JACK L’INVENTEUR
Le même 17 août, le même Obs’ publiait
un long entretien avec Jack Lang, lequel,
entre deux missiles visant Ségolène
Royal, se félicitait de sa popularité,
intacte : « J’étais l’autre jour au Festival des Vieilles Charrues. (…) On m’attrapait dans les
allées. “On sera avec vous l’an prochain, débarrassez-nous de cette droite !” Je suis monté sur
scène pour saluer Jamel Debbouze. 50 000
jeunes m’ont applaudi. Ils criaient “Jack président !” ». Stupeur d’un internaute, qui « était des
festivaliers » et interpelle donc l’ancien
ministre sur le blog de celui-ci : «Je ne vous ai pas aperçu sur scène avec Jamel, ni entendu
50 000 jeunes, dont moi logiquement, vous
acclamer en tant que futur président… Qu’en
est-il précisément ? Ensuite, certains festivaliers
vous ont bien croisé en tant que simple festivalier, mais je n’ai pas vu, et aucune personne
autour de moi, de mouvement de foule vers vous
vous ayant reconnu… ». Et l’internaute d’insister : « Jamais [Lang] n’a pu vivre ce qu’il
raconte… En tout cas ni dans ma mémoire, ni
dans celle des autres festivaliers, non plus des
journaux locaux. Il a dû le rêver… ». Recul du Nouvel Obs’, qui indiquait le lendemain sur son site avoir reçu plusieurs
courriels démentant l’affirmation de Jack
l’inventeur et ajoutait que plusieurs journalistes de Ouest France, qui avaient couvert le festival des Vieilles Charrues, ont
affirmé ne pas avoir vu l’ancien ministre
acclamé.
Quand le camp Villiers s’affole
Témoignage désenchanté, dans
Le Monde du 17 août, des militants de
Lutte ouvrière qui « chaque été, depuis des
années », vont à la rencontre de « l’électorat
potentiel » de ce parti et esquissent « la photographie la plus précise possible de son état d’esprit ».
Photographie peu encourageante : « Il y
a une démoralisation qui s’est encore approfondie
depuis quelques années », déplore un militant
qui, comme ses camarades, a constaté « un
réflexe de vote utile en faveur du PS » mais s’interroge aussi sur « l’ampleur du vote FN ».
Certes, ils n’ont pas rencontré « beaucoup
de gens se revendiquant de Le Pen » mais,
explique l’un d’entre eux parti « en mission » en Normandie, « les potes qui connaissent le coin m’ont dit qu’ils en entendaient plus
que l’an passé. » Et de témoigner : « Des gars
FN qui nous le disent, et pas forcément de façon
hostile, on en croise depuis quelques années à l’occasion des caravanes. Des gens qui nous suivent
dans la dénonciation des injustices, des patrons,
des riches, des licenciements, des politicards…
Puis qui, à un moment donné, soit disent : “Le
parti j’en ai déjà un”, et c’est le FN ! soit alors
disent “Arlette Laguiller, il y a un truc que
je lui reproche”… et c’est de ne pas parler des
immigrés. » Et puis surtout, « vu les réactions
sur 2002, ils ont l’impression que c’est le vote
Le Pen qui a foutu le plus la merde. Et ça les
réjouit, ça les venge en quelque sorte… Il y a de
petits bleds ouvriers où Le Pen a fait 25 %. On
ne peut pas engueuler un passant sur quatre. »
Dur, dur, d’être trotskard.
SAVOIE : LES ELUS FN
DANS LA MIRE
DES VOYOUS
Eté très chaud pour les responsables du
Front national de Savoie dont le
conseiller régional Jacques Vassieux a
été harcelé jour et nuit d’appels téléphoniques anonymes malveillants de la part
d’un individu qui, identifié comme
Alain D., s’est révélé être fonctionnaire
territorial à… la Communauté Urbaine
du Grand Lyon !
Mais un pas supplémentaire a été franchi le 5 août avec l’agression au couteau
de Jean-Paul Frison-Roche, conseiller
municipal de Scionzier, par un Jeune qu’il
avait morigéné alors qu’il urinait sur la
vitrine d’une commerçante et qui, l’ayant
suivi, le poignarda lâchement
dans le dos. C’est miracle qu’aucun organe vital n’ait été touché
lors de ce qu’il faut bien appeler
une tentative de meurtre.
Responsable départemental
FN, Dominique Martin a aussitôt averti le préfet des voies de
fait contre ses camarades, mais il
s’est aussi indigné de l’indifférence du maire de Scionzier et de l’attitude de la presse savoyarde, qui ne s’est
guère émue du traitement réservé à des
élus frontistes, alors qu’elle aurait éructé
d’horreur et d’indignation si des socialistes ou des UMP en avaient été victimes.
En revanche, la population savoyarde a
réservé le meilleur accueil aux frontistes
lors d’un tractage à Cluses.
et de l’islam, religion aliénante, violente, totalitaire et surtout
basée sur la haine du christianisme. Et le 15 août, c’est aussi en
chantant dans les rues de Saint-Malo les louanges de la Vierge
Marie que les participants à l’UDT de la FSSPX, rejoints par
une délégation de frères de Flavigny ainsi que de nombreuses
sœurs de Kernabat, ont réellement parlé aux hommes en leur
rappelant que Dieu existe. Au total, plus de huit cents personnes,
bannières, costumes traditionnels bretons et cornemuse en tête,
donnèrent à cette procession une grandeur extraordinaire.
FABRÈGUES : ECHEC
AU BLASPHÈME
Jusqu’à fin août, la mairie de Fabrègues (Hérault) accueillait
l’exposition d’« art décadent » du citoyen Cédric Machefer, judicieusement intitulée « Lavage de cerveau » : un véritable cocktail
explosif d’une vingtaine de photos, faisant notamment l’amalgame entre le racisme, la violence, la religion, avec comme fil
conducteur le… tambour de machine à laver ! Et comme fleuron une photo blasphématoire représentant l’outil préféré de la
ménagère, jonché de préservatifs défraîchis ou dans leur emballage d’origine, un crucifix suspendu servant de potence à un préservatif usagé… Il s’agissait pour le “créateur” de dénoncer la
condamnation par Rome de ce moyen de contraception.
C’était sans compter sur l’abbé Marc Vernoy, de la FSSPX. En
exprimant son désaccord directement au sieur Machefer et
auprès de la municipalité de Fabrègues à laquelle il a fait valoir
que « si ce jeune homme avait fait le milliardième du même sujet sur l’islam, sûr que la mairie aurait sauté dans la journée », l’abbé a réussi à
faire évacuer l’objet du délit. Bravo !
Beau succès pour la première université d’été de la Fraternité
Sacerdotale Saint Pie-X qui a réuni du 12 au 16 août près de
Saint-Malo plus de deux cents personnes, âgées pour la moitié
de moins de 30 ans. L’abbé Régis de Cacqueray a réussi à
atteindre son objectif : réunir autant de gens autour de l’étude
apologétique et leur transmettre l’esprit missionnaire puisque,
placée sous l’intitulé « Que faut-il dire aux hommes ? », cette université d’été visait à insuffler une dynamique nouvelle, fondée
sur la Tradition et tournée vers l’apostolat face à la double
menace de la “dissociété” moderniste flétrie par Marcel De Corte
JeanMarie sur les terres d’Arlette
ENTRE NOUS
(Une ligne : maximum 50 signes et espaces.)
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Succès pour la première université d’été de la FSSPX
N° 2775 — 1er SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 5
LE 21 août, une autre guerre s’ouvrait
en Méditerannée : celle opposant à
Marseille le Syndicat des thoniers
présidé par Mourad Kahoul à Greenpeace,
qui prétendait amarrer son navire-amiral,
le Raimbow Warrior II, dans le Vieux Port
ou, à défaut, dans le Port autonome, afin
d’informer le public des dangers que
réserve la surpêche pour l’environnement
de notre Mare nostrum.
Nous avons maintes fois ici dénoncé
Greenpeace et ses méthodes, mais le péril
signalé par l’organisation est réel, même si
elle se garde bien d’évoquer deux points
essentiels : la surpopulation mondiale et
l’explosion planétaire de la consommation
des produits de la pêche. Un silence également observé par la Commission Européenne dans son rapport de 2004 visant à
créer le 1er janvier 2007 un Fonds Européen de la Pêche, doté pour la période
2007/2013, de 4,9 milliards d’euros à raison de 700 millions par an, dont les 2/3
seraient destinés aux nouveaux adhérents
de l’Est, et ayant pour vocation, sous couvert de « pêche durable », d’encourager
l’aquaculture et de diversifier l’économie
côtière qui se substitue à la pêche traditionnelle, condamnée à disparaître.
ADIEU MERLANS,
HARENGS, THONS
L’état des stocks de poissons est en effet
alarmant, pillés qu’ils sont depuis des
décennies par les pratiques industrielles,
à coup de bateaux-usines, d’avions d’observation, d’électronique, de filets dérivants, de nasses et de chaluts géants ou de
longues-lignes. Si les prises mondiales ne
cessent de régresser (122 millions de
tonnes en 1997, 90 en 2003, 80 en 2005),
la demande, y compris sous la forme de
snacks apéritifs comme le surimi, croît à
proportion du niveau de vie des populations asiatiques. Pour répondre à la
demande des 7 milliards d’humains de
2020, il faudrait augmenter le tonnage de
la pêche mondiale de 25 %.
Les dernières statistiques montrent que
les 10 poissons les plus pêchés au monde
représentent 30 % des prises. 7 d’entre
eux, les anchois du Pérou, du Japon, de
l’Atlantique, le merlan de l’Alaska, celui
de l’Atlantique nord-est, le capelan de
l’Atlantique nord, le hareng de l’Atlantique sont au maximum de leurs possibilités. Au cours du dernier demi-siècle, le
nombre des gros prédateurs océaniques a
chuté de 90 %. Morue, thon, plie ont
diminué de moitié. Lorsqu’une espèce
vient à manquer, on en pille une autre.
Merlan d’Alaska et sardine japonaise disparaissent-ils ? La pêche industrielle nippone s’attaque à l’anchois et au calamar.
Seulement, de plus en plus d’espèces,
essentielles pour l’équilibre marin, sont
menacées. Les requins notamment, dont
les ailerons sont un mets de choix pour les
Asiatiques. La taille moyenne des prises
qui était de 52 kg dans les années 1950
atteint à peine aujourd’hui les 22 kg. Plus
grave encore est le massacre organisé des
BOFFF. Il s’agit ici des Big Old Fat
Female Fish, en d’autres termes les
Vieilles Femelles Grasses. Des études ont
montré qu’elles sont en quantité et en
qualité les productrices d’œufs les plus
performantes. Les normes de pêche internationales, au lieu de les protéger, les
désignent à la destruction systématique
tandis que la cécité scientifique et bureaucratique conseille d’épargner les jeunes.
Avec l’assentiment des autorités, thons,
marlins, requins, espadons sont sur la trajectoire des espèces sacrifiées comme le
furent la morue, ou les hoplostètes orange
ou rouge ou empereurs de l’Atlantique,
poissons des grands fonds — 700
mètres — à la chair exceptionnelle, à la
croissance très lente — vivant jusqu’à
140 ans — ce qui en fait la proie n° 1 des
grandes flottes hauturières.
Or tous ces poissons, à la fonction irremplaçable pour la survie des océans, détiennent la clé de notre futur. Le requin, que la
surpêche menace, est un élément décisif
de l’équilibre des zones coralliennes tropicales, elles-mêmes poumon des océans.
L’aquaculture est un fléau. Tropicale, elle
a détruit des dizaines de milliers d’hectares de mangrove. Ailleurs également où
chaque kilo de poisson fermier exige 3 kg
nom amérindien signifiant engrais, lui
durent d’avoir échappé à la famine. L’explorateur anglais John Smith raconte
qu’en 1608, son bateau ne put entrer dans
la baie de Cheasapeake tant était dense le
fleuve de menhadens qui l’obstruait.
Mais, au début du XIXe siècle, on commence à les utiliser comme engrais agricole puis, vers 1850, dans les huileries
industrielles. Vingt ans plus tard, on en
tire deux fois plus d’huile que de la
baleine. Le voilà principal composant de
l’industrie yankee, dans des centaines
d’usines de la Côte Est.
Pourtant, le pire était à venir. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale,
l’avion fait son apparition en repérage des
bancs. En quelques décennies, la pêche
industrielle va détruire le « poisson commercial préféré de l’Oncle Sam » (cf. en
1949 le National Geographic Magazine).
Des bancs de trente mètres d’épaisseur, et
plusieurs centaines de mètres de long,
seront aspirés dans les cales. 1956 sera
l’année record : 800 000 tonnes pêchées.
En 1969 les prises avaient chuté de 80 %.
Les faillites se multiplient. Armements
et usines seront rachetés par le magnat de
l’immobilier Malcolm Glaser — celui qui
vient de s’emparer de l’équipe de foot
Manchester United. Avec 61 bateauxusines et 32 avions de repérage, sa société
Omega Protein, qui a obtenu des autorités fédérales un quota de 115 000 t/an,
continue à vandaliser les côtes de Virginie et la baie de Cheasapeake, derniers
lieux où la pêche au menhaden n’est pas
encore interdite. On en fait des engrais,
des aliments pour animaux, lubrifiants,
savons, cosmétiques, composants alimentaires. Fibres, plantes et graines pourraient être utilisées à moindre coût pour
les océans.
ZONE MORTE
Une guerre à mort oppose Glaser à
d’opiniâtres associations de défense du
milieu marin. D’abord parce que la quasidisparition du menhaden est une catastrophe pour la chaîne alimentaire : des
dizaines d’espèces de poissons et
coquillages qui s’en nourrissaient sont
menacées par cette soudaine pénurie.
Mais surtout, vivant de phytoplancton, le
menhaden possède une fonction filtrante
extraordinaire, pouvant absorber jusqu’à
15 litres d’eau par minute. Purifiant baies
et estuaires des particules saumâtres
charriées par les fleuves, il assure le passage de la lumière solaire, favorisant
l’oxygénation et la pousse de plantes
aquatiques, refuges d’une faune aussi
riche que nécessaire à la survie du milieu
marin. Ce rôle essentiel joué en surface
par le menhaden était rempli au fond par
les coquillages, les huîtres en particulier.
Lesquelles doivent à l’homo consumeris
d’avoir depuis longtemps disparu. James
Hagy, dans un article de la revue Estuaries, a montré comment, « entre 1950 et
2001, la prolifération du phytoplancton
due à la fois aux rejets chimiques des
fleuves et à la quasi-disparition du menhaden a transformé toute cette région en
“zone morte” ». Un cercle vicieux dont
Bill Goldsborough, de la Cheaseapake
Bay Foundation, a démonté le mécanisme
infernal : « Le menhaden est empoisonné
par une algue toxique, la Pfisteria. Dont
la prolifération est provoquée par les
apports d’oxygène déversés par les
lisiers des poulaillers industriels. Lesquels sont essentiellement alimentés par
des farines concassées de menhaden ».
On ne peut mieux décrire l’abominable
stupidité de la mécanique économique
industrielle qui, imperturbablement, trace
son chemin de mort à travers ce qui pendant des centaines de milliers d’années
représenta le fabuleux trésor naturel de
cette planète. Ajoutons que la Pfisteria
prolifère désormais sur nos côtes, qu’elle
contribue à asphyxier cependant que le
thon rouge y est en voie de disparition.
Petrus AGRICOLA.
de poisson pêché. Lequel, s’il est impropre
à la consommation humaine, appartient à
une chaîne vivante qui assure le maintien
de dizaines d’espèces différentes. Aussi
les chercheurs de l’INRA viennent-ils
d’annoncer triomphalement avoir réalisé
un aliment “parfait” pour l’aquaculture, à
base d’huiles et de graines végétales.
Fabriquer des Omegas 3 avec du soja
transgénique, il fallait le faire !
LA DESTRUCTION
INDUSTRIELLE D’UNE ESPÈCE
Illustration grinçante de l’incapacité de
la société actuelle à comprendre les plus
élémentaires réalités naturelles, le destin
tragique d’un poisson méprisé nous révèle
à nous-mêmes le sort terrible que nous
nous préparons. C’est du menhaden
d’Amérique du Nord qu’il s’agit.
30 cm de long, 500 g au maximum, cette
sorte de hareng hantait les côtes atlantiques du sud des Etats-Unis où il se
déplaçait par bancs de centaines de milliers d’unités, pourchassé par les oiseaux
marins et sous les eaux par tous ceux que
l’on dit poissons bleus. Morues, flétans,
aiglefins, maquereaux, bass, espadons,
thons. Mammifères et tortues aussi.
« Leur rôle, écrit dans son Histoire du
Menhaden l’ichtyologue Brown Goode,
c’est d’être mangés ». Les premiers navigateurs celtes et vikings, puis, après eux,
les colons anglais, qui lui donnèrent un
« En Guyane, des légionnaires se livrent à
une ratonnade anti-Noirs », titrait Le Monde
du 9 août en décrivant lesdits Noirs
« encore sous le choc de l’agression » par « quarante à cinquante gars, cagoulés, avec des
bâtons, des pieds-de-biche, tout ce qui peut faire
mal… ». Comme à son habitude à la
botte de la Mediaklatura trotskiste, le
ministre de la Défense Alliot-Marie qualifiait aussitôt d’« intolérable et
inadmissible » le comportement des Képis
blancs basés à Kourou. Et dont il fallait
lire tout l’article du quotidien vespéral
pour apprendre, au détour d’une phrase,
qu’ils sont depuis des mois victimes
d’agressions et de vols, de la part des
Guyanais et plus encore des clandestins
des pays voisins qui transforment la
Guyane en enfer.
La “ratonnade” était donc plutôt un
avertissement. Qui aurait été plus clair
encore si MAM avait soutenu les légionnaires au lieu de hurler avec les loups.
LAÏCITÉ ET
LOI GAYSSOT
Au nom de la laïcité, les propriétaires
d’un gîte rural ont-ils le droit de refuser
une famille (marocaine) dont les femmes
sont étroitement voilées ?
C’est ce sur quoi vont devoir plancher
les juges vosgiens. Avec l’appui — ou à
l’incitation — du MRAP qui s’est aussitôt porté partie civile, l’une des “victimes”, Horia Damiati, a en effet déposé
plainte pour discrimination raciale tandis que la propriétaire des lieux (Les
Grandes Gouttes, à Julienrupt près de
Gérardmer) affirme avoir agi, elle, dans
le respect de la laïcité, son avocat assurant que « le port du voile islamique est un
principe instituant bien en revanche un aspect
discriminatoire fondé sur le sexe et la religion,
en plus d’être une négation explicite de l’égalité
en droits des femmes vis-à-vis des hommes,
autre principe constitutionnel ».
Loi Gayssot (1990) contre loi de 1905,
la bataille n’est pas gagnée… (On peut
manifester sa sympathie à Fanny Truchelut par un courriel de soutien à
<grandesgouttes@free.fr>).
DISCRIMINATION
POSITIVE ?
Alors que le nom de la “raciste” Truchelut avait été immédiatement rendu
public, on s’explique mal que n’ait pas
été divulguée l’identité du propriétaire
de l’immeuble très vétuste de Roubaix
(Nord) dont l’incendie a provoqué le
20 août six morts et huit blessés presque
tous immigrés, ce qui lui a valu d’être
mis en examen à Lille pour « mise en danger d’autrui et blessures et homicides involontaires liés à une mise en danger d’autrui, ainsi
que pour hébergement de plusieurs personnes
dont des mineurs dans des conditions contraires
à la dignité humaine ».
Comme presque tous les autres « marchands de sommeil » de Roubaix, ce
« Français résidant en Belgique » serait-il
allogène ? C’est en tout cas la rumeur
qui court dans la métropole nordiste.
HAFIDA 1ère, REINE
DES MIRABELLES
Nouveau triomphe de la discrimination
positive si chère à Nicolas Sarkozy : le
19 août a été élue tout à la fois reine de
la Mirabelle et miss
Moselle la Beurette
Hafida Berhilia,
d’Uckange (un
coin très Jeunes…)
Ces titres ont été
décernés par le
Comité Miss
France, en présence de Geneviève de Fontenay née
Mühlmann et d’Alexandra Rosenfeld,
Miss France 2006. Si la première dauphine, Adeline Wolck, est de souche, la
seconde dauphine répond au nom très
lorrain de Karen Djenadi. Décidément,
les indigènes de ce pays ne sont plus
chez eux.
Quand MAM accable la Légion
(Dessin de CHARD.)
Comment la surpêche industrielle stérilise les océans
dispose Tsahal, aurait été neutralisée par les
lance-roquettes anti-char russes de la dernière génération qui perforent non seulement
les Merkava israéliens, mais aussi les chars
de fabrication US.
DANS LA GUERRE DES ISLAMS,
VICTOIRE POUR LE CHIISME
La résistance du Hezbollah est donc une
victoire dans le monde arabo-musulman
pour tous ceux qui, du
Maroc à l’Afghanistan en
passant bien sûr par l’Irak
et la Palestine, préconisent
une ligne dure et favorable
au terrorisme. Pour le
moment, c’est l’islam chiite
qui peut légitimement
revendiquer avec le plus
d’insistance une « victoire divine ». C’est
pourquoi la guerre du Liban est plus profitable à l’Iran qu’à la Syrie, alors que le
silence embarrassé et l’aide timide des
régimes sunnites, notamment ceux soutenus
par le dollar US, traduisent une réelle inquiétude.
Le régime de Damas a bien entendu salué
la résistance du Hezbollah et ne peut que
faire constater, avec une certaine satisfaction, que son retrait imposé du Liban après
l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri
a eu un effet contraire à celui recherché. Ce
seul succès éphémère de la politique arabe
des USA est réduit à néant. Le Liban, qui
devait être un exemple de démocratie plurireligieuse pour le « Grand Moyen-Orient »
bushien, et sa tête de pont, est redevenu un
lieu d’affrontement Occident-Orient, au profit des fanatiques musulmans. C’est autour
de la résistance islamique que se reconstruit
la fierté libanaise et pas autour de la démocratie. C’est le Hezbollah qui est resté au
milieu des ruines et qui aide la population
bombardée à reconstruire, avec l’argent de
l’or noir iranien. L’activisme humanitaire est
payant, les farouches résistants sont des
bienfaiteurs, le Hezbollah pour de très nombreux Libanais, y compris des chrétiens
bombardés stupidement par Israël, c’est
Jeanne d’Arc plus Robin des bois.
LE PORTABLE A TUÉ
L’ESPRIT KIBBOUTZ
Comment les choses ont-elles pu déraper à
ce point ? On sait (voir RIVAROL des 21 et
28 juillet) que, dans les cartons du Pentagone
comme dans ceux de l’état-major israélien, il
y avait depuis longtemps des plans pour frapper les milices islamistes qui menacent Israël
sur ses arrières et ainsi empêcher toutes représailles contre le territoire juif en cas de guerre
contre l’ennemi majeur identifié de demain :
l’Iran. Une menace bien réelle comme le prouvent les pluies de missiles qui n’ont cessé de
s’abattre sur le nord d’Israël pendant tout le
conflit. Si Washington voulait tester certaines
armes contre des caches souterraines et la
capacité de résistance de combattants motivés,
c’est fait. Mais après le prétexte de l’enlèvement à la mi-juillet de trois soldats israéliens
(l’un à Gaza par le Hamas, deux autres à la
frontière libanaise par le Hezbollah), le scénario a été déclenché hâtivement et mal exécuté.
Ehoud Olmert a cédé à des militaires va-t-en
guerre ayant sous-estimé l’ennemi, car luimême avait besoin pour légitimer son pouvoir
hérité de Sharon de se donner une dimension
militaire. C’est raté. Le Hezbollah n’a pas été
battu, l’armée israélienne n’a pas gagné, elle
a donc perdu.
Elle a d’autant plus perdu qu’elle a été incapable de protéger son territoire bombardé
comme jamais et sa propre population des
centaines de missiles lancés par l’ennemi. Le
pays a été frappé comme jamais et comme
jamais des juifs ont dû fuir devant un feu
arabe. Cela a été ravageur pour le moral et
laissera des traces. Mais il y a eu pire avec les
images de Tsahal : de farouches guerriers
invincibles devenus de grands dadais perdus
revenant harassés d’une guerre manifestement
trop dure pour eux ; des réservistes accusant
devant les caméras un général d’incompétence
et ce dernier reconnaissant, abattu et tête
basse, les torts et lacunes de l’état-major, le
spectacle était aussi démocratique que surréaliste. Le drame de l’armée israélienne est
d’être en phase avec la société… Américanisée à l’extrême. Le portable a tué l’esprit kibboutz. Les jeunes guerriers de Sion ont quitté
avec regret les plages et les filles, troqué sans
plaisir la casquette Nike pour le casque de tankiste et cela s’est vu. Ces militaires, engagés
dans une guerre pour laquelle ils n’avaient pas
été préparés, surtout psychologiquement,
n’avaient qu’un désir : contacter la fiancée et
rassurer maman par le portable. Et c’est ainsi
que Tsahal n’est plus ce qu’elle était tandis
que le “tout-aérien” n’est pas suffisant. Celui
qui n’a pas d’autre foyer que des ruines est
plus dur que celui qui ne pense qu’à rentrer
prendre une douche. C’est pourquoi le Hezbollah a résisté à la meilleure armée de la
région au niveau de l’équipement — mais
plus au niveau humain.
REPÈRES CHRONOLOGIQUES
Et sur l’équipement, il y aurait d’ailleurs
beaucoup à dire. Les blindés israéliens ont été
dépassés par les nouvelles générations de missiles antichars iraniens et l’on déplore la majorité des morts militaires dans les carcasses
détruites des chars de combat. Quant au supermatériel envoyé d’urgence par les Américains,
il n’a pas eu le temps de servir. Le temps a
manqué à l’Etat hébreu et, on l’a vu, surtout il
a été très mal géré.
Le 12 juillet, les deux soldats sont enlevés,
le 13, Beyrouth est bombardée, les ponts et
infrastructures libanaises attaqués du ciel.
Le 14, ça s’intensifie et cela va continuer
jusqu’à la fin, mais le chef du Hezbollah,
Hassan Nasrallah, proclame une « guerre
ouverte » et commence à pilonner Israël
avec des roquettes. Le Hezbollah ne sera
jamais réduit au silence. Nouveau Saladin,
nouveau Nasser et successeur de Saddam, tel
apparaît aux yeux des masses arabes le
barbu chiite libanais dont les portraits
côtoient ceux de l’ayatollah Khomeiny.
C’est le 30 juillet que l’aviation israélienne
perd la guerre avec un massacre de réfugiés
dans la ville de Cana : 28 morts, dont 20
enfants, dans un seul abri. Il y a dix ans, en
1996, les bombardements israéliens avaient
tué 105 civils qui s’étaient réfugiés dans une
base de la FINUL, déjà à Cana. Le
23 juillet, l’armée israélienne s’engage au
sol et contrôle le village de Maroun al-Ras,
place forte du Hezbollah au Liban-Sud. Pour
ce premier véritable engagement terrestre,
elle se heurte à des difficultés de progression
imprévues et qui seront encore plus grandes
lors de la tentative avortée de contrôle de
Bint Jbayel considéré comme la capitale du
mouvement chiite. Le 10 août, l’armée
israélienne avance de 7 km en territoire libanais. Le 13 août, en dépit de l’approbation
par le gouvernement israélien de la résolu6 N° 2775 — 1er SEPTEM
avec le Soudan pour arrêter l’escalade militaire entre les deux pays autour du conflit du
Darfour.
En Somalie, les islamistes ont accentué
leur contrôle du pays en s’emparant du port,
Hobyo, qui était la base principale des
pirates attaquant depuis des années les
navires croisant dans l’océan Indien. La
crise avec l’Ethiopie est entre parenthèses
pour cause d’inondations catastrophiques
dans ce dernier pays, qui a sollicité l’aide
internationale.
ALLEMAGNE
Fin de l’état de grâce pour Angela Merkel
qui ne bénéficie pas de l’embellie économique commune aux pays européens, dont
la France, mais plus accentuée encore en
Allemagne. Si Berlin se tient éloignée de
toute implication dans le bourbier libanais,
ce ne sera sans doute pas suffisant pour
relancer une popularité qui s’est brusquement effondrée. La politique internationale
profite en fait au social-démocrate FrankWalter Steinmeir, ministre des Affaires
étrangères, le plus populaire dans les sondages avec le ministre de l’Intérieur, le chrétien-démocrate Wolfgang Schäuble. Les
Bavarois de la CSU sont les plus déçus, ils
reprochent à la chancelière de trop trahir le
programme des siens afin de préserver ses
bons rapports avec les socialistes dans la
grande coalition. La stabilité gouvernementale entraîne des compromis que l’opinion
assimile de plus en plus à des compromissions. Droit de la famille, droit du travail,
impôt sur les riches, Merkel par pragmatisme politique a gauchisé son action et cela
ne passe plus. Le terrorisme s’est invité dans
l’actualité allemande avec l’arrestation d’un
étudiant libanais dans le cadre d’une enquête
sur des attentats manqués fin juillet contre
des trains régionaux allemands.
CUBA
Castro n’est pas mort et son régime pourrait lui survivre. Voilà le principal enseignement du grave accident de santé du Lider
maximo. On en sait peu sur l’hémorragie
intestinale qui pourrait être un cancer du
colon ou un incident plus bénin mais
aggravé par l’âge — 80 printemps — du
tombeur de Batista. Depuis 1959, c’est la
première fois que Fidel laisse la barre à son
frère Raul. Il est certain qu’on peut parler de
crépuscule pour le plus vieux dictateur de la
planète mais les scènes de liesse des exilés
de Floride sont donc pour le moins prématurées. Les images diffusées de Castro ont
été plutôt rassurantes pour ses partisans
comme l’a été la présence attentionnée de
L’ÉCHEC militaire israélien au SudLiban est incontestable et par conséquent, pour le Hezbollah, la nondéfaite est une grande victoire politique et
religieuse. Les conséquences de ce revers
subi par Tsahal seront considérables pour
l’Etat hébreu dont le mythe de l’invincibilité, déjà effrité en 1973, a vécu, tandis
qu’était remise en cause la stratégie de
désengagement unilatéral. Tel-Aviv a
certes encore les moyens d’écraser les
armées classiques de la région mais pas de
s’imposer face à une guérilla soutenue par
une partie de la population et, dans une
situation à l’irakienne, pourrait connaître
les difficultés que rencontre son protecteur
états-unien. On peut donc s’attendre,
comme après 1973 d’ailleurs, à un durcissement de la défense de l’Etat hébreu par
la diaspora et à de nouvelles pressions pour
assimiler tout antisionisme à un antisémitisme qui sera fantasmé et traqué. Ce point
de détail est d’une certaine importance.
Israël reconnaît, avec une lucidité et un
courage assez rares, que son armée technologique a été tenue en échec par un fanatisme à l’équipement archaïque, encore
qu’une division de blindés, sur les sept dont
Un mois d’août à QUELQUE CHOSE
DE POURRI AU
ROYAUME DE DAVID
Le 23 août, l’audition par la police du
président israélien Moshé Katzav a
ajouté au désarroi de ses compatriotes :
principale « autorité morale » du pays,
Katzav est en effet accusé de harcèlement
sexuel par plusieurs de ses collaboratrices et l’on parle déjà de sa succession,
briguée par le travailliste Shimon Peres.
Or, le Premier ministre et ancien maire
de Jérusalem Ehoud Olmert était déjà
dans le collimateur pour avoir, lui, bénéficié d’un rabais de près d’un demi-million de dollars dans l’achat d’un appartement dans la « ville trois fois sainte »,
en échange de faveurs à un entrepreneur.
Rappelons que, prédécesseur de Katzav
à la tête de l’Etat hébreu, Ezer Weizman
avait dû lui aussi démissionner en 2000,
toujours à la suite d’un scandale de corruption.
Mais la mise en cause du président et
du Premier ministre n’est rien à côté de
celle du général Dan Haloutz qui, chef
d’état-major de l’armée, a vendu son
(important) portefeuille d’actions le
12 juillet, quelques heures avant le
déclenchement de la guerre contre le
Hezbollah… et la chute de la Bourse de
Tel Aviv. La révélation de cet inadmissible délit d’initié a scandalisé les Israéliens et terni encore l’image de l’armée,
d’autant que Haloutz se voulait la
“conscience” de Tsahal : en septembre
2003, il avait publiquement traité de
“traîtres” 27 pilotes de chasse, dont un
colonel, qui avaient annoncé leur refus
de bombarder des zones habitées en territoire palestinien.
DÉSASTRE
ECOLOGIQUE
Plus d’un an et plus de 50 millions
d’euros, c’est ce qu’il faudra selon
l’ONU pour réparer les ravages de la
marée noire, la plus grave jamais survenue en Méditerranée. Sinistre provoqué
à la mi-juillet par le bombardement
israélien de cuves alimentant en carburant la centrale électrique de Jiyé, près de
Beyrouth. Près de 15 000 tonnes de
mazout se sont en effet répandues en
mer, et la marée, qui a noyé Beyrouth et
Byblos avant de toucher la Syrie, s’étend
maintenant sur 150 km de côtes et
remonte vers la Turquie.
L’Union européenne va débloquer
10 millions d’euros, mais n’est-ce pas TelAviv qui devrait payer la totalité de la
note ? En matière de “réparations” (à
percevoir en tout cas), Israël s’y
connaît…
L’ACTUALITÉ internationale a été
écrasée par la guerre au Liban-Sud. Si
l’on excepte Cuba, aucun sujet n’a
occupé sa vraie place dans la “grosse” presse
alors qu’un certain nombre de faits méritent
d’être retenus.
AFGHANISTAN
L’OTAN est entrée en guerre contre les
Taliban qui emploient de plus en plus une
stratégie à l’irakienne. Alors qu’à la mi-août,
les forces américaines et l’armée de Kaboul
ont lancé des attaques contre des sanctuaires
présumés de la rébellion, cette dernière
répliquait par plusieurs attentats-suicide
dans le sud du pays. Un bilan invérifiable
faisait état le 20 août de la mort de 70 Taliban. La France actuellement en charge pour
huit mois de la sécurité de la capitale renforce son contingent. Cette implication française, qui a coûté le 25 août la vie à deux de
nos soldats, est une aide indirecte à la mobilisation américaine en Irak et s’inscrit dans
le cadre de la lutte armée contre l’islamisme
d’une organisation dépendant largement de
Washington. Tout cela est en contradiction
avec nos discours passés sur l’Irak et présents sur le Liban. La population est aussi
hostile à la force internationale d’assistance
et de sécurité (ISAF) qu’aux Américains,
elle est perçue comme une « armée de croisés » en terre d’islam. La volonté américaine
de transformer l’OTAN en gendarme mondial se heurte au guêpier afghan et la France
est largement enlisée.
AFRIQUE
Le vote considéré comme le premier
quelque peu démocratique dans l’ancien
Congo belge a peu de chances d’apaiser les
tensions politiques et tribales. L’annonce, le
21 août, de la nécessité d’un second tour
opposant Joseph Kabila (45 % des voix) et
l’ancien rebelle Jean-Pierre Bemba (plus de
20 %) a déjà provoqué des incidents entre
les deux camps et quelques morts. D’où un
grand remue-ménage au sein des quartiers
généraux de ces deux candidats. Le camp
Kabila parle de la mise sur pied d’une nouvelle plate-forme, le « Rassemblement pour
l’unité », et de l’autre on veut lancer « Tout
sauf Kabila », le TSK. La cassure est-ouest
de l’ex-Zaïre s’est réaffirmée dans les urnes.
En Côte d’ivoire, le président Gbagbo
continue à faire de la résistance. Peu d’évolution dans cet autre bourbier de notre diplomatie armée. Les élections prévues pour fin
octobre par l’ONU sont reportées sine die. Au Tchad, le président Déby semble avoir
stabilisé la situation à son profit. Ce mieux
sans doute provisoire a permis un accord
Pourquoi Israël a perdu la guerre des milices
MBRE 2006 — RIVAROL 7
prouve le gel annoncé le 20 août du retrait
de la Cisjordanie. Il doit durcir le ton visà-vis des Palestiniens où le Hamas est renforcé par rapport au Fatah grâce au Hezbollah libanais et, ne sachant comment sortir de cette situation, il n’a trouvé d’autre
recours que de… reprocher à ses différents
prédécesseurs — dont Sharon — de « ne
pas avoir pris la mesure du danger constitué par le Hezbollah » !
A LONDRES, EXPLOITATION
VIRTUELLE D’UN DANGER RÉEL
Comment enfin dissocier de ce dossier
l’alerte au terrorisme aérien international
sonnée par Londres ?
Cette annonce ultra-médiatisée — et
source d’un chaos total dans de nombreux
aéroports, dont Heathrow — et accompagnée d’arrestations le 10 août dernier ressemble furieusement à une action de propagande. Un complot a été annoncé et présenté
comme immédiat et épouvantable avec massacre pour détourner l’attention des massacres israéliens, et redonner à cette guerre
une dimension de lutte du bien contre le terrorisme international, ce mal absolu qui
menace le monde. C’est de l’intox ponctuelle, exploitation virtuelle d’un danger
réel.
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