le fait qu’un musée soit consacré à
l’Afrique et à l’Océanie permet
d’affirmer l’égalité des civilisations. Le musée du Quai Branly
nourrit le désir d’éduquer le public
européen à la diversité des cultures.
Le président de la République n’a
pas conçu cette institution pour
assouvir une passion personnelle mais pour donner un prolongement à sa politique, ouverte par
nature au pluralisme culturel. »
Ainsi est confirmé ce que nous avons
toujours écrit ici. Ce projet n’a rien de culturel, il est politique et relève de la simple
propagande. des cantonales de 1985 à propos de la fausse
droite : « Ils veulent bien nos voix mais pas nos
gueules ! Eh bien ils auront nos gueules et pas
nos voix » !
● De Catherine M. (Creil) :
DÉLIT D’OPINION
Ce qui me gêne dans la sortie de Marine
Le Pen contre les “racialistes” du MNR (dont
je n’ai jamais fait partie) est que cette avocate,
qui devrait être plus que tout autre attachée à
la liberté d’expression a l’air de considérer le
racialisme comme une tare impardonnable et
un délit alors qu’il s’agit là d’une opinion. Partagée par maints savants, dont plusieurs prix
Nobel (Carrel, Stockley, etc.) Etre racialiste
n’induit en rien la volonté d’exterminer ni
même de mépriser les autres races, mais d’admettre les différences entre elles. C’est exactement ce qu’avait fait J.-M. Le Pen lors d’une
université d’été du FN à laquelle j’avais
assisté.
● De J. M. (courriel) :
LES MEILLEURS S’EN VONT
Entendu le 3 septembre sur un poste belge
une chronique au sujet de l’installation de
nombreux Français en Belgique. Motif n° 1 :
l’ISF, puis les droits de mutation plus raisonnables, l’agrément du pays et la facilité plus
grande de créer une entreprise. Beaucoup s’y
plaisent… et restent ! En somme c’est comme
l’abolition de l’édit de Nantes : même aveuglement idéologique, et mêmes résultats désastreux, car les meilleurs s’en vont.
● De Arnaud B. (courriel) :
BIG BROTHER
Je vous signale qu’un Vétéran a été
condamné à payer 400 euros pour avoir fait le
salut romain sur la tombe de Rudolf Hess.
Tombe surveillée par caméra, ce qui permet
l’interception des “contrevenants” à la sortie
du cimetière.
● De Fabrice R. (Lyon) :
CULTURE DE MORT
Une jeune femme, qui a des doutes sur une
potentielle grossesse, se présente aux
urgences d’un hôpital pour se faire examiner
par des médecins compétents. Avant tout diagnostic, on lui répond qu’il est toujours
temps d’avorter (non, « d’avoir recours a
une IVG », c’est plus propre, politiquement
correct), que ce n’est « vraiment pas de
chance d’attendre un troisième enfant si
jeune (24 ans), avec deux enfants âgés de
moins de deux ans ».
On imagine la détresse de la jeune femme…
Ces diafoirus prennent le temps de l’examiner,
enfin. Il apparaît qu’elle est enceinte de plus
d’un mois et, au grand soulagement de ces
apôtres de Lucifer, que le bébé est mort-né.
Détresse infinie. Aucun réconfort de ces
hommes — et femmes, donc mères potentielles — qui n’envisagent froidement que
l’acte chirurgical.
Voilà le résultat de la culture de Mort. Il y a
des jours où la colère et la douleur donnent
envie de vomir…
● De Alain M. (Marseille) :
L’OGRE ISLAMISTE
Pierre Laval souhaitait la victoire de l’Allemagne, plutôt que de voir le bolchevisme
s’emparer de toute l’Europe. Si, hier, il
s’agissait de l’entre-déchirement de
deux totalitarismes, aujourd’hui l’Etoile de
David nous prémunit de la barrière noire
du Hezbollah. L’islamisme conquérant est
un ogre infatigable et la mise à mort, déjà
bien avancée, de l’Europe chrétienne serait
consommée. Voilà pourquoi je souhaitais la
victoire d’Israël. Certains en profitent pour
dénoncer le drame de Cana ; sont-ils aussi
émus des attentats qui, chaque jour en
Irak, accompagnent la lutte entre chiites et
sunnites ?
[Certes, mais l’Etoile de David n’a-t-elle pas
largement contribué à la chute de “Saddam-Hitler” et donc favorisé la guerre civile ayant suivi
l’écroulement du régime ?]
● De Philippe du Ch. (Paris) :
CHOISIR SON CAMP
Il faut cesser de renvoyer dos à dos “islamistes” et “sionistes”, Arabes et Israéliens, il
faut choisir son camp ! En n’étant ni avec les
uns, ni avec les autres nous allons être bouffés ET par les uns ET par les autres. Gui nous
domine depuis des décennies ? Qui nous a
conduits à nous exterminer entre Européens
lors des deux guerres mondiales ? Qui mène
la politique mondiale ? Qui a détruit notre
civilisation européenne par le métissage et le
mondialisme économique et politique ? Qui
dirige l’Amérique ? Qui mène un terrorisme
d’Etat à grande échelle ayant déjà ravagé la
planète et fait des millions de victimes ? Nous
sommes en guerre et subissons la propagande
et la désinformation des media et des puissances qui nous gouvernent.
● De Henri DUBOST :
DE BONNE FAME
Au sujet de l’article de Mme Lorne (n° 2775)
relatant les récents propos de Jean Lacouture
dans Le Nouvel Observateur, je note que
« Jeannot l’aficionado » fait curieusement
partie de ces gens qui écrivent « bonne
femme » pour « bonne fame ». Le substantif
“fame” (du latin “fama”), qui a donné l’adjectif “famé” (en bien ou en mal…) signifie bruit,
réputation, en ancien français. De plus, l’emploi impropre que Lacouture fait du mot
“femme” ne trahit-il pas son peu de considération pour les personnes du sexe ? Ce mésemploi mérite à mon sens les aboiements les plus
énergiques de nos « chiennes de garde ». Un
bon oukase de la HALDE serait également de
nature à remettre l’individu dans le chemin du
politiquement correct, lequel est en l’occurrence celui du sémantiquement correct.
[De même le cher A.D.G. ne manquait-il pas
d’écrire « il y a belle heurette », et non pas belle
lurette, qui ne veut rien dire. Ajoutons qu’en
anglais, fame a gardé le sens de réputation,
renom. ]
● De Gautier SERRIÈRE :
RÉSERVES
Sur les territoires perdus de la République,
là où les Français de souche sont désormais
minoritaires, le FN devrait exiger la constitution de réserves gauloises sur le modèle des
réserves indiennes américaines. Vivre entre
nous, ce n’est pas du racisme, c’est le droit
imprescriptible de tout peuple qui refuse de
disparaître.
● De Jacques OUDIN :
LES GUEULES ET LES VOIX
A propos de l’“Union patriotique” (RIV. du
8/9). Interrogé par Le Monde le 31 août, JeanMarie Le Pen affirmait « ne faire pas de distinction entre les patriotes » qui « peuvent être
de différentes couleurs et de différentes natures. L’Union
patriotique est un rassemblement national. Il peut exister de
grandes nuances entre ses
membres. Certains ont pu avoir
un passé tumultueux et même
polémique. » En revanche, sa
fille Marine exposait au même
journal : « La présence de racialistes au sein du
MNR ne me pousse pas à plaider pour l’union
patriotique avec M. Mégret. »
Mme Le Pen devrait se souvenir de la
fameuse formule employée par son père lors
LES adversaires politiques, médiatiques et associatifs du Front national continuent de lui reprocher, d’un
air si méprisant qu’il se veut insultant,
d’avoir fait le l’immigration « son fonds de
commerce ».
Parce que Nicolas Sarkozy a évoqué
« l’immigration choisie » dans son projet
de loi et que cette fausse bonne idée est
devenue la dernière escroquerie de vocabulaire à la mode, toutes les objections
développées par le Front national depuis sa
création, il y a plus de trente ans, pour justifier sa position sur le sujet fondamental
de l’immigration sont reprises sous forme
d’arguments en faveur de l’immigration
choisie.
1er argument : les capacités de la France
se sont réduites ces trente dernières années.
Tant qu’elle n’aura pas recouvré une croissance économique, elle se trouvera dans la
nécessité de ne pas charger sans cesse la
barque au risque de la faire chavirer.
Autrement dit : il aurait fallu, depuis
30 ans, cesser ou réduire l’immigration à
un niveau proche de zéro.
2e argument : des détournements de procédures sapent la société civile et l’Etat
dans leurs fondements. Des exemples : les
“faux touristes”, les “pseudo-étudiants”,
les mariages de complaisance, la polygamie, les « malades par procuration ». Et le
regroupement familial détourné en immigration grégaire et irrégulière, c’est-à-dire
de peuplement.
Autrement dit : les lois et règlements sont
Immigration : les objections
du FN deviennent des arguments
NOS DEUILS
Nous apprenons avec tristesse
le décès d’un très fidèle abonné,
Marceau DOUARD, qui fut
pendant de nombreuses années
président des Royalistes d’Aixen-Provence. Que sa veuve,
Mme Raymonde Douard,
trouve ici l’expression de notre
sympathie.
●
Disparu le 5 septembre à l’âge
de 75 ans, le Bourguignon
Robert DESROCHES avait été
une figure assez flamboyante de
notre famille politique. Longtemps incarcéré pour ses activités dans l’OAS, notamment à la
Santé puis à la prison de Tulle,
il avait eu pour compagnon de
cellule un certain Spaggiari,
qu’il devait ensuite aider à
s’évader et à passer en Amérique latine. Ayant, selon le mot
de Xavier Guillemot, de « l’Idée
bretonne », « découvert “la politique” du temps de la libérationépuration », il devait plus tard,
devenu libraire, éditer les
« Mémoires de Porthos » d’un
autre turbulent droitiste, Henry
Charbonneau. Très lié aussi
bien avec Roger Holeindre
qu’avec Pierre Gripari qu’il
accueillit souvent dans le minithéâtre qu’il avait créé au soussol de sa Librairie de l’Amitié à
Saint-Germain, Robert Desroches avait fini par se retirer
volontairement du monde
contemporain et vivait à Champliés, en plein cœur de la
Sologne.
N° 2777 — 15 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 3
tale de la fédération de
parents FCPE, membre du
RESF, et d’un conseiller
régional PCF, membre du
conseil d’administration du
lycée. Le président socialiste
du conseil général de Saôneet-Loire est venu en personne manifester son soutien
au lycéen sans papiers :
« On est ici pour permettre à
ce jeune de faire une rentrée
sans souci. On soutient sa
famille au regard des doutes
qui pèsent sur leur survie
s’ils retournent en Angola.
Est-ce que la Saône-et-Loire
ne peut pas absorber trois
familles de plus ? » s’interrogeait une conseillère
régionale socialiste. Dommage que tous ces humanistes mais aussi certains
évêques — tel celui de
Limoges, Mgr Dufour qui, à
la suite de la mairie socialiste, s’est rendu au chevet
des sans-papiers grévistes de
la faim et s’est engagé dans
leur parrainage — ne manifestent pas une compassion semblable quand
il s’agit de la misère des Français de souche.
Toujours pour attendrir le lecteur, le quotidien anarcho-bancaire raconte l’histoire
d’Emine, 21 ans, qui, grâce à un texto,
passé en cachette à son professeur de
lettres depuis la voiture de police qui
l’amenait le vendredi 1er septembre au
centre de rétention avant son expulsion
vers l’Azerbaïdjan, a pu entrer en terminale BEP au lycée Bellevue de Toulouse
où elle est scolarisée depuis trois ans. Et
Libé de raconter avec jubilation comment
la loi a été violée par les complicités de
l’enseignante, des élus locaux et de l’administration : « Sa professeure a immédiatement alerté le député socialiste Pierre
Cohen, qui a négocié avec le secrétariat
général de la préfecture de HauteGaronne. Le conseiller municipal et parrain de la future expulsée, Salah Amokrane, a également été mis dans le coup.
(...) Résultat : la jeune fille a été relâchée
samedi (2 septembre). »
Que sont devenus les enfants de
Cachan ? Merci pour eux, ils vont bien et
ont fait leur rentrée au groupe scolaire
Belle Image, établissement mitoyen du
gymnase occupé par plusieurs centaines
de personnes évacuées du squat à la miaoût par le faux dur Nicolas Sarkozy. Là
aussi les élus de gauche ont tenu à être au
premier rang : le député-maire socialiste
de Cachan Jean-Yves Le Bouillonnec
plastronnait avec l’ensemble de son cabinet, sans compter la myriade de journalistes, avec bloc-notes, micro, appareil
photo ou caméra en main.
Malgré cette victoire des sans-papiers et
de leurs soutiens politico-médiatiques et
associatifs, des parents africains se plaignent encore : « Je pensais avoir quand
même des informations plus précises avant
la rentrée, notamment sur le fonctionnement de la cantine, mais on n’a rien eu »
déplorait ainsi Isabelle Jammes, “mère
sans-papiers” d’un garçonnet de dix ans.
Il y a d’ailleurs du souci à se faire pour
les conditions de sécurité des enfants (dont
tous ne sont pas immigrés) quand on sait
qu’à Cachan, les squatteurs occupent une
partie des locaux qui donnent sur des
issues de secours de la cantine. Mais peu
importe au maire socialiste et au ministre
de l’Intérieur pour lesquels l’essentiel était
de scolariser les enfants sans-papiers,
quelles qu’en soient les conséquences. Et
on comprend l’exaspération d’un administré du maire Le Bouillonnec, furieux que
« des choses qu’on a payées avec nos
impôts ont été dégradées ». De fait, tout ce
qu’occupent des cohortes de sans-papiers
(école, gymnase, église, mairie, préfecture,
etc.) est immanquablement dévasté et
laissé dans un état de saleté inimaginable.
Le maire de Cachan ferait-il preuve d’un
même flegme si ses amis sans-papiers
squattaient sa propre résidence ? Ne feraitil pas là aussitôt appel à la police ? Ne pas
veiller à l’intégrité des biens dont on a la
AEN CROIRE Gilles de Robien,
toujours très content de lui, la rentrée scolaire se serait déroulée dans
d’excellentes conditions et tout irait pour
le mieux dans le meilleur des mondes.
Pourtant, les ministres de l’Education passent et rien ne change sinon en pis. Dès la
rentrée, plusieurs établissements scolaires
faisaient l’objet de tirs de la part de jeunes
allogènes. Une violence extrême devenue
tellement banale qu’elle ne fait même plus
les gros titres. Et dire que Bayrou, alors
ministre de l’Education nationale, voulait
« sanctuariser l’école » !
De plus, à peine les enseignants avaientils achevé leurs vacances qu’une grève
était annoncée pour le 28 septembre à l’appel des principaux syndicats. Objet de la
mauvaise humeur : la diminution du
nombre d’enseignants. Car les syndicats ne
s’intéressent qu’au quantitatif (toujours
« plus de moyens ») et jamais au
qualitatif : comment se fait-il que l’Education nationale qui, depuis 1990, est, de
loin, le premier budget de la nation (21 %
du PIB contre 17 % il y a dix ans) donne
d’aussi mauvais résultats ? Par ailleurs, il
est logique d’indexer le nombre d’enseignants sur celui des élèves. Or, sans même
parler de la ruée vers le privé, qui refuse
chaque année 50 000 élèves, on observe
depuis déjà quelques années une relative
décrue des collégiens et des lycéens,
conséquence de la baisse du taux de natalité. Seuls les effectifs du primaire connaissent une certaine augmentation due en
grande partie à l’immigration. Les difficultés au sein de l’Education nationale ne
tiennent donc pas au nombre insuffisant de
professeurs, et pas davantage au manque
de moyens matériels. Au contraire puisque,
ces dernières années, on a recruté cent
mille enseignants supplémentaires alors
que le nombre total d’élèves diminuait, lui,
de cinq cent mille.
LES ENFANTS DE CLANDESTINS TOUJOURS LÀ ET BIEN LÀ
Les causes des faillites du système éducatif sont évidemment multiples. L’école étant
le reflet de la société, il est logique qu’elle
se porte mal. Et l’une de ses maladies, c’est
bien sûr l’immigration de masse. D’ailleurs,
cette rentrée a été polarisée sur la question
des élèves de parents sans-papiers. Pour
nous imposer la fixation définitive sur notre
territoire d’individus et de familles n’ayant
rien à y faire, on exploite à fond le registre
de l’émotion. Il s’agit de faire pleurer Margot tantôt sur l’insalubrité et la vétusté des
logements dans lesquels vivent les immigrés
(alors que ce sont généralement eux qui les
détériorent, n’étant pas habitués à ce nouveau type d’habitat), tantôt sur ceux qui sont
carrément sans toit et qu’il faut reloger au
plus vite dans des hôtels ou des immeubles
flambant neufs, tantôt sur ceux qui sont
malades et qu’il serait inhumain de faire rentrer chez eux, comme si nous pouvions soigner la planète entière, tantôt enfin sur la
situation des enfants scolarisés et qui
seraient menacés d’expulsion. C’est exactement le scénario auquel on assiste actuellement. Libération titrait ainsi le 5 septembre
sur « la mobilisation (qui) serre les rangs
autour des élèves sans-papiers ».
Preuve du double discours de Nicolas Sarkozy qui joue les matamores mais en fait
laisse scolariser des sans-papiers (seuls six
enfants ont été expulsés de France cet été
vers leur pays d’origine — six sur combien
de dizaines de milliers ?), les militants d’extrême gauche du Réseau éducation sans
frontières (RESF) établissaient le lundi
4 septembre un bilan globalement positif de
la rentrée.
L’INCROYABLE INDÉCENCE
DES ELUS DE GAUCHE
En tout cas, les élus de gauche et d’extrême
gauche n’ont rien trouvé de mieux que d’escorter ces élèves sans-papiers jusque dans
les établissements scolaires. A Chalon-surSaône, Guirchen, un Angolais de 16 ans
dont toute la famille vit dans la clandestinité
depuis qu’elle est sous le coup d’un arrêté
de reconduite à la frontière, a été accompagné au lycée par la secrétaire départemenseulement pour son maintien
sans dérogation d’après un sondage paru dans Le Figaro), fait
effet de chiffon rouge auprès
des syndicats enseignants arcboutés sur leur idéologie égalitariste… alors même que, statistiquement, les enseignants
sont les plus nombreux à faire
inscrire leurs propres enfants
dans les meilleures écoles ! De
même, tous ces élus de gauche
qui célèbrent la carte scolaire
sont les mêmes qui placent leur
progéniture dans les établissements privés les plus huppés et
les plus sélectifs, telle l’Ecole
alsacienne. Logeant place du
Panthéon, Fabius a ainsi mis ses
enfants à Henri IV. Il a beau jeu
de vanter la « mixité sociale » !
C’est dire à quel point ces cris
d’indignation sont insupportables.
UNE TIMIDE REMISE
EN CAUSE DE MAI-68
La sortie de Ségolène Royal
qui fut ministre délégué à l’Enseignement scolaire dans le gouvernement
Jospin prouve que la candidate officieuse à
la candidature fait de son cœur de cible non
pas les enseignants, pourtant vivier traditionnel du PS, mais le grand public. Ce qui est
nouveau. Mais vu la faillite désormais totale
de l’école, il est désormais possible, même à
une socialiste, de tenir un discours qui eût
été inimaginable il y a encore quelques
années. Nicolas Sarkozy s’est lui aussi prononcé tout récemment contre la carte scolaire. On voit très bien que chez les deux
candidats favoris des sondages et des media,
on joue la carte de l’anti-Mai-68, du retour à
l’ordre et à la fermeté.
On pourrait certes a priorise réjouir de ces
prises de position, fussent-elles très tardives, s’il ne s’agissait pas simplement de
démagogie. Car rien ne prouve qu’élus à la
magistrature suprême Royal ou Sarkozy
oserait desserrer ou, mieux, supprimer le
carcan de la sectorisation ; en outre il faudrait bien davantage que cette simple
mesure pour remettre notre système éducatif à l’endroit. Comment en effet en revenir à l’école du savoir et du mérite sans
inverser les flux migratoires et rétablir à
tous niveaux de vraies valeurs morales ?
Or Ségolène comme Nicolas proposent la
régularisation « au cas par cas » des sanspapiers et sont favorables à une forme de
mariage homosexuel qui ne dit pas son
nom. Ce n’est certes pas avec ces deux
politiciens que la société va retrouver des
repères et l’école ses lettres de noblesse.
Bien au contraire…
Jérôme BOURBON,
<jeromebourbon@aol.com>.
charge lorsque l’on est un édile, n’est-ce
pas un manquement gravissime à ses
devoirs ?
CARTE SCOLAIRE :
LA MADONNE DES SONDAGES
SUR LES PAS DU FN
Toujours à propos de la rentrée, Ségolène
Royal a encore créé un mini-scandale à
gauche en se déclarant favorable à un assouplissement de la carte scolaire (qui contraint
une famille à mettre sa progéniture dans
l’établissement scolaire public le plus proche
de son domicile, quand bien même ce dernier souffre d’une réputation exécrable),
« l’idéal étant de la supprimer » a même
ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes. D’où le courroux des éléphants du PS
qui ont de nouveau dénoncé l’hérésie de la
madone des sondages qui s’éloigne du programme officiel du parti et d’un des
ancrages idéologiques les plus forts dans
l’histoire de la gauche. Jean-Luc Mélenchon
a ainsi malignement rappelé que le premier
parti à avoir inscrit à son programme dèss
les années 1980 la suppression de la carte
scolaire était… le Front national ! Quant à
Laurent Fabius, il a dénoncé aussi fortement
sur France 2 l’hétérodoxie de Royal.
Laquelle, en parlant ainsi, cherche à séduire
par priorité les parents d’élèves dont (cf.
Le Figaro du 7 septembre) un tiers
contourne la carte scolaire . Cette remise en
cause de la sectorisation, si elle est bien
accueillie par l’opinion (25 % des personnes
interrogées sont pour sa suppression, 50 %
pour son maintien avec dérogation et 18 %
(Dessin de CHARD.)
Ça commence bien ! La rentrée a été marquée dans une école du XIXe arrondissement de Paris, rue Curial, par des… coups de feu tirés d’un immeuble proche par un
homme qui a été arrêté.
Sera-t-il jugé ou au contraire examiné par un collège d’experts psychiatriques et
reconnu irresponsable comme l’a été le même jour, par une étrange coïncidence, Nicolas Vilpail, auteur le 9 mars dernier d’une prise d’otage à Sablé-sur-Sarthe ? Vilpail,
ancien enseignant contractuel au lycée Colbert de Torcy, y avait séquestré 18 élèves
pendant près de cinq heures avant qu’un négociateur du GIGN ne réussisse à le
convaincre de se rendre. Il risquait jusqu’à 30 ans de réclusion pour séquestration et
violences volontaires avec usage ou menace d’une arme.
Reste que le “Parisien” a fait des émules : le 8 septembre, c’est une enseignante et une
élève du collège Jean-Mermoz de Savigny-sur-Orge (Essonne) qui étaient légèrement
blessées en plein cours par les tirs d’une carabine à air comprimé (un ancien élève est
dans le cou), et, à Limodes, deux élèves du lycée Suzanne Valadon, étaient également
atteintes par un tir de pistolet à plombs manié par un mineur.
Ces incidents, signale l’AFP, interviennent « alors que la polémique sur le classement effectué
par Le Point des établissements scolaires les plus violents n’est pas apaisée », le principal syndicat
de chefs d’établissement, le SNPDEN-Unsa, ayant « appelé ses collègues à ne plus remplir le
logiciel Signa » (où sont recensées toutes les violences scolaires) sur les données duquel
Le Point s’était basé. Ce qui a entraîné cette réaction de Jean-Marie Le Pen : « Il y a trop
de fièvre, cassons le thermomètre ! La violence à l’école augmente, fermons les yeux ! Ce comportement
est totalement irresponsable. Cet outil, qui avait le mérite d’exister, ne sera donc plus utilisable, et les
premières victimes, ce sont nos enfants. Je demande solennellement au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que Signa continue d’être renseigné par les chefs d’établissement, pour qu’au
moins l’information existe. »
Quand les sans-papiers et Ségolène
s’approprient la rentrée scolaire…
Casser le thermomètre !
4 N° 2777 — 15 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL
nature et fascinée par le loisir et l’hédonisme, voit dans le soleil un dieu et dans
le nuage une menace.
C’est bien pourquoi, dans la profusion
des bulletins météos télévisés — auxquels il faut ajouter les « cartes alertesorages », qu’apprécient fort peu les
vacanciers — rien n’est prévu pour les
« alertes sécheresse », qui n’intéressent
pas l’immense majorité des Français.
Non plus que les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement qui ont
attendu la fin de juillet pour autoriser
triomphalement les troupeaux à pacager
des jachères… sèches depuis le début du
mois ! Dans une société ayant une
mémoire rurale, de telles inepties
auraient provoqué un tollé. Pas dans une
culture qui a appris à regarder la nature à
travers une vitre de TGV ou depuis un
aqueduc d’autoroute. En cette ignorance
des choses du monde naturel reposent
sans doute les pires menaces qui nous
guettent, plus personne n’étant capable
de mesurer ce que certaines décisions, ou
leur défaut, portent en germe de catastrophes futures. Ainsi, avec l’été reviennent les sempiternelles jérémiades contre
l’irrigation agricole. Chaque critique
citadin se gardant bien de considérer ce
qu’il gaspille lui-même pour son confort,
à commencer par la multitude de douches
quotidiennes censées le protéger de la
canicule, l’eau gaspillée dans les piscines
ou pour l’agrément des jardins… et des
parcours de golf, de plus en plus nombreux.
CONTRE L’HOMME,
LE CHOIX DE LA MACHINE
De tels débats seraient pourtant l’occasion d’une profonde remise en cause de
l’idéologie qui a conduit à cette agriculture. Les ministres ne manquent pas d’inciter les maïsiculteurs à se tourner vers
des céréales « moins gourmandes en
eau », comme si, il y a vingt ans, ils
avaient fait le choix de techniques coûteuses et fastidieuses, par dilection particulière. L’irrigation, comme la mécanisation à outrance, la chimie, les biotechnologies et les manipulations génétiques, ne
sont qu’avatars d’un développement
technologique dont au demeurant chacun
s’accommode parfaitement quand il
ajoute à son confort.
Les céréales irriguées, maïs, soja et
tournesol, cultures industrielles, se
sèment au printemps et se récoltent dans
la deuxième moitié de l’été. Leur croissance se déroule donc dans la pleine
période de sécheresse qui, étant également celle de la grêle et de l’orage,
requiert une couverture onéreuse qui a
fait la fortune des mutuelles agricoles.
Comme toutes les cultures industrielles,
sélectionnées, hybrides et désormais
génétiquement modifiées, elles exigent
énormément d’eau. L’humeur générale,
les directives de Bruxelles et l’économie
mondialisée militent donc pour la disparition en Europe de ces cultures irriguées
sur lesquelles repose pourtant le schéma
agro-industriel mis en place depuis plus
d’un demi-siècle. En d’autres termes
c’est bien de la suppression de l’agroindustrie qu’il serait question.
Sauf que derrière les théories, il y a la
réalité. Dans les temps arriérés d’une
paysannerie à la fois nombreuse et malthusienne en ses comportements, au
14 juillet les principales récoltes — foins
et céréales — étaient achevées. Les aléas
climatiques pouvaient frapper la vigne,
les vergers et les potagers mais ils régénéraient également les prairies, ce dont
se réjouissait chaque agriculteur, qui était
aussi éleveur. Alors les prairies couvraient les zones humides des berges de
rivières d’où elles furent expulsées par
les céréales industrielles.
Or, aujourd’hui, la monoculture a éliminé le bétail — élevé sur béton — et
supprimé les prairies. Prix à payer pour
que le panier de la ménagère ne pèse plus
dans le budget domestique. Les herbages
disparus, les céréaliculteurs se sont privés d’un élément central de la rotation
des cultures. Ils doivent, sur des surfaces
sans cesse plus importantes, jongler avec
les jachères, semant ce qu’ils peuvent en
céréales d’automne/hiver — blé, orge,
colza, fèverolles, pois — et jouant avec
le reste en maïs, tournesol et soja, qu’ils
seront condamnés à irriguer.
La société industrielle, technologique,
chimique a fait contre l’homme le choix
de la machine. Le paysan et l’agriculteur,
en furent les premières victimes. Avec
une proportion infime de la population
française encore active dans l’agriculture, malgré l’enflure mécanique, la chimie et les biotechnologies, la polyculture
privée de main-d’œuvre est impraticable.
Tandis que le schéma agro-industriel
multiplie les pollutions et l’agressivité
envers l’environnement. Les incitations
claironnées aux pratiques “durables”,
“raisonnables”, et « respectueuses de
l’écologie » ne sont que des gesticulations destinées à camoufler que la logique
de cette société est d’imposer une agriculture à son image : nuisible. Quand la
société traditionnelle paysanne, respectueuse des phénomènes naturels, produisait selon le sol et le climat. Pas selon la
volonté des technocrates et des industriels.
Confrontée à une aridité croissante,
l’Europe du Sud a le choix entre une agriculture technologique dont l’irrigation est
une donnée fondamentale. Ou, renonçant
à celle-ci, afin de réserver les ressources
hydriques au tourisme et à l’urbanisation,
cesser de produire, l’agro-industrie étant
une chaîne verticale dont tous les
maillons sont interdépendants. La totalité
de notre alimentation sera alors
importée — au coût futur de l’énergie —
de pays qui n’auront aucun scrupule
quant à la qualité biologique de leurs productions alimentaires.
Plus qu’aucune autre activité, l’agriculture montre sur quel effrayant constat
d’échec dérive cette société progressiste,
antinaturelle qui depuis plusieurs générations s’est acharnée, au nom de mythes
funestes, à détruire tout ce que la tradition et l’expérience avaient accumulé de
sagesse et d’expérience.
Petrus AGRICOLA.
P AS plus en 2006 qu’en 2005 et en
2004, l’Europe tempérée n’a connu
un été particulièrement caniculaire.
Il fit chaud et quelques journées, en
quelques régions, rappelèrent qu’en effet
on était… en été. Pourtant on gardera de
l’été 2006, en particulier de son mois de
juillet, un souvenir torride. Pendant une
quinzaine de jours, le ministre de la
Santé, Xavier Bertrand, omniprésent sur
les media, nous refit le coup du chikungunya. Les cartes météo en Provence se
couvrirent de thermomètres en « alerte
canicule ». Pensez donc, entre 36 à 40° à
Carpentras ! De mémoire d’homme, il a
toujours fait de 36 à 40° à Carpentras en
juillet… Un peu partout, d’autres cartes
en teintes fluo mettaient en garde contre
des pollutions supposées créées par la
chaleur et l’absence de vent quand l’activité industrielle, la pression démographique et la fièvre nomade de l’homme
moderne en sont
les causes principales. Cent
fois par jour,
radios et télévisions pressaient
les personnes
âgées d’aller au
cinéma ou au
supermarché
(climatisés), de
s’humidifier, de fermer leurs persiennes
et surtout de boire (avant que la Faculté
ne mette en garde… contre l’hyperhydratation !) Un staccato exaspérant faisant fi
du principal responsable des morts de
2003 : les murs de béton chauffés à blanc
des architectures urbaines où les vieux
vivent dans la plus complète solitude. Pas
un octogénaire ou nonagénaire ne succomba alors à la chaleur dans les fermes
et les maisons ombragées des bourgs
ruraux.
No comments:
Post a Comment
اكتب تعليق حول الموضوع