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11/21/25

 


Loin de nous l’idée de nous indigner de

ces démarches, prouvant une solidarité

ethnique dont les indigènes de l’Hexagone pourraient utilement s’inspirer.

Les 10 et 11 novembre, 96,43 % des

communistes ont désigné Marie-George

Buffet pour les représenter à la présidentielle de 2007. Tout irait donc pour le

mieux pour le successeur de Robert

Hue. A ceci près que le collectif national

de la gauche antilibérale ne veut pas

entendre parler du numéro un du

PC“F”. Les 9 et 10 décembre, les délégués des collectifs auront donc le choix

entre cinq prétendants pour représenter

la gauche dite antilibérale : Buffet bien

sûr mais aussi José Bové, Clémentine

Autain, adjointe apparentée PC au maire de

Paris, Yves Salesse de la

fondation Copernic et

Patrick Braouezec, l’exmaire communiste de

Saint-Denis.

Mais les animateurs du

collectif refusent qu’un

dirigeant d’un parti politique porte les couleurs

de la gauche antilibérale

en 2007. Car, disent-ils, si Buffet est

investie, cela apparaîtra comme une candidature communiste pur jus et non

comme le choix autonome de la gauche

du non à la Constitution européenne.

“Fabien” ne l’entend évidemment pas

de cette oreille et les proches de MarieGeorge font valoir qu’elle est la plus légitime, la plus crédible, la plus connue et

que sa désignation va donc de soi. Fort de

ses 134 000 adhérents revendiqués et de

ses 10 000 élus, le PC “F” qui a mis ses

moyens financiers et humains au profit

des collectifs pour le non (beaucoup de

réunion s’étant déroulées au siège national du Parti) veut croire que les militants

de base de la gauche antilibérale, qui

comprend des Verts, des alternatifs, des

le fait par exemple que « 80 % de la

population pénale en France est constituée d’immigrés ou de Français issus de

l’immigration » peuvent aussi le rendre

sympathique.

Il faut néanmoins savoir que Pierre Lellouche est le plus sûr soutien hexagonal

de la clique “neo-conservative” au pouvoir à Washington. Il aime parler de sa

“copine” Condoleezza Rice, se réfère ad

nauseam à ses “copains” Richard Perle,

Paul Wolfovitz et autres Michael

Ledeen — le théoricien du “chaos” en

Irak. Echange de bons

procédés, ce sont eux qui

l’ont fait élire en 2004

président de l’Assemblée

parlementaire de l’OTAN,

où le député du IXe arrondissement de Paris se

déchaîne régulièrement

contre la nouvelle bête

immonde qu’est le « fascisme vert » ou l’“islamofascisme”, cible facile mais erronée de la

Maison-Blanche (voir RIV. du 10 nov.

2006).

A noter pourtant que cette allergie au

vert a des limites. A l’instar de ses gourous d’outre-Atlantique dont il est le

porte-voix en Europe, mais aussi de son

clone socialiste Dominique Strauss-Kahn

(qui a peu ou prou les mêmes inspirateurs… et les mêmes intérêts sionistes),

Lellouche est un partisan acharné de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Ainsi, à Jean-Pierre Raffarin qui

s’inquiétait en 2004, dans son style inimiEGLISE INCENDIÉE

A LYON : ENFIN

CHIRAC S’ÉMUT

Indice probant de la « tentation de

l’Elysée » taraudant à nouveau Jacques

Chirac et l’obligeant donc à ratisser

large ? Le 13 novembre, le chef de l’Etat

a réagi publiquement à l’incendie criminel ayant ravagé un lieu de culte catholique — en l’occurrence la sacristie d’une

église de La Duchère, quartier très

chaud du IXe arrondissement de Lyon.

« Le président de la République a appris

avec émotion et indignation l’incendie criminel de la sacristie de l’église Notre-Dame

de la Sauvegarde à Lyon. Il condamne très

fermement cet acte odieux et a demandé au

gouvernement de tout mettre en œuvre pour

rechercher et arrêter ses auteurs, afin qu’ils

soient très sévèrement punis », annonçait

un communiqué de l’Elysée publié lundi

13 novembre.

Cet acte odieux — et d’autant plus que,

quinze jours plus tôt, l’église avait déjà

connu profanations et dégradations —, le

quotidien dit catholique La Croix l’avait

expédié en une dizaine de lignes mais il

devait consacrer deux fois plus de place

le lendemain à l’émouvante solidarité

témoignée au primat des Gaules Philippe Barbarin par ses « frères en

Dieu » — notamment le recteur de la

Grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, et le Grand rabbin Richard Wertenschlag — proclamant que « lorsqu’un

lieu de culte juif, musulman ou chrétien est

ainsi attaqué, c’est l’ensemble des croyants

qui sont touchés dans leur foi ».

Mais, bien dressé, le P. François Christin, curé de Notre-Dame de la Sauvegarde, s’emploie à minimiser les choses :

selon lui, les incendiaires ne seraient nullement des profanateurs et leur geste,

bien que répréhensible, relèverait du

seul “vandalisme”.

Tel n’est pas l’avis de Bernard Antony

qui, au nom de l’AGRIF qu’il préside, a

annoncé se porter partie civile dans cette

affaire.

POLÉMIQUE POUR

UN PAPE DÉFUNT

Une statue monumentale (9 mètres de

hauteur) de Jean-Paul II, sculptée par

l’artiste russe d’origine géorgienne Zourab Tsereteli qui

l’a offerte au maire UMP

Paul Ancelin, sera-t-elle érigée sur la place de Ploërmel

déjà dédiée au défunt pontife ? Et, « provocation supplémentaire, le 9 décembre

prochain, jour anniversaire de la loi de

1905 de séparation de l’Église et de l’État »,

comme le déplore l’institutrice Marylène

Guillaume ? Militante

laïque de choc, Mme

Guillaume a constitué

contre la statue un collectif appelant à une “large

manifestation”. Pour M.

Ancelin, il s’agit avant

tout d’un hommage à « un

chef d’État étranger, géant

du siècle dernier et tombeur

du communisme » mais ses

adversaires redoutent que

la place où s’élèvera l’effigie de Jean Paul II ne

devienne « un lieu de culte

puisque le maire a lui-même

dit qu’elle serait un lieu de

pèlerinage », un « circuit

Jean-Paul II » entre

Ploërmel et le sanctuaire

voisin de Sainte-Anne

d’Auray (où s’était rendu

le prédécesseur de

Benoît XVI) étant en effet

envisagé.

Devant le tour qu’a pris

la polémique, le nonce

apostolique Fortunato

Baldelli, dont la présence

était prévue lors de

l’inauguration, risque fort

de se faire porter pâle,

ainsi que Bernadette Chirac, également invitée par

M. Ancelin.

Et la Turquie en Europe

L’américanomane Lellouche à la Défense ?

Fondateur-directeur (1951-1970) : René Malliavin

Directeur (1970-1973) : Pierre Dominique

Directeur (1973-1983) : Maurice Gaït

Directeur de la publication et de la rédaction,

Editorialiste : (Mme) Camille-Marie Galic

CONSEIL DE RÉDACTION :

J.-P. Angelelli, P.-P. Belesta, J. Bourbon, Chard,

J. Langlois, Cl. Lorne, Petrus Agricola, R. Versais.

Les manuscrits ne sont pas renvoyés — Il n’est pas tenu compte

des lettres et courriels anonymes.

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4 décembre à Paris 16e

Salons Etoile-Marceau,

79 bis avenue Marceau,

de 13 à 18h.

3e Salon du Livre d’histoire

avec plus de 50 écrivains qui

dédicaceront leurs livres.

Rens. Parthénon événements :

06-66-61-25-17.

Buffet au placard ?

I

MAGE finale et caricaturale à la télévision de l’humiliante visite de Nicolas Sarkozy à Alger les 13 et 14

novembre : il enlace amoureusement

Abdelaziz Bouteflika (enfin, Sarko a

trouvé plus petit que lui !) après un entretien “amical” de quelques heures. A son

tour, Boutef’ se fend d’un communiqué sur

la France et l’Algérie « condamnées à un

avenir commun » et, après avoir avoué

qu’il avait été « très malade », se vante

d’en être sorti « d’une manière absolument

fabuleuse ». Sans en remercier, notons-le,

les médecins français du Val-de-Grâce qui

sont quand même pour beaucoup dans le

“miracle”.

Faisons maintenant la synthèse de ce

voyage dont Jean-Marie Le Pen s’est à

juste titre indigné le 16 novembre sur

France 2 en espérant qu’il dessillerait enfin

des yeux des naïfs de l’UMP. A Alger,

comme en a témoigné la presse locale, Sarkozy a été d’abord accueilli froidement, en

raison des propos tenus en octobre 2005

sur les “racailles” de banlieue et la nécessité de les « nettoyer au Kärcher », le quotidien El Watan l’accusant même d’avoir

« brouté sur les pâturages nauséabonds de

l’extrême droite lepéniste ». Et, ce qui a été

moins remarqué, lui reprochant son « soutien actif à l’Etat d’Israël »…

Il a cependant été traité comme un chef

d’Etat puisque, comme Mitterrand et Chirac avant lui, il fut autorisé à déposer une

gerbe au monument des “martyrs” surplombant Alger — des “martyrs” qui

avaient pu être en même temps des assassins et des bourreaux… Mais Sarkozy

N° 2787 — 24 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 5

salua leur mémoire avec émotion pour témoigner de sa

« façon de respecter les Algériens ». Il y eut ensuite, après sa

visite au cimetière français de

l’ex-Saint Eugène (fort mal

entretenu si l’on en juge par des

images furtives sur le petit

écran), cette scandaleuse déclaration sur le système colonial

“injuste” suivi d’une référence

énigmatique à « ces hommes et

femmes qui, à côté, quelles que

soient leurs origines, ont été

victimes de cette injustice ».

Colonisateurs et colonisés ainsi

mis dans le même sac mais,

pour les premiers, à condition

de s’humilier et de cracher sur

leurs ancêtres même si le président de l’UMP a reconnu que

« les fils ne doivent pas payer

pour leurs pères ».

A la veille du départ de Sarkozy, le Cercle

algérianiste qui, par ses milliers d’adhérents, est la plus importante organisation

des repliés, l’avait incité dans un communiqué à tenir au président algérien « un

langage de vérité » sur le passé français de

l’Algérie. Sur le terrain, on a vu les résultats. Loin de demander raison à son interlocuteur de ses propos insultants sur le

“génocide” prétendument infligé par la

France, Sarkozy a cautionné la vulgate

FLN sous prétexte d’éviter « les paroles

qui blessent ». Peu nous chaut qu’il n’ait

pas été jusqu’à la “repentance”, ou qu’il

n’ait pas fait état du « traité d’amitié » dont

le ministre algérien de l’Intérieur

Zerhouni, en recevant son homologue

hexagonal, a d’ailleurs précisé que, pour

l’instant, il n’intéressait pas son gouvernement. Place à “l’amitié” et à sa « réalité

quotidienne » ! Ce qui ne mange pas de

pain. Car Sarkozy a accordé aux Algériens

l’essentiel soit, comme nous l’annoncions

dans notre n° du 10 novembre, l’accélération de la procédure d’obtention des visas.

Encore que là-dessus, si l’on en croit Le

Canard enchaîné, il y ait eu un os. Les services français (DGSE, DST, RG) s’étaient

en effet inquiétés de la possibilité pour des

milliers d’islamistes algériens repentis

(officiellement) de venir librement en

France où ils auraient eu les coudées

franches pour reconstituer des réseaux.

Averti et pas mécontent de faire un crocen-jambe à son numéro deux, même si,

selon Le Nouvel Observateur, le voyage

avait été préparé à l’Elysée, Dominique

de Villepin lui aurait intimé par téléphone

Alors que la peine encourue par Kamli,

multirécidiviste d’actes délictueux commis sous l’empire de l’alcool, était de

10 ans de prison et que le procureur de

la République, en avait requis huit, le

chauffard s’en est tiré avec six ans seulement bien qu’après le drame, il eût

aggravé son cas en prenant la fuite en

Belgique — où il fut arrêté fortuitement

pour défaut de billet dans un train.

Ce qui est le plus étonnant toutefois est

que, malgré l’extrême gravité des faits,

Kamli avait échappé aux Assises, étant

simplement déféré devant un tribunal

correctionnel.

… ET RELAXE POUR

LE PROCUREURINFORMATEUR

C’est sans surprise aucune qu’on a

appris la relaxe par le tribunal correctionnel de Paris du

magistrat Albert Lévy,

poursuivi pour « violation du secret de l’instruction » après avoir

remis des pièces d’une

procédure (visant la mairie Front national et

Jean-Marie Le Chevallier) à un journaliste alors qu’il était substitut à Toulon en 1998, ledit journaliste,

Claude Ardid, bénéficiant de la même

clémence.

M. Albert Lévy, en effet, n’a-t-il pas

toujours argué que les accusations lancées à son encontre relevaient du seul

“antisémitisme” et qu’il était innocent de

toute indiscrétion ? Ce qu’a retenu le tribunal en estimant que « la seule circonstance que ce magistrat ait, dans l’exercice de ses

fonctions, détenu certaines des pièces litigieuses (…), jointe à sa proximité intellectuelle

et amicale avec Claude Ardid (…) ne saurait

constituer une preuve suffisante » pour les

condamner.

Au demeurant, la “persécution” qu’affirme avoir subie M. Lévy était des plus

bénignes puisque, s’il perdit son poste à

Toulon, ce fut pour se retrouver au parquet de Lyon, combien plus prestigieux.

APRÈS SANGATTE

Le 26 septembre dernier, la police procédait au démantèlement d’un squat

situé près de la gare maritime de Cherbourg (Manche). Le 12 novembre, c’est

un bâtiment municipal de la même ville

qui était investi par une cinquantaine de

clandestins, Irakiens, Iraniens, Syriens et

Afghans, tous désireux de se rendre en

Grande-Bretagne via les navires de la

compagnie transmanche Brittany Ferries

et refoulés à l’embarquement.

A quoi a donc servi la fermeture à

grand spectacle par Nicolas Sarkozy du

camp de Sangatte, près de Calais, sinon

à disséminer les clandestins dans toutes

les localités riveraines de la Manche et

de la mer du Nord, et donc à multiplier

les zones de problèmes ?

LES SUITES DU

DRAME DE CLICHY

Etrange titre d’une dépêche de

l’agence Reuters le 15 novembre : « Les

policiers de Clichy-sous-Bois échappent à une

mise en examen ». Les policiers en question sont bien sûr ceux qui avaient été

accusés d’avoir coursé le 27 octobre

2005 trois adolescents jusqu’à les inciter à se réfugier dans un transformateur

EdF où deux d’entre eux, le Tunisien

Zyed Benna et le Malien Bouna Traoré,

devaient mourir électrocutés.

Dans un premier temps, le seul rescapé, un jeune Turc, avait exonéré les

policiers de toute responsabilité dans ce

drame, qui devait donner le coup d’envoi à l’« intifada des banlieues », avant

de se rétracter à sa sortie de l’hôpital et

d’accabler les cinq fonctionnaires incriminés. Accusation reprise par le socialiste Jean-Pierre Mignard, avocat des

familles des deux victimes (et ami

intime du couple Hollande-Royal) qui

entendait bien obtenir une mise en examen. Celle-ci a donc été refusée par le

juge d’instruction Olivier Géron, qui a

cependant entendu les policiers en tant

que « témoins assistés », statut supposant l’existence d’« indices rendant vraisemblable la participation à l’infraction comme

auteur ou complice ».

Parce que, pour des policiers, poursuivre des individus soupçonnés d’un

délit constituerait désormais une

“infraction” ?

l’ordre de tenir bon sur ce sujet, l’accusant

en privé « d’attitude irresponsable, prêt à

lâcher sur les visas pour faire un coup politique ». Sarkozy-la-girouette (dixit Le Pen)

s’est cependant incliné, les autorités algériennes lui ayant assuré (?) qu’elles nous

fourniraient la liste des “indésirables” en

France. A noter qu’à Alger, le candidat à la

présidentielle a fait à la presse une déclaration de politique intérieure sur la candidature Ségolène Royal qui pour lui serait

« tout bénéfice ». Propos indécents dans un

pays étranger et de plus hostile. Il est vrai

qu’à plusieurs reprises, Chirac avait fait de

même. Mais ce n’est pas une excuse.

Le 15 novembre, la presse algérienne

enterrait la visite de Sarkozy en minimisant ses résultats avec des commentaires

du genre « beaucoup de bruit pour rien ».

Sans doute une ruse car le ministre

d’Etat, ministre de l’Intérieur a, volontairement ou non, fait un pas de plus politiquement et moralement dans l’obéissance

aux oukases d’Alger. Le comble, c’est

que après certaines informations, il disposerait dans les milieux dits “rapatriés”

et harkis de petits télégraphistes qui s’activeraient pour lui apporter, lors de la présidentielle, les suffrages des patriotes

« au cœur tricolore » comme disait feu le

colonel Battesti. Si cela se confirme,

nous en reparlerons.

Jean-Paul ANGELELLI.

Sarkozy à Alger : l’abaissement

Cet honneur insigne vous aura peut-être échappé mais c’est le Palais du Luxembourg

qui, grâce à la bienveillance du frère Christian Poncelet, président du Sénat et donc

deuxième personnage de l’Etat, a eu le plaisir et l’avantage d’héberger (à nos frais) la

réunion du Congrès juif mondial, présidé par Edgar Bronfman et dont l’invité d’honneur fut le 12 novembre notre Premier ministre Dominique de Villepin (voir ci-dessus

la belle photo figurant sur le site internet de Matignon). Inutile de préciser que l’auguste aréopage fut également reçu Place Beauvau — où fut évoquée l’effrayante recrudescence des « actes antisémites » : 30 en tout pendant le second trimestre 2005, voir

RIV. du 10 novembre — par Nicolas Sarkozy avant le départ du ministre de l’Intérieur

pour Alger, puis à l’Elysée pour un « échange franc, direct et chaleureux ». En effet, la France

fut à cette occasion vivement encouragée à « jouer un rôle de premier plan pour que le monde

aide l’économie palestinienne, gage de sécurité » (traduction : nous détruisons, vous payez). En

échange, et Chirac peut être content ainsi que la triade Fabius-Gayssot-Rocard, c’est la

législation française qui est citée en exemple au monde par le CJM « en matière de lutte

contre l’antisémitisme ». Quel privilège !

Aux petits soins pour le CJM

VERDICT CLÉMENT

POUR UN TUEUR…

Le 16 décembre 2005 à Thionville, un

certain Mohammed Kamli, en état

d’ébriété plus qu’avancée (deux bouteilles de whisky englouties), volait une

ambulance du SAMU et percutait quatre

fillettes revenant de l’école — et qui se

trouvaient sur un trottoir. Lola, 11 ans,

était tuée sur le coup. Son amie Julie,

11 ans également, restera handicapée à

vie et les deux jeunes sœurs de Julie

souffrent encore des séquelles de l’“accident”.

D.R.

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Chaque jeudi, vous pouvez consulter

notre site Internet, pour vous assurer

que notre hebdomadaire a bien paru et

en connaître le sommaire.

Pour toutes les correspondances

administratives, utiliser l’adresse

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au courrier rédactionnel. Les lecteurs

internautes qui souhaitent faire figurer

leur adresse électronique doivent le

spécifier et les autres peuvent nous

demander de transférer leur message

au correspondant choisi.

● De Robin TURGIS :

AUX PAYS DES

GRANDS MENSONGES

Comme l’a indiqué Jean-Paul Angelleli

dans son article sur l’insurrection hongroise (RIV. 27/10), David Irving aujourd’hui emprisonné pour ses idées avait

publié en 1981 un excellent livre sur le

sujet, intitulé précisément Insurrection ! Il

y insistait sur le fait qu’il ne s’agissait pas

d’une révolution avec ce qu’elle suppose

d’intrigues politiciennes, mais bien de la

révolte spontanée d’une population voulant

en finir avec la vie imposée par le régime

communiste. Les insurgés hongrois n’exprimaient pas pour autant le désir d’un

autre régime, comme s’ils avaient déjà compris en 1956 que tous les régimes ont leurs

tares et anticipé la mini-révolte de 2006.

Celle-ci est sans aucun doute la première

manifestation d’envergure contre les avatars

du néo-capitalisme libéral qui a succédé au

capitalisme d’Etat soviétique dans les pays

de l’Est. Comment ne pas voir dans l’aveu

d’un Premier ministre qu’il a « menti matin,

midi et soir » l’image même de la « société du

spectacle » qui règne sans partage dans le

monde actuel ? Et comment ne pas souscrire

a contrario à cette assertion de Céline :

« Aucun régime ne résisterait à deux mois de

vérité » ?

● De Jean-Claude L. <cjclahitte@wanadoo.fr> :

APRÈS LE CLEM’,

LE FRANCE-TITANIC ?

Bruno Mégret a dénoncé l’utilisation pour le

moins abusive par Michèle-Alliot Marie d’un

Chêne comme symbole de l’association qui

soutient sa précandidature à la présidentielle.

On sait que cet arbre est à la fois l’emblème et

le titre de l’organe du MNR dont le président

aurait pu aussi ironiser sur le fait que le

ministre de la Défense emprunte sans vergogne le symbole d’un parti qu’elle déteste

sans doute autant que le Front National, et

pour lesquels elle affiche un souverain mépris.

Il pourrait aussi envisager d’intenter un procès à la “plagiaire”. Ce qui lui permettrait, si

justice lui était (enfin) rendue, de récupérer les

sommes que lui ont soutirées, dans divers procès, certains tribunaux qui ne

lui voulaient pas que du bien.

Mais il nous est permis, à

nous simples électeurs, de

nous demander comment

MAM peut avoir la prétention de tirer d’une situation

pour le moins critique le

“France-Titanic”, elle qui a

géré de façon si calamiteuse

le dossier du Clemenceau. Un dossier pourtant

autrement moins compliqué.

● De Yves DALBERT :

LA GUERRE DE SYRIE

Le 20 octobre, l’ami Angelelli a consacré la

place qu’il méritait au livre bien documenté

d’Henri de Wailly sur La Guerre de Syrie de

juin-juillet 1941. De Gaulle, reniant sa parole

de ne jamais faire couler le sang français,

n’avait pas hésité à faire marcher contre nos

troupes loyales quelques maigres unités FFL

venues prêter main forte aux agresseurs angloaustraliens bien décidés à nous chasser du

Liban et de la Syrie. Comme chacun devrait le

savoir, l’immense majorité de nos 40 000 soldats composant l’Armée du Levant s’est refusée à rejoindre la “dissidence” en dépit de tous

les avantages que leur offraient les Gaullistes.

Bien mieux, j’ai rencontré il y a peu à Paris

un brave homme de confession israélite né en

1912 qui en faisait partie et avait lui aussi

choisi de rentrer en France, ajoutant malicieusement qu’il avait même reçu un « costume Pétain », désignant par là le costume

civil offert à leur retour à nos soldats rapatriés de Syrie.

Chaque officier ou soldat est passé devant

une commission constituée d’Anglais et de

N° 2787 — 24 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 6

Français des deux bords afin de se déterminer en toute liberté. C’est pourquoi il est faux

de prétendre, comme le fait l’historien breveté Azéma dans le livre qu’il vient de consacrer à Jean Moulin, que « les soldats voulant

rejoindre De G. ont eu les plus grandes difficultés à opter pour les FFL ».

● De Claude G. (courriel) :

UNE OCCUPATION

“PAS SI TERRIBLE”

Ce matin 18 octobre sur RTL, j’entends

l’opinion du journaliste et auteur dramatique

Remo Forlani sur la Cinémathèque française.

R. Forlani déclare : « Les Allemands lors de

l’Occupation ont plus aidé la Cinémathèque

que quiconque avant eux » et ce n’est « pas

être révisionniste de le dire ».

Et il ajoute : « L’Occupation n’a pas été si

terrible, lors de cette occupation et c’est grâce

à eux que nous devons d’avoir une si merveilleuse Cinémathèque. »

Il me semble que c’est une partie des propos de JMLP, lui étant poursuivi, ainsi que votre journal,

pour une phrase similaire.

DEUX poids DEUX

mesures.

Idem pour les auteurs corses

des SEPT attentats commis

contre des immigrés : 6 mois

à 7 ans de prison alors que M. Lajoye est

depuis 2 décennies enfermé, lui, pour UN seul

attentat sans victimes.

● De Alain D. (courriel) :

LES GOUMIERS EN CORSE

A propos du courrier de Christian G.

(n° 2782). Ce sont bien les Allemands, Panzergrenadiers et Waffen SS, que les goumiers ont affrontés et vaincus au col de

Teghime lors de la libération de la Corse, et

non les Italiens qui avaient tourné casaque

et appuyaient les troupes françaises.

● De R. R. (Paladru) :

MATRAQUAGE

Le matraquage médiatique destiné à nous

faire rentrer de force dans le crâne que les

immigrés sont là et bien là est de plus en

plus intense de semaine en semaine et de

plus en plus manifestement orchestré à

l’échelle nationale, et européenne, pour ne

pas dire mondiale.

— Un accident entre un train luxembourgeois et un TER français dans l’Est : qui

interviewe-t-on complaisamment pendant

de longues minutes sur la 1, et la 2, et probablement la 3 ? : un cheminot maghrébin

pour la France et un passager noir pour le

Luxembourg. N’y avait-il pas d’autres

témoins plus représentatifs ?

— Un fait divers très triste, relatif à des

meurtres de bébés : quel spécialiste en psychiatrie interviewe-t-on longuement pour

nous expliquer ce genre de problème ? Une

dame très bronzée et portant un nom à coucher dehors (mais qui apparemment,

cependant, couche en France).

● De Ginette R. (courriel) :

DRÔLE DE NEUTRALITÉ

Sur France Inter le 12 octobre de 8h45 à

9h, émission ouverte aux questions des

auditeurs sur un sujet donné. Ce matin, il

s’agit du refus de la Turquie de reconnaître

le génocide arménien. Lorsque l’animateur

déplore l’absence de liberté d’expression en

Turquie et que ceux qui tentent de s’exprimer sont emprisonnés, une comparaison

me vient immédiatement à l’esprit, c’est

tellement évident ! Et justement un auditeur l’a fait ! Aussitôt, sur un ton coléreux

et impératif, l’animateur interdit à l’auditeur de continuer sur le sujet du révisionnisme en France. Ce genre d’incident se

reproduit chaque fois qu’un auditeur ose

déborder si peu que ce soit de la ligne du

politiquement correct. Et cette radio nationale, que nous payons, revendique sa neutralité politique…

● De Jean-Marie L. (Etampes) :

CHANTAGE ET PROVOCATION

La famille Klarsfeld veut imposer aux

chemins de fer fédéraux allemands, la

Deutsche Bahn, la tenue d’une exposition

déjà imposée à la SNCF il y a quelques

années et censée retracer la déportation de

« Juifs de France » vers le Reich, ou plus à

l’est.

La Deutsche Bahn n’en veut pas : le brouhaha, l’agitation qui règnent normalement

dans les gares ne conviendraient pas au

recueillement qui siérait à une telle exposition. Ce n’est pas le meilleur argument. Si

j’étais en position d’en donner un ou deux,

je dirais que ce projet d’exposition constitue une provocation, et qu’il est dans

l’ordre des choses que parmi les victimes de

la Seconde Guerre Mondiale, celles qui me

tiennent le plus à cœur ne sont pas celles

que mettent en avant les « Fils et Filles des

déportés juifs de France », d’autant plus

que la loi Fabius-Rocard-Gayssot interdit

de revisiter la version du “tribunal” de

Nuremberg sur ces questions. A la fin, et

immédiatement après la Seconde Guerre

Mondiale, il y a eu des Allemands (et

d’autres), dont des enfants, qui ont été

expulsés, massacrés à raison de leur origine

ethnique. Alors que le souvenir des expulsions, des épurations ethniques ayant

frappé des Allemands, est encore tabou et

constitue un objet de contentieux du point

de vue de l’actuel gouvernement polonais,

l’imposition par le chantage moral d’une

telle exposition ne peut être ressentie que

comme une provocation.

● De Hervé Le M. (Avranches) :

CETTE FRANCE QUI CHANGE

II y a quelques semaines, une de mes cousines, qui vit aux Etats-Unis depuis plus de

trente ans, est venue me visiter, pour la première fois depuis 1994. Nous sommes allés

dans le Nord, avant de passer quelques

jours en Normandie. Quel n’a pas été

l’étonnement de cette parente de voir le

changement de notre pays au cours de ces

douze années ! Elle avait gardé une image

de la France où l’immigration était limitée

à quelques quartiers, en périphérie de certaines grandes villes. Mais lors de notre

pèlerinage familial, nous sommes passés

par de nombreuses localités du Nord et du

Pas-de-Calais et, pourtant prévenu, je me

suis moi-même trouvé surpris tant la présence d’allogènes est désormais massive,

même dans des villages.

Une anecdote : nous avons désespérément

cherché entre Lille et Arras un restaurant

français bon marché. Nous n’avons trouvé

que des gargotes chinoises ou des bouges

avec kebabs à emporter, déserts en période

de ramadan, et où l’employé de service

vous faisait sentir que votre présence

n’était pas désirée. Nous avons dû nous

rabattre sur un fast food, où nous avons

rencontré de jeunes Français de souche,

avachis, acculturés et ayant adopté les

codes de la culture-banlieue. Ce n’est qu’au

fin fond du bocage normand que nous

avons pu trouver une France préservée,

mais pour combien de temps encore ?

Avant de repartir, ma cousine, qui est plutôt de gauche et vote démocrate aux EtatsUnis, m’a confié que la France d’aujourd’hui lui faisait penser à un pays de l’ancien

bloc de l’Est en voie de tiers-mondisation.

Elle a même ajouté que si elle était restée en

France, elle en serait peut-être venue à voter

pour ceux qui défendent l’identité de la

France. Espérons que ce qui saute aux yeux

d’une expatriée, les autochtones de ce pays

s’en apercevront aussi.

● De Giacomo V. (courriel) :

PLÉBISCITE POUR

LA MESSE TRIDENTINE!

A propos de l’excellent article

de J. Bourbon sur Benoît XVI

face aux “tradis” et ses hésitations à rétablir le rite

tridentin : si vous voulez voter

pour (ou contre) la messe en

latin à l’occasion du sondage

organisé par le quotidien milanais Il Corriere della sera sur

Internet, il suffit de cliquer sur

le lien suivant :

<www.corriere.it/appsSondaggi/pages/corriere/d_176.jsp>.

Le 10 novembre, la messe en latin était plébiscitée par 78 % des internautes, chiffre

tombé à 74 % le 14 novembre.

● De François T. (Vendôme ) :

LIEN

Un petit lien à propos de la tristesse indicible de Camille Galic (RIV. du 15/9) devant

les églises brûlées de l’ex-Yougoslavie (par

l’Islam modéré ?) et le courriel de J. M. sur

les meilleurs qui s’en vont .

Qui n’a pas dans sa ville des vestiges

d’une église brûlée par les protestants et

achevée par les fils de la révolution, en

révolte contre l’Eglise (corps mystique du

Christ) par amour de la pauvreté ? trois

siècles après, l’on doit pleurer le départ de

riches bourgeois faisant défaut à l’économie française ? Cherchez l’erreur ! Il est

bon de rappeler que Bossuet, Mme de Sévigné , La Bruyère et La Fontaine ont célébré

la révocation de l’édit de Nantes ! Sans

doute pourra-t-on arguer de leur aveuglement idéologique par le rayonnement du

Roi Soleil. L’homme moderne devant sans

doute sa clairvoyance à la lampe

de poche Chirac !

● De Alex AUVRAY :

LA CIRCONCISION ET LA

DÉRIVE DU JUDAÏSME

L’article « Hervé Ryssen, psychanalyste du

judaïsme » (n° 2781) recoupe les thèses du

professeur Roger Dommergue de Ménasce.

Cet endocrinologue, psychologue, et accessoirement professeur à la Sorbonne, juif

lui-même, a proposé dès les années 1980,

dans une série d’ouvrages aujourd’hui difficiles à trouver, de considérer la « névrose

obsessionnelle » et autres syndromes pathologiques auxquels ressortissent, comme

l’observe si justement Ryssen, bon nombre

de comportements propres à la communauté juive, dont le perpétuel « lamento victimaire », comme le résultat d’une altération fonctionnelle du système endocrinien

consécutif à la pratique de la circoncision

pratiquée le 8e jour après la naissance.

Naturellement, il faudrait être soi-même

endocrinologue pour juger dans l’absolu du

bien-fondé de la thèse de Dommergue de

Ménasce.

En tant que juif, Dommergue de Ménasce

va d’ailleurs plus loin : pour lui, les individus dont l’auteur de Psychanalyse du

judaïsme étudie le comportement usurpent

le nom et la qualité de juif. Dommergue

définit et identifie ce groupe d’individus,

dont « Marx, Freud, Rothschild et

Picasso » sont selon lui le parangon, comme

la « secte athée et spéculative des circoncis

au 8e jour » et les considère comme de dangereux criminels menant le monde à sa

perte. Il appelle de ses vœux une prise de

conscience de la communauté juive quant à

ce phénomène essentiellement physiologique, et affirme qu’il suffirait d’abolir le

rituel pour que le comportement psychologique de ses congénères se normalise. Mais

on retiendra aussi et peut-être surtout que,

comme Céline et d’autres bien avant lui,

Dommergue de Ménasce s’interroge sur le

mystère de l’apathie, l’inconscience et l’esprit de soumission des “goys” face aux

menées d’une « poignée de circoncis ».

● De François DOP :

L’ALLEMAGNE CULPABILISÉE

J’ai assisté le 14 octobre 2006, depuis la

tribune dominant le champ de bataille

d’Iéna, à la reconstitution par plus de 1 500

figurants des combats qui s’étaient déroulés en ce lieu deux siècles plus tôt. Etaient

présents dans cette tribune une centaine de

Français, plus d’un millier d’Allemands, et

quelques Anglais.

Un défilé de toutes les troupes a clos cette

manifestation, et au passage des Français

les Anglais ont sifflé ! Puis la musique française joua La Marseillaise, et c’est alors que

les Allemands présents se levèrent : ce fut

un instant magnifique.

Je voudrais que ce témoignage donne à réfléchir

aux « bouffeurs de

Boches » encore trop nombreux dans nos rangs, qui

s’obstinent toujours à voir

dans le peuple allemand

(qui a fait avancer le monde par la science

et la technique, l’a illuminé par la philosophie et l’a enchanté par la musique) un

ennemi héréditaire et « un éternel candidat

à la civilisation » (dixit Maurras, dans son

Allemagne éternelle).

Il faut savoir que ce peuple ne supportera

peut-être plus longtemps cette culpabilisation qui paralyse l’Europe et la France :

c’est ce qui ressort des entretiens que j’ai

pu avoir au cours de ce voyage qui m’a

conduit de Berlin à Erfurt, en passant par

Weimar et léna.

● Nous avons le plaisir de dédier ce

numéro à Mme Marcelle B., d’Uppsala

(Suède), admirable « amie de RIVAROL » dont la générosité nous permet

de vous offrir ce Spécial 16 pages.

UNE MISE AU POINT DE J.-PH. WAGNER

Qualifié dans notre n° du 3 novembre d’“ex-MNR”, le conseiller régional de Lorraine

Jean-Philippe Wagner, non inscrit, nous fait savoir qu’« il est totalement faux, ubuesque et

presque risible » de lui attribuer une appartenance à un parti qu’il a « dès le départ démasqué,

dénoncé et bombattu ». « Mon refus de suivre Bruno Mégret dans sa folle aventure scissionniste m’a

conduit à perdre mon emploi avant d’être réambauché par le patron du nouveau groupe FN, réduit de

13 à 4 membres, nous écrit-il. On m’a lors demandé, en contrepartie de mon emploi, de prendre des

responsabilités dans ce qui restait de l’appareil fantimatique du FN, moi qui n’en étais même pas

membre… Cet éclairage est indispensable pour comprendre ma situation actuelle : mon élection en

2004 comme conseiller régional sur la liste FN ne s’explique que comme récompense pour services rendus à ce parti (…).

Enfin, sachez que je ne suis pas “provisoirement conseiller régional MPF”, n’avait pas été élu et ne

me reconnaissant pas sous cette étiquette. »

● De Georges S. (Paris) :

UNE ETERNELLE QUERELLE

« La démarche scientifique et la démarche

religieuse semblent en contradiction l’une

avec l’autre… Les scientifiques poursuivent

l’œuvre du créateur. Ils ne sauraient se substituer à lui… L’éternelle querelle entre

scientifiques et croyants me semble caduque,

chacun prétendant détenir la vérité, c’est le

dogmatisme qui prévaut. Ce qui compte c’est

l’universalité du message. » Telle était la

réponse de Louis Leprince-Ringuet, dans

son livre « Foi du physicien ». Un message

toujours actuel.

● De Jean L. (Saint-Denis) :

SÉLECTIFS “ESSENTIELS”

Grâce au Figaro et moyennant une

dépense modique, nous avons pu acquérir

« Les Essentiels universalis », collection de

22 volumes constituant une somme encyclopédique intéressante.

« L’Encyclopédie thématique d’Universalis

repose sur un choix très sélectif d’articles

considérés comme les plus importants ou les

plus abordables, selon trois grands axes :

Culture, Sciences humaines, Sciences »,

nous annonçait le prospectus. On comprend bien qu’il fallait faire un choix dans

un domaine aussi vaste, mais on a pu

constater que ce choix a été en effet « très

sélectif » tout au moins dans la partie “Culture”.

Parmi les écrivains français, on ne trouve

ni Déon, ni Laurent, ni Nimier, ni Peyrefitte, Raspail ou Perret, pas plus d’ailleurs

que Dutourd ou Druon. Et si Blondin a

trouvé une place, on peut supposer que le

seul des “Hussards” rescapé le doit à Gabin

et Depardieu et à ses chroniques sportives

dans le quotidien L’Equipe.

En revanche, figurent en

bonne place Ben Jelloun,

Didier Daeninckx,

Modiano, Pérec, Sollers…

Montherlant et Morand

n’ont quand même pas été

“oubliés” mais ils tiennent

chacun la moitié de la place accordée à

Pérec.

Quant à Alexis Carrel, on ne le trouvera

pas plus dans la partie “Culture” que dans

les parties « Sciences humaines » et

“Sciences”.

Consolation : le célèbre penseur-philosophe, vedette des media, qu’est BernardHenri Levy est lui aussi absent.

● De Jean D. (Toulon) :

MÉPRIS

Recevant le président Iouchtchenko, Chirac

nous a annoncé la candidature de l’Ukraine à

l’Union européenne. Ainsi, malgré les refus

français et hollandais et l’hostilité connue

d’autres nations, le système dit “européen”

continue sa route comme si de rien n’était.

Ce mépris évident de nos volontés va fatalement entraîner, à brève échéance, certaines contestations…

Je souhaite y voir participer activement

l’union des vraies droites françaises et

européennes.

Elles peuvent, dans le contexte actuel, rassembler l’opinion de beaucoup en faisant

entendre leurs voix autour des thèmes :

l’« Europe aux Européens » ; le retour aux

sources : l’Europe des Six ; et la généralisation des référendums, pour rendre aux

peuples la parole que leur ont confisquée

leurs représentants nationaux et européens.

● De Jean-Paul R. (Evecquemont) :

PLAISIR ET NÉCESSITÉ

Lire RIVAROL chaque semaine est toujours un plaisir et une nécessité. Et ce

depuis mes 17 ans, en 1964. Bravo en tout

cas à toute l’équipe ! Et j’avoue avoir eu

une mauvaise pensée : celle de commencer

à jouer (et bien sûr de gagner !) au Loto et

autres attrape-nigauds, afin de pouvoir

faire profiter chaque semaine les rivaroliens d’un 20 pages ! Votre talent serait-il

diabolique ? Bien nationalement vôtre.

● De Gérard N. (Lyon) :

LE BILAN DE VILLEPIN-SARKOZY

9 000 actes de « violence urbaine » ont été

recensés par les Renseignements Généraux

tous les mois depuis janvier 2005, dont

deux tiers d’incendies criminels (plus de

20 000 véhicules ont notamment été brûlés

entre le 1er janvier et le 1er septembre).

L’année 2005 devrait, en atteignant 100 000

faits significatifs enregistrés, constituer un

nouveau record : malgré un changement de

système de comptage, les RG n’avaient

recensé que 28 500 faits en 2000, et l’ensemble des forces de police 50 000 en

2001… Voilà le brillant bilan du passage

Place Beauvau de Villepin et de Sarkozy

qui, pas gênés par leur terrible échec, se

disputent l’Elysée !

N° 2787 — 24 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 7

I

L EST légitime que l’Etat intervienne

sur le cadre juridique dans lequel se

déroule la vie économique et le modifie en fonction des circonstances. Il peut

même intervenir dans la sphère économique pour garantir la sécurité nationale,

la stabilité sociale, une plus grande justice distributive, etc. Par contre, il doit

s’abstenir d’intervenir si les décisions

prises ne sont pas compatibles avec le

mécanisme des prix, c’est-à-dire à

l’adaptation de l’offre à la demande. Il

devrait s’assurer de l’efficacité des

mesures prises, puis respecter deux

conditions : déclarer le coût public de ses

interventions, les financer à l’aide de prélèvements fiscaux dans le cadre d’un

budget et d’une trésorerie en équilibre.

Or, en réalité, l’Etat, quand il fait légiférer sur les entreprises ou les salariés, se

garde bien de chiffrer la perte de bienêtre ou de pouvoir d’achat que cela

entraînera pour la collectivité des

consommateurs, et l’accroissement des

charges que cela provoque pour la masse

des contribuables ou des assurés sociaux.

Les organisations patronales supportent

le fait qu’elles n’ont pas su, pu ou voulu

s’opposer à une politique à prétention

sociale et redistributive, en démontrant

qu’elle imposerait des charges telles à la

production qu’elle ne pourrait plus supporter la concurrence des prix mondiaux,

avec pour conséquence une double incapacité : ne pas pouvoir résister sur le marché national aux importations à faible

coût de main-d’œuvre et, bien sûr, ne

plus vendre à l’étranger, ou en tout cas

beaucoup moins. Les conséquences

immédiates sont le chômage, la précarité

et de faibles rémunérations conduisant à

de légitimes revendications en vue de

retrouver du pouvoir d’achat.

Paradoxalement, et en totale contradiction avec les règles du libéralisme économique, le MEDEF de

Mme Laurence Parisot, la

CGPME, les éminents et

très médiatisés porteparole du capitalisme, du

libre-échangisme et de

l’économie de marché,

n’ont aucun scrupule. En

effet, exiger de l’Etat protection, soutien et renflouement qui les transforment en castes privilégiées revendiquant

l’appropriation privée des bénéfices et la

socialisation des pertes, leur enlève à la

fois toute raison d’être et enterre le libéralisme économique dont ils se disent les

champions. On sait que la multiplication

des mesures d’exonérations patronales

mises en place depuis 1993 s’élèvent à

plus de 22 milliards d’euros par an. Personne ne peut objectivement dire si ces

exonérations ont eu un impact positif sur

l’emploi. Ce que l’on sait, c’est que le

gouvernement Villepin va rajouter

640 millions d’euros pour alléger les

charges sociales des très petites entreprises, moins de vingt salariés, à hauteur

de 1,6 smic. S’ajoutera la prime transport

dont la distribution sera laissée au bon

vouloir des entreprises, qui les incluront

dans les prix de vente, et par conséquent

de manière particulièrement injuste pour

les salariés. A l’exception des fonctionnaires qui savent déjà qu’ils en bénéficieront dès le 1er janvier 2007.

Ces exonérations n’ont du reste pas

empêché la disparition de 74 000 emplois

en 2005 dans l’industrie manufacturière,

ni la stagnation de la production industrielle, ni la forte progression des importations de produits manufacturés, ni la

place déclinante de l’industrie française

sur le marché national, ni sa perte de terrain face à la concurrence mondiale.

Enfin, avant que les salaires des Chinois,

Indiens et autres Brésiliens ne rattrapent

ceux des salariés français, les mesures

d’exonérations à hauteur de 1,6 smic

auront une conséquence : bloquer les

salaires et le pouvoir d’achat. Si ce n’est

pas du dirigisme, ça y ressemble beaucoup !

On comprend mieux pourquoi le Front

national n’a jamais été invité aux journées du MEDEF.

Paul PERALDI.

Le patronat français s’accommode du dirigisme

L’artiste

antiraciste

poursuivi

par la LICRA

S’il est un adage latin qu’il devient

urgent de connaître dans la France de

notre époque, c’est bien : « Hodie mihi,

cras tibi ». Aujourd’hui, c’est mon tour,

demain, ce sera le tien.

C’est pour l’avoir méconnu qu’un certain Jean-Louis Bartalini, journaliste

dans une feuille antiraciste et président

d’un bidule d’art contemporain à Aix-enProvence, vient de comparaître devant le

tribunal correctionnel de cette ville. Il

était poursuivi par la LICRA — et par le

parquet, puisque l’on sait que la justice

n’a rien à refuser aux officines antiracistes, et plus particulièrement à celle-là.

En novembre 2003, ledit Bartalini avait

exposé, pendant quatre longs jours, une

affiche qui montrait une succession de dessins :

le premier était

une croix gammée, qui se

démantibulait au

fil des autres dessins, pour aboutir

à une étoile de

David. La légende

de l’ensemble

était explicite : « Ghetto de Varsovie,

ghetto de Gaza, SVP stop ! » Provoc’

supplémentaire : l’affiche, dont l’auteur

n’a jamais été identifié, était signée du

pseudonyme d’Eduardo… Cohen !

On imagine la fureur de la LICRA.

Devant ce crime d’antisémitisme, le parquet a requis une amende de 3 000 euros

avec sursis. Ce qui n’est finalement pas

grand’chose. Il est vrai que Bartalini fait

partie du sérail des cultureux antiracistes…

Tout penaud, il a rappelé, pour sa

défense, qu’il était un « journaliste militant », qu’il avait toujours lutté « contre

le racisme, l’antisémitisme et l’extrême

droite » et — sa botte secrète — qu’il

était fils de déporté. Ce viatique lui a

donné l’audace de s’interroger, avec

beaucoup de modération, sur les limites

de « la liberté d’expression des artistes ».

Et si l’on parlait de la liberté d’expression tout court ? De celle des journalistes

de la presse libre, des hommes politiques

n’appartenant pas au Système, des universitaires refusant de s’agenouiller

devant les dogmes ? Et aussi des artisans

qui sont traduits en justice s’ils préfèrent

embaucher des Blancs, des chauffeurs de

bus qui n’osent pas désigner ceux qui

incendient leurs véhicules autrement que

sous le vocable de “Jeunes” ?

La décision sera rendue le 5 décembre.

Quelle qu’elle soit, elle aura démontré au

prévenu qu’il est une catégorie de personnes que l’on n’a pas le droit de mettre

en cause…

Luc DELONCLE.

Article 21/2 : Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux

fonctions publiques de son pays.

Extrait du dernier album de CHARD :

Ma Déclaration des Droits de l’Homme

10 € l’exemplaire (12 € franco) ou 25 € les 3 (29 € fco).

Dédicace sur demande. Chèques à Editions des Tuileries,

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris.

Du 13 au 19 novembre a été organisée par l’Association pour l’insertion sociale

et professionnelle des personnes handicapées (ADAPT) la dixième « Semaine de

l’emploi des personnes handicapées », dont 246 000 voudraient trouver leur place

sur le marché du travail, et les ministres (Philippe Bas et Gérard Larcher) présents à ces différentes manifestations ont rivalisé de démagogie.

Reste, déplore l’ADAPT, que, pour l’heure, le taux de chômage des handicapés est toujours le double de la moyenne nationale, autour de 20 % car « 62 %

des employeurs n’ayant pas de handicapés dans leurs effectifs émettent des réserves à

en embaucher ».

Mais, surtout, ces invalides ne se trouvent-ils pas en concurrence directe avec

les personnes issues des « minorités visibles » dont gouvernement et partis politiques s’acharnent à accélérer l’embauche au détriment des indigènes ? Avant

de privilégier des étrangers devenus français par confort, il serait donc bon de

pratiquer en faveur des handicapés la préférence nationale. D’ailleurs, les différences administrations françaises, qui ouvrent si grand leurs portes aux Coloureds, sont beaucoup moins accueillantes pour les handicapés : 2 à 4 % seulement

parmi leurs effectifs. Ne serait-ce pourtant pas à l’Etat de montrer l’exemple ?

Les handicapés après les “minorités visibles”

LE DÉSAVEU par le peuple américain

de la stratégie des néo-conservateurs

en Irak et dans tout le Moyen-Orient

aura des conséquences bien plus importantes

que prévues initialement. Il semble bien que,

pour réussir un retrait honorable d’Irak,

Washington envisage une solution globale

sous la suggestion pressante de Tony Blair

dont le chef d’état-major, le général

Richardf Dannatt, avait dénoncé publiquement les erreurs commises par les “libérateurs” et préconisé courant octobre un

« retrait rapide » d’Irak. Alors, ce qui est

annoncé le lundi 13 novembre est démenti

le mardi 14, dans une confusion qui prouve

bien qu’on cherche, dans l’affolement, des

pistes de sortie du piège ou l’on s’est fourré

soi-même. Comme nous l’avons toujours

écrit, un scénario se dessine qui va confirmer que la guerre stupide et criminelle

déclenchée contre l’Irak de Saddam Hussein

aura les effets contraires à ceux recherchés.

CHAOS MEURTRIER,

CONFESSIONNEL ET ETHNIQUE

La chute du régime diabolisé devait entraîner un choc démocratique et une contagion

vertueuse sur un espace promis à la prospérité : le « Grand Moyen-Orient ». Le départ

précipité et un peu honteux des Syriens du

Liban correspondant à une repentance de la

Libye de Kadhafi a fait penser à certains que

le processus était lancé. Il aurait fallu, pour

que cette utopie américaine eût un début de

commencement de chance de se réaliser, que

l’Irak soit un exemple enthousiasmant. Or

c’est le chaos meurtrier confessionnel et ethnique qui s’est engouffré dans le trou noir

laissé en héritage par les Américains à la

place de la jeune nation artificiellement

fabriquée au début du XXe siècle et si difficilement unifiée. Le 21 novembre, Bagdad

(sous administration US) a ainsi renoué avec

Damas des relations diplomatiques rompues

depuis 25 ans !

Il est vrai que le chaos (maîtrisé par eux)

faisait partie du plan des faucons du Pentagone qui envisageaient, dans leur délire, un

Moyen-Orient recomposé en fonction d’entités démocratiques issues des Etats actuels

et planifiant une sorte de balkanisation instaurant la supériorité définitive d’Israël et le

contrôle des ressources énergétiques de la

région. Mais trop de chaos a tué le chaos

envisagé par les démiurges américains, et si

le Moyen-Orient se redécoupe, ce ne sera

pas comme l’espéraient Bush et ses mentors,

mais plutôt au profit de la Syrie et de l’Iran.

Si, pour sortir les Anglo-Saxons d’Irak, il

faut négocier globalement avec Damas et

Téhéran en incluant le dossier palestinien,

cette orientation a de quoi inquiéter Israël

mais aussi et surtout le Liban.

A Téhéran, justement, certains rêvent déjà

du grand arc chiite et, à Damas, on voit

renaître une Grande Syrie reconstituée avec

le Liban et, pourquoi pas ? une association

avec la partie sunnite de l’Irak comme

l’avait ambitionné l’émir Fayçal à l’issue de

la Première Guerre mondiale. Se servir de

l’Iran et de la Syrie comme planche de salut,

cela implique des concessions aux deux

capitales. Et c’est un revirement si

capital que ce « chemin de Damas » ne

se fera pas en ligne droite.

GRAND MOYEN-ORIENT,

ADIEU !

Le président Bush peut difficilement

se rallier sans traîner les pieds à cette

nouvelle politique même si elle est

suggérée par le rapport qu’il a

demandé à l’ancien secrétaire d’Etat

James Baker et fortement appuyée par

Blair. Lequel, après avoir envisagé de

rendre publique et d’officialiser la

solution passant par Damas et Téhéran, a fait une marche-arrière remarquée, correspondant d’ailleurs au

séjour aux USA du Premier ministre

israélien Ehoud Olmert. Le Premier

ministre britannique a été également

entendu par la commission Baker qui

doit remettre d’ici la fin de l’année ses

recommandations sur une éventuelle

révision de la politique américaine en

Irak. Mais ses travaux ont pris un tour

nouveau depuis la victoire le

7 novembre des démocrates aux élections

de mi-mandat aux Etats-Unis. Les membres

du Groupe d’études sur l’Irak ont déjà

passé une journée à la Maison-Blanche, ils

ont donc d’abord rencontré dans le Bureau

Ovale le président Bush accompagné du

vice-président Dick Cheney, du conseiller

à la Sécurité nationale Stephen Hadley et

du secrétaire général de la Présidence John

Bolten. La commission devait avoir ensuite

toute une série d’entretiens séparés avec la

secrétaire d’Etat américaine Condoleezza

Rice, le secrétaire à la Défense démissionnaire Donald Rumsfeld, le directeur du

Renseignement national John Negroponte,

le directeur de la CIA Michael Hayden,

l’ambassadeur américain à Bagdad Zalmay

Khalizad et le général George Casey, com8 N° 2787 — 24 NOVEMB

mandant en chef des forces américaines en

Irak.

Tony Blair a donc précisé sa position.

Ayant déclaré à maintes reprises que les

soldats britanniques resteraient en Irak jusqu’à ce que les forces irakiennes puissent

assurer la sécurité du pays, il avait, lors de

son discours annuel de politique étrangère,

appelé l’Occident à faire pression sur

l’Iran pour aider à pacifier l’Irak et à stabiliser le Moyen-Orient. Il a également

affirmé qu’une « stratégie globale au

Proche-Orient » était nécessaire pour trouver une issue à la guerre.

Environ 7 200 soldats britanniques sont

basés dans le sud de l’Irak, un engagement

qui a déjà coûté au Royaume-Uni plus de

4 milliards de livres (5,9 mds d’euros)

depuis 2003, selon des chiffres officiels.

Quatre soldats anglais ont été tués en Irak

le 12 novembre, portant le total des pertes

britanniques à 125 depuis le début de la

guerre, et suscitant de nouveaux appels en

faveur d’un réexamen de la stratégie de

Londres.

Bush et Blair, désavoués, ne résisteront

pas longtemps malgré les belles déclarations martiales qui suivent les ballons d’essais politiques. On comprend donc les

inquiétudes de Tel Aviv et de Beyrouth.

Surtout que le Britannique, s’il est revenu

sur son nouveau positionnement vis-à-vis

de l’Iran, a précisé qu’il fallait en premier

lieu régler le problème palestinien, sans

exclure la Syrie, source de tous les maux.

Voilà qui concerne directement Israël et

aussi, car tout se tient, le Liban.

La défaite électorale de Bush a fortement

inquiété le Premier ministre israélien, luimême en grande difficulté malgré son

alliance politique avec la droite la plus

extrême (voir RIV. des 10 et 17 nov.). Six

mois après avoir été chaleureusement reçu

à la Maison-Blanche dans la foulée de sa

victoire électorale, Ehoud Olmert s’est

donc à nouveau rendu à Washington, mais

dans des circonstances beaucoup moins

confortables. Alors qu’en mai dernier, il

envisageait encore un retrait partiel de Cisjordanie et l’évacuation de dizaines de milliers de colons, il est aujourd’hui confronté

à une dangereuse escalade sur le dossier

palestinien et à une crise de confiance sur

le plan intérieur. Ce déplacement intervient

dans un contexte de réprobation internationale visant Israël suite à la tuerie de Beit

Hanoun, dans la bande de Gaza.

Certes, au Conseil de sécurité de l’ONU, les

Etats-Unis ont opposé le 11 novembre leur

veto à un projet de résolution arabe condamnant les opérations militaires d’Israël à Gaza

et ils ont tenté de rassurer Olmert quant à l’isolement de l’Iran et le refus maintenu d’empêcher l’ex-Perse d’accéder au nucléaire. L’IsMoyen- O r i ent , Amé r ique la

Marxloh est le quartier de Duisburg dans

lequel sera prochainement terminée la

construction de la plus grande mosquée

d’Allemagne, Merkez-Moschee. Le 8 septembre dernier, une cérémonie réunissant

les autorités politiques et religieuses, a

célébré la fin du gros œuvre qui prévoit un

minaret de 34 mètres de haut. La mosquée

pourra accueillir 1 300 fidèles dans un

environnement adéquat : les boutiquots

turcs et les vendeurs de kebabs figent déjà

depuis plusieurs années l’essentiel du paysage et l’activité de Marxloh où la population étrangère, qui n’a cessé de croître,

représente plus du tiers de l’ensemble des

habitants de ce quartier de Duisburg jadis

considéré comme attrayant.

Toutes ces manifestations n’alarment pas

les responsables politiques de Rhénaniedu-Nord-Westphalie. La coalition “rougeverte” en place jusqu’en 2005 avait nommé

ce projet de construction « Das Wunder

von Marxloh » (Le Miracle de Marxloh).

L’enthousiasme de l’actuelle coalition de

droite n’est pas moins prononcé. Le

A Duisbu

grande mo

raélien a pour sa part plaidé pour une initiative de paix mais il a irrité les démocrates en

affirmant sans rire que la guerre d’Irak avait…

« apporté la stabilité au Proche-Orient » !

L’IRAK EVACUÉ,

LE LIBAN RÉOCCUPÉ ?

En rapprochant les frères ennemis, l’offensive sioniste sur Gaza pourrait permettre aux Palestiniens de former finalement leur gouvernement introuvable.

L’agression également sioniste du Liban

débouche comme on pouvait s’y attendre

sur une crise politique qui est la remise en

cause du fragile équilibre instauré après le

départ des Syriens. De nombreux Libanais

craignent que le retour diplomatique de

Damas pour faciliter l’évacuation de l’Irak

ne débouche sur une nouvelle réoccupation, même limitée à une tutelle politique

sur leur pays.

Lequel ne cesse de s’enfoncer dans l’anarchie. Avant l’assassinat mardi dernier du

maronite Pierre Gemayel, fils d’Amine,

ancien président du Liban, neveu de

Béchir, le chef maronite lui-même assassiné, et membre du gouvernement

Siniora, une nouvelle étape avait été

franchie avec la démission le

13 novembre du dernier ministre prosyrien et la réunion d’un gouvernement

jugé désormais illégitime par le président Emile Lahoud. Ce dernier refuse

d’ailleurs l’étiquette de prosyrien dont

on l’affuble mais en revanche il accuse

Chirac d’être « néfaste pour le Liban »

car, pour des raisons personnelles, le

président français jouerait exclusivement la carte du clan Hariri et justifie un

retour en force de la France au pays des

Cèdres, ce qui pour Lahoud est une

erreur et un anachronisme.

Sixième ministre (chargé de l’Environnement) à claquer la porte du gouvernement pro-occidental dirigé par

Fouad Siniora, Yacoub Sarraf est un

chrétien maronite partisan de Lahoud

et de l’entente avec la Syrie comme

l’est le général également chrétien

Michel Aoun. Les maronites sont diviIran-Syrie : “Axe du mal”

ou planche de salut ?

BAGDAD : RAPT DE MASSE

Depuis l’invasion américaine, on croyait avoir tout vu en Irak mais le 14 novembre a

réservé une surprise de taille avec l’attaque à Bagdad du ministère de l’Enseignement supérieur où une quarantaine de personnes ont été prises en otages avant d’être relâchées le

lendemain.

Les ravisseurs étaient arrivés en plein jour au ministère dans le quartier de Karrada à

bord d’une vingtaine de véhicules semblables à ceux utilisés par les forces de sécurité. Ils

portaient les uniformes des commandos de la police irakienne, et cinq haut gradés de cette

dernière ont d’ailleurs été arrêtés après ce rapt dont, selon le Premier ministre Maliki, les

auteurs « sont encore pires que les takfiris », terme définissant les extrémistes sunnites fidèles au

président Saddam Hussein. Pour M. Maliki, toutefois, ce spectaculaire enlèvement collectif

« n’a rien à voir avec le terrorisme, c’est le résultat d’un conflit entre les milices de tel ou tel camp ». Mais

jusqu’à quelles extrémités ira la meurtrière « guerre des milices » dont crève la capitale irakienne ?

AL-JAZIRA EN ANGLAIS

C’est le 15 novembre, en pleine confusion sur l’avenir du « Grand Moyen-Orient » que

Al-Jazeera English (AJE), version anglophone de la chaîne de télévision qatariote al-Jazira,

a commencé à émettre ses informations en continu. Ce qui va faire d’elle une redoutable

concurrente de CNN et de BBC World.

Très recherchée pour ses images et reportages, al-Jazira était en effet incompréhensible

pour l’immense majorité des musulmans d’Afrique et d’Asie, qui ne parlent pas l’arabe.

C’est dire si la nouvelle chaîne, qui émettra à partir de trois bastions (Washington, Londres

et Kuala Lumpur, en Malaisie) équipés d’une matériel ultra-moderne, était attendue. Dans

un premier temps, elle diffusera ses journaux d’information 12 heures par jour, à la grande

fureur de la Maison-Blanche qui accuse al-Jazira d’être le « porte-voix des groupes extrémistes »,

particulièrement en Irak où elle est interdite depuis 2004.

PERSEVERARE…

Libéré de prison le 20 octobre, un

homme a eu le temps de commettre huit

cambriolages avant d’être arrêté le lendemain près de Namur en possession de

bijoux volés, rapporte l’agence Belga. Qui

ne précise pas, hélas, l’identité de ce

“Belge” si actif.

9

l’Iran (pour y favoriser de prétendus

“modérés”) et servant à financer les

“Contras” antisandinistes. Cette affaire

avait failli coûter à Gates sa nomination en

1991 à la tête de la CIA. On l’avait aussi

soupçonné d’avoir manipulé des rapports

pour noircir l’URSS.

Gates luttait partout contre l’« empire du

mal », qui n’était pas tout à fait le même

qu’aujourd’hui, et faisait du zèle. Il

retrouve tout de même l’Iran (à front renversé) et le Nicaragua dans ses dossiers, ce

qui ne manque pas de saveur. Le monde de

l’ancien Gates a bien changé, et qui sait ce

que le nouveau Gates nous réserve ? Le

monde d’Ortega aussi a changé, et il a été

élu dans le mouvement anti-gringo, évoqué

ici même le 3 novembre. Sa victoire a été

saluée par le Brésilien Lula et le Vénézuélien Hugo Chavez qui s’est réjoui que « les

peuples se lèvent à nouveau » et que soit

en marche « l’union des révolutions sandiniste et bolivarienne pour construire le

socialisme du XXIe siècle ». Elle a aussi

réconforté l’égrotant Fidel Castro qui a fait

lire à son « cher Daniel » un message exaltant « cette grande victoire sandiniste

[qui] remplit notre peuple de joie et discrédite le gouvernement américain terroriste

et génocidaire ».

Le 25 février 1990 à cinq heures du

matin, Daniel Ortega, les larmes aux yeux

et seul face à quelques dizaines de journalistes, avait reconnu sa défaite, la présidence du Nicaragua lui ayant été ravie par

la libérale Violetta Chamorro. Il devenait

le premier dirigeant révolutionnaire

d’Amérique latine arrivé au pouvoir par les

armes à le quitter par les urnes, mais se

jurait d’y revenir par tous les moyens. Il a

mis du temps, mais la troisième tentative a

été la bonne. Il n’a d’ailleurs pas hésité à

passer au parlement un pacte avec l’ex-préMBRE 2006 — RIVAROL

sident de droite

Arnoldo Aleman,

aujourd’hui en résidence surveillée pour

corruption. C’est dire

la sincérité des convictions et des conversions du sandiniste !

« Un tigre qui n’a pas

changé ses rayures »,

dit Paul Trivelli, l’ambassadeur des EtatsUnis à Managua qui

aura tout fait pour

l’empêcher de gagner.

« Il se déguise », dit

Eduardo Montealegre,

candidat de droite de

l’Alliance libérale

Nicaraguayenne.

Retrouvant avec

38 % des suffrages la

présidence du Nicaragua qu’il avait donc

perdue en 1990, l’exchef guérillero doit sa

victoire à la division de la droite libérale,

toutefois majoritaire en voix et au Parlement.

Le néo-sandinisme devra donc naviguer

avec prudence entre l’amitié de Fidel Castro ou d’Hugo Chavez et

l’aversion de George

W. Bush. Mais que va

faire réellement Ortega,

cela reste largement un

mystère. Et sa campagne

n’a pas apporté de

réponses claires. Sur les

notes de « Give a chance

to peace » du défunt John Lennon, prônant

la “réconciliation” et un “amour” quasi

biblique tant il invoquait « Dieu qui nous

donne la force de l’esprit », faisant voter

par les députés sandinistes l’abolition de

l’avortement et enfin marié avec sa compagne et mentor Rosario Murillo pour ne

plus vivre dans le péché, l’ancienne idole

des guérilleros d’Amérique centrale, qui a

eu 61 ans le 11 novembre, n’a pas prononcé le mot “nationalisation” pendant

toute sa campagne électorale… A nouveau

« aux Affaires » (et doublement, car il ne

passe pas pour un modèle d’intégrité, de

même que sa nombreuse parentèle), iI y

sera secondé par le vice-président Jaime

Morales Carazo, … ex-banquier et exmembre de la “Contra” ! Soit la contrerévolution financée et armée par Washington grâce à Gates et à tous ses amis pendant la guerre civile contre le régime sandiniste présidé de 1979 à 1990 par Daniel

Ortega.

Les voies de Dieu sont impénétrables et

celles du marxisme sud américain encore

plus. Sans parler des chemins qui mènent

au Pentagone.

P.-P. B.

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