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11/19/25

 


JACK L’INVENTEUR

Le même 17 août, le même Obs’ publiait

un long entretien avec Jack Lang, lequel,

entre deux missiles visant Ségolène

Royal, se félicitait de sa popularité,

intacte : « J’étais l’autre jour au Festival des Vieilles Charrues. (…) On m’attrapait dans les

allées. “On sera avec vous l’an prochain, débarrassez-nous de cette droite !” Je suis monté sur

scène pour saluer Jamel Debbouze. 50 000

jeunes m’ont applaudi. Ils criaient “Jack président !” ». Stupeur d’un internaute, qui « était des

festivaliers » et interpelle donc l’ancien

ministre sur le blog de celui-ci : «Je ne vous ai pas aperçu sur scène avec Jamel, ni entendu

50 000 jeunes, dont moi logiquement, vous

acclamer en tant que futur président… Qu’en

est-il précisément ? Ensuite, certains festivaliers

vous ont bien croisé en tant que simple festivalier, mais je n’ai pas vu, et aucune personne

autour de moi, de mouvement de foule vers vous

vous ayant reconnu… ». Et l’internaute d’insister : « Jamais [Lang] n’a pu vivre ce qu’il

raconte… En tout cas ni dans ma mémoire, ni

dans celle des autres festivaliers, non plus des

journaux locaux. Il a dû le rêver… ». Recul du Nouvel Obs’, qui indiquait le lendemain sur son site avoir reçu plusieurs

courriels démentant l’affirmation de Jack

l’inventeur et ajoutait que plusieurs journalistes de Ouest France, qui avaient couvert le festival des Vieilles Charrues, ont

affirmé ne pas avoir vu l’ancien ministre

acclamé.

Quand le camp Villiers s’affole

Témoignage désenchanté, dans

Le Monde du 17 août, des militants de

Lutte ouvrière qui « chaque été, depuis des

années », vont à la rencontre de « l’électorat

potentiel » de ce parti et esquissent « la photographie la plus précise possible de son état d’esprit ».

Photographie peu encourageante : « Il y

a une démoralisation qui s’est encore approfondie

depuis quelques années », déplore un militant

qui, comme ses camarades, a constaté « un

réflexe de vote utile en faveur du PS » mais s’interroge aussi sur « l’ampleur du vote FN ».

Certes, ils n’ont pas rencontré « beaucoup

de gens se revendiquant de Le Pen » mais,

explique l’un d’entre eux parti « en mission » en Normandie, « les potes qui connaissent le coin m’ont dit qu’ils en entendaient plus

que l’an passé. » Et de témoigner : « Des gars

FN qui nous le disent, et pas forcément de façon

hostile, on en croise depuis quelques années à l’occasion des caravanes. Des gens qui nous suivent

dans la dénonciation des injustices, des patrons,

des riches, des licenciements, des politicards…

Puis qui, à un moment donné, soit disent : “Le

parti j’en ai déjà un”, et c’est le FN ! soit alors

disent “Arlette Laguiller, il y a un truc que

je lui reproche”… et c’est de ne pas parler des

immigrés. » Et puis surtout, « vu les réactions

sur 2002, ils ont l’impression que c’est le vote

Le Pen qui a foutu le plus la merde. Et ça les

réjouit, ça les venge en quelque sorte… Il y a de

petits bleds ouvriers où Le Pen a fait 25 %. On

ne peut pas engueuler un passant sur quatre. »

Dur, dur, d’être trotskard.

SAVOIE : LES ELUS FN

DANS LA MIRE

DES VOYOUS

Eté très chaud pour les responsables du

Front national de Savoie dont le

conseiller régional Jacques Vassieux a

été harcelé jour et nuit d’appels téléphoniques anonymes malveillants de la part

d’un individu qui, identifié comme

Alain D., s’est révélé être fonctionnaire

territorial à… la Communauté Urbaine

du Grand Lyon !

Mais un pas supplémentaire a été franchi le 5 août avec l’agression au couteau

de Jean-Paul Frison-Roche, conseiller

municipal de Scionzier, par un Jeune qu’il

avait morigéné alors qu’il urinait sur la

vitrine d’une commerçante et qui, l’ayant

suivi, le poignarda lâchement

dans le dos. C’est miracle qu’aucun organe vital n’ait été touché

lors de ce qu’il faut bien appeler

une tentative de meurtre.

Responsable départemental

FN, Dominique Martin a aussitôt averti le préfet des voies de

fait contre ses camarades, mais il

s’est aussi indigné de l’indifférence du maire de Scionzier et de l’attitude de la presse savoyarde, qui ne s’est

guère émue du traitement réservé à des

élus frontistes, alors qu’elle aurait éructé

d’horreur et d’indignation si des socialistes ou des UMP en avaient été victimes.

En revanche, la population savoyarde a

réservé le meilleur accueil aux frontistes

lors d’un tractage à Cluses.

et de l’islam, religion aliénante, violente, totalitaire et surtout

basée sur la haine du christianisme. Et le 15 août, c’est aussi en

chantant dans les rues de Saint-Malo les louanges de la Vierge

Marie que les participants à l’UDT de la FSSPX, rejoints par

une délégation de frères de Flavigny ainsi que de nombreuses

sœurs de Kernabat, ont réellement parlé aux hommes en leur

rappelant que Dieu existe. Au total, plus de huit cents personnes,

bannières, costumes traditionnels bretons et cornemuse en tête,

donnèrent à cette procession une grandeur extraordinaire.

FABRÈGUES : ECHEC

AU BLASPHÈME

Jusqu’à fin août, la mairie de Fabrègues (Hérault) accueillait

l’exposition d’« art décadent » du citoyen Cédric Machefer, judicieusement intitulée « Lavage de cerveau » : un véritable cocktail

explosif d’une vingtaine de photos, faisant notamment l’amalgame entre le racisme, la violence, la religion, avec comme fil

conducteur le… tambour de machine à laver ! Et comme fleuron une photo blasphématoire représentant l’outil préféré de la

ménagère, jonché de préservatifs défraîchis ou dans leur emballage d’origine, un crucifix suspendu servant de potence à un préservatif usagé… Il s’agissait pour le “créateur” de dénoncer la

condamnation par Rome de ce moyen de contraception.

C’était sans compter sur l’abbé Marc Vernoy, de la FSSPX. En

exprimant son désaccord directement au sieur Machefer et

auprès de la municipalité de Fabrègues à laquelle il a fait valoir

que « si ce jeune homme avait fait le milliardième du même sujet sur l’islam, sûr que la mairie aurait sauté dans la journée », l’abbé a réussi à

faire évacuer l’objet du délit. Bravo !

Beau succès pour la première université d’été de la Fraternité

Sacerdotale Saint Pie-X qui a réuni du 12 au 16 août près de

Saint-Malo plus de deux cents personnes, âgées pour la moitié

de moins de 30 ans. L’abbé Régis de Cacqueray a réussi à

atteindre son objectif : réunir autant de gens autour de l’étude

apologétique et leur transmettre l’esprit missionnaire puisque,

placée sous l’intitulé « Que faut-il dire aux hommes ? », cette université d’été visait à insuffler une dynamique nouvelle, fondée

sur la Tradition et tournée vers l’apostolat face à la double

menace de la “dissociété” moderniste flétrie par Marcel De Corte

JeanMarie sur les terres d’Arlette

ENTRE NOUS

(Une ligne : maximum 50 signes et espaces.)

Demandes d’emploi : 3,05 €. Autres

rubriques : 3,81 €. CARNET (Mariages, naissances, deuils…) : 5 €. Domiciliation sous un

numéro : 3,05 €. TVA 19,60 % en sus.

Les textes doivent nous parvenir dix jours

avant la parution et être rédigés en caractère

d’imprimerie très lisibles.

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souvenirs militaires. Tél. : 03-44-40-48-99.

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pour les classes de 6e et 5e ainsi qu’une aidecuisinière. L’Etoile du Matin, 03-87-06-53-90.

Succès pour la première université d’été de la FSSPX

N° 2775 — 1er SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 5

LE 21 août, une autre guerre s’ouvrait

en Méditerannée : celle opposant à

Marseille le Syndicat des thoniers

présidé par Mourad Kahoul à Greenpeace,

qui prétendait amarrer son navire-amiral,

le Raimbow Warrior II, dans le Vieux Port

ou, à défaut, dans le Port autonome, afin

d’informer le public des dangers que

réserve la surpêche pour l’environnement

de notre Mare nostrum.

Nous avons maintes fois ici dénoncé

Greenpeace et ses méthodes, mais le péril

signalé par l’organisation est réel, même si

elle se garde bien d’évoquer deux points

essentiels : la surpopulation mondiale et

l’explosion planétaire de la consommation

des produits de la pêche. Un silence également observé par la Commission Européenne dans son rapport de 2004 visant à

créer le 1er janvier 2007 un Fonds Européen de la Pêche, doté pour la période

2007/2013, de 4,9 milliards d’euros à raison de 700 millions par an, dont les 2/3

seraient destinés aux nouveaux adhérents

de l’Est, et ayant pour vocation, sous couvert de « pêche durable », d’encourager

l’aquaculture et de diversifier l’économie

côtière qui se substitue à la pêche traditionnelle, condamnée à disparaître.

ADIEU MERLANS,

HARENGS, THONS

L’état des stocks de poissons est en effet

alarmant, pillés qu’ils sont depuis des

décennies par les pratiques industrielles,

à coup de bateaux-usines, d’avions d’observation, d’électronique, de filets dérivants, de nasses et de chaluts géants ou de

longues-lignes. Si les prises mondiales ne

cessent de régresser (122 millions de

tonnes en 1997, 90 en 2003, 80 en 2005),

la demande, y compris sous la forme de

snacks apéritifs comme le surimi, croît à

proportion du niveau de vie des populations asiatiques. Pour répondre à la

demande des 7 milliards d’humains de

2020, il faudrait augmenter le tonnage de

la pêche mondiale de 25 %.

Les dernières statistiques montrent que

les 10 poissons les plus pêchés au monde

représentent 30 % des prises. 7 d’entre

eux, les anchois du Pérou, du Japon, de

l’Atlantique, le merlan de l’Alaska, celui

de l’Atlantique nord-est, le capelan de

l’Atlantique nord, le hareng de l’Atlantique sont au maximum de leurs possibilités. Au cours du dernier demi-siècle, le

nombre des gros prédateurs océaniques a

chuté de 90 %. Morue, thon, plie ont

diminué de moitié. Lorsqu’une espèce

vient à manquer, on en pille une autre.

Merlan d’Alaska et sardine japonaise disparaissent-ils ? La pêche industrielle nippone s’attaque à l’anchois et au calamar.

Seulement, de plus en plus d’espèces,

essentielles pour l’équilibre marin, sont

menacées. Les requins notamment, dont

les ailerons sont un mets de choix pour les

Asiatiques. La taille moyenne des prises

qui était de 52 kg dans les années 1950

atteint à peine aujourd’hui les 22 kg. Plus

grave encore est le massacre organisé des

BOFFF. Il s’agit ici des Big Old Fat

Female Fish, en d’autres termes les

Vieilles Femelles Grasses. Des études ont

montré qu’elles sont en quantité et en

qualité les productrices d’œufs les plus

performantes. Les normes de pêche internationales, au lieu de les protéger, les

désignent à la destruction systématique

tandis que la cécité scientifique et bureaucratique conseille d’épargner les jeunes.

Avec l’assentiment des autorités, thons,

marlins, requins, espadons sont sur la trajectoire des espèces sacrifiées comme le

furent la morue, ou les hoplostètes orange

ou rouge ou empereurs de l’Atlantique,

poissons des grands fonds — 700

mètres — à la chair exceptionnelle, à la

croissance très lente — vivant jusqu’à

140 ans — ce qui en fait la proie n° 1 des

grandes flottes hauturières.

Or tous ces poissons, à la fonction irremplaçable pour la survie des océans, détiennent la clé de notre futur. Le requin, que la

surpêche menace, est un élément décisif

de l’équilibre des zones coralliennes tropicales, elles-mêmes poumon des océans.

L’aquaculture est un fléau. Tropicale, elle

a détruit des dizaines de milliers d’hectares de mangrove. Ailleurs également où

chaque kilo de poisson fermier exige 3 kg

nom amérindien signifiant engrais, lui

durent d’avoir échappé à la famine. L’explorateur anglais John Smith raconte

qu’en 1608, son bateau ne put entrer dans

la baie de Cheasapeake tant était dense le

fleuve de menhadens qui l’obstruait.

Mais, au début du XIXe siècle, on commence à les utiliser comme engrais agricole puis, vers 1850, dans les huileries

industrielles. Vingt ans plus tard, on en

tire deux fois plus d’huile que de la

baleine. Le voilà principal composant de

l’industrie yankee, dans des centaines

d’usines de la Côte Est.

Pourtant, le pire était à venir. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale,

l’avion fait son apparition en repérage des

bancs. En quelques décennies, la pêche

industrielle va détruire le « poisson commercial préféré de l’Oncle Sam » (cf. en

1949 le National Geographic Magazine).

Des bancs de trente mètres d’épaisseur, et

plusieurs centaines de mètres de long,

seront aspirés dans les cales. 1956 sera

l’année record : 800 000 tonnes pêchées.

En 1969 les prises avaient chuté de 80 %.

Les faillites se multiplient. Armements

et usines seront rachetés par le magnat de

l’immobilier Malcolm Glaser — celui qui

vient de s’emparer de l’équipe de foot

Manchester United. Avec 61 bateauxusines et 32 avions de repérage, sa société

Omega Protein, qui a obtenu des autorités fédérales un quota de 115 000 t/an,

continue à vandaliser les côtes de Virginie et la baie de Cheasapeake, derniers

lieux où la pêche au menhaden n’est pas

encore interdite. On en fait des engrais,

des aliments pour animaux, lubrifiants,

savons, cosmétiques, composants alimentaires. Fibres, plantes et graines pourraient être utilisées à moindre coût pour

les océans.

ZONE MORTE

Une guerre à mort oppose Glaser à

d’opiniâtres associations de défense du

milieu marin. D’abord parce que la quasidisparition du menhaden est une catastrophe pour la chaîne alimentaire : des

dizaines d’espèces de poissons et

coquillages qui s’en nourrissaient sont

menacées par cette soudaine pénurie.

Mais surtout, vivant de phytoplancton, le

menhaden possède une fonction filtrante

extraordinaire, pouvant absorber jusqu’à

15 litres d’eau par minute. Purifiant baies

et estuaires des particules saumâtres

charriées par les fleuves, il assure le passage de la lumière solaire, favorisant

l’oxygénation et la pousse de plantes

aquatiques, refuges d’une faune aussi

riche que nécessaire à la survie du milieu

marin. Ce rôle essentiel joué en surface

par le menhaden était rempli au fond par

les coquillages, les huîtres en particulier.

Lesquelles doivent à l’homo consumeris

d’avoir depuis longtemps disparu. James

Hagy, dans un article de la revue Estuaries, a montré comment, « entre 1950 et

2001, la prolifération du phytoplancton

due à la fois aux rejets chimiques des

fleuves et à la quasi-disparition du menhaden a transformé toute cette région en

“zone morte” ». Un cercle vicieux dont

Bill Goldsborough, de la Cheaseapake

Bay Foundation, a démonté le mécanisme

infernal : « Le menhaden est empoisonné

par une algue toxique, la Pfisteria. Dont

la prolifération est provoquée par les

apports d’oxygène déversés par les

lisiers des poulaillers industriels. Lesquels sont essentiellement alimentés par

des farines concassées de menhaden ».

On ne peut mieux décrire l’abominable

stupidité de la mécanique économique

industrielle qui, imperturbablement, trace

son chemin de mort à travers ce qui pendant des centaines de milliers d’années

représenta le fabuleux trésor naturel de

cette planète. Ajoutons que la Pfisteria

prolifère désormais sur nos côtes, qu’elle

contribue à asphyxier cependant que le

thon rouge y est en voie de disparition.

Petrus AGRICOLA.

de poisson pêché. Lequel, s’il est impropre

à la consommation humaine, appartient à

une chaîne vivante qui assure le maintien

de dizaines d’espèces différentes. Aussi

les chercheurs de l’INRA viennent-ils

d’annoncer triomphalement avoir réalisé

un aliment “parfait” pour l’aquaculture, à

base d’huiles et de graines végétales.

Fabriquer des Omegas 3 avec du soja

transgénique, il fallait le faire !

LA DESTRUCTION

INDUSTRIELLE D’UNE ESPÈCE

Illustration grinçante de l’incapacité de

la société actuelle à comprendre les plus

élémentaires réalités naturelles, le destin

tragique d’un poisson méprisé nous révèle

à nous-mêmes le sort terrible que nous

nous préparons. C’est du menhaden

d’Amérique du Nord qu’il s’agit.

30 cm de long, 500 g au maximum, cette

sorte de hareng hantait les côtes atlantiques du sud des Etats-Unis où il se

déplaçait par bancs de centaines de milliers d’unités, pourchassé par les oiseaux

marins et sous les eaux par tous ceux que

l’on dit poissons bleus. Morues, flétans,

aiglefins, maquereaux, bass, espadons,

thons. Mammifères et tortues aussi.

« Leur rôle, écrit dans son Histoire du

Menhaden l’ichtyologue Brown Goode,

c’est d’être mangés ». Les premiers navigateurs celtes et vikings, puis, après eux,

les colons anglais, qui lui donnèrent un

« En Guyane, des légionnaires se livrent à

une ratonnade anti-Noirs », titrait Le Monde

du 9 août en décrivant lesdits Noirs

« encore sous le choc de l’agression » par « quarante à cinquante gars, cagoulés, avec des

bâtons, des pieds-de-biche, tout ce qui peut faire

mal… ». Comme à son habitude à la

botte de la Mediaklatura trotskiste, le

ministre de la Défense Alliot-Marie qualifiait aussitôt d’« intolérable et

inadmissible » le comportement des Képis

blancs basés à Kourou. Et dont il fallait

lire tout l’article du quotidien vespéral

pour apprendre, au détour d’une phrase,

qu’ils sont depuis des mois victimes

d’agressions et de vols, de la part des

Guyanais et plus encore des clandestins

des pays voisins qui transforment la

Guyane en enfer.

La “ratonnade” était donc plutôt un

avertissement. Qui aurait été plus clair

encore si MAM avait soutenu les légionnaires au lieu de hurler avec les loups.

LAÏCITÉ ET

LOI GAYSSOT

Au nom de la laïcité, les propriétaires

d’un gîte rural ont-ils le droit de refuser

une famille (marocaine) dont les femmes

sont étroitement voilées ?

C’est ce sur quoi vont devoir plancher

les juges vosgiens. Avec l’appui — ou à

l’incitation — du MRAP qui s’est aussitôt porté partie civile, l’une des “victimes”, Horia Damiati, a en effet déposé

plainte pour discrimination raciale tandis que la propriétaire des lieux (Les

Grandes Gouttes, à Julienrupt près de

Gérardmer) affirme avoir agi, elle, dans

le respect de la laïcité, son avocat assurant que « le port du voile islamique est un

principe instituant bien en revanche un aspect

discriminatoire fondé sur le sexe et la religion,

en plus d’être une négation explicite de l’égalité

en droits des femmes vis-à-vis des hommes,

autre principe constitutionnel ».

Loi Gayssot (1990) contre loi de 1905,

la bataille n’est pas gagnée… (On peut

manifester sa sympathie à Fanny Truchelut par un courriel de soutien à

<grandesgouttes@free.fr>).

DISCRIMINATION

POSITIVE ?

Alors que le nom de la “raciste” Truchelut avait été immédiatement rendu

public, on s’explique mal que n’ait pas

été divulguée l’identité du propriétaire

de l’immeuble très vétuste de Roubaix

(Nord) dont l’incendie a provoqué le

20 août six morts et huit blessés presque

tous immigrés, ce qui lui a valu d’être

mis en examen à Lille pour « mise en danger d’autrui et blessures et homicides involontaires liés à une mise en danger d’autrui, ainsi

que pour hébergement de plusieurs personnes

dont des mineurs dans des conditions contraires

à la dignité humaine ».

Comme presque tous les autres « marchands de sommeil » de Roubaix, ce

« Français résidant en Belgique » serait-il

allogène ? C’est en tout cas la rumeur

qui court dans la métropole nordiste.

HAFIDA 1ère, REINE

DES MIRABELLES

Nouveau triomphe de la discrimination

positive si chère à Nicolas Sarkozy : le

19 août a été élue tout à la fois reine de

la Mirabelle et miss

Moselle la Beurette

Hafida Berhilia,

d’Uckange (un

coin très Jeunes…)

Ces titres ont été

décernés par le

Comité Miss

France, en présence de Geneviève de Fontenay née

Mühlmann et d’Alexandra Rosenfeld,

Miss France 2006. Si la première dauphine, Adeline Wolck, est de souche, la

seconde dauphine répond au nom très

lorrain de Karen Djenadi. Décidément,

les indigènes de ce pays ne sont plus

chez eux.

Quand MAM accable la Légion

(Dessin de CHARD.)

Comment la surpêche industrielle stérilise les océans

dispose Tsahal, aurait été neutralisée par les

lance-roquettes anti-char russes de la dernière génération qui perforent non seulement

les Merkava israéliens, mais aussi les chars

de fabrication US.

DANS LA GUERRE DES ISLAMS,

VICTOIRE POUR LE CHIISME

La résistance du Hezbollah est donc une

victoire dans le monde arabo-musulman

pour tous ceux qui, du

Maroc à l’Afghanistan en

passant bien sûr par l’Irak

et la Palestine, préconisent

une ligne dure et favorable

au terrorisme. Pour le

moment, c’est l’islam chiite

qui peut légitimement

revendiquer avec le plus

d’insistance une « victoire divine ». C’est

pourquoi la guerre du Liban est plus profitable à l’Iran qu’à la Syrie, alors que le

silence embarrassé et l’aide timide des

régimes sunnites, notamment ceux soutenus

par le dollar US, traduisent une réelle inquiétude.

Le régime de Damas a bien entendu salué

la résistance du Hezbollah et ne peut que

faire constater, avec une certaine satisfaction, que son retrait imposé du Liban après

l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri

a eu un effet contraire à celui recherché. Ce

seul succès éphémère de la politique arabe

des USA est réduit à néant. Le Liban, qui

devait être un exemple de démocratie plurireligieuse pour le « Grand Moyen-Orient »

bushien, et sa tête de pont, est redevenu un

lieu d’affrontement Occident-Orient, au profit des fanatiques musulmans. C’est autour

de la résistance islamique que se reconstruit

la fierté libanaise et pas autour de la démocratie. C’est le Hezbollah qui est resté au

milieu des ruines et qui aide la population

bombardée à reconstruire, avec l’argent de

l’or noir iranien. L’activisme humanitaire est

payant, les farouches résistants sont des

bienfaiteurs, le Hezbollah pour de très nombreux Libanais, y compris des chrétiens

bombardés stupidement par Israël, c’est

Jeanne d’Arc plus Robin des bois.

LE PORTABLE A TUÉ

L’ESPRIT KIBBOUTZ

Comment les choses ont-elles pu déraper à

ce point ? On sait (voir RIVAROL des 21 et

28 juillet) que, dans les cartons du Pentagone

comme dans ceux de l’état-major israélien, il

y avait depuis longtemps des plans pour frapper les milices islamistes qui menacent Israël

sur ses arrières et ainsi empêcher toutes représailles contre le territoire juif en cas de guerre

contre l’ennemi majeur identifié de demain :

l’Iran. Une menace bien réelle comme le prouvent les pluies de missiles qui n’ont cessé de

s’abattre sur le nord d’Israël pendant tout le

conflit. Si Washington voulait tester certaines

armes contre des caches souterraines et la

capacité de résistance de combattants motivés,

c’est fait. Mais après le prétexte de l’enlèvement à la mi-juillet de trois soldats israéliens

(l’un à Gaza par le Hamas, deux autres à la

frontière libanaise par le Hezbollah), le scénario a été déclenché hâtivement et mal exécuté.

Ehoud Olmert a cédé à des militaires va-t-en

guerre ayant sous-estimé l’ennemi, car luimême avait besoin pour légitimer son pouvoir

hérité de Sharon de se donner une dimension

militaire. C’est raté. Le Hezbollah n’a pas été

battu, l’armée israélienne n’a pas gagné, elle

a donc perdu.

Elle a d’autant plus perdu qu’elle a été incapable de protéger son territoire bombardé

comme jamais et sa propre population des

centaines de missiles lancés par l’ennemi. Le

pays a été frappé comme jamais et comme

jamais des juifs ont dû fuir devant un feu

arabe. Cela a été ravageur pour le moral et

laissera des traces. Mais il y a eu pire avec les

images de Tsahal : de farouches guerriers

invincibles devenus de grands dadais perdus

revenant harassés d’une guerre manifestement

trop dure pour eux ; des réservistes accusant

devant les caméras un général d’incompétence

et ce dernier reconnaissant, abattu et tête

basse, les torts et lacunes de l’état-major, le

spectacle était aussi démocratique que surréaliste. Le drame de l’armée israélienne est

d’être en phase avec la société… Américanisée à l’extrême. Le portable a tué l’esprit kibboutz. Les jeunes guerriers de Sion ont quitté

avec regret les plages et les filles, troqué sans

plaisir la casquette Nike pour le casque de tankiste et cela s’est vu. Ces militaires, engagés

dans une guerre pour laquelle ils n’avaient pas

été préparés, surtout psychologiquement,

n’avaient qu’un désir : contacter la fiancée et

rassurer maman par le portable. Et c’est ainsi

que Tsahal n’est plus ce qu’elle était tandis

que le “tout-aérien” n’est pas suffisant. Celui

qui n’a pas d’autre foyer que des ruines est

plus dur que celui qui ne pense qu’à rentrer

prendre une douche. C’est pourquoi le Hezbollah a résisté à la meilleure armée de la

région au niveau de l’équipement — mais

plus au niveau humain.

REPÈRES CHRONOLOGIQUES

Et sur l’équipement, il y aurait d’ailleurs

beaucoup à dire. Les blindés israéliens ont été

dépassés par les nouvelles générations de missiles antichars iraniens et l’on déplore la majorité des morts militaires dans les carcasses

détruites des chars de combat. Quant au supermatériel envoyé d’urgence par les Américains,

il n’a pas eu le temps de servir. Le temps a

manqué à l’Etat hébreu et, on l’a vu, surtout il

a été très mal géré.

Le 12 juillet, les deux soldats sont enlevés,

le 13, Beyrouth est bombardée, les ponts et

infrastructures libanaises attaqués du ciel.

Le 14, ça s’intensifie et cela va continuer

jusqu’à la fin, mais le chef du Hezbollah,

Hassan Nasrallah, proclame une « guerre

ouverte » et commence à pilonner Israël

avec des roquettes. Le Hezbollah ne sera

jamais réduit au silence. Nouveau Saladin,

nouveau Nasser et successeur de Saddam, tel

apparaît aux yeux des masses arabes le

barbu chiite libanais dont les portraits

côtoient ceux de l’ayatollah Khomeiny.

C’est le 30 juillet que l’aviation israélienne

perd la guerre avec un massacre de réfugiés

dans la ville de Cana : 28 morts, dont 20

enfants, dans un seul abri. Il y a dix ans, en

1996, les bombardements israéliens avaient

tué 105 civils qui s’étaient réfugiés dans une

base de la FINUL, déjà à Cana. Le

23 juillet, l’armée israélienne s’engage au

sol et contrôle le village de Maroun al-Ras,

place forte du Hezbollah au Liban-Sud. Pour

ce premier véritable engagement terrestre,

elle se heurte à des difficultés de progression

imprévues et qui seront encore plus grandes

lors de la tentative avortée de contrôle de

Bint Jbayel considéré comme la capitale du

mouvement chiite. Le 10 août, l’armée

israélienne avance de 7 km en territoire libanais. Le 13 août, en dépit de l’approbation

par le gouvernement israélien de la résolu6 N° 2775 — 1er SEPTEM

avec le Soudan pour arrêter l’escalade militaire entre les deux pays autour du conflit du

Darfour.

En Somalie, les islamistes ont accentué

leur contrôle du pays en s’emparant du port,

Hobyo, qui était la base principale des

pirates attaquant depuis des années les

navires croisant dans l’océan Indien. La

crise avec l’Ethiopie est entre parenthèses

pour cause d’inondations catastrophiques

dans ce dernier pays, qui a sollicité l’aide

internationale.

ALLEMAGNE

Fin de l’état de grâce pour Angela Merkel

qui ne bénéficie pas de l’embellie économique commune aux pays européens, dont

la France, mais plus accentuée encore en

Allemagne. Si Berlin se tient éloignée de

toute implication dans le bourbier libanais,

ce ne sera sans doute pas suffisant pour

relancer une popularité qui s’est brusquement effondrée. La politique internationale

profite en fait au social-démocrate FrankWalter Steinmeir, ministre des Affaires

étrangères, le plus populaire dans les sondages avec le ministre de l’Intérieur, le chrétien-démocrate Wolfgang Schäuble. Les

Bavarois de la CSU sont les plus déçus, ils

reprochent à la chancelière de trop trahir le

programme des siens afin de préserver ses

bons rapports avec les socialistes dans la

grande coalition. La stabilité gouvernementale entraîne des compromis que l’opinion

assimile de plus en plus à des compromissions. Droit de la famille, droit du travail,

impôt sur les riches, Merkel par pragmatisme politique a gauchisé son action et cela

ne passe plus. Le terrorisme s’est invité dans

l’actualité allemande avec l’arrestation d’un

étudiant libanais dans le cadre d’une enquête

sur des attentats manqués fin juillet contre

des trains régionaux allemands.

CUBA

Castro n’est pas mort et son régime pourrait lui survivre. Voilà le principal enseignement du grave accident de santé du Lider

maximo. On en sait peu sur l’hémorragie

intestinale qui pourrait être un cancer du

colon ou un incident plus bénin mais

aggravé par l’âge — 80 printemps — du

tombeur de Batista. Depuis 1959, c’est la

première fois que Fidel laisse la barre à son

frère Raul. Il est certain qu’on peut parler de

crépuscule pour le plus vieux dictateur de la

planète mais les scènes de liesse des exilés

de Floride sont donc pour le moins prématurées. Les images diffusées de Castro ont

été plutôt rassurantes pour ses partisans

comme l’a été la présence attentionnée de

L’ÉCHEC militaire israélien au SudLiban est incontestable et par conséquent, pour le Hezbollah, la nondéfaite est une grande victoire politique et

religieuse. Les conséquences de ce revers

subi par Tsahal seront considérables pour

l’Etat hébreu dont le mythe de l’invincibilité, déjà effrité en 1973, a vécu, tandis

qu’était remise en cause la stratégie de

désengagement unilatéral. Tel-Aviv a

certes encore les moyens d’écraser les

armées classiques de la région mais pas de

s’imposer face à une guérilla soutenue par

une partie de la population et, dans une

situation à l’irakienne, pourrait connaître

les difficultés que rencontre son protecteur

états-unien. On peut donc s’attendre,

comme après 1973 d’ailleurs, à un durcissement de la défense de l’Etat hébreu par

la diaspora et à de nouvelles pressions pour

assimiler tout antisionisme à un antisémitisme qui sera fantasmé et traqué. Ce point

de détail est d’une certaine importance.

Israël reconnaît, avec une lucidité et un

courage assez rares, que son armée technologique a été tenue en échec par un fanatisme à l’équipement archaïque, encore

qu’une division de blindés, sur les sept dont

Un mois d’août à QUELQUE CHOSE

DE POURRI AU

ROYAUME DE DAVID

Le 23 août, l’audition par la police du

président israélien Moshé Katzav a

ajouté au désarroi de ses compatriotes :

principale « autorité morale » du pays,

Katzav est en effet accusé de harcèlement

sexuel par plusieurs de ses collaboratrices et l’on parle déjà de sa succession,

briguée par le travailliste Shimon Peres.

Or, le Premier ministre et ancien maire

de Jérusalem Ehoud Olmert était déjà

dans le collimateur pour avoir, lui, bénéficié d’un rabais de près d’un demi-million de dollars dans l’achat d’un appartement dans la « ville trois fois sainte »,

en échange de faveurs à un entrepreneur.

Rappelons que, prédécesseur de Katzav

à la tête de l’Etat hébreu, Ezer Weizman

avait dû lui aussi démissionner en 2000,

toujours à la suite d’un scandale de corruption.

Mais la mise en cause du président et

du Premier ministre n’est rien à côté de

celle du général Dan Haloutz qui, chef

d’état-major de l’armée, a vendu son

(important) portefeuille d’actions le

12 juillet, quelques heures avant le

déclenchement de la guerre contre le

Hezbollah… et la chute de la Bourse de

Tel Aviv. La révélation de cet inadmissible délit d’initié a scandalisé les Israéliens et terni encore l’image de l’armée,

d’autant que Haloutz se voulait la

“conscience” de Tsahal : en septembre

2003, il avait publiquement traité de

“traîtres” 27 pilotes de chasse, dont un

colonel, qui avaient annoncé leur refus

de bombarder des zones habitées en territoire palestinien.

DÉSASTRE

ECOLOGIQUE

Plus d’un an et plus de 50 millions

d’euros, c’est ce qu’il faudra selon

l’ONU pour réparer les ravages de la

marée noire, la plus grave jamais survenue en Méditerranée. Sinistre provoqué

à la mi-juillet par le bombardement

israélien de cuves alimentant en carburant la centrale électrique de Jiyé, près de

Beyrouth. Près de 15 000 tonnes de

mazout se sont en effet répandues en

mer, et la marée, qui a noyé Beyrouth et

Byblos avant de toucher la Syrie, s’étend

maintenant sur 150 km de côtes et

remonte vers la Turquie.

L’Union européenne va débloquer

10 millions d’euros, mais n’est-ce pas TelAviv qui devrait payer la totalité de la

note ? En matière de “réparations” (à

percevoir en tout cas), Israël s’y

connaît…

L’ACTUALITÉ internationale a été

écrasée par la guerre au Liban-Sud. Si

l’on excepte Cuba, aucun sujet n’a

occupé sa vraie place dans la “grosse” presse

alors qu’un certain nombre de faits méritent

d’être retenus.

AFGHANISTAN

L’OTAN est entrée en guerre contre les

Taliban qui emploient de plus en plus une

stratégie à l’irakienne. Alors qu’à la mi-août,

les forces américaines et l’armée de Kaboul

ont lancé des attaques contre des sanctuaires

présumés de la rébellion, cette dernière

répliquait par plusieurs attentats-suicide

dans le sud du pays. Un bilan invérifiable

faisait état le 20 août de la mort de 70 Taliban. La France actuellement en charge pour

huit mois de la sécurité de la capitale renforce son contingent. Cette implication française, qui a coûté le 25 août la vie à deux de

nos soldats, est une aide indirecte à la mobilisation américaine en Irak et s’inscrit dans

le cadre de la lutte armée contre l’islamisme

d’une organisation dépendant largement de

Washington. Tout cela est en contradiction

avec nos discours passés sur l’Irak et présents sur le Liban. La population est aussi

hostile à la force internationale d’assistance

et de sécurité (ISAF) qu’aux Américains,

elle est perçue comme une « armée de croisés » en terre d’islam. La volonté américaine

de transformer l’OTAN en gendarme mondial se heurte au guêpier afghan et la France

est largement enlisée.

AFRIQUE

Le vote considéré comme le premier

quelque peu démocratique dans l’ancien

Congo belge a peu de chances d’apaiser les

tensions politiques et tribales. L’annonce, le

21 août, de la nécessité d’un second tour

opposant Joseph Kabila (45 % des voix) et

l’ancien rebelle Jean-Pierre Bemba (plus de

20 %) a déjà provoqué des incidents entre

les deux camps et quelques morts. D’où un

grand remue-ménage au sein des quartiers

généraux de ces deux candidats. Le camp

Kabila parle de la mise sur pied d’une nouvelle plate-forme, le « Rassemblement pour

l’unité », et de l’autre on veut lancer « Tout

sauf Kabila », le TSK. La cassure est-ouest

de l’ex-Zaïre s’est réaffirmée dans les urnes.

En Côte d’ivoire, le président Gbagbo

continue à faire de la résistance. Peu d’évolution dans cet autre bourbier de notre diplomatie armée. Les élections prévues pour fin

octobre par l’ONU sont reportées sine die. Au Tchad, le président Déby semble avoir

stabilisé la situation à son profit. Ce mieux

sans doute provisoire a permis un accord

Pourquoi Israël a perdu la guerre des milices

MBRE 2006 — RIVAROL 7

prouve le gel annoncé le 20 août du retrait

de la Cisjordanie. Il doit durcir le ton visà-vis des Palestiniens où le Hamas est renforcé par rapport au Fatah grâce au Hezbollah libanais et, ne sachant comment sortir de cette situation, il n’a trouvé d’autre

recours que de… reprocher à ses différents

prédécesseurs — dont Sharon — de « ne

pas avoir pris la mesure du danger constitué par le Hezbollah » !

A LONDRES, EXPLOITATION

VIRTUELLE D’UN DANGER RÉEL

Comment enfin dissocier de ce dossier

l’alerte au terrorisme aérien international

sonnée par Londres ?

Cette annonce ultra-médiatisée — et

source d’un chaos total dans de nombreux

aéroports, dont Heathrow — et accompagnée d’arrestations le 10 août dernier ressemble furieusement à une action de propagande. Un complot a été annoncé et présenté

comme immédiat et épouvantable avec massacre pour détourner l’attention des massacres israéliens, et redonner à cette guerre

une dimension de lutte du bien contre le terrorisme international, ce mal absolu qui

menace le monde. C’est de l’intox ponctuelle, exploitation virtuelle d’un danger

réel.

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