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11/19/25

 


J’avoue n’avoir pas regardé

les journaux suivants de

M. Roselmack mais j’imagine que, comme les

confrères, il a dû détailler ad nauseam la

marche à suivre face à la canicule : boire,

s’économiser et surtout rester à l’ombre.

Sur quoi, sans désemparer, les mêmes journalistes s’extasient devant les “ParisPlages” (car, désormais, il y en a deux, de

chaque côté de la Seine) de M. Delanoë,

s’étendant sur quatre kilomètres de long et

où viendront

s’échouer au moins

cinq millions de personnes puisque,

chiffre de la mairie,

3,8 millions d’amateurs de bronzette

s’étaient l’an dernier

vautrés sur une surface bien moindre.

Pour protéger des

rayons de Râ cet

énorme afflux de

populobobo, cinq

buvettes, 17 pergolas,

68 palmiers et trois

brumisateurs sont disponibles ainsi qu’un

« bassin de baignade

rive droite » et une

« piscine flottante de

25 m de long rive

gauche ». Las ! Présentant de multiples

malfaçons malgré son

prix exorbitant, cette

piscine, dédiée à la

défunte Joséphine

Baker, championne du

métissage et héroïne

nationale (« Joséphine

Baker contre Hitler : La

star noire de la France

Libre », tel est le titre

d’une hagiographie qui

vient de lui être consacrée par un certain

Charles Onana aux éditions Duboiris… et qui

ne semble guère faire

recette puisqu’elle

figure au 73 814e rang

des ventes sur Amazon), est hors de service.

Si la canicule sévit

jusqu’au 20 août, date

de la fermeture de ce

Paris-Plages mis cette

année à l’heure polynésienne avec vahinés et

farés, quel sera le bilan sanitaire de l’opération-phare de « Notre-Dame de Paris » ?

Combien de malaises et d’insolations ?

Combien de mélanomes malins puisque la

pollution, endémique à Paris dès les premières chaleurs, rend encore plus dangereuse l’exposition au soleil ?

… ET LA RACAILLE

MAÎTRE DU TERRITOIRE

Bertrand Delanoë et ses acolytes prétendument écolos du conseil municipal s’en

fichent. L’essentiel pour eux est qu’aux

yeux du monde ébloui, Paris apparaisse

“convivial”, “ludique”,

“festif”, même si, comme

s’en désolait Hubert Weigel, directeur adjoint de la

sécurité publique au ministère de l’Intérieur, dans

Le Monde du 14 juillet, on

assiste à une « systématisation des violences autour

des rassemblements

festifs ». Un phénomène qui

a « toujours existé » mais

s’est singulièrement

aggravé ces dernières

années : « au lieu d’être 20

ou 30, ces jeunes, qui profitent des attroupements pour

casser ou voler, arrivent en

grand nombre, parfois par

centaines ». Car il s’agit

pour eux de prouver que,

face aux dispositifs policiers, « ils ont, malgré tout,

la maîtrise du territoire ».

Ce que résumait le 20 juin

la couverture — qui aurait

mis Delanoë hors de lui —

de The Economist : on y voyait la tour

Eiffel surmontée d’un croissant.

HORS LE SIONISME,

POINT DE CIVILISATION !

Pas mal vu, mais l’hebdomadaire londonien aurait pu ajouter à son montage un

Moghen David.

En effet, notre maire ne se contente pas

de nous offrir à gogo jeux et ris, plages et

embouteillages. Une semaine après avoir

inauguré dans le XIIIe arrondissement le

square des Enfants d’Izieu, il inaugurait

dans le IIIe (maire : Pierre Aidenbaum) la

place Theodor Herzl en présence de nombreux dignitaires de la Communauté mais

aussi du chef de l’UMP parisienne et ex-

“Occidental” Claude Goasguen (qui se

vante sur son blog d’avoir été, avec Laurent Dominati et Jack-Yves Bohbot, à

l’origine de cette initiative). Avec les trémolos d’usage, le maire assura que donner à une place le nom du “père” du sionisme, « c’est une manière de nous mobiliser sur des valeurs de civilisation d’une

société qui ne peut être précisément civilisée si elle accepte la moindre part d’antisémitisme ». Et le natif de Tunisie, qui

aime beaucoup les petits Arabes mais

plus encore les électeurs juifs, de s’écrier,

lyrique : « Baptiser une place de Paris au

nom de Theodor Herzl, c’est aussi l’affirmation de Paris pour son attachement à

l’Etat d’Israël. J’adhère à la pensée

d’Elie Wiesel quand il dit : “Bien sûr que

les juifs peuvent vivre en dehors d’Israël,

mais ils ne peuvent pas vivre sans

Israël.” »

Le capitaine des pompiers en pleurait

dans son casque, ainsi que le chargé d’affaires israélien Rafaël Barak qui confia

vivre à cette occasion « sa plus belle expérience dans sa vie de diplomate israélien ».

Cette scène émouvante, narrée en détails

dans Actualité juive, s’est passée le

5 juillet. Au même moment, des missiles

israéliens détruisaient totalement le ministère de l’Intérieur palestinien, blessant de

nombreuses personnes, et pilonnait sans

répit la ville de Beit Hanoun dont le maire,

Mohamed Kafarna, rappelait entre deux

bombardements que, « depuis le début de

l’intifada, l’armée israélienne a déjà

détruit nos ponts, nos stations de pompage,

nos routes, et rasé près de 40 % de nos

terres ».

C’est sans doute ce que l’humaniste

Delanoë appelle « se mobiliser sur les

valeurs de la civilisation ». Pendant ce

mois d’août où nous serons séparés, espérons, chers amis lecteurs, que la civilisation sionisto sensu n’accumulera pas trop

de nouveaux décombres et que la canicule

ne chauffera pas trop à blanc les bandes de

centaines de Jeunes venant s’éclater dans

notre belle capitale. Mais chut… Si

l’éthylo-franc-mac Philippe Bonnet a été

provisoirement mis à l’ombre, d’autres fraternels magistrats veillent, tout prêts à

brandir contre les mal-pensants non pas

l’épée des Loges, mais le gourdin de la loi

Gayssot.

_____

PS. Parlant des graves ennuis financiers de Pink

TV, j’estimais dans ma dernière chronique que le

lobby gay ne représentait que « la minorité d’une

minorité ». Confirmation : selon le site d’information gay E-llico (qui s’en désole), 1 349 personnes

seulement, soit 0,002 % de la population, ont signé

la pétition du Centre Gay et Lesbien contre les parlementaires ayant pris publiquement position

contre l’adoption par des couples homosexuels.

Chronique de plages et d’épée

par

Claude LORNE

Bonnes vacances

à tous ceux qui ont la chance

d’en prendre et rendez-vous pour

notre n° 2775, le vendredi 1er septembre (Dessins de CHARD.)

3:HIKMPD=[UXUZ[:?c@h@r@p@a; M 02536 - 2775 - F: 3,05 E

● suite page 2

Belgique, Luxembourg : 3,25 €

Canada : . . . . . . . . . . . . . 5,25 $

Mayotte : . . . . . . . . . . . 3,89 €

Suisse : . . . . . . . . . . . . . . . 5 FS

Port. Cont. : . . . . . . . . . . 3,50 €

RIVAROL.

R I VA R O L

“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

N° 2775 HEBDOMADAIRE DE L’OPPOSITION NATIONALE ET EUROPÉENNE 1/9/2006

N° 2775 du 1er SEPTEMBRE 2006

www.rivarol.com

à voir la France active au service de la

paix et de la stabilité, et ayant obtenu

les clarifications demandées, j’ai

aujourd’hui la conviction que les soldats français peuvent être déployés

efficacement… Et j’appelle une nouvelle fois la communauté internationale

tout entière à participer (…) à l’édification de la paix au Liban et au ProcheOrient. »

Certes, le moi est haïssable mais nul

doute que ces accents martiaux ravissent une bonne partie des Français,

saturés d’humiliations en tout genre,

même si la plupart préférerait sans

doute voir l’armée lancée sus aux

voyous et aux squatteurs. Mis à part

Jean-Marie Le Pen qui s’est « une fois

de plus tristement distingué » (cf. les

media) en émettant les plus extrêmes

réserves sur cette nouvelle aventure,

les leaders politiques ne s’y sont

d’ailleurs pas trompés. De Philippe

de Villiers — lequel « soutient l’envoi

d’un contingent français au Liban à la

condition expresse et définitive du

désarmement du Hezbollah » — à la

communiste Marie-George Buffet,

« satisfaite que la France

s’engage dans cette force »,

en passant par l’UDF François Bayrou et le socialiste

François Hollande saluant

tous deux une « bonne

orientation », c’est à qui se

félicitera le plus bruyamment de l’envoi annoncé de

2000 hommes supplémentaires au Liban, surtout si le

commandement de la

FINUL reste assuré par la

France. Aucun ne s’interrogeant en revanche sur les

“clarifications” et les “garanties” qu’aurait obtenues Chirac. Or, c’est bien là le point

essentiel.

«LA force internationale

des Nations unies au

Liban pourra riposter en cas

de tir du Hezbollah sur Israël

ou d’incursion israélienne

dans le Sud du Liban »,

assurait le 25 août Philippe

Douste-Blazy. Mais alors

qu’à Tel-Aviv, on évoque de

plus en plus ouvertement, en commençant par le ministre de la Défense (et

ex-“pacifiste”) Amir Peretz, un

« deuxième round » de la guerre pour

tenter d’effacer les échecs subis face

au Hezbollah et de sauver le gouvernerment Olmert, que ferait la FINUL

face à un déploiement tel que celui —

trois divisions blindées et 42 000 soldats — auquel on a assisté en juillet ?

Il serait impossible au commandement

français de s’y opposer. D’abord matériellement (elle aussi “renforcée”, l’UNICYP ne put entraver en juillet 1974

l’opération Attila lancée par Ankara

pour s’emparer du tiers nord de

Chypre, toujours sous occupation

turque trente-deux ans plus tard) et surtout politiquement : on voit mal comment, dénoncé par Ariel Sharon

comme « patrie de l’antisémitisme en

Europe », accusation reprise par la diaLa surpêche, un drame pour l’avenir de la planète

Clandestins, squatteurs, émeutiers : Sarkozy capitule

Tsahal en échec ou les ravages de l’américanisation

Pourquoi Chirac nous replonge

dans le bourbier libanais

SI Ségolène Royal

triomphe des autres

éléphants lancés à

ses trousses, devra-t-elle

affronter… Jacques

Chirac ? Le 23 août, après

une nette remontée de l’Elyséen dans les sondages,

grâce à l’accession du Onze

tricolore en finale du Mondial de foot puis à la faveur

de la tragédie libanaise,

Jean-Pierre Raffarin n’excluait pas que le président

de la République brigue un

troisième mandat car, expliquait l’ancien Premier

ministre : « Imaginons un

conflit majeur au MoyenOrient, on peut avoir des

tensions internationales

d’une extrême gravité. Et

franchement, quand on

regarde le paysage politique

français sur les situations

internationales difficiles, qui

a plus d’autorité et de capacité que Jacques Chirac ? »

Or, le lendemain, s’adressant à ses « chers compatriotes », ledit

Chirac leur administrait une preuve de

cette souveraine “autorité”. « J’ai réuni

aujourd’hui, déclarait-il, un conseil restreint pour décider des modalités de

participation de la France à la force de

paix au Liban… Par mesure

d’urgence (…), j’ai décidé, dès la

semaine dernière, et dans un premier

temps, le doublement immédiat de

notre contingent dans la FINUL… J’ai

par ailleurs demandé au Secrétaire

général des Nations Unies de placer la

force dans des conditions d’efficacité

et de sécurité optimales… Cette force

(…) doit reposer sur une juste répartition des contingents. Je suis intervenu

auprès de mes homologues pour les

convaincre d’y prendre toute leur part.

Plusieurs partenaires européens vont

le faire, de même que d’importants

pays musulmans d’Asie. Je souhaite

que d’autres membres permanents du

Conseil de sécurité s’engagent sur le

terrain… Aujourd’hui, les conditions

mises en avant par la France étant

remplies, j’ai décidé de répondre favorablement aux demandes du Secrétaire général des Nations Unies, et des

gouvernements libanais et israélien.

Deux bataillons supplémentaires viendront, sur le terrain, étendre notre dispositif au sein de la FINUL. 2000 soldats français seront ainsi placés sous

casque bleu au Liban. La France est

prête, si l’ONU le souhaite, à continuer

à assumer le commandement de la

force… Soucieux des conditions d’engagement de nos soldats et déterminé

(Dessin de CHARD.)

Imprimé en France/Printed in France

2 N° 2775 — 1er SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL

— En réaction, Israël a agressé le Liban,

avec une violence inouïe.

— La presse entretient un mensonge autour

de cette affaire, taisant soigneusement l’origine du conflit, et faisant, par des allusions

démoniaques, croire qu’Israël est une victime.

— Accessoirement, la presse se demande qui

fournit ses armes au Hezbollah. Pourquoi ne

se demande-t-elle pas qui fournit ses armes à

Israël, et notamment ses armes nucléaires ?

— Cerise sur le gâteau, les prétendues autorités internationales militent pour le déploiement d’une force internationale sur le territoire

libanais. Il faudrait plutôt, éventuellement,

déployer une telle force sur le territoire israélien.

Mais l’idéal resterait des sanctions extrêmement lourdes contre Israël.

● De Jacques N. (La Mure) :

TRANSFÉRER ISRAËLAUX USA ?

Compte tenu des événements du Liban, il

ne faut pas perdre de vue que la fondation de

l’Etat israélien a été réalisée le 14 mai 1948

conformément au plan de partage de la

Palestine sous mandat britannique (résolution de l’ONU du 29 novembre 1947) ni que

cet Etat a pour origine la lutte politique et

armée par le mouvement sioniste depuis les

années 1880 pour créer un « Etat des Juifs »

(T. Herzl). Au risque de paraître complètement idiote, l’ONU responsable de cet état de

fait devrait réparer cette monstrueuse erreur

qui a engendré les problèmes du MoyenOrient, en proposant qu’Israël soit transporté aux USA. 6 millions de personnes, ce

n’est pas grand’chose dans un pays de

280 millions d habitants. Je ne pense pas que,

par rapport au million et demi de Pieds-noirs

évacués en France après l’abandon de l’Algérie, cela soit plus important. Cela poseraitil un problème géopolitique ? Tout est question de bonne volonté.

● De Alain V. (courriel) :

GUERRE PROPRE ?

Les media nous présentent une guerre

propre mais ça bombarde dans tous les coins

du Liban. Il paraît que l’agresseur doit

dédommager l’agressé (cf. les énormes

sommes détournées de la reconstruction de

l’Irak au profit du Koweit). Il serait donc

logique que l’ONU bloque les fonds israéliens

jusqu’à ce qu’Israël reconstruise le Liban. Un

rêve… ou un pur délire ?

● Du Dr. Bernard R. (Laval) :

SUR LES HMONGS

Peu de gens savent ce qui se passe au sujet

des Hmongs, des Hauts plateaux du Laos (voir

RIV. du 21/7) menacés d’extermination, mais

sait-on qu’il existe une communauté réfugiée

de Hmongs en Guyane française où ils ont mis

en valeur et rendu prospère le très inhospitalier territoire qui leur avait été confié. « En

Guyane, tout pousse », nous déclarait la mère

supérieure de la léproserie de l’Acarouani, à

côté de Saint-Jean de Maroni, léproserie

transformée en camp de réfugiés. « Tout y

pousse sauf le chou-fleur » nous avait-elle précisé. Encore que les Hmongs, si on le leur

demandait…

● De Henri C. (Luçon) :

CULTURE DE MORT

J’ai pratiquement perdu tout espoir sur le

redressement de notre pays pour deux raisons : l’“hétérogénéisation” croissante et de

plus en plus rapide de la France, sa déchristianisation presque complète et son islamisation corrélative, en moins d’un siècle de progrès républicains et de « Droits de

l’Homme » institutionnalisés. Je vous l’ai

déjà écrit en insistant sur la stagnation du

Front National malgré plus de trente années

de combat politique et de diabolisation : le

problème est posé par l’évolution même du

peuple dit français depuis la boucherie de la

Grande Guerre de 1914/1918, évolution vers

le bas moralement, intellectuellement et religieusement. Les « vertus de la race » comme

on osait le proclamer dans les circonstances

patriotiques de « la Belle Epoque », se sont

dissoutes dans les “valeurs” de la République

citoyenne.

Le second tour d’avril 2002 a révélé l’étendue des dégâts, de la maternelle à ceux qui

subissent « des ans l’irréparable outrage ». Je

doute fort que l’« Union patriotique » proposée par J.-M. Le Pen, même si elle réussit, permette d’obtenir une victoire électorale car la

vérité ne réside pas dans le suffrage universel…

Les électeurs suffisamment instruits et

lucides pour tirer un enseignement de

presque un siècle et demi de République

démocratique et laïque avec sa succession de

guerres sanglantes et inutiles ne sont qu’une

minorité. Souvenez-vous : on appela « Père

la Victoire » Clemenceau auquel on dut une

prolongation de la guerre en 1916 en raison

de sa haine de la monarchie catholique habssoldats mais aussi au Liban justement, dans les Balkans et en Afrique,

accumulant les morts inutiles et les

pires avanies. Ainsi en Côte d’Ivoire

où l’ancien commandant en chef de

l’opération Licorne, le général Poncet, se voit de même que quatre de

ses subordonnés impliqués par la

justice — française — dans la liquidation d’un « coupeur de routes »

aux mains ruisselantes de sang. Ou

encore au Rwanda où L’Humanité

rendait compte le 19 juillet dernier —

et avec quelle gourmandise ! — des

travaux de la Commission nationale

indépendante (CNI) « chargée de

rassembler les preuves de l’implication de l’État français dans le génocide perpétré en 1994 » : massacres,

exécutions sommaires, viols « avec

un goût particulier pour les adolescentes de 14-15 ans », les soldats de

l’opération Turquoise auraient

pataugé dans le stupre et le sang

avec la bénédiction des autorités militaires françaises qui « étaient au courant de tout », soutient dans le quotidien communiste Jean de Dieu

Mucyo, président de la CNI.

Les mêmes causes produisant les

mêmes effets, on souhaite bien du

plaisir aux hommes de rang et officiers qui vont servir dans la FINUL

renforcée. Mais quelle importance si

SuperEscroc peut continuer à ténoriser dans le concert international, et

remonter encore dans les

sondages ?

<galic@rivarol.com>.

bourgeoise ! Quel exemple d’aveuglement

d’un peuple qui dut payer le dévoiement de

son patriotisme par une horrible saignée de

sa jeunesse, saignée démographique dont il

ne s’est jamais remis en raison d’une culture

de mort institutionnalisée.

● De Fabien L. (courriel) :

A L’IMAGE DES “BLEUS”

Je lis dans Marianne que Nono Lessedjina, joueur du club de football de Vierzon

(Cher) et demandeur d’asile depuis 2003

« est dans une situation juridique floue

depuis que sa demande a été rejetée ». Avertie par un “corbeau”, la gendarmerie est

venue l’arrêter mais a été repoussée par les

dirigeants du club, et n’a finalement réussi

à s’en saisir qu’à la mi-temps.

D’où il ressort que même les équipes de

football de province prennent exemple sur

« l’équipe de France » pour le recrutement

de leurs joueurs.

● De Serge K. (courriel) :

“ZIZOU, AS-TU DU CŒUR ?”

Dans le quotidien Sud-Ouest, je découvre

un article intitulé : « Un héros littéraire »,

qui m’apprend que « la romancière et poétesse cubaine Zoé Valdés a rendu un vibrant

hommage à Zinedine Zidane, “dieu du football devenu héros littéraire” ». L’altercation

entre Zizou et Marco Materazzi fut, selon elle, « une histoire implacable et un drame

magnifique » (sic). Un héros littéraire, cela ne vous rappelle

rien en ce 400e anniversaire de

la naissance de Pierre Corneille ? Un anniversaire que le

gouvernement — Chirac

regnante — a refusé de célébrer, préférant

sans doute le chanteur rwandais au dramaturge rouennais ! Les points communs

entre le « héros littéraire » Zidane et le

héros cornélien Rodrigue sont évidents :

aussi chatouilleux l’un et l’autre lorsque

l’honneur de leur père ou de leur mère est

en jeu. Zidane, sous l’insulte faite à sa mère

par Marco Materazzi, a peut-être entendu

sa mère lui dire : « Zizou, as-tu du

cœur ? ». Peut-être a-t-il repris à son

compte, pour justifier son coup de boule, la

remarque du Comte « …et le fils dégénère/

Qui survit un moment à l’honneur de son

père » ? D’où le coup de boule, version

modernisée de l’ancien coup d’épée bien

trop ringard ! Zidane ce héros cornélien !

Que ne donne-t-on son nom aux collèges de

France, comme on a donné à un collège le

nom de l’immortel auteur du “Zizi”, Pierre

Perret. Sans oublier de rebaptiser la

célèbre « Ecole Boule » « Ecole du coup de

Boule » !

israélo-libanaise, sur une profondeur

d’une dizaine de kilomètres en

moyenne. » Qui les en délogera quand

on connaît le mépris de l’Etat hébreu

pour le “Machin” onusien, ses résolutions, la 1701 comme les autres ainsi

que le montre le maintien du blocus du

Liban, et ses « soldats de la paix » ? A

propos du bombardement par Tsahal, le

25 juillet, du poste de la FINUL à Khiam

où quatre observateurs furent tués, le

général Pellegrini soulignait d’ailleurs :

« J’ai personnellement ce jour-là prévenu les Israéliens, et cela à cinq ou six

reprises, que nos positions étaient

visées. Il semble donc bien qu’il s’agissait d’un acte délibéré. Parfois, quand je

les avertis par téléphone, une secrétaire

décroche et affirme qu’aucun interlocuteur n’est disponible. Que voulez-vous

faire quand on s’adresse à des gens qui

ne veulent pas répondre ? »

LES Israéliens répondront-ils mieux

désormais ? Rien ne permet de l’affirmer, bien au contraire, et c’est pourquoi apparaît si dangereuse, voire criminelle, la décision prise par le chef de

l’Etat. Décision dont George W. Bush a

dit « se réjouir » — ce qui est déjà mauvais signe — et qui a quelque peu surpris les observateurs. Jusqu’au 20 août,

la France estimait en effet avoir fait son

devoir en s’activant sur le plan diplomatique et renâclait à augmenter spectaculairement son contingent. C’est alors

que Romano Prodi fit savoir que l’Italie

était prête à envoyer 3 000 hommes et

à prendre le commandement de la

FINUL. Revirement immédiat de Paris,

estimant qu’était en jeu notre prestige

international. Rome ne prendra donc le

commandement qu’en février prochain

et se bornera d’ici là à surveiller les opérations militaires du siège de l’ONU à

Manhattan.

Cet enchaînement résulte-t-il d’une

combinazione ourdie entre le président

américain et le président du Conseil italien ? Tous deux spéculant sur le prurit

de Chirac de parader sur la scène internationale, à seule fin d’y recouvrer le terrain perdu sur le plan intérieur, où ses

deux septennats ont vu se succéder

échecs cinglants, violations des promesses les plus solennelles et émeutes

raciales que son régime a été bien incapable de réprimer — de même d’ailleurs

que Prodi est incapable de préserver les

côtes siciliennes du déferlement d’allogènes en provenance de la Libye kadhafienne. Ce qui augure mal de la détermination de Paris comme de Rome à

libérer le Liban des deux messianismes

qui s’y combattent…

ON a beaucoup glosé sur les

“larmes” de Jospin évoquant le

26 août à l’université socialiste de La

Rochelle son “drame” du 21 avril

2002. Ces larmes, on aurait plutôt

envie de les réserver à notre armée

qui risque fort en définitive de payer

la note de l’« opération publicitaire

présidentielle » (dixit Le Pen),

comme elle l’a fait en Afghanistan où

sont tombés le 25 août deux de nos

spora américaine et maints politiciens

israéliens — et dont les gouvernements Raffarin puis Villepin ont rivalisé

d’obséquiosité pour se disculper, notre

pays oserait faire obstacle au militarisme sioniste.

Et face au fanatisme armé du Hezbollah ivre de sa “victoire”, il serait tout

aussi paralysé. Autant par la crainte de

représailles au Liban même, comme l’en

menace déjà le Parti de Dieu en rappelant l’attentat d’octobre 1983 contre le

Drakkar, QG de nos paras (58 tués), que

par les réactions des 7 à 9 millions de

musulmans, dont beaucoup de “Français”, présents sur le territoire national.

Pour avoir estimé sur France 2 le

25 août qu’il n’y avait au Liban que « des

mauvais coups à prendre », le président

du Front national est taxé par des

patriotes de fraîche date de collusion

avec l’islamisme. Mais que disait donc

le général français Alain Pellegrini, commandant de la FINUL, interrogé par

Le Monde le 14 août ? « Je vois les

choses avec beaucoup de réserves, et

l’avenir avec un peu d’appréhension…

Une échauffourée entre un soldat israélien et un combattant du Hezbollah, un

missile qui part, il en faut peu pour que

ça redémarre. Cette situation est donc

très fragile et va le rester pendant pas

mal de temps. On n’est pas tirés d’affaire… A l’heure où je vous parle, les

Israéliens occupent encore la moitié de

la zone située entre le fleuve Litani et la

“ligne bleue” marquant la frontière

SUITE DE L’EDITORIAL

● De Nicolas ZAHAR, Franco-Libanais,

adhérent au FN depuis 1988 :

LA VIERGE PLUTÔT

QUE LES BARBUS

A ceux des Libanais et des Français qui ont

la mémoire courte, rappelons que le Hezbollah est non seulement une organisation politique intégriste antilibanaise et anti-israélienne, mais aussi un mouvement terroriste qui

demeure, entre autres, responsable et comptable de l’assassinat de 58 soldats français le

23 octobre 1983 lors de l’attentat du Drakkar. Ces militaires avaient été mandatés

par l’ONU afin d’effectuer

au Liban des missions d’observation et de rétablissement de la paix.

Actuellement les deux tiers

des objectifs de Tsahal sont remplis : destruction de la grande majorité des armements et

des miliciens, destruction des QG Hezb, destruction des 2/3 du patrimoine Hezb, déplacement des sympathisants du Hezb, destruction

de 50 % des infrastructures sociales et civiles

du Hezb, occupation du tiers de la Litanie et

enfin menace grandissante quant à la survie

de l’état-major Hezb. On pouvait espérer un

résultat total le 15 août, fête de la Vierge, afin

que le Liban devienne vierge de toute idéologie impure.

Que restera-t-il du parti de Satan ? RIEN :

ni patrimoine, ni armes, ni milice, ni territoire.

Il s’agira ensuite d’interdire le retour en

Litanie des terroristes, de les encourager à une

émigration vers le pays des Ayatollah et des

alaouites. Le Liban en général, la communauté

chiite libanaise en particulier, s’en trouveront

soulagés et le Phénix renaîtra naturellement,

cette fois sans risque de rechute ! A condition

que le Hezb soit dissous pour trouble à l’ordre

public, intelligence avec une puissance étrangère, acte de terrorisme, prise d’otage, acte criminel, trafic d’arme, haute trahison… Ce ne

sont pas les chefs d’accusation qui manqueront si les 85 % de Libanais non-hezbollah

savent s’unir.

● De Jean-Yves T. (Saint-Quentin) :

QUESTIONS SUR UNE AGRESSION

Au sujet de la guerre au Liban, nous marchons sur la tête. Comment se sont déroulés les

événements (à ma connaissance) ?

— Quelques militaires israéliens ont pénétré

en territoire libanais en toute illégalité.

— Le Hezbollah les a arrêtés et emprisonnés.

N° 2775 — 1er SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL 3

pris soin de préciser que « la rentrée scolaire ne sera pas un couperet » et

annoncé la création d’une « commission

nationale de l’admission exceptionnelle

au séjour ». Or, comme le note JeanMarie Le Pen, il s’agit là d’« un oxymoron. Si on nomme une commission nationale permanente, c’est qu’il ne s’agit pas

d’admission exceptionnelle, mais d’une

nouvelle forme normale de régularisation. Le fait de créer une telle commission est en soi la preuve que l’on crée une

nouvelle filière d’immigration

familiale. »

CACHAN : UNE ODIEUSE

MANIPULATION

En fait, tout dans l’action ministérielle de

Sarkozy relève de l’imposture en commençant par son annonce, après les violences

allogènes de novembre dernier, d’expulser

tous les « émeutiers étrangers », chiffre

ensuite ramené à 120, ce qui était déjà fort

peu. Or, deux seulement (voir page 12) ont

effectivement été renvoyés au pays !

L’évacuation très médiatisée, le 17 août,

du squat de Cachan participe de la même

escroquerie politique. Comme le constate

dans un communiqué le Front national, il

s’agit là d’une « nouvelle manipulation

politico-médiatique du ministre de l’Intérieur, menée en concertation avec les groupuscules gauchistes de soutien aux clandestins » : « Alors qu’il y avait dans ce

squat plusieurs centaines de personnes en

situation irrégulière, la police a attendu

que la majorité des hommes ait quitté les

lieux pour intervenir. Elle n’a interpellé

que 49 “sans-papiers”. Or, parmi les

squatteurs que les trotskistes ont fait rester

sous un campement de fortune, une grande

partie sont en situation irrégulière. »

De fait, cette affaire est une aberration à

de nombreux titres. Le bâtiment squatté,

une barre vétuste de cinq étages située sur

le campus de Cachan, comprenant 300

chambres et appartenant au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires

(CROUS), était envahi par un millier d’immigrés, principalement des Ivoiriens et des

Maliens, depuis avril 2003 c’est-à-dire

depuis plus de trois ans. Et qui occupait

déjà la place Beauvau à cette époque ? Un

certain Sarkozy, alors numéro deux du

gouvernement Raffarin. Impossible dans

ces conditions d’incriminer la gestion

laxiste de ses prédécesseurs socialistes.

La fausse droite a en effet pour habitude

d’attribuer à l’angélisme de la gauche le

poids massif de l’immigration clandestine en France. Cet exemple prouve que

la droite chiraco-sarkoziste est au moins

aussi coupable que la gauche (voir ci-dessous). Et elle l’est même davantage puisqu’elle prétend assurer l’ordre, la sécurité et la maîtrise des flux migratoires.

Rappelons que jamais Jacques Chirac,

déjà déconsidéré et usé, n’aurait pu se

qualifier pour le second tour de la présidentielle en 2002 s’il n’avait fait du

retour à l’« l’ordre républicain » le pivot

de sa campagne.

Par ailleurs, l’évacuation du squat de

QUAND il s’agit d’assurer la promotion de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal, il n’est aucune trêve

estivale qui tienne. Tout au long du mois

d’août, tant la presse écrite que les media

audiovisuels se sont acharnés à assurer

une publicité maximale aux deux favoris

des sondages que le Système voudrait

voir en finale de la présidentielle de

2007.

La compagne de François Hollande a

poursuivi tout l’été la stratégie qui lui a

jusque-là si bien réussi : n’aborder aucun

problème de fond, éluder surtout les

sujets qui fâchent. C’est ainsi qu’en

déplacement en Corse, Ségo s’est refusée

à traiter de la question de la violence dans

l’île de Beauté (alors même qu’un nouveau groupuscule nationaliste s’apprêtait

à faire sauter des hélicoptères-bombardiers d’eau !) De même est-elle restée

muette sur la guerre faite au Liban par

Israël et, lors de son discours tant attendu

à la Fête de la rose à Frangy-en-Bresse,

devant son nouvel allié Arnaud Montebourg, hormis un catalogue de vœux

pieux, elle n’a livré aucune esquisse de

programme, se contentant de critiquer le

gouvernement actuel. (Nous y reviendrons).

Quant à Nicolas Sarkozy, savourant le

succès de son livre Témoignage qui

aurait, dit-on, dépassé les trois cent mille

exemplaires après avoir bénéficié, lui

aussi, d’une intense publicité, il s’est

employé à faire parler de lui tous azimuts. Désireux de ne pas être éclipsé de

la scène politique par le conflit israélolibanais, le ministre de l’Intérieur qui, dès

le début de l’offensive de Tsahal, a sans

surprise pris fait et cause pour l’entité

sioniste, accusant le Hezbollah d’être

l’agresseur (voir RIV. du 28 juillet), a

profité de l’affaire des vrais-faux attentats déjoués de Londres pour se remettre

dans le jeu. Il s’est ainsi rendu le 16 août

en Angleterre où il a rencontré son homologue britannique. On connaît en effet la

proximité politique de Sarko avec

l’équipe de Tony Blair, l’un et l’autre

ayant en commun d’être libertaires sur le

plan des mœurs, atlantistes et sionistes en

politique étrangère, immigrationnistes

tout en donnant dans le discours sécuritaire. C’est-à-dire la quintessence du pire.

L’ESBROUFE DU MINISTRE

Mais c’est surtout l’éternel dossier des

sans-papiers qui a permis au numéro

deux du gouvernement de faire la une et

d’apparaître aux yeux des naïfs, hélas fort

nombreux, comme un Monsieur Muscle.

Tandis que s’achevait le 13 août la

période de deux mois pendant laquelle les

familles d’élèves étrangers scolarisés en

France pouvaient solliciter un titre de

séjour en application de la circulaire Sarkozy, on apprenait que le ministre donnerait satisfaction à un tiers des demandeurs

(24 000 mille au total), soit plus de 6 000

familles. On est loin des quelque 2 000

immigrés dont il était question en juillet.

D’autant que le président de l’UMP a

familles sans-papiers d’enfants scolarisés

en France. Et, manifestement, il n’y a pas

l’épaisseur d’un papier à cigarettes entre

Sarko et Arno. Lequel a estimé que la

Cimade et le Réseau éducation sans frontière (RESF) avaient « une responsabilité

vis-à-vis des familles qu’ils ont poussé à

se déclarer à la préfecture alors qu’ils

savaient qu’elles étaient hors champ de

la circulaire ».

« Ces gens qui n’étaient pas repérés par

les services de police, maintenant ils vont

avoir un arrêté de reconduite à la frontière », a ainsi déclaré l’avocat parisien

qui a dénoncé la “démagogie” de ces

associations de défense des sans-papiers.

En revanche, Klarsfeld chante le los du

ministre : « Je trouve Nicolas Sarkozy

pragmatique, équitable, énergique, courageux. ». Et le fantassin israélien de préciser que, si le président de l’UMP « le

veut », il le soutiendra dans sa campagne

présidentielle. Dis-moi qui te hante…

Jérôme BOURBON,

<jeromebourbon@aol.com>.

Cachan ne signifie absolument pas l’expulsion de ses “locataires”. Une soixantaine

de ces prétendus sans-papiers (alors même

que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire est

venu rendre visite à ses compatriotes et en

a profité pour flétrir le “racisme” de la

France !) ont été dirigés dans des centres

pour étrangers : Mesnil-Amelot, Vincennes, Oissel, où des places ont été aussitôt libérées à leur intention car, pour

accueillir les immigrés qui sont « chez eux

chez nous », on sait remuer ciel et terre.

Les autres squatteurs, soit l’immense

majorité d’entre eux, sont hébergés dans

des hôtels aux frais du contribuable. Quel

Français de souche a jamais été logé gracieusement dans un hôtel ?

LE SOUTIEN ENTHOUSIASTE

DU FANTASSIN ISRAÉLIEN

Quand on pense que des millions de nos

compatriotes ne peuvent partir en

vacances faute de moyens et que l’on

héberge aux frais de la princesse des gens

doublement délinquants (squatteurs et

clandestins), il est difficile

de ne pas céder à la rage. Et

pour un squat évacué au

bout de quarante mois

d’occupation, combien de

milliers d’autres où s’entassent en toute impunité des

immigrés en situation irrégulière, vivant du travail au

noir et de l’aide sociale ?

Enfin, qui ne voit que cette

opération médiatique sert

grandement les intérêts de

Sarkozy ? Les clameurs de

la gauche qui condamne

avec véhémence l’évacuation du squat qui a mobilisé

pas moins de 800 policiers

(qui dit mieux ?) et qui

rebaptise Sarkozy « ministre

des expulsions » sont pain

bénit pour le futur candidat

à la présidentielle qui s’est

encore vanté récemment de

ramener « un à un » dans

son bercail les électeurs

lepénistes. En assurant une

telle couverture médiatique

à cette évacuation qui ne

change absolument rien au

drame de la submersion

migratoire de notre pays, les

media savent parfaitement

ce qu’ils font. Il s’agit de

détourner la légitime colère

des Français devant l’invasion allogène en favorisant

le plébiscite d’un imposteur

nommé Sarkozy. Lequel

peut compter sur le soutien

total de son ami roller Arno

Klarsfeld. Après l’avoir

nommé médiateur dans le

cadre de la polémique sur

l’article 4 de la loi du

23 février 2005 qui évoquait

les bienfaits de la colonisation outre-mer où le rejeton

des célèbres « chasseurs de

nazis » avait déjà fait preuve

d’une belle incompétence —

qui n’a rien ôté à son éternelle fatuité —, Sarko a de

nouveau fait appel à ses services dans l’affaire des

(Dessin de CHARD.)

« A la mi-2004, annonçait l’Insee le 24 août, 4,9 millions d’immigrés résident en

France métropolitaine, soit 8,1 % de la population. Ils sont 760 000 de plus qu’en 1990 ;

ils représentaient alors 7,4 % de la population. Le nombre d’immigrés a augmenté de

18 % depuis 1990 contre 7 % pour l’ensemble de la population métropolitaine. Une

fraction importante de cette hausse est intervenue entre 1999 et 2004-2005. Environ

960 000 immigrés sont arrivés en France entre le 1er janvier 1999 et la mi-2004, soit

près de un sur cinq. » Ces chiffres — qui ne tiennent évidemment pas compte des

clandestins allogènes — n’étonneront pas ceux qui vivent dans des quartiers “sensibles” et n’ont pas la chance de se déplacer en limousine ministérielle. Ils restent

toutefois effarants, surtout si l’on se souvient que le rythme des naturalisations s’est

lui aussi accéléré depuis la réélection de Chirac et sous le gouvernement Raffarin —

132 000 en 2002, 144 000 en 2003 et 169 000 en 2004 — ce qui aurait dû faire mathématiquement chuter le nombre total des immigrés.

Si l’on ajoute aux 5 millions admis — dont 1/3 en provenance d’Europe insiste l’Insee, sans doute pour faire oublier que 45 % des nouveaux venus nous arrivent

d’Afrique noire — une moyenne de 1,7 million d’étrangers naturalisés depuis 1990

et 1 million (hypothèse basse) de clandestins, on est très loin de « 8,1 % » d’allogènes

seulement dans la population totale de l’Hexagone.

GENS DU VOYAGE

OU GENS DU VOL ?

Les « gens du voyage » ne se contentent pas d’attaquer les vieillards (voir Chronique en page 12). Ils se

distinguent également dans une autre criminalité en

plein boom : le vol de métaux.

« Camions et entrepôts pillés, toiture d’église (celle d’Haubourdin, dans le Nord) et monument aux morts démontés,

hélices de bateaux, câbles téléphoniques ou caténaires

arrachés : les vols de cuivre, aluminium, bronze, zinc… dont

les cours flambent, ont augmenté de près de 50 % depuis six

mois en France ; le nombre des plaintes enregistrées pour vols

de métaux est passé de 1 492 pour le premier semestre de

2005 à 2 182 pour le premier semestre de 2006, soit une

augmentation de 46 % », signalait l’AFP en citant le

colonel Philippe Schneider, chef de l’Office central

de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI),

qui estime d’ailleurs que « ces chiffres ne donnent qu’une

idée approximative du phénomène ». Un phénomène qui

prend des allures de cataclysme : dans la nuit du 12

au 13 août, une tonne et demie de cuivre (prix au

kilo : 8 €) avait été dérobée dans le centre de

recherche de Saint-Gobain à Pont-à-Mousson

(Meurthe-et-Moselle) et une semaine plus tôt, la

société de matériel électrique RMH de Maison

Rouge (Seine-et-Marne) avait été « cambriolée pour la

quatrième fois, les voleurs emportant cette fois-ci 14 bobines

de cuivre, soit près de deux tonnes », cependant que « deux

hélices d’1,60 mètre de diamètre, pesant chacune plusieurs

centaines de kg, stockées sur des palettes et servant de pièces

de rechange pour les bateaux faisant la navette avec l’île

d’Yeu, avaient été volées sur un embarcadère à La Barre de

Monts (Vendée) ». Et ne parlons pas des trente tonnes

de bronze (valeur : 150 000 euros) dérobées en mai

dans une usine de Seine-Maritime ni des installations

d’EdF ou de la SNCF dévastées par les “itinérants”,

qui se fichent bien de mettre en danger la vie d’autrui (« le vol d’une caténaire en cuivre alimentée par un courant de 25 000 volts sur une voie de service à Caudry (Nord)

le 24 juillet a entraîné par contrecoup l’arrachage d’une autre

caténaire par une locomotive sur le rail principal, et l’annulation d’une dizaine de trains », soulignait Libération le

18 août). De même qu’ils n’ont pas hésité à s’attaquer

dans l’Aisne à un monument en bronze dédié à la

mémoire des morts de l’offensive du Chemin des

Dames en 1917.

Vous avez dit profanation ? Et nettement plus

grave, puisque le dommage est irréparable, le métal

ayant été fondu, que les quelques swastikas barbouillés (à l’envers) sur la façade d’un local servant

de mosquée à Saint-Martin-Boulogne et qui ont tant

ému les fraternels socialos du Pas-de-Calais.

En été aussi, l’imposture

Sarkozy continue

Immigration : merci Chirac !

4 N° 2775 — 1er SEPTEMBRE 2006 — RIVAROL

vote pour la présidentielle, contre 14 à

15 % au président du FN, l’affolement

semble d’ailleurs prévaloir parmi les

amis du vicomte. Le 27 juillet, son directeur de campagne répondait ainsi à un

Normand qui souhaitait

une alliance entre le MPF

et le FN : « Je me dois de

vous rappeler les dérapages répétés et inacceptables de Jean-Marie Le

Pen, obsédé par la

seconde guerre mondiale :

“Le détail de l’histoire”,

“Durafour crématoire” ou

encore “L’occupation allemande qui ne

fut pas, selon lui, particulièrement inhumaine”. »

Alors que l’audience de fixation dans

cette dernière affaire prévue le au 14 septembre, on appréciera l’élégance des villiéristes qui hurlent avec les loups et

notamment avec le MRAP crypto-communiste, partie civile dans ce procès et

par lequel Ph. de Villiers est lui-même

poursuivi. Quant à l’occupation allemande, on renvoie le directeur de campagne aux « Instructions aux soldats britanniques » en vue du débarquement de

juin 1944 (éd. des 4 Chemins), manuel

préfacé par Pierre Assouline, qui, comme

l’ont relevé nos bons confrères de

Minute, souligne dans ces “Instructions”

un « étonnant leitmotiv »:« Tenez-vous

bien, si ce n’est mieux encore que les

Allemands se sont tenus durant les quatre

années échues ». Car ils ont été “corrects”, « ils se sont souvent bien

comportés » (…) quand ils n’ont pas fait

preuve « d’une remarquable retenue ». A la demande de Villiers, et de quelques

autres, va-t-on post mortem poursuivre

George VI, Churchill, les chefs de l’armée

britannique et le lord de l’Amirauté pour

contestation de crimes contre l’humanité ?

C.-M. G.

LE RÊVE

ET LA RÉALITÉ

Sur le forum «France-Espoir», très proche

du MPF, avait été annoncé le ralliement à

la candidature de Philippe de Villiers du

mouvement ActionNation (<actionnation.org>) présidé par Gregory Gennaro.

Lequel, dénonçant « des pratiques marxisantes

pour lutter contre les patriotes français », fait

savoir au contraire au nom de ses adhérents que « comme l’ensemble des patriotes et des

nationaux français, nous rappelons que nous soutenons Jean-Marie Le Pen dans le cadre de l’élection présidentielle de 2007 et appelons l’ensemble

des patriotes, quelle que se soit la structure dont

ils sont issus, à faire de même ».

Jean-Marie Le Pen ayant, dans une

lettre à Villepin, déploré l’incapacité de

la France à « choisir entre Israël et le

Liban », Jacques Bompard soutient, dans

un communiqué du 18 août, à en-tête du

MPF dont il est désormais le secrétaire

départemental, que « le président du

Front national (…) confirme ainsi son

soutien inconditionnel à toutes les forces

islamistes et panarabes de la région », ce

qui le disqualifierait pour « combattre le

radicalisme islamiste chez nous ». Et le

maire d’Orange d’ajouter : « Prétendre,

comme le suggère Le Pen, que quiconque

affiche de la sympathie pour Israël est un

ennemi du Liban (…) est un mensonge

éhonté qui fait fi de la situation politique

libanaise… La réalité, c’est que ce

pauvre pays (…) subit les conséquences

d’une inversion démographique ravageuse au profit des communautés musulmanes. » Ce qui est exact, puisque, selon

une estimation de 1997, le Liban ne

comptait plus alors que 40 % de chrétiens

contre 51,2 % en 1932, date du dernier

recensement officiel. Mais la faute à qui,

sinon à Israël, si le pays des Cèdres a dû

accueillir en 1948 puis à partir de 1970

près d’un demi-million de Palestiniens

qui sont ainsi venus renforcer (et enférocer) le camp musulman ?

Alors que les sondages continuent de

n’accorder que 2 à 4 % d’intentions de

NOUVEL OBS’ ET

DÉSINFORMATION

Annonçant le 17 août sur son site <nou- velobs.com> l’ouverture à Téhéran d’une

exposition de dessins sur la Shoah « en réponse aux caricatures de Mahomet », l’hebdomadaire de Jean Daniel précisait :

« Plusieurs Français dont la dessinatrice française Chard, collaboratrice de l’hebdomadaire

d’extrême droite RIVAROL, auraient des dessins exposés. » Malgré les démentis formels de Chard

affirmant à François Sionneau, journaliste

au Nouvel Obs’ et chargé de suivre l’affaire,

qu’elle n’avait jamais envoyé de dessins à

Téhéran et n’avait jamais eu quelque

contact que ce soit avec les organisateurs

de l’exposition ou d’ailleurs le régime iranien, l’“information” figurait toujours le

28 août sur le site de l’hebdomadaire de

la gauche-caviar et était reprise dans l’interview du responsable du CRIF et dans

la réaction de Bertrand Delanoë, même si

le démenti de Chard figurait dans une

autre rubrique. Ce qui nous a valu

quelques appels téléphoniques fort

déplaisants, l’un de ces correspondants

menaçant même de « nous flinguer ». Merci confrère !

Rappelons qu’en janvier 2005, Le Nouvel Obs’ avait déjà repris in extenso — sur

son site, et sans solliciter de notre part la

moindre autorisation — la fameuse interview de Jean-Marie Le Pen, dont il avait

même mis en ligne la traduction en

anglais. Le président du Front national et

RIVAROL sont poursuivis devant les tribunaux, Le Nouvel Obs’ n’a jamais été

inquiété. Qu’en conclure ?

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