J’avoue n’avoir pas regardé
les journaux suivants de
M. Roselmack mais j’imagine que, comme les
confrères, il a dû détailler ad nauseam la
marche à suivre face à la canicule : boire,
s’économiser et surtout rester à l’ombre.
Sur quoi, sans désemparer, les mêmes journalistes s’extasient devant les “ParisPlages” (car, désormais, il y en a deux, de
chaque côté de la Seine) de M. Delanoë,
s’étendant sur quatre kilomètres de long et
où viendront
s’échouer au moins
cinq millions de personnes puisque,
chiffre de la mairie,
3,8 millions d’amateurs de bronzette
s’étaient l’an dernier
vautrés sur une surface bien moindre.
Pour protéger des
rayons de Râ cet
énorme afflux de
populobobo, cinq
buvettes, 17 pergolas,
68 palmiers et trois
brumisateurs sont disponibles ainsi qu’un
« bassin de baignade
rive droite » et une
« piscine flottante de
25 m de long rive
gauche ». Las ! Présentant de multiples
malfaçons malgré son
prix exorbitant, cette
piscine, dédiée à la
défunte Joséphine
Baker, championne du
métissage et héroïne
nationale (« Joséphine
Baker contre Hitler : La
star noire de la France
Libre », tel est le titre
d’une hagiographie qui
vient de lui être consacrée par un certain
Charles Onana aux éditions Duboiris… et qui
ne semble guère faire
recette puisqu’elle
figure au 73 814e rang
des ventes sur Amazon), est hors de service.
Si la canicule sévit
jusqu’au 20 août, date
de la fermeture de ce
Paris-Plages mis cette
année à l’heure polynésienne avec vahinés et
farés, quel sera le bilan sanitaire de l’opération-phare de « Notre-Dame de Paris » ?
Combien de malaises et d’insolations ?
Combien de mélanomes malins puisque la
pollution, endémique à Paris dès les premières chaleurs, rend encore plus dangereuse l’exposition au soleil ?
… ET LA RACAILLE
MAÎTRE DU TERRITOIRE
Bertrand Delanoë et ses acolytes prétendument écolos du conseil municipal s’en
fichent. L’essentiel pour eux est qu’aux
yeux du monde ébloui, Paris apparaisse
“convivial”, “ludique”,
“festif”, même si, comme
s’en désolait Hubert Weigel, directeur adjoint de la
sécurité publique au ministère de l’Intérieur, dans
Le Monde du 14 juillet, on
assiste à une « systématisation des violences autour
des rassemblements
festifs ». Un phénomène qui
a « toujours existé » mais
s’est singulièrement
aggravé ces dernières
années : « au lieu d’être 20
ou 30, ces jeunes, qui profitent des attroupements pour
casser ou voler, arrivent en
grand nombre, parfois par
centaines ». Car il s’agit
pour eux de prouver que,
face aux dispositifs policiers, « ils ont, malgré tout,
la maîtrise du territoire ».
Ce que résumait le 20 juin
la couverture — qui aurait
mis Delanoë hors de lui —
de The Economist : on y voyait la tour
Eiffel surmontée d’un croissant.
HORS LE SIONISME,
POINT DE CIVILISATION !
Pas mal vu, mais l’hebdomadaire londonien aurait pu ajouter à son montage un
Moghen David.
En effet, notre maire ne se contente pas
de nous offrir à gogo jeux et ris, plages et
embouteillages. Une semaine après avoir
inauguré dans le XIIIe arrondissement le
square des Enfants d’Izieu, il inaugurait
dans le IIIe (maire : Pierre Aidenbaum) la
place Theodor Herzl en présence de nombreux dignitaires de la Communauté mais
aussi du chef de l’UMP parisienne et ex-
“Occidental” Claude Goasguen (qui se
vante sur son blog d’avoir été, avec Laurent Dominati et Jack-Yves Bohbot, à
l’origine de cette initiative). Avec les trémolos d’usage, le maire assura que donner à une place le nom du “père” du sionisme, « c’est une manière de nous mobiliser sur des valeurs de civilisation d’une
société qui ne peut être précisément civilisée si elle accepte la moindre part d’antisémitisme ». Et le natif de Tunisie, qui
aime beaucoup les petits Arabes mais
plus encore les électeurs juifs, de s’écrier,
lyrique : « Baptiser une place de Paris au
nom de Theodor Herzl, c’est aussi l’affirmation de Paris pour son attachement à
l’Etat d’Israël. J’adhère à la pensée
d’Elie Wiesel quand il dit : “Bien sûr que
les juifs peuvent vivre en dehors d’Israël,
mais ils ne peuvent pas vivre sans
Israël.” »
Le capitaine des pompiers en pleurait
dans son casque, ainsi que le chargé d’affaires israélien Rafaël Barak qui confia
vivre à cette occasion « sa plus belle expérience dans sa vie de diplomate israélien ».
Cette scène émouvante, narrée en détails
dans Actualité juive, s’est passée le
5 juillet. Au même moment, des missiles
israéliens détruisaient totalement le ministère de l’Intérieur palestinien, blessant de
nombreuses personnes, et pilonnait sans
répit la ville de Beit Hanoun dont le maire,
Mohamed Kafarna, rappelait entre deux
bombardements que, « depuis le début de
l’intifada, l’armée israélienne a déjà
détruit nos ponts, nos stations de pompage,
nos routes, et rasé près de 40 % de nos
terres ».
C’est sans doute ce que l’humaniste
Delanoë appelle « se mobiliser sur les
valeurs de la civilisation ». Pendant ce
mois d’août où nous serons séparés, espérons, chers amis lecteurs, que la civilisation sionisto sensu n’accumulera pas trop
de nouveaux décombres et que la canicule
ne chauffera pas trop à blanc les bandes de
centaines de Jeunes venant s’éclater dans
notre belle capitale. Mais chut… Si
l’éthylo-franc-mac Philippe Bonnet a été
provisoirement mis à l’ombre, d’autres fraternels magistrats veillent, tout prêts à
brandir contre les mal-pensants non pas
l’épée des Loges, mais le gourdin de la loi
Gayssot.
_____
PS. Parlant des graves ennuis financiers de Pink
TV, j’estimais dans ma dernière chronique que le
lobby gay ne représentait que « la minorité d’une
minorité ». Confirmation : selon le site d’information gay E-llico (qui s’en désole), 1 349 personnes
seulement, soit 0,002 % de la population, ont signé
la pétition du Centre Gay et Lesbien contre les parlementaires ayant pris publiquement position
contre l’adoption par des couples homosexuels.
Chronique de plages et d’épée
par
Claude LORNE
Bonnes vacances
à tous ceux qui ont la chance
d’en prendre et rendez-vous pour
notre n° 2775, le vendredi 1er septembre (Dessins de CHARD.)
3:HIKMPD=[UXUZ[:?c@h@r@p@a; M 02536 - 2775 - F: 3,05 E
● suite page 2
Belgique, Luxembourg : 3,25 €
Canada : . . . . . . . . . . . . . 5,25 $
Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €
Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS
Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €
RIVAROL.
R I VA R O L
“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”
N° 2775 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 1/9/2006
N° 2775 du 1er SEPTEMBRE 2006
www.rivarol.com
à voir la France active au service de la
paix et de la stabilité, et ayant obtenu
les clarifications demandées, j’ai
aujourd’hui la conviction que les soldats français peuvent être déployés
efficacement… Et j’appelle une nouvelle fois la communauté internationale
tout entière à participer (…) à l’édification de la paix au Liban et au ProcheOrient. »
Certes, le moi est haïssable mais nul
doute que ces accents martiaux ravissent une bonne partie des Français,
saturés d’humiliations en tout genre,
même si la plupart préférerait sans
doute voir l’armée lancée sus aux
voyous et aux squatteurs. Mis à part
Jean-Marie Le Pen qui s’est « une fois
de plus tristement distingué » (cf. les
media) en émettant les plus extrêmes
réserves sur cette nouvelle aventure,
les leaders politiques ne s’y sont
d’ailleurs pas trompés. De Philippe
de Villiers — lequel « soutient l’envoi
d’un contingent français au Liban à la
condition expresse et définitive du
désarmement du Hezbollah » — à la
communiste Marie-George Buffet,
« satisfaite que la France
s’engage dans cette force »,
en passant par l’UDF François Bayrou et le socialiste
François Hollande saluant
tous deux une « bonne
orientation », c’est à qui se
félicitera le plus bruyamment de l’envoi annoncé de
2000 hommes supplémentaires au Liban, surtout si le
commandement de la
FINUL reste assuré par la
France. Aucun ne s’interrogeant en revanche sur les
“clarifications” et les “garanties” qu’aurait obtenues Chirac. Or, c’est bien là le point
essentiel.
«LA force internationale
des Nations unies au
Liban pourra riposter en cas
de tir du Hezbollah sur Israël
ou d’incursion israélienne
dans le Sud du Liban »,
assurait le 25 août Philippe
Douste-Blazy. Mais alors
qu’à Tel-Aviv, on évoque de
plus en plus ouvertement, en commençant par le ministre de la Défense (et
ex-“pacifiste”) Amir Peretz, un
« deuxième round » de la guerre pour
tenter d’effacer les échecs subis face
au Hezbollah et de sauver le gouvernerment Olmert, que ferait la FINUL
face à un déploiement tel que celui —
trois divisions blindées et 42 000 soldats — auquel on a assisté en juillet ?
Il serait impossible au commandement
français de s’y opposer. D’abord matériellement (elle aussi “renforcée”, l’UNICYP ne put entraver en juillet 1974
l’opération Attila lancée par Ankara
pour s’emparer du tiers nord de
Chypre, toujours sous occupation
turque trente-deux ans plus tard) et surtout politiquement : on voit mal comment, dénoncé par Ariel Sharon
comme « patrie de l’antisémitisme en
Europe », accusation reprise par la diaLa surpêche, un drame pour l’avenir de la planète
Clandestins, squatteurs, émeutiers : Sarkozy capitule
Tsahal en échec ou les ravages de l’américanisation
Pourquoi Chirac nous replonge
dans le bourbier libanais
SI Ségolène Royal
triomphe des autres
éléphants lancés à
ses trousses, devra-t-elle
affronter… Jacques
Chirac ? Le 23 août, après
une nette remontée de l’Elyséen dans les sondages,
grâce à l’accession du Onze
tricolore en finale du Mondial de foot puis à la faveur
de la tragédie libanaise,
Jean-Pierre Raffarin n’excluait pas que le président
de la République brigue un
troisième mandat car, expliquait l’ancien Premier
ministre : « Imaginons un
conflit majeur au MoyenOrient, on peut avoir des
tensions internationales
d’une extrême gravité. Et
franchement, quand on
regarde le paysage politique
français sur les situations
internationales difficiles, qui
a plus d’autorité et de capacité que Jacques Chirac ? »
Or, le lendemain, s’adressant à ses « chers compatriotes », ledit
Chirac leur administrait une preuve de
cette souveraine “autorité”. « J’ai réuni
aujourd’hui, déclarait-il, un conseil restreint pour décider des modalités de
participation de la France à la force de
paix au Liban… Par mesure
d’urgence (…), j’ai décidé, dès la
semaine dernière, et dans un premier
temps, le doublement immédiat de
notre contingent dans la FINUL… J’ai
par ailleurs demandé au Secrétaire
général des Nations Unies de placer la
force dans des conditions d’efficacité
et de sécurité optimales… Cette force
(…) doit reposer sur une juste répartition des contingents. Je suis intervenu
auprès de mes homologues pour les
convaincre d’y prendre toute leur part.
Plusieurs partenaires européens vont
le faire, de même que d’importants
pays musulmans d’Asie. Je souhaite
que d’autres membres permanents du
Conseil de sécurité s’engagent sur le
terrain… Aujourd’hui, les conditions
mises en avant par la France étant
remplies, j’ai décidé de répondre favorablement aux demandes du Secrétaire général des Nations Unies, et des
gouvernements libanais et israélien.
Deux bataillons supplémentaires viendront, sur le terrain, étendre notre dispositif au sein de la FINUL. 2000 soldats français seront ainsi placés sous
casque bleu au Liban. La France est
prête, si l’ONU le souhaite, à continuer
à assumer le commandement de la
force… Soucieux des conditions d’engagement de nos soldats et déterminé
(Dessin de CHARD.)
Imprimé en France/Printed in France
2 N° 2775 — 1er SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL
— En réaction, Israël a agressé le Liban,
avec une violence inouïe.
— La presse entretient un mensonge autour
de cette affaire, taisant soigneusement l’origine du conflit, et faisant, par des allusions
démoniaques, croire qu’Israël est une victime.
— Accessoirement, la presse se demande qui
fournit ses armes au Hezbollah. Pourquoi ne
se demande-t-elle pas qui fournit ses armes à
Israël, et notamment ses armes nucléaires ?
— Cerise sur le gâteau, les prétendues autorités internationales militent pour le déploiement d’une force internationale sur le territoire
libanais. Il faudrait plutôt, éventuellement,
déployer une telle force sur le territoire israélien.
Mais l’idéal resterait des sanctions extrêmement lourdes contre Israël.
● De Jacques N. (La Mure) :
TRANSFÉRER ISRAËLAUX USA ?
Compte tenu des événements du Liban, il
ne faut pas perdre de vue que la fondation de
l’Etat israélien a été réalisée le 14 mai 1948
conformément au plan de partage de la
Palestine sous mandat britannique (résolution de l’ONU du 29 novembre 1947) ni que
cet Etat a pour origine la lutte politique et
armée par le mouvement sioniste depuis les
années 1880 pour créer un « Etat des Juifs »
(T. Herzl). Au risque de paraître complètement idiote, l’ONU responsable de cet état de
fait devrait réparer cette monstrueuse erreur
qui a engendré les problèmes du MoyenOrient, en proposant qu’Israël soit transporté aux USA. 6 millions de personnes, ce
n’est pas grand’chose dans un pays de
280 millions d habitants. Je ne pense pas que,
par rapport au million et demi de Pieds-noirs
évacués en France après l’abandon de l’Algérie, cela soit plus important. Cela poseraitil un problème géopolitique ? Tout est question de bonne volonté.
● De Alain V. (courriel) :
GUERRE PROPRE ?
Les media nous présentent une guerre
propre mais ça bombarde dans tous les coins
du Liban. Il paraît que l’agresseur doit
dédommager l’agressé (cf. les énormes
sommes détournées de la reconstruction de
l’Irak au profit du Koweit). Il serait donc
logique que l’ONU bloque les fonds israéliens
jusqu’à ce qu’Israël reconstruise le Liban. Un
rêve… ou un pur délire ?
● Du Dr. Bernard R. (Laval) :
SUR LES HMONGS
Peu de gens savent ce qui se passe au sujet
des Hmongs, des Hauts plateaux du Laos (voir
RIV. du 21/7) menacés d’extermination, mais
sait-on qu’il existe une communauté réfugiée
de Hmongs en Guyane française où ils ont mis
en valeur et rendu prospère le très inhospitalier territoire qui leur avait été confié. « En
Guyane, tout pousse », nous déclarait la mère
supérieure de la léproserie de l’Acarouani, à
côté de Saint-Jean de Maroni, léproserie
transformée en camp de réfugiés. « Tout y
pousse sauf le chou-fleur » nous avait-elle précisé. Encore que les Hmongs, si on le leur
demandait…
● De Henri C. (Luçon) :
CULTURE DE MORT
J’ai pratiquement perdu tout espoir sur le
redressement de notre pays pour deux raisons : l’“hétérogénéisation” croissante et de
plus en plus rapide de la France, sa déchristianisation presque complète et son islamisation corrélative, en moins d’un siècle de progrès républicains et de « Droits de
l’Homme » institutionnalisés. Je vous l’ai
déjà écrit en insistant sur la stagnation du
Front National malgré plus de trente années
de combat politique et de diabolisation : le
problème est posé par l’évolution même du
peuple dit français depuis la boucherie de la
Grande Guerre de 1914/1918, évolution vers
le bas moralement, intellectuellement et religieusement. Les « vertus de la race » comme
on osait le proclamer dans les circonstances
patriotiques de « la Belle Epoque », se sont
dissoutes dans les “valeurs” de la République
citoyenne.
Le second tour d’avril 2002 a révélé l’étendue des dégâts, de la maternelle à ceux qui
subissent « des ans l’irréparable outrage ». Je
doute fort que l’« Union patriotique » proposée par J.-M. Le Pen, même si elle réussit, permette d’obtenir une victoire électorale car la
vérité ne réside pas dans le suffrage universel…
Les électeurs suffisamment instruits et
lucides pour tirer un enseignement de
presque un siècle et demi de République
démocratique et laïque avec sa succession de
guerres sanglantes et inutiles ne sont qu’une
minorité. Souvenez-vous : on appela « Père
la Victoire » Clemenceau auquel on dut une
prolongation de la guerre en 1916 en raison
de sa haine de la monarchie catholique habssoldats mais aussi au Liban justement, dans les Balkans et en Afrique,
accumulant les morts inutiles et les
pires avanies. Ainsi en Côte d’Ivoire
où l’ancien commandant en chef de
l’opération Licorne, le général Poncet, se voit de même que quatre de
ses subordonnés impliqués par la
justice — française — dans la liquidation d’un « coupeur de routes »
aux mains ruisselantes de sang. Ou
encore au Rwanda où L’Humanité
rendait compte le 19 juillet dernier —
et avec quelle gourmandise ! — des
travaux de la Commission nationale
indépendante (CNI) « chargée de
rassembler les preuves de l’implication de l’État français dans le génocide perpétré en 1994 » : massacres,
exécutions sommaires, viols « avec
un goût particulier pour les adolescentes de 14-15 ans », les soldats de
l’opération Turquoise auraient
pataugé dans le stupre et le sang
avec la bénédiction des autorités militaires françaises qui « étaient au courant de tout », soutient dans le quotidien communiste Jean de Dieu
Mucyo, président de la CNI.
Les mêmes causes produisant les
mêmes effets, on souhaite bien du
plaisir aux hommes de rang et officiers qui vont servir dans la FINUL
renforcée. Mais quelle importance si
SuperEscroc peut continuer à ténoriser dans le concert international, et
remonter encore dans les
sondages ?
<galic@rivarol.com>.
bourgeoise ! Quel exemple d’aveuglement
d’un peuple qui dut payer le dévoiement de
son patriotisme par une horrible saignée de
sa jeunesse, saignée démographique dont il
ne s’est jamais remis en raison d’une culture
de mort institutionnalisée.
● De Fabien L. (courriel) :
A L’IMAGE DES “BLEUS”
Je lis dans Marianne que Nono Lessedjina, joueur du club de football de Vierzon
(Cher) et demandeur d’asile depuis 2003
« est dans une situation juridique floue
depuis que sa demande a été rejetée ». Avertie par un “corbeau”, la gendarmerie est
venue l’arrêter mais a été repoussée par les
dirigeants du club, et n’a finalement réussi
à s’en saisir qu’à la mi-temps.
D’où il ressort que même les équipes de
football de province prennent exemple sur
« l’équipe de France » pour le recrutement
de leurs joueurs.
● De Serge K. (courriel) :
“ZIZOU, AS-TU DU CŒUR ?”
Dans le quotidien Sud-Ouest, je découvre
un article intitulé : « Un héros littéraire »,
qui m’apprend que « la romancière et poétesse cubaine Zoé Valdés a rendu un vibrant
hommage à Zinedine Zidane, “dieu du football devenu héros littéraire” ». L’altercation
entre Zizou et Marco Materazzi fut, selon elle, « une histoire implacable et un drame
magnifique » (sic). Un héros littéraire, cela ne vous rappelle
rien en ce 400e anniversaire de
la naissance de Pierre Corneille ? Un anniversaire que le
gouvernement — Chirac
regnante — a refusé de célébrer, préférant
sans doute le chanteur rwandais au dramaturge rouennais ! Les points communs
entre le « héros littéraire » Zidane et le
héros cornélien Rodrigue sont évidents :
aussi chatouilleux l’un et l’autre lorsque
l’honneur de leur père ou de leur mère est
en jeu. Zidane, sous l’insulte faite à sa mère
par Marco Materazzi, a peut-être entendu
sa mère lui dire : « Zizou, as-tu du
cœur ? ». Peut-être a-t-il repris à son
compte, pour justifier son coup de boule, la
remarque du Comte « …et le fils dégénère/
Qui survit un moment à l’honneur de son
père » ? D’où le coup de boule, version
modernisée de l’ancien coup d’épée bien
trop ringard ! Zidane ce héros cornélien !
Que ne donne-t-on son nom aux collèges de
France, comme on a donné à un collège le
nom de l’immortel auteur du “Zizi”, Pierre
Perret. Sans oublier de rebaptiser la
célèbre « Ecole Boule » « Ecole du coup de
Boule » !
israélo-libanaise, sur une profondeur
d’une dizaine de kilomètres en
moyenne. » Qui les en délogera quand
on connaît le mépris de l’Etat hébreu
pour le “Machin” onusien, ses résolutions, la 1701 comme les autres ainsi
que le montre le maintien du blocus du
Liban, et ses « soldats de la paix » ? A
propos du bombardement par Tsahal, le
25 juillet, du poste de la FINUL à Khiam
où quatre observateurs furent tués, le
général Pellegrini soulignait d’ailleurs :
« J’ai personnellement ce jour-là prévenu les Israéliens, et cela à cinq ou six
reprises, que nos positions étaient
visées. Il semble donc bien qu’il s’agissait d’un acte délibéré. Parfois, quand je
les avertis par téléphone, une secrétaire
décroche et affirme qu’aucun interlocuteur n’est disponible. Que voulez-vous
faire quand on s’adresse à des gens qui
ne veulent pas répondre ? »
LES Israéliens répondront-ils mieux
désormais ? Rien ne permet de l’affirmer, bien au contraire, et c’est pourquoi apparaît si dangereuse, voire criminelle, la décision prise par le chef de
l’Etat. Décision dont George W. Bush a
dit « se réjouir » — ce qui est déjà mauvais signe — et qui a quelque peu surpris les observateurs. Jusqu’au 20 août,
la France estimait en effet avoir fait son
devoir en s’activant sur le plan diplomatique et renâclait à augmenter spectaculairement son contingent. C’est alors
que Romano Prodi fit savoir que l’Italie
était prête à envoyer 3 000 hommes et
à prendre le commandement de la
FINUL. Revirement immédiat de Paris,
estimant qu’était en jeu notre prestige
international. Rome ne prendra donc le
commandement qu’en février prochain
et se bornera d’ici là à surveiller les opérations militaires du siège de l’ONU à
Manhattan.
Cet enchaînement résulte-t-il d’une
combinazione ourdie entre le président
américain et le président du Conseil italien ? Tous deux spéculant sur le prurit
de Chirac de parader sur la scène internationale, à seule fin d’y recouvrer le terrain perdu sur le plan intérieur, où ses
deux septennats ont vu se succéder
échecs cinglants, violations des promesses les plus solennelles et émeutes
raciales que son régime a été bien incapable de réprimer — de même d’ailleurs
que Prodi est incapable de préserver les
côtes siciliennes du déferlement d’allogènes en provenance de la Libye kadhafienne. Ce qui augure mal de la détermination de Paris comme de Rome à
libérer le Liban des deux messianismes
qui s’y combattent…
ON a beaucoup glosé sur les
“larmes” de Jospin évoquant le
26 août à l’université socialiste de La
Rochelle son “drame” du 21 avril
2002. Ces larmes, on aurait plutôt
envie de les réserver à notre armée
qui risque fort en définitive de payer
la note de l’« opération publicitaire
présidentielle » (dixit Le Pen),
comme elle l’a fait en Afghanistan où
sont tombés le 25 août deux de nos
spora américaine et maints politiciens
israéliens — et dont les gouvernements Raffarin puis Villepin ont rivalisé
d’obséquiosité pour se disculper, notre
pays oserait faire obstacle au militarisme sioniste.
Et face au fanatisme armé du Hezbollah ivre de sa “victoire”, il serait tout
aussi paralysé. Autant par la crainte de
représailles au Liban même, comme l’en
menace déjà le Parti de Dieu en rappelant l’attentat d’octobre 1983 contre le
Drakkar, QG de nos paras (58 tués), que
par les réactions des 7 à 9 millions de
musulmans, dont beaucoup de “Français”, présents sur le territoire national.
Pour avoir estimé sur France 2 le
25 août qu’il n’y avait au Liban que « des
mauvais coups à prendre », le président
du Front national est taxé par des
patriotes de fraîche date de collusion
avec l’islamisme. Mais que disait donc
le général français Alain Pellegrini, commandant de la FINUL, interrogé par
Le Monde le 14 août ? « Je vois les
choses avec beaucoup de réserves, et
l’avenir avec un peu d’appréhension…
Une échauffourée entre un soldat israélien et un combattant du Hezbollah, un
missile qui part, il en faut peu pour que
ça redémarre. Cette situation est donc
très fragile et va le rester pendant pas
mal de temps. On n’est pas tirés d’affaire… A l’heure où je vous parle, les
Israéliens occupent encore la moitié de
la zone située entre le fleuve Litani et la
“ligne bleue” marquant la frontière
SUITE DE L’EDITORIAL
● De Nicolas ZAHAR, Franco-Libanais,
adhérent au FN depuis 1988 :
LA VIERGE PLUTÔT
QUE LES BARBUS
A ceux des Libanais et des Français qui ont
la mémoire courte, rappelons que le Hezbollah est non seulement une organisation politique intégriste antilibanaise et anti-israélienne, mais aussi un mouvement terroriste qui
demeure, entre autres, responsable et comptable de l’assassinat de 58 soldats français le
23 octobre 1983 lors de l’attentat du Drakkar. Ces militaires avaient été mandatés
par l’ONU afin d’effectuer
au Liban des missions d’observation et de rétablissement de la paix.
Actuellement les deux tiers
des objectifs de Tsahal sont remplis : destruction de la grande majorité des armements et
des miliciens, destruction des QG Hezb, destruction des 2/3 du patrimoine Hezb, déplacement des sympathisants du Hezb, destruction
de 50 % des infrastructures sociales et civiles
du Hezb, occupation du tiers de la Litanie et
enfin menace grandissante quant à la survie
de l’état-major Hezb. On pouvait espérer un
résultat total le 15 août, fête de la Vierge, afin
que le Liban devienne vierge de toute idéologie impure.
Que restera-t-il du parti de Satan ? RIEN :
ni patrimoine, ni armes, ni milice, ni territoire.
Il s’agira ensuite d’interdire le retour en
Litanie des terroristes, de les encourager à une
émigration vers le pays des Ayatollah et des
alaouites. Le Liban en général, la communauté
chiite libanaise en particulier, s’en trouveront
soulagés et le Phénix renaîtra naturellement,
cette fois sans risque de rechute ! A condition
que le Hezb soit dissous pour trouble à l’ordre
public, intelligence avec une puissance étrangère, acte de terrorisme, prise d’otage, acte criminel, trafic d’arme, haute trahison… Ce ne
sont pas les chefs d’accusation qui manqueront si les 85 % de Libanais non-hezbollah
savent s’unir.
● De Jean-Yves T. (Saint-Quentin) :
QUESTIONS SUR UNE AGRESSION
Au sujet de la guerre au Liban, nous marchons sur la tête. Comment se sont déroulés les
événements (à ma connaissance) ?
— Quelques militaires israéliens ont pénétré
en territoire libanais en toute illégalité.
— Le Hezbollah les a arrêtés et emprisonnés.
N° 2775 — 1er SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 3
pris soin de préciser que « la rentrée scolaire ne sera pas un couperet » et
annoncé la création d’une « commission
nationale de l’admission exceptionnelle
au séjour ». Or, comme le note JeanMarie Le Pen, il s’agit là d’« un oxymoron. Si on nomme une commission nationale permanente, c’est qu’il ne s’agit pas
d’admission exceptionnelle, mais d’une
nouvelle forme normale de régularisation. Le fait de créer une telle commission est en soi la preuve que l’on crée une
nouvelle filière d’immigration
familiale. »
CACHAN : UNE ODIEUSE
MANIPULATION
En fait, tout dans l’action ministérielle de
Sarkozy relève de l’imposture en commençant par son annonce, après les violences
allogènes de novembre dernier, d’expulser
tous les « émeutiers étrangers », chiffre
ensuite ramené à 120, ce qui était déjà fort
peu. Or, deux seulement (voir page 12) ont
effectivement été renvoyés au pays !
L’évacuation très médiatisée, le 17 août,
du squat de Cachan participe de la même
escroquerie politique. Comme le constate
dans un communiqué le Front national, il
s’agit là d’une « nouvelle manipulation
politico-médiatique du ministre de l’Intérieur, menée en concertation avec les groupuscules gauchistes de soutien aux clandestins » : « Alors qu’il y avait dans ce
squat plusieurs centaines de personnes en
situation irrégulière, la police a attendu
que la majorité des hommes ait quitté les
lieux pour intervenir. Elle n’a interpellé
que 49 “sans-papiers”. Or, parmi les
squatteurs que les trotskistes ont fait rester
sous un campement de fortune, une grande
partie sont en situation irrégulière. »
De fait, cette affaire est une aberration à
de nombreux titres. Le bâtiment squatté,
une barre vétuste de cinq étages située sur
le campus de Cachan, comprenant 300
chambres et appartenant au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires
(CROUS), était envahi par un millier d’immigrés, principalement des Ivoiriens et des
Maliens, depuis avril 2003 c’est-à-dire
depuis plus de trois ans. Et qui occupait
déjà la place Beauvau à cette époque ? Un
certain Sarkozy, alors numéro deux du
gouvernement Raffarin. Impossible dans
ces conditions d’incriminer la gestion
laxiste de ses prédécesseurs socialistes.
La fausse droite a en effet pour habitude
d’attribuer à l’angélisme de la gauche le
poids massif de l’immigration clandestine en France. Cet exemple prouve que
la droite chiraco-sarkoziste est au moins
aussi coupable que la gauche (voir ci-dessous). Et elle l’est même davantage puisqu’elle prétend assurer l’ordre, la sécurité et la maîtrise des flux migratoires.
Rappelons que jamais Jacques Chirac,
déjà déconsidéré et usé, n’aurait pu se
qualifier pour le second tour de la présidentielle en 2002 s’il n’avait fait du
retour à l’« l’ordre républicain » le pivot
de sa campagne.
Par ailleurs, l’évacuation du squat de
QUAND il s’agit d’assurer la promotion de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal, il n’est aucune trêve
estivale qui tienne. Tout au long du mois
d’août, tant la presse écrite que les media
audiovisuels se sont acharnés à assurer
une publicité maximale aux deux favoris
des sondages que le Système voudrait
voir en finale de la présidentielle de
2007.
La compagne de François Hollande a
poursuivi tout l’été la stratégie qui lui a
jusque-là si bien réussi : n’aborder aucun
problème de fond, éluder surtout les
sujets qui fâchent. C’est ainsi qu’en
déplacement en Corse, Ségo s’est refusée
à traiter de la question de la violence dans
l’île de Beauté (alors même qu’un nouveau groupuscule nationaliste s’apprêtait
à faire sauter des hélicoptères-bombardiers d’eau !) De même est-elle restée
muette sur la guerre faite au Liban par
Israël et, lors de son discours tant attendu
à la Fête de la rose à Frangy-en-Bresse,
devant son nouvel allié Arnaud Montebourg, hormis un catalogue de vœux
pieux, elle n’a livré aucune esquisse de
programme, se contentant de critiquer le
gouvernement actuel. (Nous y reviendrons).
Quant à Nicolas Sarkozy, savourant le
succès de son livre Témoignage qui
aurait, dit-on, dépassé les trois cent mille
exemplaires après avoir bénéficié, lui
aussi, d’une intense publicité, il s’est
employé à faire parler de lui tous azimuts. Désireux de ne pas être éclipsé de
la scène politique par le conflit israélolibanais, le ministre de l’Intérieur qui, dès
le début de l’offensive de Tsahal, a sans
surprise pris fait et cause pour l’entité
sioniste, accusant le Hezbollah d’être
l’agresseur (voir RIV. du 28 juillet), a
profité de l’affaire des vrais-faux attentats déjoués de Londres pour se remettre
dans le jeu. Il s’est ainsi rendu le 16 août
en Angleterre où il a rencontré son homologue britannique. On connaît en effet la
proximité politique de Sarko avec
l’équipe de Tony Blair, l’un et l’autre
ayant en commun d’être libertaires sur le
plan des mœurs, atlantistes et sionistes en
politique étrangère, immigrationnistes
tout en donnant dans le discours sécuritaire. C’est-à-dire la quintessence du pire.
L’ESBROUFE DU MINISTRE
Mais c’est surtout l’éternel dossier des
sans-papiers qui a permis au numéro
deux du gouvernement de faire la une et
d’apparaître aux yeux des naïfs, hélas fort
nombreux, comme un Monsieur Muscle.
Tandis que s’achevait le 13 août la
période de deux mois pendant laquelle les
familles d’élèves étrangers scolarisés en
France pouvaient solliciter un titre de
séjour en application de la circulaire Sarkozy, on apprenait que le ministre donnerait satisfaction à un tiers des demandeurs
(24 000 mille au total), soit plus de 6 000
familles. On est loin des quelque 2 000
immigrés dont il était question en juillet.
D’autant que le président de l’UMP a
familles sans-papiers d’enfants scolarisés
en France. Et, manifestement, il n’y a pas
l’épaisseur d’un papier à cigarettes entre
Sarko et Arno. Lequel a estimé que la
Cimade et le Réseau éducation sans frontière (RESF) avaient « une responsabilité
vis-à-vis des familles qu’ils ont poussé à
se déclarer à la préfecture alors qu’ils
savaient qu’elles étaient hors champ de
la circulaire ».
« Ces gens qui n’étaient pas repérés par
les services de police, maintenant ils vont
avoir un arrêté de reconduite à la frontière », a ainsi déclaré l’avocat parisien
qui a dénoncé la “démagogie” de ces
associations de défense des sans-papiers.
En revanche, Klarsfeld chante le los du
ministre : « Je trouve Nicolas Sarkozy
pragmatique, équitable, énergique, courageux. ». Et le fantassin israélien de préciser que, si le président de l’UMP « le
veut », il le soutiendra dans sa campagne
présidentielle. Dis-moi qui te hante…
Jérôme BOURBON,
<jeromebourbon@aol.com>.
Cachan ne signifie absolument pas l’expulsion de ses “locataires”. Une soixantaine
de ces prétendus sans-papiers (alors même
que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire est
venu rendre visite à ses compatriotes et en
a profité pour flétrir le “racisme” de la
France !) ont été dirigés dans des centres
pour étrangers : Mesnil-Amelot, Vincennes, Oissel, où des places ont été aussitôt libérées à leur intention car, pour
accueillir les immigrés qui sont « chez eux
chez nous », on sait remuer ciel et terre.
Les autres squatteurs, soit l’immense
majorité d’entre eux, sont hébergés dans
des hôtels aux frais du contribuable. Quel
Français de souche a jamais été logé gracieusement dans un hôtel ?
LE SOUTIEN ENTHOUSIASTE
DU FANTASSIN ISRAÉLIEN
Quand on pense que des millions de nos
compatriotes ne peuvent partir en
vacances faute de moyens et que l’on
héberge aux frais de la princesse des gens
doublement délinquants (squatteurs et
clandestins), il est difficile
de ne pas céder à la rage. Et
pour un squat évacué au
bout de quarante mois
d’occupation, combien de
milliers d’autres où s’entassent en toute impunité des
immigrés en situation irrégulière, vivant du travail au
noir et de l’aide sociale ?
Enfin, qui ne voit que cette
opération médiatique sert
grandement les intérêts de
Sarkozy ? Les clameurs de
la gauche qui condamne
avec véhémence l’évacuation du squat qui a mobilisé
pas moins de 800 policiers
(qui dit mieux ?) et qui
rebaptise Sarkozy « ministre
des expulsions » sont pain
bénit pour le futur candidat
à la présidentielle qui s’est
encore vanté récemment de
ramener « un à un » dans
son bercail les électeurs
lepénistes. En assurant une
telle couverture médiatique
à cette évacuation qui ne
change absolument rien au
drame de la submersion
migratoire de notre pays, les
media savent parfaitement
ce qu’ils font. Il s’agit de
détourner la légitime colère
des Français devant l’invasion allogène en favorisant
le plébiscite d’un imposteur
nommé Sarkozy. Lequel
peut compter sur le soutien
total de son ami roller Arno
Klarsfeld. Après l’avoir
nommé médiateur dans le
cadre de la polémique sur
l’article 4 de la loi du
23 février 2005 qui évoquait
les bienfaits de la colonisation outre-mer où le rejeton
des célèbres « chasseurs de
nazis » avait déjà fait preuve
d’une belle incompétence —
qui n’a rien ôté à son éternelle fatuité —, Sarko a de
nouveau fait appel à ses services dans l’affaire des
(Dessin de CHARD.)
« A la mi-2004, annonçait l’Insee le 24 août, 4,9 millions d’immigrés résident en
France métropolitaine, soit 8,1 % de la population. Ils sont 760 000 de plus qu’en 1990 ;
ils représentaient alors 7,4 % de la population. Le nombre d’immigrés a augmenté de
18 % depuis 1990 contre 7 % pour l’ensemble de la population métropolitaine. Une
fraction importante de cette hausse est intervenue entre 1999 et 2004-2005. Environ
960 000 immigrés sont arrivés en France entre le 1er janvier 1999 et la mi-2004, soit
près de un sur cinq. » Ces chiffres — qui ne tiennent évidemment pas compte des
clandestins allogènes — n’étonneront pas ceux qui vivent dans des quartiers “sensibles” et n’ont pas la chance de se déplacer en limousine ministérielle. Ils restent
toutefois effarants, surtout si l’on se souvient que le rythme des naturalisations s’est
lui aussi accéléré depuis la réélection de Chirac et sous le gouvernement Raffarin —
132 000 en 2002, 144 000 en 2003 et 169 000 en 2004 — ce qui aurait dû faire mathématiquement chuter le nombre total des immigrés.
Si l’on ajoute aux 5 millions admis — dont 1/3 en provenance d’Europe insiste l’Insee, sans doute pour faire oublier que 45 % des nouveaux venus nous arrivent
d’Afrique noire — une moyenne de 1,7 million d’étrangers naturalisés depuis 1990
et 1 million (hypothèse basse) de clandestins, on est très loin de « 8,1 % » d’allogènes
seulement dans la population totale de l’Hexagone.
GENS DU VOYAGE
OU GENS DU VOL ?
Les « gens du voyage » ne se contentent pas d’attaquer les vieillards (voir Chronique en page 12). Ils se
distinguent également dans une autre criminalité en
plein boom : le vol de métaux.
« Camions et entrepôts pillés, toiture d’église (celle d’Haubourdin, dans le Nord) et monument aux morts démontés,
hélices de bateaux, câbles téléphoniques ou caténaires
arrachés : les vols de cuivre, aluminium, bronze, zinc… dont
les cours flambent, ont augmenté de près de 50 % depuis six
mois en France ; le nombre des plaintes enregistrées pour vols
de métaux est passé de 1 492 pour le premier semestre de
2005 à 2 182 pour le premier semestre de 2006, soit une
augmentation de 46 % », signalait l’AFP en citant le
colonel Philippe Schneider, chef de l’Office central
de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI),
qui estime d’ailleurs que « ces chiffres ne donnent qu’une
idée approximative du phénomène ». Un phénomène qui
prend des allures de cataclysme : dans la nuit du 12
au 13 août, une tonne et demie de cuivre (prix au
kilo : 8 €) avait été dérobée dans le centre de
recherche de Saint-Gobain à Pont-à-Mousson
(Meurthe-et-Moselle) et une semaine plus tôt, la
société de matériel électrique RMH de Maison
Rouge (Seine-et-Marne) avait été « cambriolée pour la
quatrième fois, les voleurs emportant cette fois-ci 14 bobines
de cuivre, soit près de deux tonnes », cependant que « deux
hélices d’1,60 mètre de diamètre, pesant chacune plusieurs
centaines de kg, stockées sur des palettes et servant de pièces
de rechange pour les bateaux faisant la navette avec l’île
d’Yeu, avaient été volées sur un embarcadère à La Barre de
Monts (Vendée) ». Et ne parlons pas des trente tonnes
de bronze (valeur : 150 000 euros) dérobées en mai
dans une usine de Seine-Maritime ni des installations
d’EdF ou de la SNCF dévastées par les “itinérants”,
qui se fichent bien de mettre en danger la vie d’autrui (« le vol d’une caténaire en cuivre alimentée par un courant de 25 000 volts sur une voie de service à Caudry (Nord)
le 24 juillet a entraîné par contrecoup l’arrachage d’une autre
caténaire par une locomotive sur le rail principal, et l’annulation d’une dizaine de trains », soulignait Libération le
18 août). De même qu’ils n’ont pas hésité à s’attaquer
dans l’Aisne à un monument en bronze dédié à la
mémoire des morts de l’offensive du Chemin des
Dames en 1917.
Vous avez dit profanation ? Et nettement plus
grave, puisque le dommage est irréparable, le métal
ayant été fondu, que les quelques swastikas barbouillés (à l’envers) sur la façade d’un local servant
de mosquée à Saint-Martin-Boulogne et qui ont tant
ému les fraternels socialos du Pas-de-Calais.
En été aussi, l’imposture
Sarkozy continue
Immigration : merci Chirac !
4 N° 2775 — 1er SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL
vote pour la présidentielle, contre 14 à
15 % au président du FN, l’affolement
semble d’ailleurs prévaloir parmi les
amis du vicomte. Le 27 juillet, son directeur de campagne répondait ainsi à un
Normand qui souhaitait
une alliance entre le MPF
et le FN : « Je me dois de
vous rappeler les dérapages répétés et inacceptables de Jean-Marie Le
Pen, obsédé par la
seconde guerre mondiale :
“Le détail de l’histoire”,
“Durafour crématoire” ou
encore “L’occupation allemande qui ne
fut pas, selon lui, particulièrement inhumaine”. »
Alors que l’audience de fixation dans
cette dernière affaire prévue le au 14 septembre, on appréciera l’élégance des villiéristes qui hurlent avec les loups et
notamment avec le MRAP crypto-communiste, partie civile dans ce procès et
par lequel Ph. de Villiers est lui-même
poursuivi. Quant à l’occupation allemande, on renvoie le directeur de campagne aux « Instructions aux soldats britanniques » en vue du débarquement de
juin 1944 (éd. des 4 Chemins), manuel
préfacé par Pierre Assouline, qui, comme
l’ont relevé nos bons confrères de
Minute, souligne dans ces “Instructions”
un « étonnant leitmotiv »:« Tenez-vous
bien, si ce n’est mieux encore que les
Allemands se sont tenus durant les quatre
années échues ». Car ils ont été “corrects”, « ils se sont souvent bien
comportés » (…) quand ils n’ont pas fait
preuve « d’une remarquable retenue ». A la demande de Villiers, et de quelques
autres, va-t-on post mortem poursuivre
George VI, Churchill, les chefs de l’armée
britannique et le lord de l’Amirauté pour
contestation de crimes contre l’humanité ?
C.-M. G.
LE RÊVE
ET LA RÉALITÉ
Sur le forum «France-Espoir», très proche
du MPF, avait été annoncé le ralliement à
la candidature de Philippe de Villiers du
mouvement ActionNation (<actionnation.org>) présidé par Gregory Gennaro.
Lequel, dénonçant « des pratiques marxisantes
pour lutter contre les patriotes français », fait
savoir au contraire au nom de ses adhérents que « comme l’ensemble des patriotes et des
nationaux français, nous rappelons que nous soutenons Jean-Marie Le Pen dans le cadre de l’élection présidentielle de 2007 et appelons l’ensemble
des patriotes, quelle que se soit la structure dont
ils sont issus, à faire de même ».
Jean-Marie Le Pen ayant, dans une
lettre à Villepin, déploré l’incapacité de
la France à « choisir entre Israël et le
Liban », Jacques Bompard soutient, dans
un communiqué du 18 août, à en-tête du
MPF dont il est désormais le secrétaire
départemental, que « le président du
Front national (…) confirme ainsi son
soutien inconditionnel à toutes les forces
islamistes et panarabes de la région », ce
qui le disqualifierait pour « combattre le
radicalisme islamiste chez nous ». Et le
maire d’Orange d’ajouter : « Prétendre,
comme le suggère Le Pen, que quiconque
affiche de la sympathie pour Israël est un
ennemi du Liban (…) est un mensonge
éhonté qui fait fi de la situation politique
libanaise… La réalité, c’est que ce
pauvre pays (…) subit les conséquences
d’une inversion démographique ravageuse au profit des communautés musulmanes. » Ce qui est exact, puisque, selon
une estimation de 1997, le Liban ne
comptait plus alors que 40 % de chrétiens
contre 51,2 % en 1932, date du dernier
recensement officiel. Mais la faute à qui,
sinon à Israël, si le pays des Cèdres a dû
accueillir en 1948 puis à partir de 1970
près d’un demi-million de Palestiniens
qui sont ainsi venus renforcer (et enférocer) le camp musulman ?
Alors que les sondages continuent de
n’accorder que 2 à 4 % d’intentions de
NOUVEL OBS’ ET
DÉSINFORMATION
Annonçant le 17 août sur son site <nou- velobs.com> l’ouverture à Téhéran d’une
exposition de dessins sur la Shoah « en réponse aux caricatures de Mahomet », l’hebdomadaire de Jean Daniel précisait :
« Plusieurs Français dont la dessinatrice française Chard, collaboratrice de l’hebdomadaire
d’extrême droite RIVAROL, auraient des dessins exposés. » Malgré les démentis formels de Chard
affirmant à François Sionneau, journaliste
au Nouvel Obs’ et chargé de suivre l’affaire,
qu’elle n’avait jamais envoyé de dessins à
Téhéran et n’avait jamais eu quelque
contact que ce soit avec les organisateurs
de l’exposition ou d’ailleurs le régime iranien, l’“information” figurait toujours le
28 août sur le site de l’hebdomadaire de
la gauche-caviar et était reprise dans l’interview du responsable du CRIF et dans
la réaction de Bertrand Delanoë, même si
le démenti de Chard figurait dans une
autre rubrique. Ce qui nous a valu
quelques appels téléphoniques fort
déplaisants, l’un de ces correspondants
menaçant même de « nous flinguer ». Merci confrère !
Rappelons qu’en janvier 2005, Le Nouvel Obs’ avait déjà repris in extenso — sur
son site, et sans solliciter de notre part la
moindre autorisation — la fameuse interview de Jean-Marie Le Pen, dont il avait
même mis en ligne la traduction en
anglais. Le président du Front national et
RIVAROL sont poursuivis devant les tribunaux, Le Nouvel Obs’ n’a jamais été
inquiété. Qu’en conclure ?
No comments:
Post a Comment
اكتب تعليق حول الموضوع