Search This Blog

Translate

خلفيات وصور / wallpapers and pictures images / fond d'écran photos galerie / fondos de pantalla en i

Buscar este blog

11/21/25

 


car ils étaient athées, dénonçaient le “judéochristianisme”, considéraient les Juifs

comme une race (qu’ils jugeaient biologiquement différente, voire inférieure à ce

qu’ils appelaient eux-mêmes la « race

aryenne »), et reprochaient aux antisémites

catholiques de laisser aux Juifs une porte de

sortie par la conversion. Occulté par l’affaire

Dreyfus, l’antisémitisme de gauche a resurgi

à la fin des années 1930, lorsque bon nombre

de socialistes ancrés dans leurs convictions

pacifistes ont eu le sentiment que les Juifs

poussaient à la guerre.

Propos recueillis par

Jérôme BOURBON.

Entretien avec Jean-Claude Valla : “Les socialistes,

éléments moteurs de la Collaboration”

CHARLES TILLON PLUS FORT

QUE LAENNEC ET CADOUDAL

A Rennes, le Lycée technique Laennec ayant été rénové, le Rectorat a décidé de le

rebaptiser Lycée Charles Tillon. Heureusement qu’on a un gouvernement de droite,

sinon c’eût été carrément le Lycée Lénine ou Staline !

Le prétexte de ce changement ? Charles Tillon a été élève de cet établissement avantguerre. Mais la vraie raison, c’est que la FSU (syndicat proche, très proche, du Parti

communiste) règne plus que jamais sur l’Académie de Rennes, et peut imposer sa loi au

Rectorat.

Celui-ci, quand le Conseil d’Administration d’un collège public du Morbihan proposa,

vers 1990, de prendre le nom de Georges Cadoudal, refusa sèchement, au motif que ce

grand homme posait des bombes. On voit qu’il y a bombes et bombes, et que celles

des FTP de Charles Tillon sont recommandées. Comme fait dire Michel Mohrt à un

personnage de Mon Royaume pour un cheval, « vous verrez qu’il n’y aura que les chouans

et les miliciens (de 1943-1944) à avoir commis des crimes » (cité par Bergeron et Randa

dans leur Dictionnaire, éd. Dualpha).

LE 7 novembre, au soir

des élections américaines de mi-mandat, la

caste intello-médiatique occidentale saluait le retour des

sauveurs Démocrates. Le lendemain, on apprenait que le

président de la Chambre des

représentants, troisième personnage de l’Etat, serait, pour

la première fois dans l’Histoire

des Etats-Unis, une femme :

Nancy Pelosi. De surcroît issue

d’une minorité, opposée à la

guerre d’Irak et d’extrêmegauche. Puis Donald Rumsfeld

annonçait son départ. Son remplaçant, Robert Gates, partisan

d’un retrait rapide d’Irak, était

aussitôt adoubé par le Comité

ad hoc du Sénat, derrière son

futur chef de file Démocrate,

Carl Levin. Sur quoi l’Iraki

Study Group, machin bipartisan auquel participait Gates et

présidé conjointement par l’ancien secrétaire d’Etat Jim

Baker et le Démocrate Lee

Hamilton — vieux cheval de

retour du sérail —, présentait

un rapport semblant prendre à

contre-pied la politique moyenorientale de Georges Bush. N’y avait-il

donc pas ample matière à justifier l’euphorie générale ?

LA CHORALE ISRAÉLIENNE

ET SES CHEFS

Certes. Sauf que Nancy Pelosi, John Murtha, Dennis Kucinich et les quelques Démocrates favorables au retrait immédiat des

troupes US sont fort esseulés. 64 % des candidats Démocrates aux dernières élections

s’y étaient déclarés opposés, à l’instar de

Sylvestre Reyes, prochain président du

Comité Parlementaire sur le Renseignement

et qui, subordonnant ce retrait à la dissolution des milices, réclame l’envoi de 30 000

GI’s en plus. D’ailleurs, l’Italienne Pelosi est

loin de faire l’unanimité à la Chambre.

Depuis 1987, date de sa première élection,

son combat au service de la mondialisation

a suscité peu d’adhésion. En revanche, son

implication dans un maelström de corruption

et de népotisme lié au scandale immobilier

des chantiers navals Hunter Point de San

Francisco n’a pas fini de faire des vagues.

Enfin son activisme en faveur d’Israël —

« Les USA et Israël sont liés de manière

indéfectible, à la paix à la guerre, pour le

meilleur et pour le pire » dérange depuis que

les universitaires Mearsheimer et Wald ont

exposé les manigances de l’AIPAC (RIV. du

7 avril 2006).

J’expose dans la livraison d’Ecrits de Paris

à paraître en janvier le pouvoir qu’à la tête

du Comité du Congrès pour la Campagne

Démocrate détient l’élu de l’Illinois Rham

Emanuel. Répartissant les aides aux candidats, c’est lui qui impose ses choix. Or cet

ancien conseiller de Clinton, fils d’un compagnon de Menahem Begin dans l’organisation terroriste Irgoun, est d’abord un militant sioniste, que le regretté Sherman Skolnick, journaliste franc-tireur, tenait pour le

directeur adjoint du Mossad en Amérique du

Nord. Devenu le chef de file des néo-conservateurs Démocrates, il fait siens dans un

livre récent, « The Plan : big Ideas for America », tous les thèmes chers aux neo-cons

“bushiens” : « l’Amérique doit conduire le

monde dans son combat contre le terrorisme… consolider nos forces spéciales…

accroître de 100 000 unités nos effectifs

militaires… pour protéger nos libertés

civiles, créer une nouvelle force anti-terroriste etc. ».

Un discours bien reçu dans le camp Démocrate. Dans son dernier éditorial de RIVAROL justement consacré à ce « catalogues

de bonnes intentions » qu’est le Rapport

Baker-Hamilton, Camille Galic évoquait

justement les retombées du voyage que

Tzipi Livni, la ministre des Affaires étrangères israélienne, vient de faire à Washington. Elle en profita pour présider une discrète conférence au Saban Center for Middle

East Policy du Brooking’s Institute. De

celui-ci, Mearsheimer et Wald observent :

8 N° 2791 — 22 DÉCEMB

« Aujourd’hui (sa) réorientation

est financée par Haïm Saban, un

ardent sioniste. Ce qui autrefois

était une fondation indépendante appartient maintenant à

la chorale israélienne ».

VERS LA “DESTRUCTION CRÉATIVE”

Haïm Saban, c’est l’homme

qui monte et qui compte. Les

13 millions de $ qu’il a versés

au Saban Center ne sont

qu’une partie de ce qu’il aura

distribué au Parti

Démocrate — 7 millions de $

rien que sous Clinton — et en

Israël. Cet ami personnel de

l’ancien Président — qui s’est

offert il y a quelques mois le

premier empire médiatique

d’Europe, celui de l’Allemand

Léo Kirch — se présente

comme « un Démocrate qui

veut renforcer le Patriot Act ».

« Sur les questions de sécurité

et de terrorisme je suis, dit-il,

un super-faucon ». Proche

d’Ariel Sharon, il n’avoue

« qu’une seule obsession :

Israël ».

De la réception de Tzipi Livni, Yedioth

Internet précise que l’ordre du jour embrassait « une pléthore de sujets sur la situation

au Liban, la menace du Hezbollah, le

contrôle de l’autorité palestinienne par le

Hamas, les tirs continuels de fusées Qassam,

la menace iranienne, le défi représenté par

l’alliance Iran/Syrie/Hezbollah, etc. ». Aussi

ce que dit des participants l’Agence Télégraphique Juive ne manque pas d’intérêt. Parmi

« de nombreux représentants de l’administration Bush et de législateurs israéliens » figuraient David Welsh, l’envoyé spécial de Bush

dans la région, Shimon Peres, vice-Premier

Ministre, les époux Clinton, Amos Yadlin,

directeur du Renseignement militaire israélien et Avigdor Lieberman, ministre du Planning stratégique. Celui-ci, ami intime de

Saban — « Quand il y a une attaque terroriste, aime à dire ce dernier, je deviens Lieberman. Parfois je suis plus à droite que

lui » —, serait selon le pacifiste Uri Avnery,

membre de la Knesseth, un partisan farouche

du “transfert” des Arabes israéliens et il aurait

menacé de détruire l’Egypte en faisant sauter

le barrage d’Assouan !

Que vient faire dans un tel agencement un

Robert Gates, salué par toute une extrêmegauche internationale qu’exaspérait Rumsfeld ? A l’ombre de William Casey, il a

grandi dans une CIA orthodoxe dont il fut

par deux fois le directeur, sous Reagan puis

George T. Bush. Pendant quinze ans, il

aura été, avec le Mossad, de tous les coups

fourrés dénoncés par cette même extrême

gauche : otages de Téhéran, libération

magouillée de ces otages lors de la présidentielle Carter/Reagan, guerre Iran-Irak,

Irangate, IrtanContraGate (échanges

armes/drogue), enfin la création en Afghanistan de ce qui allait devenir la fantomatique Al Qaïda. En juin 1991, Carl Levin

s’était opposé à sa nomination à la tête de

la CIA. Evoluant, comme James Baker, au

sein d’une cabale qui avait d’autres soucis

que le nationalisme juif, il était détesté des

Israéliens et en particulier d’Itzhak Shamir. Ainsi que des néo-conservateurs en

pleine ascension. En sorte que sa

remarque, sitôt arrivé, sur « Israël, seul

Etat du Moyen Orient à posséder l’arme

nucléaire » ne pouvait qu’ajouter aux

colères glacées suscitées par nombre des

conclusions du rapport Baker, dont Ledeen

s’indigne que « l’approche s’apparente à

un activisme de l’apaisement ». Tandis que

Michaël Rubin menace : « Les calculs

froids et réalistes de Baker pourraient

livrer l’Irak à l’Iran. »

Pourtant personne ne croit en ce plan que

rejettent Israéliens et Irakiens. Le retrait

des forces combattantes US satisfera

L e s j eux t r è s dang e

L’Iran cité en exemple par une agence de l’O

rant et a dû fort déplaire à George Bush. En

politique de prévention et de répression de la

des Nations Unies sur les Drogues et la Crimin

la République des mollahs.

Infesté d’héroïne venue d’Afghanistan et ven

quants, peut-être dans un but de déstabilisation

ciers et militaires tués et 15 000 autres grav

contre le narco-trafic afghan, a en effet fait e

cours des dix dernières années. Mais il ne s’est

de l’UNODC, Roberto Arbitrio, constate ain

l’épine dorsale d’une politique de réinsertion, qui s’ar

de soins ». M. Arbitrio, qui a organisé une vi

niennes, rapporte aussi que ces magistrats « o

prévention anti-sida en Iran ; pour beaucoup de ces

avancée qu’en certains pays d’Europe en milieu carcéra

CONTESTATION M

L’OCCUPATIO

Pour la première fois depuis l’invasion de l’Ir

taires d’active, de la réserve et de la Garde nati

ton le 13 décembre contre l’occupation de ce p

fistes, nous ne sommes par contre la guerre mais nous

de marine Jonathan Hutto.

Le Pentagone redoute que les contestataires d

certes tous ceux qu’angoisse l’hécatombe

de GI’s planant sur les échéances présidentielles de 2008. Mais de retrait total, il

n’est nullement question, et imagine-t-on

vraiment que l’armée irakienne puisse

désarmer les milices en quelques mois ?

Dès lors, le Plan Baker/Hamilton serait

strictement à usage interne ainsi qu’il est

du reste exposé en préambule : « Le succès

dépend de l’unité du peuple américain en

ce temps de polarisation politique… La

politique étrangère est condamnée à

l’échec si elle n’est pas soutenue par un

consensus aussi large que solide. ». D’où

l’insistance sur le caractère “bi-partisan”

de la mission. Républicains et Démocrates

ouvrent leur parachute : en cas d’échec le

bon peuple n’aura qu’à s’en prendre à luimême. Ou bien un leurre pour détourner

des vrais enjeux ?

Prêtons l’oreille à ce qui se dit et se passe

derrière l’écume du bobard médiatique.

Lors de l’invasion du Liban, Condoleeza

Rice, accolée à Olmert, proclame : « En un

sens, nous voyons là (dans l’opération libanaise) le développement — « dans les douleurs de l’enfantement » — d’un Nouveau

Moyen Orient. Et nous ne

reviendrons pas vers l’ancien. » Marc LeVine,

Pr. d’Histoire du Moyen

Orient à l’Université de Californie, Juif et radical antisioniste, pose un regard

lucide sur ces faits : « Les

globalistes néo-libéraux

(Démocrates) et néo-conservateurs (Républicains), vient-il d’écrire, s’empareront de

la « destruction créative » — référence

évidente à la « terrifiante force révolutionnaire de la destruction créative » de

Michaël Ledeen — « comme une manière

de décrire le processus par lequel ils

entendent imposer leurs nouveaux ordres

mondiaux ».

Au-delà du Plan Baker/Hamilton et des

remue-ménage de Congrès, cette « destruction créative » est en fait ce que Joshua

Muravchnik, ancien président de la Ligue

des Jeunes Socialistes dans les années

1970 et jusqu’au-boutiste-“néo-con”

pathologique de l’American Enterprise

Institute, exprime avec la brutalité de son

camp : « Se préparer à bombarder les installations nucléaires iraniennes devrait

être une priorité absolue dans les deux

années à venir… Ce que doit faire le président Bush avant de s’en aller… Préparons-nous intellectuellement maintenant

afin d’être prêts à passer à l’action le

moment venu. »

Peut-être en effet que tout le reste n’est

que de l’écume…

Jim REEVES.

Le “Nouveau Moyen-Orient” :

Un train fou lancé sur ses rails

(Dessin de CHARD.)

Noël 2006

Pour faire plaisir, pour nous aider,

pourquoi ne pas (vous) offrir un abonnement

à prix SPÉCIAL :

● RIVAROL : 80 € (au lieu de 104 €)

chèque à l’ordre des Editions des Tuileries

● Ecrits de PARIS : 32 € (au lieu de 43 €)

chèque à l’ordre des Editions des Tuileries

Tarifs spéciaux (France uniquement) réservés jusqu’au

31 JANVIER 2007 aux lecteurs n’ayant jamais été abonnés

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris

Héroïne et sida :

cité en exemp

9

servi dans les troupes commandos d’Extrême-Orient et en Corée, déclare devant le

National Security Council que cette « politique de la défaite » entrait dans les plans

de la guerre froide. C’est après 1956 que le

colonel Corso, assigné au Comité de coordination des opérations du conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche,

découvre cette politique de la “non-victoire” opérée au profit de la guerre froide

et de l’expansion du communisme.

En revanche, la lutte pour le monopole de

l’opium s’intensifie. Dans ce trafic, nous

trouvons des militaires appartenant au haut

commandement de l’armée vietnamienne,

comme le général Dang Van Quang,

conseiller militaire du président Nguyen

Van Thieu pour la sécurité… Quang organise un réseau de stupéfiants par l’intermédiaire des Forces spéciales vietnamiennes

opérant au Laos, un autre fief de la CIA.

Le général Vang Pao, chef de tribu des

Meo, reçoit l’opium à l’état brut cultivé

dans toute la partie nord du Laos et le fait

acheminer à Thien Tung à bord d’hélicoptères appartenant à une compagnie de la

CIA, Air America. Thien Tung est un

énorme complexe construit par les EtatsUnis. Il porte le surnom de « Paradis des

espions ». C’est ici que l’opium du général

Pao est raffiné pour devenir de l’héroïne

blanche. La CIA intervient à ce stade de la

fabrication pour sa distribution. Et Vang

Pao dispose à cet effet d’une ligne aérienne

personnelle. Dans le milieu, elle est appelée « Air Opium ».

DE L’HEROÏNE DANS

LE CERCUEIL DES GIS !

Les points essentiels du trafic sont établis

à proximité des bases aériennes américaines comme celle de Tan Son Nhut. Une

partie de la drogue est d’ailleurs destinée à

la consommation des militaires américains.

Chapeauté par les réseaux de Quang, la

plus grande part de la production est expédiée à Marseille d’où elle part à Cuba, via

la Floride. Là-bas, le gang des Santos Trafficante contrôle le marché. Ce détour est

essentiel ; il faut récupérer les paquets

d’héroïne dissimulés à l’intérieur des corps

des soldats américains morts que l’on rapatrie. De plus, leur sort indiffère les représentants politiques. Le secrétaire d’Etat

Henri Kissinger déclarera aux journalistes

Woodward et Berristein du Washington

Post que « les militaires sont stupides, ils

sont des animaux bornés dont on se sert

comme des pions pour les intérêts de la

politique extérieure ». Les bénéfices seront

investis en Australie, à la Nugan Hand

Bank.

Le cas du Cambodge est semblable à

celui de ses voisins. Après son invasion par

les Etats-Unis en mai 1970, un autre réseau

voit le jour. Des régions entières sont destinées à la culture de l’opium. La contrebande est contrôlée par la marine vietnamienne. Elle dispose de bases à Phnom

Penh et le long du Mékong. Une semaine

avant le début des hostilités, une flotte de

140 navires de guerre de la Marine vietnamienne et américaine commandée par le

capitaine Nyugen Thaanh Chau pénètre au

Cambodge. Après le retrait des troupes

américaines, le général Quang, considéré

dans son pays comme un grand trafiquant

d’opium, séjourne quelque temps sur la

BRE 2006 — RIVAROL

base militaire de Fort Chaffee dans l’Arkansas, et s’installe à Montréal ! Concernant la Birmanie, elle produit en 1961

quelque 1 000 tonnes d’opium, que

contrôle Khun Sa, un autre valet de la CIA.

Le gouvernement américain est son unique

acquéreur.

L’ERADICATION

DE LA CONCURRENCE

Devons-nous croire aux principes d’une

« politique anti-drogue » ? En 1991, le

Pr Alfred Mc Coy dénonce à la radio un

rapport institutionnel volontairement trop

proche entre le Drug Enforcement Administration (DEA) et la CIA. Avant la création de ce premier organisme, dans les

années 1930, est fondé le Federal Bureau

of Narcotics (FBN) qui a pour fonction

gouvernementale et secrète la vente des

narcotiques. Le FBN emploie des agents

dans le cadre d’opérations clandestines. Ils

seront transférés après 1945 dans le nouvel Office of Strategic Services (OSS), précurseur de la CIA. Ces

imbrications rendent impuissant le DEA contre les

magouilles de la CIA. Car la

drogue qui entre aux EtatsUnis est sous le monopole de

la CIA qui en détient tous les

circuits de distribution

depuis le sud-est asiatique et

la Turquie. Quand, en 1973,

le président Richard Nixon

lance « la guerre à la

drogue », il provoque la fermeture du réseau de la

contrebande turque qui passait par Marseille. Le résultat en est une augmentation

directe de la demande d’héroïne provenant

du Triangle d’Or et particulièrement de

Birmanie.

Aujourd’hui, nous avons suffisamment de

recul pour nous interroger lucidement et

remettre en doute le rôle officiel de la CIA

et la politique des Etats-Unis dans le

monde. Nous observons que le commerce

de l’opium et autres drogues, par des cartels dont les populations blanches et européennes sont la cible, s’opère depuis toujours entre la CIA et des partenaires présentés au grand public comme des ennemis

à abattre : le communisme et l’islam.

Cet état de fait est d’autant plus grave

qu’il intervient après les événements du

11 septembre 2001, le conflit du

Kossovo — dont l’emblème national sous

Tito était un pavot ! — et l’invasion de

l’Irak par l’armée américaine. La CIA et la

drogue apparaîtraient donc comme les

piliers cachés mais bien réels d’une stratégie mondialiste ayant pour but l’asservissement des peuples. Enfin, les arguments

étudiés prouvent, d’une part, que le pouvoir n’est pas l’affaire du peuple (particulièrement en démocratie), et d’autre part,

que notre actualité et notre avenir ne sont

pas le fruit du hasard, mais le résultat de

plans mis en œuvre secrètement par des

groupes d’influence extrêmement dangereux.

Laurent BLANCY,

<Laurent-Blancy@neuf.fr>.

r eux d e Wa shing t on

Samuel Russell, William Hintington, fonde

le premier cercle américain des Skull and

Bones qui rassemble des financiers et des

politiques du plus haut rang comme Mord

Whitney, Taft, Jay, Bundy, Harriman,

Bush, Weherhauser, Pinchot, Rockefeller,

Goodyear, Sloane, Simpson, Phelps, Pillsbury, Perkins, Kellogg, Vanderbilt, Bush,

Lovett. D’autres familles influentes

comme les Coolidge, Sturgi, Forbes, Tibie

rejoindront cette nébuleuse fermée. Ces

noms démontrent qu’au fil des générations

la démocratie reste l’affaire de cercles

pseudo-élitistes. Le pouvoir ne se partage

pas ! A noter aussi que tous ces membres

du Skull and Bones ont toujours entretenu

des liens très étroits avec les services

secrets américains… L’ancien président

des Etats-Unis George

Bush Sr., ancien étudiant

à Yale, a par exemple été

directeur de la Central

Intelligence Agency

(CIA) en 1975-76. Ajoutons que pour cet établissement, tout a commencé quand quatre

diplomates y ont formé le Culper Ring, qui

est le nom d’une des premières missions

des services secrets américains montée par

George Washington dans le but de

recueillir des informations sur les Britanniques pendant la Guerre d’Indépendance.

En 1903, la Divinity School de Yale

monte plusieurs écoles et hôpitaux sur tout

le territoire chinois. Le très jeune Mao Tse

Toung collaborera plus tard à ce projet. La

diplomatie actuelle de ces deux pays en

est-elle une des conséquences ? Quoi qu’il

en soit, le commerce de l’opium se développe. Son sous-produit, l’héroïne, est un

nom commercial de l’entreprise pharmaceutique Bayer qu’elle lance en 1898.

L’héroïne reste légalement disponible jusqu’à ce que la Société des Nations l’interdise. Paradoxalement, après sa prohibition,

sa consommation augmente de manière

exponentielle : on crée un besoin et une

population dépendante ; des textes définissent ensuite les contours d’une nouvelle

législation, fixent de nouvelles interdictions, afin d’accroître la rentabilité d’un

produit ou le cas échéant d’une drogue.

L’IMPLICATION DES HAUTS

COMMANDEMENTS MILITAIRES

Imitant leurs homologues états-uniens,

les services secrets français développent en

Indochine la culture de l’opium. Maurice

Belleux, l’ancien chef du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), confirme le fait lors d’un

entretien avec le Pr Alfred Mc Coy : « Les

renseignements militaires français ont

financé toutes les opérations clandestines

grâce au contrôle du commerce de la

drogue en Indochine. » Ce commerce sert

à soutenir la guerre coloniale française de

1946 à 1954. Belleux en révèle le fonctionnement. Nos paras sont contraints de

prendre l’opium brut et de le transporter à

Saïgon à bord d’avions militaires, où la

mafia sino-vietnamienne le réceptionne

pour sa distribution. Nous constatons une

fois encore que la République n’a aucune

honte à souiller la Nation. De leur côté, les

organisations criminelles corses, sous couvert du gouvernement français, réceptionnent la drogue à Marseille pour la transformer en héroïne avant sa distribution aux

Etats-Unis. C’est la « French Connection ». Les profits sont placés sur des

comptes de la Banque centrale. M. Belleux

explique que la CIA a récupéré ce marché

pour en continuer l’exploitation en s’appuyant au Vietnam sur l’aide des tribus

montagnardes.

Cet élément doit être conjugué à l’évidente supériorité de l’armée américaine

pendant la guerre du Vietnam. Une seule

année aurait suffi pour que les Etats-Unis

remportassent ce conflit. Mais cette

logique n’est pas celle des Affaires étrangères et des cercles d’influence mondialistes. En 1996, le colonel Philip Corso,

ancien chef de l’Intelligence Service ayant

ONU, voilà qui n’est pas coun l’occurrence, c’est pour sa

la toxicimanie que, « Bureau

nalité » (UNODC) a louangé

endue à bas prix par les trafion, l’Iran, qui a eu 3 600 polivement blessés dans la lutte

exécuter 10 000 de ces marchands de mort au

t pas borné là. Le responsable au Moyen-Orient

nsi « prévention et distribution de méthadone forment

articule autour d’une centaine d’institutions d’accueil et

isite de juges européens dans les prisons iraont été étonnés de la modernité et de l’efficacité de la

visiteurs, cette politique de prévention était bien plus

ral ».

MILITAIRE CONTRE

ON DE L’IRAK

Irak en mars 2003, plus d’une centaine de militionale, ont publiquement manifesté à Washingpays. « Je veux être clair : nous ne sommes pas pacius sommes contre cette guerre », a expliqué l’officier

du 13 décembre ne fassent école.

SI LES acteurs du trafic de l’opium

semblent avoir changé, la CIA n’en a

pas moins accru son emprise… et,

depuis la fin de la guerre froide, sa connivence avec l’intégrisme musulman pour

lequel le contrôle de l’opium est vital. Le

même 15 septembre 2006, RIVAROL et

l’hebdomadaire nationaliste autrichien Zur

Zeit révélaient que le territoire afghan où

est cultivé le pavot a augmenté de 59 %

depuis la “libération” de ce pays, rassemblant une superficie de 165 000 hectares.

En termes de production annuelle, cela

représente 6 100 tonnes, soit 92 % de la

production mondiale ! L’ONU rapporte

que dans la province de Helmand, la culture de l’opium a augmenté de 162 % sur

une superficie de 70 000 hectares. Ces statistiques sont d’autant plus alarmantes que

ce sont seulement 6 des 34 provinces

afghanes qui en sont productrices. Les

Nations-Unies ont bien entendu proposé

une aide au développement économique

pour les régions non encore touchées par

cette culture. Ce à quoi le président afghan

Hamid Karsai a répondu de manière très

explicite et franche que l’on devait d’abord

réviser les succès du « camp antidrogue »…

LES SKULLS AND BONES

ET LES SERVICES SECRETS

L’implication des Etats-Unis dans la production et la consommation de la drogue

n’est pas récente. Pour en comprendre les

raisons, il faut remonter plus de 150 ans en

arrière, car elle fait partie intégrante de

l’histoire des Etats-Unis et de celle des

sectes supra-maçonniques. Des noms très

célèbres apparaissent sur le devant de cette

scène très macabre. Ce sont pour la plupart

des membres de la société initiatique des

Skull and Bones (Les Crânes et les Os) de

l’Université Yale qui se partagent le monopole de la commercialisation de l’opium.

L’instigatrice de cet ordre est la famille

Russell, érigée en trust. Les Russell en

constituent encore l’identité légale.

De quoi s’agit-il ? En 1823, Samuel Russel fonde la compagnie de navigation Russell and Company qui lui permet de se

ravitailler en Turquie en opium et d’en

faire la contrebande avec la Chine. En

1830, avec la famille Perkins, il crée un

cartel de l’opium à Boston pour sa distribution avec l’Etat voisin du Connecticut.

A Canton, leur associé s’appelle Warren

Delano Jr., le grand-père de Franklin

Delano Roosevelt. En 1832, le cousin de

La CIA et l’empire de la drogue

PAS ASSEZ VACHES, LES COCHONS

Si, jugeant la soupe au lard discriminatoire, des organisations

juives se sont jointes au tollé contre l’association SdF coupable

de servir des charcutailles à nos sans-abri, les Israéliens n’ont pas,

avec l’accord de l’ancien Grand rabbin d’Israël Mordehaï Eliahou, hésité à utiliser des cochons pour protéger les colonies juives

en Cisjordanie contre des attaques palestiniennes. Ils vont cependant renoncer à cette

garde prétorienne à pattes car, selon Yékoutiel Ben Yaacov, chef de la Légion juive, « les

cochons ont du flair et peuvent repérer des terroristes palestiniens tentant de s’infiltrer chez nous mais

ils ne sont pas assez agressifs », et toutes les tentatives visant à en faire des pitbulls ont

échoué. C’est justement sur des “pits” et des “staff” (Staffordhire terriers) que les colons

vont se rabattre.

le modèle iranien

ple par l’ONU !

L’HONNEUR

D’UN CAPITAINE

Le capitaine Augusto Pinochet Molina,

petit-fils du défunt général, aurait-il formulé une repentance sur l’action de son

grand-père qu’il serait sans doute passé

commandant. Mais, ayant défendu le

12 décembre le bilan de son aïeul qu’il a

loué d’avoir « renversé un

régime marxiste en pleine guerre

froide », le jeune officier a

été exclu de l’armée dès le

lendemain, à la demande de

Michelle Bachelet, présidente de la République et

idole de Ségolène Royal.

Fille d’un politicien opposant au “Golpe”,

Mme Bachelet a également

exigé et obtenu la démission du général

Ricardo Hargreaves qui avait lui aussi

fait l’éloge de l’ancien chef d’Etat car,

avait-il dit, « nous lui devons beaucoup de

choses, non seulement en tant qu’armée mais

comme pays ». En revanche, le petit-fils du général

Pratts (éliminé, dit-on, sur l’ordre de

Pinochet) est considéré comme un

héros : il avait fait la queue huit heures

durant (peuve qu’il y avait du monde…)

pour, parvenu devant le cercueil du

défunt président, cracher dessus.

ARNAQUE POUR

ANKARA

Pour Jean-Marie Le Pen, l’accord entre

les ministres des Affaires étrangères de

l’Union européenne sur la Turquie est

« un exemple typique de l’intoxication de l’opinion publique » à laquelle on fait croire

que cet accord est une sanction qui ralentit les négociations avec la Turquie, en

gelant huit chapitres du Protocole d’Ankara. Or, estime

le président du Front national, « c’est tout le contraire » : « Jusqu’ici, Chypre opposait son

veto à l’ouverture de tout chapitre de négociation. Puisque

l’Union européenne prend des “sanctions”,

Chypre ne pourra plus opposer son veto. Donc

les négociations, qui étaient au point mort, vont

pouvoir s’ouvrir. En gelant les négociations sur

8 chapitres, l’accord européen permet en réalité

de les ouvrir sur 26 chapitres. » Conclusion

de Le Pen : « Ce n’est ni une sanction ni un

gel, c’est un coup d’accélérateur. Et une trahison de plus des peuples d’Europe. »

N° 2791 — 22 DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL 10

le cheminement intellectuel d’un jeune

homme d’abord troublé par les deux

conflits du XXe siècle qui avaient emporté

son père et son grand-père, puis dubitatif

devant la version officielle de la Seconde

Guerre mondiale. Et qui se heurte rapidement à des obstructions de toutes sortes

dans ses recherches, à des menaces de

sanctions professionnelles s’il persiste, et

à la fin se voit traîné en justice.

J’avais donc préparé pour la Conférence

de Téhéran une contribution intitulée

« Notre mission : démonter la calomnie

pour bâtir un monde honnête ». Je me

plaçais là dans une position post-faurissonnienne, en considérant comme le

socle de notre réflexion présente les travaux de Robert Faurisson complétés par

les rapports de Fred Leuchter et de Germar Rudolf. Les conclusions de Robert

Faurisson n’ont pu être réfutées ; les rapports Leuchter et Rudolf n’ont fait non

plus l’objet d’aucun contre-rapport. J’ai

donc examiné dans ma contribution le

cheminement de la croyance imposée et

les conséquences gravissimes

associées — occupation du territoire

palestinien, attaque de l’Irak.

Nous étions plus de soixante intervenants (d’une trentaine de pays) dont trois

Français. La contribution de Robert Faurisson fut brillantissime par son exposé

des vingt points qui démonte la construction des tenants de la version officielle.

Son échange public de vues avec un

tenant iranien de la thèse officielle, le

Dr Golamreza Vatandost de l’Université

de Chiraz, tourna à la confusion de ce

dernier qui s’en tenait à la notoriété

publique de l’“holocauste” ; prié par

Robert Faurisson, à cinq reprises, de

fournir un seul document incontestable à

titre de preuve, l’universitaire capitula.

Au soir de la seconde journée de ces

rencontres, les sessions et ateliers étant

terminés, nous étions là, dans notre Guest

House, le professeur Faurisson et moi,

silencieux, dégustant un thé. Je remarquai un ouvrage, “sa” Clé des Chimères,

posé entre nous sur la table basse. Il

remarqua que j’avais repéré le livre.

Rompant le silence, il me dit alors :

« Voulez-vous que je vous dise des vers

de Gérard de Nerval ? » Cette proposition de sa part ne me surprit qu’à moitié,

je connaissais les facettes de cet homme

étonnant. Venant après la tension de la

conférence, la musique nervalienne me

conquit. Et les vers d’El Desdichado

maintenant me troublaient : n’avais-je

pas devant moi celui qui par deux fois

vainqueur avait traversé l’Achéron ?

Georges THEIL.

Que n’avait-on pas entendu sur la préparation de cette conférence, annoncée

depuis quelques mois ! Un ramassis de

négateurs, animés des plus viles intentions, sponsorisé par un président iranien

acharné à la destruction d’Israël, allait se

réunir à Téhéran pour y éructer d’odieux

propos. Il n’en fut rien, je puis vous le

dire, car j’en ai été le témoin direct. J’y

avais été convié par l’IPIS (le Sciences-Po

iranien), institut bien informé notamment

des énormes peines à moi infligées (un an

de prison et plus de 100 000 euros

d’amendes et de dommages), pour la diffusion d’une bluette autobiographique

intitulée Un cas d’insoumission, qui relate

C’est une étude trés révélatrice que leur

consacre dans son n° 28 (automne 2006)

la revue Histoire et Liberté (ex-Cahiers

d’Histoire sociale). Devant le choc des réalités, c’est le commencement de la fin pour

les intellos du Parti. Mais pas tous.

Comme le dit très franchement Arthur

Kriegel, veuf d’Annie Kriegel, pour elle et

lui « la Hongrie n’a pas constitué un motif de rupture ». Mais leur foi en fut atteinte. Egalement au sommaire : Raymond Aron et

Budapest — Les crises dans les pays de

l’Est — La Hongrie et le Politburo vus par

les archives soviétiques — Amiens 1906.

Le parti socialiste et la CGT par Claude

Harmel… (Histoire et Liberté, 114 pages.

13 €. Abonnement 4 livraisons : 40 €)

Bibliothèque d’Histoire Sociale des Hautsde-Seine, 4 avenue Benoît Frachon, 92023.

Nanterre cedex. Tél. 01-46-14-09-29.

● Pour obtenir le transfert à la Chapelle

expiatoire de la plaque commémorant le

massacre des Gardes suisses aux Tuileries le 10 août 1792, se procurer et signer

Quoi de neuf ?

Témoignage la conférence de Téhéran telle qu’elle fut

la Pétition Gardes suisses, Cedex 62, F21250 Corberon ou <vallet.baux@wanadoo.fr>.

● Installées en Amérique du Sud, les

Editions de La Reconquête (qui ont

publié entre autres « La Grande Piste »,

de Dominique Erulin) n’en sont pas

moins très actives. Elles viennent ainsi de

publier onze nouveaux titres, dont six

rééditions de Charles Maurras. Hâtezvous de visiter leur site : <www.editionsdelareconquete.com>.

● Toujours très intéressants, les catalogues

(portant sur la Seconde Guerre mondiale,

les conflits contemporains et l’histoire) de

la librairie Les Oies Sauvages animée par

Marc Vidal (BP 16, F-77343 PontaultCombault. Tél. : 33+ 01-60-34-72-67 ou

<www.oies-sauvages.fr>.

● Après Mes personnages préférés de l’Histoire

de France et Combattants Européens, JeanCharles Letram propose son dernier

album de coloriage Résistants, rebelles et

patriotes européens, de l’Ionien Cimon

au Polonais Walesa. 5 € fco (Fier de l’être,

BP 22, F-91360 Epinay-sur-Orge).

● Après une éclipse, Proxima Thulé, la

très belle et très intéressante revue

d’études nordiques dirigée par FrançoisXavier Dillmann reparaît. Au sommaire

de ce Volume 5, des études sur un crâne

de morse décoré de runes redécouvert au

musée du Mans et l’étiologie du conte, la

traduction d’un poème eddique (la Rigspula), la résurrection des études norroises en Russie, etc. 196 pages, 24 €.

Diffusion De Boccard, 11 rue Médicis,

75006 Paris. Tél. 01-43-26-00-37 ou

<www.deboccard.com>.

● Le SLAM n’est pas seulement du hiphop, c’est surtout le Syndicat de la Librairie Ancienne & moderne dont sont

membres nos amis Louis et Monica

de Condé, propriétaires de la Librairie de

la Tour à Vichy (16 rue de la Source de

l’Hôpital. Tél. : 33(0)4-70-59-97-26). Aussi

peut-on consulter leur catalogue et faire

des recherches approfondies sur le site

<www.slam-livre.fr/libtour>.

● « Revue nationaliste », L’Héritage

(ASMA, BP 80308, F-75723 Paris cedex

15 ou <www.lheritage.net>) sort son n° 4

sous le titre « Partons à la reconquête de

notre territoire » avec d’intéressants

articles sur la Hongrie, les banlieues,

Barrès, saint Grégoire de Tours et Jules

Verne… Le n° : 4 €. Abt 4 n°s : 16 €.

● Henri Béraud d’hier. Un article élogieux de Léon Daudet daté d’avril 1924

(alors que Béraud était classé à gauche)

et une synthèse de l’homme et de son

œuvre (un « colosse des lettres ») par

Jean Rimeize constituent le n° 12

(automne 2006) de ce douzième Cahier

de 31 pages. D’autres sont annoncés sur

Béraud et le cinéma. Association

Rétaise des Amis d’Henri Béraud, BP

3, F-17111, Loix-en-Ré. Cotisation

annuelle : 18 €. Choix d’ouvrages

anciens et récents de et sur Béraud.

● Comment les intellectuels français ont

traité l’insurrection hongroise de 1956.

DEUTSCHER

KALENDER 2007

Comme chaque année, nos amis bavarois de la National Zeitung proposent un

superbe calendrier sur l’histoire de l’Allemagne avec une série de portraits

depuis Arminius jusqu’aux conquérants

du Sud-Ouest africain et aux combattants du Front de l’Est en passant par

Frédéric Barberousse de Hohenstoffen,

Bismarck, et même Krupp. Mais se

mêlent aussi à cette galerie de curieuses

allégories telle celle de Gloria Teutoniae

et l’émouvante photo d’un soldat mutilé

passant devant la Porte de Brandebourg.

(Le Deutscher Kalender 2007, 14,90 €.

En vente à FZ-Verlag, D-81238 München ou <www.deutscher-buchdienst.de>).

Rédaction — Administration

Tél. : 01-53-34-97-97 — Fax : 01-53-34-97-98

Fondateur-directeur (1951-1970) : René Malliavin

Directeur (1970-1973) : Pierre Dominique

Directeur (1973-1983) : Maurice Gaït

Directeur de la publication et de la rédaction,

Editorialiste : (Mme) Camille-Marie Galic

CONSEIL DE RÉDACTION :

J.-P. Angelelli, P.-P. Belesta,

J. Bourbon, Chard, J. Langlois,

Cl. Lorne, Petrus Agricola, R. Versais.

Les manuscrits ne sont pas renvoyés — Il n’est

pas tenu compte des lettres et courriels anonymes.

ABONNEMENTS : 2 ans : 176 € — 1 an : 104 € — 1 an

avec reliure : 134 € — 6 mois : 58 € — 3 mois : 33 € —

Soutien : 160 € — Propagande : 192 € — 80 € pour étudiants et chômeurs.

ETRANGER : 6 mois : 68 € — 1 an : 115 €.

● Supplément par avion : 21 €.

● Reliure : 30 € au guichet, 36 € franco.

● Pour tout changement d’adresse joindre 1,60 € et la

dernière bande (ou indiquer l’ancienne adresse). Ecrire

nom et adresse en CAPITALES. Délai dix jours.

Règlement par chèque établi sur une banque

domiciliée en France, à l’ordre d’Editions des

Tuileries ou virement à notre compte :

La Banque Postale FR69 3004 1000 0104 5321

9K02 023 (BIC = PSSTFRPPPAR).

SARL “Editions des Tuileries”, au capital de 51 900 € pour 99 ans, à partir du 20 mai 1949. Maquettiste : Bruno Archier — Imprimerie : Rotos 93, 3 rue du Parc, 93155 Le Blanc-Mesnil cedex — Dépôt légal : à parution — Principaux associés : M.-L. Wacquez,

J.-B. d’Astier de la Vigerie, F. Pichard. Gérant : Quitterie Saclier de la Bâtie. CPPAP n° 0208 I 82763, ISSN n° 0035 56 66.

1, rue d’Hauteville, 75010 Paris

www.rivarol.com

COURRIELS : Rédaction : galic@rivarol.com

Administration : contact@rivarol.com

CCP Editions des Tuileries : 4532.19 K

GAZA : UN PARFUM D’IRAK

Même si, a assuré le 18 décembre le Dr Rabah, membre du Front de Libération de la

Palestine : « Le Hamas et le Fatah sont d’accord sur tous les points. Ils ont vraiment l’intention d’appliquer cet accord. Dès que nous partirons, le comité appliquera le cessez-le-feu. Même s’il y a des problèmes

dans la rue, les deux parties s’engagent à respecter la trève », on peut redouter la reprise des affrontements. La décision du président Mahmoud Abbas de convoquer des élections anticipées

est en effet inacceptable pour le Hamas, vainqueur du scrutin en janvier mais dont la cote

de popularité est en baisse. Non pas tant en raison de son action propre mais par le véritable boycottage dont la bande de Gaza est victime de la part de la « communauté internationale » qui, à la remorque d’Israël, entend faire payer très cher aux islamistes et leur succès et leur alliance avec l’Iran et a donc suspendu toute aide sérieuse.

C’est pour tenter de desserrer l’étau et au moins payer les fonctionnaires que le Premier

ministre Hanijeh, membre du Hamas, était allé quémander à Téhéran 35 millions de dollars. Qu’il a obtenus mais qui, à la demande de Tel Aviv, ont été bloqués par l’Egypte à

son retour, ce qui a plongé le territoire dans une spirale de violence.

Où Israël a tout à gagner : pendant que les factions rivales se déchirent, les colons n’ont

rien à craindre et, surtout, les Palestiniens administrent la preuve au monde qu’ils sont

incapables de s’entendre et qu’ils seraient donc incapables d’adopter une ligne commune

en cas de paix avec l’Etat hébreu.

TOUS MUSULMANS !

Qui aurait jamais pensé que la Cosette de Victor Hugo, le Tom Sawyer de Mark Twain

et les Trois mousquetaires de Dumas étaient de bons musulmans ? C’est pourtant ce

qu’ils sont devenus en Turquie où, jouant sur la popularité et la notoriété mondiales de

ces héros littéraires, un manuel scolaire les montre convertis à l’islam. Selon Marianne, dans cette rage d’aggiornamento, « même les fables de La Fontaine ont subi un toilettage destiné à prévenir les questions impies et à aligner leur morale sur les enseignements du Coran ».

N° 2791 — 22 DÉCEMBRE 2006 — RIVAROL 11

DANS Casino Royale, le dernier

James Bond, on peine à savoir qui

trahit qui, pour qui et pourquoi. La

complexité fait partie du roman d’espionnage, et quel roman que cette affaire Litvinenko ! Quel roman que l’empoisonnement

par une « nanobombe nucléaire » de cet

ancien colonel du FSB (ex-KGB), retourné

contre Poutine et ses anciens camarades par

intérêt financier !

ENTRE LE CROISSANT

ET LE MOGHEN DAVID

Car, bien que converti à l’islam — peutêtre à la suite d’amitiés tchétchènes —,

ce Russe d’origine ukrainienne avait rejoint le camp

des oligarques juifs chassés

de la Russie ou ayant dû la

fuir et qui rêvent de

revanche. Il était devenu

homme à tout faire du très

cosmopolite Boris Berezovski, « parrain

du Kremlin » sous Eltsine. Son dernier

voyage à l’étranger l’avait ainsi conduit

en Israël « dans le cadre d’une enquête

sur la liquidation du groupe pétrolier

Ioukos par le Kremlin », affirme Actualité juive, qui précise : « Lors de ce

déplacement, Alexandre Litvinenko

aurait transmis à Leonid Nebzline,

ancien numéro deux du groupe pétrolier,

un dossier explosif sur les dessous de la

prise de contrôle de Ioukos par l’Etat

russe. »

Il a donc pu être éliminé par le nouveau

Kremlin renouant avec les bonnes vieilles

méthodes mais aussi par d’anciens camarades ayant décidé une purge de traîtres ou

simplement par des clients mécontents de

ses nouveaux maîtres. Même 007 aurait du

mal à s’y retrouver !

MAIS QUI RÈGLE SES

COMPTES ?

Quelques repéres.

Tout paraît commencer le 1er novembre

dernier alors que des centaines de Russes

sont à Londres pour le match CSKA Moscou contre Arsenal dans le cadre de la Ligue

des champions. Alexandre Litvinenko rencontre donc à Londres deux compatriotes —

un ex-agent du KGB devenu homme d’affaires, Andreï Lougovoï, et un autre homme

qu’il ne connaît pas — autour d’un thé à

l’hôtel Millenium, ainsi qu’un Italien, Mario

Scaramella, cette fois dans un restaurant

japonais. Scaramella lui remet un document

sur le meurtre de la journaliste russe d’opposition Anna Politkovskaïa, le 7 octobre à

Moscou, et une liste de “cibles” des services

secrets russes. Peu après, Litvinenko se sent

Kovtoun devenu lui aussi homme d’affaires et qui se présente cependant comme

une victime. Il a transporté du polonium,

mais le savait-il ?

L’enquête s’emballe. Les

Anglais sont à Moscou, les

Russes veulent se rendre à

Londres, on parle de plus en

plus d’entendre l’employeur de

Litvinenko, l’oligarque Berezovski et même le leader indépendantiste tchétchène Akhmed

Zakaïev. Car, bien sûr, tous ces

anciens agents reconvertis sont

allés au fric et aux organisations

financières qui font du business

avec les mafias russes et tchétchènes et cela

multiplie les hypothèses et brouille les

pistes.

Avant de quitter (peut-être) le pouvoir à

l’issue de ses deux mandats, Poutine auraitil décidé de faire place nette et de liquider

des traîtres ? Y a-t-il un grand ménage au

sein des anciens ? Les espions reconvertis

sont-ils rattrapés par le gangstérisme qu’ils

se sont mis à fréquenter. Tout est possible.

Les hypothèses vont se multiplier du type

de celle du Sunday Telegraph, lequel croit

avoir identifié la source du document reçu

par Scaramella et dressant, selon lui, la liste

d’« hommes à abattre » établie par le FSB,

sur laquelle figurait notamment son propre

nom, celui du sénateur Paolo Guzzanti (président de la commission Mitrokhine) et celui

d’Alexandre Litvinenko.

Il s’agirait, selon le journal britannique,

d’un ex-agent du KGB vivant à Cluses,

en Haute-Savoie, sous la protection de la

DGSE : Evgueni Limarev. Le document

de « trois pages », celui-là même que

Scaramella a soumis à l’attention de Litvinenko, lors de leur déjeuner à Londres,

indiquerait que « des officiers du renseignement parlent de plus en plus de la

nécessité d’utiliser la force contre PG

[Paolo Guzzanti] et MS [Mario Scaramella], de même que contre M. Berezovski et M. Litvinenko ». Le document

accuserait également ces officiers d’être

à l’origine de l’assassinat d’Anna Politkovskaïa. Mais, estime le Sunday Telegraph, Evgueni Limarev serait payé par

Boris Berezovski pour mener un travail

de sape contre le Kremlin, en mettant

mal. Il a été alléché par des documents pouvant servir contre le régime de Poutine, c’est

évident, et il s’est fait piéger.

Quinze jours plus tard, Scotland Yard

apprend que Litvinenko se trouve dans un

état grave et confie l’enquête à sa section

antiterroriste. Les services secrets russes

rejettent les accusations selon lesquelles

Moscou est derrière cet empoisonnement.

Le 23 novembre, l’ex-espion devenu

homme de main meurt. L’Agence britannique de protection de la santé (HPA)

annonce qu’il a été empoisonné avec du

polonium 210, substance hautement radioactive. Dans une lettre posthume, Litvinenko

accuse le président russe Vladimir Poutine

d’être responsable de sa mort.

Et puis c’est la contagion.

Du 27 au 30 novembre, des

traces de substances radioactives sont trouvées dans deux

lieux à Londres, dont des

bureaux de Boris Berezovski.

Des traces radioactives, dont du polonium,

sont découvertes dans cinq endroits de la

capitale britannique où Litvinenko s’était

rendu le 1er novembre. Le Premier ministre

Tony Blair assure qu’aucune « barrière

diplomatique ou politique » n’entravera

l’enquête.

De faibles traces de substances radioactives sont découvertes dans des avions de

British Airways qui ont effectué des vols

vers Moscou.

Des traces de radioactivité sont détectées

dans « à peu près douze » lieux de Londres.

Dans les endroits où la substance a pu être

identifiée, il s’agit de polonium.

Le 1er décembre, annonce que deux autres

personnes ont été contaminées : M. Scaramella et Marina, l’épouse de Litvinenko.

EMPOISONNEMENT

NUCLÉAIRE, CONTAMINATION

DIPLOMATIQUE

L’affaire devrait avoir de graves conséquences politiques.

Le ministre russe des Affaires étrangères

Sergueï Lavrov estime qu’accuser les services russes « porte un coup » aux relations

entre Moscou et Londres. Scotland Yard, qui

a requalifié en “meurtre” la mort de Litvinenko, envoie une équipe de policiers à

Moscou dont l’enquête est encadrée. Des

traces de radioactivité sont détectées à l’ambassade de Grande-Bretagne.

Le 8 décembre, rebondissement cette fois

à Hambourg où des traces de polonium 210

sont retrouvées chez un ancien du KGB —

l’un des contacts de la victime, le

deuxième homme du thé au Millenium.

Les soupçons se portent alors sur Dmitri

notamment en place un site d’informations. Il aurait reçu, à ce titre, quelque

100 000 dollars de l’oligarque. Une

somme récusée par un porte-parole de

Berezovski, qui a expliqué qu’une “aide”

ponctuelle de 10 000 à 15 000 dollars a

bien été versée en 2002 à Limarev, mais

que c’était un « non-sens de dire qu’il

était payé par Berezovski ».

Dans une interview au quotidien italien La

Repubblica, Limarev a nié avoir communiqué cette liste à Scaramella ; il affirme également avoir entretenu avec Litvinenko de

simples relations « d’affaires ». Selon lui,

« la recherche obstinée des infiltrations passées du KGB en Italie a beaucoup gêné le

Kremlin […]. Quelqu’un à Moscou s’est

persuadé que Guzzanti et Scaramella étaient

les acteurs d’une opération visant à discréditer le régime russe ».

Pour Limarev, soit Scaramella travaille

pour les services italiens, soit « c’est un

homme de la CIA et des faucons américains

qui, en Occident, veulent discréditer la Russie de Poutine ». Et cela ne fait que commencer !

Il est impossible, à ce stade, de savoir qui

est responsable de l’assassinat du colonel,

décédé donc le 23 novembre après avoir pris

en octobre la nationalité britannique et le

patronyme d’Edwin Carter selon le Times

(qui rappelle que, depuis sa naturalisation en

2004, Berezovski « s’est vu délivrer une

carte d’identité au nom de Platon Elenine »).

C’est en tout cas au cimetière musulman

de Londres qu’a été inhumé Litvinenko,

Ukrainien comme deux autres protagonistes

de l’affaire, Kovtoun et Lougovoï. Ce qui

ouvre encore d’autres pistes à cet invraisemblable imbroglio que The Guardian voudrait

voir entrer « comme cas d’école dans les

programmes scolaires britanniques » !

La campagne médiatique menée en Occident peut déclencher, sur le plan intérieur

russe, un réflexe de « forteresse assiégée »,

une dénonciation de la calomnie et du complot bien utile à seize mois d’une élection

présidentielle en devenir.

Ce sont, en plus, toutes les relations internationales qui, après cet empoisonnement

nucléaire, vont être contaminées.

Pierre-Patrice BELESTA.

Le labyrinthe Litvinenko

Tout se fête de nos jours, même les

divorces. Petites et grandes soirées avec

listes de cadeaux de séparation sont organisées pour permettre aux nouveaux célibataires de commencer leur nouvelle vie

d’un cœur joyeux. Cette mode vient bien

sûr d’outre-Atlantique où des petits malins

ont su tirer parti du malheur des uns pour

enrichir les autres. C’est làbas aussi que l’on a inventé

les funérariums où l’on

maquille vos défunts jusqu’à changer leur personnalité. Toutes ces nouvelles

modes seraient belles et

bonnes, on s’écrierait

“OK !” Mais leur inutilité

et leurs mensonges posent problème. Pourquoi notre société européenne imite-t-elle

si servilement la société américaine ?

Parce qu’on la gave chaque soir de séries

télévisées réalisées là-bas. Ainsi tous les

travers des Etats-uniens, toutes leurs

dérives, se répandent en France. Ils l’ont

écrit, c’est le but avoué. Ajoutez les intérieurs luxueux, laids à faire peur mais coûtant cher, les extérieurs avec piscines —

obligatoire, la piscine, même à 2 mètres de

la mer. C’est un signe extérieur de richesse.

Donc impératif. A quoi sert la richesse si

les autres ne la voient pas ?

On reste donc confondu devant le soutien

médiatique apporté à ces séries. Celle qui

fait paraît-il fureur, Desperate

Housewifes — titre que l’on ne prend même

plus la peine de traduire —, nous propose

platement la même histoire que Flaubert

avec Madame Bovary. Mais il demeure

quelque différence due au génie français. Ne

pas vénérer ce génie, ne pas le favoriser et le

transmettre est criminel. Ne pas exiger un

film, une pièce de théâtre, un concert, un

opéra français à la télévision française est

honteux.

Célébrer ces séries à l’égal du VIIe Art est

gonflé et c’est surtout tout ignorer de leur

fabrication dans les usines à pellicules et

ignorer aussi que les consommateurs de

séries s’appellent en anglais « patates de

canapé » et que la plupart sont obèses et

illettrés. Et ce n’est pas une consolation de

constater que les séries françaises copiées

sur celles d’outre-Atlantique ne sont pas

meilleures. Elles contiennent leur lot de

propagande et de bêtise mais du moins y

voit-on la France — Marseille dans le très

délétère feuilleton journalier La Vie est

belle sur France 3 et la Provence dans le

non moins pernicieux Les enfants vont

bien, merci.

LE FURET.

CACHEZ CE SAPIN…

Aux Etats-Unis, les grands magasins WalMart ont renoué cette année avec la tradition de Noël, s’étant aperçus que la simple

mention des “Fêtes” privilégiées pour « ne pas offenser les

religions non chrétiennes » était

préjudiciable au commerce.

En revanche, la direction

de l’aéroport de Seattle, sur

la côte Ouest, a fait enlever

les sapins ornant le hall, un

rabbin ayant protesté, exigeant à tout le moins la présence d’un

ménorah (chandelier à sept branches) aussi

haut que les arbres pendant la période de

Hanoukkah, fête juive voulant concurrencer Noël.

Le plus gai des mondes

Anticipation en Belgique

Depuis qu’Orson Welles avait réalisé à partir de « La Guerre des Mondes » un montage radio qui avait terrifié l’Amérique, on n’avait jamais vu ni entendu ça. Le

13 décembre au soir, après avoir annoncé « L’heure est grave. Excusez nous pour cette interruption. Evénement exceptionnel, moment exceptionnel. Nous devons en effet interrompre nos programmes pour vous présenter une page très spéciale du journal télévisé : la Flandre va proclamer

unilatéralement son indépendance », le présentateur vedette de la chaîne publique belge a

enchaîné sur une série de reportages-choc : trams arrêtés à la “frontière”, policiers

demandant s’ils devaient endosser un gilet pare-balles pour se rendre sur ladite “frontière”, journaliste campé devant le palais royal d’où il annonçait qu’Albert II se préparait à l’exil, etc.

Les Belges ont été d’autant plus frappés que le scénario présenté était plausible, à

six mois d’élections générales dont le

thème principal sera la renégociation des

pouvoirs entre Flamands et Wallons…

Ce qui posera d’insolubles problèmes

non seulement à l’échelon belge mais

aussi au niveau de l’Union.

Ainsi affaibli en plein sommet européen

de Bruxelles, le Premier ministre Guy

Verhofstadt a bien entendu qualifié

d’“irresponsable” le programme de la

RTBF dont la direction a dû présenter de

plates excuses. Reste que le débat est

ouvert. Sur l’avenir de la Belgique mais

aussi sur la crédibilité de sa télévision.

Comme l’écrit Alain Escada, président de

Belgique et Chrétienté (Rue de la

Cible 48, F-1030 Bruxelles), « si ces journalistes ont pu mentir avec un tel naturel à propos

d’un tel sujet, le doute est désormais légitime à

propos de quantité d’informations que le “politiquement correct” a tout intérêt à travestir ».

No comments:

Post a Comment

اكتب تعليق حول الموضوع

Popular Posts

Popular Posts

Popular Posts

Popular Posts

Translate

Blog Archive

Blog Archive

Featured Post

  ABSTRACT BACKGROUND: The incidence of venous thromboembolism (VTE; pulmonary embolism [PE] and/or deep vein thrombosis [DVT]) in Japan is ...