Translate

Search This Blog

الترجمة

bitdx

Search This Blog

str

bitadx

str

2

str

z

2

str

z

11/21/25

 



LÉON DEGRELLE,

1906– 2006

A l’occasion du centenaire de la naissance de Léon Degrelle, l’association des

Anciens Volontaires de la Légion Wallonie au Front de l’Est a frappé une médaille

commémorative, tirée à 150 exemplaires

seulement. L’avers présente le profil du

dernier Commandeur de la Légion Wallonie (voir ci-dessus), le revers cite, entre

deux reproductions des Feuilles de Chêne

de la croix de Chevalier de la Croix de

Fer, un texte écrit par Degrelle le 8 mai

1945 : « Nous avons lutté pour l’Europe, sa foi,

sa civilisation. Nous avons été jusqu’au bout de

la sincérité et du sacrifice. Tôt ou tard, l’Europe

et le monde devront reconnaître la justesse de

notre cause et la pureté de notre don. ». Prix de

la médaille : 36 euros port compris. Buste

en plâtre patiné bronze : 320 € (+ port).

Buste original en bronze : 2 396 € (+

port). Rens. et commandes à BP 76, B1080 Bruxelles 8. IBAN: BE04 2100 4559

7631 — BIC: GEBABEBB.

La Suisse va-t-elle renoncer à sa loi Gayssot ?

Panneau électoral des candidats socialistes à Anvers, envoi d’un lecteur.

en Syrie pour venir au secours de la révolte

anti-anglaise de Rachid Ali en Irak. Ce qui

ne servit à rien car, pour Hitler, l’Irak était

très secondaire à un moment où il avait

engagé l’opération Barbarossa contre

l’URSS.

Le général Dentz isolé ainsi que ses troupes,

soumis à des ordres contradictoires, refusa de

mettre bas les armes mais aussi l’aide allemande. Parce qu’il était loyal vis-à-vis du

Maréchal et que s’il s’était rallié aux Anglais

et à De Gaulle, cela aurait été une violation

de l’armistice aux yeux des Allemands.

Les combats durèrent cinq semaines et

furent meurtriers malgré la disproportion

des forces. Il y eut peu de défections du côté

de Dentz dont les cadres et les contingents

“indigènes” (Noirs, Algériens, Tunisiens) ne

lâchèrent pas. Quant aux légionnaires et

autres, il y en eut des deux côtés. D’excellentes cartes portent sur ces batailles

oubliées, du côté du Golan, du Litani, de la

Bekâa, toujours dans l’actualité. Finalement,

Dentz signa un armistice et non une capitulation, les Anglo-Australiens rendant à ses

troupes les honneurs de la guerre et leur permettant, à la grande colère

de De Gaulle, d’être rapatriées en France. Ce qu’elles

firent dans leur très grande

majorité, malgré chantages

et débauchages. Sur 38 000

hommes, seuls 6 000 choisirent la “dissidence”. Et le

Levant passa sous contrôle

anglais les années suivantes avant que n’interviennent en 1945 l’indépendance du

Liban et celle de la Syrie. Pour De Gaulle, ce

fut une amère victoire avant une défaite politique — lire Deuil au Levant de Fabre-Luce.

Restait à châtier le bouc émissaire Dentz,

condamné à mort en 1944 puis gracié par

De Gaulle. Mais âgé, malade, il décéda fin

45 à la prison de Fresnes après avoir connu

une détention inhumaine. Le dernier chapitre du livre, “Vae Victis”, lui rend sobrement hommage.

J.-P. A. _____

505 pages avec notes, index et bibliographie.

24,80 €. Editions Perrin.

LA ROUGE POUR

BOLLYWOOD

Bien peu de Français connaissent sans

doute Amitabh Bachchan, tout récemment

promu officier dans l’ordre de la Légion

d’Honneur pour son éminente « contribution

à la vie culturelle internationale ». Il faut savoir

en effet que ce ténébreux sexagénaire de

lointaine ascendance persane est considéré

comme le plus grand acteur du cinéma

indien (“Bollywood”), et pas seulement par

la taille (1,91 mètres), chacune de ses apparitions provoquant des émeutes du Caire à

Bangkok. Proche de la dynastie Gandhi et

du Parti du Congrès, il fut aussi élu député

d’Allahabad, sa ville natale.

Reste à savoir si tous ses atouts justifient

l’attribution de la Légion d’Honneur.

Même compte tenu de la présence de plus

en plus massive en France des compatriotes de M. Bachchan…

LE NOBEL

POUR UN TURC

L’écrivain turc Orhan Pamuk, âgé de

55 ans et dont nous avions chroniqué

dans ce journal deux romans, Le Château

blanc et le très tarabiscoté Mon nom est rouge, n’est pas un auteur insignifiant. Méritait-il

pour autant le Nobel de littérature qui lui

a été attribué le 12 octobre ? Tout indique

que l’Académie de Stockholm a plutôt

voulu récompenser le “progressiste” qui

avait condamné la fatwa lancée contre Salman Rushdie et surtout la répression

menée en Turquie même contre les

Kurdes, ce qui lui avait valu d’être poursuivi pour « insulte à l’identité turque ». M.

Pamuk (coton, en turc) ayant d’ailleurs

aggravé son cas en déplorant l’occultation

du “massacre des Arméniens”. Car tout

démocrate qu’il est, le romancier turc se

refuse à parler de “génocide”, semblable

en cela à tous ses compatriotes.

Espérons en tout cas que cet auteur

citoyen fera profiter les Turcs les plus

démunis du pactole de 1,36 million de

dollars qu’il va recevoir avec son prix.

10 N° 2782 — 20 OCTOBRE 2006 — RIVAROL

Alain SANDERS

ROGER NIMIER

HUSSARD BLEU ET

TALON ROUGE

Roger Nimier fut-il un dandy, un dandy

véritable, dans sa vie et dans son œuvre ?

Beaucoup seraient tentés de répondre par

l’affirmative, tant cela semble évident. Il est

vrai que Nimier lui-même ne contribua pas

peu à entretenir ce qui

relève peut-être de la seule

légende. La question est

pourtant moins simple qu’il

n’y paraît.

L’ami Sanders la pose dès

l’entrée de son essai. Il en

précise les contours, la

palpe, la scrute sous toutes

ses coutures, la place sous

l’éclairage des années 1950, celle des Hussards (encore le terme, utilisé le premier par

Bernard Frank, est-il impropre et récusé, du

reste, par ceux qu’il désignait).

Il analyse aussi bien la vie que l’œuvre,

débusque dans l’une et l’autre la moindre

trace qui pourrait faire de l’auteur du Hussard Bleu le lointain héritier de Brummell,

Barbey ou Baudelaire. Pour faire bonne

mesure, il interroge des écrivains, parmi lesquels notre cher Robert Poulet. Leurs opinions, parfois surprenantes, sont pour le

moins contrastées. Nous sommes à la fin des

années 1970, preuve que la genèse de ce livre

a été longuement mûrie.

Outre la perspicacité de Sanders — je pense

notamment à son étude des pastiches, Bernanos, Giraudoux, Proust, Céline, la Marquise

de Sévigné — et sa parfaite connaissance du

sujet car sa bibliographie est un modèle du

genre, le lecteur de cet ouvrage ne peut qu’être

séduit par le sérieux d’une enquête à placer à

côté de la biographie publiée par Marc

Dambre chez Flammarion en 1989, Roger

Nimier, hussard du demi-siècle.

P.-L. MOUDENC. _____

290 pages avec annexes, 29 €. Editions de Paris

(13 rue Saint-Honoré, 78000 Versailles).

Mgr Jean Benjamin SLEIMAN

DANS LE PIÈGE IRAKIEN

« Les Irakiens se divisent en Arabes, Kurdes,

Assyriens, Arméniens, Turkmènes et autres, tout

en se distinguant en musulmans (…), chrétiens, yézidis, etc. ». Faire tenir ensemble un

tel patchwork de communautés, dont les

ethnies et les croyances religieuses diverses

demeurent imprégnées des lois coutumières

de la tribu ancestrale, est un défi que le lien

ténu du sentiment patriotique avait en partie relevé sous « le régime

sécuritaire répressif » de Saddam Hussein, le raïs

« honni mais accepté, craint

mais souhaité » par une

population hétéroclite où

les minorités non islamisées

subirent la dhimmitude

d’usage en terre musulmane — malgré le conflit originel, sunnites

et chiites obéissant au même principe —, les

chrétiens, d’obédiences disparates, la plupart

d’ailleurs en marge de Rome, étant assujettis

plus que d’autres à un statut similaire.

Libanais polyglotte, l’archevêque de Bagdad des Latins (intronisé en 2001) brosse à

grands traits le panorama historique mésopotamien et rappelle l’apport civilisateur du

christianisme dans cette région ; il dresse un

tableau sans complaisance de l’Etat irakien

sous la férule du parti Baath, officiellement

laïque, protégeant la liberté de tous les

cultes, mais jouant habilement des contradictions ethniques et religieuses pour asseoir

son pouvoir.

Malgré toute sa bonne volonté œcuménique et les dialogues interreligieux instaurés

par l’Eglise post-conciliaire pour promouvoir les droits de l’homme au sein d’une

société égalitaire, Mgr Sleiman reconnaît que

les gros sabots démocrates américano-britanniques, en libérant le peuple de la “tyrannie”

et en détruisant toutes les structures institutionnelles, ont supprimé les liens de convivialité qui unissaient au quotidien ces communautés musulmanes et chrétiennes juxtaposées. Ravivant ainsi les conflits claniques

récurrents, avec leurs séquelles de massacres

et de brigandage.

Le prélat termine son intéressante étude par

des paroles d’espoir : « Les chrétiens d’Irak ne

sauront préserver leur identité et la perpétuer

sans assumer leur mission de rassembleurs, de

médiateurs et d’interlocuteurs agréés de tous

leurs autres partenaires (…) Il faut qu’ils

repartent de la patrie, de la citoyenneté, (…)

du bien commun, de la rationalité dans l’organisation. » En attendant, l’Irak se vide de ses

chrétiens en un incessant exode.

Marie-Gabrielle DECOSSAS. _____

192 pages, 16 €. Presses de la Renaissance.

Henri de WAILLY

SYRIE 1941

Ce fut une guerre sans merci qui, en juinjuillet 1941, mit aux prises la petite armée

du Levant commandée par le général Dentz,

fidèle au Maréchal, et une force anglo-australienne appuyée par quelques milliers de

Français libres. L’auteur a rouvert le dossier

de cette guerre civile franco-française (les

sous-titres de son livre sont d’ailleurs éloquents : « Vichystes contre Gaullistes » et

« La guerre occultée »).

A partir de documents et livres français

(rares sur la guerre elle-même, sauf celui du

général Le Corbeiller) et étrangers, anglais et

surtout australiens, les “Aussies” étant en première ligne.

Qui fut responsable du conflit ? Henri

de Wailly, après avoir présenté les protagonistes d’une manière très objective, met en

cause Churchill (qui visait à nous supplanter en Syrie et au Liban) et De Gaulle qui

n’hésita pas à lancer ses meilleures troupes,

contrairement à sa promesse de 1940. Le

prétexte : l’erreur de Darlan qui pensa

adoucir les contraintes de l’Occupation

(par les “Protocoles” de Paris) en autorisant

des avions allemands camouflés à se poser

Cinéma

L’embouteillage suicidaire continue

dans les salles obscures avec près d’une

trentaine de nouveautés depuis la

semaine dernière. Koivoir ? comme

dirait la Zazie de Raymond Queneau. Les

choix ne sont pas évidents, mais deux

premiers films aussi singuliers qu’attachants, U et Bye bye, blackbird, méritent

de retenir l’attention des familles, pour

le premier, et des cinéphiles purs et durs,

pour le second.

U. Ce titre aussi laconique que sibyllin

constitue une nouvelle démonstration de

la bonne santé et du dynamisme de

l’école française du dessin animé artisanal à l’ancienne. Il y avait Michel Ocelot

(Kirikou et très bientôt Azur et Asmar) et

Sylvain Chomet (Les Triplettes de Belleville). Il faudra désormais compter avec

le tandem Grégoire Solotareff-Serge Elissalde. U sort vraiment des sentiers battus du film pour enfants aussi bien par

son scénario évitant les pièges de la mièvrerie et des bons sentiments gluants, que

par sa cocasserie. Les grandes personnes

devraient aussi être amusées par les tribulations colorées, au meilleur sens de

ce mot galvaudé dans notre société plurielle, de la petite princesse Mona,

grande bringue canine et

orpheline, qui se morfond

d’ennui dans son grand

château en compagnie de

deux rats patibulaires,

Goomi et Monseigneur. A

force de geindre, elle

attire l’attention de sa bonne fée, en l’occurrence une licorne miniature, U, qui

devient sa confidente, son amie et la voix

de sa conscience. Les années passent et

un beau jour Mona rencontre son âme

sœur, Kulka, un chat rouge au béret noir

qui joue de la guitare au sein d’une

troupe de saltimbanques itinérants, les

Wéwés. La pauvre licorne va se sentir

bien inutile.

Sans avoir l’air d’y toucher, ce conte

malicieux peuplé d’une faune pittoresque

(Lazare, le lézard bavard en particulier)

délivre des réflexions pleines de sensibilité et de mélancolie sur la perte de l’innocence enfantine, les premiers émois

amoureux, le passage à l’âge adulte et

autres problèmes existentiels. La bande

son soignée et la musiquette entraînante

du chanteur Sanseverino, qui prête sa

voix au chat rouge, parachèvent la réussite.

Bye bye blackbird a beau se dérouler

dans l’univers du cirque, les bambins ne

seraient pas très à l’aise sur les gradins du

chapiteau imaginé par le réalisateur,

Robinson Savary, rejeton de Jérôme, fondateur du célèbre Grand Magic Circus. En

effet, son premier long-métrage baigne

dans une ambiance étrange et morbide

assez proche des fantasmes de David

Lynch ou du Freaks de Tod Browning. Ce

qui n’a rien de vraiment surprenant, le scénario étant (librement) inspiré de Première

souffrance, une courte nouvelle de Franz

Kafka, écrivain qui n’incite pas vraiment

à la bonne humeur et à la joie de vivre. Le

clown de service (un rôle mémorable pour

Michael Lonsdale) y inspire d’ailleurs plus

la pitié et l’inquiétude que les fous rires,

ce qui est tout à fait dans la note d’une

sombre histoire d’amour fou située à

Londres au début du siècle dernier, dans

un cirque qui périclite. Josef (incarné par

un autre enfant de la balle, le Suisse James

Thierrée, l’un des petits-fils de Charles

Chaplin), ex-ouvrier en bâtiment traumatisé par l’accident mortel d’un de ses

camarades, s’y fait engager. Devenu trapéziste d’exception, il tombe sous le

charme de sa partenaire Alice, fille du

patron, et Monsieur Loyal, du cirque, Lord

Dempsey (l’acteur anglais Sir Derek

Jacobi). Nina l’écuyère, sa fille adoptive

elle-même amoureuse de Josef, supporte

mal l’idylle entre les deux jeunes gens qui

ont monté un numéro de voltige aérienne

défiant les lois de la gravité. Le succès

revient, mais la tragédie n’est pas loin.

Plus on tombe de haut… Air connu.

Le romantisme exacerbé des personnages

et des sentiments exprimés prête parfois à

sourire et le récit n’est pas toujours limpide, mais Savary, aidé par le charisme de

ses comédiens, transcende les maladresses

et les lacunes inhérentes à une première

œuvre grâce à l’esthétisme somptueux de

sa mise en scène, magnifiée par la photo

du chef opérateur Christophe Beaucarne.

Rien que pour ses séquences d’acrobaties

en état d’apesanteur d’une beauté à couper le souffle, Bye bye blackbird vaut le

coup d’œil.

Patrick LAURENT.

Humour fin et amour fou

ENTRE NOUS

(Une ligne : maximum 50 signes et espaces.)

Demandes d’emploi : 3,05 €. Autres

rubriques : 3,81 €. CARNET (Mariages, naissances, deuils…) : 5 €. Domiciliation sous un

numéro : 3,05 €. TVA 19,60 % en sus.

Les textes doivent nous parvenir dix jours

avant la parution et être rédigés en caractère

d’imprimerie très lisibles.

DEMANDE D’EMPLOI

◆ Assistant commercial trilingue rech. poste

similaire, reste ouvert à ttes propositions.

Contact : <durocasse28@orange.fr>.

RELATIONS

◆ Jeune homme ch. correspondante. Ecr.

n° 2782/1269.

◆ Brest : couple retraité ch. relations mêmes

idées. Ecr. n° 2782/1268.

N° 2782 — 20 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 11

de haut “vol”, antinational de surcroît, et que

Drumont, « immortel auteur de la France

Juive », le traita comme il convenait.

● De Gautier SERRIÈRE :

L’EXEMPLE SUISSE

Malgré les exhortations de Ruth Dreyfuss, le

peuple suisse a massivement voté pour un durcissement de la loi sur l’immigration non européenne. Le 6 octobre, le chef de l’UDC et

ministre de la justice Christoph Blocher a

confirmé son souhait de réexaminer l’article 261 bis du code pénal. Il a déclaré qu’il

existait « une contradiction entre le principe

de la liberté d’expression, condition importante de la démocratie, et la norme pénale

antiraciste » (voir RIV. du 13/10). Bien

entendu la fédération suisse des communautés

israélites s’est dite indignée par une telle proposition. Rappelons que depuis l’affaire des

fonds en déshérence, 20 % des citoyens suisses

se déclarent antisémites.

● De Jürgen HENKE :

ACHARNEMENT

Le cas du prétendu criminel Sören Kam,

extradé au Danemark par l’Allemagne (cf.

Chronique de Cl. Lorne, n° 2779) mérite un

commentaire. S. Kam était Danois et combattit volontairement dans la W-SS-Div.

“Wiking” contre le bolchevisme. Brillant soldat, il fut promu lieutenant avec la Croix des

Chevaliers. Plus tard on lui imputa le meurtre

d’un résistant danois et pour cette affaire un

camarade fut exécuté. En 1971 et 1999,

S. Kam fut accusé, mais acquitté pour manque

de preuves. Son arrestation actuelle, résultat

de la chasse aux octogénaires et nonagénaires

par le Centre Simon Wiesenthal, est rendue

possible par le nouveau mandat d’arrêt européen.

● De Franck M. (Liège) :

VOTE TRIBAL

Evidemment, comme je m’y attendais, malgré les scandales le PS conforte ses positions

car, en République populaire de Wallonie, le

vote est d’ abord tribal.

Les élus PS vivent bien ?

« Bravo, fieu, c’ est les nôtres

les plus malins ! »

Tant qu’il y aura des

miettes de prébendes, des

logements sociaux, des chantiers attribués entre la poire

et les putes, tous ces immenses réseaux clientélistes qui irriguent le cœur pulsant de l’Assistanat Socialiste Généralisé en Wallonie, et des

crétins d’Ardennais indépendants pour payer

des cotisations sociales, les nouvelles élites

populaires pourront faire bâtir et ronronner

leurs 4X4 BM TDI.

Les moules sont chères, hein, cette année

mais no povons èsse fîr di noss pitit’ patreye !

● De Fabien L. (courriel) :

TRÈS CHERS

DEMANDEURS D’ASILE

Je lis dans un vieux numéro (juin 2006) du

Monde diplomatique : « Limité à 120 000

entre 1975 et 1979, le nombre des demandeurs d’asile en Allemagne est passé à

310 000 entre 1980 et 1985 et à 600 000 au

cours des cinq années suivantes. La baisse de

ce chiffre dans les années 90 a fait faire aux

caisses de l’Etat de substantielles économies :

de 2,8 milliards d’euro en 1996 les prestations sociales sont tombées à 1,5 milliard en

2002. »

La même chose dite dans RIVAROL vous

aurait sans doute valu les foudres des officines spécialisées…

● De Luc D. (Nice) :

RENÉGATS

Je rebondis sur le film de France 2, “Harkis”. Etant Algérien de souche auvergnate,

quand je vois ces braves gens qui luttaient

avec nous pour que ce pays reste avec la

France et qui nous ont suivis dans notre malheur (le leur étant plus grand encore) en restant fidèles à leurs convictions, je me pose la

question : pourquoi sont donc venus ou

demeurés en France les immigrés algériens

sympathisants FLN qui ont obtenu ce qu’ils

voulaient, l’indépendance, c’est-à-dire la

séparation d’avec la France ? Ce ne sont que

des traîtres à leur pays, des déserteurs.

Tout cela se paiera un jour, on ne construit

pas un pays avec des renégats.

● De Christian G. (courriel) :

AUTRE PAIRE DE MANCHES

Je me trouve actuellement en Corse et j’en

ai profité pour discuter, avec les anciens du

cru, de la libération de la Corse en 1943. Si

des “indigènes” (marocains) ont participé à

cette libération, on oublie souvent de préciser que la Corse était occupée par l’armée

italienne. Commentaire des anciens de

Corse : s’ils avaient eu les Allemands en

face d’eux, ça aurait été une autre paire de

manches !

LES ouvrages concernant le Front

National, son étude, son leader, ses

électeurs, son histoire et son idéologie sont très nombreux, trop nombreux

peut-être au regard du contenu de la plupart d’entre eux. On retiendra toutefois la

synthèse du professeur Jacques Le Bohec

intitulée Sociologie du phénomène

Le Pen (1), au travers de laquelle l’auteur

propose non seulement d’exposer d’une

manière exhaustive les différents types

d’analyse tentant l’explication du cas

FN/Le Pen (délicieuse panoplie de spéculations hasardeuses, de mensonges, de

haine, de vantardises et de paresse intellectuelle), mais aussi ses propres pistes de

recherche. Vaste programme pour un

opuscule de 128 pages appartenant à une

collection se voulant de qualité et d’usage

universitaires (2). Mais force est de reconnaître qu’avec un sujet comme celui du

nationalisme, toutes les règles élémentaires, toutes les prudences, toute prise de

distance savante, en définitive toute

objectivité s’évaporent sans alerter outre

mesure nos chers directeurs de publication. Jacques Le Bohec n’échappe pas à

cet écueil quoique le pourfendant allégrement.

Etait-il donc nécessaire de discréditer les

thèses les plus boiteuses tentant désespérément l’appréhension du phénomène

Le Pen pour, dans le même temps, affirmer vouloir valider la plus absconse

d’entre elles ?

Il est vrai que, par interstices, l’auteur se

révèle lucide et élimine les fausses explications vulgaires (persistant dans le petit

monde des sciences politiques uniquement grâce à leur extrême négativité bien

pensante et à l’autosatisfaction suffisante

de ses tenants).

Parce que, pour les chercheurs, dit-il justement, « le besoin d’en découdre prend

souvent le pas sur les considérations de

rigueur », il a souvent été écrit le plus

sérieusement du monde, par exemple, que

la supposée majorité des hommes au sein

de l’électorat frontiste découlait directement d’un… trouble de l’identité masculine (pathologie qu’il est d’ailleurs interdit de prêter aux adorateurs de la Gay

Pride…) ! Il recherche donc également la

cause majeure de la prégnance et de la

diffusion de ces inepties injurieuses (et

nous le félicitons sur ce point), attitude

semblant relever, il est vrai, davantage du

règlement de compte microcosmique que

de la traque chevaleresque du mensonge.

« II s’est instauré en sciences politiques,

écrit-il ainsi, une division du travail de fait

qui délègue au Cevipof (3) le quasi-monopole de l’explication électorale grâce à

une concentration des moyens et au soutien d’instances extérieures au milieu

scientifique : partis, médias, sondeurs. »

II est tout à fait honorable que le professeur Le Bohec dénonce ce hold-up intellocrate qui a pour première conséquence de

duper les Français intimidés par l’autorité

morale des Nonna Mayer, Pierre Birnbaum, Jean-Yves Camus, Michel Winock,

Pierre-André Taguieff, Daniel Boy, Jean

Chiche, Jérôme Jaffré, Anne Muxel,

Etienne Schweisguth, Gérard Grunberg.

Il est en revanche dommage

et ridicule que notre auteur

fasse un tel constat pour, à

son tour, déblatérer des

hypothèses poussives et

indubitablement erronées.

Voici l’axe de sa pensée telle

qu’il la présente : « Les électeurs auraient d’autant plus

de chances de choisir tel

candidat ou parti occupant

une position donnée dans la

structure d’offre politique

qu’ils se trouvent eux-mêmes

dans une position homologue. Dans ces conditions,

les caractéristiques de la trajectoire sociobiographique

de J.M. Le Pen seraient primordiales pour expliquer les

mécanismes d’identification.

Cette hypothèse, ajoute-t-il

sans sourciller, est une piste

qu’il s’agirait d’explorer et

de préciser. » Ainsi s’intéresse-t-il en premier lieu à

l’étude biographique de

Jean-Marie Le Pen espérant

saisir presque psychanalytiquement « les ressorts intérieurs » de son « ambition

insatiable ».

Cette méthode guignolesque est, elle aussi, bien

sûr, un véritable cache-sexe

destiné à camoufler les vraies

raisons motivant l’électorat

du Front national. Electorat

qui, sans nul doute, se fiche

de savoir si le Menhir a connu x femmes

dans sa vie, s’il a réussi professionnellement, s’il pense en son for intérieur qu’il

est digne d’être le fils de son père, s’il

appartient à la petite bourgeoisie ou à une

classe sociale supérieure, s’il préfère les

moules aux huîtres, ou s’il porte caleçon

plutôt que slip. Ce que ce sociologue ne

comprend pas, à l’instar d’une pléthore

de ses collègues, c’est que les partisans

du Front national, les convaincus et ses

électeurs fidèles (qui représentent largement, désormais, la majorité de ses

votants) ne se tournent pas vers le nationalisme par hasard, en faisant fi de la

doctrine arborée, seulement séduits par

un personnage qui leur ressemble, mais

afin de défendre des valeurs et des principes essentiels avec lesquels on ne peut

transiger. Toutefois, même en pressentant

cette évidence, ces gardiens du système

ne pourraient délier leur esprit tant les

tabous sont solides au sein de l’Institution universitaire : ne jamais exposer

froidement les doctrines et théorèmes

nationalistes, n’évoquer en aucun cas

Carl Schmitt et Jules Monnerot, se méfier

comme de la peste de Julien Freund, éviter Georges Sorel, diaboliser Gustave

Le Bon (4), faire de Tocqueville, Max

Weber, Durkheim et Pareto des libéraux

intégraux (5)… Au profit exclusif d’une

idéologie antiraciste et mondialiste qui ne

cesse d’affaiblir les défenses immunitaires de notre peuple.

François-Xavier ROCHETTE. _____

(1) Editions La Découverte (Collection repères,

n° 428). 10 €.

(2) A ce propos, nous recommandons au lecteur

le très intéressant La question nationale au

XIXe siècle de P. Cabanel, sans complaisance

pour son sujet, mais riche et précis (128 pages,

10 €) même éditeur.

(3) Centre d’études de la vie politique française,

entité liée à Paris-I (Sciences Po).

(4) Auteurs permettant de comprendre notamment l’attirance légitime d’une population

éclairée envers le nationalisme.

(5) En modifiant le sens de leurs propos via

quelques jolis tours de force.

● De Maurice ANDRÉ :

PROPAGANDE

S’il est une chose inquiétante, c’est bien la

réussite de l’incroyable opération de propagande qu’aura été la diabolisation du tabac.

Elle prouve en effet que nos populations

décervelées gobent tout ce qu’on peut leur

raconter. Rien de plus facile donc, demain,

que de les persuader que certains sont à l’origine de tous les maux et qu’il faut les livrer

aux lions tels, jadis, les Chrétiens.

● De Alain RENAULT :

SUR FLOQUET

C’est bien en 1867 et à l’encontre

d’Alexandre II que Charles Floquet lança

son apostrophe « Vive la Pologne,

Monsieur ! »

Ajoutons que ce Floquet était un affairiste

La pensée unique en sociologie aussi… et surtout !

Article 21/1 : Toute personne a le droit de prendre

part à la direction des affaires publiques de son

pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de

représentants librement choisis.

Extrait du dernier album de CHARD :

Ma Déclaration des Droits de l’Homme

10 € l’exemplaire (12 € franco)

ou 25 € les 3 (29 € fco).

Dédicace sur demande.

Chèques à Editions des Tuileries,

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris.

Ecrits de Paris

AU SOMMAIRE D’OCTOBRE 2006

DOSSIER LE CHOC DES MESSIANISMES — Jérôme BOURBON : La guerre

au Liban, vraie ou fausse défaite pour Israël ? — Jim REEVES : Liban, Irak,

Afghanistan, Shoah, qui dirige réellement l’Amérique ? — Christian CALVAGNA : Le Maroc paradis des “seniors” ? Attention aux mirages ! — Laurent

BLANCY : L’islam et sa déferlante analysés par la presse italienne — DOCUMENT : Les chrétiens de Turquie eux aussi persécutés — Thomas SCHROEDER :

Günter Grass, Prix Nobel… et ancien SS ! — Carrefour des lecteurs — François

LECOMTE : Les petits papiers d’Antoine Blondin — Bibliothèque — Patrick

LAURENT : De la fleur bleue aux fleurs du mal — Notes de lecture.

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris. Prix : 5 €. Abt un an : 43 €.

Chèques à l’ordre d’Editions des Tuileries

Spécimen gratuit sur simple appel au 01-53-34-97-97.

APRÈS l’ethnomasochisme épinglé par

Guillaume Faye, le cathomasochisme. L’un n’excluant d’ailleurs pas l’autre

comme Mgr Michel Santier, évêque de

Luçon, en fournit un désolant exemple. Cet

indigne successeur de Richelieu, bien

digne en revanche de figurer dans Le Livre

noir des évêques de France (1), s’était déjà

illustré au printemps dernier avec une

repentance adressée au « nombre important de personnes témoignant de blessures

reçues de l’Église et de ses membres ».

« Des hommes et des femmes ont souffert

de cette emprise sur leur vie personnelle et

sociale. Je pense aux personnes séparées,

divorcées remariées, à d’autres qui vivent

une orientation sexuelle qu’ils n’ont pas

choisie. Des paroles de jugement prononcées de notre part, je vous demande pardon », déclarait-il alors.

DIALOGUE FRATERNEL

OU MAUVAISE RENCONTRE ?

Son message aux musulmans à l’occasion

du ramadan est de la même eau — plus

croupie que bénite.

« Depuis plus de 500 ans, les règles et les

théories d’un vieux cheikh arabe, et les

interprétations abusives de générations

de “prêtres” crasseux et ignares ont

fixé, en Turquie, tous

les détails de la loi

civile et criminelle…

L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un

cadavre putréfié qui empoisonne nos

vies », avait coutume de dire Mustapha

Kemal (cité par Benoist-Méchin dans sa

biographie d’Atatürk, Albin Michel 1954).

Le P. Santier crie au contraire sa “joie” de

pouvoir, « au nom des évêques de

France », exprimer aux disciples de Mahomet «son « désir profond (…) de continuer

à tisser des liens de fraternité et d’amitié

partout où nous vivons, particulièrement

là où vivre ensemble n’est pas facile à

cause des difficultés qui touchent les

jeunes dans leurs perspectives d’avenir, de

la violence, du refus des autres, différents

par leur culture ou leur religion. » Et

comme si cela ne suffisait pas, le mitré de

poursuivre : « Je souhaite vous redire que

l’Eglise catholique “regarde avec estime

les musulmans qui adorent le Dieu Un,

vivant et subsistant, miséricordieux et tout

puissant, créateur du ciel et de la terre, qui

a parlé aux hommes”, selon les mots du

Concile Vatican II… Nous désirons continuer les chemins de dialogue engagés

depuis des années entre vous et nous, dans

notre pays… Que ce mois de Ramadan,

pour vous moment d’ouverture des cœurs

et de conversion à Dieu, soit l’occasion

pour vous et pour nous, pour les communautés musulmanes et les communautés

catholiques, de prendre des initiatives de

rencontre, de dialogue, pour nous

connaître et ainsi mieux servir la paix et la

justice pour tous. Que Dieu qui est la

source de toute justice, de toute paix et de

tout amour fasse grandir les liens de l’amitié et de la fraternité entre nous… »

LE MARCHÉ HALAL :

3 MILLIARDS D’EUROS !

Mgr Santier peut être satisfait : les églises

sont vides, le denier du culte s’étiole et

moins de 50 % des Français font désormais

baptiser leurs enfants mais une dépêche

AFP en date du 10 octobre et signée d’un

certain Amer Ouali, the right man in the

right place, signale que le marché des produits halal, « resté longtemps marginal, est

désormais estimé entre 1,5 et 3 milliards

d’euros et croît d’environ 15 % l’an »

cependant que « le ramadan attire de plus

en plus d’adeptes en France, y compris

chez des musulmans non pratiquants ».

Il est logique que toujours plus de gens

suivent le ramadan puisqu’il y a toujours

laire Passion d’Oberammergau, en

Bavière, avait déjà été “allégée” afin

d’apaiser le peuple élu qui s’estimait diffamé — car, l’a-t-on assez remarqué ? la

stratégie du « toujours plus » aujourd’hui

pratiquée au nom du Coran et surtout des

« atrocités de la colonisation » est celle

qui avait si bien réussi à la Communauté

pour, au nom du martyrologe holocaustique, établir sa primauté.

A côté de la renonciation de l’Espagne

à sa propre histoire peut paraître anecdotique le refus d’un chauffeur de taxi “londonien”, Abdul Rachid Majekodumni, de

charger une cliente âgée et aveugle,

Mrs Jane Vernon, sous prétexte qu’elle

était accompagnée de son labrador-guide

et que la religion de M. Majekodumni lui

interdit de laisser entrer dans sa voiture

un « animal impur ». Mais, après ça, Mgr

Santier a bonne mine d’insinuer que le

« refus des autres, différents par leur culture ou leur religion » est le triste apanage des chrétiens.

POLYGAMIE ET

PROXÉNÉTISME : AVEC LA

BÉNÉDICTION D’ALLAH

L’évêque de Luçon, qui semble s’intéresser particulièrement aux divorcés

remariés, sera en revanche heureux d’apprendre que les contraintes du saint mois

de ramadan n’empêchent pas les fidèles

de convoler, fût-ce pour la… 201e fois !

Cas de Malam Shehu, « un vieux mais

vigoureux musulman du nord du

Nigeria » qui, à 68 printemps, a donc

divorcé d’une épouse un peu trop blette à

son goût (« Les seins qui tombent, ça ne

m’excite pas ») pour s’unir dans la foulée à une jeunesse. Sans doute la dernière

de sa longue vie matrimoniale car, père

de 47 enfants, dont 29 toujours vivants,

et 39 fois grand-père, ce pieux mahométan va désormais se « contenter de [s]es

quatre femmes actuelles » bien qu’il ait

« un goût exceptionnel pour les femmes,

et un appétit sexuel en conséquence », ce

qui l’incite à prendre « toujours des

voluptueuses ». Y compris sa 200ème

épouse avec laquelle, s’enorgueillit-il,

son mariage fut officialisé par le Sultan,

la plus haute autorité traditionnelle et spirituelle pour les musulmans du Nigeria.

Le proxénétisme est-il lui aussi béni par

oulémas et imams ? Le réseau démantelé

la semaine dernière dans le XVIIIe arrondissement de Paris était en tout cas uniquement composé de musulmans

(maliens, ghanéens, algériens, marocains

et sénégalais) auxquels leur “religion

d’amour” n’interdisait apparemment pas

d’exploiter près d’une centaine de clandestines africaines dans des conditions

d’hébergement et d’hygiène déplorables.

Mais peu chalait à leurs protecteurs dont

le seul souci était de faire le maximum de

fric dans les meilleurs délais — on a

d’ailleurs saisi à leur domicile

15 000 euros en liquide. Et tant pis pour

les clients si les malheureuses bêtes

d’abattage opérant dans les gourbis de la

Goutte d’Or étaient porteuses du sida.

STEPH’ DE MONAC’

“COMME UN OURAGAN”…

CONTRE ROME

D’ailleurs, si la pandémie se répand à la

vitesse d’un feu de brousse, c’est avant tout

la faute à l’Eglise catholique. Cette thèse,

qui fait florès dans les milieux gays, vient

de recevoir un appui de poids : celui de la

princesse Stéphanie de Monaco. Prenant le

10 octobre à Genève ses fonctions d’ambassadrice de bonne volonté de l’ONUSIDA,

l’intermittente du Gotha a reproché à Rome

de favoriser la propagation du fléau par son

hostilité à l’usage du préservatif alors

qu’« il n’existe pas d’alternative aux préservatifs pour la prévention de l’épidémie

de sida ». D’ailleurs, a-t-elle fait judicieusement remarquer « en tant que mère et en

tant que femme de ce siècle », puisque

« l’Eglise catholique est aussi contre l’avortement », comment peut-elle s’opposer aux

“présos” qui « éviteraient aussi des avortements » ?

Comme bien l’on pense, cet avis autorisé

compte tenu de la riche expérience de l’altesse a aussitôt été répercuté par les

gazettes, où l’on se félicite du vent nouveau

soufflant sur la principauté depuis la disparition de ce vieux réac de Rainier.

ILS SONT TOUS FOUS, FOUS,

FOUS DU VAUDOU

Sur sa lancée, et bien que le catholicisme

soit religion d’Etat sur le Rocher, Steph’

de Monac’ va-t-elle s’en détourner pour

choisir la « Regla de Ocha » ? Cette variante

cubaine du culte vaudou, importée par les

esclaves yorubas au

XVIe siècle et que les

Espagnols appelaient

Santeria, est en effet

furieusement à la

mode chez les BoBos,

qui, telle l’anthropologue helvète Géraldine Correa, native de

Fribourg et convertie

depuis avril 2005, sont

conquis par « la

grande tolérance » de

leur nouvelle “religion” et le « rapport

très personnel avec les

divinités, qui vivent

avec vous ».

Même si ce rapport

inclut quelques pratiques peu ragoûtantes

comme les sacrifices

d’animaux, 1 169

Nord-Américains et

Européens ont déjà

adopté ce culte dont

Cuba se veut

La Mecque. A la

grande satisfaction et pour le plus grand profit de Fidel Castro qui voit ainsi affluer des

touristes “captifs”, lesquels remplacent

avantageusement les Tchèques, Polonais et

autres Soviétiques, si nombreux à La

Havane au temps du communisme triomphant, puisqu’ils paient jusqu’à 4 000 dollars pour leur “initiation”.

L’anthropologue cubain Tato Quiñones,

“parrain” de Géraldine Correa, explique cet

engouement par une « quête de

spiritualité » désormais impossible à assouvie en Europe. Cette dérive ne devrait-elle

pas “interpeller” l’évêque Santier (2) et ses

pairs conciliaires et les inciter à délaisser un

instant les « chemins du dialogue » avec les

muftis — qui se fichent d’eux comme de

leur première djellaba — pour s’occuper de

leurs ouailles en déshérence ? Quelques

semaines après le ramadan viendra l’Avent.

Une bonne occasion pour parler un peu

moins politique et droits de l’homme, et un

peu plus de spiritualité.

_____

(1) 217 pages, 20 € fco. Ed. Renaissance catholique, 89 rue Pierre-Brossolette, 92130 Issy-lesMoulineaux. Voir RIV. du 6/10/06.

(2) Tél. : 02-51-28-53-00 — Fax 02-51-28-53-

27 ou <eveque@catho85.org>.

Chronique du cathomasochisme

plus de musulmans en France, Maghrébins, Africains, Turcs ou Pakistanais. Malheureusement, et ce n’est pas nous qui le

disons, il s’agit moins de la manifestation

d’une foi revigorée et d’un désir d’ascèse

que du « signe d’un “communautarisme”

accru » et de la volonté d’humilier « un

pays à tradition laïque ». Ainsi, selon l’anthropologue Malek Chebel, auteur de nombreux ouvrages sur l’islam cité par le journaliste, pendant le temps du jeûne, « les

musulmans de France ont le sentiment de

ressembler à tous les autres à travers le

monde », tel « cet écrivain algérien arrivé

en France il y a une dizaine d’années,

marié à une Française, militant communiste et athée » mais qui observe le ramadan « par pure nostalgie ». Parallèlement,

observe Malek Chebel, « la prédication a

fini par provoquer un complexe de culpabilité chez les non-pratiquants qui n’osent

même plus s’afficher au milieu des pratiquants ».

LES AYATOLLAHS AU COLLÈGE

Le voudraient-ils, d’ailleurs, qu’ils ne

pourraient pas le faire. Ainsi, trois adolescentes musulmanes élèves au collège Jean

Mermoz de Lyon, surprises à manger dans

la cour, ont-elles été lapidées le 5 octobre

par quatre collégiens, l’une d’elles étant

blessée à la tête. On se rassure comme on

peut, le procureur de la République Xavier

Richaud a aussitôt fait savoir que les précoces ayatollahs, qui ont été mis en examen pour violence en réunion, n’ont commis qu’une incivilité et nullement « fait

preuve d’une conscience politique ou religieuse aiguisée ». Vraiment ? Leur attitude

montre pourtant que, spontanément ou inspirés par quelque imam, ils ont voulu faire

passer le message que, dans notre République citoyenne, la

loi d’Allah est über

alles et qu’il en coûte

cher de la transgresser. Au collège Jean

Mermoz comme dans

beaucoup d’autres,

d’ailleurs, les élèves

“mécréants” s’abstiennent souvent de

manger, de boire ou

de fumer pendant le

ramadan, moins pour

témoigner leur sympathie à leurs condisciples musulmans

que « pour avoir la

paix », comme l’ont

avoué certains

d’entre eux.

En créant en 2003

son Conseil français

du culte musulman

(CFCM), l’instance

représentative de

l’islam, Nicolas Sarkozy affirmait vouloir sortir cette religion « des caves et des garages ». Il l’en

a si bien sortie que la « Chorba (halal)

pour tous » dispose d’un budget de

150 000 euros grâce aux subventions de

la mairie de Paris, de l’Union européenne

et du ministère de la Jeunesse et des

Sports quand la soupe au cochon est

interdite comme discriminatoire. A ce

train, il faudra peut-être fermer cafés et

restaurants pendant les heures de jeûne.

« Dans vingt ans, la France sera une

République islamique », prédisait en

1987 le cheikh libanais Hussein Moussawi, chef de la mouvance Amal Islamique du Hezbollah. Avec la complicité

d’un certain épiscopat, on y vient.

L’AUTRE RECONQUISTA

Et la France n’est pas seule touchée.

En Espagne, les fêtes populaires Moros

y cristianos (« Maures et chrétiens »)

organisées chaque début octobre dans les

villages proches de Valence pour célébrer

la Reconquista des royaumes maures ont

été fortement édulcorées cette année de

crainte, selon les maires de ces localités,

de « blesser la sensibilité des

musulmans » et de nuire au dialogue

islamo-chrétien… tout comme la sécupar

Claude LORNE

(Dessin de CHARD.)

de citoyens. L’éventuel retour des études

surveillées permettra peut-être d’augmenter le salaire des enseignants, « ce qui sera

bon pour leur pouvoir d’achat, ce qui sera

bon pour l’économie française », soutient

Sarkozy en bon boutiquier, mais rien ne dit

qu’il améliorera le niveau intellectuel et surtout civique des potaches. De plus, comment veut-on les faire prendre l’école au

sérieux, et en respecter l’enseignement,

les locaux et le personnel, quand on la

place sous l’égide d’un Renaud (qui rêvait

naguère d’être un chien « pour pisser sur

Madame Thatcher ») ou d’un Coluche qui

s’employa sa vie durant à ridiculiser toutes

les institutions, qu’il s’agisse du mariage ou

de la présidentielle, et qualifiait d’enfoiré

tout détenteur de l’autorité ? Car ce n’est

pas seulement une place parisienne qui a

été offerte à Michel Colucci en ce vingtième

anniversaire de sa mort, mais aussi un collège : celui de Rougemont-le-Château,

dans le Territoire de Belfort, qui sera inauguré en grande pompe le 7 novembre.

Malgré l’opposition formelle du maire de la

localité, le chevènementiste Michel Berné,

qui aurait voulu voir l’établissement

dédié à un ancien député-maire,

Emile Keller, certes royaliste, mais

qui était « intervenu pour l’interdiction du travail des enfants le

dimanche et la création de l’orphelinat de Rougemont, s’était aussi

élevé contre l’annexion de l’AlsaceMoselle et battu pour que la commune reste française après

1870 ». Las, « le nom d’Emile Keller ne disait rien » aux enfants, a

objecté la principale, qui veut

même faire ériger une statue de

Coluche dans la cour du collège

car « c’est important que les

jeunes se sentent bien dans leur

établissement, l’important aujourd’hui, c’est de reconnaître le droit

à la différence ». En quoi

Coluche, faux anticonformiste et

vrai parangon de pensée

unique — comme du reste

Renaud dont le dernier succès

« Elle est fâcho, Elle vote Sarko »

est consternant de niaiserie “alignée” —, était-il une incarnation

du « droit à la différence »,

morale et idéologique notamment ? En revanche, on voit bien

quelle éminente contribution il

apportera à la « fabrique du crétin ».

Rougemont-le-Château sera la

seconde ville de France à pouvoir s’enorgueillir d’un collège Coluche, après

Liévin (Pas-de-Calais) qui avait ainsi

baptisé son « établissement régional

d’enseignement adapté ». Or, selon le

logiciel Signa recensant les “incivilités”

en milieu scolaire et dont les données

publiées fin août par Le Point avaient fait

scandale dans la gent enseignante, ce

bahut Michel Colucci a été le théâtre

pendant l’année scolaire 2005-2006 de

30 « événements graves » dont 12 « violences physiques » avec ou sans arme.

Voilà qui augure bien du climat futur à

Rougemont. Mais nul doute que là

comme à Lievin, aucun “événement”, si

grave soit-il, n’entraînera une plainte de

l’institution. A l’heure où les familles

nombreuses allogènes sont l’objet de

toutes les attentions du tandem ChiracVillepin, le « droit à la différence »

excuse tout.

RIVAROL.

<galic@rivarol.com>.

R I VA R O L

“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

nisante. Certes, pour lutter « contre l’absentéisme scolaire » et éviter « les orphelins de

16h » qui, livrés à eux-mêmes, versent

dans la délinquance, le ministre de l’Intérieur a préconisé le rétablissement des

« études à l’école pour que l’ensemble des

familles de France puissent venir chercher

leurs enfants une fois les devoirs faits, sur

la base du volontariat, à 18h ». Mais le

“chanteur” Renaud, qui fait dans la subversion comme Kouchner dans l’humanitaire,

vient d’inaugurer à Mirabel-aux-Baronnies,

dans la Drôme, une école à son nom. Et le

maire de Paris inaugurera ce dimanche

dans le XIIIe arrondissement une place…

Coluche !

AUTEUR de La Fabrique du crétin

(Folio Gallimard 2006, 7 €), charge

virulente contre l’Education nationale, le

professeur Jean-Paul Brighelli estimait le

19 octobre dans Aujourd’hui en France que

l’école actuelle est surtout une réserve de

“barbares” — au sens propre du terme :

individus incapables de parler la langue du

pays d’accueil et donc d’accéder au stade

Les banlieues en feu, les flics au milieu

Le général le Groignec a gagné sa bataille du 18 Juin

Sanglants anniversaires : Lyon 1793, Budapest 1956

Spécial 16 pages

N° 2783 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 27/10/2006

N° 2783 du 27 OCTOBRE 2006

www.rivarol.com

Belgique, Luxembourg : 3,25 €

Canada : . . . . . . . . . . . . 5,25 $

Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €

Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS

Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €

La fabrique des barbares

UN « programme d’enfer »,

c’est ce que, selon Le Journal du Dimanche, préparerait Chirac qui « n’exclut rien,

même pas une candidature ». Ce

programme, on en a eu un avantgoût le 20 octobre. Le gouvernement temporise devant la réforme

de la justice — formellement promise par le premier magistrat de

France après le désastre d’Outreau —, il est incapable de trancher la question des OGM ou celle

des 35 heures, mais il a pris une

décision dont Jean-Marie Le Pen a

été le seul, à notre connaissance,

à mesurer l’importance : la Haute

Autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) ayant jugé, à la

suite du Gisti, de la Cimade, du

Mrap et autres lobbies, “discriminatoire” la loi qui réserve la carte de

famille nombreuse aux Français —

de souche mais aussi par naturalisation —, le gouvernement « de

droite » a reconnu que la loi de

1924 était “obsolète” et annoncé

son intention d’étendre très vite le

bénéfice de cette carte aux étrangers en situation régulière par le

biais d’un amendement introduit

dans une loi devant être votée

avant Noël. « Ce ne sont donc plus

le gouvernement et le parlement

qui décident des lois, mais des comités

anonymes et non élus, déplorait le président du Front national. En réalité, ce n’est

pas la carte de ceci ou de cela qui est “discriminatoire” ; c’est la nationalité française.

A quand son abolition ? »

Patience, il en ira de la nationalité comme

de l’Ecole de la République que continuent

d’exalter nos princes alors qu’elle est ago-

(Dessin de CHARD.)

3:HIKMPD=[UXUZ[:?m@r@i@d@a; M 02536 - 2783 - F: 3,05 E

Imprimé en France/Printed in France

N° 2783 — 27 OCTOBRE 2006 — RIVAROL 2

En Bulgarie où l’historien Gheorghi

Parvanov, « très apprécié car c’est lui qui a

emmené son pays aux portes de l’Union Européenne », était candidat à sa propre succession, le président sortant a certes obtenu

64 % des suffrages le 22 octobre mais il

sera contraint à un second tour dimanche

prochain, la participation n’ayant pas

dépassé 42,1 %. De plus, le candidat

d’« extrême droite » Volen Siderov (voir

ci-dessus), leader du parti Ataka, qui prévoyait dans son programme de démanteler le parti turcophone MRF (puissant en

Thrace orientale) et d’organiser un référendum sur l’octroi de bases militaires

aux Etats-Unis, a réussi un très beau

score : 21,1 % des suffrages. Il est donc

arrivé devant le candidat de la droite classique alors qu’il était vilipendé par tous

les media, nationaux et internationaux.

Commentant cette élection présidentielle, l’agence Euronews estimait ainsi

que « la seule présence d’un ultranationaliste au

second tour va nuire à l’image de la Bulgarie, à

l’aube de son adhésion à l’Union Européenne »

le 1er janvier 2007. Parce que le fait que

Parvanov soit un ancien fleuron du parti

communiste bulgare, l’un des plus répressifs d’Europe sous la conduite du dinosaure Todor Jivkov, constituerait au

contraire un atout pour Sofia aux yeux de

l’Eurocratie ?

Il est vrai que celle-ci est tout aussi stalinienne dans son mode de fonctionnement puisqu’elle n’a de cesse d’obtenir du

Portugal la dépénalisation de l’avortement. Pour réaliser cet objectif, plusieurs

référendums ont déjà eu lieu, le dernier

en 1998, qui ont tous été négatifs. Mais

la Commission européenne, dont l’actuel

patron José Manuel Barroso, est luimême portugais (et ancien maoïste, il est

vrai), ne se décourage pas. A son instigation, et afin d’en finir avec une « législation

rétrograde » qui donne de la Lusitanie « une

image arriérée », le parlement portugais

dominé par les socialistes a approuvé le

19 octobre l’organisation d’un nouveau

référendum.

En janvier prochain, le oui l’emporterat-il ? Rien n’est moins sûr. 47,9 % de ses

compatriotes sont favorables à la dépénalisation de l’avortement, à laquelle plusieurs ministres socialistes sont euxmêmes opposés. Mais quoi, rien ne doit

être négligé pour que le Portugal

devienne enfin « une démocratie avancée ».

Selon les critères européens, bien plus

totalitaires que démocratiques.

LES MÉGRET

CONDAMNÉS A

L’INÉLIGIBILITÉ

Même si elles sont moins sévères que

les réquisitions du procureur qui avait

reclamé deux ans d’inéligibilité, deux

ans de prison avec sursis et 50 000 euros

d’amende pour Catherine et Bruno

Mégret, les condamnations prononcées

le 18 octobre par le tribunal correctionnel de Marseille n’en sont pas moins

exorbitantes pour ce que le président du

MNR a appelé « une simple affaire de

timbres-poste » (voir RIVAROL des 29/9 et

6/10/2006) : un an d’inéligibilité, huit mois de prison

avec sursis et 8 000 euros

d’amende pour l’ex-maire

de Vitrolles et son époux.

Si Mégret a aussitôt fait

appel de cette décision, ce qui suspend

l’application des peines, cette condamnation rendra objectivement plus difficile

la réalisation d’une Union patriotique

avec l’ex-lieutenant de Le Pen, ce que

l’on ne peut que regretter.

LE PC“F” MENACÉ

D’IMPLOSION

La place du Colonel Fabien est au bord

de la crise de nerfs. L’incompréhension

est totale entre les différents clans qui

composent ce qui reste du parti de Thorez et de Marchais. Les refondateurs

organisés autour de Roger Martelli et de

Pierre Zarka ont déjà prévenu qu’ils

feraient sécession si Marie-George Buffet était investie par le seul

PC. A l’inverse, si le Parti

adoube la candidature

choisie par les comités unitaires issus de la campagne

du non de gauche à la

Constitution européenne,

qu’il s’agisse de Clémentine Autain, adjointe apparentée PC au maire de

Paris, de José Bové, de

Patrick Braouezec ou de Yves Salesse, les

“orthodoxes” et autres “conservateurs”

pourraient soutenir un candidat communiste pur jus, tel Maxime Gremetz

Les amis de Robert Hue, très sévères

en privé sur la gestion du Parti par Buffet, pourraient faire de même. Bref, la

secrétaire nationale du PC ne sait comment se tirer de cet imbroglio. Bien que

les sondages lui accordent 2 à 3 % des

voix, soit moins que les frères ennemis

du trotskisme, Laguiller et Besancenot,

Buffet a été investie le 22 octobre par la

conférence nationale du PC comme

« candidate du rassemblement antilibéral ». Mais que se passera-t-il à “Fabien” si les

comités unitaires choisissent fin 2006 un

autre représentant que Buffet ?

LES VERTS EN

No comments:

Post a Comment

اكتب تعليق حول الموضوع