ou en cocotte.
Le Baeckeofe, ou potée boulangère,
était d’ordinaire préparé le lundi quand
les ménagères, avant d’aller laver leur
linge sale en communauté, déposaient
dans le four du boulanger, en un moule
adéquat, la pitance de midi faite de fines
rondelles de pommes de terre et d’oignon
baignant dans du vin blanc épicé, avec
des bas morceaux, d’épaule d’agneau,
d’échine de porc et de pieds de cochons.
Excellent plat avec une salade verte au
vinaigre miellé genre Melfor (spécialité
mulhousienne).
Allons, vite un fromage ! Du munster, frais et blanc, ou affiné et olfactif comme
une arme de destruction massive…
Des desserts ! une Tarte aux quetsches,
aux mirabelles, ou tarte Lintz, des
dampfnudles (sortes de beignets au
cœur de fruit ou de confiture) et sept
vins à choisir parmi les sept cépages de
même nom : gewurztraminer, muscat,
pinot, blanc, gris ou noir, sylvaner et les
spécialités de crémants, edelzwicker
(vins bons, issus de mélanges dont le
premier est mousseux). Pour finir, un
bon café accompagné de bredele, de
kouglof ou de fines tranches de berawecka (petits gâteaux sablés, brioche en
couronne et pain aux poires) et d’alcools
blancs aux parfums innombrables et aux
esprits inoubliables, si vous n’en abusez
guère.
Allez ! ‘s isch heechschti zit (Allez ! Il
est grand temps). Salut bisäme ! (Bonjour
tout le monde) et au mois prochain alors !
Au pays de Bonchamps, dans le « Jardin
de France », l’Anjou. Güet, morje geht’s
los !
Franck NICOLLE,
<fn@caralsol.com> _____
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● Après le succès des Espérances planétariennes, paru en 2005, Hervé Ryssen
publie Psychanalyse du judaïsme, livre
fracassant sur le messianisme juif (Les
Espérances planétariennes, 432 pages,
26 €. Psychanalyse du judaïsme, 400 p.,
26 €. Editions Baskerville, SDE Domiciliation, 14 rue Brossolette, 92300 Levallois. Chèque à l’ordre de HERVÉ FRANÇOIS. + 2 € de port.)
● Fidèle lecteur, Jean-Robert Delorme,
ancien de la Royale ayant gardé « l’Asie
au cœur » (sa première femme, Cambodgienne, fut assassinée par les Khmers
rouges ainsi que toute sa famille),
annonce pour octobre la publication de
ses souvenirs France-Indochine sous le
titre Les Dits du vieux marin. A commander chez l’auteur, Grand Rue, 24310
Bourdeilles (480 pages grand format,
35 € ou 44 € fco).
● Après un long silence, la lettre J’ai tout
compris lancée par Guillaume Faye reparaît sous le titre Signal d’alarme, « lettre
mensuelle de désintoxication politique et
culturelle ». L’abonnement “découverte”
de 3 n°s : 8 €. Chèque à l’ordre de
SARL Constant Héraut, 5 cours
Dr Damidot, 69100 Villeurbanne.
● Il y a Céline et tous ceux qui ont
croisé sa route, l’ont connu ou écrit sur
lui. En témoigne l’intéressant sommaire
du n° 278 (septembre) du Bulletin Célinien. Avec des évocations d’André Parinaud, Evelyne Pollet, Pierre Monnier,
Antoine Blondin (qui, profitant d’un
compte rendu de livres, cite Paraz dans
France Soir du 31 mai 1974). Originales
aussi les relations amicales et épistolaires
d’Augustin Tuset, directeur de la Santé
dans le Finistère avec Céline mais aussi
Max Jacob et Jean Moulin (BC, BP70,
B-1000 Bruxelles 22).
● « Combien de temps cela pourra-t-il
durer ? » C’est la bonne question que
pose Dominique Venner dans l’éditorial
du n° 26 (septembre-octobre) de la
NRH (6 €, 88 avenue des Ternes,
75017 Paris). Puisque l’ancien titre de
cette revue historique est interdit et que
la NRH doit débourser la somme
(énorme !) de 45 000 euros. D’où un
appel à l’aide d’autant plus justifié que
le thème de ce numéro est un excellent
« Dossier sur l’école » où sont analysées
les causes de la crise actuelle et l’évolution qui a conduit de l’école de Jules
Ferry (peut-être trop idéalisée) à la
« fabrique des crétins » actuelle. A noter
un entretien avec le recteur de la Sorbonne Jean-Robert Pitte sur l’Université,
des articles sur Bainville, Dominique
Aury, Diane et Oswald Mosley.
● Mme Geneviève Maugis (10 rue
Pierre Picard, 75018 Paris) nous prie de
signaler qu’elle possède encore des
exemplaires de son livre-témoignage :
« Mon demi-frère, Robert Brasillach »
(15 € fco), bien accueilli par la critique
lors de sa parution en 1981.
● Les Editions-ACE (BP 21, F-07800
Charmes/Rhône) proposent de nombreuses nouveautés sur leur site
<www.crevetabous.com>.
Quoi de neuf ?
Voyage gourmand dans nos provinces
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livre, avec de succulentes recettes
de Wilfried Da Costa Oliveira.
Ed. Dualpha, 204 p., 23 €
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A lire aussi de Franck NICOLLE :
MOTS ET METS
(165 p., 19,90 € ou 24 € fco)
chèques à Editions des Tuileries.
N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 14
Cinéma
Héros de la semaine dans les salles obscures, des politiciens français corrompus
et des policiers new-yorkais exemplaires.
Il va être question, vous l’aviez sans aucun
doute deviné, de Président de Lionel Delplanque et de World Trade Center d’Oliver Stone.
Une exception culturelle française estelle sur le point de disparaître dans les
poubelles de la petite histoire du cinéma ?
On le sait, nos timorés cinéastes, très en
retard sur leurs confrères américains, ne
s’aventurent pour ainsi dire jamais dans
les coulisses du pouvoir politique (exception notable, Y-a-t-il un Français dans la
salle ? de Mocky ) et encore moins dans
celles de l’Elysée dont le locataire restait
un sujet quasi tabou (sauf dans Le Bon
Plaisir de Francis Girod avec Trintignant
en président fictif encombré d’un enfant
naturel). Les choses commencent à bouger
depuis l’élégiaque Promeneur du Champde-Mars de Guédiguian, avec un Michel
Bouquet impérial en Mitterrand rongé par
sa maladie, et elles ont tendance à s’accélérer dans la perspective des échéances
électorales de 2007. Le cinéma politique,
c’est maintenant tendance !
Président, qui ouvre le bal, nous montre
un chef de l’Etat cynique, manipulateur et
africanophile, interprété avec brio par
Albert Dupontel, dont certains traits de
caractère renvoient de manière plus ou
moins explicite dans les dialogues à trois
présidents de la Ve République : De
Gaulle : « N’oubliez pas que vous parlez à
des veaux » et « Un continent humilié, un
continent martyrisé » (allusion non pas à
l’Europe mais à l’Afrique, natürlich) ; Giscard lorsqu’il affirme à ses collaborateurs
du moment « Vous n’êtes pas le meilleur,
Louis de CONDÉ
VOYAGES
Est-il utile de présenter à nos amis Louis
de Condé ? Sous-lieutenant à la Légion
Etrangère, ami de Bastien-Thiry, il fut de
ceux qui payèrent, par honneur et par fidélité, un lourd tribut à la vindicte gaulliste.
C’est en prison, à Fresnes, dans la cellule
des condamnés à mort en 1965-1966, puis
à la prison du Fort-Thoiras et au cachot de
la Citadelle à Saint-Martin de Ré, en 1967-
1968, qu’il écrivit les
poèmes réunis ici.
Encadré par une préface
signée Alain Sanders et par
une postface de la plume
du colonel Antoine
Argoud, voici donc ce
copieux recueil de quelque
quatre-vingts poèmes. La
facture en est des plus classiques, sonnets, rondeaux, lais et virelais
plus ou moins réguliers, ballades (celle qui
est dédiée au “capitulard” Prince de Broglie
est un petit chef-d’œuvre), quatrains
d’alexandrins ou de décasyllabes — encore
que l’auteur ne dédaigne ni l’impair verlainien, ni les calligrammes dignes d’Apollinaire, ni certaines fantaisies typographiques qui confèrent à l’ouvrage une
variété bien venue.
Tous ces textes, quelle que soit leur
forme, se signalent par la hauteur de l’inspiration. Tous témoignent de la qualité
humaine de Louis de Condé, qu’il aborde
ses voyages antérieurs ou intérieurs, célèbre
Clément Marot (en acrostiche !) ou sa
muse Monica qui deviendra son épouse,
jongle avec les mots à la manière des grands
rhétoriqueurs, chante avec émotion ses
amis disparus, Jean de Brem, Degueldre,
Dovecar, le colonel Bastien-Thiry auquel il
dédie un poème dont la fin vaut d’être
citée :
Soldat tu dois tuer ce juste au fort d’Ivry.
Un sang pur va couler encore
Pour s’unir à jamais aux récents morts d’Isly :
Derrière un drapeau tricolore
En mars de l’an dernier marchaient des Algérois.
Ils sont tombés les bras en croix.
Les douze coups de feu bientôt vont retentir.
Déjà cet homme est un martyr.
P.-L. MOUDENC. _____
334 pages, tirage limité à 1 114 exemplaires, dont
50 sur vergé conquéror numérotés de I à L (90 €)
et 1000 sur vélin blanc numérotés de 1 à 1 000
(30 €). Port : 5 €. Librairie de la Tour (16 rue
de la Source de l’Hôpital 03200 Vichy. <libtour@free.fr>)
R. P. de CHIVRÉ
LA MESSE DE SAINT PIE V
Commentaires
théologiques
et spirituels
Bien plus que des commentaires sur le
Saint Sacrifice, ces conférences théologiques
(1968/70) magnifiant le rite dominicain
d’avant Vatican II constituent un véritable
« traité de vie spirituelle » dont il convient de
ne pas « précipiter la lecture » en raison de « l’effort de méditation » qu’il requiert : sage
conseil de l’abbé Simoulin qui préface la
réédition de l’ouvrage. Du Confiteor à l’Ite
Missa est, le célèbre frère prêcheur explique
et justifie l’intime signification des étapes
successives de la messe tridentine dont l’action première est d’« isoler du péché » les âmes
qui s’ouvrent à la grâce.
L’association créée dans le but « de faire
connaître les écrits et la pensée » du Chouan de
Dieu publie parallèlement une courte biographie de Michel de Chivré dont les origines familiales normandes s’inscrivent dans
une lointaine tradition militaire et
religieuse : dernier de sept enfants — l’aîné
Bernard mourra au champ d’honneur en
1918 —, il naît en 1902 « après cinq calamités » suivant le mot de la vicomtesse sa mère
(cinq filles dont l’une, Geneviève, dotée de
l’indomptable volonté de son frère, sera
pourtant l’ange gardien de trois sœurs psychologiquement diminuées, la quatrième
entrant très tôt au couvent).
Malgré les atteintes cruelles de la maladie,
le frère Bernard-Marie, prêtre de l’Ordre de
saint Dominique, déploiera une énergie
surhumaine dans l’exercice de son apostolat multiple : responsable d’une troupe
scoute, prieur du couvent de Lille, aumônier militaire avec les aviateurs, prieur du
couvent du Havre dont « il restaure la vie
religieuse régulière », il prêche des retraites,
enseigne la doctrine, donne des conseils
théologiques à la revue Itinéraires et
accueillera dans son ermitage de NotreDame du Granit tous les combattants de la
Tradition attachés à perpétuer l’Office
divin de toujours.
Marie-Gabrielle DECOSSAS. _____
222 pages, 22 €. Touraine Micro Edition — Le
Gros Chêne, 37460 Chemillé sur Indrois.
POUR RIRE UN PEU
Un Kossovar débarquant en France
arrête le premier passant : Bonjour, monsieur Français, merci accueillir moi dans beau
pays à vous…
Son interlocuteur l’interrompt : Je ne
suis pas francais, je suis
arabe.
Le Kossovar apostrophe un autre
passant : Ah, merci monsieur Français, merci
accueillir famille et moi pour
rester ici.
Il est interrompu avant
d’avoir terminé sa phrase : Moi pas français, moi chinois.
Le Kossovar hèle un autre passant :
Monsieur Français, moi remercier pour hospitalité, vous…
— Moi, mon ami, tu vois que je suis noir ! Je
suis malien, pas français.
Mais, répond le Kossovar dépité : Où
sont les Francais, alors ?
Le Malien regarde sa montre et
répond : Oh, à cette heure-ci, ils bossent.
vous êtes le seul » et Mitterrand par son
allergie aux anglicismes. Rattrapé par son
trouble passé, le jeune monarque républicain (45 ans) en fin de règne est sur le
point d’être éclaboussé par un vilain scandale. Guidé par sa machiavélique éminence grise Saint Guillaume (Claude Rich,
grandiose !), un personnage évoquant
François de Grossouvre, il va devoir user
de tous ses privilèges et abus de pouvoir
pour le conserver. Quitte à faire pas mal
d’entorses aux institutions, à la Constitution et à la morale laïque et républicaine.
Delplanque, bien inspiré par la satire
politique proprement dite, fait ressortir
avec une verve vengeresse la pourriture
sous les ors de la ripoublique bananière et
toutes les magouilles et saloperies qui se
cachent derrière les grandes phrases
humanistes, mais il gâche quelque peu sa
démonstration dans les méandres d’une
sombre intrigue de vengeance abracadabrantesque, guère convaincante. Ce Président-là ne mériterait certes pas nos suffrages, mais le récit de ses turpitudes est
plutôt plaisant.
●
A défaut d’être un grand cinéaste, Oliver
Stone est un petit malin. Avec un titre générique tel que World Trade Center, on pouvait craindre (ou espérer) que ce pourfendeur libéral (gauchiste chez nous) de la
société américaine nous donnerait un nouveau brûlot contestataire épinglant les
défaillances et les mensonges de l’Administration Bush. Il n’en est rien. Après le
terrible échec de son Alexandre, il ne pouvait se permettre, sans risque pour sa carrière, de s’aliéner la presse et l’opinion
publique américaine, d’où virage idéologique à 180°. World Trade Center apparaît en quelque sorte comme son « Patriot
Act » intime dans lequel il se fait le chantre
dur des valeurs américaines conservatrices : religion, famille, patrie. Le subterfuge a marché aux Etats-Unis où la droite
a plutôt aimé ce film
consensuel, manipulateur et larmoyant qui
retrace les événements
par le petit bout de la
lorgnette. Le scénario
d’une nouvelle venue,
Andrea Berloff, se
concentre sur l’histoire
vraie de deux policiers
de l’Autorité portuaire
de New York qui, dépêchés sur place après
le crash du premier avion, se retrouvèrent
ensevelis sous des tonnes de décombres et
de poussière. Par quel miracle sont-ils
parvenus à survivre et comment ont-ils été
sauvés, au bout de 22 heures de cauchemar ? La première demi-heure est assez
réussie et même impressionnante mais
après, Stone nous joue une bien conventionnelle partition de film catastrophe hollywoodien avec actions héroïques, courage
surhumain, familles admirables, émotions
intenses et bons sentiments gluants. On
s’ennuierait même ferme n’était le pompiérisme, carrément kitsch par moment de
certaines séquences, en particulier les
interventions d’un Marine exalté ivre de
vengeance envers les terroristes, et les
deux apparitions furtives de Jésus en personne. Les dégâts collatéraux du 11-Septembre continuent.
Patrick LAURENT.
Lambris et décombres
LIRE SOUS LES POMMIERS LE 1er OCTOBRE
Anne Brassié vous invite à « lire sous les pommiers », ce dimanche 1er octobre à
Pennedepie. Vous rencontrerez des auteurs, normands ou non, entendus sur Radio
Courtoisie qui dédicaceront leurs livres. Parmi eux, Jean Madiran, Dominique Venner, Jean Raspail, Philippe Conrad, Jacqueline Dauxois, Philippe Maxence, Reynald Secher, François-Marie Algoud, Philippe Prévost, Noëlle Le Coutour, Armelle
Barguiller… Des journalistes aussi : Chard et Jérôme Bourbon, Serge de Beketch,
Emmanuel Ratier, Olivier Pichon, Jeanne Smits, Olivier Figueras, Rémi Fontaine…
Des poètes — Daniel Ancelet, Yves Tarentik et Philippe Martineau — des artistes
graveurs — Maïté Geiger — et l’association Présence de La Varende.
Rendez-vous au Manoir de Blosseville (300 m de la mer), à Pennedepie, sur la
D513, entre Honfleur et Deauville. En provenance de Paris, sur l’A13 à Beuzeville,
prendre direction Honfleur, sortie Saint-Gatien. Accueil à l’arrivée du train de 8h49
de Paris à Trouville-Deauville et transport jusqu’à Pennedepie. Site : <www.manoirdeblosseville.com>.
De 11 h à 18 h. Entrée gratuite. Pique-nique tiré du sac (apporter son pliant).
Repli assuré en cas de pluie.
AGENDA
☞ 30 septembre à Neuilly (Théâtre municipal,
167 av. De Gaulle, 16 h). Conférence de Bernard
Zeller sur le général Salan. Part. 8 €. Gratuite pour
adhérents du Cercle Algérianiste et de l’Association
les Amis de Raoul Salan.
☞ 30 septembre à Paris 15e (Hôtel Mercure,
69 bd Victor, de 9 à 17 h). Colloque du Conseil
scientifique du FN organisé par l’IFOREL : « Quel
avenir pour l’automobile ? » Conclusions de J.-M.
Le Pen. Part. 5 €. Rens. 01-41-12-50-52.
☞ 30 septembre-1er octobre à Paris 9e (Fondation Dosne-Thiers, 27 place St-Georges). Université du Club de l’Horloge : « Les ruptures nécessaires — Une stratégie pour redresser la France ».
Part : 60 €.
☞ 1er octobre dans le Cher (Château de La Chapelle d’Angillon à 13 h). Grand déjeuner de rentrée
du FN-Cher avec Bruno Gollnisch. Part. 15 €. Rés.
02-48-73-41-10. Accueil dans la tradition berrichonne : sonneurs de trompe de chasse.
☞ 5 octobre à Paris 3e (hôtel Libéral Bruant, 1 rue
de la Perle, 19 h). Réunion-débat sur « la crise des
finances publiques » avec Jean-Louis Davet, JeanClaude Martinez et Pierre Rochat (entrée libre).
Dîner ensuite, part. 48 €. Rés. Nouveau Dialogue,
11 quai de la Feuilleraie 77590 Bois-le-Roi. Tél.
06-15-71-49-86 ou <nouveaudialogue@aol.com>.
☞ 6 et 7 octobre à Paris 13e (Librairie Primatice,
10 rue Primatice). Le Dr Doublier-Villette signe La
saga de Saint Joseph, 2000 ans d’Histoire et
d’Œuvres d’art et L’apocryphe de Saint Joseph à
La Salette (tél. au 01-42-17-00-48 pour horaires).
☞ 7 octobre à La Pommeraye (de 11 à 18 h).
Journée vendéenne. Inauguration d’une plaque
commémorative du général Forestier, vin d’honneur
en mairie, déjeuner aux Jardins d’Anjou, promenade-conférence. Part. 25 €. Rés. Vendée militaire,
2 av. de la Gare, 49123 Ingrandes-sur-Loire. Tél.
02-41-39-25-36.
☞ 7 octobre à Lyon 8e (Le Clos Fleuri, 213 av. Berthelot, 11 h). Déjeuner débat sur le thème « Le christianisme, Israël et l’islam » avec Bernard Antony qui
dédicacera ses derniers livres. Part. 24 €. (Etud.
15 €). Rés. Maurice Depierre, 4 promenade Bouloukian, 69800 Lyon. Tél. 04-78-74-32-96.
☞ 7 octobre à Aix-en-Provence (Maison
Alphonse Juin, 9 av. de Tübingen, 14h30). Xe
congrès de l’association Veritas sur l’Algérie française. Rens, fax : 05-61-09-98-73.
☞ 8 octobre à Villepreux (voir page 7).
☞ 12 octobre à Paris 15e (Forum Grenelle, 5 rue
de la Croix-Nivert, à 20h). Conférence de l’abbé
Francesco Ricossa sur « la crise de l’autorité dans
l’Eglise ». Part. 8 € (4 € pr étud., chôm. familles
nbreuses). Rens. 06-78-37-81-43.
☞ 12 octobre à Paris 7e (ASIEM, 6 rue Albert de
Lapparent, 18h30). Conférence de Anne Coffinier :
« Pourquoi il est possible de sauver l’école. » Part.
10 € grat. pr les adhérents de Catholiques pour les
Libertés économiques.
☞ 12 octobre à Tours (hôtel de l’Univers, 5 bd
Heurteloup, à 20h30). Conférence du Pr Jean-René
Peltier sur « Mandat céleste et droit divin ». Rens.
Cercle Touraine, tél. 02-47-05-72-99.
☞ 13 octobre à Pont-Ste-Marie (Le Pavé des
Hallles, Zone des Ecrevolles, 20h). Dîner-débat
sur l’environnement avec Eric Pinel. Part. 20 €.
Rés. FN-Aube, 03-25-73-64-76.
☞ 14 octobre à Paris 2e, de Notre-Dame des Victoires (départ à 17h30) au Sacré-Cœur de Montmartre, 16e Marche pour la Vie et contre la culture
de mort. Rens. Renaissance Catholique, 89 rue
Pierre Brossolette 92130 Issy-les-Moulineaux. Tél.
01-46-62-97-04 — Fax : 01-46-62-95-19. Site :
<www.renaissancecatholique.org>.
☞ 14 octobre dans le Finistère. Déjeuner-débat
avec Alexis Arette. Thème : « Quelle nation pour le
3e millénaire ? » Part. 25 €. Rens. et rés. auprès de
RéAgir au 02-98-90-64-87, jusqu’au 7 octobre.
☞ 14 et 15 octobre à Paris 15e (Parc Georges Brassens, 104 rue Brancion). 15e Exposition vente : « les
livres d’enfants d’autrefois » Au théâtre du Parc :
spectacle de Marionnettes. Entrée libre. Rens. Gippe :
51 rue Santos-Dumont, 75015. Tél. 01-42-50-80-25.
☞ 14-15 octobre à Villepreux (Grand’Maisons, chemin de Grand’Maisons). Journées de la Tradition organisées par l’Association St-Pie X. Samedi 14 (14 h) :
conférences, soirée barbecue. Dimanche 15 (10h30) :
messe solennelle. Conférences. Stands, livres.
☞ 10, 11 et 12 novembre au Bourget. Fête des
Bleu-Blanc-Rouge.
☞ 9 décembre à Paris 10e (Espace Dubail, de
14h30 à 19h30). Réunion des « Amis de
RIVAROL ».
LE BUT de l’histoire est de dire la
vérité sur le passé. Ce n’est pas si
facile, et le livre de Jacques Heers,
L’histoire assassinée, énumère avec rigueur
la série d’obstacles qui s’y opposent.
Pour commencer, les documents et les
témoins du moment ne sont pas fiables. Dès
que l’on remonte un peu loin, les archives
qui restent sont amputées de ce que les
incendies, les inondations, les souris ont
dévoré. Sans parler des documents détruits
par les autorités. Les témoins laissent
d’abondants mémoires, où ils pensent à se
justifier plus qu’à exposer la vérité. On
connaît le mot du maréchal Pétain : « Ecrire
mes mémoires, pourquoi ? Je n’ai rien à
cacher. » Les mémoires de Montluc, de
Retz, de Saint-Simon sont des chefsd’œuvre, souvent peu fiables. Ne parlons pas
des souvenirs sur la Seconde Guerre mondiale. L’imposture s’y étale. Simone Weil
disait de la justice : « cette fugitive du camp
des vainqueurs ». La vérité aussi en est chassée.
Notez que les historiens ne sont pas à l’abri
de reproches, eux qui expliquent tout et estiment avoir tout compris. Retz remarque :
« Ne doit-on pas admirer l’insolence des historiens vulgaires, qui croiraient se faire tort
s’ils laissaient un seul événement dans leurs
ouvrages dont ils ne démêlassent pas tous
les ressorts, qu’ils montent et qu’ils relâchent presque toujours sur des cadrans de
collège ? » Pour ma part, je suis frappé de
l’insuffisance de certains biographes, bien
évidemment dépassés par la hauteur et le
génie de leur sujet. Il y a aussi l’incapacité
des étrangers à sentir l’esprit d’un pays,
d’une époque. Paxton ne comprend rien à la
France de 1940 à 1944, Morand le dit très
bien dans son Journal. Mais Paxton fait
autorité, maintenant que nous sommes intellectuellement colonisés.
Autre cause d’erreur : la routine. Des
erreurs dénoncées depuis longtemps sont
reprises, de génération en génération.
Paresse. Respect de l’opinion établie.
l’histoire enseignée à partir de
la IIIe République. Reconnaissons que ces faits “légendaires”
donnaient à l’enfant une image
attachante du passé français : le
chevalier d’Assas, et son cri
« A moi Auvergne, voilà l’ennemi », ou saint Louis sous son
chêne de justice — à quoi je ne
vois rien de sulpicien — et il y
avait aussi Jeanne Hachette et
le Grand Ferré, pour que Jeanne
d’Arc ne soit pas toute seule. Et
Bayard, dont J. Heers dit
« peut-être sans peur et sans
reproche », mais c’est déjà dans
Brantôme, comme d’ailleurs le
panache d’Henri IV. Je ne vois
là rien d’insultant pour la vérité,
mais évidemment je ne suis pas
historien. Reste que la Ve a fait
pis, en supprimant toute
connaissance de notre passé si
l’on excepte la Révolution de
1789, la Commune de 1871 et
la Libération, détachant ainsi les jeunes
Français de leur patrie, dont il est vrai on ressasse la série ininterrompue de crimes.
L’école et la télévision s’y emploient. Les
films aussi : la monarchie est haïssable et
ridicule. Voyez Que la fête commence, La
Reine Margot et Ridicule, titre qui dit tout.
Enfin, comme cause capitale d’erreur, il y
a l’idéologie. La foi dans le progrès technique fait qu’on y voit la vraie cause des
grandes découvertes. Mais, dit Heers, on ne
sait exactement ce qu’était une caravelle :
dire que Colomb leur doit sa découverte est
arbitraire. Le marxisme, ensuite, nous a valu,
dans la lignée des Annales (grande école historique) et avec la puissance communiste
dans l’Université à partir de 1945 (voir les
dociles : Le Goff, Duby, F. Furet et autres)
toute une série de travaux sur la lutte des
classes à travers les âges, et l’analyse économique ou démographique, bref une histoire quantitative, qu’on disait la seule vraie.
L’ennui, c’est les documents. Pour la lutte
des classes, on oublie que dès le XIVe siècle,
nombre de marchands achètent des fiefs, et
J. Heers note que les moines furent, il est
vrai, de grands défricheurs, mais qu’il ne
faut pas oublier les petits propriétaires qui
empiétaient sournoisement sur la forêt du
seigneur. Ils n’avaient pas intérêt à faire
enregistrer leurs larcins. De même les premiers groupements “communaux” pour
limiter les droits féodaux furent le fait de
ruraux. Dans les villes, les libertés communales furent souvent le résultat de luttes
internes entre deux partis, d’ailleurs également menés par des aristocrates. En
France, ce sont les rois capétiens qui ont
construit les hôtels de ville (en conclusion
de ces luttes), et en Flandre, le comte de
Flandre.
Sur les Croisades, les caricatures ne manquent pas. Non, les Croisés n’allaient pas au
Levant pour s’y tailler des fiefs. Ils abandonnaient au contraire leurs domaines. Et ce
n’était pas pour les “épices” : Heers rappelle
que la marchandise la plus recherchée était
la soie. A poids égal, elle valait douze fois
plus que le poivre. Il y eut bon nombre de
mariages entre “poulains” (la deuxième
génération de Croisés) et filles du pays :
c’est qu’il y avait au Levant encore de fortes
minorités chrétiennes, Arméniens, Arabes,
etc. Et en somme, il y eut des Croisades pour
pouvoir prier en paix à Jérusalem et à Bethléem. Cela avait été longtemps possible,
mais, depuis le milieu du XIe siècle, le pouvoir seljoukide l’empêchait. D’où ces
guerres.
LES LÉGENDES
J. Heers s’en prend avec humeur à une
autre routine, celle des légendes reçues. Il va
un peu fort, quelquefois. Il écrit : « On ne
sait qui a découvert Vercingétorix parmi tant
de chefs de bandes plus ou moins obscurs ou
légendaires. » Mais il sait très bien que cela
vient de la place tenue par Vercingétorix
dans les Commentaires de César. Heers
place cet exemple dans la catégorie de la
propagande, qui tient une grande place dans
encaissent les droits féodaux (moins lourds
d’ailleurs que la fiscalité royale). C’est le cas
du grand-père de Montaigne. Pour l’économie, on oublie les variations des monnaies,
on feint de croire que “grain” et “blé” désignent toujours le froment. Pour calculer les
exportations de vins de Bordeaux en Angleterre, on hésite : les tonneaux contenaientils 220 ou 900 litres ? De même en démographie. On s’entend pour fixer le nombre
d’habitants d’un “feu” entre 3,4 et 4. Or, il y
a des “feux” de 5, de 8, et même de 25 habitants. Tous les calculs par terre. N’oublions
pas ceux qui se fondent pour évaluer les
revenus sur les déclarations fiscales (à peu
près les seuls registres subsistants) comme
si ces déclarations n’étaient pas les plus fréquemment faussées.
Dernière manifestation de l’idéologie :
nous devons tout à l’islam. Oubliant que
l’islam lui-même doit tout à l’héritage
grec, au persan et à l’hindou (le zéro vient
de l’Inde). Oubliant aussi que les relations
avec Constantinople ne cessaient pas, que
de Ravenne à la Sicile, une part de l’Italie
fut longtemps byzantine, et que ces voies
naturelles étaient plus sûres que les traductions arabes d’Aristote ou d’Hippocrate,
faites à partir de versions syriaques (araméennes) des textes grecs. Et les savants
du monde islamique étaient souvent chrétiens, juifs, ou persans. Quant à l’heureux
temps des « trois cultures » en Espagne,
autre imposture. Les persécutions antichrétiennes et antijuives étaient bien réelles, et
la méfiance, la haine, contre toute culture
non-coranique, avec destruction des livres
impies.
Jacques Heers termine son livre par un
exposé des règlements et interventions étatiques qui limitent la liberté de recherche, et
contribuent à la vaste opération de censure
qui caractérise notre temps. La vérité historique semble l’ennemie de nos dirigeants. Ce
livre est un antidote nécessaire et stimulant
contre cette œuvre de ténèbres.
_____
Jacques Heers. L’histoire assassinée. Editions de
Paris, 270 pages, 28 €.
N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 15
L’histoire baîllonnée
Alain trahi par son biographe
Alain, le premier intellectuel (1). On
ne voit pas bien l’utilité de cette biographie due à Thierry Leterre, après celle
d’André Sernin, beaucoup plus complète
et dense (et illustrée, elle), beaucoup
plus libre d’esprit également, et toujours
disponible (R. Laffont, 1986, 17 €).
On voit, hélas, tout ce que nous avons
perdu en vingt ans. Le premier souci du
nouveau biographe ne semble plus être
que de nous présenter un héros politiquement correct : dreyfusard, féministe
(pour l’homme qui a défini la femme
comme « l’animal domestique du philosophe » et a mis cette définition en pratique toute
sa vie durant, c’est un peu fort !), et,
sinon « héros de la Résistance » (horizon
indépassable, dont on souhaiterait une
définition, car il y a beaucoup de
nuances entre Jean Moulin et Joanovici
ou Marguerite Duras), du moins très
éloigné des “abominables” Pétain et
Laval (qui n’ont pourtant ni l’un ni
l’autre souhaité l’invasion de l’Angleterre par Hitler en 1940, comme Alain).
Thierry Leterre prétend certes replacer
dans une perspective sociologique les
informations plus précises données par
André Sernin. Ce n’est guère convaincant quand il nous convie à une visite de
la maison natale d’Alain (qui n’y a peutêtre jamais habité) et déduit de la multiplicité des chambres qu’on n’est pas
dans un milieu ouvrier… Ou quand il
veut à tout prix que l’antisémitisme
d’Alain lui vienne de l’Eglise catholique,
alors que c’est toujours un antisémitisme
de gauche, comme le montre, parmi
d’autres, le mot du 23 juillet 1940 :
« Cette guerre revient à une guerre juive, c’està-dire une guerre qui aura des milliards et
aussi des Judas Macchabées. » Le livre de Thierry Leterre a certes des
vertus pédagogiques, il est souvent très
explicatif, mais c’est parfois au prix de
redondances ou d’approximations. A
quoi bon préciser pour Paul Bourget :
« un plat nationaliste » ? C’est prendre
pour un idiot le lecteur moyen, qui en
sait tout de même un peu plus sur l’auteur du Démon de Midi, le modèle du Bergotte de Proust… Et pourquoi écrire que
Le Pouldu (où Alain avait une amie) est
« à quelques km » de Morgat (où il en avait
une autre) ? Il y a 140 km entre ces deux
villégiatures, mais Thierry Leterre
ignore la Bretagne, sinon il n’aurait pas
mis en valeur un texte d’Alain sur cette
région, qui relève du parfait poncif, inspiré par Renan et Michelet. C’est bien,
la sociologie, mais la géographie ce n’est
pas inutile non plus pour un biographe,
qui devrait toujours aller sur les lieux !
J.G. KERLEAU.
_________
(1) Stock éd., 590 pages. 22,50 €.
par Georges LAFFLY
Ecrits de Paris
AU SOMMAIRE D’AOÛT-SEPTEMBRE 2006
Georges DILLINGER : Le vicomte à l’assaut... de l’électorat — Bibliothèque —
Georges GRIMAL : D’un Front populaire l’autre… et toujours un gouvernement
de lâches — Noëlle SACLET : A quoi joue Chirac en Côte d’Ivoire ? — Petrus
AGRICOLA : Soja, une petite graine toxique pour soumettre les peuples — Thomas SCHROEDER : La désinformation dans la “Drôle de Guerre” — Carrefour
des lecteurs — Arnaud CHALLE : Louis Mandrin, brigand sans vergogne ou
contrebandier-justicier ? — Edmond BRUA : Rencontre avec Malaparte, octobre
1943 — Patrick LAURENT : Comédies d’été — Notes de lecture.
1 rue d’Hauteville, 75010 Paris. Prix : 5 €. Abt un an : 43 €.
Chèques à l’ordre d’Editions des Tuileries
Spécimen gratuit sur simple appel au 01-53-34-97-97.
MONNEROT
par Georges LAFFLY
Collection “Qui suis-je ?”
Ed. Pardès, 127 p., 12 €
En vente à nos bureaux (14 € fco)
chèque à Editions des Tuileries.
(Dessin de CHARD.)
DEPUIS dimanche, la
France est en fête. C’est
ramadan ! Pour l’occasion,
nos évêques en commençant par le primat des
Gaules se précipitent dans les mosquées
afin d’y participer à la rupture du jeûne
(une obligation, surtout depuis le dérapage
du pape, qu’il faut absolument réparer) et
le maire de Paris qui, lui, tient à se faire
pardonner l’inauguration de la place Jean
Paul II, organise demain une soirée de fête
« et de partage » au stade Charléty. Avec
buffet strictement halal. Et feu d’artifice.
5 000 personnes sont attendues. Apprécieront-elles l’orchestre (judéo-arabe)
choisi par le maire, car il faut vous dire que
le début du Ramadan et le Roch Hachana
coïncident cette année, ou cette tentative
de fraternisation sur les ruines du Liban
provoquera-t-elle des mouvements divers,
susceptibles de dégénérer ?
SARKO EPINGLÉ : LE
RAMADAN 2006 ENCORE PLUS
EXPLOSIF QUE L’EDITION 2005 ?
Car les Jeunes ont le sang chaud. Et la main
lourde.
Voir Tahar Bourahla, condamné le 22 septembre par les Assises du Nord à trente ans
de réclusion pour l’assassinat de l’étudiante
Marianne Listoir, commis le 19 octobre
2002 avec, s’étonne le Parquet qui en a pourtant vu d’autres, « une sauvagerie surprenante » — dix-sept coups de couteau.
Voir aussi la « vingtaine d’individus » qui,
le 19 septembre à la fameuse cité des Tarterêts de Corbeil-Essonnes, ont tendu un guetapens à deux CRS qui avaient l’audace de
patrouiller dans ce territoire “interdit” et les
ont encerclés et tabassés à terre. Le capitaine
souffre d’un double traumatisme crânien, le
brigadier de blessures au visage et aux côtes.
Dans l’édition du Monde mise en vente le
même jour, on pouvait lire une lettre, en
date du 13 juin mais restée confidentielle
(et pour cause), de Jean-François Cordet,
préfet de Seine-Saint-Denis,
à Claude Guéant, directeur
du cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur. C’est un véritable
SOS sur la montée de la
délinquance dans le “9-3”
où, précise le haut fonctionnaire, on compte « plus de 1,5 million d’habitants (compte tenu des clandestins) »,
dont « les deux tiers étrangers ou d’origine
étrangère ». Résultat : au cours du premier
semestre 2006, « les violences contre les
personnes ont progressé de 14,11 % par
rapport à 2005. Les vols avec violences ont
augmenté de 22,62 %, les vols avec armes
blanches de 16,19 %. »
Or, tandis qu’explosaient ainsi la population (notamment allogène) et la criminalité, M. Cordet a constaté une « diminution
très perceptible » du nombre de fonctionnaires affectés en sécurité publique. Alors
que ces agents, commandés en outre par
des commissaires « d’une extrême jeunesse », assurent au surplus diverses
« sujétions sans équivalent dans aucun
autre département français » : « les vacations au tribunal et au centre de rétention
administratif de Bobigny et les 25 à 30 soirées par an au Stade de France ». Et ne
parlons pas des exhibitions de telle ou telle
Excellence car la Seine-Saint-Denis est
« le premier département de France en
termes de sécurisation de visites ministérielles, le nombre avoisinant 150 par an,
ce qui là aussi obère d’autant la capacité
d’intervention sur la voie publique ».
Ce constat implacable ayant été corroboré,
comme on l’a su plus tard, par vingt-sept
autres préfets, l’évidence éclate : le retour
Place Beauvau du terrible M. Sarkozy s’est
soldé par une faillite retentissante, le
ministre-candidat ayant sans doute confondu
passage au Kärcher et massage thaïlandais
dans le traitement des “racailles”.
Mais M. Cordet n’est pas plus indulgent
avec les magistrats. Il est après tout logique
quants ». Un plébiscite pour Sarko, d’autant que c’est à lui que 53 % des Français
feraient « le plus confiance pour lutter
contre la délinquance ».
Ainsi est une fois de plus vérifié le principe posé par Pasqua selon lequel les promesses n’engagent décidément que ceux
qui y croient, le psychodrame ayant eu
aussi le grand mérite, pour la vraie gauche
comme pour la fausse droite, d’occulter ce
qui est le véritable nœud du problème : à
savoir que dans le “9-3”, département
sinistré par l’invasion, il
en va de la police et de
la justice comme de
l’école : personne ne
voulant y aller, on y
expédie les fonctionnaires les plus jeunes et
donc les moins aguerris,
avec des résultats catastrophiques. On ne
défendra pas ici les
magistrats de Bobigny,
dont le laxisme est
effectivement scandaleux. Mais, de l’aveu
même de la présidente
de ce tribunal que nous
avions citée ici en 2003,
vols, agressions et intimidations se succèdent
à l’intérieur de l’enceinte judiciaire, toute
réquisition ou jugement
un peu ferme entraînant de la part des prévenus ou de leurs potes menaces de mort
et voies de fait : il n’est pas rare qu’un
magistrat retrouve sa voiture les pneus crevés. Et comme juges et procs ne sont pas
des héros — cela se saurait —, ils préfèrent, d’ailleurs avec la bénédiction de leur
hiérarchie et du Pouvoir, ministre de l’Intérieur compris, traquer les autochtones
racistes ou supposés tels plutôt que les
voleurs, les violeurs, les casseurs et les
incendiaires allogènes dont les voies de fait
et les destructions systématiques sont si
dévastatrices pour les finances publiques,
entre le remboursement par la Sécurité
sociale des soins consécutifs aux coups et
blessures et la remise en état des écoles,
des gymnases, des commissariats partis en
fumée.
PRIORITÉ AUX “RECHERCHES
SUR L’ANTISÉMITISME”
Mais quelle importance que la France
s’appauvrisse du moment qu’elle est
encore assez riche pour accueillir la profusion d’“artistes”, d’“étudiants” et
d’« hommes d’affaires » sénégalais auxquels, en visite anticipée à Dakar pour
griller la politesse à Ségolène attendue ces
jours-ci, Nicolas a promis la délivrance
accélérée de visas ? Et que « Notre Damede-Paris » a encore assez de pécune pour
offrir une fête du ramadan digne de ce nom
aux fidèles de la « deuxième religion de
France » ? Ainsi d’ailleurs que des
« Bourses de recherche de la Ville de Paris
sur la xénophobie et l’antisémitisme ».
Car, constatez l’admirable symétrie, les
musulmans ne sont pas les seuls protégés
de « Madame notre maire ». Le Bulletin
municipal officiel de la Ville de Paris en
date du 19 septembre nous informe en
effet que ces « Bourses de recherche »,
d’un montant de 15 000 euros chacune,
« seront décernées chaque
année ».« Pour l’année 2006, indique
l’arrêté pris par Delanoë (qui devrait se
rendre très prochainement en Israël), les
projets devront porter sur la période du
début de la troisième République à la fin
de la deuxième guerre mondiale ». Quant
au jury, présidé par Mme Danièle Auffray,
adjointe au maire, il comprend « quatre
personnalités qualifiées » — Mme Nonna
Mayer et MM. Michel Wieworka, Marcello Pezzetti et Henry Rousso — et trois
élus représentants du Conseil de Paris —
Mme Karen Taïeb et MM. Sylvain Garel
et Jack-Yves Bohbot. Les recherches sur
les spoliations étant particulièrement
recommandées, M. Bohbot sera orfèvre
pour en juger puisqu’il est présentement
jugé dans le procès des « faux électeurs »
du IIIe arrondissement. Espérons qu’une
condamnation à une peine de prison
ferme ne privera pas le jury de ses
lumières, ni la Communauté d’une de ses
plus attachantes figures (1).
DEAL BUSH-CHIRAC
POUR ISRAËL DANS
LA FRANCOPHONIE ?
Il est vrai que ladite Communauté pourrait
recevoir ce vendredi un sacré lot de consolation avec l’entrée d’Israël dans l’Organisation Internationale de la Francophonie
(OIF), adhésion maintes fois envisagée et
toujours différée faute de vote à l’unanimité,
le Liban s’y étant opposé. Cette fois, les
choses se présentent beaucoup mieux selon
Gilles Munier : le XIe Sommet de la Francophonie se tient à Bucarest où Jacques Chirac se serait beaucoup démené pour que le
président Emile Lahoud, trop prosyrien à
son goût, ne soit pas invité. Sans doute présentée par le Canada, la candidature de l’Etat
hébreu devrait donc passer comme une lettre
à la poste — la poste d’antan, s’entend.
« Tout a commencé, affirme Munier,
avec l’accord Bush-Chirac de partage du
“Grand Moyen-Orient”… Les grandes
manœuvres ont commencé en septembre
2004 avec le vote de la résolution 1 559
de l’ONU et le refus du président français d’accepter la prolongation pour
3 ans du mandat d’Emile Lahoud à la
présidence du Liban… L’idée de Jacques
Chirac d’intégrer rapidement Israël dans
la Francophonie date aussi de 2004. En
février, recevant à Paris le président
israélien Moshé Katsav, il avait déclaré
qu’un consensus devait “permettre dès
que possible l’admission d’Israël… au
sein des instances de la Francophonie”…
Depuis la visite de Moshé Katsav, le Haut
Conseil scientifique franco-israélien est
en activité. Les ventes d’armes et la
coopération militaire franco-israélienne
ont été discrètement relancées. Trois
villes israéliennes : Tel-Aviv, Eilat et
Natanya, ont intégré l’Association francophone internationale de coopération
décentralisée (AFICOD). En 2005, l’université de Tel-Aviv a été admise au sein
de l’AUPELF (Association des universités partiellement ou entièrement de
langue française). Israël est devenu un
des principaux partenaires du Forum
francophone des affaires… Etc… Israël
était présenté comme un pays francophone … et francophile. Un mois plus
tard, “Tsahal” agressait le Liban, les victimes civiles dépassaient le millier et les
infrastructures du pays étaient
détruites… On aurait pu penser que cette
guerre allait renvoyer aux calendes
grecques le projet de candidature israélienne… Il n’en est rien… Deux mois
après l’agression contre le Liban, pays
considéré à juste titre comme un des
piliers de la francophonie dans le monde,
il ne faudra pas s’étonner si le tour de
passe-passe chiraquien est perçu par les
pays musulmans comme un coup de force
pro-israélien. »
On laissera à Gilles Munier la paternité de
ses allégations, se souvenant que, proche de
Saddam Hussein et président des Amitiés
franco-irakiennes, il publia chez Jean Picollec un Guide de l’Irak passionnant mais partial. Toutefois, si Israël — dont le précédent
Premier ministre accusa violemment la
France d’être « la patrie de l’antisémitisme
en Europe » — intègre l’OIF ce vendredi
selon le scénario évoqué, on en déduira que
Chirac le Ricain ne le cède en rien à Sarko
l’Amerloque pour ce qui est des reptations
devant l’Oncle Sam. Et que sa gesticulation
à l’ONU une décade plus tôt exactement
n’était, comme ses déclarations d’amour au
Liban souffrant, qu’hypocrisie, les intérêts
du peuple élu étant les seuls qui lui tiennent
véritablement à cœur. Aujourd’hui Israël
dans la Francophonie ? Et demain, si les
choses tournent vinaigre du côté du Jourdain, les Israéliens chez eux chez nous…
_____
(1) Le procès sera suspendu le 2 octobre, a
annoncé le président Kross, car, « en raison des
fêtes du Grand Pardon (Yom Kippour), de nombreux avocats, prévenus, parties civiles et
membres du tribunal n’auraient pu être présents
ce jour-là » (cf. Actualité juive du 21/9).
Chronique des territoires (doublement) occupés
que la part des mineurs dans la délinquance
dionysienne soit « passée de 44,23 à
47,67 % », et même à 70 % dans la catégorie des vols avec violences, du moment que
l’an dernier, « sur 1651 mineurs déférés au
parquet, seuls 132 ont été écroués, ce qui
donne une idée de la marge de progression
que le parquet possède actuellement, nonobstant le dogmatisme dont peut faire
preuve le juge des enfants dans ce département ». Mais aussi du « sentiment d’impunité » prévalant chez les « petits frères »…
Dont on rappellera qu’un seul fut écroué sur
les 85 déférés à la suite des « émeutes du
ramadan » 2005, pourtant particulièrement
violentes dans le “9-3”.
LA MEILLEURE : CHIRAC,
DÉFENSEUR DES JUGES !
Toujours habile à botter en touche pour
faire oublier ses mauvaises passes, Sarkozy
interpellé à la télévision sauta sur l’occasion
pour reprendre à son compte les chiffres du
préfet Cordet et flétrir la “passivité” des
magistrats. D’où grand émoi chez les chats
fourrés. Le procureur général (et socialiste)
Jean-Louis Nadal se précipitait à Bobigny
pour y assurer de sa solidarité agissante ses
collègues du Syndicat de la Magistrature
(dont il se trouve que la nouvelle présidente,
l’exotique Aïda Chouk, officie justement à
Bobigny), le premier président de la Cour
d’appel de Paris, Renaud Chazal de Mauriac
se hérissait contre cette « stigmatisation de
la justice » et Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation, exigeait
d’« être reçu par le président de la République (…) pour lui exposer la gravité de ces
atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution et le
malaise ressenti par les juges dans une
situation qui compromet l’exercice de la justice ».
Et le chef de l’Etat lui prêtait une oreille si
attentive que, le 23 septembre, Le Monde
barrait sa une de ce titre surréaliste dont on
ne sait si c’est de l’art ou un tour de cochon :
« Jacques Chirac défend les juges ». Un
spectaculaire retournement pour celui qui,
depuis quinze ans que se poursuit l’instruction sur le pillage des finances parisiennes
sous ses mandatures , aura mis tout en
œuvre pour échapper à la justice, n’hésitant
pas à déshonorer celle-ci en faisant avaliser
par la Cour de cassation la totale immunité
pénale du locataire de l’Elysée
LA JUSTICE SOUS
LA LOI ÉTRANGÈRE
Jusqu’où ira l’affrontement — que Chirac a tout intérêt à envenimer — entre la
magistrature et son ministre d’Etat, lequel
n’est d’ailleurs pas perdant dans l’affaire
puisqu’est ainsi renforcée l’image de
marque “répressive” dont il aime à se prévaloir ? Pour 54 % des Français selon un
sondage CSA/Le Parisien publié le même
23 septembre, le ministre de l’Intérieur
Nicolas Sarkozy avait en effet eu raison
d’affirmer que « certains magistrats ont
démissionné de leurs responsabilités », et
selon un autre sondage (IFOP/Le
Figaro/LCI) réalisé simultanément, c’est
même 77 % des personnes interrogées qui
estiment elles aussi que « la justice n’est
pas assez sévère avec les jeunes délinpar
Claude LORNE
(Dessin de CHARD.)
d’ailleurs fait preuve de la plus extrême
nullité (voir la dissolution d’une Assemblée pourtant à sa botte et son remplacement par une Chambre rose-rouge), du
moment que la route était barrée à un
“fâcho”. Preuve d’extrême sophistication
intellectuelle, de “civilisation” portée à son
summum ou, à l’inverse, de l’irrémédiable
dégénérescence consécutive à la lobotomisation qui a réduit tout un peuple au
niveau du chien de Pavlov ?
EBAUBIS devant l’explosion de
colère suscitée en Hongrie par le
simple aveu d’avoir « menti matin et
soir » — comme si le mensonge n’était
pas l’essence même de tout homme
politique ouest-européen dont le don
de pratiquer le double ou quadruple
langage (voir en page 12 les palinodies de Chirac sur la justice et le Liban)
est la clef même du succès —, nos
media ont trouvé l’explication : les
pires violences ont été le fait de “skinheads” et de “hooligans”. Et quand
bien même : ne sont-ils pas eux aussi
des citoyens ? Plus grave encore : il y
a parmi les manifestants des “extrémistes” du MIEP d’Istvan Csurka — qui
accueillit naguère Jean-Marie à Budapest — et même des “révisionnistes”
du Mouvement pour la jeunesse des
64 comtés de la Hongrie historique
(HVIM), qui ne se console pas des
amputations infligées au pays de saint
Etienne et de Mathias Corvin par le
traité de Trianon.
Ce traité et ses pareils ayant conduit à
la Seconde Guerre mondiale (« Hitler, né
à Versailles », avait titré Degrelle), on
peut légitimement s’inquiéter des revendications magyares sur la Transylvanie
alors que la Hongrie est déjà membre de
l’Union européenne où la rejoindra l’an
prochain la Roumanie. Mais vaut-il
mieux qu’une jeunesse s’enflamme pour
la patrie mutilée ou pour onze footeux
black-black-black ? A l’heure où, profitant
de la sortie du film Indigènes mercredi
dernier, L’Express titrait le 21 septembre
« Faut-il avoir honte d’être français ? »,
on peut se demander quel “révisionnisme” est le pire : celui qui exalte l’histoire nationale ou celui qui la truque ignoblement pour persuader un peuple de
son écrasante responsabilité dans les
heures les plus sombres de l’humanité.
Ne soyons pas naïfs : à la veille des
municipales du 1er octobre où Viktor
Orban, patron du parti Fidesz et leader
de l’opposition de droite, espère — peutêtre en vain, car Gyurcsany peut encore
gagner dimanche — prendre sa
revanche sur les législatives perdues,
sans doute les conservateurs ont -ils
exploité l’écœurement suscitée par
l’amoralité du Premier ministre. Reste
que dans une Europe avachie et prête à
tout accepter, y compris la trahison de
ses “élites” et l’invasion de son territoire
(voir le vote des Suédois) pour continuer
à se vautrer dans un hédonisme abject,
les jeunes Magyars nous ont donné, un
demi-siècle après l’insurrection de leurs
valeureux aînés contre l’hyperpuissance
soviétique, une nouvelle leçon de courage civique — pardon : citoyen — dont
leurs contemporains de l’Ouest pourraient utilement s’inspirer.
Alors, à la manière de Charles Floquet
saluant la Pologne lors d’une visite de
Nicolas II à Paris en 1896, et parce que
la chape du plomb libéralo-capitaliste
qu’on impose à la jeunesse est plus
pesante encore que ne le fut le joug tsariste, on criera : Vive la Hongrie, Messieurs !
<galic@rivarol.com>.
R I VA R O L
“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”
Europe n’a fait de pareilles conneries,
sauf nous… Nous avons menti au cours
des derniers 18 mois-deux ans, nous
avons menti matin et soir. Tout ce que
nous avons dit [sur la bonne santé de
l’économie] était faux. »
HEUREUX pays où le cynisme d’un
politicien peut mettre le feu aux
poudres, faire descendre cinquante mille
personnes dans la rue contre le menteur
comme, dans la France de février 1934,
le peuple de Paris écœuré par l’affaire
Stavisky s’était levé au cri de « A bas les
voleurs ! » Temps révolus… Quand
300 000 jeunes, une foule que ne mobilisera plus tard ni la mort de Malik Oussekine ni l’hostilité au CPE, envahissent la
capitale (en décembre 1984), c’est pour
la défense et illustration de… la radio
NRJ et, dans notre France désormais
“éclairée” par près d’un demi-siècle de
Ve République gaullo-gauchiste, c’est au
contraire pour un “SuperMenteur” notoire
qu’en toute connaissance de cause ont
défilé en masse puis voté le 5 mai 2002
quelque 82 % des Français. Pour ces
82 % de citoyens conscients et organisés, héritiers — au moins en majeure
partie — du peuple le plus spirituel du
monde, peu importait de reconduire
SuperEscroc qui, à l’Elysée, avait
Rétablir la peine capitale !
Sarko et les juges : match (très) nul
France-Culture, la voix de l’anti-France
Communisme : le cadavre remue encore
Spécial 16 pages
N° 2779 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 29/9/2006
N° 2779 du 29 SEPTEMBRE 2006
www.rivarol.com
Belgique, Luxembourg : 3,25 €
Canada : . . . . . . . . . . . . 5,25 $
Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €
Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS
Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €
La Hongrie contre son SuperMenteur
CINQUANTE ans tout juste après
l’insurrection que l’URSS du
bonasse Khrouchtchev et son
Armée rouge devaient réprimer avec
une sauvagerie toute stalinienne
(13 000 morts, 200 000 exilés… sur une
population d’à peine 9,5 millions
d’âmes), Budapest a connu le 18 septembre et plusieurs soirs durant, des
émeutes marquées par la prise et la
tentative d’incendie de lieux publics
(notamment l’immeuble de la télévision)
et des affrontements avec la police du
régime. Si les violences ont cessé, de
gigantesques manifestations se poursuivent.
Il ne s’agit pas cette fois d’une révolte
contre le pouvoir marxiste — encore que
le Premier ministre socialiste Ferenc
Gyurcsany, dont les manifestants exigent la démission, soit entré dans la carrière comme secrétaire des Jeunesses
communistes. Ni d’une rébellion provoquée par la faim et la misère — même
si la fureur populaire a traduit un grand
mal-être, dû à une course accélérée, et
dont beaucoup se sentent exclus, vers
l’adaptation au libéralisme échevelé
qu’ont adopté les anciens marxistes.
Non, si des milliers de jeunes Hongrois
se sont spontanément précipités vers le
Parlement, c’était pour exprimer un
dégoût éthique : ils avaient été profondément choqués par une émission de
télévision où l’on pouvait entendre
Gyurcsany, enregistré à son insu, déclarer à son cercle rapproché le 26 mai dernier, après des législatives qu’il avait
gagnées malgré son déplorable bilan
« aux Affaires » : « Nous avons merdé.
Pas qu’un peu, beaucoup. Personne en
(Dessin de CHARD.)
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Imprimé en France/Printed in France
RIVAROL.
N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 2
Bien que, depuis la réforme des modes
de scrutin régional et européen, le mouvement Chasse Pêche Nature et Tradition
(CPNT) n’ait plus aucune représentation
dans les assemblées et connaisse donc de
sérieuses difficultés financières, il n’a pas
renoncé à concourir en 2007. Un candidat
a même été désigné : Frédéric Nihous,
39 ans, directeur politique du parti et
ancien directeur de campagne de Jean
Saint-Josse à la présidentielle de 2002. Il
déclinera les thèmes suivants : « la
défense de la ruralité, de l’aménagement
du territoire, une écologie humaine et réaliste où l’homme sera vraiment au centre
des choses, avec la liberté de chasser, de
pêcher, avec la défense des services
publics et des services de proximité en
zone rurale ».
F. Nihous ne devrait pas rencontrer de
grandes difficultés dans la collecte de ses
signatures : Saint-Josse en avait eu plus
d’un millier en 2002. C’est tellement plus
facile pour un édile de
signer pour un chasseur que pour Le Pen !
Cette candidature de
CPNT est détestable à
plusieurs titres. Elle
participe d’abord
d’une dégénérescence
continue de l’action
politique car la chasse
et la pêche sont des activités ludiques,
même si leur interaction avec l’environnement n’est nullement négligeable, et cela
ne saurait suffire à légitimer la constitution d’un parti politique ni a fortiori d’une
candidature à la magistrature suprême. A
ce titre, pourquoi ne pas se présenter à la
présidentielle au nom du lobby footballistique, automobilistique (comme ce fut le
cas en Suisse) ou limonadier ? Qu’il y ait
des centaines de maires pour donner leur
signature, et donc leur crédit, à CPNT en
dit long sur l’affaissement du sens civique
et de la perte du bon sens dans notre pays.
Par ailleurs, et c’est sans doute le plus
important, quand CPNT prétend défendre
la ruralité plutôt que les banlieues et la
France profonde contre l’Europe de
Bruxelles, il s’agit d’une totale escroquerie. En effet, le 21 avril au soir, devant des
millions de téléspectateurs, Jean SaintJosse n’eut rien de plus pressé que d’appeler à voter pour Chirac sous les applaudissements de ses militants et en contradiction flagrante avec les idées qu’il se faisait fort de promouvoir.
En attendant, on peut être sûr que le candidat de CPNT en rajoutera dans la démagogie et le populisme : « On nous ferme
tout, les services publics, les commerces,
etc. Nos villages crèvent, sont désertés par
la population, mais néanmoins on paie les
mêmes impôts que les autres », a déclaré
Frédéric Nihous dont la candidature ne
peut que gêner celles de Le Pen et
d’ailleurs de Villiers. Qui ne voit que
CPNT, qui compte en son sein nombre de
francs-maçons, est un allié objectif du Système et donc un ennemi de la vraie
France ?
J. B.
UN TÉTRAPLÉGIQUE
DANS LA COURSE
Nouvelle preuve du “communautarisme” régissant désormais la société française : Jean-Christophe Parisot, tétraplégique, myopathe et trachéotomisé de
39 ans et leader du Mouvement de
défense des personnes handicapées en
France, a été intronisé le 19 septembre
candidat à l’Elysée après un vote unanime
des militants de son mouvement, le Collectif des Démocrates Handicapés. Emmanuel Moreau, également tétraplégique et
conseiller régional (Vert) d’Ile-de-France
lui a apporté le premier des 500 parrainages espérés.
Déjà candidat à la présidentielle de
2002, M. Parisot avait obtenu 16 signatures d’élus « sans presque faire campagne » et
en 2004, aux élections sénatoriales dans
la Somme, il avait devancé les candidats
du FN et des Verts avec 3,3 % des voix.
Bien que conseiller en communication
politique de Gilles de Robien depuis
1990, le candidat se présente comme
« libre de tout appareil politique » et « ouvert au
dialogue avec la gauche comme la droite » mais
il se dit « héritier spirituel de Jean Moulin et
de Victor Schoelcher ».
champion du non national et
républicain » et reste « un valet de l’atlantisme et de l’Empire, quand je suis le
défenseur des petites nations souveraines
et des non alignés », incarnant « la vraie
rupture, le vrai changement tandis que
tous les agents du Système, formés par le
Système, payés par le Système, pour que
dure le Système, s’appliquent à favoriser
la même politique destructrice d’emplois
français qui nous a tant pénalisés depuis
trente ans ». Politique également fatale à
« nos paysages, nos terroirs saccagés,
dénaturés par la spéculation et la surproduction délirante, ne laissant plus au
petit peuple que les banlieues sordides où
la guerre civile est délibérément encouragée », au point que « nous, Français de
souche ancienne ou récente, sommes
devenus des étrangers inquiets dans
notre propre pays ».
Les « Français d’origine étrangère »
que Le Pen a invités à « communier sur
nos valeurs, dans la mesure où vous respectez nos coutumes et nos lois, dans la
mesure où vous n’aspirez qu’à vous élever dans ce pays par le travail » aurontils été sensibles à cet appel et se rendrontils le 22 avril prochain « à ce rendez-vous
historique qui permettra, qui sait, au
Goethe de demain de proclamer une fois
encore : “De ce lieu et de ce jour date
une nouvelle époque de l’histoire du
monde.” » ?
Là encore, le doute est permis mais,
joint aux demandes de parrainages, le
texte de ce discours devrait, malgré ses
quelques cactus historiques ou géostratégiques, faciliter auprès des maires la
récolte des indispensables signatures.
C.-M. G.
Pour le journaliste Laurent Barthélémy,
de l’AFP, les choses sont claires : à
Valmy d’où il a lancé sa candidature le
20 septembre, « Le Pen a cherché à
s’éloigner de l’extrême-droite », à
« imposer un discours moins marqué par
les thèmes traditionnels de l’extrêmedroite » dont, interrogé dans le n° 3 du
Choc du Mois, le président du Front
national “admettait” en effet qu’il l’avait
« traînée comme un véritable boulet ».
« Moi, je préparais l’avenir. Eux, ils
étaient là pour tenter de justifier leur
passé, imaginant, sans doute, que s’ils
parvenaient à réhabiliter leurs erreurs de
jeunesse, la droite nationale, de facto, se
retrouverait aux portes du pouvoir. Un
raisonnement parfaitement idiot. »
Espérons pour lui qu’en revanche, « le
choix d’un pèlerinage sur un champ de
bataille révolutionnaire et le dépôt d’une
gerbe aux pieds de la statue d’un serviteur de la Révolution — le général Kellermann » (cf. l’AFP) seront, comme
l’éloge de la Constitution de 1958,
« démocratique, laïque et sociale », d’intelligentes contributions à la nouvelle
lutte de la nation française. Cette fois
contre « les armées ennemies du libéralisme mondialisé, du communautarisme,
de l’immigration sauvage, de la régression ». Et qu’en cas d’accession du candidat au second tour, ils désarmeront les
artisans du « tour infernal » de 2002.
Mais rien n’est moins sûr. La clôture de
l’édition 1997 des BBR sur « Le Chant
des Partisans » n’évita nullement en 2002
la « quinzaine de la haine » et la semaine
dernière, après le passage du président du
Front national à Valmy, le responsable
local de la LICRA entouré des élus
“démocrates” champenois s’est précipité
sous les ailes du moulin pour « décontaminer le site ». A croire
qu’une centaine de militants
et de responsables du Front
sont plus dangereux que le
réacteur de Tchernobyl !
Il est vrai que, dans son
long discours, Le Pen avait
quelque peu écorné le mythe
en reconnaissant que Valmy,
socle de la République jacobine et maçonnique, fut, « c’est vrai, une
simple canonnade ». Et s’il salua dans
ses militants et ses électeurs les « dignes
héritiers des combattants de 1792 », c’est
parce qu’ils sont « les seuls à avoir lutté
pour cette indépendance nationale, qui
seule permet la préservation de notre
héritage commun, de nos valeurs morales
et des acquis sociaux ». De même
affirma-t-il : « Si j’ai choisi Valmy, c’est
qu’à travers ces diverses épopées, je
crois à la continuité de la grandeur de
notre peuple. De Gergovie à la Résistance en passant par la monarchie capétienne et l’épopée napoléonienne, je
prends tout ! Oui tout ! Car toutes ces
actions héroïques, novatrices, audacieuses, participent du génie de notre
pays. Un génie virevoltant où le changement radical fut plusieurs fois la voie du
salut, la condition de la pérennité. Loin
d’opposer les époques les unes aux
autres, je suis de ceux qui pensent qu’un
certain centralisme jacobin puise sa
source dans le règne de Louis XIV… , de
ceux qui croient que notre attachement
farouche à l’égalité, motif de tant de
luttes sociales, trouve son origine dans
notre vieux fonds chrétien… Un nouveau
Valmy nous attend. Nouvelle menace,
nouveau défi, nouvel espoir… pour que
continue l’histoire d’une France forgée à
la grandeur des Vercingétorix, des saint
Louis, des De Gaulle… ou bien qu’elle
disparaisse, dépecée, annihilée, engloutie dans le magma euro-atlantiste, vouée
à l’Organisation Mondiale du Commerce
et soumise à l’euthanasie de l’OTAN. »
Celle que veut nous imposer Sarkozy qui,
loin d’être « du Le Pen “light”, une sorte
de Le Pen bourgeois », fut, ajouta le chef
du FN, « le champion du oui à la constitution euro-mondialiste quand je fus le
Contrairement à ce que pourrait laisser
penser une photo prise le 5 septembre
lors d’une projection privée du film
“Indigènes” et où l’on
voit Chirac hilare et
Jamel Debbouze vautré
sur Bernadette, ce film a
« beaucoup ému » le couple
présidentiel, la première
dame de France déclarant aussitôt : « Jacques, il
faut absolument faire quelque chose pour ces
gens-là » — les tirailleurs « venus des colonies
pour sauver le pays » pendant la Seconde
Guerre mondiale (1), comme il est chanté
dans Les Africains, et dont les pensions,
indexées sur le niveau de vie du pays
d’origine, sont dérisoires. De même fautil exalter leur contribution à la Première
Guerre mondiale… Ce qui fut d’ailleurs
fait, notamment lors du premier défilé
de la Victoire en 1918, et à l’occasion de
l’Exposition coloniale.
Il est toutefois d’autres soldats étrangers
qui se dévouèrent corps et âme pour la
France, et cela cinq siècles durant : les
Suisses, ce dont la populace parisienne
enragée par la révolution les remercia en
liquidant ignoblement 886 d’entre eux
lors des massacres du 2 septembre 1792,
alors qu’ils s’efforçaient de protéger le roi.
On sait comment le gouvernement Raffarin et la mairie de Paris ont salué leur
sacrifice : en refusant le 18 novembre
dernier au président helvétique Samuel
Schmid la faveur de faire apposer une
plaque rappelant leur sacrifice sur un
mur de la Chapelle expiatoire. Offerte
au musée des Invalides en désespoir de
cause, cette plaque n’eut pas un meilleur
sort. « Non seulement Michèle Alliot-Marie
snoba la cérémonie mais le conservateur des
Invalides avertit aussi le président Schmid que la plaque
ne serait pas placée dans une
salle ouverte au public » (cf.
le n° 2749 de RIVAROL
qui, alerté par des lecteurs suisses, avait été le
premier dans la presse
française à révéler le
scandale, dès le 18 décembre 2005).
A l’initiative de France Royaliste (tél. 06-
71-02-26-47) et de Jean-Christophe Vallet
qui a lancé une pétition nationale de réparation (<www.gardessuisses.blogspot.com/>),
une journée d’« Hommage aux Gardes
Suisses pour cinq siècles d’Honneur et de
Fidélité » a eu lieu le 16 septembre à Thiberville en présence du général J. Dousse,
attaché militaire à l’ambassade de Suisse
à Paris. Est-il besoin de préciser qu’aucun
officiel français n’était présent ?
_____
(1) Selon l’historien Daniel Lefeuvre cité par
L’Express (du 21/9), le taux de mortalité fut de
1942 à 1945 de 5 % pour les tirailleurs maghrébins et africains… et de 8 %, « taux record »,
parmi les 176 000 Pieds-noirs mobilisés.
NOS JOIES
Le 4 septembre Baptiste-Charles
est né au foyer de Bruno et Salsa
POUGNET. Salsa, qui est la fille
de nos fidèles lecteurs Marie-Gilles
et Georges Maître, fut pendant
plusieurs années responsable du
FNJ et du Renouveau Etudiant à
Toulouse. Nos plus amicales félicitations à cette jeune famille.
Valmy : un nouveau Le Pen pour
une nouvelle bataille de la nation ?
Elysée 2007 : les chasseurs à l’affût Gloire aux “Indigènes” ? Mais aussi
justice pour les Gardes suisses !
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ASEPT mois de la présidentielle, le
petit monde politique est en ébullition et ne craint qu’une chose :
la répétition, en pire, du 21 avril 2002.
Dernières nouvelles (non exhaustives) de
ce second… front.
PHILIPPE MINISTRE
DE NICOLAS ?
Le 16 septembre, le Figaro-Magazine
évoquait le nom des ministres pressentis
en cas de victoire de Sarkozy en 2007. Ô
surprise, après les incontournables Hortefeux, Fillon, Devedjian et Borloo apparaît Philippe de Villiers, celui-là même
qui fait mine d’attaquer chaque jour avec
virulence Nicolas Sarkozy. Cette révélation n’en est pas vraiment une : on se
souvient que Villiers était au premier
rang des invités lors de l’intronisation de
Sarkozy comme président de l’UMP en
novembre 2004 et que, de la tribune, le
ministre fit applaudir le vicomte.
Dès le 24 juin, d’ailleurs, le même FigMag, particulièrement bien informé de ce
qui se trame dans ces milieux de la bourgeoisie affairiste, avait révélé que l’UMP
ne présenterait pas de candidat contre
Villiers aux législatives de juin 2007 dans
sa circonscription vendéenne des Herbiers. Selon l’hebdomadaire, la direction
de l’UMP avait été “contrariée” par l’initiative d’un membre du bureau exécutif
du Parti radical valoisien : au vu des
attaques tonitruantes du président du
MPF contre la politique du parti sarkozyste, Mourad Ghazli avait demandé fort
logiquement qu’un candidat UMP fût
investi contre le président du MPF. Catégorique fin de non-recevoir de Manuel
Aeschlimann, député-maire d’Asnières et
influent conseiller politique de Nicolas
Sarkozy, annonçant que « cette revendication (de M. Ghazli) n’aura pas de
suite » car « les élus et militants locaux
du MPF ne sont pas aussi caricaturaux
que leur mentor ». Or, la question portait
sur Villiers lui-même ! Aeschlimann est
l’auteur d’une proposition de loi visant à
accroître la publicité des parrainages de
maires (consultation de leurs noms sur
Internet et envoi de la liste des parrains à
tous les électeurs en même temps que les
bulletins de vote et les professions de foi)
afin d’empêcher la candidature de
Le Pen. Le crime est donc signé : il s’agit
de substituer à JMLP un ersatz dont on
sait qu’il est et restera un homme du Système.
En favorisant son élection comme
député national ou, s’il fait plus de 5 %,
en lui accordant un ministère, l’UMP
récompense à l’avance le Duplicator
dont, hélas pour Sarko, la tentative de
minorer le score du candidat Le Pen en
N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 3
2007 semble vouée à
l’échec.
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