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11/21/25

 


Avant d’en arriver aux Français qui porteront l’uniforme aux runes d’argent, sous

le nom de division Charlemagne, Robert

Forbes s’intéresse à leurs compatriotes qui

les ont précédés : dans la NSKK — où ils

sont armés de fusils Lebel —, dans la Luftwaffe, dans la Kriegsmarine, dans l’organisation Todt, dans la FLAK (l’arme antiaérienne), dans la Waffen SS en se déclarant comme Wallons… Mais aussi et surtout dans la LVF dont l’épopée militaire est

présentée, en même temps que l’auteur

dresse un tableau des partis politiques —

RNP, PPF, MSR — et de leurs animateurs,

Bucard, Doriot, Déat, Constantini, Darnand, Vallat. Il décrit le SOL (Service

d’ordre légionnaire), la Milice, l’éphémère

Légion tricolore. La leçon d’Histoire est

honnête, claire, et s’appuie sur une succession de portraits, tous plus contrastés les

uns que les autres.

Par exemple, Edgar Puaud, glorieux

ancien combattant de 14-18 et futur commandant des Waffen SS français, a refusé

de serrer la main des officiers allemands de

la commission d’armistice. Henri Fenet (2),

aspirant décoré de la Croix de guerre en

1940 lors des combats contre les Allemands, et qui sera le commandant du

bataillon français défendant Berlin en avril

1945, a pensé, un temps, partir en Angleterre.

Si beaucoup de jeunes gens se sont engagés dans la Waffen SS directement, sans

passer par la LVF — ils ont souvent pour

point commun leur jeunesse, un dégoût

pour la IIIe République, une volonté de

servir leur pays, un rêve d’Europe

unie… —, beaucoup d’autres y viendront

après un séjour dans la Milice. Là encore,

l’auteur s’y intéresse de façon fort honnête

et détaillée : il présente le profil de ses

membres, ne cache pas le peu de considération qu’ils portent aux Allemands — qui

le leur rendent bien —, évoque les assassinats de miliciens par les résistants, dès le

printemps 1943, les efforts de Darnand

pour obtenir que la Milice soit armée, la

fuite de France, après l’été 1944, les

attaques de leurs convois qui, parfois, réussissent à passer, parfois sont massacrés…

Alors que l’effondrement de l’Europe

semble inéluctable, les responsables miliciens se demandent, avec un manque criant

de sens des réalités, ce qu’ils deviendront :

une unité française autonome ou sous commandement allemand ? Quel emblème porteront-ils sur leur uniforme ? Et quel uniforme d’ailleurs ? Avec quel grade ? Celui

qu’ils portaient dans la Milice sera-t-il

conservé dans la Waffen SS ?

Robert Forbes émaille son récit d’anecdotes, comme celle de ce lieutenant allemand qui veut abandonner les Français ; les

autres Allemands s’y opposent, et le lieutenant sera cassé de son grade par Himmler.

Celle des soldats qui, dans des forêts infestées de Soviétiques, croient

entendre « Des ruches ! »

quand leurs camarades crient

« Des Russes ! » laisse le lecteur perplexe… En revanche,

dès que l’on sort de l’anecdote

pour aborder les combats —

dans le cimetière d’Elsenau,

dans la plaine de Belgard ou

au cours de la percée de Dievenow, pour évacuer 5 000 civils

allemands — les récits manquent de

souffle : n’est pas Saint-Loup ni Jean Mabire

qui veut… et la traduction est parfois maladroite.

Vient le moment de la bataille de Berlin,

à laquelle Forbes consacre une centaine de

pages. Son récit emprunte largement aux

deux écrivains mentionnés à l’instant (il ne

s’en cache d’ailleurs pas) ainsi qu’aux

témoignages des rares survivants. Tout cela

donne plus d’énergie à son propos. On en

retiendra quelques images. En entrant dans

Berlin, les Français chantent, et le lendemain matin, ils se lavent, se rasent, brossent leur uniforme : ils veulent se montrer

dignes du rendez-vous qui les attend. Un

autre Français, Robert Sourlet, ancien de

la LVF et qui, huit mois auparavant, avait

refusé de passer à la Waffen SS, se

retrouve, après un incroyable périple, à

combattre dans Berlin aux côtés des SS

français ; mais lui se bat en uniforme de la

LVF…

Plus tard, un vieux monsieur demande

aux Français de le débarrasser des caisses

de munitions qui encombrent son appartement. A l’intérieur se trouvent… des

armes antichars Panzerfaust, fort précieuses face aux T34 soviétiques. Certains SS de la Charlemagne combattent

aux côtés d’enfants de la Hitlerjungend,

d’autres reçoivent le renfort d’une centaine de fonctionnaires âgés de 50 à

60 ans. Quant aux blessés, l’un est

secouru par des SS « roumains ou hongrois », un autre par un SS italien, un

autre encore par un médecin anglais servant dans la Wehrmacht.

Lorsque le PC du bataillon déménage

dans le sous-sol d’une librairie, les Français se détendent, entre deux combats, en

ouvrant des livres d’art. Pour Rostaing,

ces ouvrages étaient « un symbole de

notre civilisation occidentale pour

laquelle nous nous battions ».

Dans la nuit du 1er au 2 mai, après l’annonce de la mort du Führer, la poursuite

du combat est devenue inutile. Il faut fuir.

Certains y parviennent, d’autres sont

pris…

Pour les soldats de la Charlemagne qui

n’ont pas pris part à la bataille de Berlin,

l’auteur signale leurs traces, dans le

« réduit alpin » de Bavière, ou au sein

d’autres divisions. Il relate un combat fratricide entre Français, les uns portant

l’uniforme allemand, les autres l’uniforme

américain. Il n’oublie pas de mentionner

l’assassinat de onze Waffen SS français,

fusillés à Bad Reichenhall par leurs compatriotes de la 1ère armée, sous les ordres

du général Leclerc (3). Robert Forbes

consacre dix pages à ce crime de guerre.

L’épopée de la Charlemagne est terminée. Pour les hommes qui y ont servi, ce

sera les camps soviétiques ou les prisons

françaises, les exécutions sommaires ou

les pelotons d’exécution. Il en est cependant qui, après avoir été condamnés à la

prison pour avoir combattu le communisme, se voient proposer leur rachat…

en combattant le communisme en Indochine, dans les rangs du BILOM

(bataillon d’infanterie légère d’Outremer). Parmi eux, on retrouvera des séparatistes bretons de la « Bezenn (formation) Perrot », du nom de l’abbé assassiné

par des résistants. Que Robert Forbes

appelle, avec constance tout au long de

son livre, des “terroristes”.

L’ouvrage s’achève sur une quinzaine

de pages consacrées à un certain nombre

d’anciens de la Charlemagne et à leur vie

après la guerre. Une vie qui, pour certains, s’est révélée fort courte : ainsi Jean

Bassompierre, arrêté en octobre 1945, at-il été fusillé en avril 1948 après une

parodie de procès.

Ce livre n’apprendra pas grand-chose

aux lecteurs de RIVAROL qui connaissent bien cette période si particulière de

l’Histoire de France. En revanche, les

autres s’y plongeront avec grand intérêt :

ils acquerront des connaissances qu’ils

pourront prolonger avec les ouvrages

proposés dans l’importante bibliographie

qui clôt l’ensemble.

Luc DELONCLE. _____

(1) Pour l’Europe, de Robert Forbes, éditions

de l’Æncre (1 rue de la Sourdière, 75001 Paris),

740 pages. 59 € ou 55 € fco.

(2) Que, curieusement, l’auteur nomme “Fernet”. C’est ainsi que l’avait appelé Mabire dans

sa trilogie consacrée aux SS français. D’autres

volontaires, retrouvent le pseudonyme que leur

avait donné Mabire, comme Pierre Cance à

savoir Bance. Cela se justifiait à l’époque, dans

les années 1970, quand Fenet et Cance étaient

quinquagénaires et ne souhaitaient pas donner

trop de publicité à leur vie passée. Aujourd’hui

qu’ils sont morts, il eût peut-être été préférable

de rétablir leur véritable identité.

(3) L’auteur fait état de douze volontaires français fusillés. Or l’un d’eux a été épargné.

La “Charlemagne” vue

sans tabous par un Anglais

L’APRÈS-DE GAULLE VU PAR UN MAURIAC

SACRÉE CHARD ! Certains lecteurs se souviennent sans doute de son dessin représentant une

Marianne tenant plus de la

Vénus hottentote que de

l’Aphrodite de Botticelli.

Mais Chard a beau faire

dans la science-fiction, elle

est toujours rattrapée par la

réalité. Une dépêche AFP

en date du 23 octobre et

consacrée à Bobigny,

« préfecture du département de la Seine-SaintDenis où les violences

urbaines de 2005 ont commencé », nous présente

ainsi « la nouvelle

Marianne africaine aux

seins généreux et aux

lèvres charnues, œuvre de

l’artiste Hervé di Rosa »,

trônant dans la salle des

mariages de l’Hôtel de ville

de cette commune qui, « bastion communiste depuis 1920, est fière de ses 80 nationalités, et s’est autoproclamée “villemonde” ».

LA POLICE-MONDE

N’A PAS LA COTE

A l’approche du premier anniversaire du

déclenchement des violences urbaines —

ou plutôt des émeutes raciales — susdites,

Emile Perez, directeur de la formation de

la Police nationale, annonçait le même jour

son intention de fabriquer une « policemonde » en recrutant toujours « davantage

de jeunes des cités afin de mieux refléter la

diversité de la société dans toutes ses composantes et d’améliorer ses relations avec

les habitants des quartiers sensibles ».

Cette diversité existe déjà : actuellement,

10 000 adjoints de sécurité travaillent dans

les commissariats et 1 000 « cadets de la

République » sont accueillis chaque année

en école de police pour y être préparés au

concours de gardien de la paix. Leur présence aurait grandement « contribué à

faire évoluer la culture policière ». Ne

reste plus, selon le bon M. Perez, qu’à

espérer qu’elle contribuera aussi « à faire

évoluer le regard de la population sur sa

propre police », ce qui éviterait à celle-ci

les accusations de racisme et les agressions

subséquentes.

En novembre 2004, dans un rapport intitulé « La République à ciel ouvert »,

Azouz Begag, futur ministre délégué à la

Promotion de l’égalité des chances, avait

estimé à une dizaine le nombre de commissaires et à 300 celui des officiers issus des

« minorités visibles ». Des chiffres qu’il

souhaitait alors voir « tripler dans les deux

ou trois ans à venir ». La chose est en

bonne voie, mais on ne sache pas que cette

colorisation accélérée des forces de l’ordre

ait amélioré leur cote d’amour dans les

banlieues ; bien au contraire, les Jeunes

exècrent particulièrement les Blacks et

Beurs recyclés Bleus, qu’ils considèrent

comme des collabos comme l’avouait le

fonctionnaire Foued Belaïd le 18 octobre

la banlieue de Milan, pour avoir rappelé

que le voile islamique n’était « pas un symbole religieux prescrit par le Coran ».

UN VOL NOIR DE CORBEAUX

SUR LES MIDLANDS

Enfin, outre-Manche, on craint une

reprise des violences raciales depuis que

Jack Straw, ministre des Relations avec le

Parlement et inquiet de la prolifération des

niqab dans sa circonscription du nord de

l’Angleterre (ou plutôt inquiet, ne rêvons

pas, des arguments électoraux que donne au

British National Party de Nick Griffin ce

vol noir des corbeaux sur ses terres), a suggéré un « débat mesuré » sur le port du

voile intégral. Celui que refuse obstinément

d’enlever Aishah Azmi, jeune institutrice

adjointe dans une école appartenant à…

l’Eglise anglicane ! Suspendue à la

demande des élèves qui la jugeaient totalement inaudible, Miss Azmi a certes perdu

le procès qu’elle avait intenté à son

employeur pour discrimination et harcèlement mais elle a fait appel et, de toute

manière, la voici promue héroïne et martyre de la communauté islamique du

Royaume-Uni qui s’agite tellement en sa

faveur que Tony Blair a dû intervenir en

personne pour calmer les occupants. Que

ceux-ci se rassurent, « il n’est pas question

d’interdire quoi que ce soit ».

Contrairement à ce qui s’est passé au Caire

où le président de l’université d’Helouan —

pourtant fief électoral des Frères musulmans — a décrété personae non gratae les

étudiantes intégristes arborant le niqab.

Ainsi menacées d’exclusion, ces monaqqabates ont bien crié à la « négation des libertés individuelles », mais la plupart d’entre

elles sont sagement revenues au hijeb. Bien entendu, c’est pour garantir la

loyauté des examens et surtout pour des

raisons de sécurité que le président de

l’université égyptienne, soutenu par

Hosni Moubarak, a pris sa décision. En

avril 2005, deux monaqqabates cairotes

n’avaient-elles pas franchi des barrages à

la faveur de leur noir suaire impressionnant les policiers, et tiré sur un autobus

transportant des touristes ? Mais l’Europe

qui, foin du principe de précaution pourtant érigé en dogme en d’autres domaines,

hésite à interdire l’accès des aéroports et

même des soutes des avions à des

employés pourtant fichés comme fondamentalistes, voire comme djihadistes, ne

se résigne visiblement pas à bannir de ses

paysages le niqab alors qu’on continue

d’amuser la galerie avec les espions

alboches déguisés en bonnes sœurs (mais

heureusement reconnaissables à leurs

grands panards). Ce serait faire injure aux

musulmans, si chouchoutés sous nos climats qu’aux Pays-Bas, une fédération

syndicale (celle des syndicats chrétiens :

ça ne s’invente pas) a proposé le

13 octobre de faire de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du Ramadan un jour férié

pour tous les Néerlandais. Moins pourris

heureusement que leurs représentants, les

650 000 membres de la Fédération ont

réagi avec une telle pétulance que la fédération a renoncé à sa mirifique idée. Mais

à regret tant, selon elle, « l’Aïd fait déjà

partie de la culture néerlandaise ».

LE MEILLEUR

DES MONDES MÉTIS

On nous dira : « Ils sont fous, ces

Bataves ! » Mais la France se porte-t-elle

mieux ? A Roissy, c’est la CFDT issue de

la Confédération des Travailleurs chrétiens

qui se croise corps et âme en faveur des

bagagistes barbus menacés de perdre leur

accréditation, le Premier ministre dit

« comprendre le sentiment de harcèlement

des jeunes », 90,4 % des étudiants seraient

favorables au vote des immigrés selon un

sondage CSA publié le 25 octobre par Libération et, depuis ce mercredi, c’est par cars

entiers qu’écoles et municipalités emmènent les gosses voir le dessin animé Azur

et Asmar, destiné aux « enfants à partir de

3 ans » tant il n’est jamais trop tôt pour

commencer l’endoctrinement. Dû au récidiviste Michel Ocelot, le “père” du

négrillon Kirikou, ce long-métrage dont le

réalisateur a voulu faire une

« célébration de la civilisation islamique au Moyen

Age » et qui est d’autant plus

pernicieux qu’il est esthétiquement superbe, montre

« deux enfants bercés par la

même femme. Azur, blond aux

yeux bleus, fils du châtelain,

et Asmar, brun aux yeux

noirs, fils de la nourrice»

(arabe) qui leur raconte la

légende de la Fée des Djinns.

Bien entendu, le blondinet et

le noiraud s’aiment « comme

deux frères » mais ils « sont

séparés brutalement » par le

père d’Azur, un odieux

raciste. « Les deux frères de

lait devenus grands » se

retrouveront toutefois et, au

terme de mille aventures

« recelant autant de dangers

que de merveilles » dans un

Orient magnifié, fabuleux de

générosité et de beauté, Azur

épousera la fée noire. Et

Asmar la fée blonde.

Tout est donc pour le mieux

dans le meilleur des mondes

métis voulu par Ocelot qui espère qu’après

avoir vu son film, « les Français de souche

auront de la sympathie pour les Maghrébins et que les enfants d’immigrés se sentiront plus dignes, bien dans leur peau,

beaux et nobles » (1). Même si l’image

qu’offrent actuellement les « chances pour

la France » dans les cités n’évoque pas irrésistiblement la noblesse, les minots interminablement interrogés sur France Info le

25 octobre ont en tout cas bien compris la

leçon : « On est tous frères », « Il faut

aimer les Arabes », « Le racisme, c’est

mal », répétaient à l’envi ces précoces lobotomisés.

Le ramadan est fini, les vacances de la

Toussaint commencent, mais si le bourrage

de crânes pratiqué sous le nom d’instruction civique s’est interrompu, les salles obscures ont pris la relève. Et cette propagande-là sera encore plus efficace. Mais on

continuera à nous tympaniser avec cette

horreur absolue que furent les Balillas mussoliniennes et les Hitlerjugend du III°

Reich.

_____

(1) Interrogé par Le Parisien, M. Ocelot déclare

en revanche que né en Afrique et arrivé en

Anjou à 11 ans, il trouva « les filles moches » et il a bizarrement donné au très antipathique

personnage français de son film, Crapoux, la

binette de Woody Allen, le faisant de surcroît

doubler par Patrick Timsit. Que fait la LICRA ?

Chronique des territoires colonisés

sur France 2 : « En tant que flics, par rapport à notre couleur de peau, on nous

insulte, on nous qualifie de traîtres. Pour

nous, personnes de couleur, c’est beaucoup plus difficile que pour nos collègues

qui ne sont pas de couleur. »

N’importe, nommé chef d’état-major de

l’armée de terre en juillet dernier après

avoir commandé Saint-Cyr,

le général Bruno Cuche

convoquait la presse le

22 septembre pour lui

confier son désir ardent de

recruter plus d’officiers

issus des « minorités

visibles », noires ou maghrébines, car il serait très

« opportun que l’armée

soit le plus proche

possible » de l’image de la

nation. D’ailleurs, affirmait-il, « il y a une

demande », émanant « en

particulier des femmes ».

LE NIQAB

SUR LE KÉPI ?

Possible, mais le brav’général a-t-il réfléchi au fait

qu’un jour, pas si lointain,

il pourrait se trouver devant des officières

certes issues de minorités visibles, mais

invisibles sous leur niqab ?

Il y a plus de dix ans maintenant, la

France s’était trouvée désarmée face aux

gamines refusant d’enlever leur hijeb au

collège. Mais de Berlin à Dublin, le foulard qui paraissait si provocant a été détrôné par le voile

intégral ne laissant apparaître

que les yeux, et encore quand

celles qui le portent, dont

nombre de jeunes Africaines,

n’y ajoutent pas des

lunettes… noires ! Encore

rare à Paris, le niqab pullule

dans le “9-3”, y compris

autour de cette merveille de

technologie moderne que le

monde nous envie, le grand

stade dit de France — par

antiphrase sans doute, vu son

environnement.

Pourquoi ce déferlement

puisque le voile intégral était

inconnu sur les rivages d’où

nous viennent les grands flux

migratoires et qu’il est donc

difficile d’invoquer un quelconque respect de la tradition ? Bien évidemment par

volonté délibérée de provoquer les gouvernements indigènes pour savoir jusqu’où

l’on peut pousser trop loin le

bouchon.

Et ça marche ! Enfouie

sous son niqab, une journaliste du quotidien danois Berlingske Tidende a réussi à

prendre un vol pour Londres de l’aéroport

de Copenhague sans montrer un sourcil,

les douaniers n’ayant pas osé lui enjoindre

de se dévoiler.

En Italie, le président du Conseil Romano

Prodi a déclaré que le port du voile ne lui

posait « aucun problème », à condition que

« le visage ne soit pas complètement couvert » et une parlementaire d’Alliance

nationale, Daniela Santanché, a fait l’objet

d’une fatwah de l’imam de Segrate, dans

● Après la suggestion par Nicolas Sarkozy du rétablissement et de la généralisation des

études surveillées, nous nous demandions (édito du n° 2783) si cela suffirait à éviter

aux « orphelins de 16 h » de sombrer dans la délinquance. La réponse a été donnée par

Le Parisien qui rapporte que, le 21 octobre,une jeune femme surveillante au collège Evariste-Galois à Sevran (Seine-Saint-Denis) a subi un tabassage en règle de la part de ses

élèves qui avaient éteint la lumière. Sur les trois élèves exclus temporairement, deux

sont connus des services de police.

● A Nice, mise en examen de deux collégiens de 13 et 14 ans pour le viol à la mioctobre d’une camarade de classe de 13 ans qu’ils avaient raccompagnée chez elle après

la suppression d’un cours.

● A Corbeil-Essonnes, mise en examen d’une adolescente de 15 ans, « connue des services sociaux », qui avait poignardé l’une de ses camarades de classe, 15 ans également.

Le pronostic vital de la victime est engagé. On ignore les mobiles du crime, qui aurait

été filmé par une troisième larronne.

par

Claude LORNE

(Dessins de CHARD.)

www.rivarol.com

Dès le jeudi, vous pouvez consulter

notre site Internet pour voir la une et

connaître le sommaire du n° à

paraître.

L’école du crime

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<galic@rivarol.com>.

R I VA R O L

“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

N° 2785 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 10/11/2006

N° 2785 du 10 NOVEMBRE 2006

www.rivarol.com

mondialisation !) et les banlieues (vive la

société plurielle !), de « faire le lit de

Le Pen » qui annonçait depuis si longtemps

les inéluctables conséquences de la “tiersmondialisation”. Rien d’étonnant donc si,

comme le confirme tristement Le Monde,

l’électorat frontiste se recrute « plus que

jamais » parmi « les ouvriers, les employés,

les retraités, autrement dit ceux qui ont le

plus de difficulté à joindre les deux bouts »,

au point que paniquent « les syndicats, la

gauche et notamment le Parti communiste,

qui, depuis 1995, ne cesse de voir filer cet

électorat qui lui était en grande proportion

acquis ».

Si l’on ajoute qu’en matière de politique

étrangère aussi, le président du Front

national avait vu juste avant tout le monde

(y compris Chirac qui, on l’oublie trop souvent, n’excluait pas en décembre 2002

une participation de la France à la « Tempête contre l’Irak » en préparation) sur

l’hégémonisme états-unien, l’adoption de

l’euro (dont Le Parisien a avoué le

2 novembre qu’elle avait entraîné un renchérissement considérable des prix), il a

des raisons légitimes de penser, comme

il le confiait le 2 novembre à la « presse

amie » qu’il recevait à Montretout, qu’il

pourrait fort bien prendre le 22 avril prochain « la revanche de 2002 ».

Insupportable éventualité pour les

“démocrates” bien décidés à faire barrage

au “populiste”. Selon Le Nouvel Observateur, « Dominique de Villepin est catégorique » : « Jean-Marie Le Pen n’obtiendra

pas les 500 parrainages nécessaires. » Si

le Premier ministre est si catégorique,

n’est-ce pas parce qu’il a lui-même fait

signifier aux maires son veto absolu ? A

l’heure où les clans de l’Etat-UMP se

déchirent pour la succession, les apanages et les prébendes, le peuple des

godillots, jusqu’ici un peu déboussolé,

sera heureux d’apprendre que, sur ce

plan-là au moins, il y a parfait accord entre

l’Elysée, Matignon et la Place Beauvau.

Qu’importe que les cités brûlent, que les

scandales financiers se succèdent, que

des cadavres sortent des placards de

Clearstream, que plus de 5 000 policiers

aient été blessés en service depuis le

début de l’année, que l’Etat ne cesse de

capituler devant les bandes ethniques,

rien n’est perdu du moment qu’il reste un

espoir d’empêcher le grand méchant loup

Le Pen d’entrer dans la porcherie, pour

tenter de la nettoyer tant qu’il en est

encore temps car, comme il le dit si justement, « après 2007 il sera trop tard ».

Pour quelqu’un qui n’a que mépris pour

les « considérations d’ordre politique »,

c’est à une manœuvre assez infâme que se

prête Chirac, et d’ailleurs si dangereuse

que le député UMP Hervé Novelli a tiré la

sonnette d’alarme le 3 novembre sur La

Chaîne parlementaire : « Si Jean-Marie Le

Pen réunit 20 % comme les sondages l’en

créditent, a-t-il dit, il faut qu’il puisse s’exprimer au premier tour de l’élection présidentielle… S’il ne pouvait pas se présenter,

cela montrerait que notre démocratie est

bien malade et provoquerait un véritable

séisme ».

Mais le sumotori en chef de l’Elyséen se

soucie-t-il de la démocratie ? Après lui le

tsunami qui engloutira la France.

Bush paiera-t-il pour les 655 000 morts d’Irak ?

L’abdication du Pouvoir-sic devant les islamistes

Louis Aliot : “2007, dernière chance pour la France”

Chirac-Villepin-Sarkozy :

L’union sacrée… contre Le Pen

SALE temps pour les présidents !

Alors que, payant son aberrante politique au Moyen-Orient, l’Américain

George W. Bush a été désavoué mardi par

ses compatriotes et va être contraint à

cohabiter avec les démocraties qui ont

obtenu la majorité à la Chambre des Représentants, Jacques Chirac continue de stagner au baromètre TNS-Sofres du Figaro

Magazine : 24 % seulement d’admirateurs… et 74 % de mécontents.

« Je suis confiant », avait pourtant déclaré

le président français au Figaro quotidien

qui, le 31 octobre, alors qu’il rentrait d’un

voyage en Chine aussi interminable qu’infructueux sur le plan économique, l’avait

interrogé sur son bilan, très positif à en

croire l’intéressé : « Le chômage baisse…

L’amélioration touche toutes les catégories… C’est 350 000 chômeurs de moins

en un an et demi. » Et le chef de l’Etat, renvoyant dédaigneusement les divers candidats à leurs luttes subalternes, d’ajouter :

« Je ne vous cache pas que pour moi, ce

combat contre le chômage est une préoccupation qui dépasse de cent coudées les

considérations d’ordre politique. » Impossible donc de savoir s’il a l’intention de

rejoindre le ring électoral : « Je me prononcerai le moment venu, c’est-à-dire au

1er trimestre 2007 car, explique-t-il avec

componction, il est de ma responsabilité de

Président de la République de donner la

priorité à l’action. »

ON COMPREND les hésitations de Chirac compte tenu du désamour des

Français. Pour qu’il sorte du bois, il faudrait

sans doute qu’à gauche, le vainqueur de la

primaire socialiste ait survécu si diminué au

combat fratricide qu’il ait perdu toute crédibilité et que, dans son propre camp, l’usurpateur Sarkozy ait lui aussi vu fondre ses

chances. Mais sur le terrain ainsi dégagé

se dresserait un autre cactus : Le Pen. Que

le même sondage TNS-Sofres constatant

le désespérant enlisement de l’Elyséen crédite d’un bond de 5 points, ce qui le place à

17 % d’opinions favorables. Le double d’il y

a cinq ans, à la même époque. De quoi

qualifier le président du Front national pour

le second tour, comme le 21 avril 2002.

A la suite de L’Express qui, le 14 septembre, envisageait l’explosion de la

« bombe Le Pen », Le Parisien, VSD,

Le Point et Le Monde ont ces derniers jours

évoqué cette funeste hypothèse. Info ou

intox ? Car plutôt qu’informer les électeurs,

ces journaux les désinforment, lardant les

longs dossiers consacrés à « la bombe »

de références horrificques et de ragots

propres (si l’on ose dire) à effrayer le bourgeois et à dissuader le prolétaire. Diabolisation d’autant plus nécessaire que l’actualité se charge malheureusement, en ce qui

concerne surtout les délocalisations (vive la

(Dessin de CHARD.)

Imprimé en France/Printed in France

2 N° 2785 — 10 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL

terait pas aux élections législatives contre

Philippe Mottet, maire UMP d’Angoulême,

candidat dans la 4e circonscription de Charente et dont M. de Prat est un des adjoints.

Certes, cela relève de la petite magouille

locale, mais à mon avis très significative du

cocufiage qui attend ceux qui croient que

Villiers est contre la fausse droite des

Sarko, Chirac et autres. On irait vers un

remake de 2002 que ça ne m’étonnerait pas.

● De Jacques CÉLÉRIER :

UN MONDE PUTRESCENT

Le drame du bus incendié de Marseille

démontre l’ultime degré de ce qu’il advient

avec des populations non intégrées — en

admettant qu’elles puissent l’être un

jour — et non éduquées.

Il serait injuste de faire le seul procès de

ce geste criminel qui n’est que l’effet, la

conséquence inéluctable d’une cause bien

plus profonde : le laxisme, la permissivité,

la lâcheté de toute une société ; ce qui inclut

les parents, l’Education nationale, la Justice, la médiocratie, enfin et principalement

le monde politique putrescent pour qui les

votes n’ont pas d’odeur. Et fondamentalement, en toile de fond de ce délabrement

social, il y a encore et toujours l’IMMIGRATION INCONTRÔLÉE.

● De Jean-Paul P. (Chatou) :

CES RÉGIMES SPÉCIAUX

AUXQUELS ON NE TOUCHE PAS…

A l’Assemblée nationale, les années de

“travail” comptent double. Un mandat de

cinq ans est assimilé à dix années d’activité.

Pour financer ce régime de retraite très

favorable, les députés versent 20 % de leur

indemnité avec cependant 5 % de prime

par enfant. Pour peu que l’élu(e) ait quatre

enfants, comme Mme Royal par exemple,

faites les comptes.

Ainsi, après un premier mandat de cinq

ans, un député perçoit une retraite mensuelle de 1 581 € ; pour un sénateur (mandat de neuf ans), la retraite est de 2 827 €.

Après un deuxième

mandat de 5 ans, il peut

prétendre à une

retraite mensuelle de

3 162 € et après un

troisième à 4 743 €. Encore plus beau : les

députés peuvent cumuler leurs pensions avec

celles provenant

d’autres activités et autres mandats (maire,

conseiller général ou régional, ministre…)

Donc on comprend mieux que les parlementaires, de droite comme de gauche,

s’accrochent à leur fonction…

Un député peut prétendre à sa retraite à

l’âge de 55 ans, un sénateur à l’âge de

53 ans.

● De Laurent D. (Paris) :

BUDAPEST : FIN DE MANIF

Fidèle abonné de RIVAROL, je me suis rendu

le samedi 28 octobre, place du Châtelet, à un

rassemblement d’hommage aux combattants

de l’insurrection de Budapest en 1956 et aux

2800 Hongrois alors massacrés par l’Armée

rouge. Arrivé vers 15 h, je fus embarqué cinq

minutes plus tard avec trois dames et quatre

autres hommes dont un jeune étudiant MPF

qui voulait distribuer des tracts villiéristes et

qui aura peut-être appris quelque chose), deux

jeunes hommes d’Europea Gentes (dont un

avocat), et un sympathisant de Terre et Peuple.

En effet, cette commémoration était interdite

par M. Sarkozy, ainsi que Camille Galic l’a

souligné dans le dernier n° de RIVAROL.

Je pense que les policiers avaient ordre d’arrêter un certain nombre d’entre nous, point.

Ensuite une fois le panier rempli (« pour une

belle prise c’est une belle prise », leur ai-je dit,

citant Arletty), direction le commissariat du 5e

où les dames ont été emmenées, puis

celui du 12e, où nous entendîmes les

flics parler entre eux d’une descente

de la tribu KA aux Halles au même

moment (on voit l’urgence de notre

arrestation, je leur ai demandé s’ils

voulaient notre aide)…

Bref, nous sommes sortis de là à

20 heures, évitant de peu la garde à vue

demandée sur ordre extérieur, mais que

quelques personnes au commissariat trouvaient manifestement disproportionnée. Elles

ont donc fait un forcing par téléphone et fax

pour obtenir d’en rester à l’audition de nous

cinq. La jeune commissaire politique nous

demandant nos sources pour la manif, un

d’entre nous a cité RIVAROL, j’ai cité Présent,

elle n’avait pas l’air de connaître…

● De Gérard D. (Brunoy) :

RÉBELLIONS CONTRE

LE SAINT PÈRE

Les intentions du pape concernant la permission de célébrer la messe traditionnelle inquiètent l’archevêque de Lille qui a l’impudence

d’évoquer des corrélations avec « l’extrême

droite », comme si, depuis soixante ans, l’Eglise

de France n’avait pas multiplié les complaisances à l’égard de la politique dite de gauche.

Faut-il rappeler que la doctrine chrétienne ne

peut en aucun cas s’accommoder des philosophies marxistes et que saint Paul écrit, en tête de

l’Epître deuxième aux Corinthiens : « Ne formez

pas avec les incroyants d’attelage disparate » ?

L’archevêque de Lille et Mgr Quarante-Six

divisé par deux savent-ils que les prêtres de la

FSSPX n’adhèrent à aucun parti, mais que

quelques-uns de leurs confrères conciliaires

sont assidus à la Fête de L’Huma ? De toute

façon et quoi qu’il arrive, les fidèles de feu Mgr

Lefebvre préfèrent le schisme à l’apostasie.

● De Marc H. (Nice) :

HOMONYMIE ?

A propos de l’exposition sur les déportés juifs

de France dans les gares SNCF à l’initiative de

Me Klarsfeld : en gare de Nice, j’ai été fort surpris d’y voir figurer la fiche de M. Jacques

BEHMOIRAS, juif stambouliote émigré en

France durant l’entre-deux guerres, que j’ai

parfaitement connu… en 1960, à Paris, où il

était mon voisin de pallier… il est donc évident

qu’il y avait aussi des billets “aller-retour”… A

moins que M. Klarsfeld n’ait tout simplement

ratissé un peu large pour faire bon poids. Bien

sûr, l’hypothèse d’une homonymie totale

demeure possible mais la photographie est fort

ressemblante…

Dans ses entretiens avec le petit garçon que

j’étais alors, Jacques Behmoiras m’a souvent

parlé de la période de l’occupation parisienne… sans jamais relever une quelconque

forme d’incorrection des occupants à son

encontre.

MAMÈRE SUR LA

TOUCHE VERTE…

Candidat Vert à la dernière présidentielle où il avait obtenu 5,25 % des suffrages puis élu dans la foulée députémaire de Bègles, avec 56,5 % des suffrages, le meilleur score obtenu par un

candidat de son parti, Noël Mamère n’a

cette fois pas été investi par le dernier

Conseil national interrégional extraordinaire des Verts. Ceux-ci ne reprochent

nullement à l’ancien présentateur de télévision la

grotesque comédie du

« mariage homo » qu’il

célébra à Bègles (entre

deux abrutis depuis

poursuivis pour avoir

escroqué une vieille

dame). Légalistes —

quand ça leur chante —

ils s’arc-boutent simplement sur les statuts du parti qui interdisent le cumul des postes de maire et de

député.

Mamère va-t-il passer outre en se présentant sans étiquette, tenter d’obtenir

l’investiture socialiste (après tout, c’est

Gilbert Mitterrand qui lui mit le pied à

l’étrier en Gironde), renoncer à l’un de

ses mandats ou à la politique tout

court ? Pour le moment, il n’est guère

soutenu que par Dominique Voynet qui

a déclaré : « La représentation des Verts est si

faible et si injuste actuellement que je ne suis

pas sûre qu’on puisse se passer d’un seul de nos

trois députés. » Mais la sénatrice du

Doubs, candidate officielle des écolos à

la présidentielle 2007, est elle-même si

marginalisée que ses conseils n’ont guère

de poids.

QUE FAIRE

DE FRANÇOIS ?

François Hollande aurait paraît-il une

excellente raison de souhaiter que sa

chère et tendre ne soit pas choisie par les

militants comme candidate officielle du

PS. Il se murmure en effet qu’élue à

l’Elysée en 2007, Ségolène Royal, peu

désireuse de nommer son compagnon à

Matignon — ce qui créerait une situation

ridicule —, et ne sachant quoi faire de lui,

l’enverrait siéger à… la Commission

européenne ! Une perspective qui donnerait déjà le bourdon au premier secrétaire du PS.

UN RIVAL POUR

CECILIA ?

« J’aime quand tes yeux brillent. » Cette

déclaration d’amour de Nicolas Sarkozy

ne s’adressait pas à l’une des innombrables chargées de mission papillonnant à ses basques mais à… Jean-Louis

Borloo, que le ministre de l’Intérieur a

porté aux nues le 19 octobre à Villeneuve-la-Garenne pour son plan dit de

cohésion sociale. Du coup, certains imaginent un “ticket” Sarko-Borloo à la présidentielle pour faire échec à toute velléité de Villepin ou d’Alliot-Marie de se

porter candidat.

CE CHÊNE QU’ON

SE DISPUTE

Dès qu’il avait été question de la fondation par Michèle Alliot-Marie de l’association Le Chêne, qui est en fait un comité de

soutien pour l’élection présidentielle, Jérôme Bourbon s’était étonné de ce

choix, le terme étant déjà

pris par Bruno Mégret. Dans

un communiqué en date du

31 octobre, le président du

MNR rappelle en effet que

Le Chêne est « le nom du maga- zine mensuel du MNR, qui

paraît sans discontinuité depuis

huit ans », la feuille de chêne

constituant d’ailleurs « l’emblème officiel du MNR qu’il a

utilisé sur ses documents électoraux à l’occasion de tous les scrutins et notamment lors de l’élection

présidentielle de 2002 ».

Dénonçant « cette récupération et ce grossier plagiat », Bruno Mégret « se réserve le

droit d’engager une action en

justice ».

d’Afrique. Comme ça, il y en a pour tout

le monde…

Le 14 novembre, il rencontrera son excellence Abdelaziz Bouteflika qui lui fera bon

accueil puisque Sarkozy apporte aux Algériens une excellente nouvelle : grâce à l’action de la France à Bruxelles, les pays de

l’Espace Schengen lèvent pour l’octroi des

visas les restrictions décidées dans les

années 1990 à l’encontre de l’Algérie pour

cause d’insécurité.

En toile de fond de cet entretien au sommet

il y aura sans doute la relance du traité

d’amitié annoncé dans la déclaration d’Alger signée en mars 2003 par Chirac et Bouteflika et bloqué depuis mai 2005 par l’ultimatum d’Alger exigeant en préalable des

excuses de la France pour « les crimes de la

colonisation » et le « génocide identitaire ». Selon le journal algérien Liberté, le passé

doit être « purgé de ce ce qu’il peut compter

de réminiscences négatives” avant ”un traité

de refondation entre nos deux pays et nos

deux peuples qui permettra de tourner définitivement la page ».

« Attendons pour voir » conclut Liberté.

Nous attendons aussi mais avec une certaine inquiétude. A Alger en effet, le candidat Sarkozy ne va-t-il pas multiplier les

promesses pour se concilier le vote beur ?

Le pire est possible.

J.-P. A.

Reportée deux fois, la visite à Alger de

Nicolas Sarkozy — officiellement invité

par son homologue Yazid Zerhouni — aura

lieu ces 13 et 14 novembre. Deux dossiers

“chauds” au menu : la lutte contre le terrorisme (à un moment où, après des attentats

à Alger, l’armée algérienne enregistre dans

la région du Zaccar des pertes importantes), et l’immigration clandestine.

Nicolas Sarkozy doit d’abord se rendre

(sans complexe !) au monument des Martyrs (leurs martyrs), au cimetière de

Saint-Eugène et enfin à Notre-Dame

● De Philippe GAUTIER, auteur de La

Germanophobie et du Racisme anti-allemand :

TÉMOIGNAGE NORMAND

Je suis un vieux parapluie normand sur

lequel il a déjà beaucoup plu, notamment dès

mon enfance à Caen, surtout des bombes

anglaises qui manquèrent de peu, en 1942,

ma petite sœur alors âgée de trois ans dans

son école maternelle.

Dans ma région, située face à l’Angleterre

et donc archi-occupée par la Wehrmacht, je

n’ai jamais rencontré que des soldats allemands qui m’offraient des tartes aux fraises,

qui aidaient les mamans à grimper les voitures d’enfant en haut des escaliers, qui

cédaient leurs places assises aux vieilles

dames dans les transports en commun. Attitudes scandaleuses qui

mettaient hors d’eux les

paranoïaques antiboches.

Le fond de l’église

Saint-Jean, où chaque

dimanche ma mère

m’emmenait, était rempli de soldats d’un

régime décrit par les chrétiens d’aujourd’hui comme celui du diable. Mais ce ne

sont pas eux qui ont détruit les magnifiques

églises de cette très historique ville normande : ce sont les Anglais de la Royal Air

Force en 1944.

Pour n’avoir dit seulement que ce que j’ai

vu, après avoir subi et souffert le harcèlement de la RAF, serais-je en plus passible

aujourd’hui de la justice d’un pays qui a toujours le culot de prétendre qu’il est celui de

la liberté ? Ce que prétendait être aussi, officiellement, l’URSS du temps du bon petit

père des peuples, Joseph Staline.

● De Daniel BAYARD :

EGLISE INCENDIÉE

Abonné à votre intéressant journal, je vous

signale que la petite église de la Sauvegarde,

dans le 9e arrondissement de Lyon, a été

incendiée dans la nuit du 27 au 28 octobre —

on y voit à l’intérieur quelques affiches de

Mgr Barbarin léchées par les flammes. Pas

un mot dans la presse lyonnaise. Et s’il s’était

agi de la basilique de Fourvière, cela auraitil ému les gones ? Au point où on en est en

France, j’en doute !

● De Pierre JURVILLIER :

COCUFIAGE

Pour tous ceux qui s’interrogent encore

sur la position de Ph. de Villiers dans la

course à l’Elysée, je voudrais apporter l’information suivante.

Lors de la dernière réunion de la Fédération Charente du MPF, son président, JeanYves de Prat, a annoncé qu’il ne se présen-

“RACAILLES”

ET/OU “SALOPARDS” ?

Interrogé sur RTL le 28 octobre à propos du drame de Marseille, Laurent

Fabius a répondu tout de go qu’il fallait

« vraiment tout mettre en œuvre pour retrouver

ces salopards » et les “châtier”.

Salopards ? Accusé d’avoir l’an dernier

mis le feu aux banlieues en menaçant de

passer « les racailles » au Kärcher, Nicolas

Sarkozy rebondissait aussitôt et conseillait

à « M. Fabius » de « se calmer » car « ce sont

des affaires sérieuses ».

Raison de plus pour ne pas polémiquer

et, sans escalade verbale, “châtier” les criminels comme ils le méritent.

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Sarko à Alger. Attention danger !

N° 2785 — 10 NOVEMBRE 2006 — RIVAROL 3

au sein du Front, dans le peuple des militants et de ceux qui ont vécu la crise de 98-

99, de vraies réticences à l’idée d’un accord

avec le MNR, qui plus est au moment où,

sur le terrain, il n’existe pratiquement plus.

Quant à ses promesses de signatures, en

raison de l’opacité du système et de

l’échéance légale (dépôt entre le 1er et le

16 mars 2007), elles sont invérifiables. Le

Front ne doit surtout compter que sur luimême. C’est là son honneur et la garantie

de sa totale liberté ! L’Union Patriotique ne

peut pas être un accord bilatéral avec le

MNR comme l’a précisé Jean-Marie Le Pen

lors des UDT d’Avignon.

LE LEURRE VILLIERS

R. : Et avec Villiers ?

L. A. : L’autre mérite de cette union, c’est

de montrer que Villiers est un leurre au service du système. On le savait déjà depuis

des années, c’est confirmé de manière

spectaculaire par son refus méprisant,

immédiat et répété de participer à ce large

rassemblement national.

Pour le reste, je ne crois pas à une « union

des droites » tant les partis de la majorité

parlementaire sont moralement et politiquement corrompus ; en revanche je crois

à la possibilité de réaliser une vaste union

patriotique, laquelle consiste en un soutien

à la candidature Le Pen à la présidentielle

et à la présentation, aux législatives, de 577

candidats d’union patriotique soutenus par

le Front national.

Ce qui pourrait impliquer, en fonction de

la décision des instances dirigeantes du

FN, de réserver des circonscriptions à des

déçus de Villiers, à des anciens du Front et

à des personnalités ou groupements extérieurs. Ce processus peut prendre une

ampleur plus ou moins grande en fonction

des circonstances électorales.

Vous voyez que la porte reste largement

ouverte. L’Union patriotique ne s’adresse

pas seulement à des partis et des hommes

politiques, elle vise aussi des syndicats, des

associations, des corps de métier, des individualités, des journaux de la presse nationale, dont RIVAROL bien sûr, etc.

TIMMMERMANS-MÉGRET :

DEUX DEMARCHES

DIFFÉRENTES

R. : A partir du moment où Mégret a

répondu positivement à l’Union patriotique, du moins dans la presse, est-il

possible de l’exclure a priori ? Peut-on

à la fois prôner le plus large rassemblement et commencer par rejeter ceux

qui s’y disent favorables

publiquement ?

L.A. : Certes, mais ce que vous ne prenez pas en compte, c’est que le retour de

Mégret peut être aussi un réel obstacle au

ralliement d’autres personnalités et groupements, sans compter l’atteinte au moral

des troupes. S’il y a union patriotique, il

faut qu’elle soit large et s’adresse à tout

le monde. On ne peut pas demander à

Bruno Mégret de venir, et ne pas s’intéresser à Bernard Antony, car à titre perRIVAROL : Vous avez une double

casquette : secrétaire général et coordinateur de la campagne pour la présidentielle. Pouvez-nous nous en dire

plus sur cette deuxième fonction que

le président du Front national vous a

tout récemment confiée ?

Louis ALIOT : Il m’incombe de faire

circuler l’information entre Jean-Marie

Le Pen et son mouvement à travers les différents services pour le décharger d’un travail qui lui prendrait beaucoup trop de

temps au détriment de sa campagne.

R. : Cela implique-t-il également de

créer des liens entre la direction opérationnelle confiée à Bruno Gollnisch et la

direction stratégique dont est chargée

Marine Le Pen ?

L.A. : Non, Marine et Bruno se voient

régulièrement au Parlement européen et

par ailleurs s’ils ont envie de se parler, ils

s’appellent. Cela ne pose pas de problèmes

particuliers. Ma tâche est ailleurs : il s’agit

de mettre de l’huile dans les rouages.

D’ABORD, FIDÉLISER

LES NOUVEAUX ADHÉRENTS

R. : Au bout d’un an de secrétariat

général, où en est pour vous le Front sur

le plan militant ? S’est-il enfin remis de

la scission de décembre 1998 ?

L.A. : Autant le dire franchement, l’appareil ne s’est jamais totalement remis de la

trahison de Mégret, d’où les réticences au

sein du Front quant au retour d’un certain

nombre de personnes qui sont directement

responsables de l’état où l’on se trouve.

Dans ma tournée des fédérations, j’observe

que le Front est un mouvement très actif

mais en reconstruction. Beaucoup de choses

ont été réalisées tant en matière d’organisation que de formation ou d’animation. Les

élections de 2007 sont pour nous l’occasion

de rebâtir, d’améliorer, de recruter et de former. On essaie d’intéresser de nouveaux

cadres, ce qui n’est pas chose facile tant le

désintérêt voire le dégoût est grand par rapport à la politique. Les gens consomment de

la politique comme d’autres produits !

Avec les émeutes dans les banlieues l’année dernière, nous avons à nouveau

engrangé plusieurs milliers d’adhésions que

nous nous employons à fidéliser. Nos concitoyens désirent un Etat fort et la remise en

ordre de la France. Seront-ils prêts à faire

les sacrifices nécessaires ? 2007 est capital !

CE QU’EST

L’UNION PATRIOTIQUE

R. : Justement, les événements actuels

rendent très urgent un large rassemblement des nationaux. Or, la presse

affirme que vous seriez hostile à l’Union

patriotique. Qu’en est-il exactement ?

L.A. : Cette Union Patriotique est une idée

partagée par toute l’équipe présidentielle de

Jean-Marie Le Pen. Personne n’est propriétaire du concept. Lorsque Jean-Marie

Le Pen lance sa candidature, l’idée vient

naturellement d’agréger à son combat tous

les patriotes, quels qu’ils soient et d’où

qu’ils viennent ! Le problème n’est pas tant

dans l’Union que dans une hypothétique

réconciliation. Les “Pieds-noirs” seraientils prêts à pardonner à De Gaulle ? Heureusement que non ! La vérité, c’est qu’il existe

a été fixée par les propositions de loi

déposées par le groupe FN-RN à l’Assemblée Nationale entre 1986 et 1988.

La question est de savoir s’il faut traiter

cette question délicate par le biais de

mesures incitatives (favoriser la famille,

proposer des alternatives à l’avortement,

permettre l’adoption prénatale, instituer

un salaire maternel, etc) ou s’il faut aussi

prendre des mesures répressives qui

effraient une grosse partie de l’électorat

féminin (abroger purement et

simplement la loi Veil, —

même si en fait aujourd’hui

l’on en est à la loi Aubry qui

crée un droit à l’avortement

et allonge la durée légale

d’IVG) et pénaliser les

femmes qui avortent comme

le prévoyait la législation de

1920. La défense de la vie est

au cœur de nos préoccupations et de notre

engagement. Une nation qui ne fait plus

d’enfants est vouée à disparaître surtout

face à une immigration grandissante.

R. : Que pensez-vous de l’annulation

par les autorités israéliennes du voyage

au Proche-Orient d’une délégation du

Parlement européen au motif que

Marine Le Pen en faisait partie ?

L.A. : Il s’agit là d’une décision délirante contraire à toutes les traditions

diplomatiques. Avec leurs arguments il

faudra qu’ils interdisent les parlementaires socialistes parce que Mitterrand

avait la francisque ! La dérive communautariste en France devient inquiétante

car est-il vrai que le gouvernement israélien a pris sa décision en fonction de

pressions de groupements communautaristes présents en France et en Europe ?

Beaucoup de nos compatriotes de

confession israélite condamnent cette

attitude irresponsable et prennent leurs

distances avec des instances prétendument représentatives qui sont des officines politisées et corrompues. Beaucoup

de ces patriotes savent bien que le Front

National est le seul mouvement capable

de juguler l’immigration de masse, de

lutter contre l’islam radical et de remettre

de l’ordre en France.

R. : Vous avez écrit une thèse sur

l’élection du président de la République au suffrage universel direct.

Depuis son institution en 1962, RIVAROL s’est toujours déclaré opposé à

cette novation. Qu’en pensez-vous ?

L.A. : Il me semble illusoire de penser

qu’on peut revenir sur cette élection,

même s’il est vrai qu’elle a bouleversé la

vie politique et institutionnelle. C’est une

élection qui fait perdre la tête à beaucoup

de politiques car elle donne un pouvoir

total. Malheureusement, tous les présidents ont utilisé ce pouvoir pour jouer

contre la France, notamment en l’entraînant sur les chemins d’une Europe supranationale et mondialiste. Mitterrand a dit

qu’il avait été le dernier président français. Si Jean-Marie Le Pen n’est pas élu,

si nous ne renégocions pas les traités

européens, j’ai bien peur qu’il n’ait eu

raison et que la France ne se dilue dans

un ensemble euro-régionaliste où seule

compterait la loi de l’argent.

Enfin, et c’est le plus important, les

Français vivent une démocratie qui se

révèle être une imposture intellectuelle,

morale et politique. Des décisions graves

et importantes sont prises sans que le

peuple se soit prononcé. De plus, la

représentation nationale ne représente

plus rien. La seule absence du FN à l’assemblée, sciemment entretenue et contrôlée par l’UMP, prouve le caractère antidémocratique de la République française.

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