J. B.
MOSQUÉE DE MARSEILLE : PRÉCISIONS
A propos de la “mosquée-cathédrale”
de Marseille (n° 2776), nous recevons de
Yvon Claire, unique conseiller municipal
MPF de la cité phocéenne, la mise au
point suivante :
« Le 17 juillet a eu lieu au conseil municipal
de Marseille un débat et un vote concernant le
rapport 45 — 06/0773/EHCV sur la mise à
disposition, sous forme d’un bail emphytéotique
administratif, d’une
parcelle de terrain communal au bénéfice de
l’association « la Mosquée de Marseille “pour
l’édifcation d’une mosquée”.
« Je suis intervenu pour dénoncer l’édification d’une “mosquée cathédrale” ainsi que l’attitude du responsable du conseil régional du
culte musulman ; celui-ci s’est empressé d’aller
consulter les différents consulats des pays musulmans à Marseille afin d’obtenir les fonds nécessaires pour sa construction avant même le vote
au conseil municipal, alors que Gaudin avait
déclaré qu’elle ne devait être financée que par
les fidèles et sympathisants. Je déclarai en substance que cette démarche allait poser le problème de la dépendance du futur recteur vis-àvis des pays souscripteurs. Je demandai en
outre la suppression des lieux de prières dirigés
par des fondamentalistes démagogues qui
entraînent une dérive vers le communautarisme,
une dérive identitaire, dérive grave pour les
jeunes eux-mêmes, grave pour le système éducatif, grave pour les travailleurs sociaux désemparés et grave aussi pour la République.
« J’ai donc émis un vote négatif (photocopie ci-joint, et déposé, avec d’autres conseillers d’arrondissements, un recours au Tribunal Administratif de Marseille par l’intermédiaire de
Me Varaut. »
« C’EST la première fois qu’un déserteur vient passer ses troupes en
revue » avait cruellement ironisé le
député socialiste Pascal Terrasse à propos
de Lionel Jospin. Alors que l’ex-Premier
ministre piaffait d’impatience à l’idée
d’être pour la troisième fois candidat du
PS à la présidentielle et que tous les éléphants, François Hollande
en tête, étaient convaincus
que cette fois Jospin irait
« jusqu’au bout » et que
Jean-Marie Le Pen prévoyait (et espérait) un
second tour l’opposant à
l’ancien premier secrétaire du PS, celui-ci, à la
surprise générale,
quelques heures avant le
dépôt officiel des candidatures socialistes, et hélas juste après l’impression de
notre dernier numéro, se retirait piteusement de la course à l’Elysée le jeudi
28 septembre. S’il pouvait y avoir une
certaine dignité dans la retraite politique
de Jospin le 21 avril 2002 au soir, le vraifaux retour de l’ex-trotskiste et sa dérobade finale sont pitoyables. Il aurait pu
rester dans l’histoire comme le seul dirigeant de la Ve à tirer les leçons d’une
défaite et à tenir ses promesses, il apparaît au contraire, par ses palinodies,
comme un politicien aussi médiocre et
pusillanime que les autres.
Certes, comme nous l’écrivions la
semaine dernière, l’ex-ministre de l’Education nationale avait « beaucoup à
perdre » dans cet ultime combat. Les sondages internes au PS ne lui accordaient
Redeker, plus
heureux que
Seurot… et Soral
L’affaire est remontée jusqu’au Premier
ministre et mobilise le couple Badinter.
M. Robert Redeker, professeur de philosophie à Toulouse, ayant publié dans
Le Figaro une tribune libre très hostile à
l’islam et reçu à la suite de cette parution
des menaces de mort qui l’obligent à se
cacher sous la protection de la DST, Dominique de Villepin a condamné ces menaces
comme « inacceptables dans un pays
comme le nôtre ». Quant au ministre de
l’Education nationale Gilles de Robien, il
a téléphoné à l’enseignant « pour lui
renouveler sa solidarité dans cette épreuve
et condamner avec la plus grande fermeté
les menaces de mort dont il est l’objet » car
« chacun peut exprimer ses opinions dans
une démocratie ».
Langage assez nouveau si l’on se souvient que deux autres professeurs, Jacques
Seurot (depuis décédé) et Louis Chagnon,
furent littéralement persécutés par l’Alma
Mater pour avoir souligné, eux aussi, la
nature impérialiste et violente du Coran et
rappelé que Mahomet avait été un chef de
guerre — djihad — bien plus qu’un prophète.
Il est vrai que MM. Seurot et Chagnon passaient pour mal-pensants et étaient catalogués catholiques, ce qui n’est pas le cas de
M. Redeker, collaborateur de Libération, des
Temps modernes et de L’Humanité où,
comme l’a relevé Christian Bouchet sur le
site <voxnr.com>, il se « montra un ennemi
acharné du Front national dont les initiales
signifient pour lui France Négative ». De
même, écrivant dans la revue sioniste
L’Arche, y attaquait-il « sans relâche, et avec
une haine non dissimulée, les partisans de
la liberté en matière de recherche
historique ».
Cela dit, le Premier ministre et le secrétaire
général du FN Louis Aliot, qui s’est déclaré
solidaire de M. Redeker, ont raison : la
« situation incroyable » où se trouve l’enseignant « dans la patrie “des droits de
l’homme et du citoyen” prouve qu’il existe
aujourd’hui dans notre pays une menace
fanatique organisée qui n’hésite plus à passer à l’acte afin de réduire au silence celles
et ceux qui osent la dénoncer ».
Mais, répétons-le, la dénonciation de cette
menace était unanimement réprouvée quand
elle était le fait d’hommes classés à droite,
et que le pouvoir chiraquien faisait, au
contraire, lourdement condamner après les
avoir virés. Aux applaudissements des
media et des syndicats.
Ajoutons qu’en pleine affaire Redeker,
l’écrivain Alain Soral a de nouveau été
agressé en pleine rue à Paris. Après avoir été
tabassé il y a quelques mois par des nervis
de la Ligue de Défense juive qui n’apprécient pas ses engagements, il avait pourtant
sollicité une protection policière. Moins
heureux que le professeur toulousain, il ne
l’avait pas obtenue.
Jospin le déserteur
La Régie des transports de Marseille
(RTM) a deux spécialités : le réseau de
bus et de métros de la ville… et la grève !
La dernière en date, à l’automne 2005, a
duré 46 jours. Et de l’avis général, la
mise en service du tramway, l’an prochain, devrait s’accompagner de grèves.
L’an dernier, un Marseillais, du nom de
Pardon, avait édité des tee-shirts sur lesquels était reproduit le logo de la RTM,
mais sous lequel étaient écrits les trois
mots suivants : « Retarde Tout
Marseille ». La régie avait porté l’affaire
devant les tribunaux et, malgré l’évidence du propos figurant sur les textiles,
avait, en mai dernier, obtenu leur retrait.
Ledit Pardon avait alors attaqué la RTM
d’une autre façon : sur le site Internet de
sa société, il avait mis en ligne une animation. On y voyait un bus marseillais,
sur lequel était écrit « en grève », foncer
sur des personnes attendant devant un
abribus, et les écraser.
Nouveau scandale chez les gréviculteurs, nouveau recours à la justice... et
nouveau revers pour Pardon. Le juge a
estimé que l’animation figurant sur le site
Internet « met en cause la qualité de la
prestation (de la RTM) et la dénigre
indiscutablement ». C’était le but de la
manœuvre : dénoncer des pratiques qui
prennent en otage des milliers de Marseillais. La justice s’est donc rangée du
côté des preneurs d’otages…
LE RAMADAN
S’INVITE DANS LE FOOT
Le quotidien La Provence vient de
publier un article, fort intéressant, car
emblématique de notre époque. Son
thème : le ramadan nuit-il aux performances sportives des joueurs de l’OM ?
Aux termes de ce long article, il semble
que non, puisque pour certaines personnes, des aménagements sont possibles
en fonction de leur profession. Le lecteur
aura cependant retenu que sur les onze
joueurs de l’équipe type, on en compte
six de religion musulmane, dont deux
Européens : un Albanais et le médiatique
converti Ribéry, époux d’une Algérienne,
dans le pays de laquelle il est parti en
vacances pour, selon un magazine sur
papier glacé, se “ressourcer”.
OM, cela signifie « Olympique de Marseille ». Cela pourrait bientôt devenir
« Olympique musulmane »…
Luc DELONCLE.
Marseille : pas touche
aux gréviculteurs !
VEUT-ON VRAIMENT LUTTER CONTRE
L’IMMIGRATION CLANDESTINE ?
Un clandestin est un délinquant, et doublement délinquant s’il s’oppose par la force
à son expulsion, ce qui était le cas de l’Ethiopien Getu Hagos Mariame que trois
policiers de la police aux frontières (PAF) de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle
avaient été chargés en janvier 2003 de mettre dans un avion pour Johannesbourg,
dont il arrivait. Mais le clandestin ayant eu un malaise alors qu’on l’arrimait malgré
lui à son siège, ce sont les policiers (dont un Maghrébin) qui ont comparu le 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour « homicide involontaire ». Des
peines de prison avec sursis ont été requises (jugement le 23 novembre). Bien que,
selon le Rapport annuel 2003 de la Commission nationale de déontologie de la sécurité, ils eussent été « contraints d’avoir recours à la coercition », tous trois sont suspendus
depuis le 22 janvier 2003 (sous Sarkozy, donc) pour « maladresses et manquements à une
obligation de sécurité et de prudence ayant entraîné involontairement le décès ».
●
La veille de ce procès, c’est le maire UMP de Cogolin (Var), Jacques Sénéquier,
qui s’était vu signifier par le tribunal de Draguignan, l’obligation de célébrer « sans
délai » le mariage d’une de ses administrées, Jennifer, avec Mohamed, un Tunisien en
situation irrégulière. Le tribunal a en outre averti l’édile qu’il devrait s’acquitter d’une
astreinte de 500 euros par jour si l’union n’était toujours pas célébrée dans un délai
de 30 jours à compter de la notification du jugement.
Furieux, M. Sénéquier a déclaré qu’il laisserait à l’opposition de gauche le soin de
procéder à ce « mariage de complaisance » et dénoncé une « ineptie entre la loi sur les étrangers et l’obligation de les marier ». Il a tout à fait raison, mais qu’attend-il pour claquer la
porte de l’UMP ?
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N° 2780 — 6 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 5
ONZE ANS avant que n’éclate la
« bombe Ségolène », est-ce son
frère, Gérard Royal, qui, dans la
nuit du 9 au 10 juillet 1985, dynamita le
Rainbow Warrior, bateau-amiral de Greenpeace, dans le port néo-zélandais d’Auckland ? Ce qui provoqua la mort d’un photographe, l’arrestation des deux agents de
la DGSE connus sous le nom des « faux
époux Turenge » mais aussi la démission
du ministre de la Défense Charles Hernu,
que Mitterrand et Fabius choisirent comme
bouc émissaire quand la responsabilité de
la DGSE dans l’attentat (destiné à mettre
un terme aux menées subversives de
Greenpeace en Nouvelle-Calédonie) fut
avérée.
SA FRANCE :
“PLURALISÉE ET COLORÉE”
Révélés naguère par L’Express et confirmés fin septembre dans Le Parisien par
Antoine, frère cadet de la « madone des
sondages », l’appartenance de Gérard
Royal à la DGSE (qu’il quitta avec le
grade de colonel) et son rôle dans cette
affaire qui empoisonna durablement le PS
et l’Elysée, seraient restés totalement
Pour l’ancien ministre, qui connaît bien sa
Royal puisqu’elle fut son (incontrôlable)
adjointe à l’Education nationale, la dame
n’est « capable ni de gagner, ni d’être président de la République », a-t-il déclaré
vendredi dernier sur France Info, en exprimant ses doutes sur la fiabilité des sondages, qu’il a affirmé “manipulés” (2). Scandale dans le premier cercle ségoliste
qui a aussitôt condamné les « bouffées de
haine », « minables et dégradantes », de
l’ancien ministre.
LES ACCUSATIONS
DU GÉNÉRAL ROYAL
Condamnera-t-il aussi, pour les mêmes
raisons, le général de brigade (c.r.) Pierre
Royal ou préférera-t-il jeter sur ses accusations le manteau de Noë de crainte que
la blanche colombe n’apparaisse pour ce
qu’elle est, une pie voleuse mâtinée de corbeau ?
Car voici en effet le texte, digne mais
accablant, qu’avait fait paraître le général
dans son bulletin de promotion, en mai
1992 :
« Suite aux nombreuses questions qui
me sont posées quotidiennement
concernant mes liens de parenté avec
Ségolène Royal, le nouveau ministre
de l’Environnement, je tiens à effectuer la mise au point suivante.
« Ségolène Royal est ma nièce, fille de
mon frère aîné Jacques, qui a terminé
sa carrière militaire avec le grade de
lieutenant-colonel dans l’artillerie de
Marine.
« Si je ne partage en aucune façon ses
options politiques, l’esprit démocratique me contraint à les supporter. Par
contre, je ne puis admettre que, pour
construire sa carrière politique, elle
ait sali de façon outrageante la
mémoire de son père.
« Lors de la sortie de son livre “Le
printemps des Grands-parents”, titre
très cocasse quand on saura qu’elle a
été particulièrement odieuse avec mes
parents (ses grands-parents), elle a
accordé un certain nombre d’interviews d’où il ressortait qu’elle avait eu
une enfance très dure du fait de son
père, militaire rigide et borné qui la
brimait.
« Par contre, au moment de la guerre
du Golfe, dans une interview du journal La Nouvelle République du
Centre, elle disait son soutien aux soldats français, évoquant avec émotion
le souvenir du départ de son père pour
l’Algérie et sa mort au combat (en réalité, mon frère est mort d’un cancer en
1981) ! (…)
« En conséquence, je n’ai aucune relation avec cette jeune femme résolument mythomane et j’ai honte de voir
le nom de ma famille ainsi galvaudé. »
Comme c’était le cas en 1992, et ça l’est
plus que jamais puisque, dans un portrait
d’une page consacré il y a quelques mois à
« la fille du colonel », Le Monde reprenait
la légende noire si complaisamment répandue par l’intéressée sur son père-parâtre.
Légende dont Anne-Christine Royal, cousine germaine de Ségolène et membre du
Front national (elle figure en troisième position sur la liste de Jacques Colombier pour
les municipales du 8 octobre à Bordeaux), a
fait en revanche litière dans Minute (du
20/9/2006) où elle précise
qu’étudiante, celle qui
était alors Marie-Ségolène
traîna son père « devant
les tribunaux pour qu’il
subvienne à ses besoins ».
« Elle s’est acharnée
durant des années, jusqu’à
obtenir qu’il soit
condamné » alors, insiste
sa cousine, que « c’était un homme bon,
profondément humain et juste ».
Ce témoignage, comme celui du général Royal, ouvrira-t-il les yeux sur l’infernale arriviste toujours vêtue de lin
blanc pour cacher ses motivations sordides et qui, instrumentalisant ses propres
enfants à des fins politiciennes (on se
souvient comment, ministre, elle s’exhiba avec sa nouveau-née Flora dans les
colonnes de Paris-Match, juste après son
accouchement), se pose en championne
de la famille ?
C.-M. G. _____
(1) Le collectif, animé par le beau-frère de
l’ancien ministre et maire socialiste de Strasbourg Catherine Trautmann, avait invité tous
les candidats déclarés. A l’exception bien
entendu de Jean-Marie Le Pen.
(2) Et pas seulement en France : voir la déception du président brésilien Lula qui, affirmaient les sondages, allait être élu dimanche
dès le premier tour. En ballottage, il devra
attendre le 29 octobre pour retrouver (ou non)
son fauteuil.
DRÔLE DE VICTIME
17 ans de réclusion, c’est ce qu’ont
infligé les Assises du Loiret à MohamedAmmine Hammi qui, sous menace de
l’égorger, avait violé une Orléanaise de
19 ans qui, depuis, vit repliée dans sa
famille dans une extrême fragilité psychologique. A l’audience, l’avocat de
l’accusé avait eu le front de présenter
son client comme étant « lui aussi une victime » de la société et demandé l’indulgence du jury.
inconnus de Ségolène, ce
qui semble bizarre puiqu’elle était à l’époque
conseillère à l’Elysée, où
l’on ne parlait que de ça.
En tout cas, si, à la suite de
la presse, France 2 et TF1
ont longuement évoqué
dimanche cette page d’histoire, Mme Royal n’en
soufflait mot sur son site
<désirsd’avenir> où étaient
en revanche détaillés son
voyage au Sénégal et sa
déclaration officielle de
candidature, formulée le
29 septembre à Vitrolles,
une ville (admirez le symbole républicain) « meurtrie par le Front national »
mais où elle a quant à elle
présenté une vision plutôt
inquiétante de sa « France
d’après ». Constatant que
notre nation « s’est beaucoup transformée, pluralisée, diversifiée et colorée », la présidente de Poitou-Charentes lui a en effet
reproché de ne « pas
admettre encore totalement
ce qu’elle est devenue ». Et
la candidate de
s’exclamer : « Jusqu’à
quand parlera-t-on des
Français de souche comme
si les autres étaient de
feuillage et de
branchage ? » Déclenchant
ainsi « un tonnerre d’applaudissements dans l’auditoire bigarré »
relate l’agence Reuters — sans préciser si
les Jeunes qui, quelques heures plus tôt et
toujours à Vitrolles, avaient littéralement
massacré trois policiers, dont une jeune
adjointe de sécurité, faisaient partie de ce
public choisi.
“INCAPABLE
D’ÊTRE PRÉSIDENT”
Devançant de très loin Laurent Fabius —
qui, lui, s’est déclaré à Fleurance, lors de
l’université d’été du collectif « Sauvons la
recherche » où Royal et Strauss-Kahn,
annoncés, se sont fait porter pâles (1) — la
compagne de François Hollande disposerait d’au moins 130 signatures d’élus du
Conseil national du PS, soit trois fois le
nombre requis pour avoir le droit de
concourir. Ce qui stupéfie Claude Allègre.
D’ailleurs Sarkozy est “ouvertement” hostile à Le Pen, ce qui
permet à son conseiller de conclure que « les Français issus de
l’immigration algérienne semblent avoir pris le parti de Sarkozy ».
Tout cela sera évidemment à vérifier, mais nous voici informés et prévenus.
En attendant d’aller à Alger, Sarkozy s’est rendu le 28 septembre « en ami » à la Mosquée de Paris où il s’est défendu de
l’accusation de “communautarisme”, déclarant : « Je respecte les communautés mais je ne suis pas communautariste parce que je ne veux pas
que les communautés vivent isolées les unes des autres en France. » Et
de dénoncer les « esprits bornés qui refusent de regarder la France
telle qu’elle est, multiple, colorée, épicée », une déclaration annonçant celle que Ségolène ferait le lendemain à Vitrolles.
Citant ces propos, le quotidien algérien El Watan y voit
d’ailleurs une condamnation implicite des « tenants de l’extrême
droite et même de certains membres de son parti (l’UMP) ».
Déplorant également les « agressions islamophobes » contre les
mosquées de Quimper et de Carcassonne (voir page 12) dont
il a souhaité que les auteurs soient « sévèrement punis par l’autorité judiciaire » — une confusion des pouvoirs dont, cette fois, la
gauche ne s’est pas émue —, le ministre de l’Intérieur a précisé
ses dossiers prioritaires : « La mise en place de la Fondation des
œuvres de l’islam, la formation des imams, le pèlerinage à La Mecque et
l’évolution de la loi de 1905 sur la laïcité. » On sait que cela permettra, avec l’accord et le soutien des municipalités, l’installation, la construction des mosquées et de centres culturels
musulmans. Ainsi que leur financement, à la charge du contribuable français
J.-P. A.
Après Dakar fin septembre, Alger fin octobre. C’est le quotidien algérois francophone Liberté qui annonce la prochaine
visite de Sarkozy en précisant en titre qu’elle « s’inscrit dans le
cadre de la campagne présidentielle française ».
Le ministre de l’Intérieur se rendra à El Djezaïr sous prétexte
de s’informer sur « un futur plan économique » (Sarko double-t-il
Borloo ?) et de discuter d’autres sujets. Comme la “clarification” de la politique d’immigration et l’octroi des visas , la sécurisation de la région subsaharienne, où des groupes islamistes
sont implantés (mais cela ne concerne-t-il pas plutôt la ministre
de la Défense ?) et la lutte contre le terrorisme, Sarkozy étant
fort satisfait des relations entretenues avec les services algériens.
Et puis traité (en panne) sur le gâteau, on affirme ici et là en
Algérie que Sarkozy le signera “certainement” s’il accède à l’Elysée. Info ou intox ?
Liberté publie d’ailleurs des extraits d’un entretien avec Abderrahmane Dahmane, le conseiller (UMP) du candidat à la présidentielle pour ses relations « avec la communauté franco-algérienne » dont Sarko juge le poids électoral important puisque
c’est grâce à son « mouchoir de voix » (sic) que Chirac aurait été
élu en 1995 et en 2002. Ce qui est très discutable dans ce dernier cas. Mais nul n’a oublié les drapeaux algériens brandis
place de la République, en mai 2002 au soir de la victoire,
devant le couple présidentiel.
Abderrahmane Dahmane fait évidemment l’éloge de son
patron, le défend à propos du “Kärcher” et des “racailles” et surtout affirme qu’il n’a jamais été question pour lui de « chasser
dans le vivier électoral lepéniste » mais simplement, grâce à sa politique sécuritaire, de “récupérer” les électeurs qui « ont glissé vers
le Front national ».
Sarko à la mosquée… et à Alger
Ségolène, croisée de la famille ?
Pas de la sienne, en tout cas !
Dessin de CHARD dans
Le Chardnaval socialiste 1982-1985 (épuisé)
QUI PAYE
COMMANDE !
Le cancer tue plus dans le Nord-Pas-deCalais que dans le reste de la France. Le
Conseil régional s’est donc lancé dans
un vaste projet en investissant 48 millions d’euros dans les hôpitaux régionaux. En contrepartie, la loi prévoit qu’il
siège au côté de l’Etat à
l’Agence Régionale de l’Hospitalisation. Or l’Etat refuse
de partager ses prérogatives
dans le domaine de la santé.
Carl Lang, député au parlement européen et président du groupe FN au Conseil régional
Nord/Pas-de-Calais, a donc demandé à
l’Agence Régionale de l’Hospitalisation
de revenir sur sa décision. Dans la négative, le vice-président du Front national
demande au président du Conseil régional de « ré-affecter ces 48 millions d’euros,
prélevés sur les contribuables, dans des politiques qu’il maîtrise, au service des habitants
du Nord-Pas-de-Calais d’abord ».
partout et 20 à 30 % dans des communes
sensibles. Dans le système proportionnel
belge, cela induit une forte représentation en
nombre d’élus qui effraie les dinosaures
libéraux (VLD), les chrétiens xénophiles
(CD&V) et les socialistes ultra-xénophiles
(SPA).
DES SKINHEADS
INVITÉS AU BAL MASQUÉ
C’est dans ce contexte favorable aux nationalistes flamands qu’un providentiel réseau
terroriste de néo-nazis a été démantelé au
sein de l’armée belge. Plusieurs militaires
flamands, appartenant au groupe BloedBodem-Eer-Trouw (voir n° 2777 de RIVAROL), ont été placés sous mandat d’arrêt
pour constitution d’organisation terroriste et
trafic d’armes. Le démantèlement de l’organisation, à quelques semaines des élections,
était bien entendu rendu nécessaire, selon les
dires du Parquet, en raison de l’importance
soudainement prise par le trafic d’armes…
Lorsqu’on sait que le ventripotent ministre
de la Défense Nationale (le terme “armée”
n’étant pas politiquement correct) est un
socialiste wallon et antifasciste haineux, la
découverte de ce réseau prend tout son sens.
La presse francophone et flamande a
d’ailleurs embrayé au quart de tour pour
faire des rapprochements déplacés avec le
Vlaams Belang et même le mouvement
Nation. Les journalistes subventionnés (et
donc démocrates) ont poussé l’affaire jusqu’à évoquer un complot visant à assassiner
le roi Albert II, photo du brave homme à
l’appui en première page ! Pourtant, toute
cette histoire risque bien de se dégonfler très
vite, aussi vite que les précieux témoins dont
on peut craindre qu’ils n’aient recueilli leurs
informations dans le bistrot des “fachos” (en
l’occurrence le “Viking” de Bourg-Léopold). Aux dires d’un des avocats des skinheads, toute cette histoire ne serait qu’une
« mésaventure de gamins un peu
dégénérés » (sic). Mais le Parquet persiste
et signe, continuant à parler d’un réseau terroriste alors qu’aucune preuve tangible de
préparation d’attentat(s) n’est avancée. Il est
vrai que les enquêteurs auraient saisi un fusil
de sniper (tireur d’élite) qu’il serait quasiment impossible de se procurer en Europe
de l’Ouest, et tellement exceptionnel qu’il
ne peut être montré au public… Alors,
réseau terroriste ou militaires manipulés
pour la bonne cause comme le fut Michel
Lajoye ?
LE PS FRANCOPHONE
DANS LA TOURMENTE
Si la découverte de ce « terrifiant réseau »
tombe à pic pour nuire au Vlaams Belang,
il tombe également à point pour le PS francophone. En effet, ce parti — on devrait
objectivement parler d’organisation
mafieuse (un réseau ?) — fait encore et toujours la une pour les affaires dans lesquelles
ses membres ne cessent de
s’engluer. Depuis plus d’un
an, et presque toutes les
semaines, de nouvelles révélations éclaboussent le parti à
la rose. Des audits ont révélé
la gestion calamiteuse et criminelle de nombreuses intercommunales (organismes
publics de gestion) actives
dans le logement et la destruction des déchets. On ne compte plus aujourd’hui les “camarades” suspendus de leurs
fonctions, inculpés et même arrêtés. A
Binche, Fontaine-l’Evêque, Aiseau, Namur,
etc., les scandales se succèdent jusqu’à
écœurer l’opinion. Détournements de fonds
publics, abus de pouvoir, faits de corruption, rien n’est épargné aux Wallons. A
Charleroi par exemple, trois échevins PS
ont passé plusieurs semaines en prison et le
chef de cabinet du bourgmestre (PS évidemment) a été inculpé. Un des échevins,
Lucien Cariat (PS), est ainsi mêlé à un trafic de déchets hautement toxiques pour la
population qui ont été transportés et enterrés illicitement et sans précaution. Ces faits,
très graves, auraient entraîné la mort de
nombreuses personnes, dont, peut-être, ma
propre maman qui vécut à proximité de la
décharge concernée (elle s’appelait Lydia
Roger et est décédée le 25 octobre 2004, à
56 ans, d’une leucémie consécutive, selon
les médecins, à une pollution). En outre, les
ministres socialistes du gouvernement fédéral doivent faire face aux critiques à l’égard
de leur gestion… aventurée. La ministre de
la Justice Laurette Onckelinx doit, par
exemple, répondre de couacs dans diverses
affaires, dont l’évasion tragi-comique d’une
terroriste kurde et celle de 23 détenus de la
prison de Termonde (sait-on qu’une société
chinoise propose de parier sur de futures
évasions de détenus en Belgique ?). Voilà
pourquoi le réseau néo-nazi tombe à pic
aussi pour le PS francophone.
LE NATIONALISME FRANCOPHONE BIENTÔT ÉRADIQUÉ ?
Alors qu’ils devraient légitimement profiter de la situation chaotique qui règne en
Wallonie, les nationalistes et identitaires
francophones se présentent désunis et
désorganisés à ces élections communales
et provinciales. Contrairement au Vlaams
Belang, le Front National du docteur Féret
n’est présent, avec des listes incomplètes,
que dans une dizaine de communes wallonnes sur 262 au total, et quatre communes bruxelloises sur 19. En outre, suite
à une bévue administrative (suscitée par le
PS mafieux), le FN belge ne pourra utiliser son numéro de présentation et son sigle
pour ces scrutins en Wallonie. En sachant
que le parti est totalement désorganisé
suite à une nouvelle scission (des députés
réformateurs reprochant au docteur Féret
d’avoir puisé dans la caisse à des fins personnelles), on s’attend à un « Waterloo
électoral ». D’ailleurs, aucune propagande
n’est visible là où le FN belge se présente.
En outre, face à ces dernières listes du FN
belge, on trouvera une douzaine de listes
FNB (le Front Nouveau de Belgique, créé
par Marguerite Bastien aujourd’hui dirigé
par l’ancien officier François-Xavier
Robert et dont l’organe est Le Bastion),
listes soutenues par le mouvement Nation
et certains membres de Terre et PeupleWallonie. Une autre formation, Force
Nationale, composée d’anciens élus du FN
belge, viendra aussi encombrer, un peu
plus encore, le paysage en déposant une
dizaine de listes.
Aussi regrettable soit-il, cet
éparpillement révèle que les
responsables actuels du FN
belge, principalement le
Dr Féret (qui se définit luimême plutôt comme un
“jouisseur” et pas comme un
“organisateur”), ne mobilisent plus les foules de militants. Dans quelques jours,
quand seront connus les
chiffres définitifs, des questions fondamentales se poseront. Pourra-t-on espérer
un rassemblement sur une base assainie ?
En Wallonie, l’espoir fait vivre.
Lionel FRANC.
QUEL MALHEUR
D’AVOIR UN NEVEU !
Sérieux camouflet pour le Premier
ministre belge Guy Verhofstadt, grand
pourfendeur du Vlaams Belang : c’est son
neveu Jan Janssens (49 ans), qui défendra
les couleurs du VB à Termonde ce
dimanche ! Jan Janssens a révélé au quotidien flamand Het Laatste Nieuws que
Verhofstadt l’avait sommé de renier « le
mal » s’il voulait « encore faire partie de la
famille ». Mais le candidat, qui avait rejoint
le Blok dès les années 1970, est resté sur
ses positions.
6 N° 2780 — 6 OCTOBR
Trois nuits de suite, le quartier des
Marolles a été livré à des bandes de Jeunes
y faisant régner le
désordre et la terreur à la
suite de la mort accidentelle en prison de Fayçal
Chaaban.
En pleine période de
ramadan, ce fait divers est
exploité par des apprentis
émeutiers pour dénoncer
le sempiternel “racisme” de l’Etat belge. Le
tout avec la plus grande complaisance des
medias et des militants “associatifs” payés
pour culpabiliser le Belge moyen.
A les entendre, on reprocherait presque
à la Belgique de ne pas concevoir ses prisons comme des hôtels. Mais combien de
détenus préféreraient purger leurs peines
dans une prison marocaine ?
Et l’une ou l’autre “spécialiste” de s’apitoyer sur les pauvres détenus confrontés à
des soins de santé de mauvaise qualité.
Mais qui se souciera de l’état de santé
des victimes de tous ces détenus ? Qui
s’inquiète du nombre de pauvres gens qui
conservent séquelles et traumatismes de
leur agression ?
Où est passé le bon sens en ce pays ?
Des casseurs défient la Justice : voitures
démolies, boutiques saccagées, vitres du
palais de Justice brisées, cocktails molotov
jetés de-ci de-là, y compris dans l’hôpital
Saint-Pierre, où les pompiers (qui ont failli
se faire voler leur véhicule) ont eu le plus
CE DIMANCHE 8 octobre, les Belges
renouvellent leurs assemblées municipales (communes) et provinciales.
Ces scrutins, jamais anodins dans le plat
pays, ont pris une tournure particulièrement
exacerbée. Et, comme toujours, la situation
est totalement différente au Nord (Flandre et
Bruxelles) et au Sud (Wallonie) pour la
famille nationale.
LE VLAAMS BELANG
EN FORCE ET EN FORME
En Flandre et en Région bruxelloise (majoritairement francophone), on surveillera surtout les scores du Vlaams Belang. Comme à
son habitude, ce parti très bien structuré
dépose des listes dans pratiquement toutes
les communes flamandes et bruxelloises,
soit près de 300 ! On sera évidemment attentif au score réalisé à Anvers, la deuxième
ville du pays, où Filip Dewinter pourrait
bien devenir le premier bourgmestre (maire)
nationaliste flamand. En octobre 2000, la
liste Vlaams Blok avait attiré 33 % des électeurs, ce qui avait poussé tous les partis
pseudo-démocratiques à
s’unir pour gouverner la
ville. Mais certains
observateurs prédisent
des surprises dans
d’autres communes plus
petites où l’ex-Vlaams
Blok pourrait obtenir
une représentation
significative. Dans
pareille situation, il est
fort possible qu’au lendemain des élections,
des élus “ordinaires” rompent le cordon
sanitaire dressé contre les “maudits”
(entente entre partis interdisant à leurs
membres toute collaboration avec le VB). Il
semble de toute façon acquis que les listes
Vlaams Belang atteindront au moins 10 %
“Incidents” à
Halte aux méd
Quand un amiral anglais
confirme RIVAROL
DANS une vision apocalyptique dont
se sont fait notamment l’écho le Sunday times et le Daily Mail, le contreamiral Chris Parry, chef du Service des Opérations et de la Prospective au ministère britannique de la Défense, a soutenu récemment, lors d’une conférence à l’Institut des
Affaires royales de Londres, que « les Iles
britanniques et l’Europe pourraient être
submergées par une vague d’immigration
sans précédent dans les années à venir », les
« racines du mal » étant selon lui « une
croissance en spirale et la destruction de
l’environnement »… ce qui confirme en tous
points l’article de René Blanc, « L’immigration, bombe à retardement écologique »,
dans notre n° du 7 juillet dernier.
Parlant de « colonisation à l’envers par
laquelle les migrants viendraient à dominer
leurs hôtes », l’amiral Parry affirme que
ceux-ci « ne feront qu’accélérer les dangers
grâce à Internet, à des voyages internationaux bon marché et à des communications
téléphoniques gratuites, qui permettent [aux
allogènes] de rester en contact avec leurs
pays respectifs sans toutefois s’assimiler à
la culture du pays d’accueil ». Agé de 52 ans, Chris Parry, diplômé d’Oxford, n’hésite pas à parler de « cataclysme
sécuritaire dont les origines émaneraient du
Tiers Monde mais qui parviendrait en Occident via la Méditerranée » et estime que
« l’Europe se trouve dans la même situation
que Rome lorsqu’elle fut envahie par les
Goths au Ve siècle » car, « dans dix ans, des
pirates pourraient ressurgir en Méditerranée ». « Dans les années à venir, il pourrait
être dangereux à un yacht de circuler entre
Malte et Gibraltar », précise cet ancien de
la guerre des Malouines contre l’Argentine.
Prédisant qu’« inondations, assèchement
des sols, déclin de l’agriculture et famines
séviront en Afrique, spécialement dans sa
moitié nord ainsi qu’en Asie Centrale et
dans les régions dominées par l’Islam », il
voit avec « l’effondrement de zones rurales,
des millions d’êtres gagnant les agglomérations, si bien que des métropoles (telles que
Mexico) en deviendraient ingouvernables »
car « en combinant les faibles perspectives
d’une vie communale à une jeunesse macho
et des carences économiques, on obtient des
situations caractérisées par une activité criminelle organisée par de véritables gangs ». Et l’amiral d’avertir : « La période 2012-
2018 sera particulièrement critique avec
l’effritement des structures actuelles et la
superpuissance U.S. confrontée à l’ascension de pays tels que la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Iran. »…
Malgré la pertinence de ces propos, on peut
douter qu’ils soient entendus et pris au
sérieux au plus haut échelon du gouvernement britannique… ou de quelque autre gouvernement européen. Ainsi l’équipe Villepin
était-elle très fière d’annoncer en juillet la
mise en place de dispositifs offrant l’accès
d’Internet aux « foyers les plus
modestes » — et pas forcément indigènes.
Michelle FAVARD-JIRARD.
Belgique : des élections sous tension
Ecrits de Paris
AU SOMMAIRE D’OCTOBRE 2006
DOSSIER LE CHOC DES MESSIANISMES — Jérôme BOURBON : La guerre au
Liban, vraie ou fausse défaite pour Israël ? — Jim REEVES : Liban, Irak, Afghanistan, Shoah, qui dirige réellement l’Amérique ? — Christian CALVAGNA : Le Maroc
paradis des “seniors” ? Attention aux mirages ! — Laurent BLANCY : L’islam et sa
déferlante analysés par la presse italienne — DOCUMENT : Les chrétiens de Turquie eux aussi persécutés — Thomas SCHROEDER : Günter Grass, Prix Nobel… et
ancien SS ! — Carrefour des lecteurs — François LECOMTE : Les petits papiers
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BRE 2006 — RIVAROL 7
mais leurs opposants ont obtenu un référendum. Ils voulaient savoir ce que le
peuple pensait réellement. Ils le savent !
A quand un référendum en France sur le
droit d’asile et les clandestins ?
La modification de la loi sur l’asile
imposera désormais aux requérants de présenter des papiers d’identité (passeport ou
document de voyage officiel) dans les
48 heures, sous peine d’être automatiquement déboutés. Le durcissement de la politique d’asile prévoit entre autres le rejet
sans examen des demandes de personnes
dépourvues de papiers d’identité. Par
ailleurs, celles en instance de renvoi qui
refuseront de coopérer avec les autorités
pourront être détenues jusqu’à deux ans,
une durée supérieure à toutes les législations européennes en la matière. Désormais parmi les ressortissants du deuxième
cercle hors Europe, seuls les spécialistes
et les cadres pourront faire une demande
de permis de séjour, selon un quota défini
chaque année. En outre, l’obtention après
dix ans de séjour d’un permis d’établissement de longue durée (permis C) ne sera
plus automatique. Enfin, les étrangers souhaitant résider en Suisse au-delà d’une
année pourront être obligés de suivre des
cours de langue ou d’intégration.
Les électeurs ont été convaincus par la
dénonciation des demandes abusives.
Durant la campagne, les représentants de
l’UDC n’ont pas hésité à qualifier la
grande majorité des requérants d’asile
d’“affabulateurs”. Ainsi, la parlementaire
Rita Fuhrer expliquait : « Sur les 10 000
demandes d’asile déposées chaque année,
75 % sont abusives. »
Les Suisses ont donc décidé de limiter
l’immigration, de la choisir vraiment et de
l’encadrer. Ils ont pu le faire car… ils sont
hors d’une Europe qui ne reconnaît plus
aux nations la maîtrise de leur identité historique. Les Suisses ont dit non à la submersion humanitaire et oui à la défense de
leur identité et cela dans tous les cantons
sans exception (avec une participation globale de 48,2 %), même si le vote a été,
grand mal à juguler le sinistre… Et l’on
nous parle laconiquement « d’incidents » !
La façon dont on traite ces voyous est un
véritable encouragement à continuer leurs
activités criminelles.
Plus que jamais, il faut le répéter : la Belgique, aimez-la ou quittez-la !
Marc LAUDELOUT.
L’AFFRONTEMENT entre Tony Blair
et son ministre des Finances Gordon
Brown au sein des travaillistes britanniques — le second étant finalement assuré
de la succession du premier — a éclipsé
toute autre actualité outre-Manche. Or, le
23 août dernier, par la voix du Shadow
Immigration Minister, Damian Green, le
Parti conservateur a invité le gouvernement
à strictement contrôler l’entrée des migrants
venant de Bulgarie et de Roumanie. L’adhésion de ces deux pays à l’Union Européenne
le 1er janvier 2007 vient d’être ratifiée par la
Commission de Bruxelles et l’on prévoit au
Royaume-Uni environ 300 000 nouveaux
entrants sur le marché du travail alors que,
selon une récente enquête, 450 000 migrants
en provenance de pays ayant rejoint l’UE
ont déjà été enregistrés. Selon Damian
Green, « Il est vital que nous tirions des
leçons des précédentes intégrations…
Contrôler l’immigration rendrait la vie
meilleure pour tout le monde. Cela assurait
la viabilité des infrastructures, des services
publics et du logement et aussi cela éviterait
que les immigrants de ces nouveaux pays
entrants finissent sans travail et dans la rue,
comme nous commençons déjà à l’observer
à Londres. Ce contrôle permettrait de promouvoir et d’améliorer la cohésion entre les
différentes populations de notre pays et ces
nouveaux arrivants. »
Rappelons le contexte politique britannique : le Parti conservateur est en bonne
voie pour supplanter le Labour aux prochaines législatives dans trois ans (sauf
élections anticipées). L’antagonisme à l’intérieur des Tories entre « plus ou pas d’Europe » reste un sujet de débat très sensible.
On peut comprendre la déclaration pertinente de Green comme une proposition
eurosceptique afin de garder la cohésion à
l’intérieur de son parti et de rallier le vote
du parti des anti-européens. En effet, il faut
noter que l’United Kingdom Independant
Party (UKIP), issu d’une dissidence du
Parti conservateur et mené par Roger Knapman, a obtenu 16,6 % des voix et dix députés aux élections européennes de 2004.
C’est un souci tout britannique de toujours
trouver un point d’équilibre entre deux pensées opposées.
Reste que le parti conservateur a soulevé
un point intéressant : celui de l’immigration intra-européenne.
Il faut se rappeler les années 1990, la
réunification des deux Allemagnes et l’entrée dans l’Europe des ex-pays de l’Est,
pour mesurer l’ampleur du problème : un
dépeuplement des forces vives des pays excommunistes et une évasion des cerveaux,
ainsi qu’une misère venant grossir les rangs
des demandeurs d’emploi à l’Ouest. On a
pu croire un moment que ce flux aurait pu
contribuer à rééquilibrer les systèmes
sociaux français et allemands, il n’en a rien
été. L’Allemagne garde un taux de natalité
bas et la France un système social asphyxié.
On pourrait aussi se remémorer les problèmes de prostitution et de mafia dus à
l’arrivée de la pègre ex-communiste. Rappelons aussi, pour le cas de la Bulgarie, la
visite rendue par Nicolas Sarkozy, il y a
quelques années, à son homologue de Sofia
afin de combattre les réseaux de prostitution.
Enfin soyons conscients des conséquences directes du phénomène sur la
construction européenne. L’anarchie des
flux de populations issues des nouveaux
entrants a contribué au développement de
la psychose du « plombier polonais »… Et
donc à l’échec de la dernière tentative de constitution européenne.
Il est donc temps
d’avoir une politique de
l’immigration à l’intérieur de l’Europe. L’élargissement doit avoir
d’une part des limites —
ce qu’a admis le président de la Commission… tout en continuant à militer pour l’adhésion de la Turquie ! — et, d’autre part, être contrôlé. Il ne
faut pas rejouer la réunification de l’Allemagne à chaque vague d’intégration. Un
canal d’irrigation est nécessaire, pour maîtriser les flux afin d’éviter tout débordement.
D’autant que, derrière la Roumanie et Bulgarie, se profile donc déjà la Turquie, avec
le problème d’une immigration débridée et
massive vers les Eldorado de l’Ouest. Il faut
donc d’une part annihiler les espoirs d’Ankara de voir régularisés un certain nombre
de ses ressortissants migrants, et d’autre part
lui faire comprendre que l’immigration ne
se fera pas plus facilement une fois admise
dans l’Europe. Le gouvernement Erdogan
devrait déjà avoir compris le message.
Damian Green est très clair dans sa déclaration : L’Europe n’a pas appris de ses expériences du passé, Bruxelles ne voit pas, ou
ne veut pas voir les dommages collatéraux
dus aux cadences infernales de la construction européenne.
Il est temps d’avoir une conception pragmatique et non extatique de l’Union. Il ne
s’agit plus de respecter un plan mais de bâtir
quelque chose d’utile. Il faut faire l’Europe
là où elle est nécessaire et utile pour les
Européens. Avec le contrôle de la migration
intra-européenne, on pourra en outre définir
les frontières et les limites concrètes de l’Europe. Et enfin, fruit de l’expérience, donner
une définition valable de ce que l’on nomme
un Européen.
Jérôme L. J. DI COSTANZO.
comme on pouvait s’y attendre, moins
massif dans les régions romandes que dans
les cantons alémaniques et italophones. Le
« réduit alpin », lui, résiste !
Les Européens, eux, continuent à se
contenter de vagues déclarations de principe. Huit chefs d’Etat et de gouvernement, dont le Français Jacques Chirac,
l’Espagnol Jose Luis Zapatero et l’Italien
Romano Prodi, ont réclamé dans une lettre
le 25 septembre, de « nouvelles
initiatives » de l’Union européenne pour
faire face à l’afflux d’immigrés clandestins aux frontières méridionales du continent car « le défi (de l’immigration illégale) excède les moyens d’action dont dispose chacun des Etats membres. La question doit ainsi être abordée à l’échelle
européenne — en termes notamment
d’aide financière et de déploiement des
ressources — en appui des efforts
68 % ! Le vote massif des Suisses pour
le durcissement de la législation
concernant le droit d’asile et les conditions d’entrée des immigrés non européens
a laissé K.O. debout la gauche et les associations immigrationistes, humanitaires et
autres chapelles bien-pensantes .
RAZ-DE-MARÉE
POUR UN RAS-LE-BOL
Si le résultat était prévisible, le score, lui,
tient du raz-de-marée, traduisant un
immense ras-le-bol.
En 1940, il y avait en Suisse 5 % d’étrangers. Ils sont 20 % aujourd’hui. Beaucoup
pour un pays réputé fermé et replié sur luimême. Le message envoyé par les Suisses
depuis des années était clair, il est maintenant massif. La participation au pouvoir
de l’Union démocratique du Centre, droite
nationale et eurosceptique, a permis de
faire baisser déjà le nombre des demandeurs d’asile qui seront moins de 20 000
cette année. Ils savent où aller et où ne pas
aller… Les textes adoptés par votation
l’ont d’ailleurs été à l’initiative du leader
de l’UDC, Christoph Blocher, ministre de
la Justice et de la Police (eh oui, c’est
comme ça là-bas). Ils avaient été entérinés
à Bruxelles ?
dia-mensonges !
déployés par les Etats les plus concernés ».
Mais une semaine plus tôt, les ministres de
l’Intérieur et de la Justice des Vingt-Cinq,
réunis (à l’exception de Sarkozy qui, bizarrement, n’avait envoyé qu’un haut fonctionnaire, d’ailleurs resté muet) à Tampere, en
Finlande, n’avaient pas réussi à se mettre
d’accord sur une politique commune d’immigration et du droit d’asile d’ici à 2010.
L’Europe de Bruxelles est celle de la gesticulation, de l’impuissance et de la complaisance criminelle. La méthode suisse est la
bonne et c’est aussi la seule. La Confédération inquiète donc cette Europe traîtresse à
ses peuples et redonne un peu d’espoir aux
Européens conscients du péril.
Quand le peuple peut s’exprimer et décider, cela change tout. Dont acte.
Pierre-Patrice BELESTA.
La forteresse helvétique :
un exemple pour l’Europe
(Dessin de CHARD.)
POT DE L’AMITIÉ
le SAMEDI 9 DÉCEMBRE
de 14 h 30 à 19 h 30 à l’Espace Dubail
18 passage Dubail 75010 Paris (angle 54 bd de Magenta)
Entrée : 10 € par personne
(15€ par couple).
GRATUIT pour les “AMIS DE RIVAROL”,
sur présentation de leur carte à jour de cotisation.
(Métro : Jacques-Bonsergent ou Gare de l’Est
bus 30, 31, 39, 54, 56, 65) Parking (payant) passage Dubail
Le contrôle de l’immigration
à l’intérieur de l’Europe
S ELON le Parquet néerlandais, le chimiquier Probo-Koala qui avait
déchargé 70 tonnes de résidus hautement toxiques à Abidjan où ils ont entraîné
la mort de huit personnes et une centaine
d’hospitalisations, serait en fait une « raffinerie flottante » ayant procédé en mer au
raffinage “sauvage” de 70 000 tonnes de
naphte, importé en partie des Etats-Unis et
transformé en essence “primitive”, chargée
en soufre et ne pouvant donc être commercialisée en Europe. Une opération très
juteuse pour l’affréteur, la société Trafigura, à laquelle elle aurait rapporté 5,5 millions d’euros.
TRAFIGURA ET
LES AMIS DE CHIRAC
Cette ténébreuse affaire a entraîné l’arrestation à Abidjan de deux Français,
Claude Dauphin et Eric de Turckheim, fondateurs de Trafigura, « société de l’ombre
à la réputation sulfureuse », estiment les
spécialistes. Ce qui est assez normal quand
l’on sait qu’auparavant, Dauphin et Turckheim appartenaient à l’“écurie” du superaffairiste américano-helvéto-hispanoisraélien Marc Rich, patron du groupe
Glencore et “pape” du négoce du pétrole,
condamné à 325 ans de prison pour fraude
fiscale aux Etats-Unis… Mais miraculeusement amnistié par Bill Clinton, le dernier
geste accompli par le président américain
avant d’abandonner la Maison-Blanche. Il
est vrai que l’ex-Mme Rich avait fait un
don de 400 000 $ à la Bibliothèque Clinton et de plus d’un million de $ au Parti
démocrate — cf. l’article de G. Gendron
dans notre n° du 9/2/2001… où nous
titrions également, les premiers dans la
presse : « Bush jr. veut sa tempête sur
l’Irak ».
Impliquée dans maintes transactions
louches, Trafigura occupe ainsi une place
de choix dans le Rapport de l’ONU sur les
scandales ayant entaché le programme
onusien « Pétrole contre nourriture »
concernant l’Irak, avec le détournement de
milliards de dollars partagés entre les dirigeants du régime de Saddam Hussein et
des intermédiaires occidentaux. La société
y est notamment accusée d’avoir reçu de
Bagdad 25 millions de barils de pétrole, en
association avec l’homme
d’affaires Patrick Maugein, Corrézien et très
proche ami de Chirac.
Selon le site <eburneanews.net>, Maugein,
« homme de la Chiraquie
se proclamant, à l’occasion, représentant
des intérêts publics de la France », se flattait néanmoins d’avoir servi de faux nez à
Rich, interdit de séjour aux Etats-Unis et
dans les pays arabes. Dans Chirac et les 40
menteurs (Albin Michel), l’écrivain Jean
Montaldo révèle en outre que « Trafigura
contrôle 50 % d’une société, Quantic,
basée aux Bahamas, laquelle serait un
“éminent actionnaire” de Soco, la boîte de
Maugein ».
Dans sa guérilla contre la France, le président ivoirien Laurent Gbagbo disposait
dans cette connexion mêlant, fût-ce de très
loin, son homologue français aux empoisonnements d’Abidjan,
d’une arme redoutable.
Curieusement, il ne l’a pas
utilisée. Sans doute parce
que le Probo-Koala n’a pu
évidemment se débarrasser
de ses déchets sur une
décharge d’Abidjan
qu’avec l’autorisation
exprès de très hautes autorités ivoiriennes.
Autorisation qui, tout aussi évidemment,
n’a pas été donnée gratis pro deo, et la
révolte gronde donc en Côte d’Ivoire…
Citons encore <eburneanews.net> :
« Parallèlement à la procédure judiciaire
qui a déjà conduit à des interpellations
et à des arrestations, le scandale a
emporté, au plan politique, le gouvernement du 28 décembre 2005 de Charles
Konan Bannay. Au plan administratif, de
grosses pointures de l’administration ont
été suspendues. Il faut ajouter à tout cela
l’incarcération des responsables connus
de l’entreprise Tommy, la société qui a
retiré le produit toxique des soutes du
Probo Koala, ainsi que l’arrestation la
semaine dernière de deux patrons de la
société Trafigura qui a affrété le bateau
de la mort. Manifestement, il s’agit d’une
opération savamment planifiée et froidement exécutée entre les responsables du
Probo Koala et certaines complicités
internes. »
Jacques LANGLOIS.
Probo-Koala : tous pourris, tous coupables
cherche à conquérir non des territoires mais
les âmes et les cœurs. Il est tout aussi exact
que le Dieu des musulmans, pure “transcendance” aux desseins arbitraires et opaques,
appelle l’idolâtrie plutôt que l’amour. Sans
doute, le Dieu du christianisme semble-t-Il
parfois lointain, mais Il est en même temps
infiniment proche des hommes puisqu’Il a
consenti, pour notre salut, au sacrifice de Son
fils Jésus, Lui-même vrai Dieu et vrai
homme. Finalement, comme dans l’affaire
des caricatures, ce tollé tapageur ne traduit
rien d’autre que l’appétit de domination que
l’islam ne cesse de manifester depuis des
siècles.
Bon courage à tous, et vive le
christianisme !
● De M. BUNEL :
DHIMMITUDE
Par ses excuses urbi et orbi du 20 septembre
envers le monde musulman, Benoît XVI a
plongé la chrétienté en pleine dhimmitude.
Pour en connaître toutes les conséquences, il
faut lire le livre de l’archevêque de Bagdad,
Mgr Sleiman, Dans le piège irakien (Presses
de la Renaissance).
Frères, apprêtez-vous à récolter les fruits
de la Grande Apostasie : du sang et des
larmes.
● D’Albert KEHL :
DANGEREUX CORAN
Il est facile de comprendre le refus de la
« Grande Presse » d’informer ses lecteurs de
la dangerosité de certains versets du Coran
qui incitent ouvertement au meurtre des
mécréants dont celui-ci entre autres (sourate,
verset 5) : « Lorsque les mois sacrés expirent (?), alors, tuez les faiseurs de dieux où
que vous les trouviez. »
Mais pourquoi donc la petite presse nationale imite-t-elle sa grande sœur ?
● De Gérard G. (courriel) :
EN FINIR AVEC
L’ŒCUMÉNISME MOU
(…) En ce qui concerne les propos du
Pape, je crois qu’il fallait crever l’abcès des
différences religieuses dans l’œcuménisme
mou ambiant. Le Coran est calqué sur
l’Ancien Testament en termes de violence,
la Torah pourrait-on dire, avec quelques
bribes du Nouveau Testament et des ajouts
au cours des siècles. Les chrétiens sont
post-messianistes ce qui veut dire que nous
vivons les deux pieds ancrés dans le sol,
dans le présent, que nous servons les
8 N° 2780 — 6 OCTOBRE 2006 — RIVAROL
autres, mais sans illusion sur ce monde de
demain auquel aspirent juifs et musulmans
qui attendent le Messie et les jours heureux
pour eux sur terre. Nous nous savons que
« Son Royaume n’est pas de ce monde et
que nous aurons toujours des pauvres ». La
différence est de taille.
Ils sont terriblement égoïstes, nos amis
musulmans. Ils veulent que le monde les
serve. Les juifs aussi. Regardez leurs enfants
psalmodier la Torah, pour les uns, le Coran
pour les autres, et imaginez les dégâts que
cela fait et va faire dans les cervelles (…).
Alors, benoîtement, raisonnablement, je suis
mon Pape et j’adhère à ses propos.
● De Marc. V. (Dijon) :
RÉVÉLATEUR
Fêtant à sa façon le début du Ramadan sur
TF1 le 24 septembre, la blonde Claire Chazal consacra une interminable séquence au
soufisme, qui n’est qu’amour et tolérance,
avant d’embrayer directement sur une autre
ouverture, celle de la chasse !
De même qu’il y a des lapsus freudiens, il y
a des associations d’idées révélatrices.
● De Jacques N. (Paris) :
INTÉGRATION
RIVAROL a précisé dans son n° du 1/9 que
le patron du syndicat des pêcheurs marseillais était un certain Mourad Kahoul. Je
vous signale que le vice-président du syndicat CFDT des Taxis parisiens répond, lui, au
nom d’Abdel Galfi.
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