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11/20/25

 


ou en cocotte.

Le Baeckeofe, ou potée boulangère,

était d’ordinaire préparé le lundi quand

les ménagères, avant d’aller laver leur

linge sale en communauté, déposaient

dans le four du boulanger, en un moule

adéquat, la pitance de midi faite de fines

rondelles de pommes de terre et d’oignon

baignant dans du vin blanc épicé, avec

des bas morceaux, d’épaule d’agneau,

d’échine de porc et de pieds de cochons.

Excellent plat avec une salade verte au

vinaigre miellé genre Melfor (spécialité

mulhousienne).

Allons, vite un fromage ! Du munster, frais et blanc, ou affiné et olfactif comme

une arme de destruction massive…

Des desserts ! une Tarte aux quetsches,

aux mirabelles, ou tarte Lintz, des

dampfnudles (sortes de beignets au

cœur de fruit ou de confiture) et sept

vins à choisir parmi les sept cépages de

même nom : gewurztraminer, muscat,

pinot, blanc, gris ou noir, sylvaner et les

spécialités de crémants, edelzwicker

(vins bons, issus de mélanges dont le

premier est mousseux). Pour finir, un

bon café accompagné de bredele, de

kouglof ou de fines tranches de berawecka (petits gâteaux sablés, brioche en

couronne et pain aux poires) et d’alcools

blancs aux parfums innombrables et aux

esprits inoubliables, si vous n’en abusez

guère.

Allez ! ‘s isch heechschti zit (Allez ! Il

est grand temps). Salut bisäme ! (Bonjour

tout le monde) et au mois prochain alors !

Au pays de Bonchamps, dans le « Jardin

de France », l’Anjou. Güet, morje geht’s

los !

Franck NICOLLE,

<fn@caralsol.com> _____

P.S. : Pour en savoir davantage et découvrir

plus de 100 savoureuses recettes traditionnelles alsaciennes (et vosgiennes), commandez donc « Saveurs et Paysages des Vosges et

d’Alsace du nord » en vente au journal à

9,90 € ou 12 € fco la pièce de 96 pages tout

en couleur ! Qu’on se le dise !

Alsace d’abord !

● Grâce à l’excellent site sans cesse

actualisé <dessinsdechard.free.fr>,

envoyez des cartes postales virtuelles à

vos amis, illustration et timbre au choix.

● Après le succès des Espérances planétariennes, paru en 2005, Hervé Ryssen

publie Psychanalyse du judaïsme, livre

fracassant sur le messianisme juif (Les

Espérances planétariennes, 432 pages,

26 €. Psychanalyse du judaïsme, 400 p.,

26 €. Editions Baskerville, SDE Domiciliation, 14 rue Brossolette, 92300 Levallois. Chèque à l’ordre de HERVÉ FRANÇOIS. + 2 € de port.)

● Fidèle lecteur, Jean-Robert Delorme,

ancien de la Royale ayant gardé « l’Asie

au cœur » (sa première femme, Cambodgienne, fut assassinée par les Khmers

rouges ainsi que toute sa famille),

annonce pour octobre la publication de

ses souvenirs France-Indochine sous le

titre Les Dits du vieux marin. A commander chez l’auteur, Grand Rue, 24310

Bourdeilles (480 pages grand format,

35 € ou 44 € fco).

● Après un long silence, la lettre J’ai tout

compris lancée par Guillaume Faye reparaît sous le titre Signal d’alarme, « lettre

mensuelle de désintoxication politique et

culturelle ». L’abonnement “découverte”

de 3 n°s : 8 €. Chèque à l’ordre de

SARL Constant Héraut, 5 cours

Dr Damidot, 69100 Villeurbanne.

● Il y a Céline et tous ceux qui ont

croisé sa route, l’ont connu ou écrit sur

lui. En témoigne l’intéressant sommaire

du n° 278 (septembre) du Bulletin Célinien. Avec des évocations d’André Parinaud, Evelyne Pollet, Pierre Monnier,

Antoine Blondin (qui, profitant d’un

compte rendu de livres, cite Paraz dans

France Soir du 31 mai 1974). Originales

aussi les relations amicales et épistolaires

d’Augustin Tuset, directeur de la Santé

dans le Finistère avec Céline mais aussi

Max Jacob et Jean Moulin (BC, BP70,

B-1000 Bruxelles 22).

● « Combien de temps cela pourra-t-il

durer ? » C’est la bonne question que

pose Dominique Venner dans l’éditorial

du n° 26 (septembre-octobre) de la

NRH (6 €, 88 avenue des Ternes,

75017 Paris). Puisque l’ancien titre de

cette revue historique est interdit et que

la NRH doit débourser la somme

(énorme !) de 45 000 euros. D’où un

appel à l’aide d’autant plus justifié que

le thème de ce numéro est un excellent

« Dossier sur l’école » où sont analysées

les causes de la crise actuelle et l’évolution qui a conduit de l’école de Jules

Ferry (peut-être trop idéalisée) à la

« fabrique des crétins » actuelle. A noter

un entretien avec le recteur de la Sorbonne Jean-Robert Pitte sur l’Université,

des articles sur Bainville, Dominique

Aury, Diane et Oswald Mosley.

● Mme Geneviève Maugis (10 rue

Pierre Picard, 75018 Paris) nous prie de

signaler qu’elle possède encore des

exemplaires de son livre-témoignage :

« Mon demi-frère, Robert Brasillach »

(15 € fco), bien accueilli par la critique

lors de sa parution en 1981.

● Les Editions-ACE (BP 21, F-07800

Charmes/Rhône) proposent de nombreuses nouveautés sur leur site

<www.crevetabous.com>.

Quoi de neuf ?

Voyage gourmand dans nos provinces

TABLES D’HÔTE

Si vous ave z aimé l e s chr onique s gas t r onomi c o - cultur e ll e s

de F ranc k NICOL L E dans RIVAROL, vous les retrouverez dans ce

livre, avec de succulentes recettes

de Wilfried Da Costa Oliveira.

Ed. Dualpha, 204 p., 23 €

En vente à nos bureaux (27 € fco)

A lire aussi de Franck NICOLLE :

MOTS ET METS

(165 p., 19,90 € ou 24 € fco)

chèques à Editions des Tuileries.

N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 14

Cinéma

Héros de la semaine dans les salles obscures, des politiciens français corrompus

et des policiers new-yorkais exemplaires.

Il va être question, vous l’aviez sans aucun

doute deviné, de Président de Lionel Delplanque et de World Trade Center d’Oliver Stone.

Une exception culturelle française estelle sur le point de disparaître dans les

poubelles de la petite histoire du cinéma ?

On le sait, nos timorés cinéastes, très en

retard sur leurs confrères américains, ne

s’aventurent pour ainsi dire jamais dans

les coulisses du pouvoir politique (exception notable, Y-a-t-il un Français dans la

salle ? de Mocky ) et encore moins dans

celles de l’Elysée dont le locataire restait

un sujet quasi tabou (sauf dans Le Bon

Plaisir de Francis Girod avec Trintignant

en président fictif encombré d’un enfant

naturel). Les choses commencent à bouger

depuis l’élégiaque Promeneur du Champde-Mars de Guédiguian, avec un Michel

Bouquet impérial en Mitterrand rongé par

sa maladie, et elles ont tendance à s’accélérer dans la perspective des échéances

électorales de 2007. Le cinéma politique,

c’est maintenant tendance !

Président, qui ouvre le bal, nous montre

un chef de l’Etat cynique, manipulateur et

africanophile, interprété avec brio par

Albert Dupontel, dont certains traits de

caractère renvoient de manière plus ou

moins explicite dans les dialogues à trois

présidents de la Ve République : De

Gaulle : « N’oubliez pas que vous parlez à

des veaux » et « Un continent humilié, un

continent martyrisé » (allusion non pas à

l’Europe mais à l’Afrique, natürlich) ; Giscard lorsqu’il affirme à ses collaborateurs

du moment « Vous n’êtes pas le meilleur,

Louis de CONDÉ

VOYAGES

Est-il utile de présenter à nos amis Louis

de Condé ? Sous-lieutenant à la Légion

Etrangère, ami de Bastien-Thiry, il fut de

ceux qui payèrent, par honneur et par fidélité, un lourd tribut à la vindicte gaulliste.

C’est en prison, à Fresnes, dans la cellule

des condamnés à mort en 1965-1966, puis

à la prison du Fort-Thoiras et au cachot de

la Citadelle à Saint-Martin de Ré, en 1967-

1968, qu’il écrivit les

poèmes réunis ici.

Encadré par une préface

signée Alain Sanders et par

une postface de la plume

du colonel Antoine

Argoud, voici donc ce

copieux recueil de quelque

quatre-vingts poèmes. La

facture en est des plus classiques, sonnets, rondeaux, lais et virelais

plus ou moins réguliers, ballades (celle qui

est dédiée au “capitulard” Prince de Broglie

est un petit chef-d’œuvre), quatrains

d’alexandrins ou de décasyllabes — encore

que l’auteur ne dédaigne ni l’impair verlainien, ni les calligrammes dignes d’Apollinaire, ni certaines fantaisies typographiques qui confèrent à l’ouvrage une

variété bien venue.

Tous ces textes, quelle que soit leur

forme, se signalent par la hauteur de l’inspiration. Tous témoignent de la qualité

humaine de Louis de Condé, qu’il aborde

ses voyages antérieurs ou intérieurs, célèbre

Clément Marot (en acrostiche !) ou sa

muse Monica qui deviendra son épouse,

jongle avec les mots à la manière des grands

rhétoriqueurs, chante avec émotion ses

amis disparus, Jean de Brem, Degueldre,

Dovecar, le colonel Bastien-Thiry auquel il

dédie un poème dont la fin vaut d’être

citée :

Soldat tu dois tuer ce juste au fort d’Ivry.

Un sang pur va couler encore

Pour s’unir à jamais aux récents morts d’Isly :

Derrière un drapeau tricolore

En mars de l’an dernier marchaient des Algérois.

Ils sont tombés les bras en croix.

Les douze coups de feu bientôt vont retentir.

Déjà cet homme est un martyr.

P.-L. MOUDENC. _____

334 pages, tirage limité à 1 114 exemplaires, dont

50 sur vergé conquéror numérotés de I à L (90 €)

et 1000 sur vélin blanc numérotés de 1 à 1 000

(30 €). Port : 5 €. Librairie de la Tour (16 rue

de la Source de l’Hôpital 03200 Vichy. <libtour@free.fr>)

R. P. de CHIVRÉ

LA MESSE DE SAINT PIE V

Commentaires

théologiques

et spirituels

Bien plus que des commentaires sur le

Saint Sacrifice, ces conférences théologiques

(1968/70) magnifiant le rite dominicain

d’avant Vatican II constituent un véritable

« traité de vie spirituelle » dont il convient de

ne pas « précipiter la lecture » en raison de « l’effort de méditation » qu’il requiert : sage

conseil de l’abbé Simoulin qui préface la

réédition de l’ouvrage. Du Confiteor à l’Ite

Missa est, le célèbre frère prêcheur explique

et justifie l’intime signification des étapes

successives de la messe tridentine dont l’action première est d’« isoler du péché » les âmes

qui s’ouvrent à la grâce.

L’association créée dans le but « de faire

connaître les écrits et la pensée » du Chouan de

Dieu publie parallèlement une courte biographie de Michel de Chivré dont les origines familiales normandes s’inscrivent dans

une lointaine tradition militaire et

religieuse : dernier de sept enfants — l’aîné

Bernard mourra au champ d’honneur en

1918 —, il naît en 1902 « après cinq calamités » suivant le mot de la vicomtesse sa mère

(cinq filles dont l’une, Geneviève, dotée de

l’indomptable volonté de son frère, sera

pourtant l’ange gardien de trois sœurs psychologiquement diminuées, la quatrième

entrant très tôt au couvent).

Malgré les atteintes cruelles de la maladie,

le frère Bernard-Marie, prêtre de l’Ordre de

saint Dominique, déploiera une énergie

surhumaine dans l’exercice de son apostolat multiple : responsable d’une troupe

scoute, prieur du couvent de Lille, aumônier militaire avec les aviateurs, prieur du

couvent du Havre dont « il restaure la vie

religieuse régulière », il prêche des retraites,

enseigne la doctrine, donne des conseils

théologiques à la revue Itinéraires et

accueillera dans son ermitage de NotreDame du Granit tous les combattants de la

Tradition attachés à perpétuer l’Office

divin de toujours.

Marie-Gabrielle DECOSSAS. _____

222 pages, 22 €. Touraine Micro Edition — Le

Gros Chêne, 37460 Chemillé sur Indrois.

POUR RIRE UN PEU

Un Kossovar débarquant en France

arrête le premier passant : Bonjour, monsieur Français, merci accueillir moi dans beau

pays à vous…

Son interlocuteur l’interrompt : Je ne

suis pas francais, je suis

arabe.

Le Kossovar apostrophe un autre

passant : Ah, merci monsieur Français, merci

accueillir famille et moi pour

rester ici.

Il est interrompu avant

d’avoir terminé sa phrase : Moi pas français, moi chinois.

Le Kossovar hèle un autre passant :

Monsieur Français, moi remercier pour hospitalité, vous…

— Moi, mon ami, tu vois que je suis noir ! Je

suis malien, pas français.

Mais, répond le Kossovar dépité : Où

sont les Francais, alors ?

Le Malien regarde sa montre et

répond : Oh, à cette heure-ci, ils bossent.

vous êtes le seul » et Mitterrand par son

allergie aux anglicismes. Rattrapé par son

trouble passé, le jeune monarque républicain (45 ans) en fin de règne est sur le

point d’être éclaboussé par un vilain scandale. Guidé par sa machiavélique éminence grise Saint Guillaume (Claude Rich,

grandiose !), un personnage évoquant

François de Grossouvre, il va devoir user

de tous ses privilèges et abus de pouvoir

pour le conserver. Quitte à faire pas mal

d’entorses aux institutions, à la Constitution et à la morale laïque et républicaine.

Delplanque, bien inspiré par la satire

politique proprement dite, fait ressortir

avec une verve vengeresse la pourriture

sous les ors de la ripoublique bananière et

toutes les magouilles et saloperies qui se

cachent derrière les grandes phrases

humanistes, mais il gâche quelque peu sa

démonstration dans les méandres d’une

sombre intrigue de vengeance abracadabrantesque, guère convaincante. Ce Président-là ne mériterait certes pas nos suffrages, mais le récit de ses turpitudes est

plutôt plaisant.

A défaut d’être un grand cinéaste, Oliver

Stone est un petit malin. Avec un titre générique tel que World Trade Center, on pouvait craindre (ou espérer) que ce pourfendeur libéral (gauchiste chez nous) de la

société américaine nous donnerait un nouveau brûlot contestataire épinglant les

défaillances et les mensonges de l’Administration Bush. Il n’en est rien. Après le

terrible échec de son Alexandre, il ne pouvait se permettre, sans risque pour sa carrière, de s’aliéner la presse et l’opinion

publique américaine, d’où virage idéologique à 180°. World Trade Center apparaît en quelque sorte comme son « Patriot

Act » intime dans lequel il se fait le chantre

dur des valeurs américaines conservatrices : religion, famille, patrie. Le subterfuge a marché aux Etats-Unis où la droite

a plutôt aimé ce film

consensuel, manipulateur et larmoyant qui

retrace les événements

par le petit bout de la

lorgnette. Le scénario

d’une nouvelle venue,

Andrea Berloff, se

concentre sur l’histoire

vraie de deux policiers

de l’Autorité portuaire

de New York qui, dépêchés sur place après

le crash du premier avion, se retrouvèrent

ensevelis sous des tonnes de décombres et

de poussière. Par quel miracle sont-ils

parvenus à survivre et comment ont-ils été

sauvés, au bout de 22 heures de cauchemar ? La première demi-heure est assez

réussie et même impressionnante mais

après, Stone nous joue une bien conventionnelle partition de film catastrophe hollywoodien avec actions héroïques, courage

surhumain, familles admirables, émotions

intenses et bons sentiments gluants. On

s’ennuierait même ferme n’était le pompiérisme, carrément kitsch par moment de

certaines séquences, en particulier les

interventions d’un Marine exalté ivre de

vengeance envers les terroristes, et les

deux apparitions furtives de Jésus en personne. Les dégâts collatéraux du 11-Septembre continuent.

Patrick LAURENT.

Lambris et décombres

LIRE SOUS LES POMMIERS LE 1er OCTOBRE

Anne Brassié vous invite à « lire sous les pommiers », ce dimanche 1er octobre à

Pennedepie. Vous rencontrerez des auteurs, normands ou non, entendus sur Radio

Courtoisie qui dédicaceront leurs livres. Parmi eux, Jean Madiran, Dominique Venner, Jean Raspail, Philippe Conrad, Jacqueline Dauxois, Philippe Maxence, Reynald Secher, François-Marie Algoud, Philippe Prévost, Noëlle Le Coutour, Armelle

Barguiller… Des journalistes aussi : Chard et Jérôme Bourbon, Serge de Beketch,

Emmanuel Ratier, Olivier Pichon, Jeanne Smits, Olivier Figueras, Rémi Fontaine…

Des poètes — Daniel Ancelet, Yves Tarentik et Philippe Martineau — des artistes

graveurs — Maïté Geiger — et l’association Présence de La Varende.

Rendez-vous au Manoir de Blosseville (300 m de la mer), à Pennedepie, sur la

D513, entre Honfleur et Deauville. En provenance de Paris, sur l’A13 à Beuzeville,

prendre direction Honfleur, sortie Saint-Gatien. Accueil à l’arrivée du train de 8h49

de Paris à Trouville-Deauville et transport jusqu’à Pennedepie. Site : <www.manoirdeblosseville.com>.

De 11 h à 18 h. Entrée gratuite. Pique-nique tiré du sac (apporter son pliant).

Repli assuré en cas de pluie.

AGENDA

☞ 30 septembre à Neuilly (Théâtre municipal,

167 av. De Gaulle, 16 h). Conférence de Bernard

Zeller sur le général Salan. Part. 8 €. Gratuite pour

adhérents du Cercle Algérianiste et de l’Association

les Amis de Raoul Salan.

☞ 30 septembre à Paris 15e (Hôtel Mercure,

69 bd Victor, de 9 à 17 h). Colloque du Conseil

scientifique du FN organisé par l’IFOREL : « Quel

avenir pour l’automobile ? » Conclusions de J.-M.

Le Pen. Part. 5 €. Rens. 01-41-12-50-52.

☞ 30 septembre-1er octobre à Paris 9e (Fondation Dosne-Thiers, 27 place St-Georges). Université du Club de l’Horloge : « Les ruptures nécessaires — Une stratégie pour redresser la France ».

Part : 60 €.

☞ 1er octobre dans le Cher (Château de La Chapelle d’Angillon à 13 h). Grand déjeuner de rentrée

du FN-Cher avec Bruno Gollnisch. Part. 15 €. Rés.

02-48-73-41-10. Accueil dans la tradition berrichonne : sonneurs de trompe de chasse.

☞ 5 octobre à Paris 3e (hôtel Libéral Bruant, 1 rue

de la Perle, 19 h). Réunion-débat sur « la crise des

finances publiques » avec Jean-Louis Davet, JeanClaude Martinez et Pierre Rochat (entrée libre).

Dîner ensuite, part. 48 €. Rés. Nouveau Dialogue,

11 quai de la Feuilleraie 77590 Bois-le-Roi. Tél.

06-15-71-49-86 ou <nouveaudialogue@aol.com>.

☞ 6 et 7 octobre à Paris 13e (Librairie Primatice,

10 rue Primatice). Le Dr Doublier-Villette signe La

saga de Saint Joseph, 2000 ans d’Histoire et

d’Œuvres d’art et L’apocryphe de Saint Joseph à

La Salette (tél. au 01-42-17-00-48 pour horaires).

☞ 7 octobre à La Pommeraye (de 11 à 18 h).

Journée vendéenne. Inauguration d’une plaque

commémorative du général Forestier, vin d’honneur

en mairie, déjeuner aux Jardins d’Anjou, promenade-conférence. Part. 25 €. Rés. Vendée militaire,

2 av. de la Gare, 49123 Ingrandes-sur-Loire. Tél.

02-41-39-25-36.

☞ 7 octobre à Lyon 8e (Le Clos Fleuri, 213 av. Berthelot, 11 h). Déjeuner débat sur le thème « Le christianisme, Israël et l’islam » avec Bernard Antony qui

dédicacera ses derniers livres. Part. 24 €. (Etud.

15 €). Rés. Maurice Depierre, 4 promenade Bouloukian, 69800 Lyon. Tél. 04-78-74-32-96.

☞ 7 octobre à Aix-en-Provence (Maison

Alphonse Juin, 9 av. de Tübingen, 14h30). Xe

congrès de l’association Veritas sur l’Algérie française. Rens, fax : 05-61-09-98-73.

☞ 8 octobre à Villepreux (voir page 7).

☞ 12 octobre à Paris 15e (Forum Grenelle, 5 rue

de la Croix-Nivert, à 20h). Conférence de l’abbé

Francesco Ricossa sur « la crise de l’autorité dans

l’Eglise ». Part. 8 € (4 € pr étud., chôm. familles

nbreuses). Rens. 06-78-37-81-43.

☞ 12 octobre à Paris 7e (ASIEM, 6 rue Albert de

Lapparent, 18h30). Conférence de Anne Coffinier :

« Pourquoi il est possible de sauver l’école. » Part.

10 € grat. pr les adhérents de Catholiques pour les

Libertés économiques.

☞ 12 octobre à Tours (hôtel de l’Univers, 5 bd

Heurteloup, à 20h30). Conférence du Pr Jean-René

Peltier sur « Mandat céleste et droit divin ». Rens.

Cercle Touraine, tél. 02-47-05-72-99.

☞ 13 octobre à Pont-Ste-Marie (Le Pavé des

Hallles, Zone des Ecrevolles, 20h). Dîner-débat

sur l’environnement avec Eric Pinel. Part. 20 €.

Rés. FN-Aube, 03-25-73-64-76.

☞ 14 octobre à Paris 2e, de Notre-Dame des Victoires (départ à 17h30) au Sacré-Cœur de Montmartre, 16e Marche pour la Vie et contre la culture

de mort. Rens. Renaissance Catholique, 89 rue

Pierre Brossolette 92130 Issy-les-Moulineaux. Tél.

01-46-62-97-04 — Fax : 01-46-62-95-19. Site :

<www.renaissancecatholique.org>.

☞ 14 octobre dans le Finistère. Déjeuner-débat

avec Alexis Arette. Thème : « Quelle nation pour le

3e millénaire ? » Part. 25 €. Rens. et rés. auprès de

RéAgir au 02-98-90-64-87, jusqu’au 7 octobre.

☞ 14 et 15 octobre à Paris 15e (Parc Georges Brassens, 104 rue Brancion). 15e Exposition vente : « les

livres d’enfants d’autrefois » Au théâtre du Parc :

spectacle de Marionnettes. Entrée libre. Rens. Gippe :

51 rue Santos-Dumont, 75015. Tél. 01-42-50-80-25.

☞ 14-15 octobre à Villepreux (Grand’Maisons, chemin de Grand’Maisons). Journées de la Tradition organisées par l’Association St-Pie X. Samedi 14 (14 h) :

conférences, soirée barbecue. Dimanche 15 (10h30) :

messe solennelle. Conférences. Stands, livres.

☞ 10, 11 et 12 novembre au Bourget. Fête des

Bleu-Blanc-Rouge.

☞ 9 décembre à Paris 10e (Espace Dubail, de

14h30 à 19h30). Réunion des « Amis de

RIVAROL ».

LE BUT de l’histoire est de dire la

vérité sur le passé. Ce n’est pas si

facile, et le livre de Jacques Heers,

L’histoire assassinée, énumère avec rigueur

la série d’obstacles qui s’y opposent.

Pour commencer, les documents et les

témoins du moment ne sont pas fiables. Dès

que l’on remonte un peu loin, les archives

qui restent sont amputées de ce que les

incendies, les inondations, les souris ont

dévoré. Sans parler des documents détruits

par les autorités. Les témoins laissent

d’abondants mémoires, où ils pensent à se

justifier plus qu’à exposer la vérité. On

connaît le mot du maréchal Pétain : « Ecrire

mes mémoires, pourquoi ? Je n’ai rien à

cacher. » Les mémoires de Montluc, de

Retz, de Saint-Simon sont des chefsd’œuvre, souvent peu fiables. Ne parlons pas

des souvenirs sur la Seconde Guerre mondiale. L’imposture s’y étale. Simone Weil

disait de la justice : « cette fugitive du camp

des vainqueurs ». La vérité aussi en est chassée.

Notez que les historiens ne sont pas à l’abri

de reproches, eux qui expliquent tout et estiment avoir tout compris. Retz remarque :

« Ne doit-on pas admirer l’insolence des historiens vulgaires, qui croiraient se faire tort

s’ils laissaient un seul événement dans leurs

ouvrages dont ils ne démêlassent pas tous

les ressorts, qu’ils montent et qu’ils relâchent presque toujours sur des cadrans de

collège ? » Pour ma part, je suis frappé de

l’insuffisance de certains biographes, bien

évidemment dépassés par la hauteur et le

génie de leur sujet. Il y a aussi l’incapacité

des étrangers à sentir l’esprit d’un pays,

d’une époque. Paxton ne comprend rien à la

France de 1940 à 1944, Morand le dit très

bien dans son Journal. Mais Paxton fait

autorité, maintenant que nous sommes intellectuellement colonisés.

Autre cause d’erreur : la routine. Des

erreurs dénoncées depuis longtemps sont

reprises, de génération en génération.

Paresse. Respect de l’opinion établie.

l’histoire enseignée à partir de

la IIIe République. Reconnaissons que ces faits “légendaires”

donnaient à l’enfant une image

attachante du passé français : le

chevalier d’Assas, et son cri

« A moi Auvergne, voilà l’ennemi », ou saint Louis sous son

chêne de justice — à quoi je ne

vois rien de sulpicien — et il y

avait aussi Jeanne Hachette et

le Grand Ferré, pour que Jeanne

d’Arc ne soit pas toute seule. Et

Bayard, dont J. Heers dit

« peut-être sans peur et sans

reproche », mais c’est déjà dans

Brantôme, comme d’ailleurs le

panache d’Henri IV. Je ne vois

là rien d’insultant pour la vérité,

mais évidemment je ne suis pas

historien. Reste que la Ve a fait

pis, en supprimant toute

connaissance de notre passé si

l’on excepte la Révolution de

1789, la Commune de 1871 et

la Libération, détachant ainsi les jeunes

Français de leur patrie, dont il est vrai on ressasse la série ininterrompue de crimes.

L’école et la télévision s’y emploient. Les

films aussi : la monarchie est haïssable et

ridicule. Voyez Que la fête commence, La

Reine Margot et Ridicule, titre qui dit tout.

Enfin, comme cause capitale d’erreur, il y

a l’idéologie. La foi dans le progrès technique fait qu’on y voit la vraie cause des

grandes découvertes. Mais, dit Heers, on ne

sait exactement ce qu’était une caravelle :

dire que Colomb leur doit sa découverte est

arbitraire. Le marxisme, ensuite, nous a valu,

dans la lignée des Annales (grande école historique) et avec la puissance communiste

dans l’Université à partir de 1945 (voir les

dociles : Le Goff, Duby, F. Furet et autres)

toute une série de travaux sur la lutte des

classes à travers les âges, et l’analyse économique ou démographique, bref une histoire quantitative, qu’on disait la seule vraie.

L’ennui, c’est les documents. Pour la lutte

des classes, on oublie que dès le XIVe siècle,

nombre de marchands achètent des fiefs, et

J. Heers note que les moines furent, il est

vrai, de grands défricheurs, mais qu’il ne

faut pas oublier les petits propriétaires qui

empiétaient sournoisement sur la forêt du

seigneur. Ils n’avaient pas intérêt à faire

enregistrer leurs larcins. De même les premiers groupements “communaux” pour

limiter les droits féodaux furent le fait de

ruraux. Dans les villes, les libertés communales furent souvent le résultat de luttes

internes entre deux partis, d’ailleurs également menés par des aristocrates. En

France, ce sont les rois capétiens qui ont

construit les hôtels de ville (en conclusion

de ces luttes), et en Flandre, le comte de

Flandre.

Sur les Croisades, les caricatures ne manquent pas. Non, les Croisés n’allaient pas au

Levant pour s’y tailler des fiefs. Ils abandonnaient au contraire leurs domaines. Et ce

n’était pas pour les “épices” : Heers rappelle

que la marchandise la plus recherchée était

la soie. A poids égal, elle valait douze fois

plus que le poivre. Il y eut bon nombre de

mariages entre “poulains” (la deuxième

génération de Croisés) et filles du pays :

c’est qu’il y avait au Levant encore de fortes

minorités chrétiennes, Arméniens, Arabes,

etc. Et en somme, il y eut des Croisades pour

pouvoir prier en paix à Jérusalem et à Bethléem. Cela avait été longtemps possible,

mais, depuis le milieu du XIe siècle, le pouvoir seljoukide l’empêchait. D’où ces

guerres.

LES LÉGENDES

J. Heers s’en prend avec humeur à une

autre routine, celle des légendes reçues. Il va

un peu fort, quelquefois. Il écrit : « On ne

sait qui a découvert Vercingétorix parmi tant

de chefs de bandes plus ou moins obscurs ou

légendaires. » Mais il sait très bien que cela

vient de la place tenue par Vercingétorix

dans les Commentaires de César. Heers

place cet exemple dans la catégorie de la

propagande, qui tient une grande place dans

encaissent les droits féodaux (moins lourds

d’ailleurs que la fiscalité royale). C’est le cas

du grand-père de Montaigne. Pour l’économie, on oublie les variations des monnaies,

on feint de croire que “grain” et “blé” désignent toujours le froment. Pour calculer les

exportations de vins de Bordeaux en Angleterre, on hésite : les tonneaux contenaientils 220 ou 900 litres ? De même en démographie. On s’entend pour fixer le nombre

d’habitants d’un “feu” entre 3,4 et 4. Or, il y

a des “feux” de 5, de 8, et même de 25 habitants. Tous les calculs par terre. N’oublions

pas ceux qui se fondent pour évaluer les

revenus sur les déclarations fiscales (à peu

près les seuls registres subsistants) comme

si ces déclarations n’étaient pas les plus fréquemment faussées.

Dernière manifestation de l’idéologie :

nous devons tout à l’islam. Oubliant que

l’islam lui-même doit tout à l’héritage

grec, au persan et à l’hindou (le zéro vient

de l’Inde). Oubliant aussi que les relations

avec Constantinople ne cessaient pas, que

de Ravenne à la Sicile, une part de l’Italie

fut longtemps byzantine, et que ces voies

naturelles étaient plus sûres que les traductions arabes d’Aristote ou d’Hippocrate,

faites à partir de versions syriaques (araméennes) des textes grecs. Et les savants

du monde islamique étaient souvent chrétiens, juifs, ou persans. Quant à l’heureux

temps des « trois cultures » en Espagne,

autre imposture. Les persécutions antichrétiennes et antijuives étaient bien réelles, et

la méfiance, la haine, contre toute culture

non-coranique, avec destruction des livres

impies.

Jacques Heers termine son livre par un

exposé des règlements et interventions étatiques qui limitent la liberté de recherche, et

contribuent à la vaste opération de censure

qui caractérise notre temps. La vérité historique semble l’ennemie de nos dirigeants. Ce

livre est un antidote nécessaire et stimulant

contre cette œuvre de ténèbres.

_____

Jacques Heers. L’histoire assassinée. Editions de

Paris, 270 pages, 28 €.

N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 15

L’histoire baîllonnée

Alain trahi par son biographe

Alain, le premier intellectuel (1). On

ne voit pas bien l’utilité de cette biographie due à Thierry Leterre, après celle

d’André Sernin, beaucoup plus complète

et dense (et illustrée, elle), beaucoup

plus libre d’esprit également, et toujours

disponible (R. Laffont, 1986, 17 €).

On voit, hélas, tout ce que nous avons

perdu en vingt ans. Le premier souci du

nouveau biographe ne semble plus être

que de nous présenter un héros politiquement correct : dreyfusard, féministe

(pour l’homme qui a défini la femme

comme « l’animal domestique du philosophe » et a mis cette définition en pratique toute

sa vie durant, c’est un peu fort !), et,

sinon « héros de la Résistance » (horizon

indépassable, dont on souhaiterait une

définition, car il y a beaucoup de

nuances entre Jean Moulin et Joanovici

ou Marguerite Duras), du moins très

éloigné des “abominables” Pétain et

Laval (qui n’ont pourtant ni l’un ni

l’autre souhaité l’invasion de l’Angleterre par Hitler en 1940, comme Alain).

Thierry Leterre prétend certes replacer

dans une perspective sociologique les

informations plus précises données par

André Sernin. Ce n’est guère convaincant quand il nous convie à une visite de

la maison natale d’Alain (qui n’y a peutêtre jamais habité) et déduit de la multiplicité des chambres qu’on n’est pas

dans un milieu ouvrier… Ou quand il

veut à tout prix que l’antisémitisme

d’Alain lui vienne de l’Eglise catholique,

alors que c’est toujours un antisémitisme

de gauche, comme le montre, parmi

d’autres, le mot du 23 juillet 1940 :

« Cette guerre revient à une guerre juive, c’està-dire une guerre qui aura des milliards et

aussi des Judas Macchabées. » Le livre de Thierry Leterre a certes des

vertus pédagogiques, il est souvent très

explicatif, mais c’est parfois au prix de

redondances ou d’approximations. A

quoi bon préciser pour Paul Bourget :

« un plat nationaliste » ? C’est prendre

pour un idiot le lecteur moyen, qui en

sait tout de même un peu plus sur l’auteur du Démon de Midi, le modèle du Bergotte de Proust… Et pourquoi écrire que

Le Pouldu (où Alain avait une amie) est

« à quelques km » de Morgat (où il en avait

une autre) ? Il y a 140 km entre ces deux

villégiatures, mais Thierry Leterre

ignore la Bretagne, sinon il n’aurait pas

mis en valeur un texte d’Alain sur cette

région, qui relève du parfait poncif, inspiré par Renan et Michelet. C’est bien,

la sociologie, mais la géographie ce n’est

pas inutile non plus pour un biographe,

qui devrait toujours aller sur les lieux !

J.G. KERLEAU.

_________

(1) Stock éd., 590 pages. 22,50 €.

par Georges LAFFLY

Ecrits de Paris

AU SOMMAIRE D’AOÛT-SEPTEMBRE 2006

Georges DILLINGER : Le vicomte à l’assaut... de l’électorat — Bibliothèque —

Georges GRIMAL : D’un Front populaire l’autre… et toujours un gouvernement

de lâches — Noëlle SACLET : A quoi joue Chirac en Côte d’Ivoire ? — Petrus

AGRICOLA : Soja, une petite graine toxique pour soumettre les peuples — Thomas SCHROEDER : La désinformation dans la “Drôle de Guerre” — Carrefour

des lecteurs — Arnaud CHALLE : Louis Mandrin, brigand sans vergogne ou

contrebandier-justicier ? — Edmond BRUA : Rencontre avec Malaparte, octobre

1943 — Patrick LAURENT : Comédies d’été — Notes de lecture.

1 rue d’Hauteville, 75010 Paris. Prix : 5 €. Abt un an : 43 €.

Chèques à l’ordre d’Editions des Tuileries

Spécimen gratuit sur simple appel au 01-53-34-97-97.

MONNEROT

par Georges LAFFLY

Collection “Qui suis-je ?”

Ed. Pardès, 127 p., 12 €

En vente à nos bureaux (14 € fco)

chèque à Editions des Tuileries.

(Dessin de CHARD.)

DEPUIS dimanche, la

France est en fête. C’est

ramadan ! Pour l’occasion,

nos évêques en commençant par le primat des

Gaules se précipitent dans les mosquées

afin d’y participer à la rupture du jeûne

(une obligation, surtout depuis le dérapage

du pape, qu’il faut absolument réparer) et

le maire de Paris qui, lui, tient à se faire

pardonner l’inauguration de la place Jean

Paul II, organise demain une soirée de fête

« et de partage » au stade Charléty. Avec

buffet strictement halal. Et feu d’artifice.

5 000 personnes sont attendues. Apprécieront-elles l’orchestre (judéo-arabe)

choisi par le maire, car il faut vous dire que

le début du Ramadan et le Roch Hachana

coïncident cette année, ou cette tentative

de fraternisation sur les ruines du Liban

provoquera-t-elle des mouvements divers,

susceptibles de dégénérer ?

SARKO EPINGLÉ : LE

RAMADAN 2006 ENCORE PLUS

EXPLOSIF QUE L’EDITION 2005 ?

Car les Jeunes ont le sang chaud. Et la main

lourde.

Voir Tahar Bourahla, condamné le 22 septembre par les Assises du Nord à trente ans

de réclusion pour l’assassinat de l’étudiante

Marianne Listoir, commis le 19 octobre

2002 avec, s’étonne le Parquet qui en a pourtant vu d’autres, « une sauvagerie surprenante » — dix-sept coups de couteau.

Voir aussi la « vingtaine d’individus » qui,

le 19 septembre à la fameuse cité des Tarterêts de Corbeil-Essonnes, ont tendu un guetapens à deux CRS qui avaient l’audace de

patrouiller dans ce territoire “interdit” et les

ont encerclés et tabassés à terre. Le capitaine

souffre d’un double traumatisme crânien, le

brigadier de blessures au visage et aux côtes.

Dans l’édition du Monde mise en vente le

même jour, on pouvait lire une lettre, en

date du 13 juin mais restée confidentielle

(et pour cause), de Jean-François Cordet,

préfet de Seine-Saint-Denis,

à Claude Guéant, directeur

du cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur. C’est un véritable

SOS sur la montée de la

délinquance dans le “9-3”

où, précise le haut fonctionnaire, on compte « plus de 1,5 million d’habitants (compte tenu des clandestins) »,

dont « les deux tiers étrangers ou d’origine

étrangère ». Résultat : au cours du premier

semestre 2006, « les violences contre les

personnes ont progressé de 14,11 % par

rapport à 2005. Les vols avec violences ont

augmenté de 22,62 %, les vols avec armes

blanches de 16,19 %. »

Or, tandis qu’explosaient ainsi la population (notamment allogène) et la criminalité, M. Cordet a constaté une « diminution

très perceptible » du nombre de fonctionnaires affectés en sécurité publique. Alors

que ces agents, commandés en outre par

des commissaires « d’une extrême jeunesse », assurent au surplus diverses

« sujétions sans équivalent dans aucun

autre département français » : « les vacations au tribunal et au centre de rétention

administratif de Bobigny et les 25 à 30 soirées par an au Stade de France ». Et ne

parlons pas des exhibitions de telle ou telle

Excellence car la Seine-Saint-Denis est

« le premier département de France en

termes de sécurisation de visites ministérielles, le nombre avoisinant 150 par an,

ce qui là aussi obère d’autant la capacité

d’intervention sur la voie publique ».

Ce constat implacable ayant été corroboré,

comme on l’a su plus tard, par vingt-sept

autres préfets, l’évidence éclate : le retour

Place Beauvau du terrible M. Sarkozy s’est

soldé par une faillite retentissante, le

ministre-candidat ayant sans doute confondu

passage au Kärcher et massage thaïlandais

dans le traitement des “racailles”.

Mais M. Cordet n’est pas plus indulgent

avec les magistrats. Il est après tout logique

quants ». Un plébiscite pour Sarko, d’autant que c’est à lui que 53 % des Français

feraient « le plus confiance pour lutter

contre la délinquance ».

Ainsi est une fois de plus vérifié le principe posé par Pasqua selon lequel les promesses n’engagent décidément que ceux

qui y croient, le psychodrame ayant eu

aussi le grand mérite, pour la vraie gauche

comme pour la fausse droite, d’occulter ce

qui est le véritable nœud du problème : à

savoir que dans le “9-3”, département

sinistré par l’invasion, il

en va de la police et de

la justice comme de

l’école : personne ne

voulant y aller, on y

expédie les fonctionnaires les plus jeunes et

donc les moins aguerris,

avec des résultats catastrophiques. On ne

défendra pas ici les

magistrats de Bobigny,

dont le laxisme est

effectivement scandaleux. Mais, de l’aveu

même de la présidente

de ce tribunal que nous

avions citée ici en 2003,

vols, agressions et intimidations se succèdent

à l’intérieur de l’enceinte judiciaire, toute

réquisition ou jugement

un peu ferme entraînant de la part des prévenus ou de leurs potes menaces de mort

et voies de fait : il n’est pas rare qu’un

magistrat retrouve sa voiture les pneus crevés. Et comme juges et procs ne sont pas

des héros — cela se saurait —, ils préfèrent, d’ailleurs avec la bénédiction de leur

hiérarchie et du Pouvoir, ministre de l’Intérieur compris, traquer les autochtones

racistes ou supposés tels plutôt que les

voleurs, les violeurs, les casseurs et les

incendiaires allogènes dont les voies de fait

et les destructions systématiques sont si

dévastatrices pour les finances publiques,

entre le remboursement par la Sécurité

sociale des soins consécutifs aux coups et

blessures et la remise en état des écoles,

des gymnases, des commissariats partis en

fumée.

PRIORITÉ AUX “RECHERCHES

SUR L’ANTISÉMITISME”

Mais quelle importance que la France

s’appauvrisse du moment qu’elle est

encore assez riche pour accueillir la profusion d’“artistes”, d’“étudiants” et

d’« hommes d’affaires » sénégalais auxquels, en visite anticipée à Dakar pour

griller la politesse à Ségolène attendue ces

jours-ci, Nicolas a promis la délivrance

accélérée de visas ? Et que « Notre Damede-Paris » a encore assez de pécune pour

offrir une fête du ramadan digne de ce nom

aux fidèles de la « deuxième religion de

France » ? Ainsi d’ailleurs que des

« Bourses de recherche de la Ville de Paris

sur la xénophobie et l’antisémitisme ».

Car, constatez l’admirable symétrie, les

musulmans ne sont pas les seuls protégés

de « Madame notre maire ». Le Bulletin

municipal officiel de la Ville de Paris en

date du 19 septembre nous informe en

effet que ces « Bourses de recherche »,

d’un montant de 15 000 euros chacune,

« seront décernées chaque

année ».« Pour l’année 2006, indique

l’arrêté pris par Delanoë (qui devrait se

rendre très prochainement en Israël), les

projets devront porter sur la période du

début de la troisième République à la fin

de la deuxième guerre mondiale ». Quant

au jury, présidé par Mme Danièle Auffray,

adjointe au maire, il comprend « quatre

personnalités qualifiées » — Mme Nonna

Mayer et MM. Michel Wieworka, Marcello Pezzetti et Henry Rousso — et trois

élus représentants du Conseil de Paris —

Mme Karen Taïeb et MM. Sylvain Garel

et Jack-Yves Bohbot. Les recherches sur

les spoliations étant particulièrement

recommandées, M. Bohbot sera orfèvre

pour en juger puisqu’il est présentement

jugé dans le procès des « faux électeurs »

du IIIe arrondissement. Espérons qu’une

condamnation à une peine de prison

ferme ne privera pas le jury de ses

lumières, ni la Communauté d’une de ses

plus attachantes figures (1).

DEAL BUSH-CHIRAC

POUR ISRAËL DANS

LA FRANCOPHONIE ?

Il est vrai que ladite Communauté pourrait

recevoir ce vendredi un sacré lot de consolation avec l’entrée d’Israël dans l’Organisation Internationale de la Francophonie

(OIF), adhésion maintes fois envisagée et

toujours différée faute de vote à l’unanimité,

le Liban s’y étant opposé. Cette fois, les

choses se présentent beaucoup mieux selon

Gilles Munier : le XIe Sommet de la Francophonie se tient à Bucarest où Jacques Chirac se serait beaucoup démené pour que le

président Emile Lahoud, trop prosyrien à

son goût, ne soit pas invité. Sans doute présentée par le Canada, la candidature de l’Etat

hébreu devrait donc passer comme une lettre

à la poste — la poste d’antan, s’entend.

« Tout a commencé, affirme Munier,

avec l’accord Bush-Chirac de partage du

“Grand Moyen-Orient”… Les grandes

manœuvres ont commencé en septembre

2004 avec le vote de la résolution 1 559

de l’ONU et le refus du président français d’accepter la prolongation pour

3 ans du mandat d’Emile Lahoud à la

présidence du Liban… L’idée de Jacques

Chirac d’intégrer rapidement Israël dans

la Francophonie date aussi de 2004. En

février, recevant à Paris le président

israélien Moshé Katsav, il avait déclaré

qu’un consensus devait “permettre dès

que possible l’admission d’Israël… au

sein des instances de la Francophonie”…

Depuis la visite de Moshé Katsav, le Haut

Conseil scientifique franco-israélien est

en activité. Les ventes d’armes et la

coopération militaire franco-israélienne

ont été discrètement relancées. Trois

villes israéliennes : Tel-Aviv, Eilat et

Natanya, ont intégré l’Association francophone internationale de coopération

décentralisée (AFICOD). En 2005, l’université de Tel-Aviv a été admise au sein

de l’AUPELF (Association des universités partiellement ou entièrement de

langue française). Israël est devenu un

des principaux partenaires du Forum

francophone des affaires… Etc… Israël

était présenté comme un pays francophone … et francophile. Un mois plus

tard, “Tsahal” agressait le Liban, les victimes civiles dépassaient le millier et les

infrastructures du pays étaient

détruites… On aurait pu penser que cette

guerre allait renvoyer aux calendes

grecques le projet de candidature israélienne… Il n’en est rien… Deux mois

après l’agression contre le Liban, pays

considéré à juste titre comme un des

piliers de la francophonie dans le monde,

il ne faudra pas s’étonner si le tour de

passe-passe chiraquien est perçu par les

pays musulmans comme un coup de force

pro-israélien. »

On laissera à Gilles Munier la paternité de

ses allégations, se souvenant que, proche de

Saddam Hussein et président des Amitiés

franco-irakiennes, il publia chez Jean Picollec un Guide de l’Irak passionnant mais partial. Toutefois, si Israël — dont le précédent

Premier ministre accusa violemment la

France d’être « la patrie de l’antisémitisme

en Europe » — intègre l’OIF ce vendredi

selon le scénario évoqué, on en déduira que

Chirac le Ricain ne le cède en rien à Sarko

l’Amerloque pour ce qui est des reptations

devant l’Oncle Sam. Et que sa gesticulation

à l’ONU une décade plus tôt exactement

n’était, comme ses déclarations d’amour au

Liban souffrant, qu’hypocrisie, les intérêts

du peuple élu étant les seuls qui lui tiennent

véritablement à cœur. Aujourd’hui Israël

dans la Francophonie ? Et demain, si les

choses tournent vinaigre du côté du Jourdain, les Israéliens chez eux chez nous…

_____

(1) Le procès sera suspendu le 2 octobre, a

annoncé le président Kross, car, « en raison des

fêtes du Grand Pardon (Yom Kippour), de nombreux avocats, prévenus, parties civiles et

membres du tribunal n’auraient pu être présents

ce jour-là » (cf. Actualité juive du 21/9).

Chronique des territoires (doublement) occupés

que la part des mineurs dans la délinquance

dionysienne soit « passée de 44,23 à

47,67 % », et même à 70 % dans la catégorie des vols avec violences, du moment que

l’an dernier, « sur 1651 mineurs déférés au

parquet, seuls 132 ont été écroués, ce qui

donne une idée de la marge de progression

que le parquet possède actuellement, nonobstant le dogmatisme dont peut faire

preuve le juge des enfants dans ce département ». Mais aussi du « sentiment d’impunité » prévalant chez les « petits frères »…

Dont on rappellera qu’un seul fut écroué sur

les 85 déférés à la suite des « émeutes du

ramadan » 2005, pourtant particulièrement

violentes dans le “9-3”.

LA MEILLEURE : CHIRAC,

DÉFENSEUR DES JUGES !

Toujours habile à botter en touche pour

faire oublier ses mauvaises passes, Sarkozy

interpellé à la télévision sauta sur l’occasion

pour reprendre à son compte les chiffres du

préfet Cordet et flétrir la “passivité” des

magistrats. D’où grand émoi chez les chats

fourrés. Le procureur général (et socialiste)

Jean-Louis Nadal se précipitait à Bobigny

pour y assurer de sa solidarité agissante ses

collègues du Syndicat de la Magistrature

(dont il se trouve que la nouvelle présidente,

l’exotique Aïda Chouk, officie justement à

Bobigny), le premier président de la Cour

d’appel de Paris, Renaud Chazal de Mauriac

se hérissait contre cette « stigmatisation de

la justice » et Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation, exigeait

d’« être reçu par le président de la République (…) pour lui exposer la gravité de ces

atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution et le

malaise ressenti par les juges dans une

situation qui compromet l’exercice de la justice ».

Et le chef de l’Etat lui prêtait une oreille si

attentive que, le 23 septembre, Le Monde

barrait sa une de ce titre surréaliste dont on

ne sait si c’est de l’art ou un tour de cochon :

« Jacques Chirac défend les juges ». Un

spectaculaire retournement pour celui qui,

depuis quinze ans que se poursuit l’instruction sur le pillage des finances parisiennes

sous ses mandatures , aura mis tout en

œuvre pour échapper à la justice, n’hésitant

pas à déshonorer celle-ci en faisant avaliser

par la Cour de cassation la totale immunité

pénale du locataire de l’Elysée

LA JUSTICE SOUS

LA LOI ÉTRANGÈRE

Jusqu’où ira l’affrontement — que Chirac a tout intérêt à envenimer — entre la

magistrature et son ministre d’Etat, lequel

n’est d’ailleurs pas perdant dans l’affaire

puisqu’est ainsi renforcée l’image de

marque “répressive” dont il aime à se prévaloir ? Pour 54 % des Français selon un

sondage CSA/Le Parisien publié le même

23 septembre, le ministre de l’Intérieur

Nicolas Sarkozy avait en effet eu raison

d’affirmer que « certains magistrats ont

démissionné de leurs responsabilités », et

selon un autre sondage (IFOP/Le

Figaro/LCI) réalisé simultanément, c’est

même 77 % des personnes interrogées qui

estiment elles aussi que « la justice n’est

pas assez sévère avec les jeunes délinpar

Claude LORNE

(Dessin de CHARD.)

d’ailleurs fait preuve de la plus extrême

nullité (voir la dissolution d’une Assemblée pourtant à sa botte et son remplacement par une Chambre rose-rouge), du

moment que la route était barrée à un

“fâcho”. Preuve d’extrême sophistication

intellectuelle, de “civilisation” portée à son

summum ou, à l’inverse, de l’irrémédiable

dégénérescence consécutive à la lobotomisation qui a réduit tout un peuple au

niveau du chien de Pavlov ?

EBAUBIS devant l’explosion de

colère suscitée en Hongrie par le

simple aveu d’avoir « menti matin et

soir » — comme si le mensonge n’était

pas l’essence même de tout homme

politique ouest-européen dont le don

de pratiquer le double ou quadruple

langage (voir en page 12 les palinodies de Chirac sur la justice et le Liban)

est la clef même du succès —, nos

media ont trouvé l’explication : les

pires violences ont été le fait de “skinheads” et de “hooligans”. Et quand

bien même : ne sont-ils pas eux aussi

des citoyens ? Plus grave encore : il y

a parmi les manifestants des “extrémistes” du MIEP d’Istvan Csurka — qui

accueillit naguère Jean-Marie à Budapest — et même des “révisionnistes”

du Mouvement pour la jeunesse des

64 comtés de la Hongrie historique

(HVIM), qui ne se console pas des

amputations infligées au pays de saint

Etienne et de Mathias Corvin par le

traité de Trianon.

Ce traité et ses pareils ayant conduit à

la Seconde Guerre mondiale (« Hitler, né

à Versailles », avait titré Degrelle), on

peut légitimement s’inquiéter des revendications magyares sur la Transylvanie

alors que la Hongrie est déjà membre de

l’Union européenne où la rejoindra l’an

prochain la Roumanie. Mais vaut-il

mieux qu’une jeunesse s’enflamme pour

la patrie mutilée ou pour onze footeux

black-black-black ? A l’heure où, profitant

de la sortie du film Indigènes mercredi

dernier, L’Express titrait le 21 septembre

« Faut-il avoir honte d’être français ? »,

on peut se demander quel “révisionnisme” est le pire : celui qui exalte l’histoire nationale ou celui qui la truque ignoblement pour persuader un peuple de

son écrasante responsabilité dans les

heures les plus sombres de l’humanité.

Ne soyons pas naïfs : à la veille des

municipales du 1er octobre où Viktor

Orban, patron du parti Fidesz et leader

de l’opposition de droite, espère — peutêtre en vain, car Gyurcsany peut encore

gagner dimanche — prendre sa

revanche sur les législatives perdues,

sans doute les conservateurs ont -ils

exploité l’écœurement suscitée par

l’amoralité du Premier ministre. Reste

que dans une Europe avachie et prête à

tout accepter, y compris la trahison de

ses “élites” et l’invasion de son territoire

(voir le vote des Suédois) pour continuer

à se vautrer dans un hédonisme abject,

les jeunes Magyars nous ont donné, un

demi-siècle après l’insurrection de leurs

valeureux aînés contre l’hyperpuissance

soviétique, une nouvelle leçon de courage civique — pardon : citoyen — dont

leurs contemporains de l’Ouest pourraient utilement s’inspirer.

Alors, à la manière de Charles Floquet

saluant la Pologne lors d’une visite de

Nicolas II à Paris en 1896, et parce que

la chape du plomb libéralo-capitaliste

qu’on impose à la jeunesse est plus

pesante encore que ne le fut le joug tsariste, on criera : Vive la Hongrie, Messieurs !

<galic@rivarol.com>.

R I VA R O L

“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

Europe n’a fait de pareilles conneries,

sauf nous… Nous avons menti au cours

des derniers 18 mois-deux ans, nous

avons menti matin et soir. Tout ce que

nous avons dit [sur la bonne santé de

l’économie] était faux. »

HEUREUX pays où le cynisme d’un

politicien peut mettre le feu aux

poudres, faire descendre cinquante mille

personnes dans la rue contre le menteur

comme, dans la France de février 1934,

le peuple de Paris écœuré par l’affaire

Stavisky s’était levé au cri de « A bas les

voleurs ! » Temps révolus… Quand

300 000 jeunes, une foule que ne mobilisera plus tard ni la mort de Malik Oussekine ni l’hostilité au CPE, envahissent la

capitale (en décembre 1984), c’est pour

la défense et illustration de… la radio

NRJ et, dans notre France désormais

“éclairée” par près d’un demi-siècle de

Ve République gaullo-gauchiste, c’est au

contraire pour un “SuperMenteur” notoire

qu’en toute connaissance de cause ont

défilé en masse puis voté le 5 mai 2002

quelque 82 % des Français. Pour ces

82 % de citoyens conscients et organisés, héritiers — au moins en majeure

partie — du peuple le plus spirituel du

monde, peu importait de reconduire

SuperEscroc qui, à l’Elysée, avait

Rétablir la peine capitale !

Sarko et les juges : match (très) nul

France-Culture, la voix de l’anti-France

Communisme : le cadavre remue encore

Spécial 16 pages

N° 2779 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 29/9/2006

N° 2779 du 29 SEPTEMBRE 2006

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Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €

La Hongrie contre son SuperMenteur

CINQUANTE ans tout juste après

l’insurrection que l’URSS du

bonasse Khrouchtchev et son

Armée rouge devaient réprimer avec

une sauvagerie toute stalinienne

(13 000 morts, 200 000 exilés… sur une

population d’à peine 9,5 millions

d’âmes), Budapest a connu le 18 septembre et plusieurs soirs durant, des

émeutes marquées par la prise et la

tentative d’incendie de lieux publics

(notamment l’immeuble de la télévision)

et des affrontements avec la police du

régime. Si les violences ont cessé, de

gigantesques manifestations se poursuivent.

Il ne s’agit pas cette fois d’une révolte

contre le pouvoir marxiste — encore que

le Premier ministre socialiste Ferenc

Gyurcsany, dont les manifestants exigent la démission, soit entré dans la carrière comme secrétaire des Jeunesses

communistes. Ni d’une rébellion provoquée par la faim et la misère — même

si la fureur populaire a traduit un grand

mal-être, dû à une course accélérée, et

dont beaucoup se sentent exclus, vers

l’adaptation au libéralisme échevelé

qu’ont adopté les anciens marxistes.

Non, si des milliers de jeunes Hongrois

se sont spontanément précipités vers le

Parlement, c’était pour exprimer un

dégoût éthique : ils avaient été profondément choqués par une émission de

télévision où l’on pouvait entendre

Gyurcsany, enregistré à son insu, déclarer à son cercle rapproché le 26 mai dernier, après des législatives qu’il avait

gagnées malgré son déplorable bilan

« aux Affaires » : « Nous avons merdé.

Pas qu’un peu, beaucoup. Personne en

(Dessin de CHARD.)

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Imprimé en France/Printed in France

RIVAROL.

N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 2

Bien que, depuis la réforme des modes

de scrutin régional et européen, le mouvement Chasse Pêche Nature et Tradition

(CPNT) n’ait plus aucune représentation

dans les assemblées et connaisse donc de

sérieuses difficultés financières, il n’a pas

renoncé à concourir en 2007. Un candidat

a même été désigné : Frédéric Nihous,

39 ans, directeur politique du parti et

ancien directeur de campagne de Jean

Saint-Josse à la présidentielle de 2002. Il

déclinera les thèmes suivants : « la

défense de la ruralité, de l’aménagement

du territoire, une écologie humaine et réaliste où l’homme sera vraiment au centre

des choses, avec la liberté de chasser, de

pêcher, avec la défense des services

publics et des services de proximité en

zone rurale ».

F. Nihous ne devrait pas rencontrer de

grandes difficultés dans la collecte de ses

signatures : Saint-Josse en avait eu plus

d’un millier en 2002. C’est tellement plus

facile pour un édile de

signer pour un chasseur que pour Le Pen !

Cette candidature de

CPNT est détestable à

plusieurs titres. Elle

participe d’abord

d’une dégénérescence

continue de l’action

politique car la chasse

et la pêche sont des activités ludiques,

même si leur interaction avec l’environnement n’est nullement négligeable, et cela

ne saurait suffire à légitimer la constitution d’un parti politique ni a fortiori d’une

candidature à la magistrature suprême. A

ce titre, pourquoi ne pas se présenter à la

présidentielle au nom du lobby footballistique, automobilistique (comme ce fut le

cas en Suisse) ou limonadier ? Qu’il y ait

des centaines de maires pour donner leur

signature, et donc leur crédit, à CPNT en

dit long sur l’affaissement du sens civique

et de la perte du bon sens dans notre pays.

Par ailleurs, et c’est sans doute le plus

important, quand CPNT prétend défendre

la ruralité plutôt que les banlieues et la

France profonde contre l’Europe de

Bruxelles, il s’agit d’une totale escroquerie. En effet, le 21 avril au soir, devant des

millions de téléspectateurs, Jean SaintJosse n’eut rien de plus pressé que d’appeler à voter pour Chirac sous les applaudissements de ses militants et en contradiction flagrante avec les idées qu’il se faisait fort de promouvoir.

En attendant, on peut être sûr que le candidat de CPNT en rajoutera dans la démagogie et le populisme : « On nous ferme

tout, les services publics, les commerces,

etc. Nos villages crèvent, sont désertés par

la population, mais néanmoins on paie les

mêmes impôts que les autres », a déclaré

Frédéric Nihous dont la candidature ne

peut que gêner celles de Le Pen et

d’ailleurs de Villiers. Qui ne voit que

CPNT, qui compte en son sein nombre de

francs-maçons, est un allié objectif du Système et donc un ennemi de la vraie

France ?

J. B.

UN TÉTRAPLÉGIQUE

DANS LA COURSE

Nouvelle preuve du “communautarisme” régissant désormais la société française : Jean-Christophe Parisot, tétraplégique, myopathe et trachéotomisé de

39 ans et leader du Mouvement de

défense des personnes handicapées en

France, a été intronisé le 19 septembre

candidat à l’Elysée après un vote unanime

des militants de son mouvement, le Collectif des Démocrates Handicapés. Emmanuel Moreau, également tétraplégique et

conseiller régional (Vert) d’Ile-de-France

lui a apporté le premier des 500 parrainages espérés.

Déjà candidat à la présidentielle de

2002, M. Parisot avait obtenu 16 signatures d’élus « sans presque faire campagne » et

en 2004, aux élections sénatoriales dans

la Somme, il avait devancé les candidats

du FN et des Verts avec 3,3 % des voix.

Bien que conseiller en communication

politique de Gilles de Robien depuis

1990, le candidat se présente comme

« libre de tout appareil politique » et « ouvert au

dialogue avec la gauche comme la droite » mais

il se dit « héritier spirituel de Jean Moulin et

de Victor Schoelcher ».

champion du non national et

républicain » et reste « un valet de l’atlantisme et de l’Empire, quand je suis le

défenseur des petites nations souveraines

et des non alignés », incarnant « la vraie

rupture, le vrai changement tandis que

tous les agents du Système, formés par le

Système, payés par le Système, pour que

dure le Système, s’appliquent à favoriser

la même politique destructrice d’emplois

français qui nous a tant pénalisés depuis

trente ans ». Politique également fatale à

« nos paysages, nos terroirs saccagés,

dénaturés par la spéculation et la surproduction délirante, ne laissant plus au

petit peuple que les banlieues sordides où

la guerre civile est délibérément encouragée », au point que « nous, Français de

souche ancienne ou récente, sommes

devenus des étrangers inquiets dans

notre propre pays ».

Les « Français d’origine étrangère »

que Le Pen a invités à « communier sur

nos valeurs, dans la mesure où vous respectez nos coutumes et nos lois, dans la

mesure où vous n’aspirez qu’à vous élever dans ce pays par le travail » aurontils été sensibles à cet appel et se rendrontils le 22 avril prochain « à ce rendez-vous

historique qui permettra, qui sait, au

Goethe de demain de proclamer une fois

encore : “De ce lieu et de ce jour date

une nouvelle époque de l’histoire du

monde.” » ?

Là encore, le doute est permis mais,

joint aux demandes de parrainages, le

texte de ce discours devrait, malgré ses

quelques cactus historiques ou géostratégiques, faciliter auprès des maires la

récolte des indispensables signatures.

C.-M. G.

Pour le journaliste Laurent Barthélémy,

de l’AFP, les choses sont claires : à

Valmy d’où il a lancé sa candidature le

20 septembre, « Le Pen a cherché à

s’éloigner de l’extrême-droite », à

« imposer un discours moins marqué par

les thèmes traditionnels de l’extrêmedroite » dont, interrogé dans le n° 3 du

Choc du Mois, le président du Front

national “admettait” en effet qu’il l’avait

« traînée comme un véritable boulet ».

« Moi, je préparais l’avenir. Eux, ils

étaient là pour tenter de justifier leur

passé, imaginant, sans doute, que s’ils

parvenaient à réhabiliter leurs erreurs de

jeunesse, la droite nationale, de facto, se

retrouverait aux portes du pouvoir. Un

raisonnement parfaitement idiot. »

Espérons pour lui qu’en revanche, « le

choix d’un pèlerinage sur un champ de

bataille révolutionnaire et le dépôt d’une

gerbe aux pieds de la statue d’un serviteur de la Révolution — le général Kellermann » (cf. l’AFP) seront, comme

l’éloge de la Constitution de 1958,

« démocratique, laïque et sociale », d’intelligentes contributions à la nouvelle

lutte de la nation française. Cette fois

contre « les armées ennemies du libéralisme mondialisé, du communautarisme,

de l’immigration sauvage, de la régression ». Et qu’en cas d’accession du candidat au second tour, ils désarmeront les

artisans du « tour infernal » de 2002.

Mais rien n’est moins sûr. La clôture de

l’édition 1997 des BBR sur « Le Chant

des Partisans » n’évita nullement en 2002

la « quinzaine de la haine » et la semaine

dernière, après le passage du président du

Front national à Valmy, le responsable

local de la LICRA entouré des élus

“démocrates” champenois s’est précipité

sous les ailes du moulin pour « décontaminer le site ». A croire

qu’une centaine de militants

et de responsables du Front

sont plus dangereux que le

réacteur de Tchernobyl !

Il est vrai que, dans son

long discours, Le Pen avait

quelque peu écorné le mythe

en reconnaissant que Valmy,

socle de la République jacobine et maçonnique, fut, « c’est vrai, une

simple canonnade ». Et s’il salua dans

ses militants et ses électeurs les « dignes

héritiers des combattants de 1792 », c’est

parce qu’ils sont « les seuls à avoir lutté

pour cette indépendance nationale, qui

seule permet la préservation de notre

héritage commun, de nos valeurs morales

et des acquis sociaux ». De même

affirma-t-il : « Si j’ai choisi Valmy, c’est

qu’à travers ces diverses épopées, je

crois à la continuité de la grandeur de

notre peuple. De Gergovie à la Résistance en passant par la monarchie capétienne et l’épopée napoléonienne, je

prends tout ! Oui tout ! Car toutes ces

actions héroïques, novatrices, audacieuses, participent du génie de notre

pays. Un génie virevoltant où le changement radical fut plusieurs fois la voie du

salut, la condition de la pérennité. Loin

d’opposer les époques les unes aux

autres, je suis de ceux qui pensent qu’un

certain centralisme jacobin puise sa

source dans le règne de Louis XIV… , de

ceux qui croient que notre attachement

farouche à l’égalité, motif de tant de

luttes sociales, trouve son origine dans

notre vieux fonds chrétien… Un nouveau

Valmy nous attend. Nouvelle menace,

nouveau défi, nouvel espoir… pour que

continue l’histoire d’une France forgée à

la grandeur des Vercingétorix, des saint

Louis, des De Gaulle… ou bien qu’elle

disparaisse, dépecée, annihilée, engloutie dans le magma euro-atlantiste, vouée

à l’Organisation Mondiale du Commerce

et soumise à l’euthanasie de l’OTAN. »

Celle que veut nous imposer Sarkozy qui,

loin d’être « du Le Pen “light”, une sorte

de Le Pen bourgeois », fut, ajouta le chef

du FN, « le champion du oui à la constitution euro-mondialiste quand je fus le

Contrairement à ce que pourrait laisser

penser une photo prise le 5 septembre

lors d’une projection privée du film

“Indigènes” et où l’on

voit Chirac hilare et

Jamel Debbouze vautré

sur Bernadette, ce film a

« beaucoup ému » le couple

présidentiel, la première

dame de France déclarant aussitôt : « Jacques, il

faut absolument faire quelque chose pour ces

gens-là » — les tirailleurs « venus des colonies

pour sauver le pays » pendant la Seconde

Guerre mondiale (1), comme il est chanté

dans Les Africains, et dont les pensions,

indexées sur le niveau de vie du pays

d’origine, sont dérisoires. De même fautil exalter leur contribution à la Première

Guerre mondiale… Ce qui fut d’ailleurs

fait, notamment lors du premier défilé

de la Victoire en 1918, et à l’occasion de

l’Exposition coloniale.

Il est toutefois d’autres soldats étrangers

qui se dévouèrent corps et âme pour la

France, et cela cinq siècles durant : les

Suisses, ce dont la populace parisienne

enragée par la révolution les remercia en

liquidant ignoblement 886 d’entre eux

lors des massacres du 2 septembre 1792,

alors qu’ils s’efforçaient de protéger le roi.

On sait comment le gouvernement Raffarin et la mairie de Paris ont salué leur

sacrifice : en refusant le 18 novembre

dernier au président helvétique Samuel

Schmid la faveur de faire apposer une

plaque rappelant leur sacrifice sur un

mur de la Chapelle expiatoire. Offerte

au musée des Invalides en désespoir de

cause, cette plaque n’eut pas un meilleur

sort. « Non seulement Michèle Alliot-Marie

snoba la cérémonie mais le conservateur des

Invalides avertit aussi le président Schmid que la plaque

ne serait pas placée dans une

salle ouverte au public » (cf.

le n° 2749 de RIVAROL

qui, alerté par des lecteurs suisses, avait été le

premier dans la presse

française à révéler le

scandale, dès le 18 décembre 2005).

A l’initiative de France Royaliste (tél. 06-

71-02-26-47) et de Jean-Christophe Vallet

qui a lancé une pétition nationale de réparation (<www.gardessuisses.blogspot.com/>),

une journée d’« Hommage aux Gardes

Suisses pour cinq siècles d’Honneur et de

Fidélité » a eu lieu le 16 septembre à Thiberville en présence du général J. Dousse,

attaché militaire à l’ambassade de Suisse

à Paris. Est-il besoin de préciser qu’aucun

officiel français n’était présent ?

_____

(1) Selon l’historien Daniel Lefeuvre cité par

L’Express (du 21/9), le taux de mortalité fut de

1942 à 1945 de 5 % pour les tirailleurs maghrébins et africains… et de 8 %, « taux record »,

parmi les 176 000 Pieds-noirs mobilisés.

NOS JOIES

Le 4 septembre Baptiste-Charles

est né au foyer de Bruno et Salsa

POUGNET. Salsa, qui est la fille

de nos fidèles lecteurs Marie-Gilles

et Georges Maître, fut pendant

plusieurs années responsable du

FNJ et du Renouveau Etudiant à

Toulouse. Nos plus amicales félicitations à cette jeune famille.

Valmy : un nouveau Le Pen pour

une nouvelle bataille de la nation ?

Elysée 2007 : les chasseurs à l’affût Gloire aux “Indigènes” ? Mais aussi

justice pour les Gardes suisses !

Rédaction — Administration

Tél. : 01-53-34-97-97 — Fax : 01-53-34-97-98

Fondateur-directeur (1951-1970) : René Malliavin

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Directeur de la publication et de la rédaction,

Editorialiste : (Mme) Camille-Marie Galic

CONSEIL DE RÉDACTION :

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Les manuscrits ne sont pas renvoyés — Il n’est

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J.-B. d’Astier de la Vigerie, F. Pichard. Gérant : Quitterie Saclier de la Bâtie. CPPAP n° 0208 I 82763, ISSN n° 0035 56 66.

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COURRIELS : Rédaction : galic@rivarol.com

Administration : contact@rivarol.com

CCP Editions des Tuileries : 4532.19 K

ASEPT mois de la présidentielle, le

petit monde politique est en ébullition et ne craint qu’une chose :

la répétition, en pire, du 21 avril 2002.

Dernières nouvelles (non exhaustives) de

ce second… front.

PHILIPPE MINISTRE

DE NICOLAS ?

Le 16 septembre, le Figaro-Magazine

évoquait le nom des ministres pressentis

en cas de victoire de Sarkozy en 2007. Ô

surprise, après les incontournables Hortefeux, Fillon, Devedjian et Borloo apparaît Philippe de Villiers, celui-là même

qui fait mine d’attaquer chaque jour avec

virulence Nicolas Sarkozy. Cette révélation n’en est pas vraiment une : on se

souvient que Villiers était au premier

rang des invités lors de l’intronisation de

Sarkozy comme président de l’UMP en

novembre 2004 et que, de la tribune, le

ministre fit applaudir le vicomte.

Dès le 24 juin, d’ailleurs, le même FigMag, particulièrement bien informé de ce

qui se trame dans ces milieux de la bourgeoisie affairiste, avait révélé que l’UMP

ne présenterait pas de candidat contre

Villiers aux législatives de juin 2007 dans

sa circonscription vendéenne des Herbiers. Selon l’hebdomadaire, la direction

de l’UMP avait été “contrariée” par l’initiative d’un membre du bureau exécutif

du Parti radical valoisien : au vu des

attaques tonitruantes du président du

MPF contre la politique du parti sarkozyste, Mourad Ghazli avait demandé fort

logiquement qu’un candidat UMP fût

investi contre le président du MPF. Catégorique fin de non-recevoir de Manuel

Aeschlimann, député-maire d’Asnières et

influent conseiller politique de Nicolas

Sarkozy, annonçant que « cette revendication (de M. Ghazli) n’aura pas de

suite » car « les élus et militants locaux

du MPF ne sont pas aussi caricaturaux

que leur mentor ». Or, la question portait

sur Villiers lui-même ! Aeschlimann est

l’auteur d’une proposition de loi visant à

accroître la publicité des parrainages de

maires (consultation de leurs noms sur

Internet et envoi de la liste des parrains à

tous les électeurs en même temps que les

bulletins de vote et les professions de foi)

afin d’empêcher la candidature de

Le Pen. Le crime est donc signé : il s’agit

de substituer à JMLP un ersatz dont on

sait qu’il est et restera un homme du Système.

En favorisant son élection comme

député national ou, s’il fait plus de 5 %,

en lui accordant un ministère, l’UMP

récompense à l’avance le Duplicator

dont, hélas pour Sarko, la tentative de

minorer le score du candidat Le Pen en

N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 3

2007 semble vouée à

l’échec.

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