

penser. Il ne pensait qu’à se contenir jusqu’au moment du départ. Je le devinais. Je

pouvais lire en lui. »

En même temps, il découvre son attirance

pour l’autre sexe et connaît ses premiers

émois, vit, à son corps défendant, une

aventure ambiguë (L’Homme qui devint

femme), découvre à ses dépens que le mensonge pervertit les sentiments les plus purs,

au point de provoquer l’échec d’une

conquête amoureuse. Un mélange de naïveté et de finesse que traduit l’acuité de

l’observation. Un mal-être diffus qui n’exclut ni l’humour, ni l’auto-dérision. Ni,

surtout, le sens aigu de l’observation.

Tout cela est conté avec une

spontanéité apparente. En réalité,

un langage travaillé, des maladresses et des redites calculées.

Autant de gages d’authenticité.

Anderson voit à travers le regard

de son personnage, s’exprime par ses mots.

Le parti pris du style “oral” (qui, chez

nous, était celui de Giono, de Céline)

confère à ses textes une saveur particulière.

_____

* Les Chevaux de l’adolescence. Nouvelles

présentées par Claire Bruyère. Introduction,

annexes, références, esquisse bio-bibliographique. Editions du Rocher, 193 pages,

20,90 €.

L’enfant qui aimait les chevaux

D.R.

LE 7 décembre, alors que la

LICRA-Sport présentait en

grande pompe à

Vanves les deux

films publicitaires illustrant sa campagne

contre le pire fléau de notre

temps que serait « le racisme

dans les stades », un rapport de

l’Inspection générale des services, dite « police des polices »

mettait en cause le comportement de policiers dans l’électrocution, qui déclencha les trois

semaines d’émeutes raciales de

l’automne 2005, de deux adolescents de Clichy-sous-Bois, le

Tunisien Zyed Benna et le

Malien Bouna. Lesquels, du

reste, s’étaient volontairement

réfugiés dans un transformateur

EdF après en avoir forcé les portes malgré

les inscriptions « Défense d’entrer — Danger de mort ». L’IGS ne le nie pas mais

reproche aux policiers d’avoir poursuivi les

garçons — déjà connus de leurs services —

et d’avoir fait preuve d’une « légèreté et

d’une distraction surprenantes ». Déjà

entendus en tant que témoins assistés pour

« non-assistance à personnes en danger » car

ils n’auraient pas alerté EdF en voyant les

Jeunes s’engouffrer dans le transformateur,

les flics pourraient donc être mis en examen

pour mise en danger de la vie d’autrui,

comme le souhaitent les familles des victimes.

LA MORT DE JULIEN,

SIMPLE DÉGÂT COLLATÉRAL

Commentant le passage de Nicolas Sarkozy sur France 2, le critique télé du Monde

Dominique Dhombres avait relevé le

2 décembre une « question étonnante »

posée par Alain Duhamel au ministre de

l’Intérieur : « Y a-t-il un racisme antifrançais ? » Oui, répondit d’ailleurs le candidat

déclaré de l’UMP en évoquant les « bandes

ethniques qui, dans certains quartiers, ont

eu des injures raciales à l’égard des Français ».

Plût à Dieu et à Descartes que ce fût seulement « dans certains quartiers » ! Hélas, le

racisme antifrançais est désormais la chose

la plus répandue dans notre beau pays, et

donc au Monde en général… ainsi que dans

la chronique dudit Dhombres en particulier.

Car, revenant trois jours plus tard sur le

drame du Parc des Princes où le jeune Julien

Quemener fut tué (assassiné ?) le

23 novembre par le policier Antoine Granomort, le même rubriquard résumait l’affaire

à sa façon : « Les assaillants poussaient des

cris de singe : le policier est antillais. Ils

voulaient rouer de coups un jeune juif français sur le pavé parisien. Que venait faire

Julien Quemener dans cette galère ? L’enquête judiciaire devra établir les faits. Deux

certitudes. Un jeune homme est mort à

Paris, tué par un policier. Un lynchage a été

évité. »

Comment le journaliste peut-il être “certain” que le supporteur du club Napoël de

Tel-Aviv allait être lynché et que seule l’intervention du policier antillais qui l’avait pris

« sous sa protection » a évité cette issue

fatale ? On l’a compris en tout cas : l’essentiel est que le Black et le Feuj s’en soient

tirés sains et saufs. La mort (le nettoyage

ethnique ?) de Julien n’est donc qu’un dégât

collatéral.

Vous avez dit racisme antifrançais ?

UN POLICIER HÉROS,

DES FLICS SALAUDS

Car si Dominique Dhombres ne souffle

mot dans son article des antécédents judiciaires pourtant croustilleux du sieur Granomort qui, pour justifier en 2005 l’utilisation frauduleuse de la carte bleue de

son beau-père, avait inventé de toutes

piocheuse agression par des malfrats qui

n’auraient pas hésité à le violer — un

« gigantesque mensonge » selon la justice qui l’a inculpé pour « escroquerie et

Me permettra-t-on d’estimer au

contraire parfaitement justifiée la sévérité du tribunal ? Car Camille Zeghmouli,

l’inspirateur du trio, n’est pas un minable

malfrat mais un distingué professeur

d’économie officiant au lycée Mangin de

Sarrebourg. Et c’est en jouant sur la “fascination” qu’il exerçait sur

Joël et Jean-Bernard, deux

anciens élèves avec lesquels il

s’était « lié d’amitié », qu’il

avait obtenu leur concours

dans le braquage destiné à le

tirer d’une mauvaise passe

financière.

Quand ils ne l’ont pas traitée

à la blague comme Le Monde,

les media ont été très discrets,

voire muets, sur l’inqualifiable

dérive de l’enseignant, dont le

défenseur plaide l’“immaturité” (à 41 ans !). Auraient-ils

fait preuve de la même indulgence et du même tact si, au

lieu de s’appeler Zeghmouli et

d’exercer dans le public, le

prof-pirate de la route avait par exemple

enseigné dans une école de la Fraternité ?

A QUAND LES ASSISES POUR

UN INCENDIAIRE D’EGLISE ?

La question est légitime quand l’on sait

que, « pour la première fois » comme s’en

est vanté le ministère de la Justice qui avait

réclamé un « jugement exemplaire », quatre

hommes accusés de s’être attaqués à un lieu

de culte ont été déférés devant une cour d’assises. Celle de Haute-Savoie en l’occurrence

où le quatuor (comprenant, circonstance

aggravante, deux anciens militaires et un exhooligan supporteur du PSG) a comparu du

4 au 8 décembre sous l’inculpation d’avoir

incendié en mars 2004 deux salles de prières

musulmanes (l’une fut à peine noircie) à

Annecy et à Seynod. Cette « dégradation

grave du bien d’autrui à raison de la religion par un moyen dangereux pour les personnes » risquait de leur valoir jusqu’à

vingt ans de réclusion criminelle.

Le 25 novembre 2005, sous le titre « Deux

ans de profanations antichrétiennes », nous

avions publié l’interminable liste non seulement des cimetières vandalisés et des religieux agressés mais aussi des églises et

même des temples protestants incendiés : à

Montpellier le 16 février 2004. A Rouen le

23 février 2004. A Ostwald le 12 avril 2004.

A Amiens le 23 février 2005. A Bourges le

15 juillet 2005. A Mulhouse le 18 juillet

2005. A Bourges encore le 15 juillet 2005. A

Limoges le 2 octobre 2005. A Liévin le

6 novembre 2005. A Houdain le

11 novembre 2005, à Romans le

15 novembre 2005, etc. (1)… Bien que, la

plupart du temps, les incendiaires aient été

identifiés, comme ce fut le cas à Romans où

il s’agissait de « jeunes défavorablement

connus des services de police » (on connaît

la traduction exacte de cette expression), bien

que ces sinistres aient failli parfois entraîner

mort d’homme (ainsi à Houdain où un prêtre

polonais, Jan Bojda, qui dormait dans la

sacristie, échappa par miracle aux flammes),

les auteurs de ces crimes n’ont JAMAIS

comparu devant des jurys d’assises.

Non plus d’ailleurs que les participants aux

« émeutes du ramadan » 2005 qui, elles

aussi, ont fait des morts et des blessés et pas

seulement parmi les forces de l’ordre

puisque l’on compta « trois victimes innocentes » comme aurait dit Raymond Barre

Barre : des malheureux autochtones s’étant

trouvés là où il ne fallait pas et l’ayant payé

de leur vie.

SELON QUE VOUS SEREZ

MICHEL LAJOYE

OU MAMADOU SAW

Juste avant le procès à Annecy des

“racistes” Michel Guégan, Nicolas Paz,

Anthony Savino et Damien Gallaud, avait

d’ailleurs eu lieu à Evreux le procès de huit

des douze émeutiers du quartier de la Madeleine accusés d’avoir blessé plusieurs policiers et brûlé de nombreux magasins lors de

la « terrible nuit » du 5 au 6 novembre 2005.

Inutile de préciser que, comparaissant pour

la plupart en prévenus libres malgré la multiplication d’exploit dont un seul valut en juin

1990 au nationalité Michel Lajoye de passer

à l’inverse aux assises et d’être condamné à

la réclusion à perpétuité avec peine de sûreté

de 18 ans (strictement appliquée, puisqu’il

est toujours embastillé), ces « chances pour

la France » furent simplement déférées

devant le tribunal correctionnel. Où elles s’en

sont tirées le 29 novembre avec des peines

allant de 18 mois à 5 ans de prison ferme

(pour le meneur Mamadou Saw). Au grand

scandale de leurs familles qui ont menacé les

juges lors de l’énoncé du jugement. Et même

de l’agence Reuters qui a parlé de « lourdes

peines » alors que la presse a généralement

jugé indulgentes les condamnations (de 1 à

5 ans également) prononcées par les jurés de

Haute-Savoie, où personne n’avait pourtant

subi le moindre dommage physique.

Il est vrai que la nuit où Evreux fut mise à

sac, le premier magistrat de France n’avait

manifesté aucune émotion alors qu’il avait

émis « une très vive condamnation » après

l’incendie survenu à la mini-mosquée de

Seynod, où le ministre de l’Intérieur Nicolas

Sarkozy s’était illico rendu pour exprimer sa

tristesse et sa sympathie à la communauté

musulmane. Au procès d’Evreux, de surcroît, il n’a jamais été question des lectures

ou des goûts musicaux des émeutiers alors

qu’à Annecy, le ministère public et les avocats des six parties civiles (dont la LICRA

de l’ultra-sioniste Gaubert, toujours trop

contente de s’ériger en championne de l’islam) ont ad nauseam insisté sur la « littérature néo-nazie » et les « disques SS » découverts au domicile de certains des inculpés.

Qu’est-ce exactement que la « littérature

néo-nazie » ? Et les arbitres des élégances

éthiques et citoyennes que sont les avocats

du MRAP et de la LICRA rangent-ils le

ravissant et romantique “Westerwaldlied”

dans la discographie SS sous prétexte que

des Waffen SS ont pu la chanter, comme nos

Marsouins chantaient « Ma Tonkinoise » ?

Peu importe : le point capital est que,

comme dans l’affaire Lajoye, on a jugé et

condamné à Annecy non pas tant les délits

commis que l’idéologie (par définition sulfureuse) censée les avoir inspirées. Mais une

idéologie qui, étrangement, n’est jamais

imputée à crime qu’aux indigènes de ce pays.

N’en déplaise à M. Dhombres, non seulement le racisme antifrançais existe mais il

est devenu l’ossature même de la pensée

dominante.

_____

(1) Les lecteurs ne possédant plus cette liste

(qu’il faudrait mettre à jour) peuvent nous en

demander copie.

Chronique du racisme-qui-n’existe-pas

dénonciation mensongère à une autorité

judiciaire », mensonge qui lui vaudra

d’être jugé le 7 mars 2007 (voir notre

dernier n°) —, ce n’est bien sûr pas par

adhésion à la cause des flics.

Au contraire, le quotidien « de

référence » où sévit Dhombres a par

exemple fait grand cas du calvaire de

quatre jeunes Nordistes, Sofiane,

Alexandre, Bernard et Hocine (vive la

France plurielle !) qui ont passé un mois et

demi en détention provisoire à la prison de

Sequedin « à cause d’un mensonge de

CRS ». En « mission de renforcement de

lutte contre la violence urbaine » dans une

banlieue de Lille en octobre dernier, ceuxci avaient en effet affirmé avoir été « attaqués par les camarades de Sofiane, alors

qu’ils l’embarquaient dans leur véhicule »,

de sorte qu’ils durent répliquer par des jets

de gaz lacrymogène et des plaquages au

sol. Une version des faits qu’aurait contredite l’enregistrement (évidemment muet)

des caméras vidéos installées dans le

centre commercial. Ce sont donc aujourd’hui les CRS qui risquent de se retrouver

derrière les barreaux. Ou, du moins, d’être

frappés d’une suspension de longue durée

dans l’attente de leur jugement.

Mesure conservatoire classique à l’encontre de tout flic ayant fauté mais qui,

curieusement, n’a jamais été prise après

la mise en examen de Granomort en 2005

ni même après son coup de feu mortel du

23 novembre 2006. En vertu de la « discrimination positive » bénéficiant aux

seules « minorités visibles » ou, carrément, par racisme antifrançais ?

Passer un mois et demi en taule comme

Sofiane et ses potes n’a rien d’agréable.

Mais nul doute que, s’il avait pu choisir

entre perdre six semaines de sa vie et

perdre la vie tout court, Julien Quemener

n’aurait pas hésité. Ce choix ne lui a pas

été laissé.

L’ECOLE DU CRIME

Emu jusqu’aux larmes par la malaventure de Sofiane and Co, Le Monde

s’amuse beaucoup, en revanche,ce que,

dans son édition du 6 décembre, il appelait un « braquage de Pieds Nickelés ». Certes, le 30 novembre, la vice-présidente du club d’épargne La Familiale de

Moselle a connu la peur de sa vie quand,

près de Sarrebourg, un homme armé et

encagoulé l’a obligée à arrêter sa voiture

et à lui remettre les 52 700 euros en

numéraire qu’elle allait déposer dans une

banque, avant de l’abandonner en rase

campagne. Mais après tout, il ne faut

jamais refuser un peu de sel dans une trop

quiète existence, un mascaret dans le

long fleuve tranquille de la vie, et la

dame (si insignifiante en soi que le quotidien ne précise ni son identité ni son

âge : il s’agit en fait de Mme Annie Mazedier, 49 ans) a dû s’en remettre. Car tout

est bien qui finit bien : le gangster, vite

identifié grâce à son téléphone portable

oublié dans la voiture volée, a restitué les

fonds.

Un Pied Nickelé, on vous dit, et

Le Monde trouve bien répressifs les juges

correctionnels de Metz qui, devant juger

l’agresseur et ses deux complices en

comparution immédiate, ont requalifié le

délit en vol aggravé en réunion avec violences et fait écrouer les trois hommes

jusqu’au 18 décembre, date fixée pour

l’audience au fond.

Le 6 décembre, Bertrand Delanoë a dévoilé au Quartier Latin une plaque à la mémoire

de Malik Oussekine, un étudiant « tué par la police il y a vingt ans » en marge de manifestations étudiantes. En fait, Oussekine ne fut pas tué mais, très malade d’un rein et sous

dialyse, il n’avait pas survécu à une bousculade… où il n’avait que faire vu son état de

santé. Son décès n’en signa pas moins l’arrêt de mort des réformes des universités et de

la nationalité que Jacques Chirac avait formellement promises pendant la campagne des

législatives de mars 1986.

On espère que, sur sa lancée, le maire socialiste de Paris dévoilera l’an prochain une

plaque à la mémoire du nationaliste Alain Escoffier qui s’immola le 10 février 1977

devant l’Aeroflot sur les Champs-Elysées afin de dénoncer les atrocités du communisme.

Qu’il n’oublie pas non plus un autre nationaliste, Sébastien Deyzieu qui, poursuivi

jusque sur les toits par la police à la suite d’une manifestation du GUD (en rappel des

bombardements américains sur la Normandie), fit une chute mortelle le 7 mai 1994. Ni

Julien Quemener, également victime de la violence policière le 23 novembre 2006.

par

Claude LORNE

(Dessin de CHARD.)

D’autres martyrs

RIVAROL.

● Suite page 2.

islamisée, le Royaume chrétien de Jérusalem ait en tant

que tel duré moins de

nonante ans. Pourtant,

avant l’invasion arabe, la

Palestine n’avait-elle pas été

chrétienne sept siècles

durant ? Mais il semble que

pour certains, la seule histoire qui vaille ait commencé

en 1933.

EH bien cette histoire,

justement, parlons-en.

Obnubilés par le congrès

“négationniste” de Téhéran

et la présence à cette

conférence, en invité

vedette, du diabolique professeur Faurisson, nos

media ont ignoré une autre

avancée spectaculaire du

révisionnisme : la publication de la passionnante

étude Les Fusillés :

Répression et exécutions

pendant l’Occupation (1940-1944)*,

due à Jean-Pierre Besse et Thomas

Pouty, deux chercheurs qui ne sont

pas de nos amis. Docteur en histoire

et correspondant du conformiste Institut d’Histoire du Temps présent,

M. Besse est l’auteur principal du

cédérom La Résistance dans l’Oise

et il collabore au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier également publié par les Editions de l’Atelier. Thésard en histoire, M. Pouty a

choisi comme sujet « La répression

par mise à mort en France occupée ».

Or, se penchant sur le cas des personnes exécutées en France par l’occupant durant la Seconde Guerre

mondiale et sur lesquelles « les

chiffres ont souvent varié : on a parlé

de 10 000 fusillés, puis de 80 000…

en confondant souvent toutes les victimes des forces d’Occupation : morts

au combat, otages, exécutés sommaires, massacrés, fusillés après

condamnation à mort », le tandem

conclut au chiffre d’« environ 4 000

personnes fusillées comme otages

ou après condamnation à mort ».

Ainsi, ce que MM. Besse et Pouty

appellent eux-mêmes « la stratégie

répressive des diverses autorités

allemandes et de Vichy » se sera-telle soldée par 4 000 exécutions. En

plus de quatre années d’une occupation que la vulgate nous impose de

considérer comme « particulièrement

inhumaine ». 4 000 exécutions, soit

moins de 1 000 par an, c’est peu au

regard des 120 000 Français tombés

au combat pendant la si brève guerre

de 39-40. Et c’est une très petite moitié du bilan de l’Epuration en

quelques mois, selon l’hypothèse la

plus basse — 10 000 victimes, mais

on rappellera que le pieux démocrate-chrétien Teitgen, alors garde

des Sceaux, se vanta le 6 août 1946

d’un total de 100 000 condamnations

à mort, ajoutant qu’auprès de son

gouvernement, « Robespierre n’était

qu’un enfant ».

Comme le dit l’éditeur, pour une fois

sans exagération, « ce livre éclaire

un point majeur de l’histoire de l’Occupation en France ». Et fait au passage table rase d’un mensonge qui

nous a fait tant de mal, la légende du

PC“F”, « parti des 75 000 fusillés »

(en trois ans seulement, de la rupture

du pacte germano-soviétique en juin

1941 à la Libération d’août 1944).

Ce mythe, qui rendait intouchables

les « moscoutaires de langue française » (cf. le socialiste Guy Mollet),

et justifiait toutes les compromissions

avec ces valeureux rescapés, a été

pendant des décennies complaisamment accepté et même repris par la

droite gaulliste. Après examen et

recoupement rigoureux des faits, des

archives, des témoignages, il n’en

reste rien. Ne subsiste que la vérité,

« qui nous rend libres » désormais —

du moins veut-on l’espérer.

AU bénéfice du doute, ne faudraitil donc pas se réjouir que le gouvernement d’un grand et vieux pays

comme l’Iran, terre de civilisation

multimillénaire, ait pris l’initiative de

réunir des chercheurs pour, comme

diraient les éditions de l’Atelier, tenter d’éclairer un autre point majeur de

l’histoire de l’Occupation non seuleR I VA R O L

“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

à des réalités plus concrètes et plus

actuelles — se mêle de ce qui ne le

regarde pas, encore que la Shoah, érigée par le Congrès juif européen par

exemple au sommet de « la mémoire

de l’humanité », implique la planète

tout entière ainsi sommée de se sentir

responsable et coupable ou, à tout le

moins, de tout faire pour que « plus

jamais ça » ; mais en quoi le très Britannique Russell et Sartre le Germanopratin étaient-ils autorisés à juger et

à condamner les GIs déployés dans

note ex-Indochine où, contrairement à

ce qui se passerait quarante ans plus

tard en Irak, ils avaient été appelés au

secours par un gouvernement légitime,

celui du Sud-Vietnam attaqué par le

Nord communiste ?

On conçoit aussi qu’Israël apprécie

peu la prophétie du président iranien

selon lequel « tout comme l’URSS a

disparu, le régime sioniste va bientôt

disparaître » — ce qui, soit dit en passant, se traduirait par l’exode de près

de six millions d’Israéliens dont un bon

quart, issu de notre ancienne Afrique

du Nord et souvent francophone,

rejoindrait l’Hexagone. Mais ceux-là

mêmes qui s’émeuvent tant de l’éventuel anéantissement de l’Etat hébreu

estiment parfaitement logique que,

greffé sur une terre déjà largement

USA : bellicisme et narcotrafics

Nouvelle-Calédonie : la triple forfaiture

1940-44 : les socialistes dans la Collaboration

Spécial 16 pages

N° 2791 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 22/12/2006

N° 2791 du 22 DÉCEMBRE 2006

www.rivarol.com

Belgique, Luxembourg : 3,25 €

Canada : . . . . . . . . . . . . 5,25 $

Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €

Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS

Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €

Tous révisionnistes ?

QUAND on se souvient de l’enthousiasme suscité dans l’Intelliguentsia et les milieux politiques occidentaux par la tenue en

1967 du « tribunal Sartre-Russell » sur

les crimes de guerre américains au

Vietnam, on ne peut que s’étonner de

l’indignation manifestée par les mêmes

autour de la conférence organisée à

Téhéran les 11 et 12 décembre sur

« l’examen de l’Holocauste ».

Certes, en s’interrogeant sur les

conditions et le bilan exacts des persécutions visant les juifs pendant la

Seconde Guerre mondiale, le président Ahmadinejad — que les électeurs

iraniens viennent d’ailleurs de rappeler (Dessin de CHARD.)

3:HIKMPD=[UXUZ[:?c@h@t@l@a; M 02536 - 2791 - F: 3,05 E

Imprimé en France/Printed in France

N° 2791 — 22 DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL 2

ment en France mais dans toute l’Europe ?

A moins évidemment que les intérêts

en jeu — la survie du courageux petit

Etat et la culpabilisation in aeternum

des autres — ne soient considérés über

alles par la Communauté internationale

qui, Union européenne en tête, a été

unanime à flétrir la conférence de Téhéran. La palme revenant à l’Allemagne

d’Angela Merkel et à la France de

Jacques Chirac, lequel, s’asseyant

joyeusement sur le principe de séparation des pouvoirs, a enjoint au ministre

de la Justice d’ouvrir une enquête préliminaire, l’objectif étant bien sûr l’inculpation de Robert Faurisson pour ses

propos tenus en Iran.

Obtempérant à l’injonction du Premier

ministre israélien Ehoud Olmert qui, le

13 décembre, l’avait prié d’intervenir

« personnellement et publiquement »

auprès des chrétiens pour protester

contre la « négation de l’Holocauste »,

Benoît XVI a quant à lui défini la Shoah

comme « une tragédie épouvantable, »

ajoutant que « le souvenir de

ces faits terribles doit rester

comme un avertissement pour

les consciences ».

A l’évidence, même si le

XXe siècle a été fertile en

« faits terribles » dont beaucoup, ceux imputables au

marxisme, semblent déjà

oubliés. Mais s’interroger sur le

déroulement d’une tragédie

n’interdit nullement d’en

conserver le souvenir. Pourquoi, dès lors, en France

comme en Allemagne, en Belgique comme en Suisse, ces

lois-muselières réprimant férocement toute recherche malgré les

vigoureuses protestations et les pétitions (voir RIV. des 13 décembre 2005

et décembre 2006 ainsi que le dossier

« Liberté pour l’histoire » dans la livraison de février 2006 d’Ecrits de Paris)

émises en France par la communauté

historienne ?

La nouvelle inquisition doit se faire une

raison : quel qu’en soit le

sujet, le révisionnisme est

la respiration même de

l’histoire, cette « fille du

temps » selon Shakespeare. D’ailleurs, au

moment même où se

déroulait la conférence de

Téhéran, Ehoud Olmert

interrogé par la chaîne de

télévision allemande SAT 1

sur le « péril nucléaire iranien », opinait et affirmait :

« L’Iran menace ouvertement, explicitement et

publiquement de rayer

Israël de la carte. Pouvezvous dire que c’est une

chose comparable lorsqu’il

aspire à posséder des

armes nucléaires comme

l’Amérique, la France,

Israël, la Russie ? » CQFD.

Même s’il le niait avec obstination depuis 1967, date

à laquelle il acquit la maîtrise de l’atome — grâce

entre autres à notre pays,

avant d’être aidé par

ECHOS DE MARSEILLE

13 ANS, VIOLÉE

ET MENACÉE

Comme ils ne sont âgés que de 13 à

15 ans, il y a peu de chances que l’on

connaisse un jour l’identité — ou simplement les prénoms — des six salopards qui,

pendant deux mois, ont violé une gamine

de 13 ans et demi. Le premier viol, commis peu après la rentrée scolaire, dans les

toilettes d’un collège marseillais, a été

filmé au moyen d’un téléphone portable.

Cet enregistrement a servi de moyen de

pression sur la victime : ou bien elle

acceptait d’autres rapports sexuels, avec

d’autres garçons, ou bien la vidéo était diffusée dans tout le collège.

La grosse presse s’est saisie de ce fait

divers sordide, pour mettre l’accent sur

l’état d’esclavage dans lequel la femme est

“ENCORE” maintenue en France…

Alors que, constatant la régression —

réelle — de la condition féminine dans

notre pays, il faudrait plutôt se demander

quels ont été les facteurs qui ont conduit

à cette dégradation, notamment l’importation massive de populations pour lesquelles la femme a un statut inférieur.

UNE CHAPELLE

INCENDIÉE

EN REPRÉSAILLES

Sur décision de justice, à Marseille, une

équipe de maçons avait muré l’entrée

d’un local commercial exploité sans bail

ni la moindre autorisation et qui, depuis

le début du ramadan, servait de mosquée

clandestine. Dans ce quartier encore plus

ou moins tranquille, les maçons avaient

quand même dû travailler protégés par la

police… La réponse n’a pas tardé : dès le

lendemain soir, une dizaine de Jeunes,

tous encagoulés, ont mis le feu à la porte

d’une chapelle voisine. Cet incendie a été

accompagné d’inscriptions telles que :

« Réouverture de la mosquée ou la violence toute

l’année ». La double conclusion va de soi : 1) les

incendiaires n’ont pas été arrêtés ; 2) ni

Chirac ni Sarkozy ni Gaudin, le sénateurmaire de Marseille, ne se sont émus de

l’incident.

GAUDIN CABOT DANS

“PLUS BELLE LA VIE”

La série télévisée « Plus belle la vie » est

l’un des fleurons de la surenchère politiquement correcte qui gangrène la société

en général, la télévision en particulier

(voir page 11).

Cette série, qui se déroule à Marseille,

est d’une simplicité désarmante: la présence de quelques pourris, tous d’extrême

droite, est heureusement compensée par

une foule de gens sympathiques : Maghrébins, homosexuels militants, cultureux

subventionnés bref, que des “citoyens”,

comme on dit aujourd’hui. Sénateurmaire de Marseille, vice-président du

Sénat, numéro deux de l’UMP de Sarkozy, Jean-Claude Gaudin ne pouvait

faire moins que de donner sa caution à

cette entreprise. On le verra donc, jouant

son propre rôle, dans un prochain épisode

de la série dont il mariera deux des protagonistes.

L. D.

Robert Faurisson, que l’on voit ici à

Téhéran en compagnie de Lady Michele

Renouf (ex-Miss Nouvelle-Zélande et

désormais avocate du révisionnisme) et

du rabbin Weiss, sera-t-il poursuivi (ainsi

que Georges Theil) pour sa participation

à la conférence révisionniste ? Non seulement Chirac a saisi la Place Vendôme

le 15 décembre — le jour même où sortait le jeu de société « Jack Pote », sorte

de Monopoly, inspiré de la vie de l’ancien maire de Paris et montrant quels

délits un pourri doit commettre pour

accéder à l’Elysée — mais le ministre des

Affaires étrangères Douste-Blazy lui

« étudie la question » (à quel

titre ?) après avoir été saisi

par de nombreuses associations “représentatives” dont

la LICRA, la Fondation pour

la Mémoire de la Shoah (présidée par Simone Veil) et

l’Union des déportés d’Auschwitz. Toutes ont exprimé

l’horreur que leur inspirait

« un congrès réunissant tous ceux

qui, depuis des années, nient la

réalité historique de la Shoah » et

veulent ainsi « tuer une seconde

fois les millions de victimes de la

barbarie nazie ».

Pour tenter de convaincre les

sceptiques, les anciens déportés ont invité les participants à

la conférence de Téhéran à

« visiter en leur compagnie le camp

de concentration et d’extermination

d’Auschwitz-Birkenau ». Seront-ils cornaqués

dans cette visite par l’excellent guide officiel Standjik qui, en raison de son érudition et de sa parfaite maîtrise de notre

langue, fut d’ailleurs celui de Jacques Chirac lors du déplacement de ce dernier, et

qui prend soin de préciser aux touristes

que la seule chambre à gaz visible « n’a

servi qu’une fois, à titre expérimental, pour 241

déportés » ? Rappelons aussi qu’à Auschwitz, le nombre officiel des disparus a été

diminué du tiers au cours des

années 1990, passant de plus de 4 millions

de victimes à 1,2 million. On s’étonne

donc que dans sa notule “Histoire” du

13 décembre, Le Monde, quotidien de référence, ait encore retenu le chiffre de

« 6 millions de morts », qui « s’est imposé dès

l’après-guerre ». Dans son livre « Les Crématoires d’Auschwitz » (1994), l’“exterminationniste” Jean-Claude Pressac privilégiait

quant à lui une “fourchette” de 630 000 à

710 000 victimes.

CE BEUR N’AIME

PAS LES BLACKS

Six mois de prison ferme, 8 000 euros

d’amende et d’importants dommages et

intérêts à verser aux plaignants, c’est le

jugement (bien plus sévère que les réquisitions du parquet) rendu le

14 décembre par la XIIe Correctionnelle

de Nanterre à l’encontre de l’acteur

Samy Naceri, poursuivi pour outrages et

injures racistes envers des policiers et

surtout l’un d’entre eux, un Antillais

qu’il avait traité de « sale Nègre » en mars

dernier. L’acteur beur, qui avait plaidé

que « ce racisme ne lui ressemblait pas »

mais s’expliquait peut-être par le fait

qu’il avait avalé « une boîte de Lexomil et 15

whiskies », aurait-il été aussi lourdement

condamné s’il s’était borné à insulter des

“flics-jambon” ?

Naceri a déjà été condamné sept fois

pour injures, coups et blessures, et c’est

de ce chef qu’il devait à nouveau comparaître le 18 décembre, cette fois à

Paris, pour le tabassage d’un client dans

un restaurant de la capitale.

l’Afrique du Sud et les Etats-Unis —,

l’Etat hébreu est donc bien une puissance nucléaire. Le Premier ministre

israélien a-t-il confirmé le fait par maladresse comme l’ont dit les media, ou

bien plutôt par calcul, pour tout à la fois

intimider l’Iran et mieux faire passer, à

la faveur de l’émotion engendrée par la

« honteuse conférence négationniste »,

la tardive reconnaissance d’une situation d’ailleurs connue de tous ?

En tout cas, à sa manière, Ehoud

Olmert est lui aussi un révisionniste…

<galic@rivarol.com>. _____

*Les Fusillés. 197 pages, 22 €. Editions

de l’Atelier.

SUITE DE L’EDITORIAL

Une conférence et ses conséquences

Ecrits de Paris

AU SOMMAIRE DE DÉCEMBRE 2006

Camille GALIC : La condamnation à mort de Saddam Hussein n’aura pas sauvé

Bush — Jim REEVES : Un petit-fils de Kényan, de sang royal écossais, premier

président noir des USA ? — Jérôme BOURBON : Banlieues occupées, un an après,

rien n’a changé ! — Petrus AGRICOLA : Alsace : ultime combat d’une identité

régionale contre le cosmopolitisme — Jacques-Marie URVOY : Bloc-notes d’un

catholique, de Greene à Littell — Ghislain de DIESBACH : Physiologie des restaurants parisiens — Carrefour des lecteurs — Louis FONTAINE : Le Noël du soldat ou le sanctuaire de sainte Anne à Jungholtz — Arnaud CHALLE : Espagne

1936, une guerre civile et de si… viles légendes ! — Bibliothèque — Patrick LAURENT : Bons et mauvais élèves — Notes de lecture.

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris. Prix : 5 €. Abt un an : 43 €.

Chèques à l’ordre d’Editions des Tuileries

Spécimen gratuit sur simple appel au 01-53-34-97-97 ou <contact@rivarol.com>.

(Dessin de CHARD.)

L’UNION DES

PATRIOTES,

C’EST PARTI !

A l’heure où nous nous apprêtons à

envoyer ce numéro à l’imprimerie,

Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret

reçoivent ensemble la presse à Montretout, pour annoncer l’accord intervenu entre le président du Front

national et celui du MNR. Quelles en

sont les modalités pratiques et les

perspectives ? Il est évidemment trop

tôt pour le dire et pour parler de réintégration mais Bruno Mégret a

exprimé son soutien explicite à la

campagne de Jean-Marie Le Pen, ce

qui devrait donner à cette campagne

un fort coup d’accélérateur, au moins

psychologique, en remobilisant les

nationaux. Ceux-ci ont reçu un

cadeau de Noël inespéré. Il serait

maintenant criminel de les décevoir.

L’Equipe de RIVAROL.

J

EAN-MARIE LE PEN a parfaitement

résumé l’adoption par les députés du

projet de loi constitutionnel sur la

Nouvelle-Calédonie en la qualifiant de

« triple forfait » : « A l’égard de la Nation,

puisque c’est un pas de plus vers une

sécession d’une partie du territoire national. A l’égard de la République, puisque ce

texte viole directement le principe d’égalité des citoyens. A l’égard de

la Démocratie, puisqu’il exclut

certains citoyens du droit de

vote, mais aussi puisque le

texte a été déclaré adopté sans

que soit organisé un scrutin

public ni même un vote à main

levée. Afin de masquer les divisions de l’UMP, le pouvoir a

supprimé le vote. Cela s’appelle une dictature. »

C’est en effet dans des conditions inouïes, dignes d’une

royauté africaine, que, le

13 décembre, ont été votés (par

moins de cent députés !) ce

texte et notamment son

article 77 définissant quels

électeurs pourront participer

aux futurs scrutins sur le

“Caillou” et au référendum

d’autodétermination prévu au

plus tôt en 2014. Or, cette disposition proprement scandaleuse, alors qu’il n’est question

que de lutte contre les discriminations puisqu’il s’agit de

“geler” le corps électoral de

1998 — en clair : d’empêcher

toute personne installée sur le

territoire après cette date de

voter aux élections territoriales et provinciales ainsi qu’au référendum de 2014 —

a été adoptée sans scrutin public et donc

sans comptage !

Pourtant, cette mesure, annexée aux

accords de Nouméa en 1998, signés par la

gauche alors au pouvoir mais avec la totale

complicité du traître Jacques Lafleur et de

Jacques Chirac, viole si évidemment le

principe d’égalité devant le suffrage en

créant une catégorie de sous-citoyens que

le Conseil constitutionnel n’avait pu que

censurer cette proposition en 1999. Le successeur de Mitterrand avait promis, lors

d’une tournée dans les Dom-Tom en 2003,

de régler la question avant la fin de son

quinquennat. C’est manifestement ce qu’il

est en train de faire… dans la tradition

socialiste.

UNE CLASSE POLITIQUE

UNANIME DANS LA TRAHISON

Car il ne fait aucun doute que la disposition scélérate sera entérinée en janvier par

le Sénat comme elle l’a été la semaine dernière par l’Assemblée nationale, puis,

avant la présidentielle, par les Chambres

réunies en Congrès.Toute la gauche y est

favorable, ainsi que l’UDF, le gouvernement et une large majorité de l’UMP. Soit

tous ceux qui défendent le droit de vote des

immigrés en métropole ! On veut faire

voter des étrangers en France et on enlève

à des Français le droit de vote dans leur

propre pays. Si cela ne s’appelle pas une

trahison et une forfaiture, les mots n’ont

plus de sens. Devant un tel acharnement

antinational, comment ne pas croire à la

volonté délibérée d’en finir à tout prix avec

la France et les Français ? Avis aux naïfs

qui, malgré l’évidence aveuglante des

faits, ne croient pas aux thèses du complot

ni en France ni dans l’Eglise.

En fait, depuis vingt ans, il s’agit pour

les pouvoirs publics de conduire coûte

que coûte la Nouvelle-Calédonie vers une

indépendance dont la majorité des habitants ne veut pas. Déjà, en 1988, les

accords de Matignon entre le porteur de

valises du FLN, Michel Rocard, le chef

du FLNKS, feu Jean-Marie Tjibaou, et le

chef du RPCR (le RPR calédonien)

Jacques Lafleur, prévoyaient un référendum d’autodétermination en 1998 avec

une disposition similaire : il fallait dix

ans de présence ininterrompue dans l’archipel pour pouvoir participer au référendum de 1998. C’était déjà le gel du corps

électoral. Mais à l’approche de ce scruN° 2791 — 22 DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL 3

tin, il apparut que subsistait une large

majorité hostile à l’indépendance de la

Nouvelle-Calédonie, malgré le tripatouillage des accords de Matignon. Autre

forfaiture, on renonça donc au référendum prévu pour signer entre Jospin,

Lafleur et le FLNKS les accords de Nouméa que l’on s’empressa de faire avaliser

aux Néo-Calédoniens.

Dans le texte voté dans l’archipel, on

s’était toutefois bien gardé d’évoquer la

question du gel du corps électoral de 1998,

une mesure directement issue d’un pacte

secret passé entre Jacques Chirac, le

RPCR-UMP et les indépendantistes. Ce

qu’a reconnu dernièrement le FLNKS

Néaoutyne qui a expliqué que cette question délicate (le retrait du droit de vote

pour les Français arrivés après 1998) ne

devait pas être abordée avant les élections

locales de 2004 en Nouvelle-Calédonie

pour ne pas perturber le scrutin, en accord

avec les parties signataires.

UN LARGAGE PROGRAMMÉ

DE LONGUE DATE

Le largage de la Nouvelle-Calédonie est

donc programmé, ce qui relève de la haute

trahison quand on sait l’importance géostratégique pour la France de conserver ce

territoire des antipodes riche en minerais

(il est vrai bradés à l’étranger comme l’exposait René Blanc dans notre n° du

10/11/06), idéalement situé et qui permet à

notre pays de disposer d’un des plus grands

espaces maritimes au monde. Tout est donc

fait pour minimiser le rôle de nos compatriotes dans l’archipel. Or honnêtement,

que serait aujourd’hui la Nouvelle-Calédonie sans les Blancs ? Il faut savoir que

depuis dix-huit ans, toutes les donnnées

démographiques locales sont fausses, l’objectif étant de minorer le nombre des nouveaux arrivants de métropole, qui seront

donc dépouillés du droit de vote.

L’augmentation considérable de la

consommation d’électricité, du nombre

de voitures, l’impossibilité de se loger

dans la région Sud alors que depuis dixhuit ans la construction est dans une

phase de continuelle expansion montrent

surabondamment que la population globale a certainement dépassé les 300 000

âmes bien que l’on continue à l’évaluer

autour de 200 à 220 000. Il y a donc une

forte probabilité pour que la communauté

la plus nombreuse ne soit ni celle des

Kanaks, ni celle des Caldoches, ni celle

des Polynésiens, mais celle des “Zoreils”

et plus certainement encore celle des

“Zoreils” interdits de droit de vote qui

depuis une quinzaine d’années se sont

installés dans le territoire par dizaines de

milliers. Ceux-là sont de plus en plus

rétifs, conscients de leur nombre et de

leur importance économique. Mais

comme ils sont la majorité silencieuse et

n’appartiennent pas aux fameuses

« minorités visibles », les pouvoirs

publics n’en ont cure. Pire : ils les méprisent ouvertement.

SARKOZY, OPPOSANT

EN PEAU DE LAPIN

Pour éviter cependant que les Français ne

mesurent l’infamie qu’ils sont en train de

commettre, le gouvernement et

les différents partis politiques

représentés à l’Assemblée

nationale accélèrent donc le

mouvement. La seule opposition très (relative) venait de

Nicolas Sarkozy. Non bien sûr

qu’il ait le moindre souci des

Français du “Caillou” mais

parce que le candidat déclaré à

l’élection présidentielle de

2007 redoutait que le Front

national ne fît « son miel de

cette réforme ». Après un vif

échange avec le Premier

ministre, Sarkozy s’est toutefois incliné. Et Bernard

Accoyer, président du groupe

UMP à l’Assemblée nationale,

indiquait à son groupe la

marche à suivre en déclarant

benoîtement : « Il s’agit d’un

engagement de la France. Je

pense que le Parlement suivra

la voie que le gouvernement

souhaite emprunter, qui est

celle de la continuité de la

parole de la France. » Il faut

une sacrée dose de cynisme et

d’irresponsabilité pour appeler

parole de la France un pacte

secret négocié avec des virtuoses de la

machettes, tueurs de gendarmes français !

La messe est dite : hormis une poignée

de parlementaires UMP, dont Jacques

Myard et le député calédonien Pierre Frogier (« Qui peut penser qu’un accord qui

a été signé en 1998 peut valoir pour vingt

ans ? La vie évolue, les partis politiques

évoluent, donc il faut rouvrir ce dossier

et évoquer les malentendus » avait-il vainement plaidé), l’Assemblée nationale a

Nouvelle-Calédonie :

les “Métros” privés de vote !

Le 13 décembre, alors même que l’Assemblée nationale française émettait un vote

conduisant à l’indépendance de la NouvelleCalédonie, l’Assemblée de Polynésie française votait par 29 voix sur 57 la censure du

gouvernement d’Oscar Temaru, ce qui

ouvre la voie à l’élection d’un nouveau président. Bien évidemment, le longtemps

inamovible et très corrompu sénateur UMP

Gaston Flosse se voit déjà retrouvant son

fauteuil puisqu’il a réussi à fédérer autour

de lui, au moins le temps d’un vote, l’opposition autonomiste contre l’indépendantiste

Temaru, lâché par deux de ses proches. L’un

d’eux, maire de Rangiroa, expliquant son

virage par « la répétition de propos racistes (?)

tenus par le camp indépendantiste ». Déjà victime d’une motion de censure en

octobre 2004, Temaru avait refusé de quitter le pouvoir, faisant occuper la présidence,

les ministères et les bâtiments publics par

ses sympathisants. En ira-t-il de même cette

fois ou, comme la constitution polynésienne le prévoit, l’élection du nouveau président aura-t-elle eu lieu le 21 décembre ?

Inutile de dire que l’Elyséen, dont Flosse est

un intime, suit de très près la situation.

NEKKAZ SUPERSTAR

Info ou intox ? Le premier des « petits candidats » à avoir obtenu ses 500 parrainages

ne serait pas l’eurodéputé Le Pen, ni Philippe de Villiers, pourtant président de

conseil général, ni même son homologue

centriste François Bayrou, mais le Beur

Rachid Nekkaz, président du Club des Elus

Allez France. Sur son site <nekkaz.com>, il

s’enorgueillissait même le 14 décembre

d’avoir obtenu 500 signatures de maires

urbains et 501 de maires en zone rurale.

Si c’est exact, que penser de ces édiles saisis par la discrimination positive comme

M. Le Trouhadec par la débauche ?

BOVÉ AU BALLON

(D’OXYGÈNE ?)

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