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11/21/25

 


PLEINE CRISE

L’état normal des Verts, c’est d’être en

crise. A l’approche de leur congrès

annuel, en décembre, les écolo-gauchistes se crêpent le chignon entre les

partisans de Dominique Voynet et l’aile

gauche du parti, minoritaire et toujours

favorable à une candidature, pourtant de

moins en moins probable, même s’il en

brûle d’envie, de José Bové. Leur juvénile secrétaire national Yann Wehrling

ne sait plus à quel saint se vouer. Jospin

avait raison : ces Verts sont vraiment des

zozos !

BAYROU : LE RUSH !

Alors qu’il a longtemps stagné dans les

sondages autour de 5 ou 6 % des voix,

le président de l’UDF semble connaître

ces temps-ci un vrai rebond comme en

témoignent tant les élections virtuelles

sur Internet que les dernières enquêtes

d’opinion, comme celle de Paris-Match

où, selon les cas de figure, le Béarnais

obtiendrait au premier

tour de la présidentielle

un score situé entre 10 et

15 %. La surexposition

médiatique de Sarko et

Ségo commence donc à

lui profiter, ainsi d’ailleurs

que ses excellentes prestations télévisuelles. Bayrou qui vient de publier un

livre, Au nom du Tiers-Etat, reprenant les

principaux discours qu’il a prononcés

depuis 2002, croit donc plus que jamais

à son étoile. Sera-t-il le fameux troisième

homme ?

L’AXE SARKO-VILLIERS DÉNONCÉ PAR

MOURAD GHAZLI

« En dépit des noms d’oiseau qu’échangent

Sarkozy et Villiers pour amuser la galerie, leur

deal est clair : le Vendéen rabat des voix d’extrême droite pour le compte du président de

l’UMP, qui en échange le laisse en paix sur ses

terres d’élection. » Voilà ce que déclare

dans Libération du 19 octobre Mourad

Ghazli, membre du comité exécutif du

Parti radical, qui entend se présenter

contre Philippe de Villiers aux législatives de 2007 pour riposter à la décision

de l’UMP de réserver les deux circonscriptions de Vendée actuellement détenues par le MPF aux villiéristes (voir

notre dernier n°). Et Mourad Ghazli

d’enfoncer le clou en rappelant que « le

président du MPF (était) au premier rang du

congrès de l’UMP où Nicolas Sarkozy a pris

la présidence du parti. Il existe entre eux deux

un pacte que je ne cesse de dénoncer. »

Comme quoi il n’y a pas que RIVAROL

qui le dit…

L’UNION EST

UN COMBAT,

AIR CONNU

Où en est l’Union patriotique ? Selon

Minute, Jean-Marie Le Pen aurait « décidé

de tout faire pour que (…) ce rassemblement de

toutes les forces de la droite nationale réussisse », mais il aurait le plus grand mal à

l’imposer à la vice-présidente (sa fille

Marine) et au secrétaire général (Louis

Aliot) du Front national, réticents

devant le retour des mégrettistes.

Lesquels n’affichent d’ailleurs pas une

totale unité. Ainsi Jean-Claude Rolinat,

ancien secrétaire général du groupe FN

au Conseil régional d’Ile-de-France puis

membre du Conseil national du MNR,

vient d’être exclu de ce parti, ayant

bravé l’interdiction qui lui avait été faite

d’intervenir comme orateur invité lors

de l’Université de rentrée du Parti populiste, dont le porte-parole est Franck

Timmermans, ancien secrétaire général

du MNR mais, il estvrai, au plus mal

avec Mégret contre lequel il a témoigné

au procès des “timbres-poste”.

L’APPEL DE

BERNARD ANTONY A

PARRAINER LE PEN

Apprenant que le secrétaire général du

FN, Louis Aliot, exprime « une grande

inquiétude sur le recueil des 500 signatures

d’élus nécessaires pour la candidature de JeanMarie Le Pen à la présidence de la République »

et estimant “intolérable”

l’éventualité que ne puisse se

présenter un homme en

lequel des « millions d’électeurs

français trouvent toujours le

défenseur de beaucoup de leurs

idées, l’interprète de leur désespoir et de leurs aspirations »,

Bernard Antony a appelé

solennellement « tous les militants et sympathisants de Chrétienté Solidarité et du Conseil

National de la Résistance du Pays

Libre à exercer la pression démocratique qui s’impose sur leurs

élus pour que ceux-ci respectent

par leur signature la libre expression démocratique dont ils se

réclament tous ».

Espérons que cet appel

sera fructueux.

De Sofia a Lisbonne, l’eurototalitarisme

10, 11 et 12 novembre au Bourget

FÊTE DES

BLEU-BLANC-ROUGE

RV au stand RIVAROL/Ecrits de Paris

(près de l’Espace enfants et du mur d’escalade)

Entrée : 5 € pour les 3 jours.

Navettes gratuites au départ de la Porte Maillot à Paris

et de la station RER B Le Bourget

AGENDA

☞ 28 octobre à Paris 1er (Place du Châtelet, 15 h).

Manifestation d’hommage aux insurgés de Budapest

organisée par les Jeunesses Identitaires, Europae

Gentes, Rassemblement des Etudiants de droite et

Chrétienté-Solidarité.

☞ 29 octobre près de Tours (la Grange de Meslay, Parçay-Meslay, à 12h). Grand banquet patriotique présidé par Jean-Marie Le Pen. Part. 15 €.

Rés. au 02-47-39-31-40.

☞ 3 novembre à Paris 20e (Père Lachaise, 16 rue

du Repos, 75e Division, 16h30). Pose d’une plaque

d’hommage à Clara Lanzi, fondatrice du Secours de

France. Rens. ADIMAD, 04-94-57-52-91.

☞ 4 novembre à Paris 17e (Hôtel Gril Campanile,

4 bd Berthier, 10h30). AG de l’ADIMAD (68 traverse

des Loubes, 83400-Hyères. Adhésion : 20 €). Part.

déjeuner : 32 €. Rens. : 04-94-57-52-91.

☞ 4 novembre à Paris 5e (St-Nicolas du Chardonnet, 10 h). Messe de requiem pour Jean Ferré, dite par

l’abbé Alain Lorans.

☞ 4 novembre à Paris 11e (La Licorne Bleue, 3 bis

rue Jules-Vallès, de 15 à 18h30). Jean Castrillo dédicace “Constantinople”. Rens. : 01-46-59-18-20.

☞ 5 novembre à Paris 15e (Eglise Ste-Rita, 27 rue

François Boivin à 15h30). Messe et bénédiction des

animaux.

☞ 11 novembre à Bourg-la-Reine (cimetière, 15h).

Cérémonie à la mémoire de tous les morts de l’Algérie Française organisée par le Cercle Jean BastienThiry (BP 70, F-78170 La Celle-Saint-Cloud. Tél/fax

01-39-18-45-05.)

☞ 12 novembre à Paris 5e (Mutualité). Fête de

Radio Courtoisie. Rens. 01-46-51-00-85 ou <radiocourtoisie.com>.

☞ 18 novembre à Paris 11e (La Licorne Bleue, 3

bis rue Jules Vallès, de 15 à 18h30). M. Gasnier

dédicace « La Future Alliance » 13 €. Rens. 01-46-

59-18-20.

☞ 19 novembre à Bruxelles (Maison des Ailes,

1 rue Montoyer). Journée d’hommage à Marcel

De Corte. 12h30 : déjeuner. 14h : exposés de Jean

Claude Absil, Gérard Picard et de l’abbé Alain

Lorans. Stands de livres. Part : 5 €. Avec déjeuner

(facultatif) : 30 €. Rés. Belgique et Chrétienté, tel.

02-503-55-21. Covoiturage possible à partir de Paris.

Rens. M. Lambert, 01-40-39-92-06.

☞ 25 novembre à Paris 7e (salle municipale, 7 rue

Jean Nicot, de 11 à 17h30) et 26 novembre à Rambouillet (hôtel Ibis Le Bel Air, RN10, de 11 à 17h30).

Journées du Livre sur l’œuvre française et l’armée en

Afrique du Nord organisées par Mémoire de notre

Temps. Nbreux auteurs présents.

☞ 29 novembre à Paris 13e (« Le Grenadier », gare

d’Austerlitz, 19h30). Dîner-débat avec Dominique

Tassot sur le thème : « Dieu a-t-il voulu

l’évolution ? ». Part. 25 €. Rés. La voix du silence,

5 rue Dufrenoy, 75116 Paris.

☞ 4 décembre à Paris 16e (Salons Etoile-Marceau,

79 bis avenue Marceau, de 13 à 18h). 3e Salon du

Livre d’histoire avec plus de 50 écrivains qui dédicaceront leurs livres. Rens. Parthénon événements :

06-66-61-25-17.

☞ 9 décembre à Paris 10e (Espace Dubail, de

14h30 à 19h30). Réunion des « Amis de

RIVAROL ».

C’est à li re

12 rue d’Epernay — 51150 AMBONNAY.

Vente à la propriété et expédition

NOËL APPROCHE…

Tél : 03-26-57-81-97 — Fax : 03-26-58-44-76.

DANS trois ou quatre semaines (en

cas de second tour), nous connaîtrons le nom du candidat investi par

les adhérents socialistes. Pour aider les

militants à faire leur choix, la rue de Solferino a prévu l’organisation de six débats,

trois à la télévision et trois devant les adhérents, sans journalistes ni caméras. Si Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn

étaient désireux de multiplier les confrontations pour rattraper leur retard sur la

madone des sondages et pour la discréditer

en montrant l’indigence de ses propositions et la vacuité de sa pensée politique,

Ségolène Royal est au contraire très réticente devant cet exercice qu’elle maîtrise

assez mal.

LE VIDE SIDÉRAL DE SÉGO…

A la mi-octobre, de La Réunion où elle

était allée chercher le soutien du président

de région communiste Paul Vergès

(jumeau de Jacques), elle avait même

laissé entendre qu’elle se soustrairait aux

débats si elle était prise à partie. Réticence

dans laquelle ses compétiteurs ont vu un

signe de faiblesse et la marque d’une réelle

couardise. Il faut dire que ce n’est pas la

première fois que la présidente de la région

Poitou-Charentes tente de se dérober. Déjà,

lors de l’université d’été de La Rochelle,

elle avait “séché” le débat organisé par le

Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à

la différence de tous les autres présidentiables qui s’étaient pliés de bonne grâce à

l’exercice. Et, interpellée en province par

une jeune militante sur la différence entre

la gauche et la droite, Ségo s’était fâchée

tout rouge, voyant dans cette question une

attaque personnelle.

On comprend que beaucoup de socialistes soient inquiets à l’idée que la députée des Deux-Sèvres les représente à

l’élection-reine de la Ve République tant

ses interventions, à l’Assemblée nationale, dans des émissions radiophoniques

et télévisuelles ou dans le cadre d’interviews et de conférences de presse, ont

dévoilé un vide sidéral. Ainsi, interrogée

par une journaliste turque sur sa position

personnelle quant à l’adhésion d’Ankara

à l’Union européenne, Ségo a répondu :

« Ma position est celle du peuple français » — voir édito du 20/10. Cette stratégie de l’esquive peut certes présenter

des avantages à court terme — François

Mitterrand, un orfèvre en la matière, ne

disait-il pas que « l’on sort de l’ambiguïté à son détriment » ? Mais on ne saurait néanmoins éluder durablement les

questions embarrassantes sans susciter à

un moment donné l’incompréhension des

militants d’abord, du grand public

ensuite.

Car ces réponses dilatoires ne relèvent

pas seulement d’une stratégie habile d’évitement (en dire le moins possible pour préserver son crédit et sa popularité). Disonsle tout net, Royal n’a pas le niveau. On

N° 2783 — 27 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 3

s’explique donc la colère froide d’une

Martine Aubry ou d’une Elisabeth Guigou

qui s’estiment, à juste titre, plus capables

que la très médiatique compagne de François Hollande. Son ignorance est particulièrement frappante dans les questions de

politique étrangère. On l’a vu pour la Turquie mais également pour le ProcheOrient. Lors de la guerre d’Israël contre le

Liban, elle avait proposé la médiation de…

Bill Clinton ! Pourquoi pas de sœur

Emmanuelle pendant qu’elle y était ? Et

nous avions déjà cité sa stupéfiante

réponse à un journaliste du New York

Times qui l’interrogeait sur la situation en

Irak : « Poseriez-vous cette question à un

homme ? »

La mise en exergue de sa féminité comme

moyen d’affirmer sa spécificité et comme

façon d’accuser les autres de sexisme lorsqu’elle se voit incapable de répondre à une

question est un procédé constant chez

Ségolène qui joue tantôt de son rôle de

mère, tantôt de celui d’épouse comblée,

tantôt de celui de séductrice. Il est le cachesexe de son incompétence et un bouclier

contre les critiques qui lui sont adressées.

A la fin du premier débat télévisé avec

Strauss-Kahn et Fabius, le 17 octobre,

interrogée sur sa différence avec ses deux

compétiteurs masculins, elle s’est exclamée : « J’en vois au moins une, visible ».

Autrement dit, son sexe devrait lui valoir

automatiquement la sympathie et les suffrages du corps électoral. Difficile d’aller

plus loin dans la bêtise et la décrédibilisation de la fonction politique.

… ET LES CASSEROLES

DE SES RIVAUX

Mais la vraie chance de Ségolène est

qu’elle a pour “compétiteurs” deux personnages odieux ou du moins antipathiques à

nombre de Français, socialistes compris.

Quoi qu’il fasse, Laurent Fabius reste

l’homme du sang contaminé, crime d’Etat

commis par pur esprit de lucre (il fallait

utiliser les collectes de sang, si douteuse

que soit l’origine de celui-ci, « jusqu’à

épuisement des stocks ») et qui coûta la vie

à près d’un millier de transfusés, accidentés et surtout hémophiles ainsi infectés à

leur insu par le virus du sida… et qui infectèrent à leur tour leur conjoint, jusqu’à ce

qu’ils aient pris conscience de leur état.

Certes, Premier ministre à l’époque,

Fabius a échappé à toute condamnation,

mais sa responsabilité n’en est pas moins

réelle aux yeux du public, qui lui reproche

aussi sa glaciale indifférence à l’égard des

victimes.

Quant à Dominique Strauss-Kahn, nul

n’a oublié son implication dans le scandale de la MNEF, cette Mutuelle des Etudiants de France, prodigieuse « pouponnière du PS », sans même parler de son

attitude peu glorieuse dans l’affaire

Méry, du nom du promoteur qui, dans une

vidéo, révélait avoir donné des valises de

billets en mains propres à Jacques Chirac, alors maire de Paris. Or, DSK avait

prétendu avoir “perdu” la cassette qui lui

avait été confiée. Et que dire de certains

propos de l’époux d’Anne Sinclair plaçant l’Etat hébreu über alles ? « Je considère que tout juif de la diaspora et de

France doit apporter son aide à Israël,

c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il

est important que les juifs prennent des

responsabilités politiques. En somme,

dans mes fonctions et dans ma vie de tous

les jours, à travers l’ensemble de mes

actions, j’essaie d’apporter ma modeste

pierre à la construction d’Israël », déclarait-il le 13 mai 2004 sur France Inter,

une prise de position qui lui aliène évidemment nombre d’électeurs des “cités”.

Raison sans doute pour laquelle il en a

rajouté dans le débat du 19 octobre à

Clermont-Ferrand, devant les militants

socialistes, sanglotant sur « les immigrés

pourchassés, poursuivis, mis de côté

parce que la couleur de leur peau n’est

pas la couleur dominante de notre

pays ». DSK, avait, il est vrai, déjà proposé que tout immigré qui vote devienne

automatiquement français !

En fait, pour gommer leur image de

grands bourgeois milliardaires, mondialistes et plutôt libéraux, Strauss-Kahn et

Fabius en rajoutent dans l’extrémisme gauchiste, sur le plan sociétal pour le premier

(il est le plus en pointe dans la promotion

du mariage homosexuel et dans l’immigrationnisme), sur le plan économique pour le

second (renationalisation d’EDF-GDF,

généralisation des 35 heures). Ce qui n’empêche pas Ségolène de donner, elle aussi,

des gages, au dogmatisme marxiste. Ainsi,

le 19 octobre, interrogée par un militant PS

sur la laïcité, elle a appelé à la suppression

de « l’article de loi qui oblige les communes à payer les frais de scolarisation des

élèves du privé ». Ségo a décidément tout

renié de son éducation ! Et elle verse dans

le jacobinisme le plus exacerbé : le

22 octobre n’a-t-elle pas proposé, lors d’un

débat au Sénat, la constitution de « jurys

populaires » composés de citoyens tirés au

sort (sic !) afin d’obliger les élus à « rendre

des comptes à intervalles réguliers » ?

UNE MORNE SUCCESSION

DE MONOLOGUES

Placée par les sondages au firmament de

la popularité, Ségolène n’a pas dominé

les deux premiers débats télévisés, le

17 octobre sur les questions économiques

et sociales, le 24 sur les questions dites

de société. Si l’ensemble des échanges

fut relativement courtois, ses deux

concurrents, il est vrai plus expérimentés

et mieux rompus à ce genre de prestations, l’ont assez nettement dominée,

contestant vivement ses propositions

jugées populistes et irréalistes. A notre

avis, c’est Fabius qui s’est montré le plus

précis, énonçant quelques propositions

démagogiques (augmentation immédiate

La gazelle et les éléphants (fable sans moralité)

Contrairement à 2002, le PRG ne présentera pas de candidat à la présidentielle. Ainsi en ont décidé les radicaux de

gauche lors de leur congrès parisien les

21 et 22 octobre. Ce parti a en effet

décidé, à 69,4 %, de suivre la ligne de

son président Jean-Michel Baylet qui,

deux jours auparavant, avait obtenu du

PS le gel au profit du PRG de 35 circonscriptions et l’assurance de plusieurs

maroquins ministériels. Au grand dam

de Christiane Taubira qui

postulait l’investiture radicale et qui avait qualifié

sa candidature d’“irrévocable”. Bien que l’élue

guyanaise ait été lâchée

par Bernard Tapie qui a

paradoxalement confié

que « le PRG n’était d’accord

sur rien avec le PS », elle pourrait rester en

piste, désireuse qu’elle est de représenter la “cause noire” à la présidentielle où

elle serait la seule mélanoderme depuis

le forfait de Dieudonné et alors que l’exVert Stéphane Pocrain semble n’avoir

aucune chance d’obtenir les 500

paraphes. Mais Taubira pourra-t-elle se

qualifier sans l’infrastructure du PRG ?

LE CHE TOUJOURS

“TURBULENT”

Après avoir envisagé de soutenir la candidature de Laurent Fabius (dont il

s’avoue déçu depuis sa volonté de proposer un nouveau mini-traité européen),

Chevènement semble décidé à se présenter à nouveau à la présidentielle. Il

devrait préciser ses intentions en

décembre, au lendemain de l’investiture

du candidat socialiste. Plusieurs salles

ont déjà été louées par le Mouvement

républicain et citoyen, preuve de la détermination du maire de Belfort qui entend

à nouveau « faire turbuler le système ». Mais

avec quelles chances de réussite ?

du Smic de 100 euros, abrogation de la

loi Fillon sur les retraites...). Cependant

sa volonté de se situer à gauche toutes ne

convainc guère vu le profil et le passé de

l’ex-ministre des Finances de Lionel Jospin qui reste mal aimé dans son parti

comme dans le pays. Strauss-Kahn, quant

à lui, s’est complu à distribuer les bons et

les mauvais points, occupant une position

centrale et jouant au sage défendant une

social-démocratie moderne et apaisée, fondée sur la négociation, le compromis et le

contrat plus que sur des décrets et des lois

comme le souhaite Fabius.

Ségolène Royal, moins bon orateur, a surtout mis en avant son expérience d’élue

locale, précisant qu’elle n’avait pas

réponse à tout. De fait, on est frappé par le

flou de ses réponses. On retiendra qu’après

avoir éludé le sujet, elle a critiqué les

35 heures qui ont été une « régression

sociale » pour une minorité de salariés.

Cette succession de monologues fut donc

passablement soporifique et il ne fut à

aucun moment question de la fiscalité.

Quid en effet de l’impôt sur le revenu, de

la CSG, de la TVA, des taxes foncières et

d’habitation, des droits de succession, de

l’ISF ? La seule chose qui semble évidente,

c’est que, quel que soit le socialiste élu, les

prélèvements augmenteront fortement

pour financer les propositions autant

démagogiques que dispendieuses du projet

du PS. Rien non plus n’a été dit, ou

presque, sur la dette et les déficits. Or, on

aurait aimé que l’on nous expliquât comment le parti à la rose allait s’y prendre une

fois aux responsabilités pour redresser

l’état catastrophique des finances de la

nation. Enfin, sur la question du logement,

tous se sont engagés à faire construire de

nouveaux hébergements sociaux et ont

même proposé de contraindre par la force,

en faisant appel au préfet, les municipalités réticentes à construire et financer les

logements sociaux (comprendre : habitations pour immigrés).

Au final, le fait que les trois candidats

soient obligés d’adhérer au projet socialiste lime évidemment les différences

entre eux et rend peu intéressants leurs

échanges. Ainsi, dans le débat télévisé du

24 octobre sur les questions de société,

les trois prétendants ont tous vanté le

mariage homosexuel, la stricte défense de

la laïcité et les prétendus bienfaits de

l’immigration : l’horreur absolue. Il n’est

donc rien à attendre de ces politiciens

qui, s’ils étaient élus, enfonceraient un

peu plus la France dans le chaos. C’est

même quelque chose d’effrayant de voir

cette triade socialiste faire à ce point fi

du réel et du bon sens. Quand on pense

que, à moins d’un miracle, le prochain

président sera soit Sarkozy, soit l’un de

ces trois socialistes, il y a vraiment de

quoi avoir froid dans le dos !

Jérôme BOURBON,

<jeromebourbon@aol.com>.

Le PRG ne veut pas de Taubira

(Dessin de CHARD.)

N° 2783 — 27 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 4

E VOQUANT dans notre n° du

13 octobre le procès devant une

cour d’assises spéciale des douze

membres du groupuscule Clandestini

Corsi soupçonnés d’avoir commis en

2004 sept attentats visant des biens (commerces ou voitures) appartenant à des

Maghrébins, nous nous demandions si

ces « terroristes xénophobes » (cf.

Le Monde) seraient « traités avec la bienveillance réservée aux criminels allogènes des émeutes de l’automne 2005,

qui ont tous échappé aux Assises, ou avec

la férocité (réclusion perpétuelle avec

peine de sûreté de 18 ans) qui fut le lot de

Michel Lajoye » dont le crime — le plastiquage d’un café maghrébin, où son

engin ne provoqua que d’insignifiants

dégâts — était exactement celui reproché

aux jeunes insulaires.

DES PEINES MODÉRÉES POUR

LES CLANDESTINI CORSI

La réponse est tombée le 17 octobre

avec un verdict médian suivant peu ou

prou les prudentes réquisitions du parquet général. Les magistrats, tous professionnels, ont retenu les deux circonstances aggravantes de racisme et de terson d’espérer. Au contraire du juge de

première instance, Mme Céline Deshayes,

qui, tout en reconnaissant dans son jugement que Michel Lajoye « bénéficiait

d’une promesse d’embauche ainsi que

d’un domicile personnel situé à proximité

et dont, depuis le mois de janvier 2006, il

règle le loyer », excluait sa remise en

liberté avant deux ans, le temps de suivre

« une psychothérapie où le détenu devra

notamment travailler en profondeur sur

sa problématique identitaire » — bien

entendu pour la renier —, les magistrats

de Reims n’ont fixé aucune limite.

Me Eric Delcroix a donc l’intention de

déposer dès janvier une nouvelle

demande qui, cette fois, pourrait aboutir.

RESTER MOBILISÉ

Bonne nouvelle : l’employeur —

saluons ici son courage — qui avait offert

un CDI à Lajoye maintient son offre

d’embauche. Il reste donc à l’embastillé

à régler encore quelques mois de loyer

pour conserver le modeste studio sans

lequel sa demande serait rejetée. Gageons

que tous les vrais nationaux auront à

cœur de l’y aider, par l’intermédiaire de

l’actif Comité d’Entraide des Prisonniers

Européens (1) qui avait organisé fin septembre un meeting, auquel participèrent

plusieurs personnalités de la presse et de

la famille nationales (Camille Galic,

Serge de Beketch, Olivier Pichon, Chantal Spieler, Odile Bonnivard et Claudine

Dupont-Tingaud) et au cours duquel fut

lu un long et vigoureux message de sympathie envoyé par Bruno Gollnisch (2) qui

exprimait sa « profonde indignation »

devant « l’acharnement de ces associations qu’une législation abusive autorise

à se porter parties civiles ». Parmi ces associations, la plus virulente

contre Lajoye étant la LICRA qui, au

contraire de la

Ligue des Droits de

l’Homme, a mis son

veto à la libération

du détenu.

Faut-il rappeler

que Patrick Gaubert, président de la

LICRA, n’est pas

seulement eurodéputé après avoir été

la tête de liste de l’UMP aux élections

européennes à Paris, mais qu’il fut auparavant président-fondateur de DAVID —

Décider et Agir avec Vigilance pour

Israël et la Diaspora ? A part ça, la justice

est censée rendre ses jugements au nom

du peuple français…

Jacques LANGLOIS. _____

(1) Pour la correspondance et les dons (Le

CEPE délivre des reçus de déduction fiscale) :

ESE/CEPE, BP 4-7187, F-30914 — Nîmes

Cédex ou contact@cepe-liberte.com.

(2) Quant à Jean-Marie Le Pen, il a écrit directement à Lajoye (MC/B, CP de Clairvaux, F10310 Ville-sous-la Ferté), comme devait le

révéler Eric Delcroix lors du même meeting.

dans les statuts de ce conseil permet désormais aux jeunes Picards de briguer ces

mandats « sans condition de nationalité française ». Et cette disposition scélérate a été

votée avec enthousiasme non seulement

par le PS et le PC mais également par le

groupe UMP, d’obédience sarkozyste.

Chers nationaux tentés par un vote

Sarko, vous savez désormais ce qui vous

attend si « l’homme fort » de vos rêves

accède à l’Elysée.

COLONISATION

Les familles nombreuses n’ont pas disparu ! La preuve, à Aix-en-Provence, le

député-maire a remis la « médaille d’or de

la famille française » à une mère de onze

enfants : Mme Mesmoudia Nehari…

FOOTBALLEUR…

ET VIOLEUR

Espoir du football hexagonal quand il

évoluait en équipe de France des moins de

18 ans puis des moins de 19 ans puis attaquant de l’AJ Auxerre jusqu’à

la résiliation de son contrat le

1er juin pour « raison disciplinaire », Garra Dembele vient

de s’illustrer à nouveau. Mais

sur le terrain judiciaire et non

sportif : en effet, cet Africain

natif de Gennevilliers a été

arrêté à Rome dans la nuit du

10 au 11 octobre pour… le viol d’une étudiante américaine ! Viol dont il a perdu tout

souvenir, a-t-il déclaré, « parce que j’avais bu ».

De fait, Garra Dembele boit beaucoup,

ce qui lui avait valu d’être condamné à

Paris pour conduite en état d’ébriété

puis, son permis de conduire ayant été

suspendu, pour conduite toujours en

état d’ébriété mais sans permis.

Mais nul doute qu’il se trouvera de

bonnes âmes pour imputer au “racisme”

bien connu des Italiens l’arrestation de

l’afro-fouteux.

UN BEL EXEMPLE

D’INTÉGRATION

A-t-il agi par bonté d’âme ou par esprit

de lucre ? Conseiller municipal (tendance

Chevènement) de Vaulx-en-Velin

(Rhône), où il détenait la délégation à l’Économie solidaire (sic), Samir Khamassi a

été placé en garde à vue et présenté le

19 octobre au parquet de Lyon pour avoir

organisé et célébré au moins deux

mariages blancs dans sa commune, après

avoir fourni aux heureux époux (tunisiens) de fausses domiciliations à l’adresse

d’une SCI dont il est le gérant. Selon

Le Figaro, le sieur Khamassi, 38 ans, était « cité en exemple d’intégration pour avoir créé

une entreprise de communication dans sa ville ».

PANAFIEU : “AUX

URNES, ALLOGÈNES !”

Les nationaux qui, au second tyour des

prochaines Municipales, se seraient résignés à voter pour Françoise de Panafieu,

candidate UMP à la mairie de Paris, pour

faire échec à Bertrand Delanoë, apprecieront : le 16 octobre, « la Panaf’ » a préconisé l’octroi du droit de vote et d’éligibilité

des étrangers, lesquels « doivent avoir le droit

à la parole pour les élections locales » s’ils sont

en situation régulière. Pour la fille de François Missoffe, on n’« évitera pas » cette

réforme, qu’elle a qualifiée de «saine».

Selon Libération, qui signale que Claude

Goasguen, premier vice-président du

groupe UMP, s’est déclaré hostile à cette

mesure et réclame un vote au sein du

groupe sur le sujet, Françoise de Panafieu

espèrerait « ainsi capter les suffrages de l’électorat “bobo” qu’on dit acquis à Bertrand Delanoë ». Et

peut-être est-ce son ancien coquin Daniel

Cohn-Bendit qui lui a soufflé cette bonne

idée ?

QUAND L’UMP BRADE

LA NATIONALITÉ

D’autre part, l’Assemblée régionale de

Picardie, comme plusieurs de ses homologues, s’est adjoint un « conseil régional

des jeunes » auquel peuvent présenter leur

candidature des originaires de la région

âgés de 15 à 22 ans et dont, en cas d’élection, le mandat est de trois ans.

Or, révèle Michel Guiniot, président du

groupe FN au conseil régional, une disposition introduite par une dame Rossignol

rorisme (qui auraient pu entraîner jusqu’à

vingt ans de réclusion criminelle), mais

ils ont prononcé des peines beaucoup

plus légères : six mois à sept ans de prison ferme. Ce qui a néanmoins provoqué

l’indignation des avocats des accusés et

de leurs familles, assez logiquement

quand on compare ces condamnations à

celles infligées aux « chances pour la

France » — à l’encontre desquelles n’est,

il est vrai, jamais retenue la motivation

raciste, même quand elle est patente,

voire revendiquée.

Sans doute grâce à la solidarité agissante de leurs compatriotes qui soutenaient leur cause au-delà des clivages

politiques (un exemple à suivre sur le

continent) et l’avaient fait savoir en haut

lieu, les douze Clandestini corsi ont toutefois échappé au pire si l’on compare

leur sort à celui de Lajoye emprisonné

depuis près de vingt ans (la peine imcompressible est donc accomplie) mais qui

s’est vu refuser sa mise en liberté conditionnelle par le Tribunal d’application

des peines de Troyes le 18 mai dernier,

puis en appel par la Chambre d’application de Reims qui a confirmé le rejet le

10 octobre (voir RIV. des 7/7 et 13/10).

Cet arrêt donne cependant quelque raiMETZ : LA

DROGUE TUE

Dans la soirée du 17 octobre, un jeune

conducteur fauchait à Metz trois couples

de retraités d’une même famille empruntant un passage piéton. Bilan : trois morts

et deux blessés légers dont une grande

figure messine, le

Dr Guy Herlory,

ancien député et

conseiller régional

Lorraine du Front

national et longtemps

abonné de notre journal, qui l’assure de

toute sa sympathie

dans la cruelle épreuve

qu’il traverse puisque les victimes sont ses

deux frères, Paul et Claude, et sa bellesœur Jacqueline.

Le chauffard, qui avait pris la fuite mais

que son père a contraint de se rendre à la

police, n’avait pas bu d’alcool. En

revanche, il était sous l’emprise de stupéfiants.

LE DRAME

ALGÉRIEN OCCULTÉ

Le 17 octobre, des représentants d’associations d’anciens combattants, de rapatriés et de harkis étaient réunis au ministère des Anciens Combattants pour étudier le texte d’une plaque devant être

apposée à Paris en hommage aux victimes

civiles de la guerre d’Algérie.

Le texte finalement adopté par le Haut

Conseil aux Rapatriés au bout de deux

mois de discussions était celui-ci : « La

Nation associe les populations civiles, les familles

de Harkis massacrées, victimes d’enlèvements ou

d’exactions durant la guerre d’Algérie et après le

cessez-le-feu, ainsi que les victimes civiles des combats de la Tunisie et du Maroc, à l’hommage

rendu aux combattants morts pour la France en

Afrique du Nord. Elle s’incline devant celles et

ceux qui trouvèrent tragiquement la mort le

26 mars 1962 à Alger et le 5 juillet 1962 à

Oran. Elle se souvient des disparus. » Mais le texte qui figurera sur la plaque

se contente d’indiquer : « La Nation associe

les personnes disparues et les populations civiles

victimes de massacres ou d’exactions commis

durant la guerre d’Algérie et après le 19 mars

1962 en violation des accords d’Evian ainsi que

les victimes civiles des combats de Tunisie et du

Maroc à l’hommage rendu aux combattants

Morts pour la France en A.F.N. » Au nom de l’Association des familles des

victimes du 26 mars 1962, Nicole Ferrandis déplore qu’aient disparu les « dates

emblématiques du 26 mars 1962 Alger et

5 juillet 1962 Oran ».

JUSTICE AU FACIÈS

Bizarre, non ? Lors de son procès devant

le tribunal de Bobigny, le gérant d’un

hôtel insalubre d’Aubervilliers (SeineSaint-Denis) où quatre immigrés avaient

péri dans un incendie en 1999 n’a vu

requérir à son encontre qu’une peine très

légère — trois ans de prison avec sursis. Il

est vrai que ce marchand de sommeil, que

l’on qualifierait d’odieux s’il était de

souche, s’appelle Mouloud Djilali…

Un petit espoir pour Lajoye

SELON QUE VOUS ÉBORGNEREZ UN FLIC OU

PLASTIQUEREZ UN BOUIBOUI MAGHRÉBIN…

Dans la nuit du 16 au 17 octobre à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) deux

policiers ont encore été roués de coups par les riverains alors qu’ils tentaient

d’intercepter un homme prenant la fuite à bord d’un véhicule de police volé

lors d’un contrôle. Mais qu’on se rassure : « les agresseurs de policiers seront renvoyés bientôt (sic) devant les Assises », ont annoncé le 19 octobre Pascal Clément

et Nicolas Sarkozy, qui ont décidé de faire en hâte voter par le Parlement un

texte ad hoc. Mais ce texte existe et, dans un temps pas tellement ancien, il prévoyait même la mort pour les auteurs de tels crimes en bandes organisées. Pourquoi n’est-il plus appliqué, comme s’en est d’ailleurs étonné FO-Police ?

Mais le plus incroyable est la réaction des magistrats. Passe encore que, pour

Hélène Franco, la très gauchiste vice-présidente du très marxiste Syndicat de la

Magistrature, la proposition du tandem Sarkozy-Clément soit « tellement irréaliste et démagogique qu’on a envie de ne pas y répondre ». Mais que penser de la

réaction de Dominique Barella, président de l’Union syndicale des magistrats

(majoritaire et considérée comme “modérée”), qui a déclaré à France Info qu’envoyer les agresseurs de policiers aux Assises « aboutirait à ce que les cours d’assises ne puissent plus gérer les crimes, les choses graves, comme les meurtres et les

viols » ?

Mais on ne sache pas que M. Barella ait jamais protesté contre le renvoi en

cour d’assises de Michel Lajoye, des Clandestini Corsi ou de Maxime Brunerie

(qui avait tiré sur Jacques Chirac un coup de carabine que le président n’avait

même pas entendu) alors qu’aucun d’eux n’avait fait couler le sang.

ENTRE NOUS

(Une ligne : maximum 50 signes et espaces.)

Demandes d’emploi : 3,05 €. Autres

rubriques : 3,81 €. CARNET (Mariages, naissances, deuils…) : 5 €. Domiciliation sous un

numéro : 3,05 €. TVA 19,60 % en sus.

Les textes doivent nous parvenir dix jours

avant la parution et être rédigés en caractère

d’imprimerie très lisibles.

BIBLIOPHILIE

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uniformes et souvenirs militaires. Tél. : 03-

44-40-48-99.

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S OCIALISTE comme ses coreligionnaires Eliane Assassi et Halima Boumedienne, Mme Bariza Khiari est

l’une des trois musulmanes élues au Sénat.

Née en 1946, arrivée en France un an plus

tard, elle affirme dans toutes ses biographies que ses parents furent d’actifs militants de l’indépendance de l’Algérie.

Aujourd’hui, ses discours et comportements montrent qu’elle continue à faire

sien leur combat et qu’elle n’a jamais

remisé les couteaux aux vestiaires. Cette

ancienne élue du XVIe arrondissement de

Paris cultive des haines opiniâtres. Elle fut

le moteur de la rébellion du PS contre « les

côtés positifs de la colonisation », dénonça

l’édification à Marignane — « sur notre

sol ! » — d’un monument à la mémoire

des morts de l’OAS, « assassins condamnés par les tribunaux ». Ressasse sempiternellement les dissonances, inhérentes à

son état d’immigrée, mais qu’elle ne cesse

d’imputer au colonisateur.

LA MÈRE CONSCRITE

DE L’ANNÉE

Bien entendu, Sarkozy et sa loi sur l’immigration — « aux critères draconiens et

aux procédures ubuesques » — attisent ses

colères actuelles. Elle ne lui envoie pas

dire que, eût-elle été promulguée un demisiècle plus tôt, « ni le grand père musulman d’Arnaud Montebourg » (dont la mère

est née Leïla Ould Kadi), ni ses « propres

parents n’auraient pu immigrer et je ne

serais pas à cette tribune aujourd’hui ».

Ajoutant avec une belle modestie : « J’ai

la faiblesse de penser qu’Eliane Assassi,

Halima Boumedienne et moi-même manquerions à cette assemblée. » Il est vrai

que les brav’ sénateurs lui promettent la

présidence de leur aréopage. Les journalistes viennent de l’élire « Sénatrice de

l’année ». Et son origine n’a en rien handicapé une carrière politique fulgurante.

Mais ne lui échappe-t-il pas que, sans la

N° 2783 — 27 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 5

générosité de la France et la magnanimité

des Français — racistes et colonialistes

compris —, elle ne serait qu’une femme

voilée dans une sous-préfecture des

Nementchas et que ses trois fils, brillamment diplômés, n’auraient jamais étudié à

Janson de Sailly… longtemps avant que la

flambée des banlieues ne banalise une discrimination positive supposée rendue

nécessaire par une ségrégation imaginaire

que tous les faits démentent ?

Rien d’étonnant par conséquent que

cette pétroleuse de l’immigration, au

demeurant très engagée aux côtés d’Israël

contre l’antisémitisme et pour « une

France qui doit se regarder comme elle

est : de toutes les couleurs », soutienne

activement le néo-gauchiste Fabius. Ou

qu’elle attaque avec hargne Ségolène

Royal pour « avoir récemment déclaré au

quotidien espagnol El Païs qu’il fallait

mettre l’accent sur une politique “d’immigration temporaire de travail” grâce à

laquelle “il n’y a pas de regroupement

familial parce que les travailleurs retournent chez eux”. »

C’est donc cette femme, dévorée par une

haine brûlante des ultimes traditions de ce

pays, que le Sénat a désignée pour présider

le jury du concours « Talents des

Cités », piloté par Borloo et Begag,

parrainé par la Caisse des Dépôts et

Consignations, l’Agence Nationale

pour la Rénovation Urbaine, la

Caisse d’Epargne, Casino, la RATP,

Schneider, EDF, Suez, Vinci, HEC.

Avec pour but « le soutien à la

création et au développement d’entreprises et d’associations dans les

zones urbaines prioritaires ».

UN MALIN, CE JOHANN

ROSENTHAL

« Talents des Cités », c’est 13

prix nationaux d’un montant de

7 000 € plus 5 000 € pour le

Grand Prix et 31 prix régionaux

répartis en catégories “création”

(3 000 €) et “Emergence”

(1 500 €). Sur lesquels se greffent

aides et appuis privés et publics.

HEC, par exemple, met toute la

puissance de son organisation au

service de son lauréat, Rachid

Abouhilal. Ce qui n’est pas insignifiant dans un pays où se créent

chaque année, sans l’aide de quiconque, 317 000 entreprises dont,

au bout de trois ans, 35 % ont disparu et 50 % après cinq ans. D’où

l’importance des garanties

offertes par les pouvoirs publics,

les administrations régionales et

les grosses sociétés capitalistes

qui, comme Casino, sont « investies, selon son directeur des Res-

(Essonne). L’agresseur est un ancien

élève, expulsé au début de l’année pour

des “problèmes de comportement”.

● Condamnation le 13 octobre à dix

mois de prison par le tribunal

d’Evry de Mohamed Degdoub

qui, le 6 octobre, avait violemment

agressé et grièvement blessé un

professeur du lycée Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (Essonne), M. Pascal Kristen, qui

a eu trois côtes cassées et le poumon perforé. Degdoub n’avait pas

supporté que l’enseignant lui

enlève son bonnet et il a affirmé

pour sa défense qu’il avait cru que

“c’était un jeune qui se foutait de [s]a

gueule”, d’où son “réflexe” de faire

“une balayette”. M. Kristen a 53 ans.

Bien que la scène ait eu de nombreux témoins, les policiers eurent

beaucoup de mal à identifier l’assaillant « en raison de la loi du silence

et du climat de peur» régnant dans ce

lycée professionnel.

● A Saint-Gaultier (Indre) le 15

octobre, la principale du collège JeanMoulin a été tabassée par un parent

d’élève qui a essayé de l’étrangler alors

qu’elle faisait ses courses. Jugé en comparution immédiate, l’énergumène a

écopé de deux mois ferme et de deux

ans d’interdiction de séjour dans l’Indre.

sources Humaines, Mansour Zoberi, dans

la promotion de la diversité et la lutte

contre toutes les formes d’intolérance et

de discrimination ».

Sauf que « Talents des Cités » est le

prototype d’une démarche intolérante et

discriminatoire, pénalisant l’indigène au

profit de l’immigré ou de l’étranger.

Le palmarès 2006, à l’image de ceux qui

depuis 2002 se sont succédé, en est une

parfaite illustration. Si, dans la catégorie

des prix nationaux, un certain équilibre a

été respecté entre “Européens” et “nonEuropéens” — 7 et 6 sur 13 —, il en va

tout autrement dans la “régionale” où, sur

31 lauréats, 10 seulement sont “Européens”. Mais là n’est probablement pas

le plus important. On peut, à la rigueur,

considérer les projets de la première catégorie comme intéressants — encore que,

dans le cas très médiatisé de Rachid

Abouhilal et de sa télé-assistance pour

personnes âgées, on rappellera qu’il

existe déjà de nombreuses entreprises de

ce type qui fonctionnent fort honorablement. Mais la plupart de ces projets, très

ordinaires, ne seront pas rendus meilleurs

parce que leur initiateur viendrait d’un

« quartier difficile ». Ainsi plusieurs lauréats sont de jeunes chefs

d’entreprises — en général Blancs — qui

n’avaient pas attendu M. Borloo pour

réussir. Mais dont la présence, en

revanche, crédibilise une manifestation

médiatisée par Europe 1 et France-Inter.

Il en va autrement de la catégorie, dite

“régionale” où l’on trouve une proportion

édifiante de pâtisseries, restaurants,

salons de thé orientaux, de restauration

rapide “halal”, de boutiques de friandises

importées du Maghreb, de clubs hip-hop,

d’échoppes de musique africaine, et

même un négoce de dattes algériennes.

Toutes activités dont on doute qu’elles

facilitent l’intégration des

populations immigrées. En

province, nombre de ces

lauréats ainsi aidés — taxi,

menuisier, organisatrice de

mariages — entrent en

concurrence directe avec

des entreprises similaires

qui doivent, elles, survivre sans bénéficier des mêmes privilèges.

N’est-ce pas le cas d’ailleurs du lauréat

du Grand Prix couronné par le Sénat,

Johann Rosenthal, dont Bariza Khiari,

enthousiaste, salua « l’initiative

citoyenne… emblématique du dynamisme

des régions » ? On sera ici plus circonspect. Ce néo-Toulousain, en effet, a

monté avec des aides de l’Adie (1) et du

Conseil général une entreprise de livraison de « paniers-légumes bio » dans le

quartier du Mirail. Jouant sur la corde

sensible du “bio”, dont il se fournit chez

de petits maraîchers de la région,

il a ciblé le milieu associatif :

comités d’entreprises, collectivités, centres sociaux, associations.

Aussitôt arrivé au Mirail, il s’est

investi dans « l’action sociale »,

chasse gardée de l’extrême

gauche, allant jusqu’à s’assurer le

secrétariat d’une ONG humanitaire spécialiste de l’Inde. Tapant

donc en plein dans le créneau

idéologique qui règne sur le pactole des aides et donne accès aux

concours richement dotés comme

« Talents des Cités ». Bien joué,

Johann : ce coup-ci, le grattage

rapportait 12 000 € !

Les centaines de petits maraîchers bio qui tentent, sans l’aide

de personne, de s’organiser dans

ce créneau apprécieront. Une

rapide recherche sur Internet

montre en effet que les paniers de

« Bio à Vous » de Rosenthal —

entre 16 et 30 € — sont parmi les

plus chers du marché. En sera-ton surpris puisqu’il n’est qu’un

intermédiaire malin ? A ce prix-là,

on doit comprendre que la filière

associative Bo-bo, fût-ce dans le

« quartier difficile » du Mirail, est

un riche filon.

René BLANC. _____

(1) Association pour le Droit à l’Initiative Economique qui fonctionne selon

les règles du micro-crédit.

Le Sénat de la République :

en finir avec une France enracinée

L’école du crime

● Remise en liberté d’un Jeune de 18 ans

qui, le 13 octobre, avait donné un violent

“coup de boule” à un professeur du lycée

Gascard-Monge de Savigny-sur-Orge

SOUS LES ORS

DU LUXEMBOURG,

UN EPOUVANTABLE

PATAQUÈS

Aurait-on le moindre doute sur la

vacuité intellectuelle de nos élites,

quelques extraits de l’intervention de

M. Christian Poncelet, deuxième personnage de l’Etat, le 14 octobre lors de

la remise des prix des Talents des

Cités, en feraient une accablante

démonstration. « Ces lauréats 2006,

s’exclama-t-il, sont pour la collectivité

France une cure d’optimisme, de jouvence et une promesse renouvelée… Avec

nos compatriotes expatriés, partis à la

conquête du monde, ils sont les nouveaux

pionniers d’une économie française

conjuguant initiative, liberté et responsabilité. Parce qu’ils ont eu l’audace et

le courage d’inventer leur entreprise, (ils)

sont aux avant-postes de la création de

richesse et d’emplois… Ils sont les décideurs économiques de la France de

demain… Ils sont la richesse de la communauté France de demain qu’ils irriguent de leur enthousiasme… Les

Talents des Cités sont les porte-paroles

emblématiques d’un refus de la fatalité,

d’une exigence républicaine qui sourd

depuis la mosaïque des quartiers. Parce

que, au-delà des stéréotypes qui aveuglent, nous ressentons au plus profond de

nous-mêmes que nous avons besoin les

uns des autres pour refonder notre pacte

républicain et aller de l’avant ».

Et dire que ce personnage, capable

en si peu de mots d’autant de redondance, de tautologies, au style si

creux et si pompier, bombastique

jusqu’à la caricature, aurait pu devenir le président par défaut de cette

république déliquescente ! On peut

toujours avoir pire que le pire.

R. B.

Article 15/1 : Tout individu a droit à une nationalité.

Extrait du dernier album de CHARD :

Ma Déclaration des Droits de l’Homme

10 € l’exemplaire (12 € franco) ou 25 € les 3 (29 € fco).

Dédicace sur demande. Chèques à Editions des Tuileries,

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris.

TABLES D’HÔTE

Si vous avez aimé les chroniques

gas t ronomi co- cultur e ll e s de

Franck NICOLLE dans RIVAROL, vous les retrouverez dans ce livre, ave c de suc cul ent e s r e c e tt e s de

Wilfried Da Costa Oliveira.

Ed. Dualpha, 204 p., 23 €

En vente à nos bureaux (27 € fco)

A lire aussi de Franck NICOLLE :

MOTS ET METS

(165 p., 19,90 € ou 24 € fco)

chèques à Editions des Tuileries.

NOS DEUILS

Mort subitement le 18 octobre à l’âge

de 71 ans alors qu’il revenait du pèlerinage de Lisieux, Régis DEREN était

un fervent lecteur de RIVAROL, profondément convainu de la justesse du

combat national et de la nécessité d’un

vrai retour à la Tradition dans l’Eglise.

Père d’un prêtre ordonné en 1995 à

Ecône, il était un fidèle de la Fraternité

St-Pie X. Ses obsèques ont eu lieu lundi

dernier à la chapelle N. D. du Rosaire

à Lille. L’Equipe de RIVAROL prend

part au deuil de sa famille

1er-Mai ? “Jamais contents, toujours insatisfaits ces Français”, me disait récemment

un ami italien.

Jean-Marie Le Pen a raison de vouloir

réunir les Français autour des symboles qui

ont fait la Nation. Et Valmy en est un, n’en

déplaise aux éternels insatisfaits qui croient

détenir la vérité historique de notre pays.

Le Rassemblement national se fera par le

biais de telles initiatives et non par des querelles de chapelles. Sans toutefois faire

repentance, il est parfois nécessaire de

« mettre de l’eau dans son vin » pour avancer. Tout le reste n’est que litératture…

● De Michel PASSOT :

SONDOMANIA

Ces “sondages” dont on nous rebat les

oreilles ne m’inspirent que méfiance. Même

assurées de l’anonymat, les personnes ainsi

questionnées ne disent pas forcément ce

qu’elles pensent, mais plutôt ce qu’il

convient de dire, l’essentiel étant de ne pas

se faire « mal voir », de ne pas détonner

dans le concert de bêlements du troupeau,

bref de suivre la mode. Un exemple : au

printemps 2002, M. Le Pen est arrivé en

deuxième position, alors que les sondages

ne laissèrent entrevoir rien de tel ; le petit

rideau symbolique de l’isoloir avait joué

son rôle. Ainsi les « enquêtes d’opinion »

qui feraient de Ségolène Royal la chouchoute des Français sontelles fallacieuses au possible. Il s’agit, une fois de

plus, d’un engouement de

surface, d’un phénomène

de mode dûment attisé

par un incroyable battage

médiatique lui-même tributaire de la pensée

unique. Comment les Français, majoritairement attachés à leur patrie, pourraientils réellement idolâtrer une candidate qui

prétend vouloir « incarner la nation » (!)

alors que l’idéologie dont elle se réclame

privilégie tous ces gens venus d’OutreMéditerranée pour imposer leur loi à notre

pays ? Et n’oublions pas que c’est toujours

l’effritement des valeurs authentiques qui

donne naissance à l’idolâtrie.

● De Jean-Claude LAHITTE :

CARACO-TOUCHE-A-TOUT

AU POUVOIR !

Après l’agression dont deux CRS ont été

victimes, une fois de plus, on entend le Premier Flic de France critiquer indirectement

un de ses confrères ministres en dénonçant

le “laxisme” des juges. C’est oublier que,

même si on connaît leur orientation « à

gauche », outre qu’ils ne font généralement

qu’appliquer des lois que la droite au pouvoir a été incapable d’abroger ou de modifier, les magistrats ne peuvent mettre en

prison tous les délinquants au nombre

exponentiel. C’est oublier surtout que,

depuis 2002 — à l’exception d’un bref

“intérim” à l’Economie et aux Finances où

il a été incapable d’abroger les “35-

heures” —, Sarko est le premier responsable de l’ordre (et du désordre !) en

France. Aussi je suggère à ce « Caracotouche-à-tout » (j’emprunte ce nom à un

héros de Benjamin Rabier) qui se mêle sans

cesse des affaires des autres ministères, si

d’aventure il était élu président de la République, de se désigner aussitôt comme Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de

l’Economie et des Finances, de l’Education

Nationale, de la Justice, des Relations extérieures, etc. Si, comme c’est à craindre, tout

continue à aller mal en France, il saura à

qui s’en prendre. Et les Français aussi, qui

en auront pris pour cinq ans !

● De Lionel DUCROS :

UN PEU DE RESPECT

POUR LES CROYANTS !

Alors que la Chapelle Royale à Versailles

devait être profanée par un couturier parisien (manifestation “culturelle” finalement

annulée), pendant que de faux chrétiens à

Bordeaux, en contradiction avec l’idéal

d’ouverture et de générosité qu’ils affichent

habituellement, s’insurgent contre le pape

en signant une pétition contre l’érection de

l’Institut traditionaliste du Bon-Pasteur,

pendant que Benoît XVI fait l’objet d’une

campagne de dénigrement sans précédent,

y compris au sein même de l’Eglise où certains catholiques de façade n’hésitent pas à

exprimer ouvertement leur souhait de le

voir disparaître, une campagne si outrancière que beaucoup redoutent qu’un fanatique l’assassine lors de son voyage prévu

fin novembre en Turquie, il faut reconnaître que les musulmans, eux, parviennent

à se faire respecter, même si, hélas ! ils utiN° 2783 — 27 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 6

lisent des méthodes qui ne correspondent

pas vraiment à la conception idéale que

l’on se fait des relations humaines en pays

prétendument civilisés.

Mais, comme cela apparaît clairement,

n’est-ce pas là l’unique façon efficace de

calmer l’ardeur sacrilège des ennemis plus

ou moins déclarés de toutes religions ? On

peut légitimement se poser la question.

En tout état de cause, je crois en la Justice

immanente…

● De L. B. (Rennes) :

BOUFFÉE D’OXYGÈNE

Je voudrais d’abord saluer la bouffée

d’oxygène du vendredi ! Mais ne nous

désespérez pas trop, SVP… Heureusement

qu’il est une manière tonique de lire RIVAROL (par ex. n° 2747 p. 5 col. de droite :

quelques espoirs). Une piste pour les chroniqueurs de cinéma et TV : avez-vous

remarqué combien les téléfilms, à la production bâclée, sont un puissant levier d’intoxication pour les ilotes-majoritaires ? Dès

qu’un « problème de société » (je vous en

épargne la liste) se pose avec acuité, il n’y

a pas un trimestre à attendre pour qu’une

gentille héroïne (« naine, zaïroise et

sidaïque », comme dirait Chard) rallie tous

les suffrages des téléphages, dans une histoire à l’eau de rose, mal ficelée, où le

méchant Français tient toujours le mauvais

rôle. Une étude approfondie, calendrier en

main, révèlerait là une des tactiques les

plus perverses, mais aussi les plus efficaces,

de la société du show-biz-aux-ordres. Merci

d’avance à qui l’entreprendrait et nous en

livrerait les conclusions, dans vos colonnes

par exemple.

● De Martine R. (Pau) :

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