HARO SUR LE
MARÉCHAL !
Preuve supplémentaire
du manque de courage et
de droiture du “Contrefacteur”, sa position très
Politiquement Correcte
sur le Maréchal Pétain et
l’Etat français. A Israël
Magazine qui lui demandait en juin 2006 s’il distinguait « entre l’antisémitisme d’extrême droite
néo-pétainiste et celui des
discours islamo-progressistes », le vicomte répondait : « Les deux sont terrifiants. L’antisémitisme
d’extrême droite est le fait
de quelques groupuscules
néo-nazis en voie d’extinction ».
Dans Présent du 7 juin, Jean Madiran
avait interpellé le président du MPF sur
ce qu’il jugeait être une appréciation
« erronée et agressive » et priait le candidat à l’Elysée de préciser sa position.
Deux mois plus tard, Villiers n’a toujours
pas répondu. Ce qui conduit le directeur
émérite du quotidien national à écrire le
1er septembre : « Un malentendu que l’on
refuse d’éclaircir devient une équivoque
volontaire, il n’est pas tellement sûr que
ce soit électoralement rentable, mais il
est certain que cela serait déplaisant. »
N’est-ce pas là une preuve de plus que
Villiers est une fausse valeur ?
SARKO L’HOMME
DE L’ÉTRANGER
Non content d’avoir redit, lors de son
voyage aux Etats-Unis, son indéfectible
amitié aux Américains et à Israël, le président de l’UMP entend imposer aux
Français une Constitution européennebis, faisant fi des 55 % de non le 29 mai
2005. Le 8 septembre, il a ainsi proposé
un “mini-traité” qui ferait « sauter le verrou » du vote à l’unanimité au conseil
européen, allant encore plus loin que le
projet constitutionnel soumis aux Français où il restait quelques domaines où le
vote requérait l’unanimité, où les nations
avaient donc le droit de veto, dernier vestige de leur souveraineté. Munie d’un
président stable, d’un ministre des
Affaires étrangères, et d’un système de
vote majoritaire, l’Union européenne,
telle que la conçoit Nicolas Sarkozy, n’a
pas besoin d’un président de la République française. Or, « aucun chef d’Etat
n’a le droit de spolier les générations
futures de leur héritage, dont la souveraineté est le bien le plus précieux » remarquait Jean-Marie Le Pen.
YOYO A 8 % ?
Les socialistes en sont désormais
convaincus. Malgré ses simagrées sur
France 2 le 21 septembre encore, Jospin
ira jusqu’au bout. Même si aucun des
autres prétendants ne se désiste et l’ancien Premier ministre devrait déposer
dans quelques jours sa candidature en
bonne et due forme. Déjà ses amis récoltent à l’intérieur du PS les parrainages
nécessaires : il en faut trente, membres
titulaires du conseil national ou premier
secrétaire d’une fédération. Daniel
Vaillant, le vieux grognard de la Jospinie,
espère en recueillir « une quarantaine »
et les placer « sous coffre » en attendant
le jour J.
Si les partisans, relativement peu nombreux, du faux retraité de l’île de Ré se
réjouissent de son retour, beaucoup
s’alarment des conséquences de cette
candidature qu’ils n’avaient pas anticipée. Les plus remontés sont les ségolistes
qui craignent un duel au couteau entre
Yoyo et la Zapatera. Le premier jouant de
son austérité, de son expérience, de son
implantation ancienne dans le Parti pour
instruire le procès de la seconde dont la
vacuité lui est insupportable, autant que
sa façon de discréditer le combat politique à force de faire les unes des magazines pipole. « Il risque de finir dernier
dans son parti, fulmine ainsi François
Rebsamen, numéro deux du parti et soutien de Royal. Je ne suis pas pour l’humiliation des éléphants… » Selon lui,
Jospin ne ferait pas plus de “8 %” lors du
vote des militants le 16 novembre.
OPÉRATION TSS
En fait, il semble que se mette en place
une ofensive TSS : tout sauf Ségolène.
Jospin a récemment rencontré Fabius,
son ennemi de toujours (que l’on songe à
la violence de leur empoignade au
congrès de Rennes en 1990 !), et les deux
héritiers de François Mitterrand seraient
convenus que celui resté en lice au
second tour, le 23 novembre, bénéficierait du soutien de l’autre. L’objectif est
de battre au finish Ségo l’hérétique,
l’usurpatrice.
Si les fabiusiens ne sont donc pas
mécontents de la candidature de Jospin,
qui ne devrait pas prendre beaucoup de
voix à leur champion, les partisans de
Dominique Strauss-Kahn s’inquiètent.
Les pressions se font en effet de plus en
plus fortes pour que l’époux d’Anne Sinclair se retire. Pour l’heure il n’en est pas
question mais Jospin espère que, d’ici au
16 novembre, les choses évolueront.
Après tout, les sondages le mettent tous
en deuxième position derrière Royal et il
pense être le seul à pouvoir lui faire
mordre la poussière.
Le septuagénaire a certes beaucoup à
perdre dans ce combat. S’il était écrasé par
le vote des militants socialistes à la minovembre, ce serait un traumatisme encore
plus grand que celui du
21 avril 2002 : après le rejet
des Français, celui des siens.
Mais lui, dont la vie se
confond avec le PS d’Epinay
depuis trente-cinq ans, n’imagine pas que cela soit possible. Il ira donc au bout de sa
logique, quoi qu’il lui en
coûte. Et beaucoup de dirigeants de la rue de Solferino,
dont François Hollande luimême, craignent que cet
affrontement au sommet entre
Lionel et Ségolène ne déstabilise durablement le PS et ne
compromette ses chances en
2007. Si seulement !
LES AMBITIONS
DE CLÉMENTINE
A gauche de la gauche c’est
également le trop-plein.
Après José, Olivier et MarieGeorge, voici Clémentine
postulante à une candidature
unitaire à gauche de la
gauche. Adjointe au maire de
Paris, Clémentine Autain,
sémillante blonde de 33 ans,
pense, sans modestie excessive, que son “profil” et « le
saut générationnel » peuvent
rassembler autour de son nom
« la gauche antilibérale » en
quête de sauveur pour la présidentielle.
Tohu-bohu dans le microcosme
OSTRACISME EN LORRAINE
Thierry Gourlot, président du groupe FN au Conseil
régional de Lorraine, s’est vu refuser pour octobre prochain dans le cadre de la campagne présidentielle de
JMLP, la location d’une salle par le conseil d’administration de l’abbaye des Prémontrés (à Pont-à-Mousson, en
Meurthe-et-Moselle) ; sous prétexte que désormais
aucune location ne se fera « à des fins politiques ». (sic). Or
la même Institution a loué ses locaux le 25 septembre au
président de l’exécutif lorrain régional, le socialiste Masseret, dans le cadre de ses activités politiques. Thierry
Gourlot a donc exprimé par écrit son étonnement face à
un tel zèle démocraturesque… Si la situation n’est pas
très rapidement la même pour tout le monde, il se réserve
le droit de porter l’affaire devant les juridictions compétentes.
PAS UN EURO
POUR LA LICRA !
Parce que « jamais la Licra ne dénoncera le racisme antiBlancs qui sévit dans notre pays, jamais la Licra ne parlera du
racisme antichrétien, jamais la Licra ne dénoncera le racisme
antifrançais », Jacques Vassieux, conseiller régional FN
de Rhône-Alpes, a refusé, au nom du groupe frontiste,
de voter le 14 septembre une subvention de
10 000 euros à la Licra. Cadeau généreusement offert
à l’officine de Patrick Gaubert généreusement par tous
les partis de l’établissement pour financer une tournée
dans les établissements scolaires de la région. « Les écoles
doivent être des lieux de neutralité politique. Pour mettre en
œuvre votre propagande, vous demandez l’argent des contribuables… C’est tout simplement ce que j’appelle, moi, un détournement de fonds publics ! », a conclu Jacques Vassieux sous
les huées de la gauche… et de la “droite”.
« Parce que je viens de
la sensibilité féministe,
parce que j’ai beaucoup
milité dans des cadres
très collectifs (…) et que
je n’appartiens à aucune
des organisations partie
prenante, ça fait de moi,
potentiellement, l’une des
personnalités qui peuvent
permettre le rassemblement », a expliqué benoîtement sur France-Info le
15 septembre la jeune
élue apparentée communiste . « On est d’accord
sur le programme, on est
d’accord sur le contenu.
Ce serait quand même
absolument incroyable
que nous n’arrivions pas
à nous mettre d’accord in
fine pour porter ensemble
une alternative politique,
simplement parce que nous ne trouverions
pas la personnalité qui permet à tout le
monde de se retrouver », a-t-elle observé,
prête à se dévouer pour jouer le rôle qui
fut celui du juvénile facteur en 2002.
Les media ayant besoin de chair fraîche,
elle pourrait en effet tirer son épingle du
jeu en jouant de son charme, de sa jeunesse et de son absence d’affiliation partisane. Elle a le profil idéal : communiste
mais non encartée au PC, relativement
nouvelle en politique et à la croisée des
mouvements altermondialiste, féministe
et écolo-gauchiste. « Il faut trouver une
solution pour que tout le monde reste
dans la photo, ce n’est pas contre MarieGeorges Buffet » promet Clémentine la
coquine qui précise aussitôt avec gourmandise, au cas où on ne l’aurait pas
comprise, que « des sollicitations, notamment en région » lors de meetings, lui
avaient « donné l’idée » de sa candidature. Dieu, que c’est émouvant !
Comme Patrick Braouezec, député communiste, ex-maire de Saint-Denis et lui
aussi bien de sa personne, est également
candidat à la candidature unitaire, on
comprend qu’à la Fête de L’Huma,
Marie-George Buffet ait constamment
afiché une tête d’enterrement. Mais la
secrétaire nationale du PC ne devrait-elle
pas savoir depuis longtemps que
« l’union est un combat » ?
Pendant ce temps, Jean-Marie Le Pen
fait tranquillement campagne. Il est la
petite bête qui monte, qui monte, qui
monte…
Jérôme BOURBON,
<jeromebourbon@aol.com>.
Affiche illustrant il y a quelques mois le
blog des jeunes du MPF, <www.franceespoir.net>. Ces jeunes villiéristes auraientils conservé leurs poubelles de l’époque où
ils militaient à Ras l’Front, qui était l’auteur de cette affiche ? Qu’en ont pensés les
lepénistes et mégrétistes ralliés au MPF ?
(Dessin de CHARD.)
N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 4
LA TÉLÉVISION qui nous a, depuis
longtemps, habitués au mensonge
et à la propagande, a pourtant
réussi à nous étonner à l’occasion du
25e anniversaire de la pire régression de
la civilisation que le XXe siècle ait
connue : l’abolition de la peine capitale.
En effet, dans le J.T. de 20 heures, le
17 septembre sur TF1, Mmes Claire Chazal et Florence Schaal ont proféré pas
moins de neuf mensonges successifs.
Plus c’est gros, mieux ça passe.
Mensonge n°1 : d’après « un récent
sondage » (dont on ne précise ni la source
ni l’échantillon ni les
résultats chiffrés), les
Français auraient évolué
sur la question de la
peine de mort : ils y
seraient majoritairement
opposés. Affirmation
gratuite, sur laquelle il
serait pourtant simple
de lever le doute : en organisant le référendum promis (noir sur blanc) par le
candidat Jacques Chirac en 1981, seul
moyen démocratique et incontestable de
régler la question.
Mensonge n°2 : on cite comme
exemples de pays appliquant le châtiment
suprême l’Iran, l’Arabie séoudite et la
Chine, avec, à l’appui, quelques images
d’exécutions spectaculairement mises en
scène. On rappelle, en passant que, dans
les deux premiers pays, la peine est la
stricte application de la Charia, en omettant de dire que ladite Charia est précisément NOTRE avenir à moyen terme si la
politique suicidaire actuelle de l’Occident n’est pas radicalement inversée.
Quoi qu’il en soit, l’escroquerie (très
courante) consiste ici à pratiquer l’amalgame entre l’existence de la peine de
mort dans l’arsenal pénal, et son application souvent excessive par des régimes
totalitaires. Ce n’est pas parce qu’il y a
quelques tués dans des accidents de la
route qu’il faut “abolir” l’automobile. La
P.D.M., c’est comme la voiture, il faut en
user avec modération. D’après le général
Bigeard (cité par Me Maud Marin dans
l’assassin gauchiste aux très noirs désirs,
Bertrand Cantat (qui va bientôt bénéficier
d’une libération conditionnelle, sans que
les Chiennes de garde élèvent la moindre
protestation).
Mensonge n°6 : dans les Etats abolitionnistes des USA et au Canada, il y a
moins d’homicides. Encore une affirmation gratuite non chiffrée, non vérifiée. A
cet égard, rappelons le cas de Christian
Van Geloven, tueur d’enfants notoire qui,
lorsqu’on lui demanda pourquoi il n’avait
commis aucun crime semblable durant
son séjour outre-Atlantique, répondit
simplement : « Aux USA, il y a la peine
de mort. »
Ce qui nous mène naturellement au…
Mensonge n°7 : c’est une énormité proférée par Madame Geneviève Sevrin, présidente d’Amnesty International : « Nous
avons la preuve que l’abolition engendre
une diminution du taux d’homicides. »
Rien que ça ! Sans rire ! Jusqu’à présent,
les menteurs ordinaires se contentaient
d’affirmer l’inefficacité de la P.D.M. Il
n’y avait plus qu’un pas à franchir dans
la culture du paradoxe absurde. Elle l’a
fait !
Ce qui nous conduit très directement
au…
Mensonge n°8 : « En France, il
n’existe aucune statistique sur l’effet dissuasif ou non de la peine de mort. » A ce
stade, on pourrait vraiment perdre son
sang-froid. Nous nous contenterons de
deux chiffres inclus par Mme Yann Piat
(alors député du Var et future victime)
dans sa proposition de loi n°814 de
1993 : de 1970 à 1980, il y a eu 5 (cinq)
meurtres d’enfants. De 1984 à 1993
(après l’abolition), il y a eu 84 (quatrevingt-quatre) meurtres d’enfants. Augmentation = 1 580 %. Pas de commentaires, sinon que la seconde période
considérée est légèrement plus courte.
Mensonge n°9 : Florence Schaal commente sentencieusement l’image d’une
guillotine de musée assortie d’un dessin
“humoristique” inepte tiré de la collection Badinter : « Personne ne sera plus
jamais exécuté, c’est irréversible, la
France s’y est engagée. »
Non, Madame : les lois, ça s’abroge ;
les traités, ça se dénonce. Ce n’est qu’une
question de volonté politique. Or, en
matière d’abolition, la France n’a encore
ratifié ni le protocole du Conseil de l’Europe en 2002, ni même
celui des Nations Unies en
1989. En 2005, le premier
de nos abolitionnistes forcenés, Jacques Chirac, a
saisi le Conseil Constitutionnel pour savoir s’il
pourrait le faire sans révision. La réponse des
“sages” a été sans ambiguïté et sans
appel : le protocole du Conseil de l’Europe est acceptable car il contient une
clause de sauvegarde permettant de le
dénoncer ultérieurement. En revanche,
celui de l’ONU est irrecevable car, par
son caractère absolu et irréversible, il
« porte atteinte aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté
nationale ». Le Conseil Constitutionnel
est on ne peut plus clair : l’abolition de la
peine capitale NE PEUT EN AUCUN
CAS ÊTRE IRRÉVOCABLE.
Ainsi la boucle est bouclée : la fin de ce
détestable reportage, véritable insulte à
l’intelligence des téléspectateurs, rejoint
le début en le contredisant : si l’affaire
était entendue et l’abolition irrévocable,
on ne ferait pas tant de propagande pour
quelque chose d’acquis. Si, comme le dit
Claire Chazal, le débat sur le rétablissement « revient pourtant dans certains
partis » (suivez son regard), cela prouve
bien qu’il n’est pas sans objet. Et si une
discussion aussi “interdite” remonte des
profondeurs et refait surface, c’est bien
parce que « certains partis » sont plus en
phase avec le peuple que nos porte-parole
officiels.
VIVEMENT 2007 !
Jean-Luc LEOPOLDI,
<j-l.l@wanadoo.fr>.
ou simplement un bon dessin… Voilà
pourquoi on n’aime pas beaucoup Fred et
son cyber, pourtant fréquenté par une
faune de toutes couleurs, odeurs, saveurs,
confessions, opinions… Le collaborateur
de Fred est même socialiste (tendance
Ségolène) ainsi sans doute que pas mal de
lycéens de St-Jo (ce qui ne plaît guère au
proviseur ni aux nombreux profs gauchos
qui y sévissent) surpris souvent d’être
accueillis sur l’écran par un slogan FN,
la photo de JMLP ou… une caricature de
Sarko ! On aime ou on n’aime pas. Mais
Fred s’en fiche ; il est chez lui. Il n’a pas
d’arme, sa seule défense est son chien,
bien connu des Carpentrassiens, et tout
aussi adorable que moche. Ajoutons que
presque tous les commerçants du voisinage adorent Fred.
Alors qu’est-ce qui ne va pas ? Fred est
raciste. Il faut le dire simplement, crûment : lui qui était plutôt “tapiste”
(B. Tapie), les Arabes, il ne les aime plus
trop depuis qu’ils l’ont violemment
agressé dans son précédent cybercafé, et
qu’ils continuent à chercher la bagarre, à
insulter le patron et la clientèle. Fred ne
commence jamais, mais il riposte, au
quart de tour. Aujourd’hui, pour des propos peu amènes mais surtout pour malpensance, et aux applaudissements de la
presse locale qui insiste sur ses mauvaises lectures, il est, après une arrestation très musclée, incarcéré au Pontet.
Pour combien de temps ? Pourvu que cela
ne s’éternise pas comme pour Lajoye…
Marie-Odile RAYÉ.
ACARPENTRAS existe un
« cybercafé jeunes » pas comme
les autres. Tenu par Frédéric
Julien dit Fred, sa vitrine est pleine d’affiches, de tracts, de petites nouvelles,
d’autocollants FN. Si bien que nombre de
passants prennent ce magasin pour une
permanence du Front. Du coup cette
vitrine, si épaisse soit-elle, est criblée
d’impacts de coups vengeurs. Mais elle
tient toujours debout, rafistolée, consolidée, tantôt par un nouvel autocollant,
celui d’“Islamophobie” par exemple,
« Aimez-la ou quittez-la », ou encore
« Etre français cela s’hérite ou se
mérite », ou encore un article paru dans
NH, voire une pleine page de RIVAROL,
« Que Messieurs les Assassins commencent ! ») entre 1969 et 1979, sur 9 231
crimes jugés passibles de la peine capitale, il y eut en tout 7 exécutions.
Mensonge n°3 : aux Etats-Unis, seuls
quelques Etats du Sud (vous savez, les
affreux, les méchants racistes et esclavagistes…) ont rétabli la P.D.M. Une seule
objection (mais de taille) : ces “quelques”
Etats sont 38 sur 50 ! Un détail, en
somme.
Mensonge n°4 : proféré par l’ancien
garde des Sceaux Robert Badinter
<r.badinter@senat.fr>, notre plus grand
tueur en série qui a la particularité unique
d’être “innocent”, puisqu’il n’a touché
aucune des innombrables innocentes victimes dont il a le sang sur les mains : en
effet, il n’a jamais assassiné personne, il
a juste laissé faire, en particulier les récidivistes libérés depuis 1981, et tous ceux
qui ont compris que, grâce à
lui, le métier d’assassin est
devenu la seule profession à
risque zéro. Le frère Robert
nous dit que « ce sont toujours les pauvres Noirs, Latinos, etc. qui sont
condamnés ». Seulement, si
ces communautés sont plus
criminogènes que les autres, ce n’est
peut-être pas la faute de la Loi qui s’impose à tous également. Du moins, c’est
notre idée de l’équité, si ce n’est pas la
vôtre, Monsieur le “démocrate”. De
manière analogue, si l’islam est la “religion” de 60 % des personnes incarcérées
en France (80 % aux Baumettes, à Marseille) pour environ 10 % de la population totale, ce n’est le fait ni de la Loi ni
du bon plaisir des adhérents du Syndicat
de la Magistrature.
Mensonge n°5 : dans le seul Etat européen non abolitionniste, la Biélorussie, le
taux d’homicides « n’est pas plus bas que
dans les autres Pays Baltes ». Mais quels
sont exactement les termes de la comparaison ? On peut supposer que la criminalité des Pays Baltes (les vrais) était
naturellement très basse… du moins jusqu’à ce que la France exporte à Vilnius
CABU CANONISÉ
Inauguration d’une exposition à l’Hôtel-de-Ville par le maire de Paris en personne, émission le 21 septembre sur
France 5 donnant elle-même lieu à un
article louangeur du Monde Télévision :
nul ne peut ignorer que Caran d’Ache et
Forain ont trouvé en Cabu leur digne
successeur. Caricaturiste au Canard et à
Charlie Hebdo, n’est-il pas selon le « quotidien de référence » le parangon du dessinateur « politiquement incorrect » ?
Le talent de Cabu n’est pas en cause,
mais on peut penser que s’il était aussi
“incorrect” que cela, il aurait été vidé du
Canard comme Konk le fut du Monde
après avoir découvert le révisionnisme,
ou ostracisé comme Chard dont la seule
présence annoncée fit annuler il y a
quelques années une exposition au
Sénat — qui avait déjà fait assurer les originaux, prêtés par nous, destinés à être
exposés.
Peut-on d’ailleurs qualifier d’anticonformiste emblématique un Germanopratin qui crache sur les « cons et les salauds » qui votent Le Pen ? A noter qu’en 1956-
1960, l’antimilitariste Cabu avait fait son
service en Algérie… mais en dessinant
dans le magazine militaire Le Bled. Un
poste particulièrement exposé…
CRIQUETS EN ACTION
Les Français moyens seront sans doute
heureux d’apprendre qu’ils ne sont pas
les seules victimes des “criquets” que le
ministre Azouz Begag appelle à « passer
le périphérique » pour « casser les portes des
descendants de Vercingétorix ». S’étant aventurée dans le “9-3”, Nicole Guedj,
conseillère à l’Elysée (ainsi qu’au
Consistoire central) et ancien ministre
justement chargé du
Droit des victimes
dans le gouvernement
Raffarin, a subi un
« vol à la frontière » le
17 septembre à Pierrefitte-sur-Seine où un
individu a brisé la
vitre de sa voiture
avant de dérober son sac et de s’enfuir.
Une semaine plus tôt, c’est la camarade
Jacqueline Fraysse, député communiste
des Hauts-de-Seine et ex-maire de Nanterre, qui avait connu la même mésaventure alors qu’elle était arrêtée à un feu
rouge à Saint-Denis.
UNE POLITIQUE
MEURTRIÈRE
Sait-on que « c’est quasiment l’émeute au
bureau des étrangers de la rue Saint Sébastien
à Marseille, plus de 600 personnes chaque
jour tentent de régulariser leur situation »,
certains passant même la nuit dehors ?
Sur son blog <http://le-canard-boiteux.hautetfort.com/>, un de nos lecteurs phocéens relate : « Certes, le choc avec les fonctionnaires peu zélés est une épreuve assez atroce
en soi, mais si en plus on rajoute la foule bigarrée et multicolore aux mœurs peu courtoises,
cela tourne à l’hystérie : “Certains ont essayé
de se faufiler et de passer devant les autres, il
y a eu un mouvement de foule et des gens ont
été blessés”, raconte une jeune Anglaise, rare
leucoderme de la file d’attente… Mais après
tout n’est ce pas cela aussi la diversité ? Toujours est il qu’un candidat trop zélé manque de
se faire lyncher par la foule pour avoir tenté
un passage en force, tel est le début de la fin
de l’eldorado français pour les immigrés, trompés par les credo républicains
immigrationi stes et tiers-mondistes. Combien
de temps nos dirigeants s’emmureront-ils dans
cette politique destructrice d’immigration massive, meurtrière pour les peuples autochtones
comme allogènes ? »
ESPRIT DE FAMILLE
Le 21 septembre à Hautmont (Nord),
trois policiers ont été blessés, dont l’un
sérieusement. Leur crime : ils s’étaient
rendus au domicile d’un chauffard pour
l’interpeller. Mais toute la famille et les
voisins s’opposèrent aux forces de
l’ordre, bientôt encerclées par une trentaine de personnes armées de barre de
fer. Une telle violence a surpris « dans un
quartier calme et de la part de personnes inconnues des services de police ». Mais, de nos
jours, le “calme” est une notion éminemment transitoire.
Les 25 ans de l’abolition de la peine capitale :
Un crime parfait en neuf mensonges
Carpentras : en prison
pour délit d’opinion
ENTRE NOUS
(Une ligne : maximum 50 signes et espaces.)
Demandes d’emploi : 3,05 €. Autres
rubriques : 3,81 €. CARNET (Mariages, naissances, deuils…) : 5 €. Domiciliation sous un
numéro : 3,05 €. TVA 19,60 % en sus.
Les textes doivent nous parvenir dix jours
avant la parution et être rédigés en caractère
d’imprimerie très lisibles.
BIBLIOPHILIE
◆ Nièvre : vds bibliothèque sur Seconde
Guerre mondiale, germanisme, œuvres complètes de Wagner, etc. Ecr. n° 2779/1266.
◆ Vds 146 n°s TBE de Gringoire période août
1940 à janvier 1944. Tél : 01-42-41-75-49.
◆ Ch. à racheter tous ouvrages nationalistes/historiques ou bibliothèque complète, uniformes et
souvenirs militaires. Tél. : 03-44-40-48-99.
S AISI de l’affaire le 12 septembre,
Chirac va-t-il intervenir ? On en
doute beaucoup, même si le président se prétend « le premier agriculteur de
France ». Même si, surtout, le « purin d’ortie » contre lequel la guerre est déclarée est
utilisé communément par nombre de petits
maraîchers et de praticiens de l’agriculture
bio comme “biostimulant “ ou “phytostimulant” apportant à la plante les constituants indispensables.
Jean-Claude Chevallard fabrique depuis
1996, dans le Maine-et-Loire, des purins
d’ortie, de prêle, de fougère, de consoude.
Eric Petiot, paysagiste-élagueur dans
l’Ain, co-auteur avec Bernard Bertrand,
écrivain-éditeur-paysan, d’un recueil qui
fait beaucoup de bruit sur Internet, « Purin
d’ortie et compagnie », organise des stages
de formation à la pratique des purins de
plantes au cours desquels ils diffuse ses
brochures : « Les plantes pour soigner les
arbres », « Les plantes pour soigner les
plantes », « Les plantes pour soigner les
vignes ». Devrait-on parler au passé quand
la France est un des principaux consommateurs de pesticides chimiques ?
Si le premier continue à diffuser ses « fertilisants foliaires », il n’en fut pas moins
verbalisé en 2003 par la Direction Départementale de la Répression des Fraudes
(DDRF) de son département pour commercialisation de produits non homologués.
Pourtant, s’insurge-t-il, « ces plantes sont
connues depuis des générations pour leurs
effets bénéfiques… Elles permettent de
réduire considérablement, voire d’éviter,
l’utilisation de pesticides et de
fongicides. »
Le second a été perquisitionné pendant
dix heures, le 31 août 2006, par deux
contrôleurs de la DDRF de l’Ain et du Service Régional de la Protection des Végétaux. Au prétexte qu’il aurait contrevenu à
la Loi d’Orientation Agricole du 5 janvier
2006, prenant effet au 1er juillet 2006,
interdisant de commercialiser et faire de la
publicité pour toute préparation phytopharmaceutique non homologuée. La
cueillette de telles plantes en compagnie de
ses stagiaires, supposant une incitation à
leur utilisation, tombe aussi sous le coup
de cette loi.
Peut-on désormais vanter les mérites de
l’ortie ? En mai 2006, Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles, s’indignait
dans sa chronique de France Inter de
devoir s’interdire de donner la recette du
purin d’ortie. Sous peine de deux ans de
prison et 75 000 € d’amende !
LES SEMENCES MILLÉNAIRES
DE KOKOPELLI
Lorsque, en septembre 2002, le directeur
de la DDRF d’Angers interdit de vente le
purin d’ortie, cela fit bien rire dans le
département. Mais la verbalisation de J.-C.
Chevallard fit taire les moqueurs. En janvier 2006, la promulgation de la Loi
d’Orientation, assortie de lourdes sanctions, provoque encore l’incrédulité. Tout
a changé le 1er juillet, puis le 30 août, avec
l’intervention des contrôleurs de l’Ain. Il
ne s’agit plus seulement de supprimer des
N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 5
produits non homologués, aux emballages
non conformes, mais, clairement exprimé
à Eric Petiot, de sanctionner tout prosélytisme en faveur de ces produits ou plantes.
Pour Bernard Bertrand, le doute n’est plus
permis : « Les écrits faisant référence à un
savoir populaire en liaison avec des produits naturels non homologués tombent
sous le coup de la loi ».
En France, depuis 1941 (et cela, c’est un
héritage pieusement conservé de l’infâme
« régime de Vichy »), on ne forme plus
d’herboristes — contre 500 par an en Allemagne ou en Italie — et on réserve au
pharmacien le commerce de la plupart des
plantes. Seules 34 d’entre elles sont dites
“libérées” ainsi qu’une centaine d’épices
et d’aromates — contre 366 en Allemagne,
400 en Grande-Bretagne ou 1034 en Italie.
La prêle, qui revient périodiquement dans
l’actualité, en est un excellent exemple
d’autant que, récemment, le laboratoire
Biotope qui la commercialisait a été
condamné à 3 000 € d’amende et son
directeur à 2 000 € avec sursis. Cette
plante extraordinaire, très répandue, aux
innombrables bienfaits, est utilisée en
pharmacopée traditionnelle depuis des millénaires. Or, selon la loi, « seules les
plantes exclusivement médicinales relèvent
du monopole pharmaceutique ». Aussi estelle de plus en plus commercialisée sous
forme de fines herbes pour les omelettes,
la salade ou les gratins. Mais à constamment tourner la loi, on finit par se mettre
en contradiction avec elle. Sanction.
Le petit semencier Kokopelli en a souvent fait l’expérience. Spécialisé dans la
conservation et la diffusion de graines
anciennes, il est sans cesse en conflit avec
l’administration et avec les multinationales. Ici aussi, la loi fait obligation de ne
mettre sur le marché que des produits
“homologués”. Une démarche difficile et
onéreuse — 106 000 € dans le cas du
purin d’ortie. Qui nécessite l’aval d’une
commission où ne siègent que des fabricants de produits phyto-sanitaires chimiques ou de synthèse. Seuls l’INRA –
Institut National de la Recherche Agronomique — ou les géants de l’agrochimie
sont en mesure d’homologuer de nouvelles
graines, l’inscription d’une seule variété de
maïs coûtant de 15 à 20 000 €.
Avec 1 200 variétés anciennes dans son
catalogue — 300 tomates — et 800 en
réserve, on voit mal Kokopelli offrir à ses
4 000 adhérents le luxe de l’homologation.
Pourtant, eux se battent pour la conservation des espèces lorsque les grands semenciers se contentent de quelques variétés de
chaque sorte et privilégient les hybrides.
Lesquels, s’ils produisent plus, nécessitent
énormément d’engrais et d’intrants chimiques.
En 2005, Kokopelli était traîné devant
le tribunal d’Alès par la FNSP (Fédération Nationale des Professionnels des
Semences Potagères et Florales) et le
GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) sous tutelle de
l’Etat pour « commercialisation de
semences non inscrites au catalogue officiel ». S’appuyant sur une directive de
Bruxelles plus favorable à la conservanotre directrice tenait d’un chirurgien oranais, le Dr Jacques Couniot, qui était resté
à Oran après 1962 et collaborait à notre
journal sous le pseudonyme de Jacques
Roy. Des chiffres en eux-mêmes
effrayants…
Boris Thiolay qui, sur ce sujet, se veut
“objectif”, se démasque dans la dernière
partie de son enquête en dénonçant (entre
autres) le projet de la municipalité de Perpignan d’élever, en accord avec le Cercle
Algérianiste des Pyrénées-Orientales, un
mur où seraient inscrits « les noms de
toutes les personnes disparues entre 1954
et 1963, sans distinction de sexe, d’âge,
d’origine ou de confession ». S’abritant
prudemment derrière l’historien spécialiste
de la colonisation (et évidemment anticolonialiste) Claude Liauzu, le journaliste y
voit une tentative de « réhabiliter l’OAS ».
C’est odieux, mais c’est aussi la suite de
la campagne de désinformation qui le
5 juillet dernier, à Paris, a réussi à faire
interdire (voir n° du 14/7/06) le dépôt
d’une gerbe à l’Arc-de-Triomphe en hommage aux morts d’Oran. Une cérémonie
stigmatisée dans L’Humanité soutenue par
la Ligue des Droits de l’Homme et autres
MRAP. Sur injonction supérieure de l’Elysée, le ministre des Anciens Combattants
Hamlaoui Mekachera a obtempéré. En
2003, comme l’a rappelé Jean-Pierre Rondeau, il avait “chargé” l’OAS à propos de
la fusillade de la rue d’Isly à Alger (26
mars 1962). En 2005, il avait condamné
l’inauguration de la stèle de Marignane.
Avec l’appui de Nicolas Sarkozy qui avait
fait état d’une « légitime indignation » de
la part des « familles des victimes de l’OAS
et des gardiens (sic) de la mémoire du
général de Gaulle ». Une mémoire sélective et lourdement chargée… Mais des propos que certains n’oublieront pas le
22 avril prochain, au moment de choisir le
futur président.
Jean-Paul ANGELELLI. _____
PS. Le procès intenté à Jean-Pierre Papadacci
et à Jean-François Collin, de l’ADIMAD, poursuivis pour « Apologie de crimes ou de crimes
de guerre » par le fils du commissaire Gavoury,
viendra en appel le 16 octobre à 14 h au Palais
de Justice Monclar à Aix-en-Provence. Les prévenus avaient été relaxés en première instance.
tion des semences traditionnelles, le tribunal déboutait la FNSP et le GNIS. Pour
le moment, le gouvernement n’a toujours
pas pris de décret d’application allant
dans le sens européen. Mais Kokopelli
est également poursuivi pour « concurrence illégale » par Baumaux, une grosse
société grainière spécialisée à la fois dans
les hybrides et les semences anciennes.
Une confusion qui s’installe. Des
semences hybrides/bio, on passera aux
OGM/bio.
OFFENSIVE CONTRE NOS
TRADITIONS POPULAIRES
Au-delà des considérations techniques,
cette affaire pose de graves interrogations.
Les détenteurs de la puissance industrielle n’ont que faire d’intrants biologiques, fabriqués à partir d’une matière
naturelle peu coûteuse, et qui, pour la plupart, renforçant les défenses immunitaires
des plantes ou enrichissant le substrat dans
lequel elles s’enracinent, concurrenceraient dangereusement la chimie et les biotechnologies. De leur côté, médecine et
pharmacie officielles refusent que s’étendent des thérapeutiques “naturelles”, peu
compatibles avec celles que préconisent
les Conseils de l’Ordre.
Pourtant, le plus grave pour l’idéologie
dominante ne serait-il pas la résurgence
chez de nombreux Européens d’une
mémoire ancestrale que la modernité leur
a confisquée depuis des siècles, mais dont
subsistent encore quelques traces ?
Pour Bernard Bertrand, porte-parole des
Amis de l’Ortie, l’enjeu est clair : « Les
groupes de l’agrochimie, via l’administration, poursuivent leur offensive contre
le savoir et les traditions populaires
séculaires. » En se battant sur le front de
la diversité génétique, aboutissement de
10 000 ans d’un patient travail de conservation, les petites entreprises comme
Kokopelli préservent un patrimoine
indispensable à la survie biologique du
monde vivant. En même temps qu’elles
défendent des droits essentiels : « cultiver, semer, multiplier, acheter, échanger,
offrir, céder, transmettre tout végétal sans
restriction… Se procurer, consommer
librement la nourriture issue du produit
des semences de populations, de pays, de
familles dites anciennes. »
Ce n’est nullement une démarche anodine. Alors que, au cœur géographique de
notre propre civilisation, les autorités intellectuelles, politiques et morales européennes célèbrent à n’en plus finir le patrimoine fondamental des autres peuples, cultures et races — dites “premières” —, elles
poursuivent avec une violence extrême
l’éradication de tout ce qu’il nous reste
encore de notre mémoire ancestrale.
« Aujourd’hui, avertit Bernard Bertrand,
c’est vraiment la mémoire collective de
tout un peuple qui est menacée. » Une
mémoire dont participent « ces produits
populaires utilisés depuis la nuit des
temps ». En nous empêchant de transmettre ces savoirs c’est bien elle qu’ils
attaquent.
Petrus AGRICOLA.
“Guerre de l’Ortie”… contre la Mémoire européenne
Oran, 5 juillet 1962
Une plaie qui suppure
OUTRE le dossier sur la « bombe
Le Pen » (RIV. n° 2778), L’Express
du 14 septembre publiait une
“enquête” : « la vérité sur les massacres
d’Oran », dont l’auteur Boris Thiolay
affirmait que c’était un épisode “oublié”,
voire « un trou de mémoire ». Sans doute
pour les anciens lecteurs de
l’hebdomadaire fondé par
Jean-Jacques Servan-Schreiber (toujours vivant mais
tombé dans le gâtisme), l’un
des plus virulents et des plus
acharnés contempteurs de
l’Algérie Française. En
témoignent d’ailleurs, dans le
courant de l’article, les stigmatisations (de
l’époque) sur les « nostalgiques de la colonisation » et « les anciens ultras de l’Algérie Française ».
L’enquête prétend s’appuyer sur une
étude qui serait prochainement remise au
ministre des Affaires étrangères et portant
sur les victimes du 5 juillet à Oran. Etude
signée par des fonctionnaires et deux historiens, Jean Monneret et le général Faivre.
Or nous sommes formels : si les deux
hommes ont pu avoir accès à des documents officiels, ni l’un ni l’autre n’ont
signé ce rapport. Dans son livre récent qui
fait autorité, Oran. 5 Juillet 62. La tragédie oubliée (Ed. Michalon, voir RIV. du
17/3/06), Jean Monneret précise page 162
que Maurice Faivre et lui-même « ont été
confinés (au Quai d’Orsay) à un rôle
secondaire ». Boris Thiolay se lance
ensuite dans un « bilan précis » des enlèvements, disparitions et massacres qui ont
endeuillé le 5 juillet la capitale de l’Oranie
livrée (comme toute l’Algérie) au FLN. Il
faut bien dire que sur ce point, il profite de
ce qu’on peut appeler la surenchère des
“victimes” et des termes comme “génocide”… Plus d’une fois dans ces colonnes
nous avons mis en garde contre des exagérations manifestes qui ne profitent qu’au
clan anticolonialiste puissant dans l’université et les media. Les estimations des
morts, enlevés et disparus d’Oran, varient
entre 365 d’après Jean Monneret qui a eu
communication des dossiers du 2e Bureau
mais admet que des recherches sont encore
possibles et 600, chiffre cité dans l’éditorial de RIVAROL du 15 septembre et que
Association des
« AMIS DE RIVAROL »
Président : Anne BRASSIÉ
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d’hui un véritable modèle. En AlsaceMoselle, le principe du concordat ne comprend pas la religion musulmane. L’affaire
des caricatures et le discours du Pape
devraient faire réfléchir nos “élites” tels que
Zeller, Richert ou Bockel, au lieu d’accepter
le financement de mosquées en Alsace. Au
nom de la réciprocité, pour chaque mosquée
construite en France, demandons la
construction d’une église en Arabie Séoudite,
au Yémen, au Qatar, la liberté de culte et la
liberté de conversion à la religion chrétienne.
● De Robert SPIELER, (président de
Strasbourg d’Abord) :
RÉSISTANCE OU SOUMISSION
Je me félicite de la courageuse et lucide
déclaration du Pape Benoît XVI. A l’heure
où les chrétiens sont persécutés ou réduits en
dhimmitude en terre d’islam, le Pape rappelle que l’islam est en réalité une religion
totalitaire.
Contrairement à ce que les « idiots utiles »
prétendent, l’islam ne peut en aucun cas être
réformé, le Coran étant censé être la parole
intangible d’Allah. De nombreuses sourates
du Coran appelant à la haine des chrétiens,
des juifs et des athées tombent en réalité sous
le coup de la loi.
Mgr Doré, archevêque de Strasbourg, n’en
a pas moins soutenu la construction d’une
grande mosquée à Strasbourg tout en s’opposant à l’installation d’un monastère bénédictin fidèle au Pape dans le val de Villé.
Une partie du clergé pratique une insupportable collaboration avec les adversaires
de nos identités. Espérons que le Pape tiendra bon malgré les pressions qu’il subit déjà
au sein même de son Eglise et que celle-ci
retrouvera son rôle de bouclier d’une Europe
respectueuse de ses racines gréco-romaines
et chrétiennes.
Le cynisme et le fanatisme des réactions
dans le monde musulman n’ont pas de limite.
Le fait que des autorités religieuses iraniennes, koweitiennes, irakiennes, turques
ou égyptiennes osent s’indigner des justes
propos de Benoît XVI alors que les chrétiens
de ces pays sont au mieux réduits au silence,
au pire aux persécutions, démontre l’arrogance sans limites de ce nouveau totalitarisme.
Face à celui-ci, nous n’avons pas le choix :
la résistance ou la soumission.
Je choisis la résistance.
● De Jean BENOIST :
CHERCHEZ L’ERREUR
Le Pape ayant dit que la VIOLENCE est
inhérente à l’islam, les musulmans protestent
avec VIOLENCE… Cherchez l’erreur.
● De Philippe D. (courriel) :
PROPOS IRRESPONSABLES
Je suis de plus en plus persuadé que la sortie incongrue de Benoît XVI contre l’islam
lui a été ordonnée ou “conseillée” par un
membre influent de la Communauté. Quand
on sait la soumission de Rome aux injonctions du Lobby et l’influence de celui-ci sur
les Papes de l’Eglise catholique actuelle, on
peut expliquer et comprendre beaucoup de
choses…
Ce roi de la repentance (comme son prédécesseur) n’a d’ailleurs pas fait des excuses ou
rectifications. Il s’est contenté d’être
“désolé” (!), ne retirant rien à ses propos
déplacés et surtout irresponsables dans le
contexte actuel.
● De Thérèse R. (Paris) :
“LES MUSULMANS ONT
LA TÊTE À L’ENVERS”
Je n’ai vu citée nulle part dans la presse
écrite la réaction de Mohand Alili, recteur de
la mosquée de la porte d’Aix à Marseille, au
propos du pape (France Info le 16 septembre, vers 8 h, déclaration reprise par
Associated Press sur Internet). Serait-ce
parce qu’elle était très raisonnable ? Ce recteur a en effet textuellement déclaré : « Le
musulman ne doit pas attendre du pape qu’il
va les glorifier. Le pape n’a fait que son devoir
de pape. Si sa déclaration a offusqué les
musulmans, c’est parce que, à un moment
donné, ils sont en errance à la recherche
d’une reconnaissance. »
« Ce sont les musulmans qui ont la tête à
l’envers, a ajouté Mohand Alili, ce n’est pas
le pape. Le pape n’a jamais été musulman.
Alors comment voulez-vous qu’il glorifie l’islam au contraire de la chrétienté ? Ce serait
paradoxal que les gens puissent penser comme
çà… Benoît XVI défend ce qu’il est. Alors
c’est aux musulmans de dire : “voilà ce que
nous sommes”. Je ne vois pas pourquoi on va
N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 6
créer un système de polémique, je ne vois pas
pourquoi les musulmans s’en prennent au
pape au lieu de s’en prendre aux leurs, à ceux
qui ont décrédibilisé l’islam. Je ne vois pas
pourquoi je vais m’emporter contre le pape. »
Mais, comme vous l’avez dit très justement
le 22 septembre, c’est parce que depuis Vatican II l’Eglise a pris l’habitude de mettre
toutes les religions sur le même plan que le
pape a déclenché contre lui une levée de boucliers en disant mezzo voce ce que ses lointains prédécesseurs criaient très fort. Après
tout, si l’islam avait instauré comme le christianisme une « trêve de Dieu », cela se saurait.
● De Michel C. (Londres) :
PARASITES
Tout ce que vous écrivez sur « combien
gagnent nos politiciens » (n° 2771 de RIV.)
est bien vrai, sans doute, et bien triste. Mais
estimez-vous heureux de ne pas avoir à
entretenir, comme nous le faisons, nous
autres qui vivons au Royaume-Uni, les politiciens élus et, de surcroît, les parasites non
élus de l’aristocratie. Je ne parle pas de la
famille royale elle-même, du moins pas de la
famille restreinte, mais de tous ceux qui,
grâce uniquement à leur naissance et non
certes à leur mérite, bénéficient de ce qu’on
nomme ici « grace and favour », euphémisme
anglais pour privilèges. Les monarchies suédoise, danoise, hollandaise n’ont pas, elles,
ces ribambelles de courtisans et de princes
du sang ayant droit, selon leur degré de
parenté, à des pensions payées par le contribuable britannique.
Estimez-vous heureux de n’avoir à écrire
que sur les politiciens !
● De Patrick D. (courriel):
A LA POURSUITE DES LOBBIES
Dans cette pré-campagne présidentielle les
politiques redoublent d’amabilités envers les
lobbies pour aller pêcher les voix.
Quel silence assourdissant devant le génocide des populations civiles arabes perpétré
par l’Etat d’Israël. Destruction des infrastructures libanaises, famine organisée dans
les territoires palestiniens privés d’eau avec
la construction du mur. Qu’attendent les
hommes et femmes politiques de notre pays
pour condamner cela et demander des sanctions contre cet Etat assassin ? Qui osera
après cela aller en Israël pour se faire adouber par la communauté ? Pour certains, spécialistes de la pêche aux voix en eau trouble,
la mort de centaines d’hommes, de femmes
et d’enfants ne semble pas
compter. Il faut bien satisfaire
le lobby.
Autre lobby très courtisé par
les politiques : le lobby homosexuel. Ce lobby, puissant en
Europe et en France, demande
dans notre pays les mêmes
droits que ceux de la famille.
Chacun est libre de vivre
comme bon lui semble et ce
choix doit être respecté. Dans notre civilisation européenne chrétienne, une famille, un
couple c’est une femme et un homme et des
enfants. Lorsque l’on demande que soit fait
référence aux valeurs chrétiennes de l’Europe dans le préambule de la constitution
européenne, il ne faut pas vanter les mérites
de la laïcité dont chacun sait qu’elle est destructrice de toutes les valeurs fondamentales
de notre société et qu’elle est la valeur principale de la maçonnerie. Il est grand temps
d’ouvrir les yeux. Derrière le lobby homosexuel se cache l’action des loges maçonniques.
La droite nationale a toujours défendu les
valeurs de la famille. Il serait préjudiciable
demain d’assouplir la doctrine pour faire
plaisir au politiquement correct en sachant
qu’elle n’y gagnerait aucune voix. On ne
transige pas avec la loi fondamentale et les
valeurs naturelles.
● De Bernard K. (Paris) :
UNE ABOMINATION
Vous avez publié dans le Courrier du
28 juillet une lettre de Louis M. relative au
concubinage homosexuel. Cette personne
cite, pour tenter de justifier la confrérie,
l’épisode de la Femme Adultère : « … Que
celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » Mais Notre Seigneur ajoute
à l’adresse de la pécheresse repentie : « Va,
et ne pèche plus. » Ce qui change tout !
Sur ce sujet scabreux, l’Ecriture Sainte
est sans équivoque. Dieu envoie le feu du
Ciel pour exterminer les habitants de
Sodome et Gomorrhe. Dieu désigne la sodomie comme une abomination (Lév. 18,22) et
la punit de mort (Lév. 20,13). Saint Paul dit
(Rom., 1) : « Ni les impudiques, ni les idolâtres,ni les efféminés… ne posséderont le
Royaume de Dieu… » « Ils déshonorent
leur propre corps… Dieu les a livrés à des
passions infâmes, car leurs femmes ont
changé l’usage naturel en celui qui est
contre nature ; et, de même, les hommes
abandonnent l’usage naturel de la femme,
se sont enflammés dans leurs désirs les uns
pour les autres, commettant des choses
infâmes et recevant le salaire de leur égarement. »
Le vice contre nature est la conséquence
de l’impiété.
● De Louis M. (Paris) :
LES ABERRATIONS
DU MAMMOUTH
Vous avez parlé à plusieurs reprises et
avec raison dans vos colonnes des scandales — financiers entre autres — du
“Mammouth”. En voici un exemple
concret :
Ma nièce est professeur dans un lycée
d’une banlieue des Yvelines. Elle est bien
notée depuis 30 ans puisqu’elle émarge au plafond de
sa position. Elle a divorcé
d’un confrère qu’elle avait
connu en faculté. Il a les
mêmes diplômes qu’elle et a
exercé plus ou moins sa profession jusqu’à ce que son
éthylisme l’entraîne à l’hôpital depuis trois ans. Il est
depuis lors toujours en traitement mais
encaisse 7 000 € par an de plus que son exépouse qui, elle, est toujours en activité.
Qui dit mieux ? Je tiens les preuves à votre
disposition.
● De Raymond L. (Rosny) :
HARO SUR GALLIÉNI !
A Montreuil (Seine-St-Denis), existait
encore récemment une avenue du Général
Galliéni ; depuis le 12 juillet, la voici rebaptisée rue du Capitaine Dreyfus, au motif
qu’il fallait bien célébrer le centenaire de
la proclamation de l’innocence dudit capitaine !
En quoi ce brave général Galliéni a-t-il
démérité pour se voir ainsi “dégradé” à son
tour ? Il est vrai qu’on a aussi débaptisé
récemment la rue Léon Gaumonet qui s’appelle maintenant rue Benoît Frachon !
Sans m’attarder sur le caractère tortueux
de la réhabilitation de Dreyfus, le baptême
de Montreuil a été entouré de nombreuses
festivités en présence notamment du maire
Jean-Pierre Brard, crypto-communiste
notoire, et de Jean-Louis Debré et Pierre
Mazeaud, néo-gaullistes tout aussi notoires.
Comme si on profitait de l’occasion pour
renouer l’alliance de 1944 pour s’assurer le
contrôle du pays !
● De Xavier L. (Grenoble) :
NOUVELLE MORALE
Lisant dans Le Monde (5 août) la nécrologie de la grande cantatrice Elisabeth
Schwartzkopf, sous la plume de Renaud
Machart, j’y trouve ceci : « Elle avait fait
preuve d’une célérité certaine dans le ralliement à l’idéal national-socialiste et s’y était
attachée par des affiliations officielles. La
soprano conviendra qu’elle avait en effet profité du régime, mais ne l’avait fait que par
arrivisme et non par idéal politique. » On respire !
C’est un peu comme si l’on disait à une
dame : « Vous avez couché avec une
crapule. — Oh ! ce n’était pas par amour :
c’était pour ma carrière. — A la bonne
heure ! Dans ce cas, c’est tout différent, et
vous êtes un exemple pour la jeunesse ! »
La morale antifasciste est décidément bien
curieuse.
● De G de B. (Boulogne) :
MIRACLE
Je renouvelle mon abonnement avec plaisir
car c’est toujours un miracle de pouvoir compter sur votre hebdo qui a traversé — et traverse — autant de tempêtes dans une France
probablement moribonde et trahie par les
fausses élites. Et pourtant il y a des miracles ;
le dernier en date étant le Mondial qui a vu
une équipe dominante se faire battre et l’icône
de ladite équipe se laisser aller… Qu’aurionsnous connu si cette équipe avait gagné ?
Un hebdo comme RIVAROL nous permet
de rester vigilants et actifs malgré le désespoir qui pourrait nous atteindre.
● De J. PRUDHOMME :
SUR MARCUSE ET WIESENTHAL
Porté aux nues en Mai-68 mais oublié
depuis, Herbert Marcuse, philosophe germano-américain d’origine juive, tout à la
fois, marxiste et freudien, avait indiqué à la
gauche la marche à suivre : n’ayant plus
d’ouvriers à instrumentaliser, il faut se servir du prolétariat immigré ainsi que des marginaux (homos, féministes, etc.) pour saper
la société. C’est ce que font très bien les trotskistes de Droit au logement avec leurs
bataillons de clandestins africains.
Pour sa chasse aux “nazis”, Wiesenthal
s’appuyait sur des dossiers fabriqués par le
KGB qui fournissait aussi des témoins ! En
réalité, les “nazis” étaient le plus souvent des
opposants au système soviétique (voir le film
“Music Box” avec l’acteur autrichien Armin
Mueller Stahl : un passage explique ce montage), de même que sous la révolution française, toute personne opposée aux jacobins
était un “ci-devant”, un aristocrate ! On voit
le sérieux de la chose !
● De Jacques SOUCHET :
SANS-PAPIERS !?
Français de sol et de sang, j’ai l’obligation
d’avoir des papiers, un permis pour ma voiture, une carte d’identité pour ma banque,
une carte vitale pour la sécurité sociale.
Alors, quelle n’est pas ma stupéfaction d’entendre crier à cor et à cri par des ETRANGERS « Des papiers pour tous » ! S’ils
n’avaient pas pénétré sur notre sol frauduleusement, ils seraient en règle. Le livre Le
Camp des saints est malheureusement en
train de se réaliser.
En 2007, j’espère que l’élu du peuple mettra fin à cette invasion et qu’il se nommera
Jean-Marie Le Pen et non pas François Hollande qui, sur tv5 Monde le 16 juillet, disait :
« Il faut tous les régulariser ! »
● De Jérôme GUERRAND :
COMME A UN MATCH
Un défilé polymédiatique d’histrions, de
batteurs d’estrades, de marchands de cravates, de prestidigitateurs, d’illusionnistes,
de marchands d’orviétan, d’escamoteurs et
de faussaires est engagé dans une vaste campagne de putanat électoral.
Les Français totalement décervelés vont
assister à ça comme à un match de football.
On va ressortir le slogan : « Le Pen, la
haine ! », vociféré par des millions de
bouches écumantes et tordues dans des
visages convulsés. C’est si facile de penser
par slogans et, quand ça rime, c’est encore
plus simple à retenir.
L’enjeu c’est pourtant la survie de la
Nation française, ce que précisément les candidats de la droite-caviar et de la gauche
s’acharnent à détruire. Ce sont des gens qui
n’aiment pas la France, qui savent qu’ils ne
seront jamais des Français et qui
veulent donc faire de ces derniers un conglomérat sans identité dans lequel ils se sentiront enfin à l’aise.
● De Patrick BINDER, président du
groupe FN au Conseil régional d’Alsace :
LE DIALOGUE EST-IL
POSSIBLE AVEC L’ISLAM ?
Ceux qui s’indignent des récents propos du
pape sur l’islam devraient méditer sur une
autre déclaration, celle du musulman Rachid
Kaci : « Il est une religion où ce débat doit
s’ouvrir : l’islam. Malheureusement, il n’a pas
lieu et ce sont les plus fanatiques qui tiennent
le haut du pavé. Or, force est de
constater que les musulmans
tardent à réagir face à la barbarie dite islamiste qui impose sa
loi. »
Le pape Benoît XVI a tout
simplement voulu attirer l’attention sur la violence pratiquée par certains au nom de
l’islam. Mais au lieu d’envisager un sursaut
et un début d’autocritique (…), une nouvelle
fois une vague de “victimisation” et de paranoïa s’empare des rues arabes, le tout
orchestré et organisé. Les dégâts du fanatisme et de l’intolérance religieuse qui sévissent à travers le monde ne sont pas le fait de
la religion chrétienne !
(…) Le principe de la laïcité de notre République doit être sauvegardé, car il est aujour-
● Nous avons le plaisir de dédier ce
numéro à M. Christian St.-M., de
Caluire, « ami de RIVAROL » dont la
générosité nous permet de vous offrir
ce Spécial 16 pages.
LIBÉRATION DE LAJOYE :
DÉLIBÉRÉ LE
MARDI 10 OCTOBRE
P AR TRADITION, c’est en septembre que les radios lancent leur
nouvelle “grille” de programmes.
Depuis septembre 2002, le jeune (31 ans)
Nicolas Demorand était chargé des
« Matins de France Culture », émission
d’actualité et de “direct” de cette antenne.
Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure,
licencié en philosophie, agrégé de Lettres
modernes, il avait jusque-là enseigné en
“prépa”, à HEC et en lycée technique. Rien
qui le destinâr à intégrer une radio vouée à
la défense et l’illustration d’une expression
culturelle eurofrançaise classique. Mais on
entendait révolutionner l’institution.
On a peu suivi, faute d’écho mediatique,
les protestations véhémentes des auditeurs
de FC. Leur constitution en associations
d’usagers. Leurs campagnes de signatures,
consciencieusement occultées.
SOS France-Culture notamment dénonça
violemment l’équipe qui s’était emparée
de la station entre 1999 et 2005. Lui reprochant « d’avoir largement diminué la
Connaissance et la Culture au profit des
débats sur l’actualité la plus immédiate »,
par exemple dans les séquences de 7h/9h,
12h/14h et 18h/19h30 dont étaient refusés
le « tout-contemporain, le présentisme »,
plébiscités par les radios commerciales.
Réclamant que l’on « redonne à la correction de la prononciation et de la langue, la
richesse de l’expression, l’exigence de
qualité qui furent la marque de fabrique de
la chaîne », l’association rappelait que « la
transmission de la Culture et des savoirs »
est la seule mission de cette radio.
Demorand n’était certes pas responsable
personnellement de ces mouvements d’humeur. Mais il les favorisa en promouvant
des débats, un état d’esprit et un journalisme aux antipodes de ce qui existait
jusque-là — ce que dénoncent les auditeurs militants pour lesquels les critères de
recrutement devraient être définis par « la
compétence et non la notoriété médiatique
ou le “copinage” », faisant de la connaissance de l’Histoire une base essentielle du
choix, critiquant le partenariat avec
Le Monde, L’Express ou Le Nouvel Observateur, qui « nuit à l’indépendance de
France Culture » réduite à « un simple
agent de médiation de l’Industrie Culturelle ».
“UNE RADIO
COMME LES AUTRES”
Et c’est bien là où M. Demorand est au
cœur de la controverse. Car c’est lui qui,
dans ses Matins et soutenu par la directrice de l’époque, Laure Adler, s’entoura
d’une garde éditorialiste à l’impeccable
conformisme idéologique. Si l’on
excepte l’“économiste” Pastré, professeur à Paris VIII, dont la chronique quotidienne enrobe d’un pathos agaçant sa
complaisance envers le mondialisme, les
quatre autres, le figaresque Alain-Gérard
Slama, l’ubiquiste Alexandre Adler, l’exmao Marc Kravetz et Olivier Duhamel —
N° 2779 — 29 SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 7
intellectuel irascible qui cultive depuis
trente ans une haine pathologique du
nationalisme —, sont des néo-conservateurs sionistes orthodoxes.
Ecoutons les « auditeurs en colère »
remettre en cause la « doctrine radiophonique de
l’équipe Adler » où l’on
retrouve, pêle-mêle « le
primat des émissions en
direct, la relégation du
patrimoine et de la culture,
les missions “citoyennes”
de la radio ». Ce qu’ils
dénoncent, en somme, c’est la démolition
par laquelle serait substituée à un établissement bien en phase avec la culture prédominante dans ce pays, une tout autre
conception du monde.
On se souvient de ce qu’il advint de
l’écrivain Renaud Camus, pourtant
homosexuel et qui n’est certes pas de
notre famille —, lorsqu’il osa s’interroger sur l’omniprésence d’intellectuels
juifs à France Culture. Laure Adler n’est
pas juive et peu nous chaut qu’elle ait fait
d’Alain Weinstein, homme de lettres et
pilier de France Culture, son compagnon.
A moins que cela ne soit l’expression
d’une empathie particulière pour une certaine communauté. D’autant qu’élevée
dans l’Algérie post-indépendante, elle a
toujours proclamé son attirance pour
l’Afrique et ses populations. Cela aussi
est affaire de goût et de choix personnel.
Sauf si ceux-ci influent sur l’orientation
d’un instrument capital pour la
diffusion de notre Culture. Or
tous ceux qui ont eu l’occasion
de suivre les émissions de
Mme Adler — sur France 2, Le
Cercle de Minuit qu’elle reprit
de Michel Field, et Permis de
Penser sur Arte —, ont pu
observer la place démesurée
accordée aux invités juifs ou
musulmans, ainsi que la nécessité de posséder un rigoureux
curriculum vitae gauchiste pour
avoir le « droit de penser » en
sa compagnie. « J’ai le cœur à
gauche », n’hésite pas à proclamer cette proche de Jack Lang,
ancienne protégée de Mitterrand, qui considère, ainsi
qu’elle le déclara un jour au
Monde, que « France Culture
est une radio comme les
autres ». Exprimant ainsi clairement son projet de démantèlement d’une structure pourtant
créée afin d’assurer la propagation de la culture euro-française
dans ce pays.
Il n’est pas innocent, par
conséquent, qu’elle ait confié
en 2002 à un nouveau venu,
propulsé par sa notoriété
mediatique et le copinage, une
émission périodique d’actualité, « Le Rendez-vous des Politiques », qui n’accueilla jamais aucun
représentant de notre famille de pensée.
Ali Baddou, puisque c’est de lui qu’il
s’agissait, possédait justement le profil
dénoncé par les contestataires.
LA RÉVOLUTION CULTURELLE
SELON GRAMSCI
Ce fils d’ambassadeur marocain (en
Suède), Marocain lui-même, éduqué au
Lycée Henri IV et aux Etats-Unis, agrégé
de philo, maître de conférence en philosophie politique à Sciences-Po-Paris depuis
2000, a vu sa carrière prendre un essor foudroyant après qu’il eut été le conseiller
« pour les questions de discrimination positive » de
Jack Lang, alors ministre de
la Culture. Et surtout depuis
que, fréquentant une certaine Mazarine Pingeot, il
eut ses entrées à l’Elysée, et
se mit à voyager dans le
monde, y compris en Afrique du Sud poyr
y rencontrer Mandela, aux frais des Français. Devenu chroniqueur chez Field et
pour Laure Adler dans Permis de Penser,
Ali Baddou est l’illustration caricaturale
d’un soi-disant racisme français, nécessitant, paraît-il, des lois d’exception afin de
permettre aux pauvres Maghrébins d’intégrer les professions auxquelles l’immense
majorité des « de souche » n’ont, eux,
aucune chance d’accéder.
En novembre 2005, Laure Adler quittait
la direction de France Culture. Pour la
remplacer, un choix s’imposa dans cet
Etat « de droite » : David Kessler, ancien
du CSA et du Centre National de la Cinématographie, diplômé de Normale Sup et
de l’ENA, conseiller culturel de Lionel
Jospin. Parisien dont les racines plongent
dans la communauté israélite alsacienne,
il n’a rien à envier à Laure Adler. Surnommé « Fidel Castro » pour la vigueur
de ses purges, il a récemment licencié la
très antimarxiste Elisabeth Lévy dont
l’émission, Le Quatrième Pouvoir, était
trop impertinente envers les media.
Pour le reste, annonçant sa nouvelle
grille en décembre 2005, il fit savoir qu’il
agirait « dans la continuité de ce qui a été
fait ». C’est donc à Ali Baddou que Kessler confia la tranche horaire vedette de
France Culture.
Une semaine aura suffi pour ôter toute
illusion aux auditeurs mécontents. Les
Matins de France Culture, plus que
jamais immergés dans une actualité aussi
polémique que partisane, sont en ordre de
marche, à l’orée d’une année électorale
capitale, pour conforter l’emprise médiatique “citoyenne” sur tout ce qui touche
à l’immigration, au racisme anti-Européen et au néo-conservatisme sioniste.
Tandis que la “grille” fait de plus en plus
la part belle au judeo-islamisme, la culture autochtone euro-française ne cesse
de refluer. Quand elle n’est pas l’objet
des attaques les plus odieuses.
Quant à Demorand, il vient de recevoir
son bâton de maréchal, en
attendant mieux encore. Depuis
le 4 septembre, il dirige la
tranche matinale de France
Inter (il s’y distingua vendredi
dernier en invitant le ralisateur
du film “Indigènes”, qu’il
jugea visiblement trop indulgent avec la France). Et l’in
retrouve sur cette antenne Ivan
Levaï le samedi le dimanche
ainsi que… Mazarine, devenue
officiellement en 2005 Pingeot-Mitterrand — après avoir
abandonné Ali Baddou pour un
autre Marocain, Mohamed
Ulad-Mohand, dont elle a eu un
fils, Ascot.
Décidément, si on veut comprendre la stratégie adoptée par
nos nouveaux maîtres, il est
urgent de consulter les Ecrits
Politiques d’Antonio Gramsci.
C’est bien sa Guerre Culturelle
qui est en train de triompher.
Simplement au lieu de combattre « l’hégémonie bourgeoise » par une « hégémonie
culturelle prolétarienne » c’est
une « hégémonie métisse et
antiraciste » qui insidieusement se trouve partout renforcée.
René BLANC.
France Culture ? L’anticulture française
Non contente de « faire vivre
l’enfer » aux automobilistes francîliens, selon la formule
d’Yves Contassot,
pour les obliger à
abandonner leur voiture, la municipalité
Delanoë, poussée aux
fesses par ses alliés
« Khmers Verts », a
également réussi à réduire drastiquement le nombre de chiens dans
la capitale : Paris en comptait
190 000 en 2002, ils ne sont plus
que 147 000 en 2006, soit une
baisse de 22,6 % en quatre ans à
force d’impôts et d’amendes, sans
qu’on sache si les bêtes disparues
sont mortes de leur belle mort ou
ont été abandonnées dans les bois
de l’Ile-de-France.
Mais l’intraitable Crotassot,
comme l’avait surnommé le cher
A.D.G., ne s’estime pas encore satisfait. C’est désormais la peau des
184 chevaux de la Garde Républicaine qu’il exige, au nom de la propreté, et la gendarmerie a beau lui
répondre que le cheval est le moyen
de transport le plus écologique, l’élu
Vert n’en démord pas. Selon lui, les
gardes n’ont qu’à
« s’équiper en motocrottes » et « affecter
un gendarme au
ramassage des ordures
derrière les
patrouilles ». Ou
alors renoncer à
leurs montures.
Peut-on savoir
quelles mesures
Contassot compte
prendre également
contre les clochards (et
autres…) qui compissent et
conchient consciencieusement les
impasses et les porches de la capitale, cela en toute impunité et en
insultant même les riverains qui ont
l’audace de tenter de les ramener à
un peu plus de propreté et de
décence ?
HUMOUR ET POLITIQUE
Parmi les « petites phrases » sélectionnées pour le
prix « Press club, humour et politique » qui sera
décerné le 2 octobre, on en retiendra deux particulièrement savoureuses. La première de Philippe de Villiers : « Docteur Sarko et Doc Gynéco, c’est la com’ et la
came » et la seconde du député socialiste de l’Ardèche
Pascal Terrasse à propos de Lionel Jospin : « C’est la
première fois qu’un déserteur passe ses troupes en revue. »
On remarquera que Jean-Marie Le Pen, dont
nombre de saillies sont pourtant restées fameuses, n’a
jamais figuré parmi les favoris de ce jury, il est vrai
présidé par l’ex-figaresque Jean Miot. Le lauréat
2005 avait été Nicolas Sarkozy pour sa phrase : « Je
ne suis candidat à rien. »
Crotassot, le Khmer Vert
Page “Philosophie” de l’album de Chard
LA FRANCE MÉTISSE DE A À Z — 5 € l’exemplaire ou
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I
L Y A, de l’aveu même de Pékin, deux
cents manifestations par jour, essentiellement dans les campagnes. Les exclus du
grand bond (capitaliste) en avant de la Chine
rouge supportent de moins en
moins les disparités et le
maintien d’un régime totalitaire qui favorise la corruption des dirigeants locaux et
des policiers. Les craquements se font de plus en plus
audibles. Le régime, sans
pour autant s’affoler, en tient compte. Quant
aux partenaires de la Chine, ils ont trop besoin
de ce marché colossal pour tenter de le déstabiliser.
L’INFORMATION MUSELÉE
Alors que des images d’émeutes dans une
ville de province circulaient abondamment sur
« la Toile », l’agence de presse Chine nouvelle
faisait savoir le 7 septembre qu’elle entendait
détenir un monopole renforcé sur l’information. Aucune nouvelle venant de l’étranger ne
peut être diffusée en Chine sans passer par
Xinhua — c’est un peu comme si, en France,
on contrôlait avant autorisation d’émettre les
journaux télé de CNN ou de Fox News. De
plus, aucune information « contraire aux intérêts de la République populaire », notion très
extensive, n’est autorisée. Pas question de parler par exemple des problèmes des minorités.
Ce verrouillage politique très maoïste a aussi
son pendant très capitaliste. Pékin reprend en
main toute la manne des informations économiques et financières qui étaient traitées par
des agences internationales. Le régime est
cohérent dans sa logique de faire concilier un
marxisme politique avec un capitalisme économique. La Chine apparaît de plus en plus
comme une “aberration” mais tolérée car elle
participe à la croissance mondiale qui ne peut
s’en passer. Henry Paulson, le secrétaire au
Trésor américain en visite à Pékin, l’a
reconnu : « La moitié de la croissance mondiale depuis cinq ans a été le fait des USA et
de la Chine. Nous serons dans le futur les
locomotives de la croissance ».
CETTE HYPOCRITE “COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE”
Le G7 se préoccupe de la monnaie chinoise.
Le 21 juillet 2005, Pékin avait abandonné le
lien fixe arrimant le yuan au dollar. La Banque
centrale de Chine autorise désormais la mon8 N° 2779 — 29 SEPTEM
naie à varier quotidiennement de plus ou
moins 0,3 % par rapport au cours pivot du
jour. Cette réforme a permis au yuan des fluctuations de 4 %. L’Union européenne, le
Japon et surtout les Etats-Unis accusent donc
la Chine de fournir à ses exportateurs, grâce
au faible niveau de sa monnaie, un avantage
compétitif indu sur les marchés mondiaux.
Pékin est d’autant plus sous pression que le
pays affiche des excédents commerciaux
records avec ses principaux partenaires. La
question de la sous-évaluation du yuan est l’un
des sujets les plus sensibles à l’ordre du jour
de la réunion des ministres des Finances et
banquiers centraux des pays du G7 à Singapour (Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni,
France, Canada, Italie et Allemagne).
L’attitude de l’autoproclamée « communauté
internationale » vis-à-vis de la Chine mérite
réflexion. Le bobardement médiatique sur le
11-Septembre a eu entre autres avantages
celui d’occulter presque totalement le trentième anniversaire de la mort de Mao Dzedong (Mao Tsé Toung). C’était le 9 septembre
1976. Si l’on parle de massacres commis par
les régimes totalitaires dans l’époque
moderne, Mao est le champion incontesté
avec plus de 60 millions de victimes, devant
Staline. Mais les héritiers, qui n’ont jamais
rien renié, bien au contraire, du premier empereur rouge, sont traités avec tous les honneurs.
Imagine-t-on un régime nazi ayant survécu à
Hitler, en pleine ascension économique et
considéré comme un partenaire incontournable malgré ses erreurs passées ? Evidemment non, mais vis-à-vis du maoïsme et des
maoïstes subsiste une complaisance infinie
(comme à tout ce qui touche aux crimes du
marxisme) et en plus très intéressée.
GLOIRE AUX ZÉLATEURS
DU GRAND TIMONIER !
Encore aujourd’hui, non seulement des militants maoïstes plus ou moins repentis (Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut, Serge July, Georges
Frêche…) exercent le pouvoir
culturel et trustent les antennes,
mais des partisans actuels de
Mao peuvent s’exprimer sans
être inquiétés le moins du
monde, tel cet Alain Badiou —
qualifié par Le Figaro de « négationniste
rouge » — qui professe dans ses livres que la
Chine communiste a fait partie de la « marche
du progrès de l’humanité » contre les réactionnaires économiques ou politiques du
monde.
Cette légende révolutionnaire maoïste paralyse les socialistes du monde entier alors que
la croissance de la Chine vitrifie les libéraux.
C’est pourquoi on passe vite sur les révélations récentes — et gênantes — qui montrent
que Mao avait passé des accords avec le Japon
contre les nationalistes chinois, que la Longue
Marxi sme -l énini sme : l e
UNE des cinq anciennes républiques
d’Asie centrale devenues indépendantes en 1991 lors de la dissolution
de l’URSS, le Turkménistan est un pur produit du système soviétique. Au nord de l’Iran
et de l’Afghanistan, à l’ouest de la mer Caspienne, ce territoire désertique de
488 000 km2 et peuplé de 4,3 millions d’habitants trouve dans le gaz naturel son unique
mais immense richesse dont, possédant une
des plus grandes réserves de la planète, il est
le quatrième producteur mondial. Pays très
fermé et peu connu, il ne figure sur aucun
circuit des voyagistes.
Premier secrétaire du Parti communiste
depuis 1985, puis président du Soviet
suprême de la République en 1990, Saparmourad Niazov, aux cheveux teints en noir
de jais, est élu président de la République
indépendante (il a alors 51 ans), puis de nouveau en 1992 au cours d’une élection à la
soviétique : 98,39 %, puis 99,5 % des suffrages ! La Constitution adoptée en 1992
institue un système présidentialiste et,
depuis lors, les Turkmènes vivent sous l’une
des pires dictatures du monde.
L’imitation du système soviétique atteint
sa caricature avec le culte de la personnalité,
symbole d’un pouvoir fort, qui entoure le
président. Saparmourad Niazov est appelé
“Turkmenbachi” (le père de tous les Turkmènes) ; son nom est systématiquement
donné aux grandes avenues des villes, à l’aéroport d’Achkhabad, la capitale, et à un port
sur la Caspienne. Revendiquant volontiers
une filiation divine, il ne se reconnaît
comme égal que l’astre solaire, à qui il se
mesure chaque jour sur la place centrale
d’Achkhabad (voir ci-contre) : sa statue en
or de quatorze mètres, juchée au sommet
d’une tour haute de soixante-quinze mètres,
Au Turkménista
Marche a été réinventée, que le démiurge de
la Chine populaire a été l’homme de toutes les
épurations, des désastres économiques, des
enfants cannibales dénonçant les parents et de
toutes les horreurs de la Révolution culturelle.
“9-11” oblige, l’anniversaire de la disparition de Mao a été célébré avec discrétion et
cela a arrangé la Chine. A part un concert de
chants révolutionnaires organisé au Palais du
peuple, sur la place Tienanmen, et quelques
dossiers historiques publiés dans des magazines, il semble que l’événement ait peu été
exploité par le régime.
“70 % DE POSITIF
ET 30 % DE NÉGATIF”
Si le Parti communiste chinois (PCC) se doit
d’exalter la mémoire de celui qui reste l’un
des fondements de la légitimité du régime
autoritaire de Pékin, il lui faut aussi se livrer à
de difficiles contorsions idéologiques pour
justifier le gouffre existant entre la rigueur
maoïste d’antan et la réalité contemporaine de
l’économie de marché. Ainsi, à destination des
cadres du Parti, on relance les études
marxistes et maoïstes et, pour les écoliers et
étudiants, on “gomme” dans les manuels scolaires les références trop appuyées au
maoïsme pour privilégier les études sur l’économie. Le Parti n’avait-il pas, d’ailleurs,
déclaré, après la chute de la « bande des
quatre » et la mort du « Grand Timonier », que
« Mao, c’est 70 % de positif et 30 % de négatif » ? Une manière de résumer dans une formule le désastre et les dizaines de millions de
mort du « Grand Bond en avant », des « Cent
Fleurs », des « Quatre Mobilisations » et de
la « révolution culturelle ».
Mais le monde, par ailleurs si sourcilleux sur
un autre passé, doit-il, par simple intérêt mercantile et aussi parce que les victimes n’appartiennent pas à certaine catégorie privilégiée,
accepter la lecture de l’histoire imposée par le
parti communiste chinois sans se préoccuper
des ravages aujourd’hui exercés par le capitalistico-marxisme, ce mutant incontrôlable du
monstrueux despotisme maoïste ?
Pierre-Patrice BELESTA.
Chine : capitalisme et despotisme
30 ans après la mort de Mao
(Dessin de CHARD.)
La vérité, lentement, se fait jour : on découvre aujourd’hui sur le site internet de la radio polonaise (1) que le massacre — imputé aux nationaux-socialistes — de 200 000 à 300 000 personnes en Ukraine a en fait été perpétré par le NKVD soviétique.
Selon Polskie Radio, une commission gouvernementale ukrainienne vient en effet de conclure
que des milliers de corps enfouis dans un charnier des environs de Kiev sont ceux de victimes
des purges de Staline. Des conclusions qui rejoignent les témoignages apportés par les personnes âgées du village voisin de Bykovnia qui disaient avoir vu des camions ruisselant de
sang se dirigeant vers cet emplacement dans les années 1930, donc avant l’occupation de la
région par les Nazis. « Le chiffre, non officiel, du nombre de cadavres contenus dans ce charnier oscillerait entre 200.000 et 300 000. »
C’est au moment où le gouvernement ukrainien érigea, en mai 1988, un monument imputant ce crime aux occupants nazis que les habitants du village de Bykovnia avaient brisé
cinq décennies de silence pour accuser la police secrète de Staline. En décembre, les villageois forcèrent les autorités ukrainiennes à mettre en place une commission, constituée sous
le nom de « Commission chargée de poursuivre les auteurs de crimes commis contre la
nation polonaise » et placée sous la direction du Dr Slawomir Kalbarczyk, lequel s’est
exprimé lors de la conférence internationale scientifique « Archéologie et Terreur » qui
s’est tenue à Tallin en novembre 2005.
Les fosses de Bykovnia n’ont pas dit leur « dernier mot » et sont susceptibles de fournir encore
beaucoup de renseignements précieux puisque d’autres exhumations sont prévues sur ce site,
en présence de procureurs de l’Institut de la mémoire nationale.
On a trouvé à Bykovnia de nombreux objets appartenant sans nul doute à des citoyens polonais, entre autres des uniformes, des couvre-chefs militaires, des bottes de cavalier, des pièces
de monnaie polonaises ainsi que des objets fabriqués en Pologne ou en Europe occidentale et
un permis de conduire. D’une valeur cruciale car appartenant à une personne dont le nom figure
sur une liste partielle des civils exécutés en Ukraine, liste dressée par le NKVD.
En 1997, les autorités de Kiev avaient pratiqué des exhumations dans les environs de l’ancienne prison du NKVD de Vladimir en Volhynie afin de vérifier des informations livrées par
la population locale sur l’inhumation à cet endroit d’opposants à Staline. On a retiré de ces
fosses les restes de 100 personnes dont l’arrière du crâne portait la trace d’une exécution par
balle. Sur les cadavres, on a retrouvé un certain nombre d’articles d’origine polonaise : épaulettes militaires et policières polonaises, boutons d’uniforme avec l’image de l’Aigle Blanc,
etc. Tout récemment, l’Institut de la mémoire nationale a été informé que l’une des enquêtes,
conduite par le bureau du procureur militaire d’Ukraine, a fait état de la découverte à Kiev des
restes de 270 officiers polonais non identifiés.
Toujours selon Polskie Radio, « en coopération avec les Ukrainiens les Polonais vont faire
de leur mieux pour trouver une explication à cette sombre atrocité qui, on peut le supposer,
pourrait avoir un lien avec le crime de Katyn. Une telle supposition est justifiée par le fait que
la trace des prisonniers assassinés en Ukraine s’arrête, entre autres, à la prison de Kiev ».
Y. S. _____
(1) <www.polskieradio.pl/polonia/article.asp?tId=40422&j=2>).
On attendait Hitler c’était Staline !
9
sadeurs, des directeurs de banques, et le
directeur du service des « transferts illégaux de capitaux » du BND, Wilhelm Martin Sudhoff. Pendant deux ans, équipés du
matériel informatique le plus sophistiqué,
les enquêteurs ont pu étudier certains dossiers et comptes de la Banque nationale
hongroise. Mais encore une fois, certains
problèmes ont paralysé le déroulement des
enquêtes. Mystérieusement, la commission
n’a jamais pu poursuivre ses recherches
dans d’autres instituts financiers, et les
documents ne pouvaient pas être expertisés
en profondeur ; ils étaient uniquement
consultables sur place.
Un autre groupe de travail réunissant des
agents du BND et des services secrets hongrois a été constitué. L’actuel ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter
Steinmeier, alors chef du cabinet de la
chancellerie, rencontra ses homologues
hongrois en août 2005 pour perfectionner les techniques et les
méthodes de recherche entre les
services secrets des deux Etats.
Complémentairement, les services hongrois ont sollicité les
connaissances de deux personnes ayant pris
une part active dans les transactions frauduleuses de capitaux. Un autre problème
s’est encore posé… La banque nationale
hongroise affirme ne plus posséder certains
dossiers relatifs à des comptes montrant des
liens évidents entre la RDA et le SED.
C’est le cas des 148 millions de francs
suisses, dont seulement 42 millions ont été
identifiés. Cette somme appartenait à Günther Forgber, ancien agent de la Stasi et
ancien homme d’affaires de RDA qui
importait à l’époque des deux blocs, notamment en provenance de Vienne et de Zurich,
des produits sous embargo. Cependant, le
remboursement de cette somme ne peut
plus être exigé, car son propriétaire est mort
en début d’année, renversé par une automoMBRE 2006 — RIVAROL
bile en Espagne. Ce cas n’est pas unique !
Wolfgang Langitschke, responsable des
placements financiers du SED, a lui aussi
été victime en 1998 d’un accident de la circulation, à Lugano, petite ville balnéaire
suisse paisible… Troublante coïncidence.
Ainsi, nous serions fort intéressés de
connaître les éventuelles implications des
partis communistes de l’Europe de l’ouest,
et en particulier celles du PC “F”, dans ces
transactions financières.
Ont-ils aidé le SED ou l’actuel PDS à camoufler certains capitaux ? Pierre de
Villemarest avait expliqué
le rôle des époux Aubrac,
chargés d’acheminer les
capitaux de Moscou en
Tchécoslovaquie, alors
plaque tournante des financements des partis communistes européens
après la seconde guerre mondiale. Accusation en partie confirmée par L’Humanité
dans l’article Artur et Lise London : des
agents de Moscou ? (n° du 7/11/1996) :
« Raymond Aubrac — qui avait fondé et
dirigé de 1948 à 1958 le BERIM (Bureau
d’études et de recherches pour l’industrie
moderne) — était introduit auprès des plus
hautes instances tchécoslovaques, avec les
recommandations directes des principaux
responsables du PCF. Et présenté comme
un camarade qui aurait été partie prenante
d’un réseau de financement du PCF par
l’intermédiaire de sociétés d’import-export
qui constituaient la forme d’aide probablement la plus importante (…) de collaboration avec les sociétés sœurs. »
Toutes ces investigations du BND aboutiront-elles ? On peut en douter tant elles risqueraient de dévoiler des vérités insoupçonnées… et de faire tomber les têtes de
gouvernements en place…
Laurent BLANCY.
e c a d avr e r emue enc o r e
Schatz der Arbeiterklasse » (Le trésor de la
classe des travailleurs), se révèle extrêmement compliquée. Le chef de la commission, Christian von Hammerstein, et ses
collaborateurs se heurtent à la ramification
des nombreuses pistes de blanchiment des
capitaux du SED, dont on sait qu’ils ont été
réinvestis par d’anciens fonctionnaires du
parti, à des fins personnelles et pour l’édification du PDS. Selon Ch. von Hammerstein, le SED avait prévu et systématiquement cherché à protéger le détournement
des capitaux par l’intermédiaire et la bienveillance de l’Etat est-allemand. C’est
pourquoi la commission entend faire pression sur le PDS. Mais les camarades sont
peu bavards…
Les investigations se poursuivent également à l’étranger avec des résultats probants. Selon le Spiegel du 21/08/06, la
commission a mis la main sur 2,6 millions
d’euros détournés par le SED et
placés sur un compte au Lichtenstein ; elle a aussi obligé la
femme d’affaires Rudolfine
Steinling, « Fini la rouge », qui
travaillait pour le compte de la
société d’import-export est-allemande
Novum, à rembourser 7,3 millions d’euros.
Dans une banque de Genève, la commission a retrouvé l’enregistrement de
148 millions de francs suisses. Une partie
de cet argent a disparu dans d’autres transactions faites à Prague et à Budapest. De
plus, la commission entreprend de faire
débloquer des comptes suisses 237 millions
d’euros ayant constitué « le trésor des
Camarades ».
Il s’agit là de minces succès. Car malgré
la participation du Bundesnachrichtendienst (BND), les enquêtes sont bloquées.
A cet effet, en février 2004, le BND a dû
constituer en Hongrie une commission
d’enquête mixte à laquelle participent les
secrétaires d’Etat des deux pays, les ambastourne sur elle-même pour toujours faire
face au soleil…
Servi par une police et des espions compétents et fidèles, cet Inca des steppes exerce
une cruelle tyrannie sur un peuple qu’il voudrait entièrement servile, se consacrant totalement au culte de la “divinité” turkmène, et
que dans ce but il abêtit, infantilise, conditionne, endoctrine. Tous les lieux à dimension culturelle sont fermés, l’éducation
depuis le plus jeune âge se ramène à l’étude
et à la récitation du “Rouhnamé”, le “livre
de l’âme” signé de sa main. Un « guide spirituel » de 400 pages en deux volumes que,
initiative choquante dans un pays à majorité
musulmane, quoique officiellement laïque,
il présente comme l’égal du Coran et de la
la Bible. Tous ceux qui osent la moindre protestation contre la mégalomanie et la tyrannie vont rejoindre les dizaines de milliers de
prisonniers politiques arbitrairement retenus
dans les geôles nationales engorgées.
an, une dictature “solaire” soutenue par les droits-de-l’hommards
ABERLIN, le 17 août, le soleil brille
sur la cour de la Karl-LiebknechtHaus, le siège du Linkspartei. Le
chef de la fraction parlementaire, Gregor
Gysi, prononce un discours élogieux à l’occasion des 65 ans du président du parti communiste
rénové, Lothar Bisky. Les
camarades entourent Markus Wolf, un éminent responsable de l’ancienne
police secrète, la Stasi. Car,
nos lecteurs le savent depuis
les nombreux articles de
Renée Versais consacrés à
l’actuel parti communiste allemand, le PDS
a succédé au SED-PDS, parti qui, sous la
présidence du conseil d’Egon Krenz, assura
la période de transition en 1989-90, après
le SED. Changements qui ne sont pas étrangers à un autre phénomène plus important :
la disparition des capitaux de la RDA…
Depuis plusieurs années, une Commission
spéciale indépendante chargée de la vérification des financements des partis politiques et des organisations de la RDA
(Unabhängige Kommission zur Überprüfung des Vermögens der Parteien und Massenorganisationen der DDR) essaye de
retrouver ces capitaux “volatilisés”, que
des fonctionnaires roublards ont détournés
après 1989. De son côté, avec le gouvernement fédéral et d’ici la fin de l’année, le
Bundestag entend se doter de lois qui élargiront le champ des recherches et les pouvoirs de cette commission, considérés trop
restreints bien que, pendant ses dix-sept
années d’investigations, elle ait retrouvé
1,6 milliard d’euros ayant appartenu au
SED-PDS. Cette importante manne financière a été utilisée pour la rénovation des
anciens Länder de l’est.
Cette chasse « aux capitaux des camarades », comme le rappelle un ancien dossier du Spiegel (n° 50/2001) intitulé « Der
Le Bundesnachrichtendienst et le trésor des camarades
La vente du gaz ne profite pas à la population que le pouvoir maintient cyniquement
dans le plus effroyable dénuement afin
qu’elle soit plus malléable… Niazov, dictateur corrompu, détourne sur un compte en
Allemagne des milliards de dollars et ce
qu’il n’a pas détourné, il le consacre à des
réalisations aussi pharaoniques qu’inutiles,
souvent confiées au groupe français
Bouygues (qu’une dictature ne rebute pas) :
un lac artificiel immense en plein désert, une
piste de ski dans un pays où il fait 50°C en
été et les inévitables palais, mosquées et statues en or massif à sa gloire.
Ce dictateur régnant sur une population
dont une partie est asservie et affamée, tandis que l’autre partie, rebelle, croupit derrière les barreaux, devrait “interpeller” les
grandes consciences droits-de-l’hommistes.
Mais la Communauté internationale qui a
besoin du gaz turkmène (en particulier
l’Union européenne) ne tient pas à faire tomber un des rares pouvoirs stables de la
région, de surcroît non contaminé par l’islamisme radical. La Russie cherche à renforcer sa mainmise énergétique dans cette
région d’Asie centrale riche en hydrocarbures et contrôle en grande partie le Turkménistan dépendant presque exclusivement
de Moscou pour ses exportations gazières.
Quant aux Etats-Unis, ils apprécient de
pouvoir librement survoler cette zone stratégique qui jouxte l’Iran et l’Afghanistan.
D’autre part, depuis peu, Washington courtise Achkhabad pour lui faire accepter la
construction d’un gazoduc depuis le Turkménistan vers l’Inde et le Pakistan, concurrent d’un projet à partir de l’Iran. Le 14 août
dernier, le diplomate américain Steven
Mann rencontra le président turkmène pendant deux heures et, sous forme de menace
voilée, expliqua devant la presse locale que
Washington « était très fortement opposé »
au projet iranien (les Persans qui narguent
l’hyperpuissance avec leur joujou
nucléaire…) Le “Turkmenbachi” a compris
que s’il voulait garder le pouvoir, il se devait
de privilégier le projet de gazoduc des Américains, même s’il doit ainsi passer sous leur
coupe.
Les réserves de gaz n’étant pas près de se
tarir dans cette république d’Asie centrale,
les Turkmènes subiront longtemps encore la
terrible dictature “solaire” de Saparmourad
Niezov, soutenue par la communauté internationale — dont l’intransigeance vis-à-vis
du respect des droits de l’homme est si
hypocritement sélective —, puis de ses successeurs potentiels formés à son école.
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