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11/20/25

 


le fait qu’un musée soit consacré à

l’Afrique et à l’Océanie permet

d’affirmer l’égalité des civilisations. Le musée du Quai Branly

nourrit le désir d’éduquer le public

européen à la diversité des cultures.

Le président de la République n’a

pas conçu cette institution pour

assouvir une passion personnelle mais pour donner un prolongement à sa politique, ouverte par

nature au pluralisme culturel. »

Ainsi est confirmé ce que nous avons

toujours écrit ici. Ce projet n’a rien de culturel, il est politique et relève de la simple

propagande. des cantonales de 1985 à propos de la fausse

droite : « Ils veulent bien nos voix mais pas nos

gueules ! Eh bien ils auront nos gueules et pas

nos voix » !

● De Catherine M. (Creil) :

DÉLIT D’OPINION

Ce qui me gêne dans la sortie de Marine

Le Pen contre les “racialistes” du MNR (dont

je n’ai jamais fait partie) est que cette avocate,

qui devrait être plus que tout autre attachée à

la liberté d’expression a l’air de considérer le

racialisme comme une tare impardonnable et

un délit alors qu’il s’agit là d’une opinion. Partagée par maints savants, dont plusieurs prix

Nobel (Carrel, Stockley, etc.) Etre racialiste

n’induit en rien la volonté d’exterminer ni

même de mépriser les autres races, mais d’admettre les différences entre elles. C’est exactement ce qu’avait fait J.-M. Le Pen lors d’une

université d’été du FN à laquelle j’avais

assisté.

● De J. M. (courriel) :

LES MEILLEURS S’EN VONT

Entendu le 3 septembre sur un poste belge

une chronique au sujet de l’installation de

nombreux Français en Belgique. Motif n° 1 :

l’ISF, puis les droits de mutation plus raisonnables, l’agrément du pays et la facilité plus

grande de créer une entreprise. Beaucoup s’y

plaisent… et restent ! En somme c’est comme

l’abolition de l’édit de Nantes : même aveuglement idéologique, et mêmes résultats désastreux, car les meilleurs s’en vont.

● De Arnaud B. (courriel) :

BIG BROTHER

Je vous signale qu’un Vétéran a été

condamné à payer 400 euros pour avoir fait le

salut romain sur la tombe de Rudolf Hess.

Tombe surveillée par caméra, ce qui permet

l’interception des “contrevenants” à la sortie

du cimetière.

● De Fabrice R. (Lyon) :

CULTURE DE MORT

Une jeune femme, qui a des doutes sur une

potentielle grossesse, se présente aux

urgences d’un hôpital pour se faire examiner

par des médecins compétents. Avant tout diagnostic, on lui répond qu’il est toujours

temps d’avorter (non, « d’avoir recours a

une IVG », c’est plus propre, politiquement

correct), que ce n’est « vraiment pas de

chance d’attendre un troisième enfant si

jeune (24 ans), avec deux enfants âgés de

moins de deux ans ».

On imagine la détresse de la jeune femme…

Ces diafoirus prennent le temps de l’examiner,

enfin. Il apparaît qu’elle est enceinte de plus

d’un mois et, au grand soulagement de ces

apôtres de Lucifer, que le bébé est mort-né.

Détresse infinie. Aucun réconfort de ces

hommes — et femmes, donc mères potentielles — qui n’envisagent froidement que

l’acte chirurgical.

Voilà le résultat de la culture de Mort. Il y a

des jours où la colère et la douleur donnent

envie de vomir…

● De Alain M. (Marseille) :

L’OGRE ISLAMISTE

Pierre Laval souhaitait la victoire de l’Allemagne, plutôt que de voir le bolchevisme

s’emparer de toute l’Europe. Si, hier, il

s’agissait de l’entre-déchirement de

deux totalitarismes, aujourd’hui l’Etoile de

David nous prémunit de la barrière noire

du Hezbollah. L’islamisme conquérant est

un ogre infatigable et la mise à mort, déjà

bien avancée, de l’Europe chrétienne serait

consommée. Voilà pourquoi je souhaitais la

victoire d’Israël. Certains en profitent pour

dénoncer le drame de Cana ; sont-ils aussi

émus des attentats qui, chaque jour en

Irak, accompagnent la lutte entre chiites et

sunnites ?

[Certes, mais l’Etoile de David n’a-t-elle pas

largement contribué à la chute de “Saddam-Hitler” et donc favorisé la guerre civile ayant suivi

l’écroulement du régime ?]

● De Philippe du Ch. (Paris) :

CHOISIR SON CAMP

Il faut cesser de renvoyer dos à dos “islamistes” et “sionistes”, Arabes et Israéliens, il

faut choisir son camp ! En n’étant ni avec les

uns, ni avec les autres nous allons être bouffés ET par les uns ET par les autres. Gui nous

domine depuis des décennies ? Qui nous a

conduits à nous exterminer entre Européens

lors des deux guerres mondiales ? Qui mène

la politique mondiale ? Qui a détruit notre

civilisation européenne par le métissage et le

mondialisme économique et politique ? Qui

dirige l’Amérique ? Qui mène un terrorisme

d’Etat à grande échelle ayant déjà ravagé la

planète et fait des millions de victimes ? Nous

sommes en guerre et subissons la propagande

et la désinformation des media et des puissances qui nous gouvernent.

● De Henri DUBOST :

DE BONNE FAME

Au sujet de l’article de Mme Lorne (n° 2775)

relatant les récents propos de Jean Lacouture

dans Le Nouvel Observateur, je note que

« Jeannot l’aficionado » fait curieusement

partie de ces gens qui écrivent « bonne

femme » pour « bonne fame ». Le substantif

“fame” (du latin “fama”), qui a donné l’adjectif “famé” (en bien ou en mal…) signifie bruit,

réputation, en ancien français. De plus, l’emploi impropre que Lacouture fait du mot

“femme” ne trahit-il pas son peu de considération pour les personnes du sexe ? Ce mésemploi mérite à mon sens les aboiements les plus

énergiques de nos « chiennes de garde ». Un

bon oukase de la HALDE serait également de

nature à remettre l’individu dans le chemin du

politiquement correct, lequel est en l’occurrence celui du sémantiquement correct.

[De même le cher A.D.G. ne manquait-il pas

d’écrire « il y a belle heurette », et non pas belle

lurette, qui ne veut rien dire. Ajoutons qu’en

anglais, fame a gardé le sens de réputation,

renom. ]

● De Gautier SERRIÈRE :

RÉSERVES

Sur les territoires perdus de la République,

là où les Français de souche sont désormais

minoritaires, le FN devrait exiger la constitution de réserves gauloises sur le modèle des

réserves indiennes américaines. Vivre entre

nous, ce n’est pas du racisme, c’est le droit

imprescriptible de tout peuple qui refuse de

disparaître.

● De Jacques OUDIN :

LES GUEULES ET LES VOIX

A propos de l’“Union patriotique” (RIV. du

8/9). Interrogé par Le Monde le 31 août, JeanMarie Le Pen affirmait « ne faire pas de distinction entre les patriotes » qui « peuvent être

de différentes couleurs et de différentes natures. L’Union

patriotique est un rassemblement national. Il peut exister de

grandes nuances entre ses

membres. Certains ont pu avoir

un passé tumultueux et même

polémique. » En revanche, sa

fille Marine exposait au même

journal : « La présence de racialistes au sein du

MNR ne me pousse pas à plaider pour l’union

patriotique avec M. Mégret. »

Mme Le Pen devrait se souvenir de la

fameuse formule employée par son père lors

LES adversaires politiques, médiatiques et associatifs du Front national continuent de lui reprocher, d’un

air si méprisant qu’il se veut insultant,

d’avoir fait le l’immigration « son fonds de

commerce ».

Parce que Nicolas Sarkozy a évoqué

« l’immigration choisie » dans son projet

de loi et que cette fausse bonne idée est

devenue la dernière escroquerie de vocabulaire à la mode, toutes les objections

développées par le Front national depuis sa

création, il y a plus de trente ans, pour justifier sa position sur le sujet fondamental

de l’immigration sont reprises sous forme

d’arguments en faveur de l’immigration

choisie.

1er argument : les capacités de la France

se sont réduites ces trente dernières années.

Tant qu’elle n’aura pas recouvré une croissance économique, elle se trouvera dans la

nécessité de ne pas charger sans cesse la

barque au risque de la faire chavirer.

Autrement dit : il aurait fallu, depuis

30 ans, cesser ou réduire l’immigration à

un niveau proche de zéro.

2e argument : des détournements de procédures sapent la société civile et l’Etat

dans leurs fondements. Des exemples : les

“faux touristes”, les “pseudo-étudiants”,

les mariages de complaisance, la polygamie, les « malades par procuration ». Et le

regroupement familial détourné en immigration grégaire et irrégulière, c’est-à-dire

de peuplement.

Autrement dit : les lois et règlements sont

Immigration : les objections

du FN deviennent des arguments

NOS DEUILS

Nous apprenons avec tristesse

le décès d’un très fidèle abonné,

Marceau DOUARD, qui fut

pendant de nombreuses années

président des Royalistes d’Aixen-Provence. Que sa veuve,

Mme Raymonde Douard,

trouve ici l’expression de notre

sympathie.

Disparu le 5 septembre à l’âge

de 75 ans, le Bourguignon

Robert DESROCHES avait été

une figure assez flamboyante de

notre famille politique. Longtemps incarcéré pour ses activités dans l’OAS, notamment à la

Santé puis à la prison de Tulle,

il avait eu pour compagnon de

cellule un certain Spaggiari,

qu’il devait ensuite aider à

s’évader et à passer en Amérique latine. Ayant, selon le mot

de Xavier Guillemot, de « l’Idée

bretonne », « découvert “la politique” du temps de la libérationépuration », il devait plus tard,

devenu libraire, éditer les

« Mémoires de Porthos » d’un

autre turbulent droitiste, Henry

Charbonneau. Très lié aussi

bien avec Roger Holeindre

qu’avec Pierre Gripari qu’il

accueillit souvent dans le minithéâtre qu’il avait créé au soussol de sa Librairie de l’Amitié à

Saint-Germain, Robert Desroches avait fini par se retirer

volontairement du monde

contemporain et vivait à Champliés, en plein cœur de la

Sologne.

N° 2777 — 15 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 3

tale de la fédération de

parents FCPE, membre du

RESF, et d’un conseiller

régional PCF, membre du

conseil d’administration du

lycée. Le président socialiste

du conseil général de Saôneet-Loire est venu en personne manifester son soutien

au lycéen sans papiers :

« On est ici pour permettre à

ce jeune de faire une rentrée

sans souci. On soutient sa

famille au regard des doutes

qui pèsent sur leur survie

s’ils retournent en Angola.

Est-ce que la Saône-et-Loire

ne peut pas absorber trois

familles de plus ? » s’interrogeait une conseillère

régionale socialiste. Dommage que tous ces humanistes mais aussi certains

évêques — tel celui de

Limoges, Mgr Dufour qui, à

la suite de la mairie socialiste, s’est rendu au chevet

des sans-papiers grévistes de

la faim et s’est engagé dans

leur parrainage — ne manifestent pas une compassion semblable quand

il s’agit de la misère des Français de souche.

Toujours pour attendrir le lecteur, le quotidien anarcho-bancaire raconte l’histoire

d’Emine, 21 ans, qui, grâce à un texto,

passé en cachette à son professeur de

lettres depuis la voiture de police qui

l’amenait le vendredi 1er septembre au

centre de rétention avant son expulsion

vers l’Azerbaïdjan, a pu entrer en terminale BEP au lycée Bellevue de Toulouse

où elle est scolarisée depuis trois ans. Et

Libé de raconter avec jubilation comment

la loi a été violée par les complicités de

l’enseignante, des élus locaux et de l’administration : « Sa professeure a immédiatement alerté le député socialiste Pierre

Cohen, qui a négocié avec le secrétariat

général de la préfecture de HauteGaronne. Le conseiller municipal et parrain de la future expulsée, Salah Amokrane, a également été mis dans le coup.

(...) Résultat : la jeune fille a été relâchée

samedi (2 septembre). »

Que sont devenus les enfants de

Cachan ? Merci pour eux, ils vont bien et

ont fait leur rentrée au groupe scolaire

Belle Image, établissement mitoyen du

gymnase occupé par plusieurs centaines

de personnes évacuées du squat à la miaoût par le faux dur Nicolas Sarkozy. Là

aussi les élus de gauche ont tenu à être au

premier rang : le député-maire socialiste

de Cachan Jean-Yves Le Bouillonnec

plastronnait avec l’ensemble de son cabinet, sans compter la myriade de journalistes, avec bloc-notes, micro, appareil

photo ou caméra en main.

Malgré cette victoire des sans-papiers et

de leurs soutiens politico-médiatiques et

associatifs, des parents africains se plaignent encore : « Je pensais avoir quand

même des informations plus précises avant

la rentrée, notamment sur le fonctionnement de la cantine, mais on n’a rien eu »

déplorait ainsi Isabelle Jammes, “mère

sans-papiers” d’un garçonnet de dix ans.

Il y a d’ailleurs du souci à se faire pour

les conditions de sécurité des enfants (dont

tous ne sont pas immigrés) quand on sait

qu’à Cachan, les squatteurs occupent une

partie des locaux qui donnent sur des

issues de secours de la cantine. Mais peu

importe au maire socialiste et au ministre

de l’Intérieur pour lesquels l’essentiel était

de scolariser les enfants sans-papiers,

quelles qu’en soient les conséquences. Et

on comprend l’exaspération d’un administré du maire Le Bouillonnec, furieux que

« des choses qu’on a payées avec nos

impôts ont été dégradées ». De fait, tout ce

qu’occupent des cohortes de sans-papiers

(école, gymnase, église, mairie, préfecture,

etc.) est immanquablement dévasté et

laissé dans un état de saleté inimaginable.

Le maire de Cachan ferait-il preuve d’un

même flegme si ses amis sans-papiers

squattaient sa propre résidence ? Ne feraitil pas là aussitôt appel à la police ? Ne pas

veiller à l’intégrité des biens dont on a la

AEN CROIRE Gilles de Robien,

toujours très content de lui, la rentrée scolaire se serait déroulée dans

d’excellentes conditions et tout irait pour

le mieux dans le meilleur des mondes.

Pourtant, les ministres de l’Education passent et rien ne change sinon en pis. Dès la

rentrée, plusieurs établissements scolaires

faisaient l’objet de tirs de la part de jeunes

allogènes. Une violence extrême devenue

tellement banale qu’elle ne fait même plus

les gros titres. Et dire que Bayrou, alors

ministre de l’Education nationale, voulait

« sanctuariser l’école » !

De plus, à peine les enseignants avaientils achevé leurs vacances qu’une grève

était annoncée pour le 28 septembre à l’appel des principaux syndicats. Objet de la

mauvaise humeur : la diminution du

nombre d’enseignants. Car les syndicats ne

s’intéressent qu’au quantitatif (toujours

« plus de moyens ») et jamais au

qualitatif : comment se fait-il que l’Education nationale qui, depuis 1990, est, de

loin, le premier budget de la nation (21 %

du PIB contre 17 % il y a dix ans) donne

d’aussi mauvais résultats ? Par ailleurs, il

est logique d’indexer le nombre d’enseignants sur celui des élèves. Or, sans même

parler de la ruée vers le privé, qui refuse

chaque année 50 000 élèves, on observe

depuis déjà quelques années une relative

décrue des collégiens et des lycéens,

conséquence de la baisse du taux de natalité. Seuls les effectifs du primaire connaissent une certaine augmentation due en

grande partie à l’immigration. Les difficultés au sein de l’Education nationale ne

tiennent donc pas au nombre insuffisant de

professeurs, et pas davantage au manque

de moyens matériels. Au contraire puisque,

ces dernières années, on a recruté cent

mille enseignants supplémentaires alors

que le nombre total d’élèves diminuait, lui,

de cinq cent mille.

LES ENFANTS DE CLANDESTINS TOUJOURS LÀ ET BIEN LÀ

Les causes des faillites du système éducatif sont évidemment multiples. L’école étant

le reflet de la société, il est logique qu’elle

se porte mal. Et l’une de ses maladies, c’est

bien sûr l’immigration de masse. D’ailleurs,

cette rentrée a été polarisée sur la question

des élèves de parents sans-papiers. Pour

nous imposer la fixation définitive sur notre

territoire d’individus et de familles n’ayant

rien à y faire, on exploite à fond le registre

de l’émotion. Il s’agit de faire pleurer Margot tantôt sur l’insalubrité et la vétusté des

logements dans lesquels vivent les immigrés

(alors que ce sont généralement eux qui les

détériorent, n’étant pas habitués à ce nouveau type d’habitat), tantôt sur ceux qui sont

carrément sans toit et qu’il faut reloger au

plus vite dans des hôtels ou des immeubles

flambant neufs, tantôt sur ceux qui sont

malades et qu’il serait inhumain de faire rentrer chez eux, comme si nous pouvions soigner la planète entière, tantôt enfin sur la

situation des enfants scolarisés et qui

seraient menacés d’expulsion. C’est exactement le scénario auquel on assiste actuellement. Libération titrait ainsi le 5 septembre

sur « la mobilisation (qui) serre les rangs

autour des élèves sans-papiers ».

Preuve du double discours de Nicolas Sarkozy qui joue les matamores mais en fait

laisse scolariser des sans-papiers (seuls six

enfants ont été expulsés de France cet été

vers leur pays d’origine — six sur combien

de dizaines de milliers ?), les militants d’extrême gauche du Réseau éducation sans

frontières (RESF) établissaient le lundi

4 septembre un bilan globalement positif de

la rentrée.

L’INCROYABLE INDÉCENCE

DES ELUS DE GAUCHE

En tout cas, les élus de gauche et d’extrême

gauche n’ont rien trouvé de mieux que d’escorter ces élèves sans-papiers jusque dans

les établissements scolaires. A Chalon-surSaône, Guirchen, un Angolais de 16 ans

dont toute la famille vit dans la clandestinité

depuis qu’elle est sous le coup d’un arrêté

de reconduite à la frontière, a été accompagné au lycée par la secrétaire départemenseulement pour son maintien

sans dérogation d’après un sondage paru dans Le Figaro), fait

effet de chiffon rouge auprès

des syndicats enseignants arcboutés sur leur idéologie égalitariste… alors même que, statistiquement, les enseignants

sont les plus nombreux à faire

inscrire leurs propres enfants

dans les meilleures écoles ! De

même, tous ces élus de gauche

qui célèbrent la carte scolaire

sont les mêmes qui placent leur

progéniture dans les établissements privés les plus huppés et

les plus sélectifs, telle l’Ecole

alsacienne. Logeant place du

Panthéon, Fabius a ainsi mis ses

enfants à Henri IV. Il a beau jeu

de vanter la « mixité sociale » !

C’est dire à quel point ces cris

d’indignation sont insupportables.

UNE TIMIDE REMISE

EN CAUSE DE MAI-68

La sortie de Ségolène Royal

qui fut ministre délégué à l’Enseignement scolaire dans le gouvernement

Jospin prouve que la candidate officieuse à

la candidature fait de son cœur de cible non

pas les enseignants, pourtant vivier traditionnel du PS, mais le grand public. Ce qui est

nouveau. Mais vu la faillite désormais totale

de l’école, il est désormais possible, même à

une socialiste, de tenir un discours qui eût

été inimaginable il y a encore quelques

années. Nicolas Sarkozy s’est lui aussi prononcé tout récemment contre la carte scolaire. On voit très bien que chez les deux

candidats favoris des sondages et des media,

on joue la carte de l’anti-Mai-68, du retour à

l’ordre et à la fermeté.

On pourrait certes a priorise réjouir de ces

prises de position, fussent-elles très tardives, s’il ne s’agissait pas simplement de

démagogie. Car rien ne prouve qu’élus à la

magistrature suprême Royal ou Sarkozy

oserait desserrer ou, mieux, supprimer le

carcan de la sectorisation ; en outre il faudrait bien davantage que cette simple

mesure pour remettre notre système éducatif à l’endroit. Comment en effet en revenir à l’école du savoir et du mérite sans

inverser les flux migratoires et rétablir à

tous niveaux de vraies valeurs morales ?

Or Ségolène comme Nicolas proposent la

régularisation « au cas par cas » des sanspapiers et sont favorables à une forme de

mariage homosexuel qui ne dit pas son

nom. Ce n’est certes pas avec ces deux

politiciens que la société va retrouver des

repères et l’école ses lettres de noblesse.

Bien au contraire…

Jérôme BOURBON,

<jeromebourbon@aol.com>.

charge lorsque l’on est un édile, n’est-ce

pas un manquement gravissime à ses

devoirs ?

CARTE SCOLAIRE :

LA MADONNE DES SONDAGES

SUR LES PAS DU FN

Toujours à propos de la rentrée, Ségolène

Royal a encore créé un mini-scandale à

gauche en se déclarant favorable à un assouplissement de la carte scolaire (qui contraint

une famille à mettre sa progéniture dans

l’établissement scolaire public le plus proche

de son domicile, quand bien même ce dernier souffre d’une réputation exécrable),

« l’idéal étant de la supprimer » a même

ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes. D’où le courroux des éléphants du PS

qui ont de nouveau dénoncé l’hérésie de la

madone des sondages qui s’éloigne du programme officiel du parti et d’un des

ancrages idéologiques les plus forts dans

l’histoire de la gauche. Jean-Luc Mélenchon

a ainsi malignement rappelé que le premier

parti à avoir inscrit à son programme dèss

les années 1980 la suppression de la carte

scolaire était… le Front national ! Quant à

Laurent Fabius, il a dénoncé aussi fortement

sur France 2 l’hétérodoxie de Royal.

Laquelle, en parlant ainsi, cherche à séduire

par priorité les parents d’élèves dont (cf.

Le Figaro du 7 septembre) un tiers

contourne la carte scolaire . Cette remise en

cause de la sectorisation, si elle est bien

accueillie par l’opinion (25 % des personnes

interrogées sont pour sa suppression, 50 %

pour son maintien avec dérogation et 18 %

(Dessin de CHARD.)

Ça commence bien ! La rentrée a été marquée dans une école du XIXe arrondissement de Paris, rue Curial, par des… coups de feu tirés d’un immeuble proche par un

homme qui a été arrêté.

Sera-t-il jugé ou au contraire examiné par un collège d’experts psychiatriques et

reconnu irresponsable comme l’a été le même jour, par une étrange coïncidence, Nicolas Vilpail, auteur le 9 mars dernier d’une prise d’otage à Sablé-sur-Sarthe ? Vilpail,

ancien enseignant contractuel au lycée Colbert de Torcy, y avait séquestré 18 élèves

pendant près de cinq heures avant qu’un négociateur du GIGN ne réussisse à le

convaincre de se rendre. Il risquait jusqu’à 30 ans de réclusion pour séquestration et

violences volontaires avec usage ou menace d’une arme.

Reste que le “Parisien” a fait des émules : le 8 septembre, c’est une enseignante et une

élève du collège Jean-Mermoz de Savigny-sur-Orge (Essonne) qui étaient légèrement

blessées en plein cours par les tirs d’une carabine à air comprimé (un ancien élève est

dans le cou), et, à Limodes, deux élèves du lycée Suzanne Valadon, étaient également

atteintes par un tir de pistolet à plombs manié par un mineur.

Ces incidents, signale l’AFP, interviennent « alors que la polémique sur le classement effectué

par Le Point des établissements scolaires les plus violents n’est pas apaisée », le principal syndicat

de chefs d’établissement, le SNPDEN-Unsa, ayant « appelé ses collègues à ne plus remplir le

logiciel Signa » (où sont recensées toutes les violences scolaires) sur les données duquel

Le Point s’était basé. Ce qui a entraîné cette réaction de Jean-Marie Le Pen : « Il y a trop

de fièvre, cassons le thermomètre ! La violence à l’école augmente, fermons les yeux ! Ce comportement

est totalement irresponsable. Cet outil, qui avait le mérite d’exister, ne sera donc plus utilisable, et les

premières victimes, ce sont nos enfants. Je demande solennellement au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que Signa continue d’être renseigné par les chefs d’établissement, pour qu’au

moins l’information existe. »

Quand les sans-papiers et Ségolène

s’approprient la rentrée scolaire…

Casser le thermomètre !

4 N° 2777 — 15 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL

nature et fascinée par le loisir et l’hédonisme, voit dans le soleil un dieu et dans

le nuage une menace.

C’est bien pourquoi, dans la profusion

des bulletins météos télévisés — auxquels il faut ajouter les « cartes alertesorages », qu’apprécient fort peu les

vacanciers — rien n’est prévu pour les

« alertes sécheresse », qui n’intéressent

pas l’immense majorité des Français.

Non plus que les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement qui ont

attendu la fin de juillet pour autoriser

triomphalement les troupeaux à pacager

des jachères… sèches depuis le début du

mois ! Dans une société ayant une

mémoire rurale, de telles inepties

auraient provoqué un tollé. Pas dans une

culture qui a appris à regarder la nature à

travers une vitre de TGV ou depuis un

aqueduc d’autoroute. En cette ignorance

des choses du monde naturel reposent

sans doute les pires menaces qui nous

guettent, plus personne n’étant capable

de mesurer ce que certaines décisions, ou

leur défaut, portent en germe de catastrophes futures. Ainsi, avec l’été reviennent les sempiternelles jérémiades contre

l’irrigation agricole. Chaque critique

citadin se gardant bien de considérer ce

qu’il gaspille lui-même pour son confort,

à commencer par la multitude de douches

quotidiennes censées le protéger de la

canicule, l’eau gaspillée dans les piscines

ou pour l’agrément des jardins… et des

parcours de golf, de plus en plus nombreux.

CONTRE L’HOMME,

LE CHOIX DE LA MACHINE

De tels débats seraient pourtant l’occasion d’une profonde remise en cause de

l’idéologie qui a conduit à cette agriculture. Les ministres ne manquent pas d’inciter les maïsiculteurs à se tourner vers

des céréales « moins gourmandes en

eau », comme si, il y a vingt ans, ils

avaient fait le choix de techniques coûteuses et fastidieuses, par dilection particulière. L’irrigation, comme la mécanisation à outrance, la chimie, les biotechnologies et les manipulations génétiques, ne

sont qu’avatars d’un développement

technologique dont au demeurant chacun

s’accommode parfaitement quand il

ajoute à son confort.

Les céréales irriguées, maïs, soja et

tournesol, cultures industrielles, se

sèment au printemps et se récoltent dans

la deuxième moitié de l’été. Leur croissance se déroule donc dans la pleine

période de sécheresse qui, étant également celle de la grêle et de l’orage,

requiert une couverture onéreuse qui a

fait la fortune des mutuelles agricoles.

Comme toutes les cultures industrielles,

sélectionnées, hybrides et désormais

génétiquement modifiées, elles exigent

énormément d’eau. L’humeur générale,

les directives de Bruxelles et l’économie

mondialisée militent donc pour la disparition en Europe de ces cultures irriguées

sur lesquelles repose pourtant le schéma

agro-industriel mis en place depuis plus

d’un demi-siècle. En d’autres termes

c’est bien de la suppression de l’agroindustrie qu’il serait question.

Sauf que derrière les théories, il y a la

réalité. Dans les temps arriérés d’une

paysannerie à la fois nombreuse et malthusienne en ses comportements, au

14 juillet les principales récoltes — foins

et céréales — étaient achevées. Les aléas

climatiques pouvaient frapper la vigne,

les vergers et les potagers mais ils régénéraient également les prairies, ce dont

se réjouissait chaque agriculteur, qui était

aussi éleveur. Alors les prairies couvraient les zones humides des berges de

rivières d’où elles furent expulsées par

les céréales industrielles.

Or, aujourd’hui, la monoculture a éliminé le bétail — élevé sur béton — et

supprimé les prairies. Prix à payer pour

que le panier de la ménagère ne pèse plus

dans le budget domestique. Les herbages

disparus, les céréaliculteurs se sont privés d’un élément central de la rotation

des cultures. Ils doivent, sur des surfaces

sans cesse plus importantes, jongler avec

les jachères, semant ce qu’ils peuvent en

céréales d’automne/hiver — blé, orge,

colza, fèverolles, pois — et jouant avec

le reste en maïs, tournesol et soja, qu’ils

seront condamnés à irriguer.

La société industrielle, technologique,

chimique a fait contre l’homme le choix

de la machine. Le paysan et l’agriculteur,

en furent les premières victimes. Avec

une proportion infime de la population

française encore active dans l’agriculture, malgré l’enflure mécanique, la chimie et les biotechnologies, la polyculture

privée de main-d’œuvre est impraticable.

Tandis que le schéma agro-industriel

multiplie les pollutions et l’agressivité

envers l’environnement. Les incitations

claironnées aux pratiques “durables”,

“raisonnables”, et « respectueuses de

l’écologie » ne sont que des gesticulations destinées à camoufler que la logique

de cette société est d’imposer une agriculture à son image : nuisible. Quand la

société traditionnelle paysanne, respectueuse des phénomènes naturels, produisait selon le sol et le climat. Pas selon la

volonté des technocrates et des industriels.

Confrontée à une aridité croissante,

l’Europe du Sud a le choix entre une agriculture technologique dont l’irrigation est

une donnée fondamentale. Ou, renonçant

à celle-ci, afin de réserver les ressources

hydriques au tourisme et à l’urbanisation,

cesser de produire, l’agro-industrie étant

une chaîne verticale dont tous les

maillons sont interdépendants. La totalité

de notre alimentation sera alors

importée — au coût futur de l’énergie —

de pays qui n’auront aucun scrupule

quant à la qualité biologique de leurs productions alimentaires.

Plus qu’aucune autre activité, l’agriculture montre sur quel effrayant constat

d’échec dérive cette société progressiste,

antinaturelle qui depuis plusieurs générations s’est acharnée, au nom de mythes

funestes, à détruire tout ce que la tradition et l’expérience avaient accumulé de

sagesse et d’expérience.

Petrus AGRICOLA.

P AS plus en 2006 qu’en 2005 et en

2004, l’Europe tempérée n’a connu

un été particulièrement caniculaire.

Il fit chaud et quelques journées, en

quelques régions, rappelèrent qu’en effet

on était… en été. Pourtant on gardera de

l’été 2006, en particulier de son mois de

juillet, un souvenir torride. Pendant une

quinzaine de jours, le ministre de la

Santé, Xavier Bertrand, omniprésent sur

les media, nous refit le coup du chikungunya. Les cartes météo en Provence se

couvrirent de thermomètres en « alerte

canicule ». Pensez donc, entre 36 à 40° à

Carpentras ! De mémoire d’homme, il a

toujours fait de 36 à 40° à Carpentras en

juillet… Un peu partout, d’autres cartes

en teintes fluo mettaient en garde contre

des pollutions supposées créées par la

chaleur et l’absence de vent quand l’activité industrielle, la pression démographique et la fièvre nomade de l’homme

moderne en sont

les causes principales. Cent

fois par jour,

radios et télévisions pressaient

les personnes

âgées d’aller au

cinéma ou au

supermarché

(climatisés), de

s’humidifier, de fermer leurs persiennes

et surtout de boire (avant que la Faculté

ne mette en garde… contre l’hyperhydratation !) Un staccato exaspérant faisant fi

du principal responsable des morts de

2003 : les murs de béton chauffés à blanc

des architectures urbaines où les vieux

vivent dans la plus complète solitude. Pas

un octogénaire ou nonagénaire ne succomba alors à la chaleur dans les fermes

et les maisons ombragées des bourgs

ruraux.

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